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Appel de Mikis Théodorakis

«Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l'occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l'UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement), demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n'est pas au Parlement, mais en prison.
Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s'efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse. Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d'une amélioration et d'une réforme radicales. Par leurs mobilisations, les travailleurs de l'Hellenic Postbank, de la Régie nationale d'électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu'entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes. »

« Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l'ordre d'intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d'être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel.

« Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s'autoriser la moindre illusion. La voie qu'a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu'ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays. Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l'Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l'imminence de la faillite et l'absence de ressources budgétaires. Pourquoi n'est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l'industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l'euro ? Pourquoi n'est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE - FMI - BCE], tente une nouvelle de fois d'extorquer le peuple grec ? Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu'ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d'entreprise s'exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu'ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.

« Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n'est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu'ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d'après les données de l'Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !
« Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l'ont provoquée et qui l'exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l'intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n'y a pas d'autre solution qu'une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l'Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu'ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète ! »

« Il n'y pas d'autre solution que de remplacer l'actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d'un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s'imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd'hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu'elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ? »
« Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d'Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l'une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s'installe pas sur le continent.
"Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd'hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l'autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l'Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »
Le Comité Consultatif du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L'Etincel » Créé à l'initiative de Mikis Theodorakis. Athènes, 26 Mai 2011.

Tous les commentaires

Il a raison Mikis, ce modèle européen nous tue.

Très clairement. La question même de l'UE est posée, pas seulement celle du Traité de Lisbonne.

Sûr, après les grecs, les irlandais, les espagnols, les portugais, ce sera nous. Déjà les agences de notations revoient à la baisse la note de la France Indécis Il faut effectivement faire quelque chose pour que la démocratie retrouve le dessus sur le marché, mais quoi ??? Aucun parti politique même de gauche n'avance dans cette direction.

Et pourtant :

"Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait personne pour dire quelque chose."

Pasteur Martin Niemöller
Dachau, 1942.

"Sûr, après les grecs, les irlandais, les espagnols, les portugais, ce sera nous."

C'est déjà "nous", "nous" sommes européens non ?

Il y a le Front de Gauche qui essaye ! Mais si l'entreprise à laquelle il s'attache, de redistribution des cartes à gauche, échoue, comme ce fut le cas en Italie, nous allons avoir du mal à inverser la vapeur...

Ajoutez également le candidat à la désignation Arnaud Montebourg qui frôle les lignes du Parti de Gauche sur certains sujets comme la "Démondialisation", la VIe république, le réexamen du "socle européen".... Ne partons pas perdant!

Finalement vous restez dans la logique du bipartisme quant vous parlez de s partis de gauche qui ne proposent rien...Il existe d'autres cris, d'autres voix!!

Le NPA(entre autres )propose une rupture avec le système capitaliste, qui n'oublions pas est basé sur "le développement de la propriété privée sans limites"donc de l'accumulation des profits sans limites. Comme en1789,Il s'agit de abolir les privilèges d'un système ou "il pleut toujours là ou c'est mouillé" Oui je fais partie de la grande masse des" Indignés"avec eux je crie:

"C'est toujours la même mélodie le bipartisme le capital et sa démocratie !

C'est toujours le même bla bla les mouches changent mais la merde elle ne varie pas!"

 

 

+ 1

@Elsa

La rupture avec le capitalisme, comment et pour quoi faire?

Depuis Babeuf, Maréchal et Buonarroti, puis Teste, Voyer d'Argenson, Blanqui, et les communistes matérialistes de 1840, etc... cette question produit de la peur et les régimes communistes du XXème siècle n'ont pas contribué à dépassionner le débat. D'autre part la question de la propriété et de l'héritage est éminemment morale et politique, mais il apparait aussi de plus en plus que c'est une question de justice. La mondialisation des valeurs démocratiques nous amène de plus en plus à reconsidérer la répartition des richesses.

Si tous les partis de gauche acceptaient de dialoguer sans s'insulter, pour l'intérêt de tous, on ferait des progrès considérables.

 

Je ne comprends pas pourquoi Mélenchon, Eva Joly, Montebourg, Ségolène Royal ne peuvent pas s'entendre.

