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François Bayrou en état d'urgence
Que fait François Bayrou? Il donnait une conférence de presse samedi 9 juillet à l'Assemblée nationale, pour expliquer qu'il n'avait pas disparu.
«Notre pays est en situation de choc»
François Bayrou a donc profité du renouvellement dans la matinée de la moitié du Conseil national de son parti pour tenir une conférence de presse et déligner sa position avant la trève estivale. Entouré pour la photo de deux femmes, Marielle de Sarnez et Jacqueline Gourault, François Bayrou a construit son discours autour de la «situation de choc» dans laquelle se trouvait la France aujourd'hui. Enjeu stratégique pour lui: ouvrir un espace sémantique qui lui permette de reconstruire un récit susceptible de le réintégrer dans l'actualité du débat politique.
François Bayrou a donc parlé des «sujets brûlants» qui se présentaient à l'action politique, à commencer par le «catastrophique» déficit commercial extérieur de la France, qui atteint 7, 46 milliards d'euros et qu'il a qualifié de «véritable hémorragie de la substance du pays, et du travail des Français, pour financer les entretreprises ou les emplois des autres pays. ». Les causes de ce déficit extérieur ? Il n'en dira mot cette fois-ci. Les politiques économiques necéssaires pour remédier à cette «situation accablante» ? Idem. «Vous aurez des réponses précises dans les semaines qui viennent» promet-il.
Il laisse observer cependant que «ce qui est frappant, c'est qu'à l'intérieur de la zone euro, avec la même monnaie, avec les mêmes standards sociaux, d'autres pays réussissent infiniment mieux.» À qui pense-t-il ? À l'Allemagne, bien sûr, qui bénéficie d'un excédent commercial de 150 milliards d'euros par an quand la France souffre ses 80 milliards de déficit. Comprendre: la logique structurelle des institutions européennes n'est pas en cause dans les problèmes économiques dramatiques que subissent ses différents membres, à commencer par la Grèce, qu'il ne mentionnera pas ce jour-là.
François Bayrou se contente simplement de conclure le chapitre économique en remarquant que le gouvernement n'est plus crédible quand il prétend que «la crise est derrière nous, que la croissance est repartie, etc». Car au lieu des 2,5% de croissance promis à plusieurs reprises par le gouvernement, l'INSEE constate une croissance de 0,2 points pour le printemps 2011, souligne-t-il : «des réalités de bilan que les Français vivent réellement dans leur vie de tous les jours».
S'appuyant ensuite sur le récent rapport de la Cour des Comptes (ouvrir en pdf), sévère quant aux résultats des politiques sécuritaires du gouvernement (lire ici l'article du Monde), François Bayrou a estimé que «les résultats en matière de sécurité ne sont pas là et ne sont pas à la hauteur des annonces multiples et des réorganisation proclamées et qui ont été faites dans notre pays», ce qui signifie que «l'orientation générale de la politique de sécurité n'est pas la bonne» conclu-t-il. Or, «le gouvernement avait ce chapitre aux premiers rangs de ses urgences et priorités» rappelle-t-il. Sur le même thème, il en profite pour souligner «le contraste entre les chiffres proclamés et la réalité du pays» en ce qui concerne les politiques d'immigration. Ce faisant, puisque même dans ce qui constituait ses priorités le gouvernement est en échec, François Bayrou s'autorise le diagnostic d'un «décalage entre l'affirmation publique et la réalité» aujourd'hui «très bien perçu par les Français».
«Je ne discute pas avec Jean-Louis Borloo»
Situation de choc, discrédit de l'action et de la parole publique portée par le gouvernement, voici les éléments discursifs de constat à partir desquels François Bayrou a tenté ensuite de justifier sa présence et son utilité politique. Car pour lui, ces deux éléments font qu'il «est temps que s'engage une politique différente pour un avenir différent», politique que le MoDem a la capacité de mener parce qu'il a choisi d'être «indépendant», hors des «alliances mécaniques qui ont d'ores et déjà choisi la dépendance à l'égard des deux grands partis». Ce faisant, le MoDem serait le seul à pouvoir proposer une «politique de la vérité». Il en veut pour preuve la récente sortie de Manuel Valls (dont il se félicite), qui a affirmé le 7 juillet dernier (voir son intervention sur BFM Tv) qu'il était impossible de revenir à la retraite à 60 ans et que la création de 300 000 emplois jeunes prévue dans le programme du PS serait une erreur. Il en profite pour affirmer, sans étayer plus, que le PS, «l'autre grand mouvement principal, n'est pas en mesure d'apporter des réponses {…} à la crise du pays».
