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Garde à vue des six lycéens de Fontainebleau : un couple pris dans les violences policières

L'un des six lycéens mis en examen pour rébellion et agression contre les forces de l'ordre, le 12 octobre à Fontainebleau, a maintenu devant le juge pour enfants avoir repoussé une grenade lacrymogène pour protéger un bébé dans une poussette. Les parents du bébé, Emmanuel et Myléna, racontent ce qu'ils ont vu et vécu lors de la dispersion de la manifestation lycéenne. Ils confirment ce qu'a dit le lycéen et veulent témoigner devant la justice. Selon eux, sans ce jeune homme, leur bébé aurait dû être blessé ou peut-être pire : les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes et des flashballs sur la foule, au hasard.
P.H : Pour quelle raisons étiez-vous présents, votre compagne, votre bébé et vous-même au moment de la dispersion de la manifestation ?
Emmanuel : «On devait aller en centre ville, à la banque faire des papiers. On s’est retrouvé encerclé au bout de la rue, il y avait les CRS des deux côtés, on ne pouvait pas passer. Ca tirait pas encore, c’était tendu, il y avait des charges de CRS au moment où on est arrivé. Ils couraient contre la foule, au croisement de la rue, on a été obligé de partir, avec la petite. Il y avait des personnes âgées. Un groupe de CRS a fait tomber par terre une personne âgée.»
P.H : Quand les gaz lacrymogènes ont été lancés, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
«On a été repoussé avec la foule quand ça chargeait. Après on avait des choses à faire, on avait rien à voir avec ça, on a continué, et là, ça a tiré directement dans la foule. La première fois c’est tombé à 2 mètres, deux mètres cinquante de nous. La deuxième grenade c’est un lycéen qui s’est mis devant (ndlr : le lycéen mis en examen), sinon c’est la poussette et notre fille qui la prenait. Quand j’ai vu le premier tir, on a reculé, je suis parti directement voir les CRS. J’avais des preuves que je venais pour aller à la banque, je leur ai montré et on m’a répondu «ferme ta gueule, dégage de là», mot pour mot. Je leur ai dit que ma fille était bloquée dans les gaz lacrymogène, ils m’ont dit de faire le tour. C’est pendant que je discutais avec eux qu’ils ont tiré une deuxième grenade. Quand je suis revenu vers ma compagne c’est là que j’ai vu une veste sur la poussette.»
Myléna : «Le jeune (ndlr : celui mis en examen) avait mis la veste sur la poussette pour protéger la petite des gaz, il s’est interposé, il a pris un flashball dans la jambe, et a relancé une grenade qui était à côté de la poussette, c’était soit lui soit la petite, il a préféré que ce soit lui.»
P.H Quand il a repoussé la grenade lacrymogène, il l’a fait comment ?
Myléna : «Il a fait un geste comme tout le monde l’aurait fait. Il a essayé de la dégager le plus loin possible de la petite.
Emmanuel : «S’il ne se mettait pas devant la poussette, c’est la poussette qui prenait le tir».
P.H : Les CRS étaient à quelle distance ?
Emmanuel : «Au début ils étaient collés, après ils étaient à quinze, vingt mètres.»
P.H : Les CRS pouvaient voir la poussette ?
Emmanuel : «Bien sûr, je leur ai dit, il y avait des lycéens qui leur ont dit «arrêtez, il y a un bébé qui passe». Quand on a voulu s’en aller, ils nous ont dit : «allez y, allez y, passez, passez, personne fait rien, on bloque», et au moment où on arrivait au milieu de la route, les CRS se sont remis à charger. Ils voyaient bien qu’il y avait une poussette. Et nous, c’est une coiffeuse qui nous a fait rentrer dans son magasin pour nous protéger.»
Myléna : «Les CRS se sont pris pour des cowboys. Les lycéens ils faisaient leur manifestation, ils étaient par terre, sur la route. C’est là que les CRS ont fait n’importe quoi. On a vu trois policiers qui passaient dans la foule et dès que quelqu’un les regardait à peine, ils leur mettaient des coups de bouclier, ils leur parlaient mal. Ils ont tapé un jeune devant tout le monde et il l’ont menotté.»
P.H : Est ce que vous témoignerez au tribunal pour le procès des lycéens mis en garde à vue ?
Emmanuel : «Moi , je viendrai. Si cette personne là n’était pas là ce jour là, ma fille elle se prenait une cartouche. Grâce à lui, on a réussi à empêcher le pire. Je suis obligé, je viendrai. Il a mis en quelque sorte sa vie en danger pour protéger ma fille. Il ne nous connaissait pas, on l’avait jamais vu. Il s’est mis en opposition, il s’est pris une flashball dans la jambe pour la protéger.»
P.H : Qu’est-ce que vous pouvez dire sur cette manifestation, pour conclure ?
Emmanuel : «Ils ont tiré sur la foule sans calculer, comme ça, il y avait un deuxième couple avec une poussette, elle est partie tout de suite aux urgences. Ce couple, ils se sont pris des projectiles que la police a jetés. Les jeunes se sont mis devant pour éviter qu’il ait un problème avec la petite, c’est les jeunes qui ont essayé d’aider, les forces de l’ordre, il n’y avait rien à faire. Les jeunes étaient solidaires, ils essayaient d’aider les gens par terre. Il y avait un jeune avec des marques au visage, qui saignait, entouré par un groupe de trente policiers et CRS autour de lui. Il y a une femme policier qui a braqué un lycéen avec son flashball qui venait voir pour son copain par terre, elle lui a dit «tu bouges pas ou je tire !» Ils sont restés au moins un quart d’heure à le taper. Les trois policiers qui circulaient dans la foule, ils regardaient les jeunes et les agressaient. Il y a un jeune qui ne faisait rien, adossé à un mur, un policier lui a mis un coup de bouclier dans la tête. A un moment les lycéens sont allés voir les policiers qui étaient devant la mairie et d’autres qui sortaient de la mairie, qui étaient derrière les portes de la mairie. Les policiers les ont insultés, leur ont dit "dégage, dégage". Ca tirait dans la foule, j’ai vu des personnes âgées qui pleuraient à cause des gaz. On se serait cru dans un film. On se sentait plus en sécurité avec les jeunes qu’avec les policiers. C'est grâce aux jeunes qu'on a pu rentrer chez nous.
Témoignage recueilli dimanche 24 octobre 2010 au domicile d’Emmanuel et Myléna, parents de la petite Océane, 12 mois.

