Thématiques du blog
Roses de la Saint-Valentin: bons baisers du Kenya...
95 % des roses achetées aujourd’hui pour sacrifier à la sollicitation commerciale de la fête des amoureux proviennent du Kenya. Ou d’Equateur, de Colombie ou d’Ethiopie. Toutes produites par des ouvriers ou ouvrières payés chaque semaine d’à peine le prix d’un bouquet en France... Toutes ces roses fraîches sont arrivées vendredi ou samedi par avion. Avant de repartir pour la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne, les Etats Unis ou la Russie elles ont transité par l’aéroport de Schiphol aux Pays Bas. Vendredi, les avions venus des quatre coins du monde ont livrés prés de 30 millions de roses immédiatement achetées aux enchères par des mandataires les re-expédiant immédiatement par avion pour leur mise en vente. Ce commerce entraîne évidemment un fantastique gaspillage d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre et, au passage, ruine au prix d’une aberration écologique, les rares producteurs de roses. Mais ce n’est pas tout... Les trois quarts des exploitations de roses kenyanes se trouvent dans les environs du Lac Naivasha, où elles couvrent environ 5000 hectares. Ce lac, situé à 1 800 m d’altitude, est l’un des plus hauts de la Rift Valley. Autour de lui se concentrent les « élevages » industriels de roses. Comme beaucoup de rivières et de nappes phréatiques de la région, le lac est donc de plus en plus pollué par les pesticides, engrais et autres produits destinés à nettoyer et désinfecter les sols avant la plantation de nouveaux rosiers à la vie éphémère, mourant de surproduction. Cette pollution est encore accrue par les pompages d’eau qui font baisser le niveau du lac et y augmentent par conséquent la concentration de produits nocifs, produits s’accumulant également dans les puits des agriculteurs de la région. Quant aux pêcheurs, ils se plaignent de prendre de moins en moins de poissons et en rendent responsables les industriels de la rose : le lac est envahi de jacinthes d’eau, la plaie de l’Afrique car elles entraînent l’eutrophisation des fleuves et des lacs, manque d’oxygène qui nuit à beaucoup de poissons dont se nourrissent les populations. Souvent, après des nettoyages dont les rejets atteignent le lac en quantités importantes, des vaches laissées imprudemment près du bord du lac pollué, meurent après avoir trop bu de ces eaux empoisonnées. D’après des écologistes locaux et des organisations non gouvermentales, le lac pourrait ne plus être qu’un cloaque boueux dans une quinzaine d’années. Il est pourtant théoriquement protégé depuis 1995 par la Convention internationale Ramsar qui veille sur les plus belles zones humides du monde. Mais cela ne préoccupe guère les autorités et les industriels de l’horticulture. Un rapport du « Conseil des Canadiens » publié en 2009 par The Ecologist, la revue environnementale créée il y a 40 ans par Teddy Goldsmith en Grande Bretagne, relate une mission entreprise par ses scientifiques autour du lac. Les conclusions apparaissent sans appel : « Les quelque 30 grandes exploitations de fleurs installées autour du lac posent un grand nombre de problèmes écologiques à cette région, à son lac et à ses rivières. Notamment en ce qui concerne la perte d’eau, l’accroissement de la population attirée par les emplois et l’utilisation intensive de pesticides et de fertilisants (...) Nous avons remarqué des canalisations qui pompent l’eau du lac vers les serres et des fossés d’écoulement qui envoient des eaux polluées vers le lac (...) Les bords du lac ont peu à peu été privatisés par les propriétaires des fermes et la population d’origine, notamment les Massaïs, est peu à peu repoussée plus loin, ne disposant plus que d’un accès restreint aux eaux du lac pour leurs troupeaux, dans un petit espace où les femmes lavent leurs linges et ou survivent des hippopotames et des flamants roses (...) La situation est simple : sans eau, plus de