François Bayrou en profite alors pour élaborer une nouvelle maxime, un futur slogan peut-être: «Partir de la vérité pour arriver à la volonté politique», et non à partir des classiques «promesses, mensonges, et faux semblants». Il l'affirme, «seule la vérité permet le redressement, {…}c'est la seule réponse possible pour un vie démocratique puissante et juste.»
François Bayrou évoque ensuite le déplacement qu'il a effectué, à l'invitation de Jean Arthuis, au Congrès de l'Alliance centriste le samedi 2 juillet 2011, à Angers, pour louer l'esprit d'ouverture et de rassemblement qu'il a senti dans les forces centristes en présence : «J'y suis allé pour dire qu'il fallait relever le défi du redressement du pays ensemble, avec les autres centristes, mais pas seulement. Avec tous les démocrates». Dans un même répertoire, il déclarait déjà à cette occasion : «Nous sommes la force politique qui considère qu’on ne peut pas sortir le pays de difficultés qui sont les siennes, sans partir de la vérité. La vérité aujourd’hui oblige à dire que nous sommes un pays en état d’urgence. Je ne veux prendre qu’un seul chiffre: au mois d’avril 2011, dernière statistique en date, le déficit du commerce extérieur de la France, l’hémorragie, ce qui s’en va de notre pays mois après mois, a été de 7,5 milliards d’euros.»
Mais c'est plutôt dans son positionnement vis-à-vis de l'alliance républicaine et de Jean-Louis Borloo que risque de se jouer sa stratégie politique de conquête du pouvoir. Or, de côté là, François Bayrou, qui prépare «la révélation d'une autre majorité», se montre ferme : «Non ! je ne discute pas avec Jean-Louis Borloo». Car si l'ancien ministre de l'Écologie a effectivement quitté l'UMP, François Bayrou n'est pas dupe: «Je ne veux pas appartenir à la majorité actuellement en place. {…}Or, ils ont été, pour la plupart d'entre eux {les centristes qui ont démissionné du gouvernement}, des responsables de premier plan, ils ont été pour la plupart des ministres avec des portefeuilles très lourds, ils ont été numéro 2 du gouvernement, et ils suppliaient qu'on veuille bien les nommer à des postes encore plus importants… Donc ils n'ont pas de contradiction avec la politique suivie par Nicolas Sarkozy. Ils ont une amertume de ne pas avoir été choisis pour les postes qu'ils envisageaient. C'est une vision complètement différente. Je crois que ce n'est pas un secret de dire que j'aurai pu avoir des propositions flatteuses de la part de la majorité. {…} Mais la politique pour moi, ce n'est cela. Il faut se tenir à la ligne que vous avez choisi, et l'élection présidentielle est l'élection de gens cohérents».
Quand une journaliste pointe du doigt son esseulement, il s'agace et la somme de regarder autour d'elle, qu'elle constate la présence «de cette équipe soudée» qui l'entoure, d'après lui «plus solide qu'il y a quelques années». Pour les réponses à donner aux constats dressés par le leader du MoDem, nous attendrons donc les semaines qui viennent. Pour savoir s'il sera candidat également.


1 commentaire sélectionné par Mediapart
En général, quand on dénigre Bayrou, on l'affuble de comportements politiques qu'il n'a certainement pas.
Quand on l'encense on l'auréole de qualités personnelles et morales (qu'il doit avoir mais raisonnablement comme tout individu) hors du commun.
Je crois que la vérité, comme le centrisme en politique, est entre les deux. A-t-on besoin d'un surhomme a la tête de l'état? Non, on a vu ce que ça donne: un Sarkozy ou un Strauss Kahn!
J'aimerais qu'on essaie pour une fois une personnalité de qualité, homme ou femme, qui ne cherche pas tant à combler une soif de pouvoir qu'à aider un pays en difficulté (et nous le sommes); à prendre en compte l'intérêt du plus petit d'entre nous; à réorganiser une société malade de façon à ce que chaque personne, chaque groupe, chaque entité politique, économique, administrative, trouve en elle-même les ressorts des remédiations nécessaires. Faire confiance aux gens et les aider dans ce sens au lieu de les harceler et leur prendre toujours plus. Partager les bénéfices au lieu de privilégier les nantis.
