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Les protocoles de Gilad Atzmon

L’horreur de Toulouse et de Montauban comme sa manipulation électoraliste le confirment : le racisme, en particulier l’antisémitisme et l’islamophobie, sont des poisons redoutables, qu’il convient plus que jamais de combattre – dans la perspective de changements démocratiques en France et dans celle d’une paix juste et durable au Proche-Orient.

Soixante-sept ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et cinquante ans après celle de la Guerre d’Algérie, ces « maladies » n’ont, hélas, pas disparu. Converti en islamophobie, le vieux racisme anti-arabe est même redevenu « politiquement correct », à l’initiative de la droite et de l’extrême droite et de leurs hommes au pouvoir. Quant à l’antisémitisme, bien que politiquement marginalisé, il n’a pas pour autant disparu. Voici, à titre d’exemple, des extraits du dernier « livre » de Gilad Atzmon.

Intellectuel israélien exilé à Londres, ce saxophoniste est aussi connu pour ses écrits « borderline ». Avec La Parabole d’Esther (1), il franchit… la ligne jaune. Sous titré Anatomie du peuple élu, réflexion sur la politique juive contemporaine, cet « ouvrage » constitue un florilège de tous les poncifs de l’antijudaïsme le plus vulgaire, salué par le site de Silvia Cattori (2) et défendu par celui d’Info-Palestine (3).

L’auteur, naturellement s’en défend (4), assurant qu’il ne vise qu’une catégorie de Juifs, ceux qui « placent leur judéité au-dessus de tous les autres traits de leur personnalité », et non ceux qui « suivent les préceptes du judaïsme » ni ceux qui « se considèrent comme des êtres humaines dont il se trouve qu’ils sont d’origine juive ». Les antisémites, c’est connu,  ont toujours leurs « bons juifs ». Il suffit pourtant de lire le dernier opus de Gilad Atzmon pour vérifier qu’il vise bien en général les Juifs et le judaïsme, y compris les Juifs antisionistes considérés comme les plus dangereux.

Quelques citations, parmi tant d’autres, suffisent à s’en convaincre :

- « Si l’argumentaire colonial a été populaire durant un certain temps, c’est non seulement parce qu’il exonérait les juifs (en tant que peuple) des crimes perpétrés par Israël, mais aussi parce qu’il comportait une promesse : tôt ou tard, l’“État colon israélien” grandirait, sortirait de son cauchemar colonial, et la paix pourrait éventuellement l’emporter » (page 28) ;

- « Dès lors qu’Israël se définit comme l’“État juif”, nous sommes parfaitement en droit de nous interroger sur la signification réelle des notions de judaïsme, judéité, culture et idéologie juives » (page 29) ;

- « J’ai franchi certaines lignes jaunes en toute conscience. J’examine philosophiquement les aspects tribaux inhérents au discours juif séculier tant sioniste qu’antisioniste » (page 29) ;

- « Le nationalisme juif est un état d’esprit, et une mentalité n’a pas de frontières clairement tracées. En fait, personne ne sait où, exactement, finit la judéité et où commence le sionisme, et vice-versa » (page 30) ;

- « Manifestement, nous n’avons pas affaire seulement à Israël et aux Israéliens. En réalité, nous sommes en conflit avec une philosophie pragmatique extrêmement déterminée qui génère et promeut des conflits internationaux d’ampleur gigantesque » (page 30) ;

- « Il s’agit en réalité d’une guerre contre une mentalité regrettable qui a pris l’Occident en otage et l’a, tout au moins momentanément, détourné de ses inclinations humanistes et de ses aspirations athéniennes » (page 31) ;

- « J’ai compris qu’Israël et le sionisme n’étaient que des sous-parties constituantes d’un problème beaucoup plus vaste, le problème juif » (page 51) ;

- « Le sionisme n’est pas un mouvement colonialiste ayant des intérêts en Palestine, contrairement à ce que suggèrent certains spécialistes. Le sionisme, en réalité, est un mouvement mondial alimenté par une solidarité tribale sans équivalent » (page 56) ;

- « Tout au long des siècles, certains banquiers juifs ont acquis la réputation d’être des partisans et des financeurs de guerres, et même d’une révolution communiste » (page 66) ;

- « L’Holocauste a été une “victoire sioniste”, exactement de la même manière que tout viol est interprété par les idéologues féministes séparatistes comme une vérification de la validité de leurs théories » (page 85) ;

- « En raison de la nature raciste, expansionniste et judéo-centrique de l’État juif, le juif de la Diaspora se trouve intrinsèquement associé à une idéologie intégriste et ethnocentrique, ainsi qu’à une interminable liste de crimes contre l’Humanité » (page 92) ;

- « En juxtaposant des stéréotypes juifs (ceux que les juifs semblent abhorrer par opposition à ceux que les propagandistes ethniques juifs s’efforcent de promouvoir), on pourrait sans doute mettre en lumière, de manière cruciale, certaines problématiques relatives à l’identité juive » (page 95) ;

- « Les antisionistes d’origine juive (cette catégorie peut englober des gens haineux d’eux-mêmes et fiers de l’être, comme moi) sont là pour donner une image de pluralisme idéologique et de souci de l’éthique » (page 118) ;

- « Le socialisme juif, comme le socialisme, est une idéologie sans équivalent, ésotérique, avant tout préoccupée des intérêts juifs et de la judéité » (page 124) ;

- « Le socialisme et le militantisme progressiste juifs s’intègrent parfaitement dans le projet sioniste. En tant que parties constitutives du projet sioniste, ils ont pour rôle de rassembler les âmes perdues parmi les juifs humanistes et de les ramener à la maison pour Hanouka » (page 125) ;

- « Le débat entre les sionistes et les soi-disant “juifs antisionistes” n’a strictement aucun impact sur Israël ni sur la lutte contre la politique israélienne. Il a pour seule fin de maintenir le débat “au sein de la famille”, tout en semant davantage de confusion chez les Goyim. Cela permet aux militants juifs ethniques prétendument “progressistes” d’affirmer que “tous les juifs ne sont pas sionistes”. Cet argument de peu de poids a pourtant réussi à faire voler en éclats toute critique du lobbying juif ethnocentrique qui a pu être exprimée au cours des quatre décennies passées » (page 157) ;

- « Quand il s’agit de “passer à l’action” contre les soi-disant “ennemis du peuple juifs”, les sionistes et les “juifs antisionistes” se comportent comme un seul homme, comme un seul peuple, pour la bonne raison qu’ils sont effectivement un seul et même peuple » (page 157) ;

- « Le légendaire Matzpen progressiste et les néoconservateurs réactionnaires ont recours au même concept abstrait, non sans prétendre à l’universalité, pour justifier rationnellement le droit juif à l’autodétermination et à la destruction de tout pouvoir régional édifié par les Arabes et l’islam » (page 166) ;

- « Très souvent nous entendons dire à propos de juifs de gauche que leur affinité pour les problèmes humanitaires résulte de leur “héritage humaniste juif”. Plus d’une fois, j’ai moi-même expliqué que c’est là un mensonge absolu. Il n’existe pas d’héritage juif de cette nature. Déterminés qu’ils sont par des préceptes tribaux, tant le judaïsme que l’“idéologie juive” sont exempts de toute éthique universelle » (page 172) ;

- « Le vol interminable de la Palestine au nom du peuple juif fait partie d’un continuum spirituel, idéologique culturel et pratique entre la Bible, l’idéologie sioniste et l’État d’Israël sans oublier ses zélotes d’outremer. Israël et le sionisme (…) ont institué le pillage promis par le Dieu hébreu dans les écritures saintes judaïques (page 182) ;

- « On dirait que l’armée israélienne, en rayant de la carte de lors de la bande de Gaza, en janvier 2009, mettait en application le verset du Deutéronome 20 :16 ; de fait, elle n’a “laissé la vie à rien de ce qui respire” » (Page 184) ;

- « Le vol et la haine imprègnent l’idéologie juive contemporaine, que celle-ci soit de gauche ou de droite » (page 185) ;

- « Alors que le contexte biblique judaïque est plein de références à des faits violents habituellement commis au nom de Dieu, dans le contexte national et politique juif contemporain les juifs tuent et volent en leur propre nom, au nom de l’autodétermination, de la “politique de la classe laborieuse”, de la “souffrance juive” et de leurs aspirations nationales » (page 185) ;

- « Si Shlomo Sand est dans le vrai (…), si les juifs ne sont pas une race et s’ils n’ont rien voir avec le sémitisme, alors l’“antisémitisme” est formellement un mot vide de sens. Autrement dit, la critique du nationalisme, du lobbying et du pouvoir juifs ne peut être considérée comme autre chose qu’une critique légitime d’un idéologie, d’une politique et d’une praxis » (page 212) ;

- « Il m’a fallu des années pour comprendre que l’Holocauste, cette croyance centrale de la foi juive contemporaine, n’était pas un récit historique, dès lors que les narrations historiques n’ont que faire de la protection de la loi et des politiciens » (page 215) ;

- « La religion de l’Holocauste est de toute évidence judéo-centrique jusqu’à la moelle. Elle définit la raison d’être juive. Pour les juifs sionistes, elle signifie un épuisement total de la Diaspora et elle fait du Goy un assassin irrationnel en puissance. Cette nouvelle religion juive prêche la revanche. Il pourrait s’agir de la religion la plus sinistre de tous les temps car, au nom de la souffrance juive, elle délivre des permis de tuer, d’écraser, de nucléariser, d’annihiler, de piller, d’épurer ethniquement. Elle a fait de la vengeance une valeur acceptée en Occident » (page 216) ;

- « La religion de l’Holocauste est le stade final, conclusif, de la dialectique juive (…) Au lieu d’avoir besoin d’un Dieu abstrait pour désigner les juifs en tant que peuple élu, dans la religion de l’Holocauste, les juifs se passent de ce divin intermédiaire et ils s’élisent eux-mêmes » (page 217) ;

- « Ceux qui tentent de réviser l’Histoire de l’Holocauste sont victimes de mauvais traitements des grands prêtres de cette religion (…) Nous ne sommes pas autorisés à y toucher, pas plus qu’il ne nous est permis de l’examiner » (page 220) ;

- « La religion de l’Holocauste était déjà bien établie très longtemps avant la Solution finale (1942), bien avant la Nuit de Cristal (1938), les Lois de Nuremberg (1936) et même avant la naissance d’Hitler (1889). La religion de l’Holocauste est sans doute aussi ancienne que les juifs le sont eux-mêmes » (page 221) ;

- « La morale de cette histoire [celle d’Esther] est très claire : si les juifs veulent survivre, ils ont intérêt à infiltrer les arcanes du pouvoir. À la lumière du Livre d’Esther, e Mardochée et de Pourim, l’AIPAC et la notion de “pouvoir juif” semblent l’incarnation d’une idéologie profondément biblique et culturelle » (page 226) ;

- « L’authenticité historique du Livre d’Esther est très largement remise en cause par la plupart des biblistes contemporains (…) Autrement dit, toute considération morale mise de côté, la tentative de génocide décrite est fictive » (page 227) ;

- « Le Livre d’Esther esquisse une identité exilique. Il provoque le stress existentiel et constitue un prélude à la religion de l’Holocauste » (page 227) ;

- « Tant dans Exode que dans le Livre d’Esther, l’auteur du texte réussit à prédire le genre d’accusations qui allaient être jetées contre les juifs pour les siècles à venir, telle que la recherche du pouvoir, le tribalisme et la tricherie. De manière choquante, le texte d’Exode fait penser à une prophétie de l’Holocauste nazi (…) Pourtant, aussi bien dans Exode que dans le Livre d’Esther, au final, ce sont les juifs qui tuent » (page 228) ;

- « Il m’a fallu des années pour comprendre que mon arrière grand-mère n’avait pas été transformée en “savonnette” ou en “abat-jour” contrairement à ce qu’on m’enseignait en Israël. Ella a sans doute péri d’épuisement ou du typhus, ou peut-être a-t-elle été victime d’un mitraillage collectif (au cours de ce qu’on appelle la Shoah par balles). C’était assurément triste et tragique, mais cela n’est pas très différent du sort qu’ont connu des millions d’Ukrainiens qui ont eu à apprendre le sens réel du mot communisme. Le sort de mon arrière grand-mère n’a pas été très différent de celui de centaines de milliers de civils allemands tués dans un bombardement aveugle cyniquement orchestré, pour l’unique raison qu’ils étaient allemands » (page 248) ;

- « Soixante-six ans après ans après la libération du camp d’Auschwitz, nous devrions pouvoir poser la question du “pourquoi”. Pourquoi les juifs étaient-ils haïs ? Pourquoi les peuples européens se sont-ils levés pour faire la guerre à leurs voisins ? Pourquoi les juifs sont-ils haïs au Moyen-Orient, où ils avaient sûrement une chance d’ouvrir une nouvelle page de leur histoire ? S’ils avaient envisagé de le faire, comme le clamaient les pionniers du sionisme, pourquoi ont-ils échoué ? Pourquoi l’Amérique a-t-elle durci ses lois d’immigration au plus fort du danger pour les juifs européens ? Nous devons aussi nous demander à quoi servent, au juste, les lois sanctionnant le négationnisme de l’Holocauste ? Qu’entend cacher la religion de l’Holocauste ? Tant que nous ne nous poserons pas de questions, nous serons assujettis aux sionistes et à leurs complots. Nous continuerons à tuer au nom de la souffrance juive » (page 249) ;

- Et les dernières lignes de l’épilogue du « livre » d’Atzmon sont les suivantes : « Je ne saurais laisser passer l’opportunité qui m’est ici offerte de remercier du fond du cœur ma demi-douzaine de détracteurs juifs marxistes qui m’ont harcelé, moi et ma carrière musicale, nuit et jour, des années durant, et sans lesquels je n’aurais jamais pris toute la mesure e la profondeur de la férocité tribale. Ce sont ces activistes juifs soi-disant “antisionistes” qui m’ont appris infiniment plus de choses que n’importe quel sioniste enragé au sujet de la véritable signification pratique – ô combien dévastatrice – de la politique identitaire juive » (page 268).

Fermez le ban ! Une telle diarrhée nauséabonde ne mérite pas de commentaire : elle condamne sans appel son auteur. Et son préfacier : car le Belge Jean Bricmont a cru bon de lui apporter sa caution.

Gilad Atzmon me propose de discuter de ses « idées » : je ne le ferai évidemment pas. À mes yeux, le racisme, quels qu’en soient la cible et le prétexte, ne représente pas une opinion, mais un délit. Il ne se débat pas, il se combat. C’est ce qu’ont d’ailleurs bien compris les intellectuels palestiniens, qui ont appelé le mouvement de solidarité à « désavouer » ces idées qu’ils jugent « dangereuses ». « Nous réaffirmons, précisent-ils, qu’il n’y a pas de place (…) dans notre combat pour quelque attaque que ce soit contre nos alliés juifs, les Juifs ou le judaïsme ou pour la négation de l’Holocauste (…) Nous considérons toute tentative visant à adopter un langage antisémite ou raciste - même dans le cadre d’une politique se prétendant anti-impérialiste et antisioniste - comme réaffirmant et légitimant le sionisme. Outre son immoralité, ce discours masque le rôle fondamental de l’impérialisme et du colonialisme dans la destruction de notre terre, l’expulsion de notre peuple et le soutien à un système et à des idéologies d’oppression, d’apartheid et d’occupation (5). »

Ou, comme le dit un vieux proverbe, « avec des amis comme ça, on n’a pas besoin d’ennemis »…

Dominique Vidal.

NOTES

(1) Editions Demi-Lune, Plogastel Saint-Germain, 2012. 

(2) www.silviacattori.net/

(3) www.info-palestine.net/

(4) www.silviacattori.net/article3075.html

(5) http://uspcn.org/2012/03/13/granting-no-quarter-a-call-for-the-disavowal-of-the-racism-and-antisemitism-of-gilad-atzmon/

Tous les commentaires

11/04/2012, 22:34 | Par Berjac

Il y a là trop de citations sur des sujets trop variés pour pouvoir en traiter en un seul article. J'y ai lu des idées intéressantes (au hasard, celles des pages 215 et 216, mais il y en a d'autres) qui méritent plus qu'un jugement à l'emporte-pièce. Mais le fait est que nous avançons en terrain miné.

Pas d'accord avec vous sur le racisme. Les actes racistes sont un délit pour le juriste, mais c'est un ensemble de phénomènes très divers pour l'historien.

11/04/2012, 23:51 | Par dominique vidal

Admettez au moins que le citoyen les combatte...

12/04/2012, 08:47 | Par Berjac en réponse au commentaire de dominique vidal le 11/04/2012 à 23:51

Bien sûr, j'aurais dû écrire que les actes racistes sont un délit (ou un crime) pour les juristes et les citoyens. Mais on se rend compte que la lutte contre le racisme est devenue un terrain mouvant : les lobbyistes israéliens nommant antisémitisme, la contestation d'un corpus nationaliste de plus en plus extrémiste et que d'autres appellent à bon droit, persécutions racistes à l'égard des Palestiniens.

Le terme même de racisme est devenu un objet idéologique. La LICRA a il y a quelques années, modifié son but social (je ne sais pas si elle l'a fait dans ses statuts, mais en tous cas dans son expression publique) en y introduisant les Droits de l'homme afin d'incriminer le monde arabo-musulman coupable d'inaptitude à la démocratie et aux droits des femmes.

Mais le fait est que cet auteur semble avoir pollué des idées intéressantes avec des phobies sans doute tirées de son vécu personnel et le tout devient contestable. En particulier son obsession à vouloir diaboliser les "Juifs antisionistes".

04/09/2012, 09:00 | Par ptetmai en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 12/04/2012 à 10:59

Un hasard en cherchant l'actualité d' Atzmon me fait découvrir ceci ce jour.

J'ai le sentiment que l' "historien" Vidal (à qui j'ai appris que la Tchécoslovaquie était sous contrôle stalinien depuis 1946 et pas seulement près le coup de Prague)  s'est tiré une sérieuse balle dans le pied.

On ne peut pas prendre au sérieux deux "experts et historiens"  qui, 4 fois en 21 ans écrivent sur la première page une contre vérité absolue qui conditionne le lecteur vu notre culte absurde du vote majoritaire  comme s'il était toujours bon pour l'intérêt général :

"..  à la majorité requise des deux tiers des Etats  présents  ...."

C'est faux car 56 états étaient présents, et les 33  "YES"  n'étaient que plus des deux tiers des seuls Yes et No selon un article absurde des status de l'ONU

En fait 3 voix obtenues  par chantage, quatre voix obtenues "par Staline" et aux moins 3 voix achetées par des fonds sionistes comme l'explique ou Morris ou Brozozowski  ou les deux

Soit moins de 24 qui n'est déjà pas les deux tiers de  46,   encore moins de 56

Pour servir à qui, encore après moi, découvrirait ces très intéressants propos.

 

12/04/2012, 10:38 | Par JP Chenet

       Il est tout de même incroyable que l'on peut sortir tout ce que l'on veut sur le christianisme religion du pouvoir , prêtres paresseux religion remède contre l'amour, mocheté congenitale, bête etc...Tout ce que l'on veut aussi sur le protestantisme... religion de névrosés, introduction au capitalisme, femmes frigides . Quant à l'islam n'en parlont même pas?... et rien sur le judaisme qui est tout de même la matrice des trois  autres .
     Les premiers socialistes n'avaient pas ces pudeurs et cette connivence avec la religion,  la plupart  d'ailleurs passent   pour des antisémites. Gilad Atzmond défend avec fierté l'honneur l'esprit du peuple juif sinon sa religion , c'est à dire que le peuple juif qui ces derniers temps est  l'otage de ses lobbies - comme le français -   témoigne de la victoire de Hitler - c'est aussi me semble-t-il une thèse d'Atzmond, alors que de tous temps il fut aussi réputé pour son audace dans la critique de tous les pouvoirs religieux même si cela a pu aussi déboucher sur la constitution d'autres religions. Jésus et Marx faut-il le rappeller sont  juifs.

     Un livre comme "l'éthique du judaisme" est fait insolite absolument impossible actuellement au regard de l'Inquisition médiatique moderne  alors que dirigé vers la communauté protestante  personne n'y a trouvé à redire malgré les génocides  que  ceux-ci ont dû subir  . Faut-il oublier aussi que les chrétiens furent aussi persécutés en leur temps par les romains..... et par les communistes .

13/04/2012, 15:36 | Par verticalWar en réponse au commentaire de JP Chenet le 12/04/2012 à 10:38

Je crois que vous voulez parler de Avraham Burg qui a écrit "IL FAUT VAINCRE HITLER" .

12/04/2012, 11:43 | Par jafr

Merci de nous proposer cette présentation de "La Parabole d'Esther. Anatomie du Peuple Élu." ouvrage de Gilad Arzmon, qui semble effectivement pour le moins sulfureux. 

Pourquoi sulfureux? Parce qu'il touche à l'intouchable, parce qu'il aborde les aspects que l'on n'a pas l'habitude d'aborder pour des raisons parfois discutables.

Mais, après avoir cité un certain nombre d'extraits somme toute assez significatifs, il me semble trop facile de conclure, qu'il ne s'agit que d'un brulot qui ne mérite même pas la réponse.

Sans même déterminer auparavant, si les questions qu'il pose sont ou ne sont pas vraies.

Car si elle sont vraies, et c'est je pense le cas pour plusieurs entre elles, elles méritent une réponse, et la qualité des motivations de l'auteur n'y change rien.

12/04/2012, 23:37 | Par Berjac en réponse au commentaire de Anne Troncal le 12/04/2012 à 14:39

Votre vision de l'antisémitisme des nazis qui n'auraient plus supporté de voir les juifs détenir l'industrie et la finance me semble étriquée. Le nazisme résulte d'une crise de la société allemande sans rapport avec le comportement des Juifs.

21/04/2012, 00:25 | Par theamar en réponse au commentaire de Anne Troncal le 12/04/2012 à 14:39

A lire vraiment "L'antisémisme son histoire et ses causes" de Bernard Lazare. C'est très intéressant !