Je ne comprends pas pourquoi Mélenchon, Eva Joly, Montebourg, Ségolène Royal ne peuvent pas s'entendre.

Parce que "tous contre" ne peut pas se décliner en "tous pour", le "tous" n'ayant pas de sens dans le contexte de "l'intérêt de tous".

Ce que chaque élection confirme, et le présidentialisme aggrave.

merci de nous rappeler ces grands principes!c est sur que nous payons deja à tous les niveaux le manque de solidarité,mais que faire?

Si, il y a une solution radicale : rendre aux états leur pouvoir régalien de créer la monnaie. Battre monnaie; c'est le socle de l'indépendance et de la puisance étatique. Revenir aux accords de Bretton Wood en les aménageant est une urgence majeure.

3 commentaires pour ce texte admirable et nécessaire d'un vieux monsieur grec, qui devrait tous, nous secouer de notre torpeur mortifère !

Tandis qu'un billet sur les "croquettes" en provoque une vingtaine...

Avons nous besoin de nous scandaliser pour des "riens" ou besoin de rire pour ne pas sangloter ?

Nous pourrions rire ensemble (sainement) si nous nous retrouvions, bras-dessus, bras dessous, dans une "vraie" et grande manifestation fraternelle, pour dire "non !" et reprendre les rênes de nos destins, de notre destin commun, de notre destin humain, contre l'hydre des financiers. Vive cette "mondialisation" là !

Chère Annie

Dire "non" c'est tout, et à haute voix

   
 A tous ceux qui ont bien voulu soutenir la proposition d'Attac, pour une candidature d'Aurélie Trouvé à la direction du FMI : merci à vous !
Notre initiative a rencontré un large écho en France et dans le monde. Nous voulions casser le discours ambiant sur les soi-disant vertus du FMI et de la candidature de Christine Lagarde. Sans surprise, cette fidèle représentante des intérêts des banques a refusé de présenter ma candidature au Conseil d'administration du FMI. Mais l'impact de notre proposition, les milliers de signatures de soutien recueillies en quelques heures, l'écho dans l'opinion publique le prouvent : les citoyens en ont assez des remèdes imposés depuis trente ans par le FMI, au Sud comme au Nord. Ils en ont assez de payer la crise à la place de la finance et de subir des plans d'austérité drastique, tandis que les profits des banques et des grands détenteurs de capitaux repartent de plus belle. Dette, austérité, privatisations, liberté pour la spéculation : trop, c'est trop. Nous avons des propositions pour en sortir, qui deviennent chaque jour plus crédibles.
Puisque je ne prendrai pas la direction du FMI... c'est par l'action citoyenne que nous continuerons de dénoncer ses politiques libérales et de revendiquer, en premier lieu, l'arrêt des plans d'austérité, l'annulation partielle des dettes publiques, la régulation drastique et la mise à contribution de la finance, la démocratisation du FMI et de toutes les instances de décision internationales. En Europe, les “indignés” se multiplient, exigeant une “vraie démocratie, maintenant!” contre les injonctions de l'Union européenne et du FMI. Nous sommes à leurs côtés, comme le 19 juin contre le « pacte pour l'euro ». Et nous vous appelons se vous mobiliser face au G20 de Cannes début novembre, où Nicolas Sarkozy se pavanera encore aux côtés des grands de ce monde. Le G20 est le grand ami des banques et de la finance, c'est lui qui a contribué à relancer le FMI tel qu'il est, c'est le nouveau directoire d'un monde dirigé par la finance. Sa réunion aura lieu cette année en France, il n'est pas question de le laisser tranquillement prendre ses décisions dans le dos des peuples.
pour Attac,
Aurélie Trouvé

Merci à aurélie Trouvé qui supplémentairement nous a rappelé la candidature de Coluche.

Cet appel, je l'ai recommandé.

Je n'oublie néanmoins pas qu'ex-stalinien, Mikis Théodorakis, en 1989 s'est présenté avec le parti de droite Nouvelle Démocratie et a été à l'origine d'une large coalition libérale entre les conservateurs, le PASOK et une parie de la gauche.

