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Les voyous de la dette
Faisant plus ou moins suite à mon billet d'hier, voici un article de Denis Garnier sur AgoraVox. Il y est notamment question de cette fameuse loi de Giscard-Pompidou de janvier 1973...
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/menteurs-voleurs-tricheurs-tout-98891
Et voici, pour ceux qui sont pressés, la totalité de la partie texte de l'article :
C’est le 3 janvier 1973 que la France adopte la loi Pompidou-Giscard d’Estaing lui interdisant d'emprunter à la Banque de France et l'obligeant à le faire auprès des banques privées avec intérêts. C’est le début de l'ère de la dette. Les marchés ont donc la clé du financement des États.
Cette privatisation du crédit public est inscrite dans les textes européens à l’article 104 du traité de Maastricht : « Il est interdit à la BCE et aux autres banques centrales des états membres, ci-après dénommées -banques centrales nationales- d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l’acquisition directe auprès d’eux par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite ».
Ainsi, les Etats sont à la botte des banques privées et depuis, l’addition est plutôt lourde !
L’ouvrage de Holbecq et Derudder « La dette publique, une affaire rentable »[1] nous renseigne. On y apprend « qu’au total entre les années 1980 et la fin de l’année 2006, nous avons payé 1 142 milliards d’euros d’intérêts ». C’était en 2006 ! Aujourd’hui cela dépasse les 1300 milliards.
Les auteurs expliquent que « si nous n’avions pas emprunté ces sommes sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie comme avant, […] la dette qui était de 229 milliards d’euros au début 1980 serait inexistante aujourd’hui ».
Avec l’équipe Sarkozy entre 2002 et 2010 le déficit de la France est passé de 851 milliards d’euros à 1591 milliards, soit une hausse de 87% ce qui permet aux détenteurs de la dette[2] , « les amis de l’équipe », d’encaisser quelques 50 milliards d’intérêts par an. Il suffit pour enrichir encore davantage les amis des amis que la note d’un pays soit dégradée par d’autres amis pour que les taux d’intérêts augmentent, aggravent encore davantage la dette du pays et augmentent en conséquence le bénéfice des préteurs.
C’est pour payer ces intérêts que les gouvernements d’Europe et les partisans du libéralisme débridé demandent aux peuples de se serrer la ceinture.
Les « économistes atterrés » expliquent qu’il s’agit d’un mécanisme de transfert de richesses des contribuables ordinaires vers les rentiers. Ces politiques fiscales « anti-redistributives » ont donc aggravé à la fois et les inégalités sociales et les déficits publics.
Comme l’ont bien montré Bruno Tinel et Franck Van de Velde, « le conflit générationnel opportunément mis en avant sur le mode bêlant de « la dette que nous allons léguer à nos enfants » a surtout pour fonction de masquer le conflit fondamental entre les moins riches, qui, par leurs impôts, payent le service de la dette, et les plus riches, qui en détiennent les titres. »[3]
Le temps est venu de ne plus applaudir et de libérer le monde de ces prédateurs et de tous ceux qui les soutiennent ! L’homme politique doit être clair et loyal pour être respecté ! (Ils ne sont pas tous comme Sarkozy et ses amis)
Il doit s’engager pour redonner le droit des Etats d’emprunter directement auprès de la banque centrale, soit par l’Europe, soit directement en dénonçant les traités qui interdisent cela !
Préparez le programme ! Je prépare le bulletin. Si ce dernier ne peut s’exprimer, la démocratie sera balayée !
[1] André-Jacques Holbecq se dit être un « économiste citoyen » et Pierre Derudder était chef d’entreprise et consacre ses recherches pour mettre l’économie et l’argent au service de l’homme. « La dette publique une affaire rentable » - Editions Yves Michel 2008 - préface d’Etienne Chouard
[2] 62 % de la dette de l’Etat est détenue par des non-résidents, c’est à dire des entités financières (Etats, fonds, banques, etc.) ne résidant pas ‘fiscalement’ en France.
[3] Bruno Tinel - Maître de conférences à l’université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) Franck Van de Velde - Maître de conférences à l’université de sciences et de technologie Lille-I « Le Monde Diplomatique » – juillet 2008


Les 5 commentaires les plus recommandés
C’est le 3 janvier 1973 que la France adopte la loi Pompidou-Giscard d’Estaing lui interdisant d'emprunter à la Banque de France et l'obligeant à le faire auprès des banques privées avec intérêts. C’est le début de l'ère de la dette. Les marchés ont donc la clé du financement des États.