Bayrou, oui, pourquoi pas?
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En général, quand on dénigre Bayrou, on l'affuble de comportements politiques qu'il n'a certainement pas.
Quand on l'encense on l'auréole de qualités personnelles et morales (qu'il doit avoir mais raisonnablement comme tout individu) hors du commun.
Je crois que la vérité, comme le centrisme en politique, est entre les deux. A-t-on besoin d'un surhomme a la tête de l'état? Non, on a vu ce que ça donne: un Sarkozy ou un Strauss Kahn!
J'aimerais qu'on essaie pour une fois une personnalité de qualité, homme ou femme, qui ne cherche pas tant à combler une soif de pouvoir qu'à aider un pays en difficulté (et nous le sommes); à prendre en compte l'intérêt du plus petit d'entre nous; à réorganiser une société malade de façon à ce que chaque personne, chaque groupe, chaque entité politique, économique, administrative, trouve en elle-même les ressorts des remédiations nécessaires. Faire confiance aux gens et les aider dans ce sens au lieu de les harceler et leur prendre toujours plus. Partager les bénéfices au lieu de privilégier les nantis.
Bayrou, oui, pourquoi pas?
Bayrou est l'un des candidats (présumé) les plus discrets en ce moment, en tant que 3ème force politique du pays il mériterait sans doute plus d'attention.
J'ai honte de voir tous ces hommes politiques qui se revendiquent "centristes" quitter la majorité pour faire le meilleur score aux élections et permettre de légitimer une place dans un cabinet ministeriel élevé au prochain quinquennat. Bayrou a créer le Modem au moment ou il s'est dit qu'il voulait arrêter de se faire voler ses électeurs dans le tandem RPR-UDF. Il a compris que l'indépendance était primordiale pour que le centre existe.
Je suppose qu'en ce moment il nous écrit un programme bien ficelé qu' il va dévoiler au grand jour dans quelques mois. J'ai toujours cru au centre car je pense que le PS a perdu de sa crédibilité quand il a accepté la nature oligarchique de la Vème République avec Mitterrand.
Il serait temps de changer de République ...
Pour votre info : il n'est pas encore en campagne électorale, puisqu'il ne s'est pas encore officiellement déclaré et donc, je pense qu'à la fin de l'année vous en saurez un peu plus sur ce qu'il appelle "La Vérité" et sur l'essentiel de son programme, mais pour le moment - et je le comprends - il ne veut pas se faire "piquer" ses meilleures idées par les gens d'en face.
Juste des paroles fielleuses...ça ne fait pas un commentaire sympathique!
En refusant toute compromission, Francois Bayrou n'a pas choisi un crëneau porteur... En rëpublique bananiëre, c'est comme en journalisme de gouvernement: ce n'est pas l'indëpendance qui paie, hëlas ce serait plutôt les ëternels arrangements entre infëodës et entre obligës...
Tous les commentaires
François Bayrou...
Homme sans qualité qui attend tapi dans l'ombre qu'un plus mauvais que lui échoue - un candidat PS ou UMP ou les deux, au premier tour d'une Présidentielle.
+1
Juste des paroles fielleuses...ça ne fait pas un commentaire sympathique!
*** ETAT D'URGENCE en effet! Pardon d'utiliser votre fil mais... . . ALERTE: * http://blogs.mediapart.fr/blog/stephane6/100711/police-et-ju... * Sur ce billet de Stéphane, qu’il dit une première fois effacé, mes commentaires le sont sytématiquement. Je les pose ici .... Des sayanims en place ? Quel zèle en tous cas !!! Mais où sommes-nous sur Médiapart ? 10/07/2011, 12:57 par Capucine M * *** Ici le commentaire qui va suivre vient dêtre subtilement et vivement effacé... Jugez plutôt! QUI VEILLE ICI ? * 10/07/2011, 12:59 par Capucine M . . *** Le commentaire effacé: 10/07/2011, 12:34 par Capucine M . *** EFFACE??? Non je rêve! Quel était le billet précédent Stéphane? Merci pour ce travail de synthèse des derniéres outrances et outrages à la liberté... On avait jamais vu encore un CHECK-POINT en France... C'est fait. Un grand pas signifiant: colonisation et soumission affichées... Mais qui donc a protesté parmi les politiques de tout bord? A-pla-tis. Grave non?