Il a été ainsi à l'origine de ce qu'il dénonce aujourd'hui.

Vous avez sîrement raison sur les fluctuations idéologiques de Théodorakis, mais le contenu de cet appel est à diffuser...

C'est ce que j'ai dit avant de préciser (ce qui me semble utile) les méandres politiques de Mikis Theodorakis.

Toi aussi, tu as méandré. Et ce n'est pas fini.

ne te fais pas plus sartrien que tu n'es.

Non, je n'ai pas méandré tel un Mikis.

Jamais, je n'ai filé un coup de main à la droite et encore moins lui ai servi la soupe.

Par contre, entre mon entrée en militantisme à l'âge de 15 ans et maintenant, j'ai bien évidemment évolué si c'est à quoi tu fais allusion.

Sans méandres excessifs.

il doit l'être. On a le droit de se tromper et le devoir de l'avouer.Theodorakis est peut-être dans ce cas.

Nicole

Vous avez sûrement raison quant aux fluctuations idéologiques de Théodorakis, mais ce texte était à diffuser...

méditez sur sa biographie!

nicole

Il faut tuer l'€uro et l'€urope telle qu'elle est menée : par la seule spéculation.

Tuer à coup de bulletins de votes ou de révoltes. Les citoyens qui alimentent la machine "économique" doivent pouvoir férocement démettre les technocrates qui privatisent, ruinent les états et les peuples au profit d'une minorité d'individus pour qui l'argent n'est plus qu'un jeu et une addiction pervers.

Ce n'est pas le commun des mortel qui ne sait pas imaginer d'alternative à la marche du monde, ce sont les grands partis, qui établissent la règle et la limite du jeu politique, qui doivent proposer un autre cheminement; nous, citoyens, devons pouvoir IMMEDIATEMENT sanctionner et démissionner le pouvoir "élu". Il faut aller vers à des système de référendums systématiques sur la totalité des sujets qui concernent les affaires d'un pays. En 1789 il aurait été plus facile de casser la machine de l'ancien régime ? Aujourd'hui nous ne serions plus en mesure de rejeter nos "maîtres" et devrions rester spectateurs paralysés ou harnachés à la charue ?

Les spasmes qui secouent le monde se rapprochent de nos cités encore (presque) paisibles, il n'y a plus guère de temps à perdre pour changer tout cela avant que ce soit encore les citoyerns les plus fragiles qui paient la facture de la faillite du capitalisme libéral.

On ne peut que souscrire à cet appel. Mais la Grèce nous offre également une leçon : manifester, même contre un gouvernement social-démocrate, ne sert à rien. On n'écoute pas les manifestants. Seule la grève est efficace. Aussi longtemps qu'on ne passera pas, dans toute l'Europe, à une grève générale contre les politiques qui font payer à ceux qui ne vivent que de leur travail les spéculations de ceux qui vivent du travail des autres, rien ne changera. La grève fait mal à l'oligarchie. Pas les manifs.

Tant que les manif ne réuniront que 0,5% de la population française, elles ne serviront à rien.

Tant que ceux qui ont tout à y gagner - ceux donc qui vivent du travail de ceux qui sont dans l'emploi-, ne se bougent pas, je ne me sens pas le courage de demander de le faire à ceux qui ont tout y à perdre , et notamment leur emploi.

 

Alors nous nous retrouvons à 15 millions dans la rue, aussi logtemps que nécessaire pour chacune des causes à défendre et après, si nécessaire, on envisage une grève générale.

 

 

Je suis d'accord :seul la grève est efficace. J'ajouterais "la grève général.

C'est ce qui a manque lors du mouvement des retraites .Qui dit grève générale dit confrontation avec les forces du capital...Ni la gauche anti-liberale(front de gauche)encore moins le PS n'étaient favorables à un tel scénario et pour cause...Le seul parti ,qui soutenait l'appel à la grève de syndicalistes qui avaient envie d'en découdre,c'est le NPA.