Tous les commentaires

24/10/2010, 21:20 | Par Cézarine

Merci de continuer à nous informer. Je vais faire circuler.

Ce soir sur France Inter, Mélenchon a essayé de faire savoir qu'il y avait ces violences policières, qu'il y avait des policiers infiltrés dans les manifs qui faisaient de la provoc, les journalistes n'ont rien trouvé de mieux qu'essayer de lui faire dire qu'il accusait Hortefeux ! Mais ils n'ont absolument pas rebondi sur l'info, ça ne les intéressaient manifestement pas.

Nous ne pouvons compter que sur nous mêmes et sur quelques médias comme Médiapart ou des sites comme Dazibaoueb et Plumes de Presse pour faire circuler l'info.

24/10/2010, 22:10 | Par chafikbr

Après les témoignages à Lyon Place Bellecour, ces témoignages montrent à quel point le gouvernement a décidé de cibler les jeunes. Cette stratégie est en accord avec les accusations de manipulation de la jeunesse proférées à l'encontre de l'opposition.

Nous ne sommes plus protégés mais agressés par les forces du désordre. Nous virons vers un état fasciste, c'est très très inquiétant, il faut absolument faire tourner ces infos et faire en sorte de protéger les jeunes dans les manifs.

25/10/2010, 09:58 | Par Phylloscopus

Mais enfin qu'est-ce que cette phalanges d'abrutis brutaux, sinon criminels et que la justice place au dessus des lois ?

En fait quel est le métier de ces connards, sinon de rosser le bon peuple ?

Faut vraiment pas être fiers pour faire un tel métier ?

25/10/2010, 10:04 | Par Marie Lavin

Merci de difuser cette info. Bravo surtout à ce jeune homme courageux, il faut tout faire pour lui éviter la moindre conséquence judiciaire. Tenez nous au courant.

25/10/2010, 10:06 | Par Eucharis

Les tribunaux font preuve d'une implacable sévérité envers les jeunes interpelés dans le cadre du conflit. J'espère vivement que, cette fois au moins, ce jeune homme courageux sera relaxé.

 

Je confirme, étant à la manif de Lyon de mardi dernier, que les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes sur la foule dans le seul but de disperser la manifestation. Ils ont ensuite tiré sur des jeunes manifestants pacifistes. (mes photos sur http://www.mediapart.fr/club/blog/eucharis/201010/recit-et-images-de-la-manifestation-de-lyon)

J'ai également vu parmi les gens qui jetaient des pierres certains qui n'avaient pas le profil si commodément relayé dans la quasi totalité des médias...

Enfin, le conflit a pris une tournure encore plus inquiétante jeudi dernier lorsque la police a emprisonné, sous les lacrymos, des citoyens qui se trouvaient place Bellecour, ne laissant sortir que les plus âgés, puis au bout de plusieurs heures les jeunes qui n'étaient ni noirs ni d'origine maghrébine. (témoignages: http://rebellyon.info/Temoignages-sur-la-prison.html)

 

J'en ai la nausée.

 

 

25/10/2010, 10:19 | Par chafikbr en réponse au commentaire de Eucharis le 25/10/2010 à 10:06

Il faut bien comprendre que tout ceci est pensé. Lorsque vous dites que tout le monde est sorti sauf les noirs et les basanés, c'est pour pouvoir bien les chauffer, et présenter ce joli plat aux hordes de caméras qui n'attendent que ça: voir des enfants d'immigrés foutre la merde.

De plus, il faudrait mettre en relation la loi sur la déchéance de nationalité qui donne une impunité inouie aux forces de l'ordre envers les jeunes générations d'immigrés avec les témoignages que vous signalez où ces jeunes enfants sont battus impunément aux vu et su de toutes les personnes présentes.

Voilà, vous avez donc devant vous une politique fasciste et xénophobe et personne pour s'en émouvoir.

L'Histoire retiendra tous ces silences.

25/10/2010, 10:33 | Par Marie Lavin en réponse au commentaire de chafikbr le 25/10/2010 à 10:19

Mais si, nous sommes nombreux à nous émouvoir au point que notre minuscule président s'est traîné au Vatican pour tenter d'enrayer au moins un peu les protestations. Médiapart c'est une façon de s'opposer à cette politique, les manifs aussi, et il y a du monde dans les rues....