Je n'ai pas pris le temps de lire, mais bonnes photos. Merci
Salut
En refusant toute compromission, Francois Bayrou n'a pas choisi un crëneau porteur... En rëpublique bananiëre, c'est comme en journalisme de gouvernement: ce n'est pas l'indëpendance qui paie, hëlas ce serait plutôt les ëternels arrangements entre infëodës et entre obligës...
En général, quand on dénigre Bayrou, on l'affuble de comportements politiques qu'il n'a certainement pas.
Quand on l'encense on l'auréole de qualités personnelles et morales (qu'il doit avoir mais raisonnablement comme tout individu) hors du commun.
Je crois que la vérité, comme le centrisme en politique, est entre les deux. A-t-on besoin d'un surhomme a la tête de l'état? Non, on a vu ce que ça donne: un Sarkozy ou un Strauss Kahn!
J'aimerais qu'on essaie pour une fois une personnalité de qualité, homme ou femme, qui ne cherche pas tant à combler une soif de pouvoir qu'à aider un pays en difficulté (et nous le sommes); à prendre en compte l'intérêt du plus petit d'entre nous; à réorganiser une société malade de façon à ce que chaque personne, chaque groupe, chaque entité politique, économique, administrative, trouve en elle-même les ressorts des remédiations nécessaires. Faire confiance aux gens et les aider dans ce sens au lieu de les harceler et leur prendre toujours plus. Partager les bénéfices au lieu de privilégier les nantis.
Bayrou, oui, pourquoi pas?
Essayer une personnalité qui...
Mais ne savez-vous pas que Bayrou se lève chaque matin en pensant qu'il est venu au monde pour occuper la fonction de Président de la République française !
Et personne ne pourra le convaincre du contraire sauf... les électeurs, élections après élections ; élections perdues s'entend !
Bayrou est sûrement un bon garçon, mais il me fatigue. La Vérité, La Vérité, La Vérité, mais qu'il la dise une bonne fois et qu'il arrête de l'invoquer La Vérité. Je ne sais même pas de quoi il parle. Chicaner pour un demi-point de croissance en plus ou en moins. Quelle pitié. Voilà à quelle aune se mesure l'audace programmatique de Bayrou (à sa décharge il n'est pas le seul). Compte de boutiquiers en fin de semaine pour pouvoir dire à Antoinette (pardon pour les Antoinettes) qu'il faudra pas oublier de refaire le stock de café en grains -ah et puis du cirage aussi, j'crois qu'il en reste quasiment plus- sinon le client va encore aller voir en face...
Courage François, tu vas certainement y arriver à "renouveler la façon de faire de la politique"
Pour votre info : il n'est pas encore en campagne électorale, puisqu'il ne s'est pas encore officiellement déclaré et donc, je pense qu'à la fin de l'année vous en saurez un peu plus sur ce qu'il appelle "La Vérité" et sur l'essentiel de son programme, mais pour le moment - et je le comprends - il ne veut pas se faire "piquer" ses meilleures idées par les gens d'en face.
On a les hommes (ou femmes ) politiques que l'on mérite , alors on verra bien ; si on n'élit pas un homme LIBRE ça voudra dire quelquechose de notre société ! ! Nous sommes bien malades .....
quand on voit que Aubry et la direction du ps se félicitent du remplacement de DSK par Christine Lagarde à la tête du FMI, on a tout compris : derrière un emballage légèrement différent, PS ou UMP roulent depuis longtemps pour ce qui saigne la Grèce actuellement, entre autres.
Tous ceux qui n'étaient là que pour "la gamelle" sont partis du modem : il n'y reste que des politiciens de bonne volonté, et pour une démocratie juste, n'ayant pas peur de ne pas être élus.
(ce qui ne veut pas dire, loin de là, qu'il n'y en a pas ailleurs, mais ils n'imposent pas, hélas, la ligne de leur parti lorsqu"il gouverne...)
La bonne volonté des politiques au pouvoir pour agir pour le bien de tous : n'est-ce pas là un point essentiel ? En voilà un (Bayrou) en qui croire ! Et s'il avait été au second tour en 2007....
Pardon, mais Bayrou a voté pour le TCE en 2005. Donc qu'il ait du mal à parler de la Grèce dans sa conférence de presse, et qu'il préfère parler de la belle réussite prédatrice de l'Allemagne, ce n'est pas si étonnant.