Certes,on peu penser que la grève générale ne se décrète pas et que les travailleurs n'auraient pas suivit .De la futaise! car on n'en sait rien dans la mesure ou ce scénario ne fesait sourtout pas partie du calendrier syndical,ni du calendrier politique réformiste!En tout cas l'échec de se mouvement est dans la tête de bcp d'entre nous et j'espère que ici comme en Espagne ,en Grèce,au Portugal ...la jeunesse,les travailleurs, fassent irruption dans les Places,dans les quartiers,dans la rue ,avec l'objectif de la grève générale...

 

 

 

 

 

 

On a fait pas mal de jours de grève à l'automne dernier. Mais cela n'a débouché sur rien. Pourtant j'ai rarement vu le peuple aussi mobilisé.

Il faut appeler à une grève générale, bien entendu. C'est nécessaire.

Mais qui donc, dans nos démocraties, est apte à lancer de pareils appels ?... Qui ?...

Jean-Jacques M’µ

La Grèce doit suivre l'exemple de l'Islande et retrouver sa liberté.

"Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit."

Ce texte n'est pas contre l'Europe, mais contre sa politique actuelle. La nuance est de taille. Pour rappel : la faillite comparable de l'Islande s'est faite hors de l'UE. L'UE n'est donc pas le problème, elle doit même devenir la solution en changeant de cadre et de position en devenant... démocratique.

"La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd'hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu'elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ? » Tout est dit ici . Bien penser, bien dire, bien agir... Impulsons les changements!

Je ne suis pas née à "gauche", j'ai juste évolué parce que j'ai besoin de comprendre le monde qui m'entoure et me conditionne. C'est pourquoi, je ne juge pas du parcours politique de Mikis Théodorakis. Cet appel est a diffusé. Ses cibles sont claires et ses aspirations, vitales. En France, un Front de Gauche est en train de naître, la gauche de la gauche, qui ne dit pas autre chose. Je viens de lire sur le blog de Jean-Luc Mélenchon leur position et leurs perspectives concernant l'Euro et l'Europe. C'est sérieux, intelligent et absolument compatible avec cet appel. Je vous invite à vous informer plus amplement.

D'accord avec Jeanne: il y a nécessité de se rassembler ... Maintenant, reste à savoir sur quelles bases, effectivement.... et là, j'avoue me sentir dans l'obligation de faire un choix "par défaut".

Car tant que la question du "modèle économique" à déterminer sera la seule issue au changement... je rigole! (jaune, oui, mais quand même!)

Où est donc passé l'homme? Vous savez, celui qui n'est ni marchandise, ni machine-outil ou portefeuille?

Une convergence troublante... il y a quelques jours, je publiais un billet "Les 31 : L'étincelle" ! A croire que Mikis Théodorakis l'a lu !!!

Etincelle : Spitha, en grec.

Erreur ! Correction ! Ce n'est pas Mikis Théodorakis qui a lu mon texte ! Son mouvement est lancé depuis décembre 2010, les artistes ont toujours raison avant les autres !

D'où la question inverse : Comment sans avoir eu connaissance de ce mouvement et de son nom, j'ai pu le retrouver et le mettre en scène ?

Cela reste pour moi un exemple de ces idées qui sont dans l'air et qu'il est difficile d'en déterminer parfois, a posteriori, l'origine.

Mais dans ce cas, il est clair que MT a la priorité !

Prolétaires de tous les pays,unissez-vous.

Quand ferons-nous nôtre cet impératif déjà si ancien et encore toujours d'actualité?

Chiche!

Il me semble que ce texte n'est pas signé de Mikis Theodorakis mais du Comité Consultatif du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L'Etincel » Créé à l'initiative de Mikis Theodorakis

Encore mieux.

Regardez le Ministre grec des Finances qui discute avec :

Didier Reynders le belge, détendu et avenant puis avec Lagarde, bras croisés et machoir serrée. Les grecs vont morfler avec elle à la tête du FMI. C'est vraiment le choc des photos cet article :

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=bdb9de3e1baad4fc3f3d8f9b927d3674

 

juste pour faire remonter au tracker.

Insister

Lisez ce texte

Pourtant il existe des solutions économiques pour remettre ce pays à flot !

Exemple parmi d'autres la TEB pour le fiscal: http://www.trazibule.fr/teb.php

et la TAC pour le social: http://www.trazibule.fr/tac-sans-chiffres.php .