12/04/2012, 13:01 | Par Berjac

... et ajouterais-je puisque vous faites allusion aux Protocoles (des sages de Sion), il ne faut pas oublier que s'ils mettent en scène une autorité clandestine imaginaire visant la domination juive sur le monde, ils n'en décrivent pas moins un phénomène réel, le lobbying. La lecture du livre consacré par JJ Mearsheimer et SM Walt au Lobby pro-israélien aux États-Unis (Ed La découverte) montre comment celui-ci domine la vie politique américaine pour ce qui concerne la promotion des intérêts gouvernementaux israéliens.

La différence, c'est que contrairement à ce que prétendent à la fois "Les protocoles" et les "israélistes", il n'existe pas "d'intérêt juif".

12/04/2012, 15:40 | Par jafr

ENTRETIEN AVEC GILAD ATZMON

Gilad Atzmon parle de son livre « The Wandering Who ? »

Gilad Atzmon parvient à s’exprimer de manière originale, et à mettre en question des idées reçues en faisant abstraction de tous les tabous, dans un style novateur, frais, et toujours bien informé. C’est avec grand intérêt que nous avons lu son dernier livre « The Wandering Who ? A Study of Jewish Identity » (*) [« L’errance de qui ? Une étude de l’identité juive »]. C’est un récit très émouvant et éclairant que chacun devrait lire.

Silvia Cattori : « The Wandering Who ? » [« L’errance de qui ? »] — Que recouvre ce titre provocateur ?

Gilad Atzmon : Mon livre « The Wandering Who ? » s’efforce d’atteindre à une compréhension plus profonde de la culture juive et de la politique identitaire juive. Il cherche à aborder certaines questions que la plupart d’entre nous préfèrent éviter. Il y a trois ans, l’historien israélien Shlomo Sand publiait son ouvrage révolutionnaire démantelant le récit fantasmatique de l’histoire juive.

Dans mon livre, j’essaye de pousser la recherche de Sand un pas plus loin ; d’examiner la très problématique attitude juive envers l’histoire, le passé, et la temporalité en général. Il y a cinq ans, les universitaires états-uniens Mearsheimer et Walt ont publié une très précieuse étude sur le lobby israélien aux États-Unis [1]. Là aussi, je m’efforce de reprendre leur recherche au point où ils se sont arrêtés. J’essaye d’expliquer pourquoi le lobbying est inhérent à la politique et à la culture juive.

Il y a deux décennies qu’Israel Shahak a publié son étude d’une importance cruciale sur le Talmud et, dans mon ouvrage, je cherche à la prolonger et à saisir l’attitude profondément raciste et anti-goy [2] qui est intrinsèque à toute forme de politique identitaire juive laïque, qu’il s’agisse du sionisme, du socialisme juif, et même de l’antisionisme juif. Dans « The Wandering Who ? » j’essaye de passer au crible toutes les perceptions reçues concernant la politique identitaire juive.

Silvia Cattori : « The Wandering Who ? » est un témoignage très impressionnant. Il ne pourra pas être ignoré, y compris de vos adversaires. Je crois pouvoir dire sans me tromper qu’avant vous, personne n’a explicité certains aspects critiques de la question israélo-palestinienne de manière aussi franche. Votre analyse est importante pour quiconque cherche à comprendre ce que certains s’attachent à cacher, et pourquoi. Et elle devrait conduire les gens qui ont été délibérément maintenus dans le noir et la confusion, à y voir plus clair. Cela inclut bien évidemment les milieux « progressistes ».

Gilad Atzmon : Merci pour votre soutien et vos compliments.

Silvia Cattori : Cependant, vous marchez sur un terrain miné. On se demande du reste si vous n’exposez pas vos idées et vos points de vue avec une telle force, parce que, en tant qu’ex-Israélien, vous éprouvez de la honte ?

Gilad Atzmon : C’est une bonne question. Je suppose qu’à un certain moment, dans le passé, il est exact de dire que j’ai commencé à ressentir de la honte et de la culpabilité. Cependant j’ai réalisé, il y a déjà plusieurs années, que la culpabilité ne devient un sentiment qui a un sens qu’à partir du moment où il se transforme en responsabilité. Contrairement à certains juifs antisionistes qui déclarent joyeusement et vertueusement « pas en mon nom », je sais très bien que chaque crime israélien est en effet commis en mon nom, en dépit du fait que je ne vis plus là-bas depuis de nombreuses années. J’en suis très troublé.

Silvia Cattori : Est-ce à dire que l’écriture de « The Wandering Who ? » a été pour vous une manière de régler un contentieux personnel avec la « tribu » ?

Gilad Atzmon : Pour être plus précis, ce n’est pas tellement « la tribu » que je critique, mais le sentiment racialement orienté du « tribalisme » qui est au cœur de toute forme de politique identitaire juive.

Silvia Cattori : Cette formidable remise à plat n’est-t-elle pas motivée par le désir d’encourager l’humanité à résister à ce que vous considérez être le réel danger, à savoir l’idéologie juive ?

Gilad Atzmon : Je suis en effet principalement préoccupé par l’idéologie. Je soutiens aussi que ce ne sont pas seulement les Palestiniens qui sont concernés. Je suis très alarmé par le lobbying juif acharné et sa puissance globale de déstabilisation. Le fait que l’AJC (American Jewish Committee) prône la guerre contre l’Iran est très inquiétant. Mais je surveille également de près l’activisme juif de gauche ; et je suis très troublé par ce que je découvre.

Silvia Cattori : Ce livre est-il aussi une tentative d’expliquer à vos lecteurs pourquoi il est si difficile de lutter contre la politique israélienne ?

Gilad Atzmon : Lutter contre Israël pour ce qu’il est – c’est-à-dire l’État juif – signifie tout simplement un conflit ouvert avec le plus grand pouvoir de lobbying existant au monde. D’une part on se confronte à des institutions sionistes puissamment financées. Et d’autre part on est pris en chasse par le réseau juif soi-disant «  progressiste » qui est en fait principalement engagé à contrôler le discours. Il faut comprendre que, contrairement aux sionistes qui agissent ouvertement, les juifs antisionistes travaillent aux mêmes buts mais de façon clandestine.

Silvia Cattori : Vous dites qu’il convient de mettre au centre du problème le « pouvoir juif ». Et qu’en même temps il convient de s’opposer au discours de certains « antisionistes », que vous considérez comme trompeur. Quand vous écrivez : « Le sionisme n’est pas un mouvement colonial ayant un intérêt dans la Palestine, comme le suggèrent certains chercheurs. Le sionisme est en fait un mouvement mondial qui est alimenté par la solidarité tribale unique d’une tierce partie… », vous mettez en question ceux qui caractérisent Israël comme un simple fait « colonial ». C’est en effet un point crucial. En quoi serait-il si difficile d’affirmer que ce n’est pas simplement du colonialisme ?

Gilad Atzmon : En effet, je suis troublé par le manque d’intégrité intellectuelle et de cohérence dans le débat et au-delà. Il m’a fallu un certain temps pour comprendre que des années d’hégémonie juive (intellectuelle) au sein du discours de la solidarité avec la Palestine a conduit à une situation absurde dans laquelle la critique de l’État juif est principalement façonnée par des sensibilités juives.

Essayez, par exemple, d’imaginer une situation dans laquelle notre critique du capitalisme serait formulée délibérément d’une manière excessivement prudente – juste pour s’assurer que les riches ne soient pas offensés. De même, essayez d’imaginer une autre situation tout aussi absurde, dans laquelle notre critique de l’idéologie nazie aurait à prendre en compte les sensibilités des tenants du déterminisme biologique et des antisémites. Il semble tout aussi absurde que nous nous trouvions dans une situation où nous devons prendre garde soigneusement à ce que nous disons au sujet des droits palestiniens– de manière à ne pas offenser les juifs.

Et, oui, je le dis ouvertement. Le sionisme n’est pas un mouvement colonial et n’en a jamais été un. Le colonialisme établit une relation claire entre une mère-patrie et un État colonial ; alors que le sionisme n’a jamais eu une mère-patrie. Il est vrai qu’Israël présente quelques symptômes coloniaux, mais il se limite à ça. Le sionisme est entraîné par l’esprit de la suprématie juive et une notion fantasmatique de « retour chez soi ».

Le trompeur paradigme colonial a été introduit par quelques penseurs « progressistes » juste pour s’assurer que Marx n’est pas laissé en-dehors du discours. À tout le moins intellectuellement, ce que nous voyons là est seulement amusant.

Cependant, il est important de mentionner ici que le seul aspect véritablement colonial dans la réalité sioniste est la relation entre l’État israélien et les colonies : là, les échanges indiquent clairement qui est la «  mère-patrie » et qui est le « colon ».

Silvia Cattori : Je voudrais comprendre pourquoi des défenseurs des droits des Palestiniens, devraient s’abstenir de désigner Israël pour ce qu’il est véritablement ? Quelle est selon vous la véritable raison de leur refus de traiter du « pouvoir juif » et de son impact politique désastreux ?

Gilad Atzmon : Je pense que, quand il s’agit d’Israël et du « pouvoir juif », tout humaniste - moi y compris - a un conflit à gérer. Je le formulerais ainsi : « Comment puis-je dire la vérité sur Israël, le lobby, et le sionisme, tout en maintenant ma position en tant qu’humaniste ? » Il m’a fallu de très nombreuses années pour apprendre à faire la différence entre le grain et la paille. J’ai appris à distinguer entre les juifs (les gens), le judaïsme (la religion) et la judéité (l’idéologie). Cette différenciation n’est pas exempte de problèmes, parce que, comme nous le savons, la plupart des juifs eux-mêmes ne savent pas où ils se situent dans ces trois registres. La plupart des juifs ne savent pas où le judaïsme finit et où la judéité commence.

De même, la plupart des juifs antisionistes ne parviennent pas à admettre qu’ils fonctionnent en fait dans des cellules politiques exclusivement juives. Nous avons affaire, en effet, à une identité politique très particulière. Elle est racialement orientée et profondément raciste. Elle est suprématiste, mais imprégnée de victimisation. Cette identité véhicule une image universelle mais, en réalité, elle est nourrie par des intérêts tribaux.

Toutefois, dans mes écrits, je me limite à des questions concernant l’idéologie (judéité). J’essaye de saisir le sens unique de « peuple élu » et d’observer comment il entre en jeu dans la politique, la culture et la pratique. Il est évident que, pour le moment, il n’y a pas d’outils intellectuels pour limiter la critique de l’idéologie. Et cela signifie vraiment que mes détracteurs se trouvent dans une situation désespérée. Ils n’ont pas les moyens intellectuels pour me réduire au silence, moi ou ma critique, alors ils se rabattent sur des campagnes de diffamation : ils me qualifient d’« antisémite », de « néo-nazi », de « raciste » etc. Assez tragiquement pour eux, personne en-dehors du circuit politique juif ne prend plus au sérieux aucune de ces accusations gratuites.

Je voudrais aussi signaler que la notion de « pouvoir juif » pourrait prêter à confusion ou induire en erreur : elle doit être précisée. Quand je parle de « pouvoir juif », je me réfère strictement à la capacité des groupes d’intérêt juifs à exercer une pression politique. Et il est très important de comprendre ici, et je dois le souligner, que le « pouvoir juif » n’est pas du tout une conspiration. Il est affirmé – très ouvertement – au travers d’organisations mises en place pour exercer une pression et servir les intérêts juifs. Parmi ces groupes, on peut mentionner l’AIPAC [3], l’AJC [4], le CFI [5], le LFI [6], etc. Les sionistes sont fiers de leurs pouvoirs de lobbying et en parlent ouvertement. Ils s’en vantent – ils se réjouissent de voir les membres du Congrès des États-Unis se mettre docilement debout pour ovationner le Premier Ministre Netanyahou.

Silvia Cattori : Il est facile de vous suivre sur ce point et d’être d’accord avec vous quand vous dites qu’Israël et le sionisme représentent un projet unique dans l’histoire [7] et que la relation entre Israël et le lobby juif est également unique. Mais, comme vous l’expliquez fort bien, quand vous et d’autres suggérez que c’est le « pouvoir juif » qui doit être affronté, la « gauche juive », « l’intelligentsia juive », les associations juives pour la paix, vont se dresser pour vous stopper. Est-ce à dire que ces groupes font, eux aussi, clairement partie de ce que vous appelez le « pouvoir juif » ?

Gilad Atzmon : Absolument ! Ou, au moins, elles font partie du problème. Dans mon livre, j’explique très clairement qu’il y a une continuité idéologique complète entre le sionisme et le soi-disant « anti »-sionisme ou la gauche juive en général.

Je fais une distinction entre l’ « antisionisme juif » qui est le plus souvent motivé par le tribalisme juif et se préoccupe principalement des juifs, et « les antisionistes qui se trouvent être juifs ». Ces derniers représentent une catégorie complètement innocente. Inutile de dire que beaucoup de mes partisans se trouvent appartenir à ce dernier groupe.

L’antisionisme juif est là pour donner une apparence de pluralisme au discours de la diaspora juive. Pour quelque raison vous verrez vingt juifs antisionistes venir perturber un concert philarmonique juif, mais vous ne verrez pas ces mêmes activistes venir soutenir un concert palestinien une semaine plus tard. En résumé, leur antisionisme n’est guère plus qu’une affaire interne juive.

Silvia Cattori : Cette question du lobbying est absente du livre « Gaza en crise » de Chomsky et Pappé [8]. Est-ce une surprise pour vous ?

Gilad Atzmon : Pas vraiment. Comme nous le savons, Chomsky s’est montré très critique à l’égard de l’étude de Mearsheimer et Walt sur le lobby juif [9] Je ne connais pas le point de vue de Pappé sur la question. Autant que je sache, il s’abstient de tout commentaire sur le lobby. Je pense que l’on ne peut pas s’attendre à ce que chacun fasse tout le temps des commentaires sur tous les sujets.

Silvia Cattori : Compte tenu de son influence et de sa capacité à orienter les positions du mouvement de solidarité avec les Palestiniens, cette « gauche juive » doit représenter un casse-tête pour une personne comme vous.

Gilad Atzmon : Je ne dirais pas que c’est un grand casse-tête. C’est une chose légèrement bruyante à l’arrière-plan ; c’est comme d’avoir une mouche dans la salle. C’est une nuisance, mais qui ne va pas vous tuer. Cependant, il y a deux manières de la traiter : l’écraser avec un vieux numéro du Guardian, ou ouvrir la fenêtre pour la laisser partir. Je préfère la seconde option. Elle est certainement bien plus humaniste. Il devient de plus en plus évident que ces éléments au sein de la gauche, dominés par l’idéologie juive, se sont rendus eux-mêmes non pertinents dans ce conflit et dans le discours.

La gauche, qui a échoué à saisir l’impact anti-impérialiste de l’Islam, est de toute évidence complètement coupée des affaires actuelles du monde. Ce n’est pas un secret que la gauche juive s’est opposée au Hamas, et s’y oppose toujours. Ce n’est pas un secret que la gauche occidentale est dans la confusion au sujet de l’Islam. La gauche anglo-américaine est aux prises avec une crise d’identité et d’autres formes de lutte pour la justice sociale. Pour ma part, je suis très attiré par l’attitude espagnole et latino-américaine envers la Palestine et l’Islam.

Silvia Cattori : Quand vous évoquez le « pouvoir juif », vous touchez un nerf très sensible. N’êtes-vous pas préoccupé par le fait que cela peut faire venir à l’esprit la question des « Protocoles des sages de Sion » ? Ne jouez-vous pas là avec le feu ?

Gilad Atzmon : Pour commencer, il est évidemment clair que je navigue au plus près du vent. Toutefois, vu l’état instable de notre monde, quelqu’un doit le faire, et il se trouve que c’est moi. En fait, au fil des années, j’ai beaucoup écrit sur les « Protocoles des sages de Sion », et j’ai maintes fois soutenu que les questions relatives à l’authenticité des Protocoles sont, en réalité, complètement hors de propos : le triste panorama que nous dévoile l’AIPAC, ou Haim Saban, - qui se proposent ouvertement de transformer la politique états-unienne par l’intermédiaire du lobbying, des donations et du contrôle des médias - parle de lui-même. Sans parler de Lord Levy qui est le collecteur de fonds numéro un du parti travailliste britannique, au moment où le pays lance une guerre illégale contre un État arabe !

Il est parfaitement clair qu’il n’y a pas ici de complot, et qu’il n’y en a jamais eu : les lobbies juifs agissent - ouvertement – pour promouvoir ce qu’ils croient être les intérêts juifs. L’explication de tout cela est très simple : les sionistes et les Israéliens se sont rendus compte, il y a déjà de nombreuses années, qu’il est beaucoup moins coûteux d’acheter un politicien occidental que d’acheter un tank.

Silvia Cattori : Un chapitre de votre livre est consacré au statut de l’Holocauste. Pouvez-vous développer ?

Gilad Atzmon : Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le maintien au premier plan de l’Holocauste sert à maintenir la primauté de la souffrance juive au centre de tout débat politique. Avec ce lourd nuage au-dessus de notre tête, nous n’allons pas être en mesure de répondre correctement (éthiquement) aux crimes commis par Israël au nom du peuple juif. Par conséquent, je crois vraiment que l’Holocauste doit être dépouillé de son statut religieux ou, de façon générale, de sa primauté. Il doit être discuté ouvertement et traité comme un chapitre historique. Je pense que cela arrivera bientôt et je suis très fier d’être parmi ceux qui poussent dans cette direction.

Et, une fois encore, mes principaux détracteurs sur ce front là ne sont pas les sionistes, mais en réalité les soi-disant juifs « anti »-sionistes. Cette semaine, nous organisons une conférence à Freiburg, en Allemagne, au cours de laquelle nous nous proposons de discuter la question de la liberté d’expression concernant l’Allemagne, Israël et la Palestine. Comme on pouvait s’y attendre, les juifs « anti »-sionistes on mené une vaine bataille pour saboter la conférence : ils ont fait pression sur les orateurs et les organisateurs.

Silvia Cattori : Peut-on connaître leurs noms ?

Gilad Atzmon : Parmi ces détracteurs on trouve l’« anti »-sioniste américain Jeff Halper (qui habite en Palestine occupée et s’oppose également à la démolition de maisons) ; Sarah Kershnar ; Mich Levy du Réseau juif antisioniste ; (réseau qui cherche désespérément à me stopper) ; Naomi Idrissi Wimborne (elle exploite ouvertement la pression montante de la campagne Boycott Disvestissement, Sanctions, en cherchant à démanteler la liberté d’expression) ; le (peu actif) journaliste israélien Shraga Elam [10] ; l’infâme et très actif Tony Greenstein ; et d’autres.

Ils ont tous opéré exactement comme on pouvait s’y attendre : ils ont sali, diffamé, étiqueté, ils ont fait pression, mais ils ont été complètement ignorés. Chose intéressante, les sionistes, eux, ont agi avec plus de dignité, en lançant une contre-conférence, le même jour, à Freiburg. Chose également intéressante, un des fondateurs de l’International Solidarity Movement m’a dit qu’il préférait de beaucoup se battre contre un soldat israélien à un barrage routier que de se battre contre nos détracteurs juifs « anti »-sionistes. Je n’aurais pas pu être plus d’accord.

C’est une vraie honte : ces gens auraient pu apporter une grande contribution au débat au lieu de se réduire à un cliché d’activisme tribal. Inutile de dire que nous avons ouvertement invité tous nos détracteurs à venir à notre conférence et à y exposer leur opposition à la liberté d’expression. Mais, comme vous pouvez l’imaginer, ils se sont bien gardés de répondre positivement.

Silvia Cattori : Le sionisme est souvent présenté, même à gauche, comme étant à l’origine une bonne chose. Du reste certains sionistes, comme Uri Avnery, sont considérés également par les progressistes comme une bonne référence. Vous soutenez que le sionisme, présenté à l’origine comme un projet laïc, n’avait rien de plaisant...

Gilad Atzmon : Au début, le sionisme n’était pas du tout un mouvement monolithique ; il avait plus d’un visage et d’une voix. Nous connaissons tous la dispute entre le sionisme de gauche et les révisionnistes, mais il y a quelques autres variantes du sionisme qui ont disparu au fil des années. Cependant, il est difficile d’interpréter l’action israélienne dans le cadre d’un modèle sioniste parce qu’Israël n’est plus guidé par le sionisme. Si le sionisme a été créé pour résoudre la question juive, Israël a introduit une série de nouvelles questions qui ont trait à l’identité juive, au tribalisme, à la suprématie, etc.

De plus en plus, dans mes écrits, je fais une distinction entre Israël et le sionisme. Le sionisme ne signifie plus grand chose pour les Israéliens. Le sionisme s’est largement réduit à un discours de la diaspora juive. Le sionisme n’est là que pour faire une distinction entre la grande majorité des juifs dans le monde et une demi-douzaine de juifs laïcs qui se présentent comme « anti »-sionistes.

Vous avez mentionné Uri Avnery. Je me rends compte que certaines personnes dans ce mouvement sont critiques à l’égard d’Avnery qu’ils considèrent comme un sioniste. En fait, j’ai beaucoup de respect pour l’homme ; je pense qu’il est un écrivain incroyable et prolifique. Nous devons apprécier où il vit et ce qu’il essaye de faire. Je ne suis évidemment pas d’accord avec Avnery sur certaines questions mais je n’ai aucun doute qu’il se prêterait à un débat ouvert avec moi et d’autres, et c’est une qualité qui manque vraiment dans notre débat.

Silvia Cattori : La gauche israélienne et la plupart des voix juives dissidentes soutiennent clairement le « droit d’Israël à exister ». Et vous ?

Gilad Atzmon : Je ne suis pas en position de déterminer qui a, et qui n’a pas le droit d’exister. Mais je suis qualifié pour prétendre qu’on ne devrait pas célébrer sa propre existence au détriment de celle des autres. Je trouve qu’il est difficile de traiter avec la gauche israélienne, mais ne vous méprenez pas ; il y a certains éléments au sein de la dissidence israélienne qui ont un courage au-delà de toute expression. Ces gens prennent un risque personnel très réel en soutenant la justice. J’ai beaucoup de respect pour leur action.

Silvia Cattori :On se demande en lisant « The Wandering Who ? » si ce n’est-ce pas un comportement un peu judéo-centrique d’attacher autant d’attention à l’identité juive ?

