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L'affaire Greenpeace: réponse aux questions d'un abonné

Un fidèle abonné de Mediapart m'a publiquement questionné sur l'affaire Greenpeace que j'ai suivie, en 1985, dans les colonnes du Monde. Son interpellation m'a conduit à une longue réponse qui n'est pas sans rapport avec les débats d'aujourd'hui sur le journalisme que nous pratiquons ici, nos enquêtes et nos révélations. C'est pourquoi je la republie sur mon blog. Pour mieux comprendre l'échange, n'hésitez pas à lire sur le blog de ce lecteur, Jean-Marie Charron, l'énoncé de sa question (c'est ici).

Cher Jean-Marie Charron,

Merci de vos vœux, que je vous retourne: bonheur, joie, félicité… Et pardon de répondre avec un peu de retard. L'affaire Greenpeace fut, après celle des Irlandais de Vincennes qui m'occupa durant plusieurs années, le deuxième dossier sensible que j'ai été amené à traiter sous la présidence de François Mitterrand. Votre question tombe à pic car, même si les affaires ne sont évidemment pas de la même ampleur, il y a quelque similitude entre ce que Mediapart vit aujourd'hui avec l'affaire Cahuzac et ce que j'ai vécu alors, au Monde où je travaillais depuis 1980: la confrontation des certitudes d'une enquête journalistique aux écrans de fumée d'une stratégie de mensonge officiel. Mais je crains de décevoir votre attente sur un point : non, il n'y avait pas de « sabotage dans le sabotage » et la responsabilité principale de cette histoire est celle du pouvoir politique de l'époque, et non pas des agents chargés d'exécuter sur le terrain la mission qui leur fut imposée.

Rappel sommaire des faits : le 10 juillet 1985, dans le port d'Auckland au nord de la Nouvelle-Zélande, une double explosion coule le Rainbow Warrior, navire amiral du mouvement écologiste Greenpeace qui menait campagne contre les essais nucléaires français dans le Pacifique. Dans les deux semaines qui suivent, les soupçons se portent rapidement sur les services secrets français, la DGSE (ex-SDECE), deux journalistes, Pascal Krop dans L'Évenement du Jeudi et Jacques-Marie Bourget dans VSD, étant les premiers à affirmer que la DGSE est responsable de l'attentat. Mais leurs affirmations, reposant sur des sources internes au monde du renseignement, se heurtent à l'absence de preuves matérielles définitives (difficile, dans ces dossiers-là, d'imaginer un ordre écrit et, encore plus, de le dénicher si d'aventure il avait existé).

 

 

Dès lors, une stratégie du mensonge officiel va se mettre en place, avec des contrefeux, un rapport officiel (celui d'un haut fonctionnaire, Bernard Tricot) faisant écran en affirmant qu'il n'y aurait eu qu'une mission de surveillance visant Greenpeace, tandis que des relais médiatiques du pouvoir (et/ou des services) lançaient des pistes fantaisistes, dont notamment celle d'un attentat commis par les services britanniques afin de déstabiliser la stratégie indépendante de défense française. Cette guérilla entre des journalistes d'enquête convaincus de la responsabilité de la DGSE et un pouvoir enfermé dans le mensonge proclamé par le ministre de la défense, Charles Hernu, va durer jusqu'à la mi-septembre 1985, l'ultime révélation dont je serai le co-auteur avec Bertrand Le Gendre dans Le Monde faisant tomber le chateau de cartes du mensonge. À l'époque au Canard Enchaîné, avant de nous rejoindre au Monde, Georges Marion avait les mêmes informations mais elles furent mises en doute et contrecarrées dans l'hebdomadaire par un autre article, mis sur le même niveau de véracité, qui reprenait la légende d'une opération britannique que relayait à l'époque, outre Charles Hernu à la défense, Roland Dumas, devenu ministre des affaires étrangères.

Le mensonge tenait sur une logique de raison d'État qui protégeait les premiers responsables de cette opération, ses donneurs d'ordre politique : le ministre de la défense au premier chef et, à la fois au-dessus de lui et derrière lui, le président de la République lui-même. Il était adopté par les institutions concernées sur le registre : bien que nous soyons coupables, l'honneur de l'armée exige que nous soyons proclamés innocents. Il campait sur l'affirmation que seule une mission de surveillance avait été ordonnée. Et il reposait sur le fait qu'aucune des deux équipes de la DGSE identifiées au cours de l'été pour leur présence en Nouvelle-Zélande à la période de l'attentat n'avait pu, matériellement, poser les deux bombes sur la coque du Rainbow Warrior.

Ces deux équipes étaient les suivantes : d'abord, les faux époux Turenge, interpellés par la police d'Auckland, soit Alain Mafart et Dominique Prieur dont la couverture (des passeports suisses) fut rapidement démasquée par l'identification, via l'entraide policière, du numéro de téléphone de secours parisien qu'ils avaient appellé avant leur arrestation comme celui d'un téléphone lié à la DGSE ; ensuite, l'équipage du voilier Ouvéa, dont les identités furent dévoilées par le rapport Tricot, qui était venu de Nouvelle-Calédonie pour accoster dans un port de la côte orientale mais qui était reparti avant le jour de l'attentat, le voilier étant depuis devenu introuvable (on apprendra, par la suite, qu'il aurait été coulé en haute mer, après récupération de l'équipage par un sous-marin français !). À la manière d'un puzzle (dont la reconstitution a mobilisé en amont nombre d'autres journalistes travaillant alors pour Le Monde), nous avons donc recherché les pièces manquantes, ayant compris que les faux époux Turenge étaient chargés d'une mission de coordination des équipes, tandis que l'équipage de l'Ouvéa était chargé de l'acheminement du matériel (plongée et explosif).

C'est ainsi que nous avons déniché ce que nous avons appelé "la troisième équipe", véritable auteur de l'attentat au bout de la chaîne, dont la révélation à la Une du Monde le 17 septembre 1985 provoquera le dénouement de la crise, après près de trois jours de tension maximale où Hernu tenait bon sur le mensonge (« Battez vous ! » lui avait alors dit Mitterrand) tandis que le premier ministre Laurent Fabius, tenu à l'écart de cette affaire gérée par l'Élysée et la Défense, se saisissait de nos révélations pour l'emporter auprès de François Mitterrand. Finalement, au soir du jeudi 19 septembre on apprenait la démission d'Hernu et celle du chef de la DGSE, l'amiral Lacoste, suivies, le dimanche suivant, de la reconnaissance par le nouveau ministre de la défense, Paul Quilès, de la véracité de nos informations.

 

 

Durant ces deux jours et demi de tension, Le Monde reçut le renfort de L'Express, Jacques Derogy et Jean-Marie Pontaut confirmant le jeudi 19 septembre, sur la base de leurs propres sources, nos informations du 17 sur la troisième équipe. A l'époque, nous avions affirmé (sans autre preuve que la solidité de nos sources – c'est évidemment l'ordinaire des enquêtes qui affrontent le monde du secret, qu'il s'agisse du secret défense… ou du secret bancaire) que cette équipe était composée de deux nageurs de combat, un officier et un sous-officier. Nous n'avons pas révélé immédiatement leurs identités et attendu un délai de viduité pour le faire (il s'agissait du capitaine Jean-Luc Kyster et de l'adjudant Jean Camasse).