cultures de roses et les fermes horticoles la pompent sans la moindre restriction. En fait, explique l’un des responsables des systèmes de surveillance de l’eau de la région, Severino Maitama, comme les roses sont constituées à 90 % d’eau, c’est notre eau que ces sociétés exportent alors que nous sommes l’un des pays les plus secs de la région (...) Les eaux du lac sont déjà à un niveau inférieur de plus de trois mètres à ce qu’il était dans les années 80 (...) Avant, le lac Naivasha était l’un des dix sites mondiaux réputés pour sa richesse en oiseaux avec 350 espèces répertoriées. Il était aussi renommé pour ses eaux claires, pour les papyrus et pour les lys qui poussaient sur ses rives. La plus grande partie de la végétation a disparu. (...) Au cours des deux dernières années le nombre des hippopotames a diminué de plus d’un quart à cause de la baisse du niveau de l’eau. Leur nombre n’est plus que d’un millier. (....) David Herper, professeur à l’Université de Leicester et responsable depuis 17 ans de l’association Earthwatch dénonce cette situation : « Tous ceux qui, en Europe, ont mangé des fraises et des haricots verts du Kenya et admiré les roses de ce pays ont acheté de l’eau du Naivasha. Il se transformera en un étang boueux et nauséabond, avec des communautés humaines appauvries vivant difficilement sur ses rives dénudées. Les insupportables prélèvements d’eau pour les besoins agricoles et horticoles sont en train d’assécher ce lac. Au fur et à mesure que sa surface et sa profondeur se réduiront, il se réchauffera, entraînant la prolifération de micro-algues. Ce n’est plus qu’une question de temps pour que ce lac devienne toxique (...) La population est passée de 7000 en 1969 à 300 000 en 2007. En attirant tant de gens, les sociétés internationales d’horticulture ont créé un fardeau écologiquement insupportable pour le lac. Les gens utilisent et polluent l’eau pour vivre, ils braconnent pour se procurer de la viande. Ils vont de plus en plus loin pour se procurer du bois et fabriquer du charbon de bois. Un arbre de cinquante ans fournit environ cinquante sacs de charbon de bois et une famille utilise quotidiennement un sac. Mais il n’y a aucun effort de reforestation et les gens vont maintenant jusque sur les bords du Lac Victoria chercher du bois, ce qui déstabilise les apports d’eau et entraîne un apport supplémentaire de sédiments dans le lac en raison de l’érosion (....) Il n’existe aucune réglementation légale pour organiser l’utilisation de l’eau du lac Naivasha. Les associations des fermes horticoles ont édicté leur propre loi basée sur une autorégulation…». Et les mêmes remarques sur les atteintes à la santé des salariés, sur leur exploitation vaut également pour les autres pays du sud où se cultivent ces roses et bien d’autres fleurs dont l’origine n’est jamais indiquée chez les fleuristes. Ce qui est contraire à la loi... En attendant que le muguet revienne au bois de Chaville, allez donc lui cueillir des perce-neiges, il y en a plein les bois...


Tous les commentaires
Bonjour,
Merci pour cet article éclairant, sur une facette souvent occultée du commerce des fleurs.
Par contre, je trouve que votre article manque de sources (d'après la couleur de votre pseudo, vous semblez pourtant faire partie de la rédaction de Mdp), c'est dommageable.
Heureusement, une recherche sur le Web permet d'en savoir plus (articles plus ou moins récents):
http://www.peperuka.com/2010/03/08/vomir-sur-les-roses-de-saint-valentin/
http://ppf.over-blog.com/article-les-epines-de-la-saint-valentin-44934848.html
http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/12/433343-Kenya-la-treve-des-roses-de-la-Saint-Valentin.html
Vincent
Il ne s'agit pas d'un pseudonyme.
Mes sources: une longue enquête pour un livre "Des fraises en hiver" dans lequel je consacre un chapitre à ce sujet. Je suis allé à la fois au Kenya et en Equateur pour me documenter sur place sur ce sujet.