Gilad Atzmon : Je le reconnais ; j’ai passé beaucoup de temps à traiter de ces questions. Parvenu à la trentaine, j’ai commencé à comprendre que j’étais profondément impliqué dans un crime à grande échelle. J’ai quitté Israël parce que je voulais croire que ce serait suffisant pour me libérer, et pour débarrasser les Palestiniens de ma présence.

Mais ensuite j’ai rapidement pris conscience de ce que sont le lobby sioniste et les opérations du sionisme à l’échelle mondiale. Et puis il ne m’a pas fallu longtemps pour commencer à saisir la nature trompeuse de certains éléments au sein du réseau juif de gauche. Je n’ai jamais été impliqué dans aucune activité politique. Je n’ai jamais été membre d’un parti ; mais cette question de la politique juive m’a intrigué, à la fois sur le plan intellectuel et sur le plan éthique. J’ai commencé à lire à ce sujet. J’ai commence à suivre leur activité. Et, à un certain moment, j’ai commencé à écrire sur ce sujet. Je me suis fait très vite quelques ennemis qui, en fait, m’ont fourni une compréhension plus profonde du discours politique juif. Et nous y voilà : j’ai écrit « The Wandering Who ? » Ce sont mes réflexions sur la politique identitaire juive.

Silvia Cattori : En vous lisant attentivement on en vient parfois à se demander si vous évitez de parler de la religion juive juste pour « protéger » la religion en général ?

Gilad Atzmon : En effet, c’est une observation très subtile. Je ne suis pas un gauchiste, et je suis loin d’être un athée. Je suis un musicien, et je suppose que cela fait de moi une personne religieuse, ou au moins une personne ouverte au spirituel. Quand je joue, je ne sais vraiment pas d’où viennent les notes. Pour moi, la beauté est divine, et, de ce fait, j’ai beaucoup de respect pour les croyants et pour les gens ouverts au spirituel.

J’ai beaucoup d’admiration pour les musulmans. Mais je pense aussi que les seuls juifs antisionistes cohérents et authentiques sont en fait les Torah Jews [une secte juive ultra-orthodoxe, les Naturei Karta qui ne compte que très peu de membres. Ndt]. Je comprends leur position. Et, comme chacun peut le voir, ils n’essayent pas de diriger le mouvement de solidarité. Ils font, au contraire, tout ce qu’ils peuvent pour soutenir les Palestiniens. Et ils sont remarquablement humbles et modestes. Je les aime beaucoup.

Silvia Cattori : Mais, à votre avis, le judaïsme n’est-il pas tout aussi « tribal » que l’identité politique juive ?

Gilad Atzmon : Le judaïsme est en effet une religion tribale, nationale, et racialement orientée. Et pourtant, le judaïsme a sa manière de contenir tout cela. Assez tragiquement, quelque chose s’est terriblement mal passé dans le processus de la sécularisation juive et dans l’émergence du discours politique juif.

Les juifs peuvent avoir laissé tomber leur Dieu, mais ils ont conservé la haine du « goy » et les idéologies racistes qui sont au cœur de leur nouvelle identité politique laïque. Ceci explique pourquoi certains éléments talmudiques de haine du goy se sont transformés en pratiques génocidaires dans le discours sioniste.

Silvia Cattori : Selon vous, comment le nationalisme entre-t-il en jeu dans d’autres religions, comme l’Islam ou le christianisme ? Est-il différent du nationalisme juif ?

Gilad Atzmon : Contrairement au judaïsme, qui est tribalement orienté, l’Islam et le christianisme sont des préceptes universels. Ces derniers tentent d’apporter une réponse à l’ensemble de l’humanité, plutôt que de favoriser une tribu aux dépens des autres.

Silvia Cattori : Cela m’a amusée de lire sous votre plume : « À cette époque déjà, j’aspirais à devenir un goy ou au moins à être entouré par des goys. » Qu’entendez-vous par là ?

Gilad Atzmon : C’est assez simple ; pour devenir un ex-juif, il faut arrêter de se sentir « élu ». Ce n’est pas une tâche facile ; je dois encore la pratiquer quotidiennement.

Silvia Cattori : Lorsqu’on visite Israël, on se demande sans cesse comment ces colons venus de l’étrangers peuvent-ils prétendre être chez eux sur des terres volées simplement parce qu’ils sont de confession juive ? Qu’en pensez-vous ?

Gilad Atzmon : Je suis né là-bas. J’ai adoré cet endroit. J’ai eu une enfance très heureuse et une carrière réussie en tant que jeune adulte. Il m’a en effet fallu plusieurs années pour comprendre que quelque chose n’allait pas. J’ai ressenti quelque chose pendant la première guerre du Liban (1981). Au Liban, j’ai commencé à me demander d’où venaient tous ces réfugiés. Puis, lors de la première Intifada (1987) j’ai cru comprendre que certains, là-bas (en Palestine occupée), étaient extrêmement malheureux. Au début des années 1990, je travaillais avec de nombreux Palestiniens de Gaza. J’ai alors réalisé que mon existence dans la région était mêlée à un crime insupportable.

En 1994, j’ai quitté Israël pour de bon. Et depuis 1996 je n’y suis plus retourné. Mais vous devez comprendre que les Israéliens ne voient ni les Palestiniens ni leur sort. Être « élu » est une forme de cécité. Israël ne peut que se voir lui-même. Et cela pourrait bien signifier qu’il n’y a pas de remède à ce conflit.

Silvia Cattori : Ce qui est fascinant en vous lisant est de voir que vous semblez presque heureux d’avoir été ostracisé et accusé d’antisémitisme. Ne craignez-vous pas la prochaine campagne visant à discréditer « The Wandering Who ? » et à vous étiqueter antisémite ?

Gilad Atzmon : Les choses étant ce qu’elles sont, je crois que ceux qui distribuent l’étiquette d’antisémite ne font qu’exposer leur profonde affiliation au sionisme et au judéo-centrisme.

La campagne contre mon livre a déjà commencé. Mais j’ai aussi reçu beaucoup de soutien. J’accepte que ce soit là mon karma. À présent, je sais que, aussi longtemps que l’on m’attaque, cela veut dire que je fais ce qu’il faut faire. Je suppose que, plus on s’oppose à moi, mieux les gens peuvent comprendre ma position.

Comme vous l’avez sans doute remarqué, autrefois les antisémites étaient ceux qui n’aimaient pas les juifs. Aujourd’hui, les antisémites sont ceux que les juifs n’aiment pas. Certains juifs, là-bas, n’apprécient vraiment pas mes efforts. Mais la bonne nouvelle est que personne ne prend plus garde à l’accusation d’antisémitisme. Elle a été trop exploitée.

Silvia Cattori : Vous avez écrit que les jours d’Israël sont comptés. Comment l’envisagez-vous exactement ?

Gilad Atzmon : Indépendamment de la lutte des Palestiniens, Israël ne pourra plus tenir. C’est une société morbide mue par une avidité implacable. Elle est sur le point d’imploser. L’État juif a amplifié la question juive plutôt que de l’éliminer. Et je crois que le temps est venu d’admettre qu’il n’y a peut-être pas de réponse collective à la question. Je suppose que si, avec le temps, les Israéliens apprennent à aimer leurs voisins, la paix pourrait l’emporter. Toutefois, si cela arrive, ils pourraient bien avoir cessé de se considérer comme des élus. Ils seront devenus des gens ordinaires.

Silvia Cattori : Merci Gilad Atzmon. S’entretenir avec vous est un vrai régal.

Gilad Atzmon : Merci beaucoup pour votre attention et votre engagement. C’est toujours aussi un grand plaisir de parler avec vous.

Silvia Cattori

(*) Gilad Atzmon : « The Wandering Who ? A Study of Jewish Identity Politics ». [« L’errance de qui ? Une étude de l’identité juive »], Zero Books 2011.
L’identité juive est liée à certaines des questions les plus difficiles et les plus controversées d’aujourd’hui. Le but de ce livre est d’ouvrir nombre de ces questions à la discussion. Depuis qu’Israël se définit lui-même ouvertement comme l’« État juif », nous devrions nous demander ce que recouvrent les notions de « judaïsme », « judéité », « culture juive » et « idéologie juive ». Gilad examine les aspects tribaux intégrés dans le discours laïc juif, aussi bien sioniste qu’antisioniste ; la « religion de l’Holocauste » ; le sens des mots « histoire » et « temps » dans le discours politique juif ; les idéologies anti-goys entremêlées aux différentes formes du discours politique juif laïc, et même au sein de la gauche juive. Il s’interroge sur ce qui conduit les juifs de la diaspora à s’identifier à Israël et à s’aligner sur sa politique. L’état désastreux de la situation mondiale suscite la demande pressante d’un changement conceptuel dans notre attitude intellectuelle et philosophique envers la politique, la politique identitaire, et l’histoire.
Vous pouvez commander le livre sur Amazon.com ou Amazon.co.uk

Traduit de l’anglais par JPH.

Texte original en anglais :
http://www.silviacattori.net/article2070.html

Premières réactions à ce livre, voir :
 “Tearing the Veil From Israel’s Civility”, par William A. Cook, Counterpunch, 17-18 septembre 2011.[traduction de cet article en français : “Arracher le voile de la civilité israélienne”]
 “London JC launched an attack on Prof’ John Mearsheimer”, par Gilad Atzmon, gilad.co.uk, 22 septembre 2011.
 “Mearsheimer responds to Goldberg’s latest smear”, par John Mearsheimer (et publié par Stephen M. Walt), walt.foreignpolicy.com, 26 septembre 2011.

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Le livre The Wandering Who ? de M. Gilad Atzmon est en cours de traduction ; il sera publié prochainement en français par les Éditions Demi-Lune, dans la Collection Résistances.
Il devrait être disponible fin février ou dans le courant du mois de mars 2012. Merci de votre patience...

Chez le même éditeur, et dans la même collection, nous vous conseillons vivement la lecture du livre Chroniques de GAZA, 2001-2011 du chirurgien français Christophe Oberlin. Lire ici son interview.

 

 [1] « The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy », John J. Mearsheimer and Stephen M. Walt. (Farrar, Straus & Giroux)

[2] Le terme de goy (pluriel : des goys) désigne les non-Juifs. On lui attribue une connotation négative

[3] American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), un groupe de pression né aux États-Unis après la création de l’Etat d’Israël visant à soutenir Israël et à faire la promotion de l’idéologie sioniste

[4] L’AJC : http://www.ajc.org/

[5] Le CFI : http://www.powerbase.info/index.php/Conservative_Friends_of_Israel

[6] Labour Friends of Israel : http://www.imemc.org/article/60469

[7] Voir : « Israël et le sionisme : Un projet unique dans l’histoire – Entretien avec Gilad Atzmon », par Silvia Cattori, 2 mars 2011.

[8] « Gaza in Crisis : Reflections on Israel’s War Against the Palestinians », Noam Chomsky and Ilan Pappe. (Frank Barat Editor)

[9] Voir note (1).

[10] Il réside à Zurich (Ndt)

 

13/04/2012, 10:09 | Par Berjac en réponse au commentaire de jafr le 12/04/2012 à 15:40

Gilad Atzmon fait abstraction des tabous. Ça ne le met pas à l'abri des ambiguïtés. Je veux dire par là que s'il remplaçait "juif" par "israélien" quand il aborde la "politique identitaire juive", son raisonnement tiendrait debout. Le fait est aussi que son discours rejoint et renforce celui des nationalistes israéliens : l'État d'Israël exprime la souveraineté nationale du "Peuple juif" (et non des israéliens) et représente l'intérêt bien compris des "Juifs". Ce duo laisse un chemin étroit et escarpé aux "Juifs antisionistes" et quand il affirme vouloir pousser [la recherche de Shlomo Sand] un pas plus loin, on imagine vers quoi nous conduit ce "pas de plus". Ceci d'autant plus qu'il se démarque résolument de l'athéisme. Ça lui laisse une porte de retour.

La liste de ses "ennemis" devrait tout-de-même nous faire réfléchir. Ce sont tous des gens qui s'engagent sur place et courageusement dans la lutte contre la politique israélienne, confrontés chaque jour aux forces de répression et dont on devine que sa "radicalité" les prend à revers. L'honnêteté devrait pourtant conduire Gilad Atzmon à exposer la teneur des critiques que lui opposent ces "infâme(s) et très actif(s)" ennemis, plutôt que de parler "d'écraser avec un vieux numéro du Guardian" des militants qui risquent d'être écrasés par un bulldozer en s'opposant à la destruction des maisons palestiniennes.

 Cela dit, à condition de les replacer dans le débat identitaire mené par les lobbyistes israéliens et non dans des élucubrations sur le "tribalisme juif", certains des thèmes que Gilad Atzmon aborde sont intéressants.

13/04/2012, 18:19 | Par jafr en réponse au commentaire de Berjac le 13/04/2012 à 10:09

Pour moi tous ces thèmes de Gilad Atzmon sont passionnants. Justement parce qu'il les aborde en homme affranchi des tabous. Passionnants parce qu'ils provoquent la polémique, l'exercice intellectuel par excellence.

Alors que Dominique Vidal qui se dit "intellectuel", d'un coté réduit cet ouvrage à "Une diarrhée nauséabonde qui ne mérite pas de commentaire et qui condamne sans appel son auteur", et de l'autre réduit les lecteurs de cet ouvrage à des héritiers de la France Vichy et des assassins des Algériens. C'est pour moi profondément choquant et d'une tristesse infinie.

Car si notre intellectuel qui préfère le combat d'idées à la répression administrative condamne sans discuter l'auteur Gilad Atzmon pour ce qu'il a fait, il condamne les lecteurs du livre pour ce qu'ils sont…

13/04/2012, 18:28 | Par Berjac en réponse au commentaire de jafr le 13/04/2012 à 18:19

D'abord, tous ses thèmes ne sont pas passionnants.

Ensuite, le fait d'être affranchi des tabous n'est pas un critère suffisant pour l'étude fructueuse de sujets à ce point piégés. Quand Anne Tronqual nous affirme qu' En Allemagne c'était la même chose, les Allemands ne supportaient plus de voir les juifs détenir l'industrie et la finance, tout d'abord, elle débite des âneries et ensuite, elle me remet en mémoire l'opinion de Pierre Desproges : "on peut aborder tous les sujets, mais pas avec n'importe qui".

Alors d'accord pour jeter les tabous par dessus bord (je vous renvoie vers mon blog dans lequel j'ai traité plusieurs sujets en question ici), mais certains interlocuteurs n'apportent pas grand chose à part le risque de se retrouver dans le caniveau.

13/04/2012, 20:44 | Par jafr en réponse au commentaire de Berjac le 13/04/2012 à 18:28

@BerJac

A chacun son tempérament sa sensibilité sa culture…

Pour moi la lecture de Gilad Atzmon, que je découvre (je n'ai pas encore reçu son livre), est très excitante. Chacune de ses phrases trouve en moi un écho et me permet de mieux comprendre ce phénomène qui est pour moi la question juive, et qui est une sorte de puzzle, à laquelle je suis confronté depuis ma petite enfance.

Mon seul intérêt est de comprendre, de trouver la réponse à la question: Comment est-ce possible?

Je dois reconnaitre que l'on rencontre surtout les militants, les petits soldats qui combattent, et dont la conscience est souvent niveau 0, tellement ils savent bien que ce sont les autres qui ont tort. 

Chercher des réponses aux questions un peu au dessus du niveau 0 vous expose aux réactions hostiles. Gilad Atzmon est l'un des très rares esprits clairs, ouverts et qui s'expriment librement. 

Vous assistez comme moi à l'accueil que notre intellectuel! spécialiste! collaborateur du Monde! (il n'y a pas longtemps encore le Monde c'était quelque chose) lui a réservé…

18/04/2012, 19:35 | Par richard crevier en réponse au commentaire de jafr le 12/04/2012 à 15:40

Merci Sylvia. 

12/04/2012, 17:28 | Par dominique vidal

Triste France ! Les uns vomissent leur haine des musulmans, les autres celle des Juifs... et chacun affiche sa bonne conscience raciste. Pour mémoire, l'Etat français a aidé les nazis à assassiner 76 000 Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour mémoire encore, la France de la IVe et de la Ve République a assassiné plusieurs centaines de milliers d'Algériens...

12/04/2012, 18:23 | Par JP Chenet en réponse au commentaire de dominique vidal le 12/04/2012 à 17:28

Pour l'instant c'est vous qui laissez imperturbablement les colons "juifs" assassiner d'ex-juifs islamisés.... Pour explications lire le protocole deSchlomoh Sand( antisionisite israélien?... .)

12/04/2012, 23:18 | Par jafr en réponse au commentaire de dominique vidal le 12/04/2012 à 17:28

Non Dominique Vidal, vous ne pouvez pas nous sortir ça. Vous ne pouvez pas nous reprocher de réagir à votre billet, sous prétexte que l'on fait partie d'une communauté nationale qui, dans son bilan, a de nombreuses victimes.

13/04/2012, 12:51 | Par Anne Troncal

Excusez moi Dominique Vidal, mais la moindre des choses quand vous écrivez un billet sur un sujet aussi sensible, c'est de prendre le temps de bien lire vos interlocuteurs et d'évitez de répondre par des insultes !

Je n'arrive pas à faire le lien entre ce qu'à écrit Gilad Atzmon et le racisme ... peut être faudrait-il sortir d'une certaine paranoïa qui fait percevoir tous ceux qui ne pensent pas exactement comme vous pour des racistes !

13/04/2012, 02:50 | Par dominique vidal

Mesdames, Messieurs,

A soixante ans passés, même quand, comme moi, on reste plus que jamais un intellectuel engagé, on n'est pas pour autant naïf.

Que mon billet ait gêné aux entournures les quelques amis français de Gilad Atzmon et de ses alter ego (encore que le sien soit sans rival), je le comprends. Surtout si son éditeur les a mobilisés pour me répondre, comme le petit mot vengeur qu'il m'a envoyé aujourd'hui s'en targue avec candeur...

Je passe sur les commentaires insultants qui me présentent comme un complice de la politique israélienne, a fortiori pour des raisons opportunistes. Si le ridicule tuait, leurs auteurs seraient décimés: mon engagement de plus de trente ans aux côtés des Palestiniens dans leur lutte contre l'occupation israélienne et le prix que je l'ai payé suffisent à leur répondre. Certaines lignes des commentaires ci-dessus n'appellent, à franchement parler, que le mépris.

Mais l'essentiel n'est pas là: n'importe qui ayant un minimum de connaissances historiques et de conscience politique mesure, à la lecture des longs extraits de "La Parabole d'Esther" que j'ai cités, à quel courant de pensée se rattache son auteur. Et la justice, si nécessaire, pourrait trancher sur ce point. Personnellement, je ne suis pas un partisan de la loi Gayssot, car je préfère le combat d'idées à la répression administrative. Mais, je le dis en pesant mes mots, il y a des limites à la provocation, à l'insulte et à la diffammation...

Bref, si cette "diarrhée nauséabonde" ne vous choque pas, peu m'importe : ce n'est pas pour vous que j'écris, mais pour les sympathisants sincères de la cause palestinienne que ce nouveau livre pourrait induire en erreur.

S'ils ont le moindre doute, je propose simplement à ces derniers de lire ce qu'écrivent sur Gilad Atzmon des militants palestiniens de premier plan, dont un certain nombre connus pour leur engagement en faveur d'un seul État, comme Ali Abunimah et Omar Barghouti. Voici leur texte:

Granting No Quarter: A Call for the Disavowal of the Racism and Antisemitism of Gilad Atzmon

For many years now, Gilad Atzmon, a musician born in Israel and currently living in the United Kingdom, has taken on the self-appointed task of defining for the Palestinian movement...

 

For many years now, Gilad Atzmon, a musician born in Israel and currently living in the United Kingdom, has taken on the self-appointed task of defining for the Palestinian movement the nature of our struggle, and the philosophy underpinning it. He has done so through his various blogs and Internet outlets, in speeches, and in articles. He is currently on tour in the United States promoting his most recent book, entitled, ‘The Wandering Who.’

With this letter, we call for the disavowal of Atzmon by fellow Palestinian organizers, as well as Palestine solidarity activists, and allies of the Palestinian people, and note the dangers of supporting Atzmon’s political work and writings and providing any platforms for their dissemination. We do so as Palestinian organizers and activists, working across continents, campaigns, and ideological positions.

Atzmon’s politics rest on one main overriding assertion that serves as springboard for vicious attacks on anyone who disagrees with his obsession with “Jewishness”. He claims that all Jewish politics is “tribal,” and essentially, Zionist. Zionism, to Atzmon, is not a settler-colonial project, but a trans-historical “Jewish” one, part and parcel of defining one’s self as a Jew. Therefore, he claims, one cannot self-describe as a Jew and also do work in solidarity with Palestine, because to identify as a Jew is to be a Zionist. We could not disagree more. Indeed, we believe Atzmon’s argument is itself Zionist because it agrees with the ideology of Zionism and Israel that the only way to be a Jew is to be a Zionist.

Palestinians have faced two centuries of orientalist, colonialist and imperialist domination of our native lands. And so as Palestinians, we see such language as immoral and completely outside the core foundations of humanism, equality and justice, on which the struggle for Palestine and its national movement rests. As countless Palestinian activists and organizers, their parties, associations and campaigns, have attested throughout the last century, our struggle was never, and will never be, with Jews, or Judaism, no matter how much Zionism insists that our enemies are the Jews. Rather, our struggle is with Zionism, a modern European settler colonial movement, similar to movements in many other parts of the world that aim to displace indigenous people and build new European societies on their lands.

We reaffirm that there is no room in this historic and foundational analysis of our struggle for any attacks on our Jewish allies, Jews, or Judaism; nor denying the Holocaust; nor allying in any way shape or form with any conspiracy theories, far-right, orientalist, and racist arguments, associations and entities. Challenging Zionism, including the illegitimate power of institutions that support the oppression of Palestinians, and the illegitimate use of Jewish identities to protect and legitimize oppression, must never become an attack on Jewish identities, nor the demeaning and denial of Jewish histories in all their diversity.

Indeed, we regard any attempt to link and adopt antisemitic or racist language, even if it is within a self-described anti-imperialist and anti-Zionist politics, as reaffirming and legitimizing Zionism. In addition to its immorality, this language obscures the fundamental role of imperialism and colonialism in destroying our homeland, expelling its people, and sustaining the systems and ideologies of oppression, apartheid and occupation. It leaves one squarely outside true solidarity with Palestine and its people.