À la vérité, nous savons depuis qu'au moins une vingtaine d'agents de la DGSE ont été mobilisés pour cette opération qui avait été coordonnée sur place par le patron de la base d'entraînement des nageurs de combat en Corse (Aspretto), le commandant Louis-Pierre Dillais. Quant à la troisième équipe, nous avons aussi appris qu'elle était composée de trois hommes et non de deux, le troisième homme étant chargé de la récupération des deux plongeurs : le pilote de ce canot pneumatique n'était autre que l'un des frères de Ségolène Royal, Gérard Royal, alors engagé dans les services secrets français.

Comme je n'ai cessé de l'écrire à l'époque, nos révélations ont permis de défendre l'honneur des exécutants (qui n'ont fait qu'obéir) contre le mensonge des donneurs d'ordre (qui se défaussaient de leur responsabilité sur ces rumeurs de « sabotage dans le sabotage » dont vous vous faites l'écho). La vérité, c'est qu'une double pression extérieure sur la DGSE (qui voulait au contraire, sous la direction de l'amiral Lacoste, montrer sa loyauté au pouvoir politique de gauche, en raison de son passif sous les pouvoirs de droite) fut à l'origine du fiasco de cette opération (sans même parler de son illégimité totale et de son amoralisme évident, Greenpeace étant un mouvement d'opinion non-violent et la Nouvelle-Zélande étant un pays allié qui plus est dirigé à l'époque par un gouvernement travailliste).

La première pression fut celle des « amiraux du Pacifique », ces hommes de la DIRCEN, la direction des essais nucléaires, qui vivaient dans le monde de la guerre froide et voyaient en Greenpeace rien moins qu'une cinquième colonne liée au services soviétiques. Cette pression, venue du sein de l'institution militaire, fut relayée par la pression politique de Charles Hernu, soutenu par François Mitterrand, qui tous deux avaient fait de la force de frappe française le nec plus ultra de l'identité militaire de la France, vivant tous deux aussi dans un monde qui, avec la chute proche de l'URSS, allait bientôt être révolu. De fait, nous avons appris, quand ces chiffres furent rendus publics lors de l'arrêt définitif des essais nucléaires sous Jacques Chirac, que le président de la République qui aura autorisé le plus grand nombre d'essais nucléaires, battant tous les scores de ses prédécesseurs, le général de Gaulle compris, comme de son successeur, n'est autre que François Mitterrand, le premier président de gauche de la Ve République.

Cette double pression, militaire et politique, amènera la DGSE à organiser cette opération dans la précipitation (repérages, doublés d'une infiltration féminine de Greenpeace, effectués dans les mois qui précèdent, soit alors que c'est l'été en Nouvelle-Zélande quand l'opération aura lieu à l'approche de l'hiver austral) et à ne pas tenir compte des réserves techniques de ses propres agents opérationnels (Dominique Prieur et, surtout, Alain Mafart l'ont bien expliqué dans leurs livres respectifs de témoignage sur cette affaire). Bref, ce fut organisé comme à l'exercice, afin d'épater le pouvoir politique, en ne lésinant pas sur les moyens, en mettant le paquet, en en faisant presque trop, le tout, paradoxalement, par souci d'éviter les pertes humaines dans l'attentat (hélas, le retour à bord du Rainbow Warrior d'un photographe portugais après l'explosion de la première bombe lui sera fatale quand sautera la seconde: Fernando Pereira va ainsi mourir noyé).

Cette histoire, vieille de plus de vingt-sept ans maintenant, illustre jusqu'à la caricature ce dont continue à souffrir notre démocratie: le présidentialisme évidemment (qui entraîne une cascade d'irresponsabilité dans la culture des gouvernants), mais surtout l'absence de contre-pouvoir vivants. Dans une démocratie normale, après un tel fiasco, il y aurait eu une commission d'enquête parlementaire qui aurait été jusqu'au bout dans ses investigations et mené des auditions publiques, comme cela se passe aux États-Unis, pourtant première puissance militaire mondiale et nation plutôt fière de ses services secrets. Elle aurait rendu un rapport, clarifié toutes les zones d'ombre, obtenu la déclassification des documents "secret défense", expliqué la chaîne de responsabilités, désigné les responsables et les niveaux et degrés de responsabilité.

En France, rien de tel : silence total, circulez, il n'y a rien à voir ! Mieux encore, la majorité des médias, pourtant supposés défendre le droit de savoir des citoyens, acceptera cette omerta officielle. À tel point qu'à l'époque, Le Figaro, pourtant relais de l'opposition de droite, viendra en soutien de l'Élysée contre les révélations du Monde, affirmant jusqu'à l'absurde que la troisième équipe n'existait pas. Sachez enfin, pour finir, que j'ai eu l'occasion de rencontrer depuis, longtemps après et, parfois, dans des circonstances improbables, quelques uns des agents secrets impliqués dans cette opération. Et que ces rencontres m'ont totalement conforté dans cette certitude qu'ils ont tenté de faire au mieux leur travail dans une opération scandaleuse et criminelle ordonnée par le pouvoir politique de l'époque, au plus haut niveau.

Outre l'affrontement de l'enquête journalistique (sans relais ni soutiens institutionnels, parlementaire ou judiciaire) et du mensonge politique, le cas d'école, toujours d'actualité comme vous l'aurez compris, qu'offre l'affaire Greenpeace, c'est aussi celui de la chasse aux sources: décrédibiliser les révélations en jetant le doute sur leur origine. C'est ainsi (en dehors des écoutes téléphoniques, connues et révélées bien plus tard) que je fus confronté à l'époque à une campagne médiatique (et élyséenne) attribuant au ministre de l'intérieur d'alors, Pierre Joxe, l'origine de mes informations. Ce n'était évidemment pas le cas et, à la vérité, cela m'arrangeait car cette insistante rumeur protégeait les sources véritables. Mais j'ai gardé en mémoire ce fort contraste entre les envoyés spéciaux de la presse étrangère qui, étonnés de découvrir qu'un journal plutôt institutionnel comme Le Monde se convertissait à l'investigation, nous félicitaient pour la qualité de notre travail professionnel et, de l'autre côté, des responsables de médias français qui ordonnaient à leurs équipes de chercher quelles étaient nos sources et qui n'avaient rien de plus pressé que de mettre en doute le sérieux de notre enquête.

Tout ressemblance avec des événements journalistiques récents, survenus au début du mandat du deuxième président socialiste de la Ve République, serait évidemment purement fortuite…

Tous les commentaires

03/01/2013, 14:13 | Par GILLES WALUSINSKI en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 03/01/2013 à 14:05

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04/01/2013, 16:12 | Par GILLES WALUSINSKI en réponse au commentaire de GILLES WALUSINSKI le 03/01/2013 à 14:13

Il est sans doute utile de rappeler que Greenpeace, avec son bateau, le Rainbow Warrior s'apprêtait  à engager une campagne contre les essais nucléaires français dans le Pacifique. L'Australie, comme la Nouvelle Zélande n'appréciaient pas nos bombinettes mururoesques...