Une remarque en passant au sujet du "déficit commercial extérieur de la France, qui atteint 7, 46 millions d'euros" selon vous... Après une rapide vérification, il s'agirait de milliards...
Autant pour moi. C'est corrigé, merci.
A l'auteur : Titre mal choisi (et je suis sympa !) quant à l'article.... je m'en vais de ce pas, car je fais une allergie à la mauvaise foi !
Étayez…
24 heures s'étant écoulées, je viens de relire votre article, et je l'avoue j'ai eu une réaction un peu vive dûe probablement après lecture du titre ambigü, à la lecture d'une de vos premières phrases : "il donnait une conférence de presse pour expliquer qu'il n'avait pas disparu", cette formule peut-être seulement malhabile m'a fait penser à une tournure moqueuse, dépréciatrice et donc j'ai lu rapidement le reste en pensant qu'il était du même tonneau, or à la relecture il est plutôt neutre, relatant essentiellement les phrases prononcées. Je vous prie donc de m'excuser.
Vous êtes tout pardonné. La titraille un peu moqueuse est liée au fait que cette conférence, attendue car tout le monde nourrit l'envie de connaître un peu plus les positions d'un Bayrou discret depuis quelques temps (depuis le début de la campagne notamment), a tout de même été très légère, laconique : il faut bien le dire, les journalistes présents sont restés un peu sur leur faim. Mais je reçois tout à fait votre remarque, et serai plus attentif à l'avenir.
Bon article et graphisme, Clément Sénéchal,
... Suis heureux qu'au moins un homme politique se pose cette question : «ce qui est frappant, c'est qu'à l'intérieur de la zone euro, avec la même monnaie, avec les mêmes standards sociaux, d'autres pays réussissent infiniment mieux.»
Surtout ne cherchons pas pourquoi, ça nous ferait trop de peine, ce sont pas des vérités bonnes à dire, n'est-ce pas ? Le message s'adresse à droite comme à gauche, aux ignorants de l'ABC d'une politique et d'une culture industrielle.
Bayrou est l'un des candidats (présumé) les plus discrets en ce moment, en tant que 3ème force politique du pays il mériterait sans doute plus d'attention.
J'ai honte de voir tous ces hommes politiques qui se revendiquent "centristes" quitter la majorité pour faire le meilleur score aux élections et permettre de légitimer une place dans un cabinet ministeriel élevé au prochain quinquennat. Bayrou a créer le Modem au moment ou il s'est dit qu'il voulait arrêter de se faire voler ses électeurs dans le tandem RPR-UDF. Il a compris que l'indépendance était primordiale pour que le centre existe.
Je suppose qu'en ce moment il nous écrit un programme bien ficelé qu' il va dévoiler au grand jour dans quelques mois. J'ai toujours cru au centre car je pense que le PS a perdu de sa crédibilité quand il a accepté la nature oligarchique de la Vème République avec Mitterrand.
Il serait temps de changer de République ...
Ce qui empêche le centre d’émerger comme la principale force politique de ce pays, ce sont les egos surdimensionnés et l’opportunisme de ses dirigeants.
On prétend qu’il y a une dérive droitière, voire extrême-droitière dans ce pays. Pourtant lorsque l’on cumule le total des différents candidats centristes dans les sondages, ce total est toujours supérieur au score du Front national.
Il suffirait donc qu’ils s’entendent pour se retrouver au second tour, voire pour l’emporter. J’aimerais voir un sondage qui imagine Bayrou, Borloo ou Villepin au second tour face à Sarkozy, Aubry ou Le Pen respectivement. Je ne serais pas surpris de voir le candidat centriste l’emporter dans une telle hypothèse.
C’est dommage que leurs petits egos empêchent une candidature qui ferait tant de bien à la France.
Oui, Oui ...
Le souci c'est qu'avant le second tour, il y a le premier réservé aux grosses machines de guerre ...
C'est ainsi que fonctionne notre démocratie ...
Et même pour les législatives il y a de sacrées pressions propres à décourager ceux qui soutiendraient un candidat un peu marginal , je ne vais quand même pas dire hors système !
Ls.
Comme je ne m'intéresse pas à Bayrou je me concentrerai, petitement, sur le style de l'article :
* "ouvrir un espace sémantique qui lui permette de reconstruire un récit susceptible de le réintégrer" : ah, que c'est beau! On se la pète quand même un peu, non?