The goal of the Palestinian people has always been clear: self determination. And we can only exercise that inalienable right through liberation, the return of our refugees (the absolute majority of our people) and achieving equal rights to all through decolonization. As such, we stand with all and any movements that call for justice, human dignity, equality, and social, economic, cultural and political rights. We will never compromise the principles and spirit of our liberation struggle. We will not allow a false sense of expediency to drive us into alliance with those who attack, malign, or otherwise attempt to target our political fraternity with all liberation struggles and movements for justice.

As Palestinians, it is our collective responsibility, whether we are in Palestine or in exile, to assert our guidance of our grassroots liberation struggle. We must protect the integrity of our movement, and to do so we must continue to remain vigilant that those for whom we provide platforms actually speak to its principles.

When the Palestinian people call for self-determination and decolonization of our homeland, we do so in the promise and hope of a community founded on justice, where all are free, all are equal and all are welcome.

Until liberation and return.

Signed:

Ali Abunimah

Naseer Aruri, Professor Emeritus, University of Massachusetts, Dartmouth

Omar Barghouti, human rights activist

Hatem Bazian, Chair, American Muslims for Palestine

Andrew Dalack, National Coordinating Committee, US Palestinian Community Network

Haidar Eid, Gaza

Nada Elia, US Academic and Cultural Boycott of Israel

Toufic Haddad

Kathryn Hamoudah

Adam Hanieh, Lecturer, School of Oriental and African Studies (SOAS), London

Mostafa Henaway, Tadamon! Canada

Monadel Herzallah, National Coordinating Committee, US Palestinian Community Network

Nadia Hijab, author and human rights advocate

Andrew Kadi

Hanna Kawas, Chair person, Canada Palestine Association and Co-Host Voice of Palestine

Abir Kobty, Palestinian blogger and activist

Joseph Massad, Professor, Columbia University, NY

Danya Mustafa, Israeli Apartheid Week US National Co-Coordinator & Students for Justice in Palestine- University of New Mexico

Dina Omar, Columbia Students for Justice in Palestine

Haitham Salawdeh, National Coordinating Committee, US Palestinian Community Network

Sobhi Samour, School of Oriental and African Studies (SOAS), London

Khaled Ziada, SOAS Palestine Society, London

Rafeef Ziadah, poet and human rights advocate

Une dernière remarque: ce qui est en cause dans cette affaire, c'est l'avenir même du combat pour que justice soit rencue aux Palestiniens. A suivre la "logique" d'Atzmon, il faudait pour y parvenir que les Juifs réforment la Torah et le Talmud, les chrétiens le Nouveau Testament et les musulmans le Coran. S'il en allait ainsi, toute paix juste serait remise au calendes. Et seuls Benyamin Netanyahou, Avigdor Lieberman et Ehoud Barak s'en frotteraient les mains.

Je le répète: le racisme quelles qu'en soient les cibles - Arabes, musulmans, Juifs, chrétiens - est le pire des poisons pour l'avenir des changements en France comme au Proche-Orient.

Comme disaient nos aînés espagnols: "No pasaran !"

13/04/2012, 18:09 | Par jafr en réponse au commentaire de dominique vidal le 13/04/2012 à 02:50

Merci Dominique Vidal pour cette mise au point courageuse, qui met à bas toutes les bêtises et méchancetés qui voudraient nous faire croire que vous parlez sous contrainte et que désormais seuls saxophonistes de jazz puissent exercer le noble travail d'intellectuels.

No pasaran! comme vous venez de si bien dire. Et pour les largués j'ajouterai même: In vino veritas!

P.S. Attention, c'est du second degré...

13/04/2012, 20:08 | Par Demi-Lune en réponse au commentaire de dominique vidal le 13/04/2012 à 02:50

Monsieur Vidal, 

 Que vous fassiez ici, dans vos réponses à vos lecteurs, la preuve de votre suffisance et de votre mépris pour les gens qui ne partagent pas votre avis (sans doute infaillible) est une chose; c'est même votre droit. En revanche, je ne vous permettrai pas d'insinuer comme vous le faites plus haut que je puisse être à l'initiative des commentaires qui vous sont défavorables, sur votre propre blog. Dans le courriel que je vous ai envoyé hier, je ne faisais que constater cet état de fait, non sans une certaine satisfaction, il est vrai. Mais mon mail était avant tout une réponse au vôtre, dans lequel vous asséniez de toute votre hauteur que "Gilad Atzmon serait très seul". Votre interprétation n'est donc qu'une frauduleuse extrapolation, ou au mieux, une sur-interprétation totalement erronée, sans base réelle. Comme pour le contenu du livre de M. Atzmon, vous êtes dans le fantasme, M. Vidal. 

 Pour ce qui est des accusations de "racisme" - je note qu'après nos différents échanges, vous ne parlez plus simplement d'antisémitisme, probablement afin de rendre vos propos plus universels et moins judéo-centrés - je laisse les lecteurs juger par eux-mêmes, en les incitant à ne pas se satisfaire de citations parfois tronquées, et tirées de leur contexte explicatif plus large. S'ils veulent se faire une opinion fondée, ils ne pourront faire l'économie de la lecture de cet ouvrage important. M. Atzmon vous répondra d'ailleurs dans le détail, car vos propos trop graves pour qu'ils ne soient pas réfutés catégoriquement.

 Pour l'instant, puis-je modestement vous faire remarquer que si vous aviez raison, si tel était le cas, c'est-à-dire si le livre contenait réellement le moindre propos raciste, voire antisémite, pensez-vous que des intellectuels (comme MM. John Mearsheimer, Richard Falk, Karl Sabbagh, William Cook, Ramzy Baroud, Ken O'Keefe, Eric Walberg, Paul Larudee, et tant d'autres, y compris le magazine de la gauche américaine CounterPunch, ou le Washington Report on Middle-Eastern Affairs, pour ne citer qu'eux) ne s'en seraient pas rendu compte ? Aucun d'entre eux ? Auraient-ils apporté leur soutien au livre de M. Atzmon dans ces conditions, si comme vous ils s'étaient mépris sur ce qu'écrit l'auteur ? Vous me permettrez de penser que non, car je ne peux les soupçonner une seule seconde d'être, comme vous l'écrivez pour qualifier tous ceux qui ne partagent pas votre opinion, des "naïf(s)" dénués d'un "minimum de connaissances historiques et de conscience politique", des gens qui ne seraient pas des "sympathisants sincères de la cause palestinienne".

 Vous faites montre à leur égard, M. Vidal, d'une incroyable arrogance... alors que vous n'êtes même pas capable de citer correctement, sans vous tromper, le titre complet du livre de M. Atzmon: il ne s'agit en effet pas de "... réflexion sur la politique juive contemporaine", mais de  "Réflexions sur la politique identitaire juive". Cette erreur n'est pas anecdotique: elle est majeure et révélatrice de votre perception erronée du sujet même du livre...

Pour terminer par une pointe d'humour, car Gilad n'en est pas comme vous dénué, vous semblez avoir confondu "No Pasaran" et "Yo no pensara"!

Arno Mansouri,

pour les Editions Demi-Lune,
éditeur du livre de M. Gilad ATZMON La Parabole d'Esther. Anatomie du Peuple Élu; Réflexions sur la politique identitaire juive.

13/04/2012, 10:11 | Par JP Chenet

      Les juifs , les chrétiens et les musulmans n'ont cessés depuis que le monde est monde de réformer et de réinterprètés leurs livres saints et  les athées les leurs. C'est ce qu'on appelle la vie. Il est vrai qu'à soixante ans, comme on peut le constater pour vous,  la vie   n'est plus qu'un souvenir.

      Ca vous aurait  fatigué de produire un texte en français  de ce que l'on reproche à ATZMON je donne ici le lien contradictoire découvert au hasard et qu'il vous aurait été facile à copier/ coller.C'est certainement du racisme que d'écrire en français sur un forum de lecteurs français.

      Je ne discuterais pas des idées d'ATZMOND qui se suffisent à elles-mêmes  et qu'il est inutile de débattre avec vous mais des accusations de racisme que vous proférer à l'encontre de vos contradicteurs. Si vous ne voulez pas de contradicteurs pourquoi vous étalez sur un forum.

      Je ne connais pas vos états de service au service du peuple palestinien de trente ans dites vous, mais ce n'était pas cela dont il était question . Il était question du supposé antisémitisme d'ATZMOND qui prend ainsi rang dans la longue liste des antisémites notoirement faux. Tout ce que la critique compte jadis et actuellement a été accusé d'antisémitisme et dernièrement même Mélenchon parce qu'il avait reçu le compositeur Mikis Théodrakis. Il est amusant que bien qu'opposé à la loi Gaysottise vous en fassiez la menace.

     Vous avez toutefois rendu un service à la vérité en combattant  les idées  d'ATZMOND vous les avez exposées et vous nous avez permis de contrer votre avis. Si vous ne souffrez pas la contradiction ne venez pas sur Internet. A mon avis tout cette histoitre d'antisémitisme est de la pure   paranoïa, n'accusez-vous pas vos contradicteurs, sans preuves,  d'être téléguidés par l'éditeur d'ATZMOND.

  Et cerise sur le gateau les braves informaticiens anonymes de Wikileaks ont mis à jour des textes prouvant la collusion de l'autorité palestinienne dont on vous voit brandir le drapeau  avec les israéliens au sujet de Gaza et de l'occupation des territoires palestiniens. Pourquoi donc se priver puisque vous faites des rapprochements nauséabonds de faire les miens.

13/04/2012, 12:56 | Par Anne Troncal

Je vous rejoints dans votre analyse JP Chenet mais de grâce ne prononcez pas la fin de la vie après 60 ans ... elle est belle la vie quand on ne se l'encombre pas de faux débats !

13/04/2012, 19:37 | Par dominique vidal

Chère Anne Troncal,

Je ne vois pas où vous avez trouvé chez JP Chenet une "analyse".

Visiblement, il ne sait pas lire: les extraits du dernier livre de Gilad Atzmon que je cite suffiraient amplement à le faire condamner pour antisémitisme. S'il insiste, on peut essayer: chiche !

JP Chenet a aussi un léger problème avec l'histoire des religions. Jamais le judaïsme, le christianisme  et l'islam n'ont admis que leurs livres saints puissent être réformés. L'Église catholique, certes, a un pape et, lorsqu'il le convoque, un concile qui peut interpréter sa doctrine. Mais ce n'est le cas ni des juifs ni des musulmans. Quant aux "livres saints" des athées, la formule me paraît audacieuse...  

JP Chenet ne sait pas non plus regarder: le drapeau dont il parle n'est pas celui de l'Autorité palestinienne, mais de la Palestine. Des générations d'hommes et de femmes, là-bas, le considèrent comme le symbole des droits qu'ils revendiquent. Mais JP Chenet a-t-il jamais été sur place ? Moi, j'y suis allé chaque année, depuis plus de trente ans, faire mon métier d'historien et de journaliste...

Bref, JP Chenet ne sait pas grand chose. 

Ah ! J'oubliais qu'il étend sa haine aux sexagénaires.

Je lui répondrai simplement avec Georges Brassens: "Le temps ne fait rien à l'affaire..."

Quant à mes publications, qu'il ignore (et c'est son droit le plus strict), les voici (je me contente des livres):

- "Un autre Israël est possible" (avec Michel Warschawski), Éditions de l'Atelier, Ivry-sur-Seine, 2012
- "Shoah, génocides et concurrence des mémoires", Éditions du Cygne, Paris, 2012;
- "Palestine-Israël : un Etat, deux Etats ?" (dir.), Sindbad Actes Sud, Paris, 2011;
- "Nouveaux acteurs, nouvelle donne. L’état du monde 2012" (dir. avec Bertrand Badie), La Découverte, Paris, 2011.
- "Comment Israël expulsa les Palestiniens 1947-1949", Editions de l’Atelier, Paris, 2007 (avec une postface de Sébastien Boussois) ;
- "Israël, une société bousculée. Vingt-cinq années de reportage", Editions du Cygne, Paris, 2007;
- "Le Mal-être juif", Agone, Marseille, 2003.
Avec Alain Gresh :
- "Les 100 Clés du Proche-Orient", dernière édition avec Emmanuelle Pauly chez Fayard, Paris, 2011;
- "Palestine 47 : un partage avorté", dernière édition chez André Versaille, Bruxelles, 2007;
- "Golfe : clefs pour une guerre annoncée", Le Monde Éditions, 1991;
- "Proche-Orient : une guerre de cent ans", Messidor, Paris, 1984.
Autres ouvrages :
- "L’Opinion, ça se travaille… Les médias, l’OTAN et la guerre du Kosovo", Agone, Marseille, dernière édition 2006 (avec Serge Halimi et Henri Maler);
- "Le Proche-Orient, les banlieues et nous", Éditions de l'Atelier, Paris, 2006 (avec Leila Shahid, Michel Warschawski et Isabelle Avran);
- "Le Mal-être arabe. Enfants de la colonisation", Agone, Marseille, 2005 (avec Karim Bourtel) ;
- "Les historiens allemands relisent la Shoah", Editions Complexe, 2002;
- "Promenades historiques dans Paris", Liana Levi, Paris, 1991 et 1994 (avec Christine Queralt) ;
- "Portraits de China Town, le ghetto imaginaire", Autrement, Paris, 1987 (avec Éric Venturini).

 

  

15/04/2012, 14:07 | Par jafr en réponse au commentaire de dominique vidal le 13/04/2012 à 19:37

@Dominique Vidal

Je suis désolé d'être un peu méchant, mais j'ose espérer que vos ouvrages, dont vous affichez la liste ici, soient d'une autre tenue et d'une autre rigueur que celles dont vous faites montre dans ce billet et dans vos commentaires qui suivent.

14/04/2012, 16:10 | Par jafr

Il semblerait que notre Gilad Atzmon s'inspire des positions de Naturei Karta, un versant ultraorthodoxe juif.

 La Palestine appartient aux Palestiniens, selon «Neturei Karta», des religieux juifs.

Par Silvia Cattori

> silviacattori@yahoo.it

Entretien réalisé par Silvia Cattori (2004)

 

A Hébron nous avons toujours vécu en totale harmonie avec eux.
L’Intifada n’est pas une maladie, c’est une réaction.
Juifs et arabes ont vécu en bonne entente durant des siècles. Le seul problème est apparu avec la création d'Israël et l'occupation des terres des Palestiniens.
Les droits des Palestiniens doivent dépendre de la communauté internationale et non d'Israël. Il faut mettre un terme à cette longue tragédie.

 

La religion devrait rester hors du champ politique. Pourquoi dès lors, lorsque l’on est athée et laïc, se préoccuper de religion ?
Parce que nous venons à penser que l’intervention du facteur religieux ne peut être ignorée de ceux qui veulent comprendre ce qui est à l’arrière fond de la politique de domination qu’Israël exerce sur ses voisins arabes.

Les Rabbins Dovid Weiss, Moshe Beck, Moishe Arve Friedman, par exemple, appartenant à un mouvement qui combat farouchement le sionisme, apportent un éclairage étonnant. Vêtus de cette tenue traditionnelle tout droit sortie du Moyen Age, leur aspect contraste singulièrement avec l’originalité de leur discours.

C’est pourquoi, leur venue à Paris, pour exprimer leur pleine solidarité à Yasser Arafat, alors mourant à l’hôpital de Clamart, n’est pas passée inaperçue.

Désignés comme des ennemis, aussi bien par les sionistes de droite que de gauche, ils critiquent vertement un certain judaïsme et considèrent comme un crime et une honte les conditions dans lesquelles Israël entend se défendre, et voient cette attitude comme une usurpation perpétrée au nom de la religion juive.

A ceux qui disent que «la Terre Sainte appartient aux juifs», ils rétorquent que, revendiquer cette terre, est une véritable «escroquerie».
La Palestine appartient au peuple Palestinien, selon le Rabbin new-yorkais Dovid Weiss, dont nous reproduisons les propos, ci dessous.

S. Cattori


Que signifie le nom «Neturei Karta» (1)?

«Neturei Karta», signifie «gardiens de la cité», par opposition aux forces de l’ordre, qui sont des éléments «destructeurs» en vérité. Les vrais protecteurs, d’une communauté humaine quelle qu’elle soit, sont les sages et les hommes pieux.

De quand date la création de l’organisation Neturei Karta?

Créé en 1938, à Jérusalem, par des dissidents du parti orthodoxe Agoudat Israël, «Naturei Karta» rassemble actuellement des dizaines de milliers de membres en Israël et des centaines de milliers dans le monde, principalement à New York et à Londres.
Le nom de «Neturei Karta» s’applique à ceux qui parmi les juifs, refusent le sionisme.
Il ne s’agit pas d’une organisation structurée comme telle. Toutefois notre groupe a le statut d’observateur à l’ONU.
Nous ne sommes nullement des parias ou une secte, comme voudrait le faire croire le journal Jewish Week par exemple.
Nous considérons que l'idée même d'une souveraineté temporelle juive est contraire à l'enseignement de la Torah.

Le mouvement «Neturei Karta» est réputé à la fois religieux orthodoxe, et antisioniste. Comment conciliez-vous ces deux positions ?

Les milliers de sages et de saints qui, se réclamant de la Torah et se battent contre le sionisme depuis la fin du XIX° siècle, aiment profondément le peuple juif.
L’antisionisme était très largement majoritaire parmi les juifs jusqu’en 1948. Cela allait de Chaim Soloveichik et Shalom Dov Ber Loubavitch (1866-1929) en Europe de l’Est, jusqu’à Samson Raphael Hirsch en Allemagne, et Shlome Eliezer Alfondri au Maroc.
Toutes ces personnes étaient convaincues que le sionisme ne pouvait qu’avoir des effets catastrophiques sur les juifs, tant au plan spirituel que matériel.
Cela se confirme malheureusement, un peu plus chaque jour qui passe.

Est-ce que Neturei Karta est basée en Israël ?

Pendant des siècles, des juifs pieux se sont installés en Terre Sainte pour y honorer Dieu. Il y eut un afflux à la fin du XIX° siècle, principalement à Jérusalem.
Dans toute la Palestine, ces groupes de juifs venus du monde entier, donnaient l’exemple du bon voisinage avec les autochtones arabes.

Quelles sont vos relations avec les juifs orthodoxes qui ont accepté de jouer un rôle politique à l’intérieur de l’Etat d’Israël ?

Il s’agit de personnes qui partagent notre anti-sionisme mais qui, pour des raisons pragmatiques, pratiquent le dialogue avec les autorités israéliennes. Nous sommes d’accord sur le fond.
Toutefois nous sommes plus rigoureux : nous refusons de servir dans l’armée israélienne, nous n’acceptons aucune aide financière de l’Etat israélien, nous refusons de participer aux processus électoraux.
D’ailleurs nous ne voulons pas mettre les pieds en Israël.

Les sionistes de gauche vous combattent, les antisionistes vous ignorent.
N’avez-vous pas l’impression de prêcher dans le désert ?

La gauche israélienne elle-même a perdu la foi dans son éphémère idéologie.
Voyez par exemple la position désabusée des «nouveaux historiens» tels Benny Morris qui attaque vivement les mythes fondateurs de l’Etat d’Israël.
Quant à la droite israélienne, elle qualifie les dirigeants israéliens de traîtres !
Les uns et les autres ne voient pas d’issue à l’imbroglio politique et militaire - véritable chaudron de la haine - que l’Etat d’Israël a mis en place.
Il est à relever ici que les « religieux sionistes » considèrent eux-mêmes, maintenant, que l’Etat israélien a trahi le «véritable sionisme».
Tout cela démontre qu’ils sont à la recherche d’un nouveau positionnement.

Ainsi d’après vous, le judaïsme n’est pas une affaire d’ethnie ou de culture ?

Nullement. Le judaïsme est exclusivement une communauté de foi, et ceci depuis l’époque de Moïse.
La promesse divine révélée sur le Sinaï, concernant la possibilité pour les juifs de vivre sur la Terre Sainte, n’avait rien à voir avec un privilège inconditionnel.
Au contraire, leurs péchés devaient les mener à l’exil et à des châtiments cruels.

Les juifs ont donc failli à leur mission ?

Par deux fois, ils ont failli. C’est pourquoi le Temple de Jérusalem a été détruit deux fois. Et ils vivent actuellement leur second exil. L’exil a pour but de rabaisser notre orgueil, et de nous faire prendre conscience de nos péchés.

Mais l’exil aura bien une fin ?

Les seuls moyens efficaces pour en finir avec l’exil sont d’ordre spirituel : la repentance et les vertus qui en sont indissociables : la prière, l’étude de la Torah et les bonnes actions.
Ni la puissance militaire ni les pressions politiques ne mettront fin à l’exil.
L’agression envers les autres peuples est catastrophique.
Au niveau mondial, maintenant, le sionisme amène un grand nombre de musulmans à considérer les juifs comme leurs ennemis.
Et aussi à voir dans les Etats-Unis leurs ennemis, alors qu’avant 1948 c’était tout le contraire.
Le ressentiment d’une grande partie du Tiers monde contre les Etats-Unis découle de leur soutien politique et militaire à la cause sioniste.
Autrefois, tous les juifs reconnaissaient l’exil comme un juste châtiment. Cela a duré deux mille ans, et cette conscience était, précisément, le remède à l’exil.

Quelles sont vos relations avec les différents peuples parmi lesquels vous résidez ?

Samson Raphael Hirsch, dirigeant de la communauté juive allemande au XIX°siècle, insistait sur notre devoir de vivre et de travailler dans chaque pays en véritables patriotes des lieux où nous résidions.
Ceci pour que nos énergies, matérielles, physiques, spirituelles, soient mises au service des nations qui nous offrent l’hospitalité.
Voilà pourquoi Dieu nous enjoint de ne jamais chercher à rétablir notre nation par nous-mêmes, et de ne jamais manquer de loyauté envers ceux qui nous acceptent.

L’antisémitisme est-il toujours un danger de nos jours ?

Il y a des menaces réelles. Il y a des menaces qui n’ont que l’apparence de la réalité. Et il y a encore des menaces fomentées par les sionistes.
Il ne faut pas être surpris s’ils suscitent un énorme ressentiment parmi les « gentils », tant musulmans que chrétiens.