25/10/2010, 12:29 | Par chafikbr en réponse au commentaire de Marie Lavin le 25/10/2010 à 10:33

@ Marie Lavin,

Excusez moi de mon manque de précision. Lorsque je dis personne, je parle des gens qui ont un poids médiatique non négligeable et qui pourraient faire basculer l'opinion rien qu'avec ce genre d'informations. Mettez dans ce sac politiques, media et people.

Je fais bien plus confiance au peuple... à partir du moment où il est bien informé. Chose qui est loin d'être acquise.

28/10/2010, 15:11 | Par profil_inactif_87801 en réponse au commentaire de chafikbr le 25/10/2010 à 10:19

On a jamais conscience de vivre l'Histoire…

25/10/2010, 10:34 | Par franchise en réponse au commentaire de Eucharis le 25/10/2010 à 10:06

il y a de quoi avoir la nausée.

Mon petit fils nous a raconté des faits qui se sont passés à saint nazaire où il y avait des parents avec une poussette, Les jeunes ont tout fait pour protéger le bébé alors que les crs tiraient dans tous les sens.

Nous avons à faire une bande de tarés, il faudra qu'Hortefeux rende des comptes, il faudra qu'il nous explique où sont recrutés ces fous. Sur canal décalé hier, il y avait une émission sur la dangerosité des armes qu'utilsent les flics, même hortefeux qui ne vaut pas grand chose sinon d'obéir au président, a autorisé la police et même la police municipale à s'armer de tasers, cette police non entraînée qui se prend pour des cowboys, là encore cela va être chouette. Un gouvernement qui ne sait que réprimer est un gouvernement faible, il devrait démissionner.

J'espère qu'il y aura d'autres plaintes de poser, le problème c'est qu'il vaut mieux prendre un avocat et cela a un coût, car votre plainte ne sera pas reçue, ils se défendront entre eux.

25/10/2010, 11:10 | Par daniel piquard

bonjour,

J'habite à Madagascar et je suis écoeuré par les nouvelles de mon Pays...

Il faut continuer la lutte contre sarko et sa bande!

Je ne dirais pas d'enfoirés car eux au moins ils contribuent au soutien des gens dans le besoin.

 

25/10/2010, 11:24 | Par lucettecazin

Lors de la manif des lycéens la semaine dernière au moment de la dispersion place Denfert - Rochereau, j'ai moi même vécu une situation identique.

Je me suis retrouvée bloquée par deux rangées de CRS qui nous empêchaient de sortir.

J'étais littéralement collée au bouclier d'un CRS, avec derriere moi la masse des jeunes et moins jeunes d'ailleurs qui ne pouvaient pas s'échapper.

J'ai demandé au CRS de me laisser passer, rien à faire, et ce n'est pas pour dire, il voyait bien que je n'étais pas une dangereuse casseuse !!! je suis une femme de 56 ans, derrière moi des jeunes filles étaient terrorisées, nous avons demandé à de multiples reprises de pouvoir sortir et partir, nous avions peur d'être écrasées en cas de charge.

Des jeunes pris au piège ont commencé à s"énerver mais sans pour autant être violent.

Un journaliste a voulu aussi sortir les CRS ne voulaient pas, pourtant il avait sa carte de presse.

J'ai pu constater et je veux en témoigner de la stratégie policière vis à vis des jeunes manifestants : encercler les jeunes pour faire monter la pression et justifier ainsi de la violence policière.

Je le redis, il s'agissait d'une manif de jeunes lyceens tout à fait pacifiques, des jeunes gens calmes et heureux de pouvoir défiler ensemble.

Je suis totalement écœurée de constater que la police de le République traite ainsi ses enfants dont le seul tort est de vouloir manifester pacifiquement .

Cela ne peut que leur donner envie par la suite , soit de s'ecraser soit de devenir violent.

Quelle belle leçon de citoyenneté est donnée là par ce gouvernement !!!!!

C'est révoltant et extrêmement triste en même temps.

 

25/10/2010, 11:25 | Par pierre guerrini

 

Ces escadrons, cette Geheime Staatspolizei casquée et vociférante doit être dissoute.

Ces compagnies de CRS sont devant être dissoutes.

Quant au courageux jeune homme, qu'il soit soutenu financiérement et médiatiquement jusqu'à ce que la justice lui soit faîte, et son acte loué publiquement.

 

25/10/2010, 11:48 | Par Marielle Billy

Courage !

Tenez-nous au courant. E4st-ce qu'un comité de soutien se crée à Fontainebleau ?

25/10/2010, 12:00 | Par Baruch S

Du côté de Fontainebleau, lundi dernier, le journal local pourri "La République" ne donnait qu'une info vague et édulcorée des faits .

Le mardi 19, côté gare, à Avon, des jeunes, ont fait une nouvelle manif, le matin, assez tôt : cette fois ci il semble qu'ils aient été aidés par des ados au profil un peu plus "casseurs de banlieue" , ils ont renversé une petite bagnole, donné quelques coups de pied dans des grosses cylindrées, rayé quelques portières et brûlé quelques poubelles. Bref, du grabuge improvisé, sans doute pour montrer leur colère. Les flics , pris au dépourvu (la manif était spontanée, ils étaient à trois municipaux pour 50 jeunes ) ) n'ont rien pu faire. Apparemment ça a flambé d'un coup et ça s'est arrêté net comme ça avait commencé. Arrivée sur place, près de la gare, je n'ai vu que des jeunes tout à fait ordinaires qui se dispersaient en revenant de manifester, puis entendu les faits racontés au café : étant de passage à Avon, dans un café, je ne puis vous raconter que ce que j'ai vu et entendu.