Un grand merci pour cete information que j'ignorais totalement !!!
Oui, cher Gaspadyin, on trouve ça chez tout un tas de gens à partir du moment où ça commence à circuler. Chez tout un tas de gens relativement disparates,d'ailleurs
Et, comme de fait, je viens par hasard de le trouver sur un blog ici même :
c'est dans les favoris
Au plaisir
Merci pour votre article.
Certes, l'information passait ici ou là, mais elle était noyée sous l'image d'Épinal d'une construction européenne qui allait définitivement mettre fin à des siècles de guerre, comme si l'Europe entrait enfin, grâce à ses dirigeants humanistes, à l'âge adulte, la crise de 29 étant présentée comme le repoussoir justifiant toutes les défenses de la monnaie imaginables.
Et donc, depuis toutes ces années la simple suggestion que la construction européenne n'était pas la mise en œuvre d'un projet idéal et généreux, mais une nouvelle façon de passer par-dessus la souveraineté du peuple pour le bénéfice des plus riches, se heurtait à un mépris généralisé. Souvenons-nous de ce qui a été dit et écrit partout à propos de la question du "non" au Traité Constitutionnel Européen, qui prétendait inscrire dans la constitution la néo-libéralisation du monde ("une concurrence libre et non-faussée") : les partisans du non étaient ridiculisés, et, même, néantisés. Pas de chance, ils étaient majoritaires.
Aucun problème, on attend un peu, et ça passe quand même. Vous avez dit "démocratie ?".
Donc, je reprends et je synthétise :
Étape n°1
Le citoyen lambda, s'il est propriétaire, entretient sa banque (et donc la finance internationale, puisque son prêt joue les filles de l'air et disparait on ne sait où) grâce aux intérêts de ses emprunts.
Étape n°2
Le même paie aussi des impôts, croyant par là entretenir des services publics dont il apprécie qu'ils existent. Mais une part grandissante de sa contribution va directement enrichir les généreux prêteurs privés (toujours la finance internationale) auprès de qui l'État a été obligé d'emprunter. On dit "merci qui ?".
Étape n°3
Enfin, comme ces impartiales agences de notation aux résultats indiscutables estiment que là, vraiment, la dette de l'État est trop importante, la note du pays est dégradée, et les taux d'emprunts sont relevés, ce qui accroit encore la dette, donc les prélèvements des particuliers au bénéfice de la finance. La part de ses impôts dévolue aux services publics est encore plus amputée pour payer cet accroissement de taux.
Étape n°4
Mais, comme ces ogres assoiffés de sang n'ont pas de limite (et ça, c'est de notre faute, enfin, pas exactement la notre, mais celle des gouvernements que le peuple, dans sa grande naïveté, mâtinée d'une soumission inconsciente à la propagande, a élus) ils exigent des coupes sociales qui vont faire que ce pour quoi on paie des impôts, va disparaitre. On va donc désormais devoir payer sur ses propres deniers pour des services pour lesquels on côtise déjà par la contribution directe ou indirecte (impôts ou sécurité sociale). Et encore, cela est vrai pour ceux qui seront capables de s'offrir ces services : pour les autres, des soins de dispensaires à l'ancienne et une école au rabais seront le lot quotidien.
En comptant, cela fait quatre étages aux ponctions de la finance.
Et encore... J'en oublie sûrement. J'avais trouvé sur la toile l'information selon laquelle ces banquiers qui nous gouvernent avaient l'intention de mettre en place un impôt mondial. A suivre.
Si l'on comprend pourquoi les banquiers internationaux qui ont réfléchi à ces plans depuis des décennies ont pensé avoir trouvé là une martingale géante qui marcherait à tous les coups (ponction maximum, redistribution minimum, risque minimum, explosion en vol de toute velléité socialisante, etc.) on peut se demander pourquoi ils n'ont pas tenu compte de la diminution de consommation qui allait forcément découler de cette pression sur les peuples des pays industrialisés.
Je pense en fait qu'ils en ont tenu compte, et qu'ils ont attendu que les pays en voie de développement soient assez avancés pour se lancer à fond dans la consommation : leurs éventuelles velléités révolutionnaires disparaitraient vite devant les tablettes numériques et les écrans plats. Quant à nos propres idéaux issus du siècle des lumières, ils sont considérés par une grande partie des jeunes européens comme des principes passéistes nous empêchant de jouer vraiment notre rôle dans la compétition internationale ( évaluer pour cela l'âge moyen des personnes militant dans des partis politiques d'opposition, ou manifestant dans les rues...). Bon, c'est l'effet de la propagande ( et le résultat d'une politique éducative "bien" pensée) et quand la jeunesse se réveillera, cela pourra aller vite et faire mal... mais en attendant...