Un article qui donne vraiment à réfléchir...ce commerce de la fleur coupée prospère sur l'ignorance ou l'indifférence du consommateur occidental à qui l'on cache effectivement les conditions de culture dans ces usines à fleurs ou à légumes. L'information est donc salutaire.
Une question à vous M. Vadrot : quand on voit le degré de sophistication atteint dans ces entrepôts et ces salles de marché aux Pays-Bas, on se demande pourquoi l'intégralité de la production de fleurs coupées n'est pas réalisée de façon automatisée sous serres en Hollande ? A priori, cela permettrait de réaliser des économies en terme logistique...
Peu à peu, la culture des fleurs coupées, une des spécialités hollandaise, a été délocalisée vers des pays du sud, tout simplement parce que la main d'oeuvre y est moins chère, la protection des travailleurs largement plus laxiste, la gamme des produits de traitements largement plus étendue. D'ailleurs, ce sont souvent des firmes hollandaises qui s'installent au Kenya, en Ehiopie....
J'ai lu avec grand intérêt votre article ; il serait souhaitable que les organisations écologistes diffusent des listes des fleurs (et des fruits et légumes) qu'il est préférable d'acheter en hiver, comme ils l'ont fait pour les espèces de poissons menacées.
Je le fais dans le livre déjà cité dans une réponse précédente.
Bonjour,
Merci pour ces précisions. J'ignorais que vous aviez étudié le sujet, publié un livre et vous étiez déplacé (j'aurais dû faire davantage de recherches avant de poster). Je voie effectivement que vous avez une bibliographie fournie.
Je ne souhaitais pas être offensant. Simplement, je trouve que trop d'articles ne citent pas leurs sources. Mdp étant un espace de discussion libr, je profitais de votre billet pour en faire part.
Salutations,
Vincent
Je ne suis pas offensé, la question était pertinente: tant de confréres ne travaillent que sur dossier parce que les journaux ne veulent plus payer des reportages...
Nous étions en janvier dans cet endroit , et après avoir conversé avec des ouvriers locaux , qui travail dans ces plantations , leur vie est misérable a coté des bénéfices réalisés par ces societés, sans compter la pollution plus que visible sur le lac, les locaux vous dirons que la superficie du lac diminue d'année en année, son taux de pollution a atteind des sommet lors d'une secheresse .
Il deveint plus qu'urgent d'arrêter d'acheter ces fleurs , alors que la population manque de terre pour acceder à une nouriture bon marché!
ces société qui se justifie par la crétion d'emploi , oublient quelle misérabilise toute une population, en enrichissant des actionnaires étrangers!
à savoir que Nairobi possède le plus grand bidonville du monde
N'achetons plus ces fleurs!!!!!!!!!
que de gachis juste pour une fete ridicule en soi . quand on est amoureux il ya d autre facon de seprouver qu on s aime.
La propension inhérente du système libéral et consummériste est de mettre toujours plus de "valeurs" marchandes à disposition du plus grand nombre de gens. Fussent elles au détriment de tout le reste.
Tous les canaux marketing sont bons. Alors St Valentin, St Glinglin ou St Plume dans le c... pourquoi pas ?
Cette part de "rêve d'aisance" que le commerce-à- tout-fric insinue dans les esprits par les moyens manipulatoires du marketing et de la publicité est visible pour bien des choses, naguère considérées comme exceptionnelles, aujourd'hui mises à la portée de (presque) tous. Piège !
Ce "presque tous" que l'on asservit mentalement, politiquement, ce au détriment de millions d'êtres humains, asservis dans leur chair.
Citons les Adinike, les Reeconverse, les Citronault low cost, les fringues, les I machin-chose etc...