A propos de la manif du 12 les gens n'étaient au courant de rien, ils savaient encore moins que des lycéens avaient été placés en garde à vue et tabassés alors qu'ils n'avaient rien fait. Je les ai informés, ça a fait baisser d'un gros cran les réflexions du genre "ces jeunes qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ?" "ils feraient mieux d'étudier" etc ...Je leur ai dit que ça aurait pu arriver à leurs enfants ou petits enfants. Qu'au lieu de mettre 900 flics pour protéger un seul bonhomme qui va raconter de la merde chaque semaine ou presque,devant les caméras dans les villes de France, en les mettant en état de Siège, on ferait mieux d'en mettre un peu plus dans les commissariats de banlieue.

D'habitude j'évite de lancer des débats, car je ne suis pas grande polémiqueuse, mais là, j'étais remontée comme un coucou helvète :

J'ai bien vu qu'ils étaient tous sous influence du JTF1 et de la pensée prémâchée unique, et à la façon dont un ou deux baissaient la tête, j'ai bien pigé que 2/3 de ces gens là avaient voté Sarkozy et avaient la fibre plutôt à droite (petits commerçants, entrepreneurs, VRP ). Malgré ça, , je l'ai constaté à plusieurs reprises dans les lieux publics, personne, même le plus beauf des beaufs, n'ose plus prendre la parole pour défendre Sarkozy même si en face l'interlocuteur n'est ni un costaud de la CGT, ni un grand orateur public.

Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.

25/10/2010, 12:06 | Par Baruch S

pardon de poser cette bête question :

Pourquoi le journal le Monde, ou Libération, ne relaieraient -t-ils pas ce genre d'information ?

L'ont-ils eue entre les mains ?

Cette attitude exemplaire de lycéens mériterait même la Une. Ce jeune, qui a reçu une balle de flashball dans la jambe pour protéger un bébé, est un héros, ces jeunes , qui prennent le risque d'interpeller des brutes déchaînées, hortefeusées et neo-fascisées, pour leur demander de laisser passer les vieux et les bébés, sont des héros !

 

 

25/10/2010, 12:15 | Par Eucharis

Une photo de notre police, vue sur: http://www.boston.com/bigpicture/2010/10/france_on_strike.html?camp=localsearch%3Aon%3Atwit%3Artbutton (en plus grand format)

© (AP Photo/Thibault Camus)

 

Bravo pour le sens du détail: les baskets délacées, c'est pour mieux faire "banlieue" sur les photos ?

25/10/2010, 12:26 | Par chafikbr en réponse au commentaire de Eucharis le 25/10/2010 à 12:15

J'ai fait tourner ces photos à mes proches, et elles sont très bien accueillies.

En dehors du fait que ces gentils civils agressent un méchant jeune a prori handicapé venu surement casser des vitrines avec sa béquille, la question qui reste en suspens est: pourquoi ce jour là, les forces de l'ordre ont-elles aspergé les jeunes de ce marqueur orange? Quelqu'un a t-il une idée?

31/10/2010, 16:22 | Par POJ en réponse au commentaire de chafikbr le 25/10/2010 à 12:26

Pour les marquer et les interpeller ensuite.

25/10/2010, 13:56 | Par Christophe67 en réponse au commentaire de Eucharis le 25/10/2010 à 12:15

Merci pour le lien vers ces photos.

Moi, j'adore celle là, quoique un peu hors sujet de ce billet.

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25/10/2010, 12:32 | Par jolemanique

Le bruit des bottes grandit..la dictature sevit..

Ces jeunes st admirables , 70 % de francais sur 65 millions rejettent sarko et sa clique de fascistes...ns ne pouvons pas tolerer l inacceptable manipulation, desinformation, censure, oppression du peuple , ruiner les institutions (santé, justice, education..) : ns sommes la risée du monde entier , meme les chinois ne voudraient pas de ntre demi magyar comme concierge d immeuble et il a les cles de l elysee grace au lobby des medias sous sa coupe depuis trop longemps.

frappons donc le nerf de la guerre.. et consommons autrement , coupons les vivres a cet etat indigne

Renouons avec le troc, l economie parallele soit les fermes maraicheres , l economie locale mais plus une tune pour ces satrapes..

Resserrons les liens, retricotons du lien social au nom de la resistance à l hydre de la dictature et tarissons de sa seve ce systeme neo liberal ourdissant la pauperisation des populations a l echelle mondiale pour une poignee de detraqués avide de pouvoir ne connaissant que le regime de la terreur.

 

25/10/2010, 12:32 | Par jolemanique

Le bruit des bottes grandit..la dictature sevit..

Ces jeunes st admirables , 70 % de francais sur 65 millions rejettent sarko et sa clique de fascistes...ns ne pouvons pas tolerer l inacceptable manipulation, desinformation, censure, oppression du peuple , ruiner les institutions (santé, justice, education..) : ns sommes la risée du monde entier , meme les chinois ne voudraient pas de ntre demi magyar comme concierge d immeuble et il a les cles de l elysee grace au lobby des medias sous sa coupe depuis trop longemps.

frappons donc le nerf de la guerre.. et consommons autrement , coupons les vivres a cet etat indigne

Renouons avec le troc, l economie parallele soit les fermes maraicheres , l economie locale mais plus une tune pour ces satrapes..