* la logique structurelle des instutions européennes ne sont pas en cause: "institutions" et "n'est pas en cause" : personne n'est à l'abri de ce genre de choses, mais tout le monde peut se relire!
Cordialement
Inutile d'être agressive…
Puisque vous avez pris la peine de vous arrêter un instant sur ma remarque, je précise (sans aucune agressivité) :
* je pense qu'il faudrait éviter autant que possible de laisser dans un article d'aussi grosses coquilles. On voit désormais l'orthographe et la syntaxe un peu partout massacrées, et Mediapart ne démériterait pas en combattant cette tendance.
* quant à ma première remarque, elle n'a rien de bien méchant et on peut la prendre avec humour. En même temps, cultiver un style simple et accessible au lectorat le plus large possible, évitant les tics langagiers à la mode, peut être bien aussi.
Merci, je prends note. Je ne trouve cependant pas que la phrase que vous soulignez verse dans les tics de langage à la mode, mais plutôt dans le style universitaire (mon souci étant précisément, avec modestie, d'introduire des notions de ce type pour rester un peu éloigné des commodités stylistiques usuelles du papier politique - et puis c'est un billet de blog, pas un article du journal).
Excusez-moi encore pour les coquilles.
Que les petites critiques ne m'empêchent pas en tous cas de dire bravo à vous et à Médiapart pour votre travail d'information.
Bayrou, ministre avec Madelin, Longuet, Sarkozy, Pasqua, Juppé, sous Balladur puis Juppé 1 et 2... et on voudrait nous faire croire qu'il n'est pas de droite ???
(Il fut président de L'UDF...)
Non, tu n'as pas changé... (air connu)
Ben ils essaient de remettre ça !
En 2007 l'enfumage a fonctionné alors pourquoi pas en 2012 ?
Ls.
Luthval, de la même façon que Melenchon fut ministre socialiste, sous Mitterrand, or sauf erreur de ma part, il semble s'être bien éloigné de la ligne actuelle du PS, puisqu'il a jugé utile de fonder son propre parti....
De plus, est-il interdit d'évoluer dans sa vie, avez-vous, vous même, toujours voté pareil, toujours eu la même analyse des faits survenant dans votre vie ?
Il «est temps que s'engage une politique différente pour un avenir différent».
C'était exactement le même discours il a 4 ans. Lors des élections européennes Bayrou a montré qu'il faisait de la politique de la même manière que les autres et a été incapable de nous proposer un avenir européen quelconque! En admettant qu'il maintienne sa ligne politique, avec quelle personalité de droite qui n'ai pas mangé la soupe avec Sarko pourrait-il gouverner?
Il y a dans les ministëres et dans les diffërentes administrations francaises, des milliers, oui des milliers, de hauts-fonctionnaires probes, honnêtes et intëgres de tous bords, qui travaillent ensemble au service de la France. Ce sont eux qui font en vëritë tout ce travail quotidien qui fait que la France est une rëpublique encore å peu prës digne de ce nom, jour aprës jour dans leur bureau obscur, avec leur conscience professionnelle et leur sens civique.
Pourquoi nous obstiner å ne voir de politique que dans le jeu artificiel et factice du Grand Cirque des Stars Mediatiques et du microcosme de la Caste des Notables?
La politique ce n'est pas cela, et on sera bien obligës d'enfin s'en apercevoir, hëlas trop tard quand les escrocs auront dëjå tout pillë et quand on se retrouvera å nouveau dans le genre de chaos qu'on a dëjå connu dans les annëes 30 voire pire, quand on se retrouvera å l'aube d'un nouveau Moyen-Age qui nous pend bientôt au nez...
Des figures comme Eva Joly ou comme Francois Bayrou, bien entendu reprësentent elles aussi å leur niveau quasi-innocent, une sorte de professionnalisation carriëriste arriviste, mais franchement, nous gagnerions å les comparer au genre de "copains-coquins" tels que dëcrits dans cet article de Laurent Mauduit par exemple:
http://www.mediapart.fr/journal/france/300611/video-petite-fete-entre-amis-de-loligarchie-sarkozyste
...
Bien sur qu'il existe des centaines de technocrates compétents mais pour gouverner il faut aussi des hommes/femmes politiques.