04/01/2013, 10:32 | Par munstead en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 03/01/2013 à 14:05

Cela faisait bien 24 heures que quelqu'un n'avait pas utilisé le fameux "adage" chinois sur ce site. 

Par ailleurs, JLL, il est toujours bon de savoir d'où part le doigt, la main, le bras, de situer.

04/01/2013, 11:34 | Par Crampon en réponse au commentaire de munstead le 04/01/2013 à 10:32

"de situer" surtout celui de Munstead !

03/01/2013, 14:35 | Par JoëlMartin

Une différence entre l'affaire Greenpeace et l'affaire Cahuzac me paraît de taille.

Le Rainbow Warrior a réellement explosé.

Cahuzac n'est nullement convaincu coupable de ce dont l'accusent des personnes qui sont ses ennemis personnels.

Et entre Greenpeace et Cahuzac, il y a eu l'affaire Hervé Le Bras.

Entre autres...

Bonne année.

03/01/2013, 15:33 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Crampon le 03/01/2013 à 15:23

"si ce n'est que la dernière, quoiqu'anecdotique, relève exactement des mêmes processus politico-médiatiques dénoncés par Plenel."

Anecdotique, oui...mais tellement symptomatique et tellement symbolique !!

03/01/2013, 15:40 | Par Crampon en réponse au commentaire de Philips Michel le 03/01/2013 à 15:33

Le cas est anecdotique (tout est relatif), mais les processus eux ne sont évidemment pas anodins.

04/01/2013, 05:59 | Par aires.isabelle@wanadoo.fr en réponse au commentaire de Crampon le 03/01/2013 à 15:40

les procédés surtout!    Ecouter les anciens Politiques révèle exactement comment l'Etat traitait les Affaires ,Gaston Defferre,ministre de l'Intérieur (81,84),ministre de l'Outre -Mer(56,57) ne s'embarrassait pas avec la vie humaine ,tranquille, proposait de faire sauter un avion pour négocier un problème ,dans une sombre histoire de "terrorisme",(je serais bien incapable de vous préciser lequel!) mais entretiens à réécouter sur France Culture qui invite les prestigieux   anciens dignitaires Mitterrandistes à recauser des vieilles affaires de l'Etat!

Hallucinantes les révélations de nos politicards!!!,la politique Nucléaire Japonnaise coûte 100 milliards (tepco!) décontamination,dédommagements des victimes!et les petits papillons bleus ,qui en parle?les dégats jamais évaluables pour Les Générations à Venir, indigne cette politique du nauséabond !

04/01/2013, 06:15 | Par aires.isabelle@wanadoo.fr en réponse au commentaire de aires.isabelle@wanadoo.fr le 04/01/2013 à 05:59

Convenu!!!,250 millions d'euros,secteur du biodiesel,cadeau fiscal!,qui émet au final plus de gaz à effet de serre que le Diesel Fossile!

et combien pour les projets de Développement Durable ???,comment redonner une autonomie alimentaire,énergétique aux Pays Pauvres ou Emergents, entre l'Huile de Palme , l'Energie, l'Eau, les guerres prévues ,sûr que les enjeux sont l'appât du gain au prix du sang des peuples!

04/01/2013, 06:20 | Par aires.isabelle@wanadoo.fr en réponse au commentaire de aires.isabelle@wanadoo.fr le 04/01/2013 à 06:15

Donc, soit ,nous citoyens! ,nous cautionnons ,soit, nous laissons faire!   c'est exactement ainsi que je vois le vaste monde!

l'info sera toujours l'info ,l'essentiel c'est toujours de savoir individuellement ce qu'on exige ! de soi et de nos représentants souverains!

03/01/2013, 15:17 | Par Patrig K

Pour l'occasion, et un peu pour relayer la publication d'un ouvrage sur les services secrets.

Histoire politique des services secrets français

De la Seconde Guerre mondiale à nos jours
Roger FALIGOT, Jean GUISNEL, Rémi KAUFFER

Roger Faligot avait aussi travaillé sur cette affaire, à cette époque il rédigeait ses papiers sur le JDD (sauf erreur) et était également en relation avec les journalistes d Canard Enchainé, peut etre avec vous aussi , M. Plenel également, je ne serais l'affirmer.

Grand connaisseur des activistes irlandais , il est un spécialiste, reconnu dans ces domaines si particulier.

Extrait de sa biographie [ D une part cela participait de la naissance d un certain journalisme d investigation à la française de l autre il y eut à cette époque une mutation dans la conception du renseignement En 1981 l arrivée au pouvoir des socialistes a ouvert une brèche aux possibilités d enquêter dans le domaine des services spéciaux du fait de cette mutation avec des personnages originaux à leur tête François de Grossouvre à l Elysée Pierre Marion au SDECE bientôt DGSE puis l amiral Pierre Lacoste ainsi qu Yves Bonnet à la DST Avoir connu ces nouveaux venus proches des socialistes n empêchait pas de nous trouver en première ligne dans la semaine du 14 juillet 1985 à effectuer des révélations sur l affaire Greenpeace Pascal dans L Evénement du jeudi avec son ami Bernard Veillet Lavallée moi même dans Le Journal du Dimanche Nous venions juste de publier La Piscine et avions rencontré des nageurs de combat et d autres opérationnels au fait de ces affaires ]

05/01/2013, 16:27 | Par Agnès GOUINGUENET en réponse au commentaire de Patrig K le 03/01/2013 à 15:17

Très bien Jean Guisnel; ai lu son livre "Armes de corruption massive". Terrible.

Embarrassé

03/01/2013, 15:29 | Par Crampon en réponse au commentaire de jean-marie charron le 03/01/2013 à 14:49

C'est toujours triste de voir des gens exceptionnels se mettre au service de gens ou de causes qui ne le sont pas. 

Merci Mr Charron d'avoir su faire le pas de côté qu'imposait votre conscience. 

04/01/2013, 02:03 | Par Carland en réponse au commentaire de jean-marie charron le 03/01/2013 à 14:49

@ charron

L'espèce humaine rejette catégoriquement des gens comme vous. Les hommes et femmes ne sont pas des prostitués.

Vous êtes au mieux un faible au pire un mec qui c'est laisser pousser les cheveux.

De l'humanité, vous n'en serez jamais.

04/01/2013, 07:08 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Carland le 04/01/2013 à 02:03

Carland,

Ce jugement à l’emporte-pièce est indigne. Chacun peut avoir son parcours de vie. Je défends le Jean-Marie que je connais aujourd'hui. C'est un honnête homme.

04/01/2013, 13:06 | Par Axel J en réponse au commentaire de Philips Michel le 04/01/2013 à 07:08

Carland n'a pas bien lu, sinon il aurait vu que Jean-Marie Charron avait refusé le choix pourtant plus naturel et plus facile pour lui de s'engager dans l'OAS. Mais quand bien même il l'aurait fait, tout le monde peut faire des mauvais choix dans la vie, et s'amender plus tard (se repentir, oeuvrer pour corriger ses erreurs, etc) et ce sont ceux qui condamnent à vie, qui sont les fachos, ici.