Resserrons les liens, retricotons du lien social au nom de la resistance à l hydre de la dictature et tarissons de sa seve ce systeme neo liberal ourdissant la pauperisation des populations a l echelle mondiale pour une poignee de detraqués avide de pouvoir ne connaissant que le regime de la terreur.

 

25/10/2010, 13:39 | Par dompacoud

Déjà écrit sur un autre fil :

J'attends de Médiapart une enquète approfondie (vous savez faire) sur la formation, l'entrainement, la préparation psychologique et tactique de nos"défenseurs de l'ordre". Sauf cas rarissime leur comportement est de l'ordre de l'acquis, pas de l'inné.

25/10/2010, 14:51 | Par airlane en réponse au commentaire de dompacoud le 25/10/2010 à 13:39

Il faut savoir - et ce n'est pas neutre - que les unités de CRS qui "sévissent" dans un lieu sont en fait "déplacés" d'une autre région afin qu'ils ne risquent pas "d'états d'âme" si tant est qu'ils soient susceptibles d'en avoir.

25/10/2010, 15:11 | Par Eniger2 en réponse au commentaire de dompacoud le 25/10/2010 à 13:39

Moi aussi je voudrais bien savoir à quoi correspondent ses "fameux" test psychologiques ?

-"Les hommes de la Bac reçoivent une formation continue. Les policiers sont tous volontaires, et passent des tests psychologiques. Ils doivent avoir une bonne connaissance policière et maîtriser les éléments de procédure".

J'espère qu'il est justifié par l'artillerie qui est mise à leurs diposition !!!

-Les effectifs des différentes BAC possèdent le matériel habituel de la Police Nationale ainsi que du matériels plus spécifique aux différentes missions de la BAC. Cet équipement comprend :

  • Tenue de maintien de l'ordre, combinaison BAC ou le brassard « Police » pour les éffectifs en civil ;
  • Pistolet semi-automatique administratif Sig-Sauer SP 2022 ;
  • Tonfa, bâton de police à poignée latérale (BPPL) ou le bâton télescopique de défense (BTD) ;
  • Lanceur de balle de défense de type (Flash-Ball) ou LBD40 avec visée laser :
  • Bouclier antiémeute ;
  • Gaz lacrymogène MP7 ;
  • Grenade de désencerclement (Dispositif Manuel de Protection, DMP) ;
  • Aérosol de défense individuel type gaz ou gel CS ou poivre ;
  • Paire de menottes administratives ;
  • Pistolet à impulsion électrique (PIE) de marque Taser modèle X26 ;
  • Casque de maintien de l'ordre ;
  • Gilet tactique pour l'emport de munitions pour Flash-Ball et grenades pour les effectifs en tenue ;
  • Gilet avec « holster » , étui à menottes, bâton etc. possible pour les effectifs civils ;
  • Fusil a pompe Beretta RS 203p calibre 12

Et comment cet arsenal qui peut être justifiable dans ces cas :

Les BAC traitent la petite et moyenne délinquance :

peut l'être aussi dans celui-ci ?

Ils traitent aussi les actions militantes de tous types, même non violente.

(Information trouvé sur Wikipédia "BAC Brigade anti criminalité)

25/10/2010, 16:01 | Par BMP

journalistes de MEDIAPART; pour la plupart d'anciens de la presse écrite ou autre;

vous devriez relayer ces infos à vos anciens collègues et toujours amis ou relations afin de briser ce mur du silence

Mélanchon a eu raison de donner un coup de pied dans la fourmillière ; car les exemples d eflics infiltrés et surtout casseurs ou chauffeurs d'ambiance , ne manquent pas

Mélanchon maltraite peut être certains de vos collègues mais il faut faire fi de votre corporatisme ( enfin , j'espère que vous n'en êtes pas)

25/10/2010, 17:02 | Par Edith Gaudin

Bravo à ce jeune homme qui a su sauvegarder la vie d'un bébé menacé par des hommes manipulés par le pouvoir. J'espère que sa blessure à la jambe guérira rapidement, et je souhaite DE TOUT COEUR à ces cow-boys et à leur chef de pâtir un jour de la colèrejustifiée de tous les opprimés. Edith Gaudin

25/10/2010, 19:00 | Par Anne Nymette

Bravo aux jeunes!

On voit de quel côté est la bonne mentalité.

Qu'on ne nous parle PLUS JAMAIS DE FAUX TERRORISME !!

Il est dans nos murs

Amicalement,

 

25/10/2010, 19:14 | Par Alain SELLIER

Témoignages accablants pour la police et corroborant mes propres expériences, en mai 68 au quartier Latin. En 1995, alors que je dirigeais un commerce boulevard Saint-Germain, la Préfecture de Police m'avait proposé d'indemniser pour la vitrine cassée... par ses agents en civil. Les agences de presse avaient mis en cause les lycéens. Déjà...

Jusqu'ici ce genre de témoignage a été systématiquement refoulé par la Justice. Ce sont, bien sûr, les policiers qui ont été agressés par les jeunes armés de boucliers et de flashballs!

25/10/2010, 23:13 | Par bruanne

Je relaie ici cet autre témoignage d'une personne de ma famille.