Vous considérez donc le sionisme comme un négationnisme par rapport à la volonté divine ?

Absolument, c’est une négation de l’essence spirituelle du peuple juif et de la providence divine quant aux affaires humaines. Le sionisme est une conséquence des frustrations de juifs non croyants comme Théodore Herzl.
Ces gens-là reniaient la Torah et reniaient Dieu.
Ils ont prêché le bain de sang et ont plongé les Anglais, les Arabes et les juifs dans une spirale de violence.
Le sionisme est un révisionnisme impudent par rapport au sens traditionnellement donné à notre exil.
Dès le départ, les sionistes ont envisagé de faire couler des fleuves de sang pour atteindre leurs buts. La terreur et la contre terreur, les expropriations, la guerre dès qu’une guerre se termine, voilà ce qu’est devenue la vie quotidienne des Juifs et des Arabes.
Les innocents, et trop souvent les femmes et les enfants, font les frais de cette tragédie.
L’Amérique et l’Occident tout entier sont enracinés dans le sionisme.
S’ils ne participaient pas au bain de sang au Moyen Orient, il n’y aurait aucun problème avec le Tiers Monde, ni aucun «terrorisme ».
Les tentacules du sionisme sont tels que les pays occidentaux sont ses laquais, ce qui donne une dimension mondiale au conflit.
Tout cela était parfaitement prévu dans le Talmud, qui a multiplié les avertissements.

S’agit-il d’une opposition entre matérialistes et spiritualistes ?

Les sionistes commettent l’erreur effroyable de nier l’Esprit. Ils croient qu’ils obtiendront le salut par des moyens matériels, dont l’agression.
Et ils sont fiers de faire état d’une structure politique renforcée par une armée ; ils voudraient imposer à tous les juifs leurs projets, et menacer ceux qui s’y opposent.
Aussi ils font tout ce qu’ils peuvent pour anéantir les hommes politiques et les auteurs non juifs qui remettent un tant soit peu en question leurs revendications.

Le sionisme est susceptible d’envenimer les relations entre juifs et non-juifs ?

Exactement. Car ses effets néfastes vont très loin.
Pour bien des juifs de par le monde, le sionisme a tragiquement remplacé la foi ancienne.
C’est au point qu’ils ne se comprennent plus eux-mêmes, à partir du moment ou une loyauté nationale vide de sens est leur seule règle de vie.
L’agression permanente des juifs, en guerre perpétuelle contre leurs voisins non juifs, est immorale.
Ils ont créé des organisations juives qui prétendent contrôler les peuples, les nations et les autres religions, sous prétexte de défendre les intérêts juifs. Mais en fait, ce sont eux qui les mettent en danger.
Il y a des sionistes qui s’emploient à dicter à des groupes raciaux ou ethniques ce qu’ils doivent dire ou ne pas dire, croire ou ne pas croire et qui passent leur temps à humilier et à exiger des excuses.
Depuis les prêtres jusqu’aux nationalistes noirs, tous doivent inlassablement demander pardon aux juifs, pour des torts réels ou imaginaires.
Et ne parlons pas du harcèlement financier qu’ils ont fait peser sur les Allemands ou les Suisses, constamment sommés de verser des «réparations».
Réparations financières, dans le cas de la Suisse, sans rapport avec le moindre dommage réel. Ce chantage va du boycott économique jusqu’à des mises en quarantaine diplomatiques.

Le sionisme est donc pour vous une menace ?

Écoutez, les sionistes influencent les gouvernements. Ils leur font faire des guerres et organiser des embargos en fonction des retombées éventuelles sur Israël.
Et les hommes politiques américains sont soumis à des pressions ou menacés de toutes les calomnies s’ils ne sont pas suffisamment loyaux… à Israël !

Si jadis les juifs étaient l’humilité même, et inspirés par la foi, maintenant ils se caractérisent par leur triomphalisme sécularisé.
L’énorme accumulation de richesses et de pouvoirs par le sionisme rend difficile la transmission du message de la Torah.
Le sionisme amène les communautés de toute nature à se dresser les unes contre les autres, à se dresser contre ceux qu’ils considèrent, à tort, comme représentants du judaïsme. Or, ces tensions sont encouragées par le sionisme.
A force d’arrogance envers les non-juifs, par étapes successives : «d’abord on va vous instruire ; ensuite on va vous combattre ; à la fin on va vous arrêter», les sionistes ont révélé leur insensibilité à l’égard de leurs voisins et leur mépris complet de leurs droits humains.
Si bien qu’ils alimentent l’antisémitisme et exaspèrent les esprits.
Ceci pour dire que les sionistes ont besoin de l’antisémitisme.
Là où l’antisémitisme n’existe pas, ils le fabriquent. Voilà pourquoi et comment Israël est devenu le pays le plus dangereux au monde pour les juifs. Après cinq guerres sanglantes, tout le monde y vit dans la terreur.
Contrairement à l’image «machiste» du sioniste, les juifs sont aujourd’hui plus faibles que jamais. En nombre, nous sommes insignifiants.
La Bible nous enjoint d’être «un royaume des prêtres et une nation sainte», et les possessions matérielles ne devraient être que des moyens pour faire régner la justice et l’amour envers tous les humains.
La Terre Sainte, comme toute terre, nous rejette dès lors que nous prétendons y exercer notre domination.

Vous êtes donc en faveur de l’autodétermination des Palestiniens sur toute la Palestine historique ?

Bien sûr, les Palestiniens doivent pouvoir s’appuyer sur leur propre gouvernement. Il nous est interdit de les voler, de les expulser, de les assujettir comme Israël le fait. Il est tragique que tous ces abus se pratiquent au nom du judaïsme.
Nous sommes venus ici en France pour exprimer notre solidarité au président Arafat et sa famille.
Les Arabes ne nous haïssent nullement.
A Hébron nous avons toujours vécu en totale harmonie avec eux.
L’Intifada (le soulèvement Palestinien) n’est pas une maladie, c’est une réaction.
Juifs et arabes ont vécu en bonne entente durant des siècles. Le seul problème est apparu avec la création d'Israël et l'occupation des terres des Palestiniens.
Les droits des Palestiniens doivent dépendre de la communauté internationale et non d'Israël. Il faut mettre un terme à cette longue tragédie.
Le sionisme est un dévoiement de la religion juive. C'est le sionisme qui provoque aujourd'hui, comme hier, l'antisémitisme.

On vous a vu brûler des drapeaux israéliens dans des manifestations.
Cela signifie-t-il que vous mettez l’idée de retour des réfugiés palestiniens au centre du débat ?

Bien sûr, car la Palestine appartient aux Palestiniens.
L'idée d'une solution provisoire avec deux Etats côte à côte n'est ni juste ni viable.
Et les sionistes ne sont pas les représentants des juifs.
Ce sont des imposteurs !
Une fois l’Etat d’Israël démantelé, nous sommes convaincus que les citoyens de toute confession auront leur place dans le nouvel Etat, s’ils respectent les lois.

Quelles sont vos relations avec les musulmans ?

L’un de nos dirigeants, le rabbin Yosef Chaim Sonnenfeld, a entretenu des relations d’amitié et de confiance avec les dignitaires arabes, auxquels il rendait visite en toute humilité.
Avec les Arabes chrétiens, nos relations sont également amicales.

Mais cette harmonie ne semble-t-elle pas maintenant bien utopique ?

Le système soviétique s’est écroulé en une nuit. Il en sera de même pour le sionisme.
L’Etat d’Israël doit être démantelé pacifiquement et sans plus tarder.
C’est l’esprit, la prière, qui en viendra à bout.
Nous demanderons pardon aux Palestiniens, et ensuite nous leur demanderons humblement l’autorisation de séjourner parmi eux.


(1) www.nkusa.org
Sur les origines du mouvement, voir :
Exile and Redemption : the Torah Approach, Neturei Karta, P.O.B. 81, Monsey N.Y. 10952.
et Yeshivas Bais Yehudi, 102 Saddle River Rd, P.O.B. 256, Monsey, N.Y. 10952 .
An introductory Exploration of Zionism, Jewish-Gentile Relations and the Recent Dialogue With the Nation of Islam, By a Friend of Neturei Karta.

14/04/2012, 23:37 | Par dominique vidal

Gilad Atzmon, antisemitism and the left

The Palestinian cause is hindered, not helped, when the left fails to notice or confront anti-semitism

Gilad Atzmon

Jazz saxophonist Gilad Atzmon is a former soldier in the Israeli army and advocate of the Palestinian cause. Photograph: Eamonn Mccabe 

Gilad Atzmon is a world renowned jazz musician, and a former soldier in the Israeli army, so his advocacy of the Palestinian cause is guaranteed to draw attention. Indeed, a small leftwing publisher, Zero Books, has commissioned Atzmon to write a book on the Jews as part of an otherwise entirely credible series by respected left figures such as Richard Seymour, Nina Power and Laurie Penny.

The trouble is that Atzmon has often argued that the Zionist oppression of the Palestinians is attributable not to the bellicose politics of the Israeli state, but to Jewish lobbies and Jewish power. Atzmon's antisemitic writings include, for example, a 2009 article – Tribal Marxism for Dummies – in which he explains that while "Marxism is a universal paradigm, its Jewish version is very different. It is there to mould Marxist dialectic into a Jewish subservient precept". Atzmon argues that it is merely a "Judeo-centric pseudo intellectual setting which aims at political power" and that "Jewish Marxism is there to … stop scrutiny of Jewish power and Jewish lobbying".

This is a wild conspiracy argument, dripping with contempt for Jews. Sadly, Atzmon's status as a celebrity advocate of the Palestinian cause means that he has been feted by some on the left. The Socialist Workers party, for example, used to invite him to attend their public events, and Indymedia has robustly defended Atzmon, even banning people who object to him.

Sadly, the left does not have an unblemished record on opposing antisemitism. In 2009, for example, the respected American leftist publication Counterpunch published an article by Alison Weir of the organisation If Americans Knew defending the unsubstantiated and implausible claims made by the Swedish newspaper Aftonbladet about Israeli soldiers murdering Palestinians in Gaza to harvest their organs.

Weir implied, with no evidence, that Israel is at the centre of international organ smuggling. She then explicitly argued that the medieval "blood libel" – that Jews kill Christian children – has a basis in fact. Elsewhere, more than 3 million people have watched on YouTube the antisemitic film Zeitgeist: the Movie, despite its recycling of paranoia about a Jewish plot for world domination.

Sometimes well-meaning people fail to recognise antisemitism when they encounter it, because they are not attuned to the linguistic codes in which it is expressed, or are unaware of the cultural themes of anti-Judaic prejudice being drawn upon. Anti-Judaic bigotry predates modern racism, and is embedded in our culture. In pre-capitalist Europe Christians were prohibited from usury – lending money for interest. Medieval Jewry thus played a social role as financiers. The enduring negative stereotype of Jews as "greedy" therefore derived from medieval opposition to finance capital. As Martin Luther wrote in 1543: "[The Jews] let us work in the sweat of our brow to earn money and property while they sit behind the stove, idle away the time, fart, and roast pears … with their accursed usury they hold us and our property captive. … Thus they are our masters and we are their servants, with our property, our sweat, and our labour."

Luther may have little direct influence on modern antisemitism, but the identification of Jews as trying to control the world through money still has widespread currency, and informs the idea of a "Jewish lobby" that dictates American support for Israel.

The 19th century saw anti-Judaic feeling given a gloss of pseudo-science, with the birth of modern racialised antisemitism. This made an important difference because it created a racial category for the Jews. Whereas medieval anti-Judaism had regarded Jewishness as a question of faith, and therefore believed that Jews stopped being Jews if they accepted Christ, in the 19th century Jews came to be seen as aliens in Europe.

The Jews have always regarded themselves as a nation without a home, and it should come as no surprise that in response to such antisemitism Jewish political nationalism arose across Europe in the 19th century, or that Zionism then gave expression to the aspiration for a Jewish nation state. The actually existing Israel is founded upon displacement of another people, and there will never be peace and security until the Palestinians achieve justice. However, the cause of the Palestinians is hindered, not helped, by association with antisemitism.

It is incumbent upon the left and the Palestinian solidarity movement to both be aware of the conscious effort of far-right antisemites to infiltrate the movement, and to vigorously oppose and exclude antisemites. We would not hesitate to condemn racists, homophobes or sexists, and must be equally robust in opposing anti-Jewish hate-speech.

14/04/2012, 23:45 | Par dominique vidal

Gilad Atzmon and Jewishness


This updates the posting of 28 February 2012. 13.02.12
The revised critique and list of signatories in ‘Not Quite “Ordinary Human Beings”—Anti-imperialism and the anti-humanist rhetoric of Gilad Atzmon’ is followed by some reviews of Atzmon’s book The Wandering Who?


Atzmon critique
Not Quite “Ordinary Human Beings”—Anti-imperialism and the anti-humanist rhetoric of Gilad Atzmon

[The following statement has been published on several websites. The version published here contains the most up-to-date list of signers.]

Attempting to latch onto the just, vital, and growing movement in support of the Palestinian national liberation struggle, Gilad Atzmon is one of a very small and unrepresentative group of writers who have argued (in agreement with many Zionists) that there is no meaningful distinction to be made between Jews in general and Israeli atrocities. According to Atzmon, the latter are simply a manifestation of Jews’ historic relationship to gentiles, an authentic expression of an essentially racist, immoral, and anti-human “Jewish ideology.”

Atzmon’s statements, besides distorting the history of Jews and constituting a brazen justification for centuries of anti-Jewish behavior and beliefs, also downgrade anti-Zionism to a mere front in the broader (anti-Jewish) struggle. Atzmon has specifically described Zionism not as a form of colonialism or settlerism, but as a uniquely evil ideology unlike anything else in human history. In addition to any ethical problems, this line of argumentation actually strengthens Zionism’s grip and claim to be the authentic representative of Jews. It obscures the reality that Zionism is an imperialist and colonialist enemy of Jewish people and Palestinians, as well as the Arab people generally and all those oppressed and exploited by imperialism.

In his online attack on Moshe Machover, an Israeli socialist and founder of the anti-Zionist group Matzpen, Atzmon states:

Machover’s reading of Zionism is pretty trivial. “Israel,” he says, is a “settler state.” For Machover this is a necessary point of departure because it sets Zionism as a colonialist expansionist project. The reasoning behind such a lame intellectual spin is obvious. As long as Zionism is conveyed as a colonial project, Jews, as a people, should be seen as ordinary people. They are no different from the French and the English, they just happen to run their deadly colonial project in a different time.[1]

For Atzmon, such views are “pretty trivial” and “lame” because he holds that Jews are in fact radically different from the French and the English. Of the many quotes we could provide in this regard, here is a small sampling:[2]

In order to understand Israel’s unique condition we must ask, “who are the Jews? What is Judaism and what is Jewishness?”[3]

Zionism is a continuation of Jewish ideology.[4]

The never-ending robbery of Palestine by Israel in the name of the Jewish people establishes a devastating spiritual, ideological, cultural and, obviously, practical continuum between the Judaic Bible and the Zionist project. The crux of the matter is simple yet disturbing: Israel and Zionism are both successful political systems that put into devastating practice the plunder promised by the Judaic God in the Judaic holy scriptures.[5]

Sadly, we have to admit that hate-ridden plunder of other people’s possessions made it into the Jewish political discourse both on the left and right. The Jewish nationalist would rob Palestine in the name of the right of self-determination, the Jewish progressive is there to rob the ruling class and even international capital in the name of world working class revolution.[6]

Were Jewish Marxists and cosmopolitans open to the notion of brotherhood, they would have given up on their unique, exclusive banners and become ordinary human beings like the rest of us.[7]

I do not consider the Jews to be a race, and yet it is obvious that “Jewishness” clearly involves an ethno centric and racially supremacist, exclusivist point of view that is based on a sense of Jewish “chosen-ness.”[8]

At the most, Israel has managed to mimic some of the appearances of a Western civilisation, but it has clearly failed to internalise the meaning of tolerance and freedom. This should not take us by surprise: Israel defines itself as a Jewish state, and Jewishness is, sadly enough, inherently intolerant; indeed, it may be argued that Jewish intolerance is as old as the Jews themselves.[9]

Israel and Zionism then, has proved to be a short lived dream. It was initiated to civilise Jewish life, and to dismantle the Jewish self-destructive mode. It was there to move the Jew into the post-herem[10] phase. It vowed to make the Jew into a productive being. But as things turned out, neither the Zionists nor the “anti Zionists” managed to drift away from the disastrous herem culture. It seems that the entire world of Jewish identity politics is a matrix of herems and exclusion strategies. In order to be “a proper Jew,” all you have to do is to point out whom you oppose, hate, exclude or boycott.[11]

The conclusion to such views is not difficult to draw:

The endless trail of Jewish collective tragedies is there to teach us that Jews always pay eventually (and heavily) for Jewish power exercises. Yet, surprisingly (and tragically) enough, Jews somehow consistently fail to internalise and learn from that very lesson.[12]

More precisely, commenting on the climax of State violence directed at Jews in the 1930s, most famously by Germany, but also in most other European nations, Atzmon is clear:

The remarkable fact is they don’t understand why the world is beginning to stand against them in the same way they didn’t understand why the Europeans stood against them in the 1930s. Instead of asking why we are hated they continue to toss accusations on others.[13]

Within the discourse of Jewish politics and history there is no room for causality. There is no such a thing as a former and a latter. Within the Jewish tribal discourse every narrative starts to evolve when Jewish pain establishes itself. This obviously explains why Israelis and some Jews around the world can only think as far as “two state solution” within the framework of 1967 borders. It also explains why for most Jews the history of the holocaust starts in the gas chambers or with the rise of the Nazis. I have hardly seen any Israelis or Jews attempt to understand the circumstances that led to the clear resentment of Europeans towards their Jewish neighbors in the 1920’s-40’s.[14]

It is, as such, not surprising that Atzmon’s work has received enthusiastic reviews by such prominent members of the racist right as former Ku Klux Klan leader David Duke, Kevin MacDonald of the Occidental Observer, David Icke, and Arthur Topham’s the Radical Press. It should not be surprising that Atzmon has distributed articles defending Holocaust deniers and those who write of “the Hitler we loved and why.”[15] These connections ultimately serve the interests of Zionism, which seeks to conflate anti-Zionism with anti-Jewishness. Zionist agents have repeatedly attempted to ensnare and link Palestinian, Arab, and/or Muslim rights advocates to Neo-Nazism, through dirty tricks and outright lies.

It is more surprising and disappointing, then, that a small section of the left has opted to promote Atzmon and his works. In the UK, the Socialist Workers Party promoted Atzmon for several years before finally breaking with him; his latest book The Wandering Who? has been published by the left-wing Zero Books (a decision that elicited a letter of protest from several Zero authors).[16] In the United States, the widely-read Counterpunch website has repeatedly chosen to run articles by Atzmon. Currently, in February and March 2012, Atzmon is on tour in North America, where several of his speaking engagements are being organized by progressive anti-imperialists who we would normally like to consider our allies.

While perhaps well-meaning, operating under the assumption that any opposition to Zionism is to be welcomed, progressives who promote the work of Atzmon are in fact surrendering the moral high ground by encouraging a belief-system that simply mirrors that of the most racist section of Israeli society. Anti-racism is not a liability; on the contrary, it is a principle that makes our movements stronger in the long fight for a better tomorrow.

As political activists committed to resisting colonialism and imperialism—in North America and around the world—we recognize that there can be different interpretations of history, and we welcome exploring these. Without wishing to debate the question of whether far-right and racist ideologues should be censored, or how, we see no reason for progressive people to organize events to promote their works.

In our struggle against Zionism, racism, and all forms of colonialism and imperialism, there is no place for antisemitism or the vilification of Jews, Palestinians or any people based on their religions, cultures, nationalities, ethnicity or history. At this historic junction—when the need to struggle for the liberation of Palestine is more vital than ever and the fault lines of capitalist empire are becoming more widely exposed—no anti-oppressive revolution can be built with ultra-right allies or upon foundations friendly to creeping fascism.