Merci pour votre billet.
Pour compléter l'information sur les sites et organisations qui évoquent cette question, le M'PEP ( Mouvement Politique d'Education populaire) le fait aussi...
J'y fus un temps ... Je l'ai quitté .
Restent les textes, à consulter sur leur site.
A vrai dire, ça faisait un moment que j'en avais entendu parler, quant à moi, mais.....impossible d'accéder à la moindre info. Google restait de marbre . Et là, miracle.....je trouve enfin ça aujourd'hui (grâce à facebook et par l'intermédiaire d'un contact)..... J'ai estimé que c'était d'utilité publique de faire circuler au maximum. Et quand je dis utilité, c'est nécessité que je veux dire.
Tous les commentaires
Edifiant... Mais pas surprenant
C’est le 3 janvier 1973 que la France adopte la loi Pompidou-Giscard d’Estaing lui interdisant d'emprunter à la Banque de France et l'obligeant à le faire auprès des banques privées avec intérêts. C’est le début de l'ère de la dette. Les marchés ont donc la clé du financement des États.
Un grand merci pour cete information que j'ignorais totalement !!!
A vrai dire, ça faisait un moment que j'en avais entendu parler, quant à moi, mais.....impossible d'accéder à la moindre info. Google restait de marbre . Et là, miracle.....je trouve enfin ça aujourd'hui (grâce à facebook et par l'intermédiaire d'un contact)..... J'ai estimé que c'était d'utilité publique de faire circuler au maximum. Et quand je dis utilité, c'est nécessité que je veux dire.
Dilou, vous trouverez tout ça chez Asselineau, Cheminade, Pinsol(l)e, les blogs gaullistes, décap info, agoravox, si je me souviens bien aussi chez Mélenchon, et sans doute aussi chez Marine Le Pen.....
Cette loi n'a JAMAIS été évoquée par le glorieux PS, parti- des- notables -profiteurs- et- magouilleurs- près- de- chez- vous ( la pro-xi-mi-té !), et bien entendu, jamais remise en cause.
Et en l'ignorant, ainsi que " le trou de la Sécu" ( qui pourrait être entièrement ou presque comblé par les cotisations-dettes en retard de certaines entreprises) l'UMPS peut/ a pu affirmer que NOUS VIVONS au-dessus de nos moyens.
Je ne sais pas pourquoi on a tu cet énorme handicap avant l'imposition du traité de capitulation ( pour préparer l'euroPOURRITURE ?).
Depuis le règne de cet eurofascisme fricnancier, c'est tt à fait évident: il s'agit de RES- PEC- TER la concurrence anarchique et totalement faussée et déloyale qui est un des piliers du traité.
Oui, cher Gaspadyin, on trouve ça chez tout un tas de gens à partir du moment où ça commence à circuler. Chez tout un tas de gens relativement disparates,d'ailleurs
Et, comme de fait, je viens par hasard de le trouver sur un blog ici même :
c'est dans les favoris
Au plaisir
Ah que voilà des informations indispensables à toute personne faisant confiance aux élites comme on se cache derrière son bras quand on est gamin de peur de recevoir une torgnole
!
Marrante l'image du gamin
!
Pas tout à fait exact, cher Dilou.
MM. Asselineau et Cheminade en parlent depuis longtemps.
Mais moi-même je ne suis au courant que depuis quelques mois.
Et pour savoir qu'ils ont " la primeur " de ces révélations, il suffit de vérifier les dates de leurs interventions.
Je me souviens aussi d'une série d'émissions de D. Mermet sur Inter, des après-midi formidablement pluvieuses ( j'adore ça!) quand la crise des subprimes a explosé.
F. Lordon était son décripteur de crise, et il avait prédit, anticipé les difficultés qui nous engluent.
Permettez-moi de vous recommander, si vous ne le connaissez pas encore, ce petit bouquin paru aux 1001 nuits: désobéissons à l'U.E.! en vente à la FNAC, sur price minister, amazon et chez mon distributeur de presse.
Avec mes salutations républicaines et sous une atmosphère tt à fait supportable en Normandie ( un temps de chrétien, quoi!).