 

Témoignage sur un comportement policier qui suscite des interrogations


J’ai été témoin, jeudi 21 octobre 2010, Denfert-Rochereau, à Paris, vers 17h00, de comportements policiers qui me surprennent.


Les circonstances de mon témoignage

Le jeudi 21 octobre 2010, à Paris, il est environ 17h, je sors du métro Station Denfert-Rochereau, pour me rendre à un rendez-vous professionnel. J’ignorais qu’une manifestation devait se terminer sur cette place.

Lorsque je sors de la bouche de métro, j’aperçois beaucoup de personnes en uniforme : dix agents de sécurité de la RATP, et à l'extérieur, des cars, des camions, et des groupes de CRS et policiers à pied qui arrivent de l'avenue du Général Leclerc.

Certaines boutiques sont fermées, un commerçant explique qu'il a reçu des informations lui conseillant de fermer.

Je vois en face de moi de nombreuses personnes ; visiblement, une manifestation, qui, vue de loin, a l’air calme.

Pour continuer mon trajet et me rendre à mon rendez-vous, il me faut passer au travers les forces de l’ordre, qui me laissent alors circuler librement.


Blocage de la totalité des issues de la place

Une dame, âgée d'une cinquantaine d'années, me dit qu'elle a participé à cette manifestation : ce sont des lycéens et des étudiants accompagnés par des enseignants. Elle me précise qu’il n'y a aucune violence, mais que les manifestants sont maintenant bloqués. Ils ne peuvent plus avancer, ils sont encerclés.

Je constate moi-même qu’effectivement, les forces de l'ordre font barrage de tous les côtés de la place Denfert : boulevard Arago, boulevard St Jacques, avenue du Général Leclerc, Rue Froidevaux et même derrière les manifestants. Leur manifestation ne peut donc pas se disperser. Les CRS, ou d’autres corps de sécurité, sont alignés les uns contre les autres, avec leurs boucliers et derrière eux, leurs camions. Il n'y a que deux issues:
- un petit espace de quatre mètres, si les CRS s’écartent, pour rejoindre l'avenue René Coty,
- la station de RER Denfert Rochereau.

Je ne peux donc pas accéder au boulevard Raspail, et je décide de revenir sur mes pas, en passant entre les CRS. Je suis la dernière qu’ils laissent passer : après mon passage, les CRS se serrent entre eux. Il n’y a plus de passage par là. Il ne reste que l’entrée du RER.

Je suis étonnée de tout ce blocage, car la manifestation n'est pas violente et d'ailleurs je pense que les forces de l'ordre, pour ma sécurité, ne m'auraient pas permis de m'approcher et suivre mon trajet s'il y avait eu un danger ou des actes de violence.


L’étau se resserre de façon angoissante, sauf pour quelques porteurs de cartes

Je suis à moins de dix mètres des manifestants, à cinq mètres derrière les CRS. L’espace laissé pour les manifestants se resserre de plus en plus, la seule issue pour eux est maintenant la station Denfert-Rochereau.
Je vois certaines personnes réussir tout de même à sortir du cortège et se faufiler entre les CRS : ces derniers acceptent de les laisser passer sur présentation de cartes ; certains ont des caméras ou des appareils photos. Des personnes sans carte demandent à passer aussi, mais se voient refuser le passage. "Allez prendre le RER", leur disent les CRS, confirmant ainsi que les manifestants ne pourront pas quitter la manifestation sans prendre le RER. L'espace laissé aux manifestants est de plus en plus réduit, car les CRS avancent avec leurs camions. Cela me paraît maintenant très dangereux : les manifestants sont nombreux, je ne comprends pas comment ils pourraient tous entrer dans la station, et c’est pourtant ce que les forces de l’ordre les poussent à faire.


Une arrestation surprenante

Le cortège est calme. Tout d’un coup, je vois un jeune homme mettre son écharpe devant la bouche et sur le nez, et, avec un autre homme, il se précipite sur un des manifestants. Ensemble, ils lui sautent dessus. J'entends crier : "Non non, pas de violence, arrêtez !" Ce sont des voix de femmes adultes. Les trois personnes passent très vite à travers le cordon des CRS, qui s’écartent pour leur laisser le passage. Les trois hommes se précipitent derrière un des camions. Ils sont maintenant exactement en face de moi.

Les deux hommes qui ont sauté sur le manifestant portent des autocollants de la CGT, ils maintiennent le troisième homme (celui sur lequel ils se sont jetés dans le cortège) et le plaquent violemment contre un camion. L'homme plaqué ne se débat pas, il lève les bras, écarte les jambes. Les deux hommes le fouillent de façon violente, tout y passe, même l’intérieur des chaussettes. Je comprends alors que ces deux hommes n’étaient pas des manifestants mais probablement des policiers en civil. Ils prennent le sac de l’homme plaqué. Une fois la fouille terminée, ils permettent à l'homme de ne plus rester plaqué et de se retourner, mais en restant contre le camion. Je le vois très bien: il est châtain clair, il a un blouson en cuir clair, apparemment entre 18 et 25 ans. Il se touche l'œil, il a l'air d'être gêné par quelque chose. Il ne dit rien. Les policiers lui rendent son sac. Ils sont huit à l’entourer, certains en uniforme et d’autres en civil. Je vois qu'un des policiers lui parle très près, le touche. Lui, ne bouge pas. Je n'entends pas ce qui se dit.