S'il n'y avait pas de clients pour ces roses le problème disparaitrait rapidement. Se pose donc la question de l'information des populations, et il faut bien avouer que sur ce plan nous ne sommes guère des plus informés. M Vadrot que je lis depuis de nombreuses années fait partie de ceux qui consacrent du temps et de l'énergie à tenter de nous ouvrir les yeux sur des pratiques agricoles ou industrielles inadmissibles. Les dirigeants politiques ont trop de proximité avec les industriels pour pouvoir prétendre désormais nous représenter. Ils sont les hommes-liges de ces voyous qui mettent la planète en coupe réglée (le soja en Amérique du sud, par exemple), à coups de subventions aux gros producteurs et de règlements inapplicables par les petits producteurs. Le bon sens semble avoir quitté notre espèce. Nous avons oublié que nous ne sommes finalement que des animaux, une espèce parmi bien d'autres tout aussi méritantes, voire plus de vivre sur notre terre. quand nous aurons épuisé les ressources naturelles, ce qui ne prendra plus guère longtemps, nous pourrons toujours nous lamenter sur notre sort, mais une chose est sûre : nous l'aurons mérité ! Par notre ignorance d'abord, notre indifférence, ensuite, et enfin par notre égoïsme qui nous empêche de voir en l'autre un autre nous-même. De quel droit nous approprions-nous des ressources qui appartiennent aux autres ? Ce n'est pas une question de droit, simplement un question d'argent, cet argent qui pollue, qui pourrit tout et qui pourtant est une invention humaine qui a tant participé au progrès. Il est de notre devoir d'ouvrir les yeux des jeunes générations afin qu'elles ne maudissent pas. Les jeunes ont l'excuse de l'ignorance, pas nous, et c'est notre mission que de leur expliquer que les nuggets de poulets par exemple sont issus de volailles bourrées de soja transgénique pour pousser plus vite et rendre obèse notre belle jeunesse qui ne sait plus ce qu'est de voir courir un poulet dans la cour de la ferme. Nous devons leur expliquer !
Merci pour le rappel !
J'ai lu "Des fraises en hiver", depuis je fais partie d'une AMAP, je mange local et de saison. Merci M. Vadrot !
Bravo, bienvenue au "club".
il est certain que le problème vient d'un manque quasi-total d'information du consommateur,sur l'origine des produits,les moyens de production,les conséquences économiques,écologiques et humaines de cette production.pour tous les achats que nous faisons,ou ne faisons pas,il y a une conséquence.nous sommes encore à peu près libres de nos achats,et si nous arrivons à prendre conscience de l'importance de nos choix sur l'économie mondiale,alors nous pouvons encore changer les données.il faut commencer par divulguer plus largement les infos,il ne faut pas hésiter à culpabiliser ceux qui se désintéressent de la question,encourager ceux qui essaient de changer le monde avec leurs petits moyens,utiliser le boycott comme une arme économique,revenir à un peu plus de bon sens!acheter,c'est déjà faire de la politique!à chacun de décider du monde dans lequel il veut vivre,ou mourir d'ailleurs!mais il faut avant tout informer plus largement malgré les entraves mises par tous les industriels peu scrupuleux sur les conditions de production de leurs produits!il y a du boulot! les roses du Kénya,je savais depuis plusieurs années,et je n'en achète plus;les produits chinois,tout le monde sait,moi,je boycotte depuis les massacres au Tibet,les yaourts qui font des milliers de kms en Europe,je choisis d'acheter ceux qui sont produits tout près de chez moi,cherchez,vous en trouverez ,mais pas chez carrefour,bien sûr!les fraises en hiver sont dégueulasses,les haricots verts aussi,les volailles en batterie,les porcs,les vaches de réforme....mieux vaut payer un peu plus cher pour du bon que consommer beaucoup à bon marché et mauvais.ce n'est pas la quantité qui importe pour avoir du plaisir,c'est la qualité!et en plus je court-circuite les grands réseaux de distribution responsables de ce grand gâchis et je fais travailler les petits producteurs locaux. c'est peu à mon échelle,mais plus on sera,plus on agira efficacement.
Je partage votre opinion. l'avantage quand on achète ce qui est "bon', c'est qu'on en mange moins. Donc, cela compense le êtit surcoût.