Dilou, merci pour le lien!
Pas de quoi cher(e) gaspadyin
Quant aux gens, émissions, médias, qui en parlent deuis longtemps, oui, bien d'accord et c'est la raison pour laquelle j'avais tenté Google pour plus de détails....mais peau de balle
Question d'en entendre parler, ça oui, ça fait un petit moment. Et à vrai dire ça n'est pas sans effet. La preuve : quand on a enfin les références, on saute de joie. Ou peu s'en faut
Bien cordialement
Voici quelques semaines ,certains billets sur MDPRT ayant tiré mon oeil,j'avais tapé dans Google Loi monétaire!et posté!!!
Loi Pompidou /giscard ( cf Wikipedia ),!
Je pense que les archives de MDPRT peuvent être utiles aussi!
Mais un billet de blog coincidant avec des circonstances augmente la réceptivité!et les échos amplifient ...
Merci à tous!
Merci pour votre billet.
Pour compléter l'information sur les sites et organisations qui évoquent cette question, le M'PEP ( Mouvement Politique d'Education populaire) le fait aussi...
J'y fus un temps ... Je l'ai quitté .
Restent les textes, à consulter sur leur site.
Bien le bonjour chère netmamou.
Oui, le M'PEP, je connais. Moi, c'est (notamment) à ATTAC que je milite. Et je n'ai qu'une sympathie mitigée pour les personnes qui ont fait dissidence pour fonder le M'PEP. Ceci dit, il reste les textes, comme vous dites. Et personne n'est parfait
NB Dans mon billet du 1608 J'avais fait de la pub pour votre billet (esprit de Munich) et je suis bien contente du nombre de recommendations qu'il a obtenu. Je me dis que j'y ai sans doute concouru. Et c'est ce qu'il faut. Il faut faire circuler l'info au maximum.
Lien
Bien cordialemnt
« qu’au total entre les années 1980 et la fin de l’année 2006, nous avons payé 1 142 milliards d’euros d’intérêts ». C’était en 2006 ! Aujourd’hui cela dépasse les 1300 milliards"
... les sommes évoquées donnent le tourni.... où sont-elles passées ?...
"take the money and run... "
Rebonjour,
"Take the money and run"...
Finalement l'anglais, ça marche pas si mal.
Les sommes évoquées donnent en effet le tournis.
@+
Merci pour votre article.
Certes, l'information passait ici ou là, mais elle était noyée sous l'image d'Épinal d'une construction européenne qui allait définitivement mettre fin à des siècles de guerre, comme si l'Europe entrait enfin, grâce à ses dirigeants humanistes, à l'âge adulte, la crise de 29 étant présentée comme le repoussoir justifiant toutes les défenses de la monnaie imaginables.
Et donc, depuis toutes ces années la simple suggestion que la construction européenne n'était pas la mise en œuvre d'un projet idéal et généreux, mais une nouvelle façon de passer par-dessus la souveraineté du peuple pour le bénéfice des plus riches, se heurtait à un mépris généralisé. Souvenons-nous de ce qui a été dit et écrit partout à propos de la question du "non" au Traité Constitutionnel Européen, qui prétendait inscrire dans la constitution la néo-libéralisation du monde ("une concurrence libre et non-faussée") : les partisans du non étaient ridiculisés, et, même, néantisés. Pas de chance, ils étaient majoritaires.
Aucun problème, on attend un peu, et ça passe quand même. Vous avez dit "démocratie ?".
Donc, je reprends et je synthétise :
Étape n°1
Le citoyen lambda, s'il est propriétaire, entretient sa banque (et donc la finance internationale, puisque son prêt joue les filles de l'air et disparait on ne sait où) grâce aux intérêts de ses emprunts.
Étape n°2
Le même paie aussi des impôts, croyant par là entretenir des services publics dont il apprécie qu'ils existent. Mais une part grandissante de sa contribution va directement enrichir les généreux prêteurs privés (toujours la finance internationale) auprès de qui l'État a été obligé d'emprunter. On dit "merci qui ?".
Étape n°3
Enfin, comme ces impartiales agences de notation aux résultats indiscutables estiment que là, vraiment, la dette de l'État est trop importante, la note du pays est dégradée, et les taux d'emprunts sont relevés, ce qui accroit encore la dette, donc les prélèvements des particuliers au bénéfice de la finance. La part de ses impôts dévolue aux services publics est encore plus amputée pour payer cet accroissement de taux.