Quant au "niveau quasi innocent" de Eva Joly et Bayrou, vous y allez un peu fort: pourquoi n'ont ils pas pu s'entendre en 2007?........
Bayrou n'a pas encore prouvé qu'il faisait de la politique d'une manière différente et s'est enfoncé dans la médiocrité politicienne pour les européennes alors qu'il tenait une opportunité pour prouver sa différence. A cette occasion d'ailleurs, il n'avait pas hésité à entrer "dans le jeu artificiel et factice du Grand Cirque des Stars Mediatiques" jeu qu'il rejoindra dès la première opportunité, à l'automne probablement.....
Marteler à chaque échéance électorale le même laïus n'est pas suffisant pour redonner espoir et permettre d'entrevoir un changement.
Bien sur qu'il existe des centaines de technocrates compétents mais pour gouverner il faut aussi des hommes/femmes politiques.
Quant au "niveau quasi innocent" de Eva Joly et Bayrou, vous y allez un peu fort: pourquoi n'ont ils pas pu s'entendre en 2007?........
Bayrou n'a pas encore prouvé qu'il faisait de la politique d'une manière différente et s'est enfoncé dans la médiocrité politicienne pour les européennes alors qu'il tenait une opportunité pour prouver sa différence. A cette occasion d'ailleurs, il n'avait pas hésité à entrer "dans le jeu artificiel et factice du Grand Cirque des Stars Mediatiques" jeu qu'il rejoindra dès la première opportunité, à l'automne probablement.....
Marteler à chaque échéance électorale le même laïus n'est pas suffisant pour redonner espoir et permettre d'entrevoir un changement.
"quelle personalité de droite qui n'ai pas mangé la soupe avec Sarko pourrait-il gouverner?" A toutes fins utiles, je vous signale qu'il a constitué une sorte de gouvernement parallèle (shadow cabinet) comprenant des personnes de toutes compétences. Par ailleurs, s'il devait faire une ouverture je pense qu'il irait aussi bien vers des personnalités de gauche qu'il estime que de droite.
Le problème de Mr F. Bayrou est le refus des français d'accepter la réalité de notre situation . Ce que veulent une majorité de citoyens, c'est des promesses et une déresponsabilisation : en 2007, deux images présidentielles , la maman sévère mais aimante ou le frangin couillu qui sait tout et va leur montrer ... on a vu . Donc accepter m'annonce de devoir assumer des difficultés immenses dans les années à venir n'est pas porteur . C'est donc moins le discours de F. Bayrou qui est inaudible que les français qui prétendent ne rien entendre où qu'il est incompréhensible ; comme à l'école, lors de l'échec, c'est le prof qui est mauvais, jamais l'élève ( je ne suis pas prof ) . Alors je ne pense pas que F. Bayrou soit un géni ou messie , je sais seulement que l'UMP d'un coté et le PS de l'autre - exception Montebourg ? - n'apporteront pas de réponse suffisante , ne proposeront que des emplâtres sur des fondations minées pour retarder l'effondrement de la maison sans pouvoir l'empêcher . Si pour sauver notre société et les valeurs républicaines et humanistes il ne faut être qu'un expert économique - merci, on vu aussi - élisons un expert comptable . Sinon, recherchons plutôt un projet rénovant et un candidat différent ... avec des exigences personnelles .....pourquoi pas lui .. A suivre en ce qui me concerne .
S'il faut rechercher un projet rénovant, des exigences personnelles, une candidature différente et novatrice, je préfère regarder du coté d'Eva Joly...
Bayrou, génie ? sans bouillir alors...
Voici un article interessant, parce qu'essentiellement basé sur des faits. Que l'auteur s'autorise à commenter n'a rien ni d'anormal ni de choquant. Après tout c'est ce que chacun d'entre nous fait en commentant ce même article.
Pour moi, le Mystère Bayrou demeure. Sur le plan sémantique, sur le plan même de la structuration des idées cet homme serait plutôt dans le vrai. Certains y verront de la démagogie, du populisme. Il n'empêche que ses analyses sont souvent justes. Mais une analyse qui s'appuie sur le contexte pour ensuite proposer une solution qui s'en extrait n'aboutit à rien. Par exemple, le centrisme, ni à gauche ni à droite, ou plutôt tant à gauche qu'à droite est philosophiquement acceptable, mais pas dans un système bipartite, avec lequel il faut composer si l'on veut se faire entendre.