Il faut arrêter avec ce soi-disant manque d'information ! C'est des conneries, tout a déjà été dit et redit ! Il faut plutôt pointer du doigt les gros boeufs trépannés qui ont pour seule source d'information TF1 et l'Equipe, voilà où se situe le problème ! C'est clair comme de l'eau de roche !
Cessons d'être tolérants avec la bêtise humaine !
DE plus ces roses ne sont pas belles et ne sentent rien!!!C'est dur de résiter à la connerie ambiante de la saint valentin et autres fêtes à neu neu, dont le seul objet est de vendre des merdes,et de siphonner le blé des gogos!!!hé oui ,en ce moment les perces neige abondent dans les jardins,et les jonquilles commencent à fleurir!!!! Malheureusement ,il n'y à pas "plein les bois"de perce neige, c'est une fleur surtout de jardin ,le prix de ces bulbes est assez exhorbitant!!! mais ,si on ne coupe pas le feuillage,comme pour les jonquilles d'ailleurs, alors elles s'installent et reviennent tous les ans en se multipliant,et se disséminant partout!!!!
Il n'y a pas "pleins les bois" de perce-neige Ça dépend des régions. L'an dernier, en Touraine, on a découvert un trafic de perce-neige : 18,5 tonnes de bulbes avaient été ramassés à destination de la Hollande.
La perce-neige est une espèce protégée, inscrite à l’annexe V de la Directive habitats. Il vaut donc mieux éviter de la cueillir à l'état sauvage.
Si l' on n'en pas encore dans son jardin, demander quelques bulbes à un voisin, un ami.
Je partage cette façon de voir et essaie d'être un consommateur citoyen.
J'ai lu tous les messages et je me dis qu'il y a de l'information sur tous ces scandales mais cette info ne passe pas sur les medias les plus suivis (TF1, etc). Donc il va falloir s'y prendre autrement sinon ça va durer des siècles... s'il y a encore des humains capables de regarder la télé à cette époque-là !!!
comment faire donc pour que l'info arrive vraiment jsuqu'aux intéressés (ou qui devraient l'être;..) ?
Si nous revenons au modèle que nous ont donné les Tunisiens et les Egyptiens - si, si ! - ils voulaient quelque chose, très fortement. Ils se sont groupés pour le dire. Ils l'ont dit sans violence. Ils n'ont pas arrêté de le répéter. Et ils ont été entendus.
Comment pourrions-nous faire ? Rédiger un petit texte pour commencer (puis on y ajoutera des éléments plus complets) et l'envoyer inlassablement aux medias qui n'informent pas bien à notre idée ? Renvoyer inlassablement, cela signifierait que tous les jours, tant que l'info ne sera pas passée, n'aura pas été largement diffusée, n'aura pas été commentée, discutée, n'aura pas entraîné d'émissions spéciales mais simples (pas les grand-messes que l'on regarde et qu'on oublie très vite, hélas !), aussi longtemps donc que l'info n'aura pas pu vraiment atteindre les oreilles "ciblées", on renverra notre petit texte !!! On va "leur casser les pieds", les envahir avec nos roses, nos haricots verts, tous nos produits à bouder et avec la situation des gens qui les cultivent. Ils vont en avoir assez dnas les rédactions et seront bien obligés de réagir.
Y a-t-il des amateurs pour se lancer dans cette aventure ?
Claude-Marie Vadrot, pensez-vous que cela peut être une forme de protestation qui ne veut pas remplacer votre travail - certes, non ! - mais qui peut apporter aussi une pierre à la construction que nous voulons réussir ?
Les journaux choisissent librement leurs informations et ce n'est pas en les bombardant avec la même information qu'on les fera modifier leurs choix.
Je dois dire pour leur défense que j'ai eu l'occasion d'évoquer, à plusieurs reprises, ces questions dans différentes émissions de France-Inter et de France Info.
"Nous avons oublié que nous ne sommes finalement que des animaux, une espèce parmi bien d'autres tout aussi méritantes, voire plus de vivre sur notre terre"
Les dinosaures ont du faire de sacrées c... s et dieu les a exterminés. Bien fait !!!!