Étape n°4
Mais, comme ces ogres assoiffés de sang n'ont pas de limite (et ça, c'est de notre faute, enfin, pas exactement la notre, mais celle des gouvernements que le peuple, dans sa grande naïveté, mâtinée d'une soumission inconsciente à la propagande, a élus) ils exigent des coupes sociales qui vont faire que ce pour quoi on paie des impôts, va disparaitre. On va donc désormais devoir payer sur ses propres deniers pour des services pour lesquels on côtise déjà par la contribution directe ou indirecte (impôts ou sécurité sociale). Et encore, cela est vrai pour ceux qui seront capables de s'offrir ces services : pour les autres, des soins de dispensaires à l'ancienne et une école au rabais seront le lot quotidien.
En comptant, cela fait quatre étages aux ponctions de la finance.
Et encore... J'en oublie sûrement. J'avais trouvé sur la toile l'information selon laquelle ces banquiers qui nous gouvernent avaient l'intention de mettre en place un impôt mondial. A suivre.
Si l'on comprend pourquoi les banquiers internationaux qui ont réfléchi à ces plans depuis des décennies ont pensé avoir trouvé là une martingale géante qui marcherait à tous les coups (ponction maximum, redistribution minimum, risque minimum, explosion en vol de toute velléité socialisante, etc.) on peut se demander pourquoi ils n'ont pas tenu compte de la diminution de consommation qui allait forcément découler de cette pression sur les peuples des pays industrialisés.
Je pense en fait qu'ils en ont tenu compte, et qu'ils ont attendu que les pays en voie de développement soient assez avancés pour se lancer à fond dans la consommation : leurs éventuelles velléités révolutionnaires disparaitraient vite devant les tablettes numériques et les écrans plats. Quant à nos propres idéaux issus du siècle des lumières, ils sont considérés par une grande partie des jeunes européens comme des principes passéistes nous empêchant de jouer vraiment notre rôle dans la compétition internationale ( évaluer pour cela l'âge moyen des personnes militant dans des partis politiques d'opposition, ou manifestant dans les rues...). Bon, c'est l'effet de la propagande ( et le résultat d'une politique éducative "bien" pensée) et quand la jeunesse se réveillera, cela pourra aller vite et faire mal... mais en attendant...
Il existe une initiative "maison" qui mérite d'être beaucoup plus connue : http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/090811/crise-et-dette-en-europe-10-fausses-evidences-22-mesures-en-de
à Vivre est un village
MERCI!
Les économistes atterrés, c'est ça ? Tout à fait d'accord.
Bien cordialement, cher village ! :o)
@Vivre est un village
Finalement le lien que vous donnez pour votre billet "économistes atterrés" est inopérant (pb fréquent sur MDP). Ceci dit ce n'est pas gravissime pour un(e) lecteur/trice un peu fox-terrier. Mais certain(e)s autres ne feront pas l'effort d'aller chercher le billet sur le blog.
Cordialement
Finalement le lien que vous donnez pour votre billet "économistes atterrés" est inopérant (pb fréquent sur MDP).
Ce problème m'est très grave,















Un grand merci pour me l'avoir signalé!!!












Science sans conscience n'est que ruine de l'âme est l'aspect aléatoire de Drupal en paticulier et de l'informatique en générale est une légèreté d'être qui parfois rend furieux !!!
Je suis stupéfait de constater à quel point l'ignorance sévit ! Cette info - et grand merci de la répéter - nous l'avons très largement diffusée pendant la campagne du "non" au TCE en 2005 parce que l'interdiction faite aux pouvoirs publics français d'emprunter à la Banque de France a été reproduite à l'échelon européen dans le traité de Maastricht (et donc dans le TCE et dans l'actuel traité dit de Lisbonne). Il faut donc encore et toujours rappeler les fondamentaux de la dérive néo-libérale. Deux ex : qui a fait voter la loi de déréglementation financière ? Laurent Fabius en 1986. Qui a grandement favorisé le système des stocks-options? DSK dans le gouvernement Jospin.
Merci d'être passé, cher RAOUL MARC JENNAR
Au plaisir
Cordialement
Il faut donc encore et toujours rappeler les fondamentaux de la dérive néo-libérale.
@ RAOUL MARC JENNAR
En effet ...





