Mais l'imagination a déserté l'esprit des spécialistes économiques.

Alors continuons à courir vers la fin !

 

A moins qu'elle ait déserté leur volonté, mieux rétribuée ailleurs.

le crime paie bien.

Bonjour Mikis, En réponse au courrier envoyé à l »association ATTAC, permettez-moi quelques prémisses L’association ATTAC ne peut sans doute pas être de bon conseil pour la Grèce, vu qu’elle n’a pas compris que l’Economie Politique consiste à faire profiter les citoyens du progrès sans lier le recyclage d’argent (fiscal social) au travail de travailleurs dont le nombre diminue à cause du progrès.

Faire perdurer les assiettes fiscales et sociales actuelles dites libérales, c’est de la stupidité apparente. Mais comme cette stupidité apparente enrichit :- les créateurs d’argent ex-nihilo que sont les banques et les gestionnaires tels la BCE et le FMI grâce aux intérêts qu’ils réclament- les politiciens leurs mercenaires, grâce aux rémunérations et privilèges qu’ils s’octroient- les trusts qui peuvent absorber les meilleurs des petits producteurs en fondant leurs bénéfices sur la ruine des acteurs de proximité- les spéculateurs qui dénaturent l’argent en en faisant un outil de valeur ajoutée selon le principe (pour faire court) de valorisation triangulaire…, nous devons constater qu’il s’agit plutôt d’actions criminelles. ENCORE UNE FOIS, l’idéologie d’Inoppression Active INVENTEE IL Y A 30 ANS, consiste en la mise en place des modes et moyens CONCRETS pour que CHAQUE citoyen ait les moyens financiers lui GARANTISSANT de vivre LIBRE et DIGNE La méthode fiscale et sociale qui en découle se caractérise par la PRISE EN COMPTE DU PROGRES en utilisant le moyen de la DOTATION CITOYENNE MENSUELLE permettant au citoyen de payer l’impôt au moment de sa consommation et non plus au moment de sa production (désormais faite par les machines du progrès.) L’impôt, la Taxe sur la consommation qui ressemble un peu à l’actuelle TVA augmentée, fait que - grâce aux dotations mensuelles - et à la suppression de tous les autres impôts, charges sociales et taxes plus ou moins issus de l’inquisition :- Les DEMUNIS DE TOUT SONT ENFIN DOTES, de façon permanente et sans assistanat asservissant et avilissant.- TOUS LES POUVOIRS D’ACHAT des citoyens ordinaires augmentent d’environ 30% - En ce qui concerne les revenus, SEULS ceux supérieurs à 20 000 Euros par mois, permettent éventuellement moins de pouvoirs d’achats- En ce qui concerne les plus fortunés, l’impôt sur les biens automatiquement répertoriés au-dessus de 3 millions d’Euros ne leur permet plus de s’approprier la planète. Encore peuvent ils grassement aider leurs amis et proches puisqu’il n’y a plus de droit de succession. Contrairement à l’idée répandue, il n’est pas nécessaire que les banques et les détenteurs de capitaux remboursent quoi que ce soit pour que l’Etat ait AUTANT D’ARGENT QUE DE BESOIN ! Ils ne sont que les ORGANISATEURS de la crise actuelle. Les SEULS RESPONSABLES sont les citoyens qui ont élu leurs députés qui entérinent le système actuel. En mettant en place les assiettes fiscales et sociales d’Inoppression Active, il n’est nul besoin d’avoir à réparer des dommages qui ont été organisés pour enrichir les fabricants et porteurs d’argent sur le dos du peuple !. La banque grecque mise au service d’une politique économique n’a aucune raison d’enrichir ceux que les Grecs ont déjà surenrichi !

Les BONS députés seront ceux d’Inoppression Active que les Grecs élieront !

Je viens d'écouter de 11h à midi, sur France Musique une émission consacrée à Théodorakis. Sa musique et les voix qui la chantaient, superbe ! et quelle émotion ...

 

(Il vaut mieux évoluer vers le mieux plutôit que l'inverse)

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