04/01/2013, 14:51 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de Carland le 04/01/2013 à 02:03

Je suis allé voir votre blog. Ce que j'en ai entr'aperçu me dit que vous êtes parmi ceux qui hurlent  " Tous pourris" mais ne se comptent surtout pas dans le "tous". Ce doit être assez confortable.

03/01/2013, 15:23 | Par pierre guerrini

Merci, M. Plenel,  pour cette somptueuse réponse, qui se double d'un petit cours de grande ampleur,  à usages multiples et à méditer ...

Dans l'énoncé de la question ...

Ce que je crois comprendre, c’est qu’en tentant d’abattre un personnage, c’est avant tout le symbole que vous voulez toucher. Ce qui signifierait que vous n’êtes partisan d’aucun système politique qui suppose délégation d’autorité. Surtout pas la dictature, évidemment, mais pas davantage la démocratie. Toute organisation reposant sur l’autorité de quelques uns, même par délégation, est à détruire. Seul n’aurait crédit à vos yeux que l’anarchie, le pouvoir direct de chacun.

Et si,  comme le demande Jean-Marie Charron, à la fin de son billet, "  Médiapart est-il votre archétype de société ? "  ...  Y - en quelque sorte - acquiescer serait peut-être la meilleure et la plus jolie des réponses possibles, et, quant à moi, je trouverais tout-à-fait-personnellement que cet archétype de société est plutôt follement et absolument passionnant et, qui plus est, ce qui, et loin de là,  ne gâche rien, tout aussi follement et terriblement sympathique ... 

Et comme le dit, à quelque chose près, G. Deleuze,  en ouverture de son abécédaire ... Le type, il est pas très très net, mais il est très sympathique ...


La démocratie au pouvoir, une réelle démocratie citoyenne,  c'est aussi, par delà tous les tracas z'économiques et autres z' impromptus et désagréments divers régulièrement servis comme une soupe froide,  une affaire de qualité, de qualité d'air, d' air, chaque jour qui passe,  plus respirable, plus léger, pour tous, et d'ambiance, une ambiance plus sympathique, bien plus sympathique, chaque jour qui passe  ... Bel archétype ... Somme toute ... Que le vôtre ! 

L'ombre du rêve rimbaldien qui reprend souffle ...

 

03/01/2013, 15:07 | Par Lucas Martin

Même dans le système le plus pourri, il existe des gens de valeur. Edwy Plenel, Jean-Marie Charron et quand même bien d'autres sortent largement du lot. C'est aussi grâce à eux que je n'ai pas toujours honte d'être un être humain. Merci à eux tous et... vivement qu'on se retrouve tous autour d'une bonne bière !

03/01/2013, 15:40 | Par Viviane Micaud en réponse au commentaire de Lucas Martin le 03/01/2013 à 15:07

En reprenant, les faits rien que les faits, on arrive à la conclusion contraire. Lisez mon post plus loin.

04/01/2013, 02:18 | Par Carland en réponse au commentaire de Lucas Martin le 03/01/2013 à 15:07

@ Lucas le beau penseur

Quel effort, vous qui travaillez laborieusement pour les sévices secrets Israéliens. Vous êtes en forme.

Quant aux mots, merci de ne pas les insulter.

03/01/2013, 15:36 | Par camel mekrez

Bonjour Edwy Plenel.

Je me permets de faire une remarque sur la chaine de responsabilité de l'affaire Greenpeace.

Edwy Plenel @"Comme je n'ai cessé de l'écrire à l'époque, nos révélations ont permis de défendre l'honneur des exécutants (qui n'ont fait qu'obéir) contre le mensonge des donneurs d'ordre".

Les exécutants ont perdu tout honneur car le statut de la fonction publique précise que "sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public".

Ils sont autant coupables que les donneurs d'ordres et à ce titre doivent etre sanctionné à la hauteur de leurs responsabilités. 

LOI N° 83-634 DU 13 JUILLET 1983 PORTANT DROITS ET OBLIGATIONS DES FONCTIONNAIRES (LOI LE PORS)  (A jour au 6 juillet 2008)

Chapitre IV : Obligations  :
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Art. 28
Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. 
Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés. 

03/01/2013, 15:42 | Par Jefff en réponse au commentaire de camel mekrez le 03/01/2013 à 15:36

Oui, cette réflexion d'Edwy Plenel m'a également pas mal dérangé.

Un fonctionnaire ne peut pas obéir à n'importe quel ordre, même si ce n'est pas toujours facile de désobéir.

Or, couler ce bâteau était un acte stupide, illégal, irresponsable, immoral... qui, au final, a gravement nuit aux intérêt du pays...

Cela dit, bravo encore à MdP pour sa ténacité et la justesse de ses combats journalistiques !

03/01/2013, 15:46 | Par Crampon en réponse au commentaire de Jefff le 03/01/2013 à 15:42

Traitez un militaire de fonctionnaire, une fois, pour voir ? Clin d'œil 

Je ne pense pas qu'ils se sentent assujettis aux mêmes devoirs.

03/01/2013, 16:27 | Par Jefff en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 16:05

Je vous trouve bien peu critique à l'endroit des USA. On a vu, sous le mandat Bush notamment, à quel point le contrôle démocratique pouvait être défaillant (ou contourné) dans ce pays également -- depuis les prisons secrètes de la CIA jusqu'aux mensonges d'Etat permettant d'engager la guerre...

Quant aux agents des services secrets, rien ne les obligent à aller jusqu'au bout d'un ordre s'ils ont conscience qu'il est stupide et injustifiable. On ne condamne plus au peleton pour haute trahison !

03/01/2013, 17:22 | Par Jefff en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 16:45

Nous sommes bien d'accord.

Et encore merci pour votre travail qui, jusque ce que Mediapart existe, semblait bien... improbable dans le paysage journalistique français !

05/01/2013, 16:44 | Par Agnès GOUINGUENET en réponse au commentaire de Jefff le 03/01/2013 à 17:22

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Cela me fait penser à cela :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate

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Sourire

03/01/2013, 19:08 | Par Béatrice Turpin en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 16:45

Le problème, c'est que tout comme ici, ces nombreuses révélations ne mènent à aucune sanction et qu'elles sont balayées sous le tapis de "l'Etat a ses raisons et...." Non, la démocratie aux USA n'est pas en meilleure santé qu'ici. (J'ai passé une grande partie de ma vie dans ce pays et y ai fait pratiquement toutes mes études, alors je suis en plutôt bonne position pour en parler...) Vraiment pas! Il serait temps que les citoyens, PARTOUT, réclament de vraies conséquences suite à ces révélations! Bonne année et merci pour l'excellent travail.

Je rajoute: cette phrase, c'est le début, et le milieu et la fin du probléme:

relèvent de l'illégalité d'Etat admise et couverte par chaque nation souveraine.