Ensuite, je ne connais pas un homme (ou une femme) politique qui ne possède un égo hypertrophié. Et de ce côté François Bayrou pêche par absence d'humilité. Il n'y a qu'à voir comment de troisième parti politique entre les deux tours (au moins en nombre de voix exprimées...) le MODEM s'est progressivement vidé de ses forces aux elections suivantes. Les exigences autocratiques de son leader (et non la soudaine dénégation des thèses centristes) ayant découragé la base...
Alors état d'urgence ? Certainement. C'est ce qui arrive quand on ne sait plus faire face. Difficile d'avoir partiellement raison sur le global et totalement tort sur le particulier, de s'enfermer dans la conviction qu'on a raison alors que l'on sait avoir tort.
j'ai pris autant de plaisir a lire l'article que les commentaires (étonnamment agressifs parfois...). Merci de m'avoir rappeler l'existence de ce (peut-etre) candidat et de son parti !
J'avoue que quelques tournures de phrases m'ont fait tiquer : François Bayrou n'a rien à justifier de son existence par exemple. Je rappelle à toutes fins utiles qu'il est député et président d'un parti. Et pour Mme de Sarnez et Gourault, loin de servir d'utilités, elles sont elles aussi élues et des fidèles soutiens de Bayrou depuis des années.
Pour le fond, merci d'avoir retranscris l'essentiel d'un discours qui était la conclusion logique de l'installation du nouveau conseil national le "parlement" du MoDem.
Pour la parole que souhaite porter François Bayrou, elle est inscrite dans une continuité car confortée par les faits (rappellez vous du discours sur la dette de 2007, qui oserait le contester aujourd'hui ?) mais il s'enrichit aussi de la situation nouvelle.
Face à une UMP en pleine dérive ultra droitière et un PS dont les "mesures phares" ne sont même pas crédibles pour certains candidat aux primaires (ce qui en passant explique la sortie de Bayrou sur l'incapacité du PS à gouverner) il est urgent de définir une autre voie et une autre politique.
Vous devinerez vite à laquelle je pense pour ma part.
J'ai toujours considéré que le "Centre" 'était le "Ventre"(mou) de la France mais là je dois reconnaitre à F. Bayrou un véritable engagement politique pour exister "à part". Rien à voir avec Borloo où le camp soit disant "centriste" est en train de négocier avec l'UMP les avantages et inconvénients qu'ils peuvent avoir pour vivre ensemble. C'est à dire "rouler les Français dans la farine". Il en est de même de tous ces partis "satellites" qui tourne autour, tel la "Gauche Moderne" de Bockel qui vient de découvrir l'utlité de l'économie de marché!!Un peu comme à un congré de séminaristes où on viendrait à lire pour la 1ère fois le "Grand livre du Kamasoutra". On n'a pas fini de rire en "République Bananière" de la sarkozye.!!!
Dans dix ou quinze ans, sur le monceau de ruines qu'aura laissé derrière lui le capitalisme financier, et dans le sursaut du "plus jamais ça", on mettra au pouvoir un gouvernement d'union et de reconstruction, qui appliquera une vigoureuse et nécessaire politique keynésienne. M. Bayrou, homme de droite qui néanmoins parle et agit souvent vrai et juste, et qui n'apparaîtra pas compromis dans la politique qui aura mené droit à la catastrophe, ni dans les partis (UMP, PS, etc) responsables du désastre, y tiendra peut-être une place éminente; car on oubliera qu'il aura été partisan de quelques-unes des énormités de ladite politique: privatisation des infrastructures collectives vitales, traité de Lisbonne et institutions anti-démocratiques de l'Europe, inscription de l'équilibre budgétaire dans la Constitution, etc.
"privatisation des infrastructures collectives vitales"
Je ne sais pas à quoi précisément vous faites allusion, gaelz, mais en tous les cas, il a été contre la privatisation des autoroutes, et l'a encore redit récemment.
Et il a été bien seul, à propos des autoroutes, quand tous les autres, UMP et PS à l'unisson, faisaient (sur le dos des Français) cadeau de cette manne à leur copains et cousins consanguins de la Caste...
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Bonjour Axel J.
Bonjour Ujamaa. J'ai remarqué avec plaisir le retour en bleu de votre blog. À bientôt.
À vous lire toujours avec plaisir.