Une inquiétude citoyenne face cette arrestation troublante

Une dizaine de minutes passent, l'homme est toujours là, contre le camion, les policiers sont avec lui, mais ne lui parlent plus : ils fument et se saluent mutuellement. Une dame à côté de moi observe la scène, nous échangeons nos inquiétudes. Les deux hommes prennent ensuite le manifestant par les bras et passent à deux mètres de moi. Je demande au manifestant arrêté : "Ils vous amènent où?". Il me regarde et me répond "Je ne sais pas, je ne sais pas", puis baisse les yeux.

Je le suis et demande aux deux hommes qui l’encadrent : "Bonjour, vous l'amenez où?". Un des deux, qui a une veste noire avec un autocollant jaune fluo CGT, me regarde et me demande qui je suis d'un ton insultant. Il ne porte pas de brassard, ne montre pas de carte de police. Je lui redemande "Où l'amenez-vous?". Il me regarde de façon agressive et me demande, pas très poliment, d'aller voir plus loin. Il me fait peur, je m'écarte. La dame qui était avec moi, se rapproche de moi et me demande ce qu'ils m'ont répondu. Je lui réponds: "Ils ne veulent pas me répondre". Elle s'approche alors du groupe et leur parle. Ils ne se présentent pas à elle en tant que policiers. Ils lui demandent qui elle est, elle répond « Une citoyenne, je fais mon devoir. » Je vois alors le même homme (blouson noir et autocollant CGT) s'approcher de plus en plus près d'elle, il est menaçant. Je me rapproche d’eux, car j'ai peur pour elle. Alors, il s’adresse à nous deux : "Vous, vous voulez aller au commissariat ce soir ?", et il répète cette phrase en nous faisant reculer, jusqu’à ce que nous cessions de poser des questions.


Départ en fourgon

Nous continuons à observer, de là où nous sommes, avec des doutes sur la légalité de ce à quoi nous assistons.

A un moment, les policiers inspectent le blouson du manifestant, qui est déchiré à l'épaule droite et dans le dos. Un des policiers essaie de lui remettre, le jeune regarde et fait en sorte de le remettre correctement.

A 17h50, ils font monter le manifestant dans un camion de police qui était à l'arrêt avenue du général Leclerc. Je relève l’immatriculation : AV 949 FY. Je ne vois pas ce qu'il se passe à l'intérieur. Quelques minutes plus tard, d'autres policiers, en civil eux aussi, arrivent avec deux autres personnes : un jeune et un plus âgé (entre 40 et 50 ans). Ils sont à côté de ce même camion. Un photographe et un cameraman les suivent. Ils s'approchent, je vois des flashes. Les policiers laissent faire. L'homme le plus âgé regarde le photographe d'un air abattu. Les policiers font monter les deux personnes dans le camion. Ils laissent la porte ouverte, mais nous ne voyons pas ce qu'il s'y passe.

La dame doit partir. Un groupe, qui était resté là, s'en va aussi. Je reste juste en face, dans un café, à trois mètres du camion. A 18h10, je vois qu'ils sortent à nouveau cet homme et le font entrer dans un autre camion, immatriculé 75N5969G, qui part à 18h14 en direction de l'avenue René Coty.

Le passage a ensuite été libéré, et j’ai enfin pu continuer mon chemin.



Des interrogations

Mais beaucoup de questions demeurent.

-Pourquoi m’a-t-on laissée m’engager dans une voie dont toutes les issues étaient bloquées par la police ?

-Comment se fait-il que des commerçants aient été informés qu’il risquait d’y avoir de la casse alors que la manifestation était très calme ?

-Qui sont ces hommes sans uniforme, sans carte, sans badge, qui s’en prennent à un manifestant en lui sautant dessus dans le cortège ?

-L’homme qui m’a menacée de m’embarquer, alors qu'il ne portait aucun signe d'une fonction de policier, était-il dans son droit ?

-Depuis, j’ai appris que des plaintes avaient été déposées pour des arrestations abusives ce jour-là, à cet endroit-là. Aurais-je assisté à une de ces arrestations abusives ?

26/10/2010, 01:43 | Par Crampon

C'est comme cela que ça a commencé en Italie, en Allemagne, puis en Espagne, et cela a conduit à la seconde guerre mondiale. Mais rassurez-vous, en cas de troisième l'homme aura accumulé suffisamment d'armes de destruction massive pour qu'il n'y en ait jamais de 4ième.

26/10/2010, 01:44 | Par Pescaloun

Mediapart peut-il faire une enquête?

En tous cas, merci de nous tenir au courant. Merci aussi aux parents du bébé, et au courage de ce jeune homme.

A lire ces témoignages on se demande quand même si nous sommes bien en France.

26/10/2010, 02:02 | Par johnloulou

les policiers sont de plus en plus arrogant sa devient très grave si maintenant il y a en plus des polices parallèle ou sommes nous il va falloir se tenir les coudes

26/10/2010, 19:05 | Par Pierre Bleue

... au vue du comportement de Brice le nazillon pas étonnant que ses miliciens se croient tout permis, y compris gazer une mère de famille avec son bébé.

Si le parquet était indépendant la moitié du gouvernement actuel serait au gnouf pour coups et blessures en bande organisée. Etre représenté par de pareilles salopards ça donné la nausée.