Voilà, cette "illégalité" d'Etat partout "acceptée" (moi, je ne l'accepte pas du tout!!!!!!) et qui permet de couvrir tant de crimes et qui fait partie de la culture du mensonge et du "les politiciens sont plus intelligents que le peuple et donc au-dessus de la loi" qui pourri toute possibilité de réelle démocratie.

PS: je sais maintenant que si je veux une réponse de votre part à ma question de longue date sur la soi-disante "gauche" (un autre gros mensonge, un oxymore total, mais répété quotidiennement par tous les médias à force de convention qu'on refuse de remettre en question malgré la réalité!!!)), il faudra que je vous la pose en public.... Je rigole - à moitié....

Au nom du "courage de la vérité!"

03/01/2013, 18:00 | Par camel mekrez en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 16:05

Cher Edwy Plenel

Vous dites "Mais votre rappel atteint évidemment sa limite s'agissant des services secrets dont les missions d'espionnage, à l'étranger, relèvent de l'illégalité d'Etat admise et couverte par chaque nation souveraine. Un agent des services secrets, et surtout s'il appartient à ses services d'action sur le terrain, sait qu'il recevra des ordres, issus d'une chaîne de commandement remontant jusqu'au sommet du pouvoir politique, qui comprendront des actes que les lois ordinaires réprouvent".

Il ne s'agit pas d'un acte d'espionnage mais de la préparation et de la finalisation d'un attentat à la bombe (qui à fait un mort) sur un bateau de Greenpeace qui comme chacun sait était sur le lieu pacifiquement amarré à Auckland en Nouvelle-Zélande et s'apprétait seulement à faire route vers Mururoa pour protester contre les essais nucléaires français.

Le 4 novembre 1985, Alain Mafart et Dominique Prieur comparaissent devant la cour d'Auckland pour les premières auditions ; ils plaident coupable d’homicide involontaire. Le 22 novembre, ils sont condamnés à 10 ans de prison5. Ils sont transférés en juillet 1986 sur l'atoll de Hao en Polynésie et affectés au 5e régiment étranger pour administration. Ils seront rapatriés en métropole séparément.

Le procès a été filmé malgré l'opposition des Français, puis a été diffusé sur une chaîne nationale à partir du 26 septembre 2006. Les agents français ont été déboutés par les juridictions néo-zélandaises de leur opposition à la diffusion de la vidéo du procès6,7,8.

Il avait été envisagé par les services français de dégrader le gazole du navire en déversant des bactéries dans les réservoirs, avant de retenir l’option de la bombe9.

Le 29 septembre 2006, Antoine Royal déclare à la presse que son frère Gérard Royal se serait vanté d'avoir lui-même posé la bombe, ce que l'intéressé a refusé de confirmer10. Le premier ministre néo-zélandais a exclu toute nouvelle action concernant le Rainbow Warrior compte tenu des engagements internationaux pris entre la France et la Nouvelle Zélande11.

 

03/01/2013, 18:19 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de camel mekrez le 03/01/2013 à 18:00

Cher Camel Mekrez, bien sûr que, pour nous, il ne s'agit pas d'un acte d'espionnage contre des menées ennemies mais d'un attentat criminel contre un mouvement de la société civile – je le rappelle dans mon billet. Mais n'oubliez jamais, pour comprendre (ce qui ne veut pas dire justifier) le déroulement des événements, de vous mettre à la place des autres, bref de vous décentrer et de vous déplacer.

Nous sommes en 1985, vous êtes membre des services secrets français, agent de son Service Action et l'on vous demande (ordre politique) de neutraliser, en évitant morts et blessés, les menées d'un mouvement écologiste dont on (votre hiérarchie militaire) vous affirme qu'il entrave l'indépendance stratégique de votre pays, en menant campagne contre votre force de frappe alors qu'il n'agit pas avec autant de détermination contre les essais américains, soviétiques ou autres, et dont on (les plus idéologues de cette même hiérarchie) vous prétend qu'il est infiltré/manipulé par les services soviétques. Bien sûr que vous pouvez faire valoir vos doutes, vos questions, vos interrogations – et selon le témoignage de Mafart, ce fut fait, en tout cas un peu. Et vous pouvez même vous dire, en votre for intérieur, que c'est une folie, du n'importe quoi, un délire. Mais de là à rompre, protester, refuser d'obéir, cela aurait sans doute demandé bien des prédispositions à la dissidence et à l'autonomie…

En tout cas, je suppose ou, sinon, j'espère que cette histoire est étudiée comme un cas d'école sur la formation à l'éthique militaire des soldats d'aujourd'hui (où se situe le devoir quand il heurte à ce point la conscience). Pour la petite et (tragiquement) ironique histoire, dans sa vie privée, Alain Mafart était à l'époque une sorte d'écologiste, amoureux de la nature, du grand large, des animaux sauvages, de la faune et de la flore, et des grands espaces…

03/01/2013, 18:56 | Par Crampon en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 18:19

"Alain Mafart était à l'époque une sorte d'écologiste, amoureux de la nature, du grand large, des animaux sauvages, de la faune et de la flore, et des grands espaces…"  Mmmmh... la couverture idéale pour espionner les écolos, non ? Et maintenant c'est quoi, un bon gros beauf facho ? 

 

03/01/2013, 22:56 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 16:05

"ce travail de révélation ne modifie pas la donne, tant il se heurte à un mur d'indifférence démocratique au cœur du pouvoir, partagé et assumé par une bonne part des élus comme des gouvernants."

Et de la grande majorité des citoyens, non ?

05/01/2013, 08:12 | Par mathurin_93 en réponse au commentaire de camel mekrez le 03/01/2013 à 15:36

@CAMEL MEKREZ.

Allez contester un ordre dans l'armee,vous m'en dirais des nouvelles.

03/01/2013, 15:32 | Par kirios1

Hernu , n'était il pas suspecté d'etre un espion russe ?

03/01/2013, 15:43 | Par Crampon en réponse au commentaire de kirios1 le 03/01/2013 à 15:32

Pas par les pros... trop con le type ! 

03/01/2013, 15:39 | Par Viviane Micaud

En lisant, ce rappel de l'investigation pertinente du Rainbow Warrior, sur laquelle nous ne pouvons que louer la clairvoyance de Plenel, je sens que la condamnation de Mediapart pour diffamation va bientôt tomber. Car dans l'affaire Mediapart-Cahuzac, Edwy Plenel s'est planté. Il suffit d'avoir des notions de probabilité et calculer la probalité qu'un enregistrement inaudible comme celui diffusé par Mediapart existe, pour s'en convaincre.

Voici le calcul. Jérome Cahuzac utilise par mégarde une touche d'un téléphone de rappel automatique qui conduit à enregistrer ce qui se passe dans la pièce. Probalité d’occurrence : 1 pour Mille. Par hasard, il s'agit d'une conversation compromettante comme il peut y en avoir une fois tous les 6 mois. Proba 1 sur 800. Comme par hasard, la personne au bout du fil est son principal opposant politique. Proba 1 sur 50. Je trouve une proba 1 sur 40 millions pour que l’ensemble des événements.