As’ad AbuKhalil, The Angry Arab News Service, Turlock, CA
Suha Afyouni, solidarity activist, Beirut, LEBANON
Max Ajl, essayist, rabble-rouser, proprietor of Jewbonics blog site, Ithaca, NY
Haifaa Al-Moammar, activist, stay-at-home mom, and marathon walker, Los Angeles, CA
Electa Arenal, professor emerita, CUNY Graduate Center/Hispanic & Luso-Brazilian Literatures and Women’s Studies, New York, NY
Gabriel Ash, International Jewish Anti-Zionist Network, Geneva, SWITZERLAND
John Baglow, writer, researcher, consultant, CANADA
Joel Beinin, Donald J. McLachlan Professor of History, Stanford University, Palo Alto, CA
Dan Berger, Wild Poppies Collective, Philadelphia, PA
Chip Berlet, Boston, MA
Nazila Bettache, activist, Montréal, CANADA
Sam Bick, Tadamon!, Immigrant Workers Center, Montréal, Québec
Max Blumenthal, author; writing fellow, The Nation, New York, NY
Lenni Brenner, author, Zionism in the Age of the Dictators, New York, NY
Café Intifada
Paola Canarutto, Rete-ECO (Italian Network of Jews against the Occupation), Torino, ITALY
Paulette d’Auteuil, National Jericho Movement, Albuquerque, NM
Susie Day, Monthly Review, New York, NY
Ali Hocine Dimerdji, PhD student at The University of Nottingham, in Nottingham, UK
Roxanne Dunbar-Ortiz, professor emerita, California State University
Todd Eaton, Park Slope Food Coop Members for Boycott/Divestment/Sanctions, Brooklyn, NY
Mark Elf, Jews sans frontieres
S. EtShalom, registered nurse, Philadelphia, PA
Benjamin Evans, solidarity activist, Chicago, IL
Steven Fake, author and activist, Reading, PA
David Finkel, managing editor, Against the Current, Detroit, MI
First of May Anarchist Alliance
Racheli Gai, Jewish Voice for Peace and Tucson Women in Black
Sherna Berger Gluck, professor emerita, California State University/Israel Divestment Campaign, CA
Neta Golan, International Solidarity Movement
Tony Greenstein, Secretary Brighton Unemployed Centre/UNISON, Jews for Boycotting Israeli Goods, Brighton, UK
Andrew Griggs, Café Intifada, Los Angeles, CA
Jenny Grossbard, artist, designer, writer and fighter, New York, NY
Freda Guttman, activist, Montréal, CANADA
Adam Hanieh, lecturer, Department of Development Studies/SOAS, University of London, UK
Swaneagle Harijan, anti-racism, social justice activism, Seattle, WA
Sarah Hawas, researcher and solidarity activist, Cairo, EGYPT
Stanley Heller, “The Struggle” Video News, moderator “Jews Who Speak Out”
Mostafa Henaway, Tadamon!, Immigrant Workers Center, Montréal, CANADA
Elise Hendrick, Meldungen aus dem Exil/Noticias de una multipátrida, Cincinnati, OH
Doug Henwood, Left Business Observer, New York, NY
Ken Hiebert, activist, Ladysmith, CANADA
Louis Hirsch, Jewish Voice for Peace (for ID purposes ONLY), Chicago, IL
Elizabeth Horowitz, solidarity activist, New York, NY
Adam Hudson, writer/blogger, San Francisco Bay Area, CA
Dhruv Jain, Researcher at the Jan Van Eyck Academie and PhD student at York University, Paris, FRANCE
Remi Kanazi, poet and author of Poetic Injustice: Writings on Resistance & Palestine
Tom Keefer, an editor of the journal Upping the Anti, Toronto, CANADA
Karl Kersplebedeb, Left Wing Books, Montréal, CANADA
Anne Key, Penrith, Cumbria, UK
Mark Klein, activist, Toronto, CANADA
Bill Koehnlein, Brecht Forum, New York, NY
L.A. Palestine Labor Solidarity Committee, Los Angeles, CA
Mark Lance, Georgetown University/Institute for Anarchist Studies, Washington, DC
David Landy, author, Jewish Identity and Palestinian Rights: Diaspora Jewish Opposition to Israel, Dublin, IRELAND
Bob Lederer, Pacifica/WBAI producer, Queers Against Israeli Apartheid, New York, NY
Matthew Lyons, Three Way Fight, Philadelphia, PA
Karen MacRae, solidarity activist, Toronto, CANADA
Heba Farouk Mahfouz, student activist, blogger, Cairo, EGYPT
Marvin Mandell and Betty Reid Mandell, co-editors, New Politics, West Roxbury, MA
Ruth Sarah Berman McConnell, retired teacher, DeLand, FL
Kathleen McLeod, poet, Brisbane, AUSTRALIA
Fred Mecklenburg, News & Letters Committees in Chicago, IL
Karrie Melendres, Los Angeles, CA
Matt Meyer, Resistance in Brooklyn, New York, NY
Amirah Mizrahi, poet and educator, New York, NY
mesha Monge-Irizarry, co-director of Education Not Incarceration; SF MOOC City commissioner, San Francisco, CA
Matthew Morgan-Brown, solidarity activist, Ottawa, CANADA
Michael Novick, People Against Racist Terror/Anti-Racist Action, Los Angeles, CA
Saffo Papantonopoulou, New School Students for Justice in Palestine, New York, NY
Susan Pashkoff, Jews Against Zionism, London, UK
Tom Pessah, UC Berkeley Students for Justice in Palestine, Berkeley, CA
Marie-Claire Picher, Theater of the Oppressed Laboratory (TOPLAB), New York, NY
Sylvia Posadas (Jinjirrie), Kadaitcha, Noosa, AUSTRALIA
Roland Rance, Jews Against Zionism, London, UK
Danielle Ratcliff, San Francisco, CA
Liz Roberts, War Resisters League, New York, NY
Manfred Ropschitz, UK
Jonathan Rosenhead, British Committee for the Universities of Palestine
Emma Rosenthal, contributor, Shifting Sands: Jewish Women Confront the Israeli Occupation, Los Angeles, CA
Penny Rosenwasser, PhD, Oakland, CA
Suzanne Ross, Free Mumia Abu-Jamal Coalition, The Riverside Church Prison Ministry, New York, NY
Gabriel San Roman, Orange County Weekly, Orange County, CA
Ian Saville, performer and lecturer, London, UK
Joel Schwartz, CSEA retiree/AFSCME, New York, NY
Tali Shapiro, Anarchists Against the Wall, Boycott From Within, Tel Aviv, OCCUPIED PALESTINE
Simona Sharoni, SUNY, author, Gender & the Israeli-Palestinian Conflict, Plattsburgh, NY
Jaggi Singh, No One Is Illegal-Montreal/Solidarity Across Borders, Montréal, CANADA
Michael S. Smith, board member, Center for Constitutional Rights, New York, NY
Pierre Stambul, Union juive française pour la paix (French Jewish Union for Peace), Paris, FRANCE
Muffy Sunde, Los Angeles, CA
Bhaskar Sunkara, editor of Jacobin, Bronx, NY
Tadamon! (http://www.tadamon.ca/), Montréal, CANADA
Ian Trujillo, atheist, Los Angeles, CA
Gabriella Turek, PhD, Auckland, NEW ZEALAND
Henry Walton, SEIU, retired, Los Angeles, CA
Bill Weinberg, New Jewish Resistance, New York, NY
Abraham Weizfeld, author, The End of Zionism and the liberation of the Jewish People, Montreal, CANADA
Ben White, author, Palestinians in Israel: Segregation, Discrimination, and Democracy, Cambridge, UK
Laura Whitehorn, former political prisoner, NYS Task Force on Political Prisoners, New York, NY
Naomi Wimborne-Idrissi, founding member, Jews for Boycotting Israeli Goods (J-BIG)
Asa Winstanley, journalist for Electronic Intifada, Al-Akhbar and others, London, UK
Miriam Yagud, Gloucestershire, ENGLAND
Ziyaad Yousef, solidarity activist

* List in formation
* Organizations listed for identification purposes only
* Contact us at: antiracistantizionist@yahoo.com
Postscript:

This text is not intended as a comprehensive critique of Gilad Atzmon’s politics. It was written quickly by some North American anti-imperialists who learned of Atzmon’s 2012 speaking tour just days before it was to begin in late February 2012. At first it was thought it would be signed by just a few people, but the initiative quickly took on a life of its own, being posted to the web and to multiple listservs, discussed via email and on Facebook, and elsewhere, even before the wording had been finalized or a decision had been made as to how to use it (the initial assumption had been that it would be passed on to organizers with far less fanfare). Instead of a few signatures, within a week there were dozens, and emails continue to arrive from people wishing to sign on. We believe that this speaks to the deep frustration that many of us feel when confronted with Atzmon’s anti-Jewish beliefs, which constitute an affront to our anti-racist principles, as well as a distraction from the essential tasks of opposing colonialist genocide and Israeli apartheid. What this response makes clear is that for many anti-imperialists, opposing such racism remains essential to building a movement against imperialism and the myriad forms of oppression that both feed on and are fed by it.

Any subsequent news or information about this initiative will appear here on the Three Way Fight website (threewayfight.blogspot.com). Those wishing to endorse or discuss this initiative, or for more information, should email antiracistantizionist@yahoo.com. We wish to reiterate that we consider many of those promoting Atzmon’s work to be allies, but would ask that they reconsider their decision to do so. This is not a call for censorship, but for consistency and accountability.
________________________________________
[1] Gilad Atzmon, “Tribal Marxism for Dummies,” originally published in June 2009, republished on his Web site on April 24, 2011.
[2] Many more quotes like these could be provided, but we assume this is enough to show that these are not out-of-context or out-of-character remarks. If not, readers may wish to peruse the section of Atzmon’s website on “Jewishness” at www.gilad.co.uk/writings/category/jewishness
[3] Gilad Atzmon, “Tribal Marxism for Dummies,” Atlantic Free Press, July 2, 2009.
[4] Anayat Durrani, “Exposing Dangerous Myths,” Interview with Gilad Atzmon, originally published in Al-Ahram Weekly (May 19-25, 2011), republished on Atzmon’s Web site on May 19, 2011.
[5] Gilad Atzmon, “Swindler’s List: Zionist Plunder and the Judaic Bible,” Redress Information & Analysis, April 5, 2008.
[6] Ibid.
[7] Ibid.
[8] Gilad Atzmon, “An Interesting Exchange With A Jewish Anti Zionist,” Atzmon’s Web site, August 17, 2011.
[9] Gilad Atzmon, “The Herem Law in the context of Jewish Past and Present,” Atzmon’s Web site, July 16, 2011.
[10] “Herem” is a Hebrew word that refers to banning or excluding someone; it is also the name of the repressive legislation Israel recently passed to enable punitive lawsuits against those calling for a boycott of the apartheid state. For Atzmon, this law is just one more example of Zionism’s Jewish uniqueness (guess he never heard of SLAPPs), as he concludes that “this is what Jews do best: destroying, excluding, excommunicating, silencing, boycotting, sanctioning. After all, Jews have been doing this for centuries.”
[11] Ibid.
[12] Gilad Atzmon, “A Warning From The Past,” Atzmon’s Web site, May 26, 2011.
[13] Quoted in Shabana Syed, “Time for World to Confront Israel: Gilad Atzmon,” Arab News, June 14, 2010.
[14] Gilad Atzmon, “Jewish Ideology and World Peace,” Atzmon’s Web site, June 7, 2010.
[15] Tony Greenstein, “Bookmarks & Invitation to Gilad Atzmon & Holocaust Denial,” JustPeaceUK, Yahoo! Groups, June 9, 2005.
[16] “Zero Authors’ Statement on Gilad Atzmon,” Lenin’s Tomb, September 26, 2011

14/04/2012, 23:45 | Par dominique vidal

Gilad Atzmon and Jewishness


This updates the posting of 28 February 2012. 13.02.12
The revised critique and list of signatories in ‘Not Quite “Ordinary Human Beings”—Anti-imperialism and the anti-humanist rhetoric of Gilad Atzmon’ is followed by some reviews of Atzmon’s book The Wandering Who?


Atzmon critique
Not Quite “Ordinary Human Beings”—Anti-imperialism and the anti-humanist rhetoric of Gilad Atzmon

[The following statement has been published on several websites. The version published here contains the most up-to-date list of signers.]

Attempting to latch onto the just, vital, and growing movement in support of the Palestinian national liberation struggle, Gilad Atzmon is one of a very small and unrepresentative group of writers who have argued (in agreement with many Zionists) that there is no meaningful distinction to be made between Jews in general and Israeli atrocities. According to Atzmon, the latter are simply a manifestation of Jews’ historic relationship to gentiles, an authentic expression of an essentially racist, immoral, and anti-human “Jewish ideology.”

Atzmon’s statements, besides distorting the history of Jews and constituting a brazen justification for centuries of anti-Jewish behavior and beliefs, also downgrade anti-Zionism to a mere front in the broader (anti-Jewish) struggle. Atzmon has specifically described Zionism not as a form of colonialism or settlerism, but as a uniquely evil ideology unlike anything else in human history. In addition to any ethical problems, this line of argumentation actually strengthens Zionism’s grip and claim to be the authentic representative of Jews. It obscures the reality that Zionism is an imperialist and colonialist enemy of Jewish people and Palestinians, as well as the Arab people generally and all those oppressed and exploited by imperialism.

In his online attack on Moshe Machover, an Israeli socialist and founder of the anti-Zionist group Matzpen, Atzmon states:

Machover’s reading of Zionism is pretty trivial. “Israel,” he says, is a “settler state.” For Machover this is a necessary point of departure because it sets Zionism as a colonialist expansionist project. The reasoning behind such a lame intellectual spin is obvious. As long as Zionism is conveyed as a colonial project, Jews, as a people, should be seen as ordinary people. They are no different from the French and the English, they just happen to run their deadly colonial project in a different time.[1]

For Atzmon, such views are “pretty trivial” and “lame” because he holds that Jews are in fact radically different from the French and the English. Of the many quotes we could provide in this regard, here is a small sampling:[2]

In order to understand Israel’s unique condition we must ask, “who are the Jews? What is Judaism and what is Jewishness?”[3]

Zionism is a continuation of Jewish ideology.[4]

The never-ending robbery of Palestine by Israel in the name of the Jewish people establishes a devastating spiritual, ideological, cultural and, obviously, practical continuum between the Judaic Bible and the Zionist project. The crux of the matter is simple yet disturbing: Israel and Zionism are both successful political systems that put into devastating practice the plunder promised by the Judaic God in the Judaic holy scriptures.[5]

Sadly, we have to admit that hate-ridden plunder of other people’s possessions made it into the Jewish political discourse both on the left and right. The Jewish nationalist would rob Palestine in the name of the right of self-determination, the Jewish progressive is there to rob the ruling class and even international capital in the name of world working class revolution.[6]

Were Jewish Marxists and cosmopolitans open to the notion of brotherhood, they would have given up on their unique, exclusive banners and become ordinary human beings like the rest of us.[7]

I do not consider the Jews to be a race, and yet it is obvious that “Jewishness” clearly involves an ethno centric and racially supremacist, exclusivist point of view that is based on a sense of Jewish “chosen-ness.”[8]

At the most, Israel has managed to mimic some of the appearances of a Western civilisation, but it has clearly failed to internalise the meaning of tolerance and freedom. This should not take us by surprise: Israel defines itself as a Jewish state, and Jewishness is, sadly enough, inherently intolerant; indeed, it may be argued that Jewish intolerance is as old as the Jews themselves.[9]

Israel and Zionism then, has proved to be a short lived dream. It was initiated to civilise Jewish life, and to dismantle the Jewish self-destructive mode. It was there to move the Jew into the post-herem[10] phase. It vowed to make the Jew into a productive being. But as things turned out, neither the Zionists nor the “anti Zionists” managed to drift away from the disastrous herem culture. It seems that the entire world of Jewish identity politics is a matrix of herems and exclusion strategies. In order to be “a proper Jew,” all you have to do is to point out whom you oppose, hate, exclude or boycott.[11]

The conclusion to such views is not difficult to draw:

The endless trail of Jewish collective tragedies is there to teach us that Jews always pay eventually (and heavily) for Jewish power exercises. Yet, surprisingly (and tragically) enough, Jews somehow consistently fail to internalise and learn from that very lesson.[12]

More precisely, commenting on the climax of State violence directed at Jews in the 1930s, most famously by Germany, but also in most other European nations, Atzmon is clear:

The remarkable fact is they don’t understand why the world is beginning to stand against them in the same way they didn’t understand why the Europeans stood against them in the 1930s. Instead of asking why we are hated they continue to toss accusations on others.[13]

Within the discourse of Jewish politics and history there is no room for causality. There is no such a thing as a former and a latter. Within the Jewish tribal discourse every narrative starts to evolve when Jewish pain establishes itself. This obviously explains why Israelis and some Jews around the world can only think as far as “two state solution” within the framework of 1967 borders. It also explains why for most Jews the history of the holocaust starts in the gas chambers or with the rise of the Nazis. I have hardly seen any Israelis or Jews attempt to understand the circumstances that led to the clear resentment of Europeans towards their Jewish neighbors in the 1920’s-40’s.[14]

It is, as such, not surprising that Atzmon’s work has received enthusiastic reviews by such prominent members of the racist right as former Ku Klux Klan leader David Duke, Kevin MacDonald of the Occidental Observer, David Icke, and Arthur Topham’s the Radical Press. It should not be surprising that Atzmon has distributed articles defending Holocaust deniers and those who write of “the Hitler we loved and why.”[15] These connections ultimately serve the interests of Zionism, which seeks to conflate anti-Zionism with anti-Jewishness. Zionist agents have repeatedly attempted to ensnare and link Palestinian, Arab, and/or Muslim rights advocates to Neo-Nazism, through dirty tricks and outright lies.

It is more surprising and disappointing, then, that a small section of the left has opted to promote Atzmon and his works. In the UK, the Socialist Workers Party promoted Atzmon for several years before finally breaking with him; his latest book The Wandering Who? has been published by the left-wing Zero Books (a decision that elicited a letter of protest from several Zero authors).[16] In the United States, the widely-read Counterpunch website has repeatedly chosen to run articles by Atzmon. Currently, in February and March 2012, Atzmon is on tour in North America, where several of his speaking engagements are being organized by progressive anti-imperialists who we would normally like to consider our allies.

While perhaps well-meaning, operating under the assumption that any opposition to Zionism is to be welcomed, progressives who promote the work of Atzmon are in fact surrendering the moral high ground by encouraging a belief-system that simply mirrors that of the most racist section of Israeli society. Anti-racism is not a liability; on the contrary, it is a principle that makes our movements stronger in the long fight for a better tomorrow.

As political activists committed to resisting colonialism and imperialism—in North America and around the world—we recognize that there can be different interpretations of history, and we welcome exploring these. Without wishing to debate the question of whether far-right and racist ideologues should be censored, or how, we see no reason for progressive people to organize events to promote their works.

In our struggle against Zionism, racism, and all forms of colonialism and imperialism, there is no place for antisemitism or the vilification of Jews, Palestinians or any people based on their religions, cultures, nationalities, ethnicity or history. At this historic junction—when the need to struggle for the liberation of Palestine is more vital than ever and the fault lines of capitalist empire are becoming more widely exposed—no anti-oppressive revolution can be built with ultra-right allies or upon foundations friendly to creeping fascism.

As’ad AbuKhalil, The Angry Arab News Service, Turlock, CA
Suha Afyouni, solidarity activist, Beirut, LEBANON
Max Ajl, essayist, rabble-rouser, proprietor of Jewbonics blog site, Ithaca, NY
Haifaa Al-Moammar, activist, stay-at-home mom, and marathon walker, Los Angeles, CA
Electa Arenal, professor emerita, CUNY Graduate Center/Hispanic & Luso-Brazilian Literatures and Women’s Studies, New York, NY
Gabriel Ash, International Jewish Anti-Zionist Network, Geneva, SWITZERLAND
John Baglow, writer, researcher, consultant, CANADA
Joel Beinin, Donald J. McLachlan Professor of History, Stanford University, Palo Alto, CA
Dan Berger, Wild Poppies Collective, Philadelphia, PA
Chip Berlet, Boston, MA
Nazila Bettache, activist, Montréal, CANADA
Sam Bick, Tadamon!, Immigrant Workers Center, Montréal, Québec
Max Blumenthal, author; writing fellow, The Nation, New York, NY
Lenni Brenner, author, Zionism in the Age of the Dictators, New York, NY
Café Intifada
Paola Canarutto, Rete-ECO (Italian Network of Jews against the Occupation), Torino, ITALY
Paulette d’Auteuil, National Jericho Movement, Albuquerque, NM
Susie Day, Monthly Review, New York, NY
Ali Hocine Dimerdji, PhD student at The University of Nottingham, in Nottingham, UK
Roxanne Dunbar-Ortiz, professor emerita, California State University
Todd Eaton, Park Slope Food Coop Members for Boycott/Divestment/Sanctions, Brooklyn, NY
Mark Elf, Jews sans frontieres
S. EtShalom, registered nurse, Philadelphia, PA
Benjamin Evans, solidarity activist, Chicago, IL
Steven Fake, author and activist, Reading, PA
David Finkel, managing editor, Against the Current, Detroit, MI
First of May Anarchist Alliance
Racheli Gai, Jewish Voice for Peace and Tucson Women in Black
Sherna Berger Gluck, professor emerita, California State University/Israel Divestment Campaign, CA
Neta Golan, International Solidarity Movement
Tony Greenstein, Secretary Brighton Unemployed Centre/UNISON, Jews for Boycotting Israeli Goods, Brighton, UK
Andrew Griggs, Café Intifada, Los Angeles, CA
Jenny Grossbard, artist, designer, writer and fighter, New York, NY
Freda Guttman, activist, Montréal, CANADA
Adam Hanieh, lecturer, Department of Development Studies/SOAS, University of London, UK
Swaneagle Harijan, anti-racism, social justice activism, Seattle, WA
Sarah Hawas, researcher and solidarity activist, Cairo, EGYPT
Stanley Heller, “The Struggle” Video News, moderator “Jews Who Speak Out”
Mostafa Henaway, Tadamon!, Immigrant Workers Center, Montréal, CANADA
Elise Hendrick, Meldungen aus dem Exil/Noticias de una multipátrida, Cincinnati, OH
Doug Henwood, Left Business Observer, New York, NY
Ken Hiebert, activist, Ladysmith, CANADA
Louis Hirsch, Jewish Voice for Peace (for ID purposes ONLY), Chicago, IL
Elizabeth Horowitz, solidarity activist, New York, NY
Adam Hudson, writer/blogger, San Francisco Bay Area, CA
Dhruv Jain, Researcher at the Jan Van Eyck Academie and PhD student at York University, Paris, FRANCE
Remi Kanazi, poet and author of Poetic Injustice: Writings on Resistance & Palestine
Tom Keefer, an editor of the journal Upping the Anti, Toronto, CANADA
Karl Kersplebedeb, Left Wing Books, Montréal, CANADA
Anne Key, Penrith, Cumbria, UK
Mark Klein, activist, Toronto, CANADA
Bill Koehnlein, Brecht Forum, New York, NY
L.A. Palestine Labor Solidarity Committee, Los Angeles, CA
Mark Lance, Georgetown University/Institute for Anarchist Studies, Washington, DC
David Landy, author, Jewish Identity and Palestinian Rights: Diaspora Jewish Opposition to Israel, Dublin, IRELAND
Bob Lederer, Pacifica/WBAI producer, Queers Against Israeli Apartheid, New York, NY
Matthew Lyons, Three Way Fight, Philadelphia, PA
Karen MacRae, solidarity activist, Toronto, CANADA
Heba Farouk Mahfouz, student activist, blogger, Cairo, EGYPT
Marvin Mandell and Betty Reid Mandell, co-editors, New Politics, West Roxbury, MA
Ruth Sarah Berman McConnell, retired teacher, DeLand, FL
Kathleen McLeod, poet, Brisbane, AUSTRALIA
Fred Mecklenburg, News & Letters Committees in Chicago, IL
Karrie Melendres, Los Angeles, CA
Matt Meyer, Resistance in Brooklyn, New York, NY
Amirah Mizrahi, poet and educator, New York, NY
mesha Monge-Irizarry, co-director of Education Not Incarceration; SF MOOC City commissioner, San Francisco, CA
Matthew Morgan-Brown, solidarity activist, Ottawa, CANADA
Michael Novick, People Against Racist Terror/Anti-Racist Action, Los Angeles, CA
Saffo Papantonopoulou, New School Students for Justice in Palestine, New York, NY
Susan Pashkoff, Jews Against Zionism, London, UK
Tom Pessah, UC Berkeley Students for Justice in Palestine, Berkeley, CA
Marie-Claire Picher, Theater of the Oppressed Laboratory (TOPLAB), New York, NY
Sylvia Posadas (Jinjirrie), Kadaitcha, Noosa, AUSTRALIA
Roland Rance, Jews Against Zionism, London, UK
Danielle Ratcliff, San Francisco, CA
Liz Roberts, War Resisters League, New York, NY
Manfred Ropschitz, UK
Jonathan Rosenhead, British Committee for the Universities of Palestine
Emma Rosenthal, contributor, Shifting Sands: Jewish Women Confront the Israeli Occupation, Los Angeles, CA
Penny Rosenwasser, PhD, Oakland, CA
Suzanne Ross, Free Mumia Abu-Jamal Coalition, The Riverside Church Prison Ministry, New York, NY
Gabriel San Roman, Orange County Weekly, Orange County, CA
Ian Saville, performer and lecturer, London, UK
Joel Schwartz, CSEA retiree/AFSCME, New York, NY
Tali Shapiro, Anarchists Against the Wall, Boycott From Within, Tel Aviv, OCCUPIED PALESTINE
Simona Sharoni, SUNY, author, Gender & the Israeli-Palestinian Conflict, Plattsburgh, NY
Jaggi Singh, No One Is Illegal-Montreal/Solidarity Across Borders, Montréal, CANADA
Michael S. Smith, board member, Center for Constitutional Rights, New York, NY
Pierre Stambul, Union juive française pour la paix (French Jewish Union for Peace), Paris, FRANCE
Muffy Sunde, Los Angeles, CA
Bhaskar Sunkara, editor of Jacobin, Bronx, NY
Tadamon! (http://www.tadamon.ca/), Montréal, CANADA
Ian Trujillo, atheist, Los Angeles, CA
Gabriella Turek, PhD, Auckland, NEW ZEALAND
Henry Walton, SEIU, retired, Los Angeles, CA
Bill Weinberg, New Jewish Resistance, New York, NY
Abraham Weizfeld, author, The End of Zionism and the liberation of the Jewish People, Montreal, CANADA
Ben White, author, Palestinians in Israel: Segregation, Discrimination, and Democracy, Cambridge, UK
Laura Whitehorn, former political prisoner, NYS Task Force on Political Prisoners, New York, NY
Naomi Wimborne-Idrissi, founding member, Jews for Boycotting Israeli Goods (J-BIG)
Asa Winstanley, journalist for Electronic Intifada, Al-Akhbar and others, London, UK
Miriam Yagud, Gloucestershire, ENGLAND
Ziyaad Yousef, solidarity activist