Quand à la bêtise crasse et sadique du CRS, elle se confirme chaque jour un peu plus,il recrute vraiment n'importe qui, mais le pb vient particulièrement du fait du laisser aller des plus gradés, eux même sous les ordres du nain dont l'hysterie et la parano n'arrangent rien.

26/10/2010, 19:18 | Par cereb

c'était déjà le cas en 68 ,ce qui n'est pas rassurant

car des excès et des abus n ont pas manqué qui n'ont pas été divulgués.

Mélanchon a raison !

26/10/2010, 23:09 | Par amel belhadj

 

http://www.bakchich.info/CRS-une-biere-a-la-sante-des,12172.html

Et en plus, quelques-uns boivent !!!!

C'est le pompon !!!!

27/10/2010, 11:44 | Par Anne Daniel

http://www.youtube.com/watch?v=UFewVLSW0tU

 

j'ai trouvé cette vidéo sur une page de mediapart !

 

elle date de quelques mois mais elle me terrifie !

27/10/2010, 14:41 | Par Claude DELVILLE

J'ai 70 ans et 30 ans de combats humanitaires derrièrre moi.

Eh les amis, les CRS ont'ils été créé pour être gentils? Ils sont éduqués comme machine à répression. Il faut avoir une drole de logique dans sa tçete pour être CRS. En tant qu'ancien déserteur de la guerre d'Algérie je n'est pas connu 68; Je m'occupais des lépreux au Maroc. Tout ça pour dire que tous les pays poddèdent leurs bandes de "tapeurs" professionnels à ne pas confondre évidemment avec le GIGN .

Un papy septuagénaire désabudé mais pas aigri.

http://delville.over-blog.fr

 

27/10/2010, 19:51 | Par luz34 en réponse au commentaire de Claude DELVILLE le 27/10/2010 à 14:41

Un tel comportement ne paraît pas naturel. Quelle drogue avalent-ils, sans le savoir, dans le café servi à la caserne pour perdre ainsi tout sens de l'humain?

Mes parents racontaient un truc semblable concernant la façon dont on dopait les soldats pendant la guerre (celle de 14 ou celle de 39, les deux? je ne me souviens plus).

A l'heure où l'on est capable de cambrioler les bureaux ou appartements de journalistes, tout est envisageable

28/10/2010, 18:14 | Par Danielle MIGLIORE

Salut à tous,

mon mari revient de la manif de Nimes et la mobilisation ne faiblit pas au contraire mais par contre pour la 1ère fois il y avait des crs qui n'attendaient qu'une chose : que cela dérape. Ils ont été déçus. Pour vous donner un autre éclairage sur le comportement de certains qui arrêtent qui ils veulent sans s'inquiéter de la légalité, cela me rappelle les fameux barbouzes du SAC sous de gaulle.

28/10/2010, 22:52 | Par lannig al louarn

Ces témoignages m' écoeurent . L' attitude des forces de l'ordre est une honte .

Personnellement j'ai fait condamner un gendarme pour dégradation de véhicule et j'ai su ,trop tard, qu'un jeune de ma commune a été condamné pour incendie de véhicule alors que c'étaient d'anciens militaires que je connaissais bien qui l'avaient fait sur ordre . Le gendarme qui avait dirigé la garde à vue du jeune et l'avait fait avouer le savait car il était copain avec le donneur d'ordre .

J'en connais d'autres qui sont réglo, mais j'ai l'impression que cela se dégrade .

Récemment ,m'étant fait voler mes papiers ,j'ai été porter plainte . Comme il n'y avait pas eu agression on m'a dit que je ne pouvais faire qu'une déclaration de perte , et un délit de moins dans les statistiques ... Mais quand je sortais ,on croise un gendarme . Celui ci demande a son collègue : " Quel nom ?" . Celui qui avait pris ma déposition donne mon nom et aussitôt l'autre pianote sur son ordi . J'en étais suffoqué , même victime on est fiché .

 

29/10/2010, 16:35 | Par PetitRobert

 

 

31/10/2010, 02:03 | Par chalouette

Ce qui m'écoeure le plus c'est que ces faits se sont produits surtout vis-à-vis des jeunes.

Il n'y a pas eu de tels comportements dans les manifestations d'adultes (ou alors je ne l'ai pas lu). Comme si on avait voulu leur administrer une leçon pour l'avenir et leur faire peur.

Mais des flics en civil provocs, en mai 68 il y en avait déjà.

Je travaillais alors Bd St Germain (1 jour sur 2) et je les ai vu à l'oeuvre devant mes fenêtres, s'abreuvant de bière dans les cars, et tellement déchainés après que leurs chefs leur tapaient dessus avec les matraques pour les remettre en ordre.

Ils poursuivaient les manifestants jusque dans les immeubles, ou s'acharnaient sur les portes d'entrée lorsque les habitants avaient eu la bonne idée de couper le courant pour bloquer les portes.

Je crois que de dures périodes nous attendent, surtout avec la vidéo surveillance qui va leur permettrent de retrouver les gens après coup.

Surtout que Sarko nous a prévenu : "Nous les retrouverons" avec un rictus pas très beau à voir.

07/11/2010, 17:58 | Par Naja

Merci pour tous ces témoignages. Il faudra un jour que la vérité éclate et que justice soit faite. Que le peuple l'impose.

(j'ai également publié un billet sur cette affaire :

http://www.mediapart.fr/club/blog/naja/041110/fontainebleau-temoignage-dune-mere#comment-719166 )

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