Comme le témoignage d'un adversaire politique aigri par une défaite électorale cuissante ne constitue pas à un élément de preuves car il a trop d'intérêts à mentir, Mediapart n'a rien. 

 Ce n'est pas le seul cas d'entraînement à la facilité du lynchage médiatique surfant sur le plaisir qu'ont certains à écraser les puissants quand ils ont un prétexte pour le faire. Il y a eu des recopies serviles de diffamations pour présomption de tricherie dans des marchés publics avec comme toute justification que le décideur connaissait le chef d'entreprise et il se trouve qu'en province un président de région ou de conseil général connaît la plupart des entrepreurs locaux. Il faut bien qu'il s'intéresse aux leviers en faveur de l'emploi dans sa région. 

Je n'envisage pas de rompre mon abonnement à Mediapart. D'abord parce que Edwy Plenel a été un grand journaliste et il est tout à fait capable de le redevenir. Le rappel sur l'enquête du Rainbow Warrior le montre. On apprend par l'erreur.

Ensuite, parce Mediapart a fait connaître les enregistrements dits du maître d'hôtel dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Ce fut un apport crucial pour mettre en lumière les pressions inadmissible de Sarkozy en personne sur la justice. Je pense que nous n'avons pas fini de décortiquer les méfaits du procureur Courroye. J'ai appris qu'une enquête est en cours sur son attitude. 

Enfin, j'adore observer les batailles de pouvoir, les luttes d'influence. Je me demande quelle astuce Edwy Plenel et Mediapart vont utiliser pour retomber sur leurs pattes.

Toutefois, le traitement de l'accusation sur Cahuzac ne restera pas comme un grand moment de journalisme. Même le figaro.fr avait un ton plus juste pour exposer les faits à vérifier par la justice.

03/01/2013, 15:47 | Par Jefff en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 15:39

Madame la professeure de mathématiques, Vous auriez fait un peu de philosophie que vous seriez en mesure de concevoir nombre d'évènements sruvenus dans l'histoire comme improbables. D'une certaine manière, c'est d'ailleurs la définition-même de l'évènement !

03/01/2013, 17:48 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de Jefff le 03/01/2013 à 15:47

La probabilité de se tromper de touche sur un téléphone ne peut pas être inférieure à l'inverse du nombre de touches. S'il y a 10 touches, elle est de 1/10. Par ailleurs, pour les fonctions du genre "rappeler", elle est encore supérieure. 

La probabilité qu'un candidat à une élection appelle un concurrent est supérieure à 1/2

Donc, raisonnement foireux, dit aussi paralogisme  :-)

03/01/2013, 21:17 | Par Pipotin en réponse au commentaire de Erreur 403 le 03/01/2013 à 17:48

"Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?" (Leibniz). Quelle en est la probabilité?

Demandons à Hubert Reeves:

Extraits:

"- En attendant, contentons-nous de la première seconde. Pourquoi l'univers n'est-il pas resté à l'état de purée ? Qu'est-ce qui l'a incité à s'organiser ? 

- Ce sont les quatre forces de la physique qui ont présidé à l'assemblage des particules, puis à celui des atomes, des molécules et des grandes structures célestes. La force nucléaire soude les noyaux atomiques ; la force électromagnétique assure la cohésion des atomes ; la force de gravité organise les mouvements à grande échelle - ceux des étoiles et des galaxies ; et la force faible intervient au niveau des particules appelées neutrinos. Mais aux premiers temps, la chaleur dissocie tout et s'oppose à la formation des structures. Tout comme, à nos températures, elle empêche la formation de la glace. Il a donc fallu que l'univers se refroidisse pour que les forces puissent entrer en action et tenter les premières combinaisons de la matière.

.../...

- En quoi ces forces sont-elles « ajustées » ?
- Nos simulations mathématiques le montrent: si elles avaient été très légèrement différentes, l'univers ne serait jamais sorti de son chaos initial. Aucune structure complexe ne serait apparue. Pas même une molécule de sucre.
- Pour quelle raison ?
- Supposons que la force nucléaire ait été un petit peu plus forte. Tous les protons se seraient rapidement assemblés en noyaux lourds. Il ne resterait pas d'hydrogène pour assurer au Soleil sa longévité et pour former la nappe aquatique terrestre. La force nucléaire est juste assez intense pour produire quelques noyaux lourds (ceux du carbone, de l'oxygène), mais pas trop pour ne pas éliminer complètement l'hydrogène. Le bon dosage... On peut dire, d'une certaine manière, que la complexité, la vie et la conscience étaient déjà en puissance dès les premiers instants de l'univers, comme inscrites dans la forme même des lois. Non pas en tant que « nécessité » mais en tant que possibilité."

"La Plus Belle Histoire du Monde, les secrets de nos origines" Editions Le Seuil.

Quelle probabilité pour que cela arrive? Et pourtant, elle tourne...

03/01/2013, 17:10 | Par Viviane Micaud en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 15:51

En réponse à la réponse d'Edwy Plenel.

Tout à fait, à la loyale. Je suis d'accord.

Je ne crois pas que c'est impensable. Je ne crois pas que c'est impossible qu'un ministre de gauche puisse avoir eu un compte en Suisse. Et je ne serais pas étonnée qu'il y aurait eu des accords de non-aggressions réciproques avec abandon de charge sur des affaires limites comme par exemple l'hyppodrome de Compiègne, comme gage de bonne volonté.

Je suis juste gênée par la montée en mayonnaise d'une affaire où les éléments factuels convaincants sont inexistants. Et puis, je m'amuse à utiliser les mêmes méthodes d'exagération que le journal utilise. Pour une raison qui m'est très personnelle, je défends la présomption d'innocence tant qu'il n'y a pas de faits établis, et je m'oppose à tout lynchage organisé. J'ai déjà vu de près les dégâts humains sur la personne, sur les enfants, sur les amis que cela produit.

Bonne Année 2013.

03/01/2013, 18:05 | Par Jefff en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 17:10

Merci Viviane pour ces précisions aux quelles tout un chacun se doit d'adhérer. Je les préfère nettement à vos calculs de probabilités !

04/01/2013, 09:59 | Par jp pinzuti en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 15:51

Mr Plenel

j'apprécie votre journalisme d'investigation

mais dans le cas de l'affaire Cahuzac

pour ne pas donner prise aux critiques

pouquoi ne publiez-vous pas les preuves

concernant le virement à Singapour ?

avec mes remerciements, jean-paul

03/01/2013, 16:18 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 15:39

Viviane,

C'est ne pas avoir suivi dans tous ses détails l'affaire Cahuzac que de s'exprimer comme vous le faites.

Dans une enquête de cette importance (elle met en jeu d'un côté le Ministre du Budget et de l'autre l'existence même d'un journal, et la crédibilité de ceux qui le font), il est évident que ce n'est jamais sur un seul fait qu'on se base.

Après qu'une enquête ait été demandée au Procureur, j'ai la conviction que Médiapart possède encore d'autres arguments, non encore révélés, pour ajouter à ceux (nombreux) déjà mis sur la table.