* List in formation
* Organizations listed for identification purposes only
* Contact us at: antiracistantizionist@yahoo.com
Postscript:

This text is not intended as a comprehensive critique of Gilad Atzmon’s politics. It was written quickly by some North American anti-imperialists who learned of Atzmon’s 2012 speaking tour just days before it was to begin in late February 2012. At first it was thought it would be signed by just a few people, but the initiative quickly took on a life of its own, being posted to the web and to multiple listservs, discussed via email and on Facebook, and elsewhere, even before the wording had been finalized or a decision had been made as to how to use it (the initial assumption had been that it would be passed on to organizers with far less fanfare). Instead of a few signatures, within a week there were dozens, and emails continue to arrive from people wishing to sign on. We believe that this speaks to the deep frustration that many of us feel when confronted with Atzmon’s anti-Jewish beliefs, which constitute an affront to our anti-racist principles, as well as a distraction from the essential tasks of opposing colonialist genocide and Israeli apartheid. What this response makes clear is that for many anti-imperialists, opposing such racism remains essential to building a movement against imperialism and the myriad forms of oppression that both feed on and are fed by it.

Any subsequent news or information about this initiative will appear here on the Three Way Fight website (threewayfight.blogspot.com). Those wishing to endorse or discuss this initiative, or for more information, should email antiracistantizionist@yahoo.com. We wish to reiterate that we consider many of those promoting Atzmon’s work to be allies, but would ask that they reconsider their decision to do so. This is not a call for censorship, but for consistency and accountability.
________________________________________
[1] Gilad Atzmon, “Tribal Marxism for Dummies,” originally published in June 2009, republished on his Web site on April 24, 2011.
[2] Many more quotes like these could be provided, but we assume this is enough to show that these are not out-of-context or out-of-character remarks. If not, readers may wish to peruse the section of Atzmon’s website on “Jewishness” at www.gilad.co.uk/writings/category/jewishness
[3] Gilad Atzmon, “Tribal Marxism for Dummies,” Atlantic Free Press, July 2, 2009.
[4] Anayat Durrani, “Exposing Dangerous Myths,” Interview with Gilad Atzmon, originally published in Al-Ahram Weekly (May 19-25, 2011), republished on Atzmon’s Web site on May 19, 2011.
[5] Gilad Atzmon, “Swindler’s List: Zionist Plunder and the Judaic Bible,” Redress Information & Analysis, April 5, 2008.
[6] Ibid.
[7] Ibid.
[8] Gilad Atzmon, “An Interesting Exchange With A Jewish Anti Zionist,” Atzmon’s Web site, August 17, 2011.
[9] Gilad Atzmon, “The Herem Law in the context of Jewish Past and Present,” Atzmon’s Web site, July 16, 2011.
[10] “Herem” is a Hebrew word that refers to banning or excluding someone; it is also the name of the repressive legislation Israel recently passed to enable punitive lawsuits against those calling for a boycott of the apartheid state. For Atzmon, this law is just one more example of Zionism’s Jewish uniqueness (guess he never heard of SLAPPs), as he concludes that “this is what Jews do best: destroying, excluding, excommunicating, silencing, boycotting, sanctioning. After all, Jews have been doing this for centuries.”
[11] Ibid.
[12] Gilad Atzmon, “A Warning From The Past,” Atzmon’s Web site, May 26, 2011.
[13] Quoted in Shabana Syed, “Time for World to Confront Israel: Gilad Atzmon,” Arab News, June 14, 2010.
[14] Gilad Atzmon, “Jewish Ideology and World Peace,” Atzmon’s Web site, June 7, 2010.
[15] Tony Greenstein, “Bookmarks & Invitation to Gilad Atzmon & Holocaust Denial,” JustPeaceUK, Yahoo! Groups, June 9, 2005.
[16] “Zero Authors’ Statement on Gilad Atzmon,” Lenin’s Tomb, September 26, 2011

15/04/2012, 01:23 | Par mgrossouvre

Monsieur Vidal,

La violence de votre billet est bizarrement dans la droite ligne de ce que dénonce M Atzmon dans son livre que j'ai achevé de lire voilà quelques jours.

D'abord, votre billet contient des présupposés très particuliers avec des glissements sémantiques tout à fait étonnants pour un spécialiste du domaine comme vous : antisémitisme, antisionisme, antijudaïsme, islamophobie et racisme anti-arabe. M Atzmon s'attache précisément à différencier les concepts de judaïsme, de sionisme, de judéïté et le concept ethnique du sémitisme (mot qu'il n'emploie pas, par précaution j'imagine). Il n'aborde absolument pas la question de l'islam qui, de toutes façon n'entrerait pas dans son cadre d'analyse. M Atzmon s'intéresse au concept de marge et de "pensée marginale" (un peu à la façon de certaines analyses sur les "minorités" ou le communautarisme) qui ne convient absolument pas à l'islam et aux musulmans qui, de fait, sont numériquement et politiquement "centraux" dans les rapports de forces mondiaux et non pas marginaux.

Ensuite, M Atzmon parle finalement assez peu de politique. Il veut faire une analyse qui est teintée de psychologie et de sociologie. Il a choisi le terme "anatomie" pour en parler. Or vos extraits sont biaisés en ce qu'ils semblent résumer un traité de politique.

Enfin, et surtout, M Atzmon dénonce l'interdiction de débattre de certain sujets, interdiction qui est allée jusqu'à entrer dans la loi. Et voilà qu'au nom de votre seule autorité, vous confirmez cet interdit, au moins sur les sujets que vous avez choisis d'extraire. C'est très triste. Il dénonce en particulier la sacralisation de la Shoah et c'est peut-être là la une raison de votre colère car cela remet en cause votre spécialité, le sujet sur lequel vous avez le plus travaillé, d'après ce que je comprends de votre bibliographie.

Je fais partie d'une génération qui ne comprend pas votre discours M Vidal. Le racisme et l'antisémitisme ont été très utiles à comprendre certains phénomènes dans un contexte darwinien au début du siècle. Mais ces concepts doivent être revisités à la lumière de la xénophobie ambiante. Je vis en Guyane d'où la police aux frontières français expulse chaque année 8000 à 9000 personnes : pas un juif ! pas un musulman ! Tous chrétiens !!! Souvenez-vous du plombier polonais : blanc ET chrétien !

L'Europe et les Etats-Unis n'ont jamais mené une politique aussi pro-arabe qu'aujourd'hui. L'Arabie Saoudite est une des dictatures religieuses les plus protégées du monde. M Sarkozy se vante de ses relations avec le Qatar. L'Irak laïc a été remplacé avec "l'aide" les Etats-Unis par un état religieux. Idem pour la Libye avec l'aide de la France. Saddam Hussein et Muhammar Kadafi étaient de farouches ennemis des mouvements terroristes islamistes. Il est donc réducteur de parler de racisme anti-arabe. Mohamed Merah n'est pas gênant en tant qu'arabe mais il fait peur dans son altérité, dans ses centres d'intérêts... Il est la cible d'un regard xénophobe comme l'ont été les Roms quelques mois plus tôt. Disons qu'il ne gênerait personne s'il vivait ailleurs qu'en France, s'il ne revendiquait pas d'être français.

Ainsi, à vous lire, on a l'impression que votre grille d'analyse vous aveugle un peu.

Pourquoi le fait de revisiter ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah ou le concept d'Holocauste devrait être interdit ? Prenons l'esclavage, j'ai été très impressionné, lors d'un récent voyage au Ghana, par le travail de plusieurs historiens africains pour revisiter la traite. Poser la question "Pourquoi les juifs étaient-ils haïs ?" est aussi légitime (et tout aussi humiliante a priori) que de poser la question "Pourquoi des Africains vendaient des Africains aux Européens ?". Les Africains se sont posés cette question à eux-mêmes et la réflexion a été très féconde.

Lorsque vous affirmez que "Le nazisme résulte d'une crise de la société allemande sans rapport avec le comportement des Juifs", principe pour lequel je suis certain que vous avez des arguments solides, vous ne répondez pas à la question posée. Vous éludez la question en identifiant le nazisme et la haine des juifs. Le nazisme et la haine des juifs se sont rencontrés et personne ne prétend que l'un a engendré l'autre. Mais il n'en reste pas moins que la haine des juifs était bel et bien là.

Il est légitime de demander pourquoi les étrangers sont haïs en France sans pour autant les rendre responsable du ministère de l'identité nationale ! Et pourtant le sarkozysme a surfé sur cette haine de l'étranger. NB1 : Je n'ai absolument aucune arrière pensée sur les réponses possibles à cette question ! NB2 : Je ne fais pas là de comparaison entre le nazisme et le sarkozysme ! Je parle du problème de la causalité.

Pourquoi est-il interdit de chercher à savoir si "Le vol et la haine imprègnent l'idéologie juive contemporaine" ? Qui contesterait que le vol et le racisme ont imprégné l'idéologie chrétienne du XVIe siècle ? Cette idéologie a justifié l'appropriation d'un continent et un génocide d'une petite vingtaine de millions de personnes. Ce sont des chrétiens qui ont tué les Amérindiens au nom du christianisme. Est-il interdit de dire que "les juifs tuent" ?

Quand j'ai lu le livre de M Atzmon, j'ai cru qu'il voulait se faire mousser quand il parlait des attaques violentes dont il aurait été l'objet. Je ne voyais dans ce livre rien qui ne puisse être comparé aux innombrables traités sur les idéologies religieuses chrétiennes, musulmanes, hindoues, sikhs ou autres qui ont amené de la haine, des guerres et autres colonisations. M Atzmon tente plutôt humblement de disséquer une idéologie, celle de "ceux qui placent leur judéité au dessus de tout" pour la comprendre. En quoi est-ce haïssable ? Il se préserve des amalgames, il prend soin de délimiter le périmètre de son étude, d'identifier certains groupes ou certaines personnalités visées par son analyse, d'identifier les groupes qu'il exclut de son analyse. Ce n'est certes pas un traité de recherche universitaire mais c'est un livre qui mérite d'être lu, il fait avancer le débat sans pour autant apporter de grandes révélations révolutionnaires. Inutile donc de déchaîner la haine.

15/04/2012, 18:07 | Par JP Chenet

          Evidemment qu'Atzmond en France pourrait être condamné pour antisémitisme.L'on a connut de telles condamnations  et  pour bien moins que s'en est devenu un sujet de rigolade amère . Toutefois on peut observer que personne ne s'y est risqué pour l'instant. Comme personne n'a pu frapper le livre de Marx "la question juive" de la moindre interdiction. Il serait intéressant d'ailleurs de montrer que Monsieur Atzmond semble s'en inspirer du moins dans la démarche et faire subir à la religion juive la critique que Marx et les jeunes premiers progressistes et primo-socialistes  de son époque B. Bauer, Strauss firent subir à toutes les religions sans  épargner le judaisme.

     Marx d'ailleurs est allé beaucoup plus loin dans sa critique faisant du judaisme la religion réelle de notre société capitaliste et du christianisme son arôme spirituel, "sa théorie" et du chrétien " le juif théorisant" qui a échoué à vaincre le besoin pratique identifié au judaïsme, le juif pratique.

      En lisant votre fiche Wikipédia on peut y lire que vous avez appartenu au Parti Communiste avant de rejoindre le journal "la Croix" , grand écart s'il en est et de plus contraint et forcé. Vous avez donc vous-même par cette adhésion pour le moins couvert ce genre d'analyse nauséabonde .  Votre attitude ancienne devrait donc vous inviter à la plus extrême modération à moins que , comme il est courant chez tous les repentis, elle ne vous incite au contraire à plus d'exagération.

     Les chrétiens comme les juifs ou les musulmans ont toujours depuis que le monde est monde interprétés leurs livres saints. Vous avez bien voulut le reconnaître en partie  pour le catholicisme. Mais n'oubliez pas que les livres saint ont été écrits dans des langues différentes que celles qui ont cours actuellement et que les multiples rédactions en grec, en latin, en hébreux  ont été des occasions d'interprétations et divisés les traducteurs suivant leur religion. La Bible par exemple n'est pas tout a fait la même chez les uns et chez les autres et fut même interdite de lecture pendant longtemps chez les chrétiens. C'est dans ce sens ou j'entendais  -malgré mes modestes connaissances d'amateur de lectures - que les dogmes n'avaient jamais été intangible qu'en apparence. Ces réinterprétations diverses et variées ont produit d'ailleurs l'occasion de schismes dont les religions sont coutumières. Pour les athées je reprendrais simplement les livres d'Aristote ou dernièrement Monsieur Jorion journaliste à Médiapart a découvert que jamais Aristote  - et cela contrairement à ce que Marx lui avait fait dire -  n'avait employé l'expression valeur d'échange.

         Le drapeau palestinien est malheureusement aussi le drapeau de l'Autorité palestinienne et si beaucoup de palestiniens y ont vu le drapeau de leurs espoirs,  ces derniers temps il en est différemment  puisque la majorité d'entre eux se réclament plutôt de celui du Hamas. Organisation certainement controversée en Occident mais qui pour l'instant maintient un cap d'opposition à la colonisation plus en rapport avec les luttes et les sacrifices  de ces dernières années.

        L'on peut tenir cette autorité palestinienne et ses compromissions collaborasionistes pour la grande responsable de la désaffection du peuple palestinien envers un état laïque. Pour combattre l'envahisseur qui se réclame du judaisme, la laïcité faisant défection, le courageux petit peuple  palestiniens - digne héritier faut-il le rappeler de ses antiques ancêtres juifs islamisés - a dû retourner à ce qu'il y a de plus intime dans tous  les peuples, c'est à dire à leurs religions. De celle-ci, ils font aujourd'hui - comme à ses débuts -  un usage offensif totalement contraire à ce qu'elle avait tendace à devenir sous la pression de l'occidentalisation des consciences.

       On peut leur passer quelques outrances et quelques retours intégristes qui sont le lot dans ces cas de tous les peuples en luttes. La "résistance française" en son temps ne fit-elle pas appel elle aussi au christianisme et au nationalisme pas toujours corrigés de ses éléments les plus douteux. Les poêmes d'Aragon si célèbres  en font foi. Pourquoi ces retours en arrière qui sont le lot de tous les peuple en lutte pour leur existence devrait-ils être reprochés aux seuls arabes et palestiniens surtout que ce faisant ils ramènent la vieille question de l'indémodalité des religions.

       La critique de la religion décrétée par notre époque comme accomplie est en fait fausse et insuffisante. Avec la privatisation des religions c'est le statut des pensées qui est en question, celles-ci ont été réduites à n'être plus que des opinions dépendant des arbitraires individuels ou médiatique et c'est l'existence pratique des hommes qui s'est réimposée sous les couleurs de l'omniprésente Economie . Il faut reconnaître que ce même Marx a puissamment contribué à ce retour en faisant du besoin pratique non plus un commandement de dieu tel qu'il l'avait analysé dans le judaisme... Mais une loi de la nature.

          Excusez moi d'avoir été si long et si peu analytique, je ne suis qu'un modeste lecteur et non un théoricien de votre envergure et tout ce que je dis n'est pas de moi mais le résultat de mes lectures dont je peux, malgré tout,  lignes après lignes, vous fournir les sources. J'ai très peu lu Atzmond mais certains pensent qu'avec lui avec lui se réamorce la pompe désamorcée de la critique contemporaine  des religions et de leur signification hautement sociale.

        Atzmond part de ce qu'il connait intimement c'est à dire son propre peuple et comme Marx, juif antisémite lui aussi, rejoint une pensée universaliste qui est en effet l'ennemie directe de la pensée religieuse juive et de toute pensée religieuse . On développera si la néo- Inquisition créée Gayssot  nous en laisse le loisirs. Toujours est-il qu'Atzmond à mon humble avis renoue avec cette vieille tradition de la pensée juive de s'émanciper de ses propres maîtres c'est a dire de ceux qui domine AUSSI  la communauté juive. Il faudra bien aussi qu'un jour l'on réapprenne après le BUND que la communauté juive n'est pas unifié comme l'affirment les antisémites et qu'elle est, elle aussi, sous le  joug de la classe unique  qui domine partout dans le monde.L'occupation de la Palestine comme toute occupation  est un puissant dérivatif pour occuper les couches les plus modestes de la communauté en question  et  la rendre solidaire d'une classe de propriétaire dont elle s'était détachée au coues des ages.

15/04/2012, 19:05 | Par jafr en réponse au commentaire de JP Chenet le 15/04/2012 à 18:07

@JPChenet

Evidemment qu'Atzmond en France pourrait être condamné pour antisémitisme.

Pourriez vous developper?

15/04/2012, 22:11 | Par JP Chenet

      Pas besoin de développer mais simplement et emblématiquement les poursuites engagées contre Dieudonné. Moqueries à propos d'un rabbin et tricardisation immédiate de l'interessé.Jamais plus on ne le vit dans une grande émission de télévision comme les français  y étaient habitué auparavant.Condamnation unanime pour cet acte seul de tous les partis de gauche. Puis ensuite poursuites en veux-tu en voilà.

     Au début tout cela est  très dur à comprendre puisque le coupable avait montré tous les signes d'une parfaite intégration en luttant même sur le terrain contre le Diable Le Pen en personne à Evreux je crois.Peut-être parce que ce Monsieur étant noir on lui en demandait-on  plus

     Tous les jours ce genre de moqueries sont commisent contre des curés sans soulever aucune indignation, il ne faut pas s'étonner si après Dieudonne qui n'est pas une "victime", en ait rajouté dans la provocation sans jamais tomber dans aucun antisémitisme sauf pour la LICRA.

   Après, les exemples pullulent Sine, Morin, Hessel chacun avec comme mystère que l'avenir eclaircira.  Chaque accusé affirmera son cas comme exceptionnel et chargera souvent  les autres accusés.  1984 au choix ou dans la plus pure tradition stalinienne, étonnant non ?. Le dernier en date est ce monsieur Vidal qui veut une opposition totalement pure de  ce péché dominant et qui plaise à l'occupant. S'il accepte que durant la guerre d'Espagne - no pasaran - des républicains aient pu être staliniens, chrétiens ou nationaliste bourgeois le plus étroit   comme les basques ou les insurgés soient  ravitaillés par les gouvernements capitalistes américain, français ou russe à l'inverse  la lutte contre l'armée d'occupation sioniste lui semble nécessiter un adversaire dont lui même définira la conformité avec ce qu'il est admissible d'un adversaire de juif. .

     Tous les adversaires des israéliens  ne doivent pas pouvoir être condamnés ou même suspectés par les tribunaux des  armées d'occupation  et ce sont à ces tribunaux improvisés de décider qui est un vrai adversaire ou un fascite qui s'ignore. C'est comme si les résistants contre l'occupant allemand avaient exigé qu'on ne parlât pas de "boches" ou de "frizés" ni de  "fridolins" ou qu'on ne sépare pas l'allemand du nazi et que Charlie Chaplin soit condamné pour s'être moqué de Hitler jouant avec un globe ou même cette  Frehel caricaturant en chanson  Hitler sous le  prétexte que le nationalisme exacerbé  n'avait rien à voir avec la défense de la France.

15/04/2012, 22:17 | Par jafr en réponse au commentaire de JP Chenet le 15/04/2012 à 22:11

OK, je comprends mieux votre propos.

J'ai cru que vous parliez de la condamnation par la justice alors que vous parlez de la condamnation au nom de la doxa en vigueur.