Pourquoi avez-vous oublier de parler des roses "d'Israël" obtenues avec de l'eau volée aux Palestiniens ?
Parce que, quantitativement, ces roses d'Israël ne représentent pas grand chose.
Le poids économique des roses israéliennes n' est peut-être pas bien lourd, mais leur total manque d' éthique est des plus pesant.
Ces fleurs produites dans certaines colonies construites illégalement -au regard du Droit international- dans les Territoires Palestiniens Occupés participent de la confiscation des terres et des ressources en eau des Palestiniens.Au-delà, ce sont leurs droits au travail, à la liberté et à la dignité qui leur sont niés.
Et s' il n' y avait que les fleurs...
Il faut aussi dire que beaucoup de denrées alimentaires agricoles sont également produites par ces colonies; elles arrivent notamment par l' intermédiaire de la société AGREXCO qui a bénéficié largement de l' appui de Georges Frèche en Languedoc.(Voir le site "Coalition contre AGREXCO")
Le comble du cynisme et de l' hypocrisie est atteint quand cette société se targue de favoriser les exportations de produits agricoles des paysans de la Bande de Gaza! Faut-il rappeler -encore et encore- que ce territoire est sous blocus israélien depuis au moins 2005?
Et puis, il n' y a pas que les produits agricoles; nombre de produits industriels venant de ces colonies entrent aussi sur nos marchés!
Il existe une campagne "Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) pour "s' indigner" et agir contre cette situation économiquement et écologiquement scandaleuse et en fin de compte totalement immorale.
Redonnons à notre comportement, individuel et collectif, l' éthique que nos dirigeants foulent au pied!
Merci pour vos travaux de recherches et de dénonciation permanente
Je ne sais pas si ce vieil écolo de Vadrot connait la proportion exacte de roses "sanglantes" qui sont cachées sous une fausse adresse de production néerlandaise, mais merci M. Bouhris d'avoir détaillé mon propos
<iframe title="YouTube video player" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/zFQbXBx19yQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
Mieux vaut offrir cette très belle chanson de Brassens, A l'eau de la claire fontaine...."avec des pétales de rose , un bout de corsage lui fit.... une seule rose suffit"
Il a bon dos le manque d'information ! A partir du moment où on connaît la règle de fonctionnement de la production mondiale des biens, il suffit de l'appliquer partout et dans tous les domaines : c'est la même ! La liste serait trop longue mais, un coup la perche du Nil, un coup les serres d'Almeria en Espagne, les OGM, maintenant les roses du Kenya,...vous m'avez compris ! Christophe Dejours dit en gros : ce système fonctionne parce que, en masse, nous consentons à le faire fonctionner, d'autres parles de "servitude volontaire". Et je pourrais citer aussi Coluche qui disait il y a au moins 30 ans, "Quand je pense qu'il suffirait que personne n'en achète pour pas que ça se vende !". Le vrai fond du problème c'est que le capitalisme est inconciliable avec l'écologie humaine et environnementale : à un moment donné, il faudra bien choisir entre les 2 ! Regardez la prime à la casse : c'est ça le capitalisme, mettre à la poubelle des tonnes de voitures qui, pour certaines, fonctionnaient très bien.
Maintenant la vrai question est : qu'est-ce qu'on fait pour que ça change ? Parce que moi, ça fait plus de10 ans que je suis en AMAP, que je consomme local, que j'ai mis mon argent à la NEF, que j'ai réduit la voilure à tous les niveaux, que je travaille moins, que j'achète sur "Le bon coin" pour recycler au lieu de consommer du neuf, que je récupère, que je me meuble en matériaux de récupération, que j'ai jamais acheté un portable de ma vie...et autour de moi il n'y a que des gens qui ont le nez dans le guidon et qui sont dans la course de la consommation jusqu'à en perdre leur âme et leur santé, tout ça pour rembourser le crédit ou pour être dans les standards de la réussite : marié, 2 enfants, 1 ou 2 4x4, maison individuelle avec piscine bien sûr !