Rappelons aussi que, dans cette histoire, c'est une gauche contre une autre gauche qui sont en jeu : les luttes fratricides sont les plus âpres. Cela avait déjà été le cas avec Greenpeace, non ?

Comme le dit Mr Plenel : attendons et nous verrons, à la loyale.

03/01/2013, 16:56 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 16:37

Je ne doute pas de la responsabilité de Mr Cahuzac : le dossier est accablant, dans tant de directions, sur tellement de points...et si cohérent avec le personnage.

Mais m'est avis qu'il vous reste encore quelques détails à donner à la justice, dès lors qu'elle sera saisie. On verra bien !

°°°

Cette semaine dans le Canard : pas un mot sur l'affaire Cahuzac...sauf un dessin de KIRO.

Il est intitulé "Cahuzac contre-attaque".

Et, dans la bouche d'un Mr Cahuzac hilare, ces mots "Un journaliste d'investigation qui demande une enquête au procureur, quel aveu d'incompétence !".

03/01/2013, 18:01 | Par Jefff en réponse au commentaire de Philips Michel le 03/01/2013 à 16:56

Visiblement, le Canard est mauvais joueur et n'aime pas que l'on marche sur ses plates-bandes !

Comment expliquer ça autrement ?

Le Canard Boudin, quoi !

03/01/2013, 20:26 | Par Gérard HUMBLOT en réponse au commentaire de Jefff le 03/01/2013 à 18:01

Il suffit de lire "Le vrai canard" (Karl Laske et Laurent Valdiguié - Editions Stock) pour constater que cet hebdomadaire n'est plus qu'un canard boiteux.. On a comme l'impression que MEDIAPART lui a donné un sacré coup de vieux, malgré qu'il soit déjà centenaire...

04/01/2013, 15:09 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de Gérard HUMBLOT le 03/01/2013 à 20:26

Personnellement, je lis le vrai canard, celui qui sort tous les mercredis. Il me suffit amplement, et, moi qui ai presqu'assisté à sa naissance, je ne lui trouve pas une ride. Toujours aussi caustique, lucide et rigoureux. Je ne pense pas qu'ils soit nécessaire de dénigrer un journal satirique pour tenter d'en mettre un autre en valeur, fût-il Médiapart. Jaloux ? Il y a de la place pour deux, et plus.

05/01/2013, 18:53 | Par RDomergue en réponse au commentaire de jean-marie charron le 04/01/2013 à 15:09

Il me semble que le Canard plus trop déchaîné ce consacre beaucoup trop aux petits potins insignifiants. Cela fait quelque temps que je ne l'achète plus.

03/01/2013, 21:42 | Par M Pilet en réponse au commentaire de Philips Michel le 03/01/2013 à 16:56

"Un journaliste d'investigation qui demande une enquête au procureur, quel aveu d'incompétence !". En fait sur le fond, voire sur la forme, la retranscription du tweet de ce journaliste hors pair : M. APLATI, oups APATHIE !

03/01/2013, 17:32 | Par Viviane Micaud en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 16:37

Réponse à Edwy Plenel

Vous avez deux sources.

- Celle qui correspondant à l'enregistrement, qui en toute bonne foi, je considère comme foireuse.

- Celle correspondant aux ouvertures et fermetures de comptes à UBS, qui pour l'instant sont invérifiables. Donnez moi les éléments qui prouvent que ce n'est pas une intox. Habitant les Hauts-de-Seine, je sais ce que Sarkozy est capable de faire construire des intox de AàZ pour discréditer ceux qui s'attaquent aux intérêts du Prince Jean dans la principauté. Or, cette affaire est apparu en 2008 juste après l'élection de Sarkozy. 

03/01/2013, 17:42 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 17:32

Viviane,

Mais, ma parole, quelle connaissance de l'affaire Cahuzac avez-vous ?

A vous lire, on croirait entendre un lecteur du Figaro qui n'aurait sur l'affaire Cahuzac que la seule notion "d'un possible compte en Suisse" ! Étonnant !

04/01/2013, 11:28 | Par M Pilet en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 17:32

"Vous avez deux sourcesFaux ! Ils en avaient 5 lors de l'enregistrement d'Arrêt sur Images avec F Arfi qui a précisé lui-même qu'en plus de la source de l'enregistrement il en avait 4 autres ! Je n'ai pas toujours été d'accord avec des articles publiés par Mediapart et je ne me suis pas privée de l'écrire, mais là je les suis car ce sont des pro en la matière d'une part (cf les affaires Bettencourt, etc), et d'autre part vos écrits tendent à les faire passer pour des abrutis manipulables à souhait, ce qu'ils ne sont pas ! Par contre, la mauvaise foi existe, je l'ai rencontrée !

04/01/2013, 15:50 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 17:32

A Viviane Micaud.

                              J’ai l’impression qu’en ce qui concerne l’affaire Cahuzac, vous éprouvez les mêmes craintes que moi, que les arguments patiemment exposés par Edwy Plénel ne vous ont pas convaincue, que quelque chose échappe, du flou, du fragile, dans un domaine  particulièrement brumeux. Peut-être qu’Edwy Plénel qui tient ses cartes en main possède des certitudes qu’un regard étranger ne voit pas. Peut-être que ces doutes viennent de mon incompétence dans ce secteur abscond pour moi que sont banques et manipulation d’argent, alors qu’un navire qu’on coule, la mort d’une personne, ça me parle. Donc j’exprime mes doutes et demande à voir. Mais peut-être que ce qui avant tout me fait prendre des distances, c’est le risque de voir bafoué le principe de la présomption d’innocence, le risque de s’adonner au plaisir du lynchage, ou de la chasse à courre. Ça  ne remet nullement en cause la compétence et l’honnêteté d’Edwy Plénel, c’est plus l’effet masse que je crains, le suivisme aveugle, le poids des arguments d’autorité qui font qu’on adhère à l’opinion d’une personne qu’on admire. Ça, je crains. Donc pour l’instant j’attends. Et participe à votre prudence.

03/01/2013, 16:24 | Par Axel J en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 15:39

Ah, c'est bath, les probabilités!

Quelle probabilité, pour que le nom de Cahuzac se trouve sur la liste des 3000 noms de comptes cachés de l'UBS..?

Et quelle probabilité, pour que son prédécesseur Woerth, destinataire initial de la liste, en ait conservé une copie..?

Ah, c'est chouette, les probabilités!

03/01/2013, 16:46 | Par Chams en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 15:39

Si on vous suit, le gagnant du loto n'existe pas !

Pour ma part, je ne joue pas au loto parce que j'ai trop de chance de me faire avoir et de perdre mon argent mais pas parce que la probablité de gagner est nulle !

03/01/2013, 17:17 | Par mtb74 en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 15:39

Chère Viviane Micaud,

Avec votre calcul, non seulement Edwy Plenel s'est planté, mais il n'existe pas. Pas plus que Jérôme Cahuzac, ni vous, ni moi.

En effet les "probas" d'apparition de vie sur la Terre sont extrêmement faibles. D'où on conclut que la vie n'existe pas. CQFD.