16/04/2012, 00:03 | Par JP Chenet en réponse au commentaire de jafr le 15/04/2012 à 22:17

Je crois que la justice n'y a va pas non plus de main morte...Morin par exemple ou Siné.Deux personnages visiblement non antisémites mais condamnés pour l'exemple. Je crois aussi que de nombreuses personnes sont condamnées par la justice elle-même. Mais peut-être je confonds les poursuites nombreuses avec les condamnations certainement moins nombreuses mais tout autant abusives.J'approfondirais.

16/04/2012, 23:39 | Par Sheik Yerbouti

Je suis très déçu par votre réaction au livre de G Atzmon. Pas sur le fait que vous soyez en total désaccord avec lui (je le comprends tout à fait et suis moi-même sur beaucoup de points en total désaccord ) Mais par le fait que vous mettiez de côté le préambule du livre qui explique clairement que son texte ne concerne jamais les origines ni la religion des individus. Il s'en prend à une culture et une attitude de certains individus. Si on ne lit pas ce préambule effectivement ce texte est antisémite, mais ce préambule change tout. Vous pouvez certes mettre en doute la sincérité de l'auteur mais moi je n'ai pas d'éléments pour le faire. Le fait de s'attaquer à une culture ou une attitude ne peut à mon avis en aucun cas s'assimiler à du racisme ou à de l'antisémitisme. Je suis blanc, européen et je m'accorde le droit de vomir les nombreuses tares de la culture blanche-européenne (arrogance, impérialisme, colonialisme, superficialité et j'en passe ...) sans pour autant me sentir raciste anti-blancs. Je trouve navrant que vous utilisiez l'accusation d'antisémitisme aussi facilement alors que vous avez si souvent combattus ceux qui en abusaient (je vous lis souvent et ma culture du proche-orient vous doit beaucoup ainsi qu'à Alain Gresh et d'autres). J'aurais préféré que vous démontiez point par point les théories de G Atzmon, je pense que vous avez des argument pour le faire, mais cette accusation me fait trop penser aux trop nombreux censeurs qui ont accusé à peu près tout le monde d'antisémitisme.

 

 

17/04/2012, 14:14 | Par dominique vidal

Il faudrait remercier les auteurs des messages qui ont suivi cet article sur le dernier livre de Gilad Atzmon. Car le contenu de leurs envois est révélateur de la réalité du danger que je dénonce: la France est en proie à une montée inquiétante de racisme, antisémite (un peu) et islamophobe (beaucoup) - sans parler de ses autres formes, anti-Noirs et anti-Roms, moins citées mais non moins prégnantes.

Cette montée du racisme présente trois caractéristiques, que l'on retrouve dans les messages de nombre de mes contradicteurs:

D'abord l'ignorance du passé, et singulièrement du rôle mortifère de la prose raciste: l'histoire montre que chaque massacre, chaque génocide a été préparé par un déferlement de haine contre tel ou tel groupe humain dénoncé comme malfaisante. Mes "opposants" ne mesurent nullement les risques qu'ils prennent, et donc la responsabilité morale qui est la leur, lorsqu'ils relayent une parole raciste.

Frappe ensuite, et c'est indissociable, l'inconscience - feinte ou réelle - du caractère raciste de cette parole. Plusieurs "commentateurs" de mon article se cachent - comme Gilad Atzmon lui-même - derrière le fait que ses attaques ne visent qu'une catégorie de Juifs, et non pas tous. Il suffit pourtant de savoir lire pour mesurer - tous les extraits que je cite le démontrent à l'envi - qu'elles ciblent bien l'ensemble des Juifs et tout particulièrement les Juifs antisionistes. On ne peut pas écrire "les Juifs" ou "les Arabes" ou "les Noirs" ou "les Roms" et prétendre qu'on ne visait qu'une partie d'entre eux.

Les plus argumentés de ces commentaires invoquent la "liberté" de tout dire, que prône Noam Chomsky. C'est oublier, d'une part que les États-Unis ne sont pas la France: là-bas le génocide des Indiens remonte loin, plus loin que, chez nous, la destruction de 76000 Juifs (mise en œuvre, je le rappelle, par l'Etat français, sa police et sa milice) et de centaines de milliers d'Algériens. C'est aussi oublier que Chomsky ne savait pas que son fameux texte servirait de préface à un livre de Faurisson.

Encore une chose frappante: mes correspondants ne voient apparemment pas qu'ils jouent avec le feu. Ils savent sans doute que je suis hostile au recours à la justice pour combattre le racisme verbal, et se croient donc autorisés à "se lâcher". Ce faisant, ils commettent une grosse erreur: plusieurs des messages ci-dessus me semblent tomber  - comme d'ailleurs le livre de Gilad Atzmon - sous le coup des lois réprimant l'incitation à la haine raciale, voire la négation de crimes contre l'Humanité. Ils peuvent donc être poursuivis comme tels par d'autres que moi. Nombre d'antiracistes estiment en effet qu'il faut mettre en œuvre tous les moyens pour terrrasser la "bête immonde", comme disait Bertolt Brecht. "Le ventre, écrivait-il, est encore fécond" d'où elle a surgi...

Une dernière remarque: je ne commenterai pas les propos de ceux qui attribuent ma condamnation de Gilad Atzmon à je ne sais quel souci d'accommodement avec l'establishment sioniste. Encore une fois, plus de trente années de production journalistique et éditoriale, sans parler de centaines de conférences, témoignent suffisamment de mon engagement pour que je n'ai pas à m'en justifer face au dernier raciste - conscient ou inconscient - de passage.

Mais la hargne qu'ils expriment me le confirme: il est urgent et important de combattre sans complaisance le poison que représente la haine de l'Autre. Pour la Palestine. Et pour l'avenir de la France.

J'oubliais: aucun de mes "contradicteurs" n'a - curieusement - vu l'appel des intellectuels palestiniens contre l'antisémitisme de Gilad Atzmon. Je le republie donc:

Granting No Quarter: A Call for the Disavowal of the Racism and Antisemitism of Gilad Atzmon

– MARCH 13, 2012

For many years now, Gilad Atzmon, a musician born in Israel and currently living in the United Kingdom, has taken on the self-appointed task of defining for the Palestinian movement...

 

For many years now, Gilad Atzmon, a musician born in Israel and currently living in the United Kingdom, has taken on the self-appointed task of defining for the Palestinian movement the nature of our struggle, and the philosophy underpinning it. He has done so through his various blogs and Internet outlets, in speeches, and in articles. He is currently on tour in the United States promoting his most recent book, entitled, ‘The Wandering Who.’

With this letter, we call for the disavowal of Atzmon by fellow Palestinian organizers, as well as Palestine solidarity activists, and allies of the Palestinian people, and note the dangers of supporting Atzmon’s political work and writings and providing any platforms for their dissemination. We do so as Palestinian organizers and activists, working across continents, campaigns, and ideological positions.

Atzmon’s politics rest on one main overriding assertion that serves as springboard for vicious attacks on anyone who disagrees with his obsession with “Jewishness”. He claims that all Jewish politics is “tribal,” and essentially, Zionist. Zionism, to Atzmon, is not a settler-colonial project, but a trans-historical “Jewish” one, part and parcel of defining one’s self as a Jew. Therefore, he claims, one cannot self-describe as a Jew and also do work in solidarity with Palestine, because to identify as a Jew is to be a Zionist. We could not disagree more. Indeed, we believe Atzmon’s argument is itself Zionist because it agrees with the ideology of Zionism and Israel that the only way to be a Jew is to be a Zionist.

Palestinians have faced two centuries of orientalist, colonialist and imperialist domination of our native lands. And so as Palestinians, we see such language as immoral and completely outside the core foundations of humanism, equality and justice, on which the struggle for Palestine and its national movement rests. As countless Palestinian activists and organizers, their parties, associations and campaigns, have attested throughout the last century, our struggle was never, and will never be, with Jews, or Judaism, no matter how much Zionism insists that our enemies are the Jews. Rather, our struggle is with Zionism, a modern European settler colonial movement, similar to movements in many other parts of the world that aim to displace indigenous people and build new European societies on their lands.

We reaffirm that there is no room in this historic and foundational analysis of our struggle for any attacks on our Jewish allies, Jews, or Judaism; nor denying the Holocaust; nor allying in any way shape or form with any conspiracy theories, far-right, orientalist, and racist arguments, associations and entities. Challenging Zionism, including the illegitimate power of institutions that support the oppression of Palestinians, and the illegitimate use of Jewish identities to protect and legitimize oppression, must never become an attack on Jewish identities, nor the demeaning and denial of Jewish histories in all their diversity.

Indeed, we regard any attempt to link and adopt antisemitic or racist language, even if it is within a self-described anti-imperialist and anti-Zionist politics, as reaffirming and legitimizing Zionism. In addition to its immorality, this language obscures the fundamental role of imperialism and colonialism in destroying our homeland, expelling its people, and sustaining the systems and ideologies of oppression, apartheid and occupation. It leaves one squarely outside true solidarity with Palestine and its people.

The goal of the Palestinian people has always been clear: self determination. And we can only exercise that inalienable right through liberation, the return of our refugees (the absolute majority of our people) and achieving equal rights to all through decolonization. As such, we stand with all and any movements that call for justice, human dignity, equality, and social, economic, cultural and political rights. We will never compromise the principles and spirit of our liberation struggle. We will not allow a false sense of expediency to drive us into alliance with those who attack, malign, or otherwise attempt to target our political fraternity with all liberation struggles and movements for justice.

As Palestinians, it is our collective responsibility, whether we are in Palestine or in exile, to assert our guidance of our grassroots liberation struggle. We must protect the integrity of our movement, and to do so we must continue to remain vigilant that those for whom we provide platforms actually speak to its principles.

When the Palestinian people call for self-determination and decolonization of our homeland, we do so in the promise and hope of a community founded on justice, where all are free, all are equal and all are welcome.

Until liberation and return.

Signed:

Ali Abunimah

Naseer Aruri, Professor Emeritus, University of Massachusetts, Dartmouth

Omar Barghouti, human rights activist

Hatem Bazian, Chair, American Muslims for Palestine

Andrew Dalack, National Coordinating Committee, US Palestinian Community Network

Haidar Eid, Gaza

Nada Elia, US Academic and Cultural Boycott of Israel

Toufic Haddad

Kathryn Hamoudah

Adam Hanieh, Lecturer, School of Oriental and African Studies (SOAS), London

Mostafa Henaway, Tadamon! Canada

Monadel Herzallah, National Coordinating Committee, US Palestinian Community Network

Nadia Hijab, author and human rights advocate

Andrew Kadi

Hanna Kawas, Chair person, Canada Palestine Association and Co-Host Voice of Palestine

Abir Kobty, Palestinian blogger and activist

Joseph Massad, Professor, Columbia University, NY

Danya Mustafa, Israeli Apartheid Week US National Co-Coordinator & Students for Justice in Palestine- University of New Mexico

Dina Omar, Columbia Students for Justice in Palestine

Haitham Salawdeh, National Coordinating Committee, US Palestinian Community Network

Sobhi Samour, School of Oriental and African Studies (SOAS), London

Khaled Ziada, SOAS Palestine Society, London

Rafeef Ziadah, poet and human rights advocate

 

17/04/2012, 18:59 | Par jafr

Un intellectuel français qui appelle à ne pas lire un livre parce que selon les Palestiniens cette lecture pourrait nuire à leur cause…!

Ça c'est du lourd! Et c'est dans Mediapart et dans le Monde!

Eh ben mon vieux !

17/04/2012, 21:27 | Par JP Chenet

J'avais raison de penser que la soixantaine est un long naufrage . Bonne nuit Monsieur Vidal et n'oubliez pas de prendre vos pilules.

17/04/2012, 21:32 | Par dominique vidal

Spécial dédicace pour JP Chenet, qui ajoute aux autres le racisme anti-séxagénaire...

Le temps ne fait rien à l'affaire

Quand ils sont tout neufs
Qu'ils sortent de l'œuf
Du cocon
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons
Quand ils sont d'venus
Des têtes chenues
Des grisons
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons
Moi, qui balance entre deux âges
J'leur adresse à tous un message

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan

Vous, les cons naissants
Les cons innocents
Les jeun's cons
Qui n'le niez pas
Prenez les papas
Pour des cons
Vous, les cons âgés
Les cons usagés
Les vieux cons
Qui, confessez-le
Prenez les p'tits bleus
Pour des cons
Méditez l'impartial message
D'un type qui balance entre deux âges

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan

Georges Brassens

18/04/2012, 19:55 | Par richard crevier

"Nous sommes tous le juif de quelqu'un. Et si les Palestiniens étaient les juifs des Israéliens ?

 

 

 

 

 

 

 

 

18/04/2012, 20:21 | Par jafr en réponse au commentaire de richard crevier le 18/04/2012 à 19:55

C'est bien ce que suggère, avec beaucoup des nuances et des précautions, Gilad Atzmon dans son "La Parabole d'Esther" que je trouve tout à fait exceptionnel de niveau et d'ouverture d'esprit. C'est une sottise que d'affirmer que cet ouvrage soit un brulot antisémite.

21/04/2012, 00:21 | Par theamar

C'est vrai que là j'ai du mal à vous suivre Mr Vidal. Beaucoup de ces extraits me renvoient à "l'antisémistisme son histoire et ses causes" de bernard Lazare qui fut écrit en 1894 et qui dit presque la même chose.

Je le conseille à tous d'ailleurs...

 

21/04/2012, 18:53 | Par JP Chenet en réponse au commentaire de theamar le 21/04/2012 à 00:21

En effet, extraordinaire et la logique même...En tout cas cela change avec les bondieuseries généralement émises

"Si cette hostilité, cette répugnance même, ne s'étaient exercées vis-à-vis des juifs qu'en un temps et en un pays, il serait facile de démêler les causes restreintes de ces colères ; mais cette race a été, au contraire, en butte à la haine de tous les peuples au milieu desquels elle s'est établie. Il faut donc, puisque les ennemis des Juifs appartenaient aux races les plus diverses, qu'ils vivaient dans des contrées fort éloignées les unes des autres, qu'ils étaient régis par des lois différentes, gouvernés par des principes opposés, qu'ils n'avaient ni les mêmes mœurs, ni les mêmes coutumes, qu'ils étaient animés d'esprits dissemblables ne leur permettant pas de juger également de toutes choses, il faut donc que les causes générales de l'antisémitisme aient toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui le combattirent.

Quelles vertus ou quels vices valurent au Juif cette universelle inimitié ? Pourquoi fut-il tour à tour, et également, maltraité et haï par les Alexandrins et par les Romains, par les Persans et par les Arabes, par les Turcs et par les nations chrétiennes ? Parce que partout, et jusqu'à nos jours, le Juif fut un être insociable.

.....et pourtant ce drole Lazare-là n'est pas considéré habituellement comme antisémite....... il est vrai qu'il est mort. Roboratif . On pourrait dire d'ailleurs la même chose des américains.

 

 

23/04/2012, 18:56 | Par dominique vidal

On dirait du Goebbels !!!

23/04/2012, 21:33 | Par Sheik Yerbouti

Réponse de Jean Bricmont à Dominique Vidal - lire ici ...

 Ca me chagrine de ne pas être totalement d'accord pour une fois avec Dominique Vidal que j'apprécie beaucoup par ailleurs.

Je conseille d'ailleurs son livre "Palestine Israël : un Etat, deux Etats ?" que je lis actuellement ...

 

 

 

23/04/2012, 21:56 | Par dominique vidal

Excusez-moi, cher Monky, mais je n'ai pas le temps de lire une aussi longue lettre. Grâce à Dieu (?), Jean Bricmont n'est pas français. Sinon, comme Alain Soral et Dieudonné, qu'il apprécie tant, il finirait au Front national. Lequel, bien sûr, n'est pas raciste - ni antisémite, ni islamophobe... L'Histoire est pleine de ces intellectuels qui, au nom de la défense de liberté, se sont retrouvés aux côtés de ses pires ennemis. Avec des "amis" comme ça, les Palestiniens n'ont pas besoin d'ennemis !

 

23/04/2012, 22:49 | Par Sheik Yerbouti en réponse au commentaire de dominique vidal le 23/04/2012 à 21:56

J'ai lu pas mal de papiers de J Bricmont et franchement j'ai du mal à voir dans ses propos des propos d’extrême-droite !...car si je les avais vus j'aurais fuit en vitesse... (Chomsky aussi serait d'extrême-droite ?)

DE plus je ne suis pas certain qu'il soit un grand admirateur de Dieudonné ou Soral. Leurs discours sont extrêmement différents et le fait d'avoir des points d'accord avec quelqu'un n'en fait pas un complice.

J'espère tout de même que vous prendrez le temps de lire cette lettre et même de la commenter, ce pourrait être très intéressant .

24/04/2012, 18:18 | Par jafr

Et voici un extrait de la réaction de Gilad Atzmon au billet de Dominique Vidal:

J’ai appris cette semaine que Dominique Vidal s’est scandalisé de mon travail critique sur la politique identitaire juive. Je me demande s’il pense que la politique identitaire juive est au-dessus de toute critique ? Ou s’il est convaincu que les juifs sont, d’une certaine manière, parfaits ? Que l’Histoire et l’héritage juifs doivent tout simplement être exclus du débat intellectuel ? Ou bien encore qu’ils sont réellement le Peuple Élu ? Je me pose et je lui pose ces questions.

De toute évidence, dès que l’on aborde la question de la politique identitaire juive, certaines personnes, tout comme lui, s’avèrent imperméables à la raison et opposées à la plus élémentaire liberté d’expression. Il met même sa réputation en danger, en essayant ainsi de faire taire un débat d’idées, ce à quoi on ne s’attendrait pas de la part d’un ancien rédacteur en chef adjoint du prestigieux Monde diplomatique.

25/04/2012, 22:46 | Par Sheik Yerbouti

23 Avril 2012 - Le bureau de l'UJFP décide de suspendre Jacob Cohen de l'association dont il est membre pour avoir fait preuve d’une "coupable mansuétude pour Atzmon..." ?!..

Il avait dit dans une interview : "Je ne connais Atzmon que depuis très peu. Son éditeur m’a envoyé son livre que j’ai apprécié. J’en ai même écrit une recension élogieuse. Bien que je me sente visé par sa critique des « juifs antisionistes qui restent juifs ». J’ai été surpris par la violence des débats. Je regrette beaucoup ces accusations d’antisémitisme..." puis : "Je me différencie en cela des positions d’Atzmon. J’ai une identité juive qui est le produit de plusieurs éléments historiques, culturels, liturgiques, traditionalistes, et je ne tiens pas à m’en défaire sans raison..."

Là, je crois que quelque chose déconne ... ou alors il y a des éléments que je ne connais pas...Pourtant je lis depuis des années les bulletins de l'UJFP...

 

 

 

29/04/2012, 00:56 | Par dominique vidal

Comme vous dites, "quelque chose déconne": il suffit de lire les commentaires qui ont suivi mon article pour en prendre conscience. Avec cette nuance importante: la plupart sont signés des mêmes 3-4 personnes... 

29/04/2012, 23:16 | Par Sheik Yerbouti

Quand je disais "quelque chose déconne..." je parlais de la réaction de l'UJFP vis à vis de Jacob Cohen. Réaction qui me semble dangereusement contre-productive dans la lutte contre l’antisémitisme...Lorsque vous dites que vos correspondants jouent avec le feu (c'est parfois vrai je vous l'accorde ) je pense que l'UJFP aussi joue avec le feu d'une certaine façon...

11/06/2012, 18:15 | Par Michel93

Je viens de tomber sur votre article, Dominique Vidal.

Il faut se rendre à l’évidence, l’appel des intellectuels palestiniens à se désolidariser de Gilad Atzmon n’a pas fait pas recette. On peut se demander pourquoi.

Il doit y avoir deux ans, le cas Atzmon avait déjà été abordé sur Mediapart au travers d’un billet reproduisant l’une de ses contributions. La discussion avait été tout aussi chaude mais les commentateurs avaient été bien plus divers par le nombre et les opinions exprimées - j’ignore s’il faut se féliciter de cette évolution.

04/09/2012, 08:58 | Par ptetmai

Un hasard me fait découvrir ceci ce jour

J'ai le sentiment que l'historien Vidal (à qui j'ai appris que la Tchécoslovaquie était sous contrôle stalinien depuis 1946 et pas seulement près le coup de Prague s'est tiré une sérieuse balle dans le pied. 

On ne peut pas prendre au sérieux deux "experts et historiens"  qui, 4 fois en 21 ans écrivent sur la première page une contre vérité absolue qui conditionne le lecteur vu notre culte absurde du vote majoritaire  comme s'il était toujours bon pour l'intérêt général : 

"..  à la majorité requise des deux tiers des Etats  présents  ...."

C'est faux car 56 états étaient présents, et les 33  "YES"  n'étaient que plus des deux tiers des seuls Yes et No selon un article absurde des status de l'ONU

En fait 3 voix obtenues  par chantage, quatre voix obtenues "par Staline" et aux moins 3 voix achetées par des fonds sionistes comme l'explique ou Morris ou Brozozowski  ou les deux

Soit moins de 24 qui n'est déjà pas les deux tiers de  46,   encore moins de 56

 

 

01/05/2014, 14:37 | Par trevisan

L'autocritique est un exercice difficile et parfois périlleux.Le refus du débat est bien la preuve que quelquechose d'inconscient est à l'oeuvre, je ne peux imaginer la mauvaise foi.Nous avons tous en nous ,profondément ancrés, les préceptes de l'éducation transmise avec des affects entremêlés ........ Rares sont les personnes qui arrivent à prendre une distance salutaire.

Je pourrai être d'accord avec vous M. Vidal si , dans les extraits que vous citez, il y avait un appel à destruction, à meurtre .... Ce n'est pas le cas mais je ne connaissais pas cet auteur auparavant et je n'aurai rien à en dire avant de l'avoir lu. Les avis d'autres comme ces militants palestiniens ne peuvent pas être une preuve. Vous savez comme moi qu'ils ne peuvent se passer de soutiens ........ 

On ne peut entendre que ce que l'on est capable d'entendre ..... Ce n'est pas toujours facile et j'avoue que parfois cela fait mal , j'essaie d'aller au-delà de l'émotion pour mener ma réflexion. J'entrevois ce phénomène dans vos propos, mais peut-être à tort ..... Je vais me procurer cet ouvrage pour m'en faire une idée .... Pour info je suis membre de l'UJFP.

 

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