La réponse est simple il faut juste continuer...
Très instructif, merci pour cette documentation très précise.
je continue ma démarche "éco-citoyenne",j'espère avoir transmis à mes enfants les mêmes valeurs,j'essaie de convertir mes amis,je cherche toujours les infos nouvelles,j'essaie de m'améliorer,mais il faudrait plus encore car il y a urgence et là,je ne sais pas ce qu'il faut faire pour donner plus d'ampleur à ma modeste action .
Merci.
La continuer: les petites rivières.....
Offrir des fleurs le 14 février ne signifie pas "sacrifier à la sollicitation commerciale".
non c'est vrai, mais en offrir le 13 signifie "j'ai pensé a toi, et je n'est pas eu besoin d'une pub pour le faire"
mais bon ce n'est pas vraiment le debat ici
Si.
C'est une opération commerciale comme Halloween, la fête des mères, la fête des grands-mère, la fête des pères....
Mais le probléme, ce sont les roses. Et d'autres fleurs d'ailleurs.
Vous faites des amalgames surprenant. La Saint-Valentin s'enracine dans des légendes du Moyen-Âge, quant à Halloween, nous en connaissons tous l'histoire. Si des évennements, activités, sont utilisés et gonflés commercialement, ils ne deviennent pas pour autant comerciales. A moins que vous ne partagiez une approche cohérente et exhaustive: de l'achat de nourriture à la patique du sport, nous sacrifions à une opération comerciale...
Le problème, ce ne sont pas les fleurs, c'est l'accord de nos idées avec nos actions. Si le 14 février est une occasion de fêter l'amour, alors comment accepter de détruire un écosystème ? Si c'est une action purement commerciale, et ceux qui la fêtent des moutons consomateurs aveuglés par la machine, hé bien ces moutons là consoment et consomeront, le prix à payer garantissant de s'affranchir de tout questionnement.
Et ce n 'est qu'une filière de production (les roses, les fleurs) parmi beaucoup d'autres produits aussi dévastateurs dans les pays émergents. Ecoeurant. Je surveille bien mes achats de fleurs, sélectionant les espèces.
Bonjour,
Merci pour cet article très utile. J'ai personnellement vu une émission sur Arte sur ce sujet il y a deux ou trois ans et depuis je n'achète plus de roses. Je n'achète d'ailleurs plus de fleurs coupées mais plutôt des fleurs en pots si possible car souvent elles refleurissent plus tard dans l'année et bien sûr je fais attention à ne consommer que des produits locaux, ce n'est pas difficile. Je suis peut être naive mais n'y-a-t-il pas une organisation internationale de l'Onu ou autre qui pourrait faire cesser ces trafics?
Il n'y a pas que les roses !
Toutes ces fleurs voyagent en avion, depuis des pays dans la même situation que le Kenya.
Elles se ressemblent toutes, et elles puent le produit chimique.
On est à cent lieues des "Roses blanches de Corfou"...
Oui et c'est vraiment stupide de faire pousser des fleurs là-bas pour les vendre ici.
1. Elles peuvent déjà pousser chez nous, localement sans gaspillage d'énergie due aux transports.
2. Le Kenya et ces autres pays africains devraient se tourner vers leurs propres productions sans tant s'intéresser à ces détails comme des fleurs. L'autonomie alimentaire n'est-elle pas plus importante ?
3. Quant à nous on ferait mieux de ne pas en acheter, de ne pas participer à ce grand cirque de la globalisation. Et oui c'est bien de s'intéresser à ce qu'il derrière les produits, leur origine, leur mode de fabrication, le salaire avec lequel ont été payé les travailleurs etc. C'est la moindre des choses.
Non, ce n'est pas stupide, cela génère de somptueux bénéfices !
Et qu'importe pour ces gens que cela participe au réchauffement climatique et à l'empoisonnement de kenyans (ou d'Equatoriens) tout en détruisant l'environnement.