03/01/2013, 19:13 | Par jules livet en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 15:39

Commentaires de Viviane Micaud :

"En reprenant, les faits rien que les faits, on arrive à la conclusion contraire. Lisez mon post plus loin."On lit le post plus loin :

"dans l'affaire Mediapart-Cahuzac, Edwy Plenel s'est planté. Il suffit d'avoir des notions de probabilité et calculer la probalité qu'un enregistrement inaudible comme celui diffusé par Mediapart existe, pour s'en convaincre."

Les faits, ou un calcul de probabilité ?

Au fait, votre calcul de probabilité pour que Mitterand-Hernu envoie trois équipes mener en Nouvelle-Zélande une action aussi immorale et ridicule, il donnait quoi, à l'époque ?

03/01/2013, 21:56 | Par M Pilet en réponse au commentaire de jules livet le 03/01/2013 à 19:13

"Au fait, votre calcul de probabilité pour que Mitterand-Hernu envoie trois équipes mener en Nouvelle-Zélande une action aussi immorale et ridicule, il donnait quoi, à l'époque ?"  Rigolant !

03/01/2013, 22:20 | Par jean jacques chiquelin en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 15:39

SourceURL:file://localhost/Users/jeanjacqueschiquelin/Desktop/En%20lisant.doc

Alors là, je me marre. Désolé, chère madame,  mais je me marre. Pour les démonstrations imparables, nous disposions, en dernier recours, de l’infaillibilité papale. Nous avons maintenant les probabilités. Infaillibles. On se demandait ce qui allait sauver le soldat Cahuzac, l’Elysée, Matignon, Fouks, la solidarité du milieu, le fatalisme des foules qui en a vu d’autres,  les journalistes politiques, son divorce, l’amicales des chauves implantés, que sais je ?. Pas du tout. Des notions de probabilités suffisent. Même Fouks n’y avait pas pensé. Le raisonnement me rappelle celui des shadoks. Ils savaient qu’ils avaient une chance sur un million que leur fusée marche et ils s’empressaient de rater les 999999 premiers essais  pour réussir le millionème. A ce stade d’éblouissement  mathématique je me marre. Le raisonnement, qui consiste à dire, dans ce cas précis, cet événement n’a pas pu se produire parce que le calcul de probabilité  interdit de le penser exprime purement et simplement une croyance : celle que les probabilités et plus généralement les mathématiques dictent leur loi à la réalité. Cette illusion court les casinos, les hippodromes et les amicales d’anciens élèves d’école d’ingénieurs.  Les jeux de hasard, les chevaux et la résistance des matériaux  prennent un malin plaisir à ne pas se soumettre à "l’infaillibilité" du calcul de probabilités. Pardonnez moi cet oxymore. Autrement chère madame, avec vos « notions de probabilités »  vous auriez déjà gagné au loto et Jérôme Cahuzac n’aurait jamais abordé au téléphone son compte en Suisse. Par contre, et ça j'en suis convaincu , on ne fait pas de journalisme avec des notions de probabilités.

04/01/2013, 19:13 | Par MPCHRI en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 15:39

les probas c'est pas au pif, ça découle soit de données receuillies empiriquement, soit de relations consistantes de modèles mathématiques (mais qui restent des modèles donc des approximations). Donc les chances que ce truc arrive, on en sait rien. trouvez d'autres arguments. 

04/01/2013, 19:27 | Par lespioux en réponse au commentaire de Viviane Micaud le 03/01/2013 à 15:39

Franchement pour une personne que je croie instruite,vos reflexions dénote un manque totale d'intelligeance citoyenne.

Toutefois, le traitement de l'accusation sur Cahuzac ne restera pas comme un grand moment de journalisme.

petit rappel un journaliste rapporte des faits il n'accuse pas LUI.Bouche cousue

 

03/01/2013, 16:14 | Par Pierre Magne

Merci Monsieur Plenel.

Ces deux affaires sont des cas d'école. Pour la vie politique et pour le journalisme !

Elles montrent toute l'importance dans une démocratie  de la séparation des pouvoirs.

La 5ème a été construite pour un but précis, et non contestable à mon avis personnel, en finir avec la guerre d'Algérie, le colonialisme... sans recourir à une guerre civile en France.

Le balancier va toujours d'une extrême à l'autre !

Les successeurs de De Gaulle, et les plus riches, les plus puissants, ont beaucoup  apprécié toute la puissance de cette Constitution de la 5ème.

Aujourd'hui ce que l'on peut souhaiter de meilleur à la France, c'est une Constitution avec une vraie séparation des pouvoirs, ceci  limiterait les excès toujours possibles de ceux qui nous gouvernent. La Grande Bretagne et les Etats-Unis montrent que cela est possible, et efficace. De même aucun cumul de mandats, pas plus de deux réélections possibles au même mandat, et pas d'élection pour un candidat déjà condamné. De même aussi,  devraient être proscrit au niveau de la Constitution, les journaux, les médias, sous le contrôle du gouvernement, des plus riches ou des plus puissants ...

03/01/2013, 16:41 | Par Marc Bontoux en réponse au commentaire de Pierre Magne le 03/01/2013 à 16:14

Bonne année

Mettre en exemple la Grande Bretagne et les Etats-Unis me semble bien imprudent.

Dans les deux pays concernés c'est plus qu'ailleurs l'oligarchie qui est au pouvoir.

Enfin, je peux me tromper ...

03/01/2013, 18:02 | Par Mithra-Nomadeblues_

Dire que derrière ce billet de rappel de l'affaire du Rainbow Warrior, c'est donc bien cette affaire Cahuzac qu'Edwy Plenel rappelle encore.

03/01/2013, 21:57 | Par M Pilet en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 03/01/2013 à 18:02

Au cas où vous n'auriez pas compris - et l'intéressé lui-même non plus ! - ils ne vont pas lâcher l'affaire !

03/01/2013, 16:53 | Par -

Oups  ... effacé !!!

Ni vu ni connu  !!!

03/01/2013, 17:00 | Par -

 Bizarre Bizarre !!!

03/01/2013, 18:08 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de - le 03/01/2013 à 17:00

Je crois que vos deux commentaires ont été retirés car vous criiez et gesticuliez - n'étant, comme d'habitude, pas d'accord avec Mediapart. Si je pense qu'il est en effet dommage de crier pour exprimer son désaccord, il n'en reste pas moins que je déplore que Mediapart censure ceux qui contestent sa ligne éditoriale.

03/01/2013, 18:38 | Par - en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 03/01/2013 à 18:08

Hé ho ... je n'ai ni crié ni gesticulé !  Je me suis exprimée et j 'ai simplement imaginé !!!

Je ne me suis pas abonnée à Médiapart pour être d'accord en abandonnant toute personnalité et tout esprit critique et toute imagination  !

Restez donc entre vous  et écartez tous les autres !

Bonsoir !

 

03/01/2013, 19:05 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de - le 03/01/2013 à 18:38

Vous criez encore et en plus vous n'avez pas su me lire, car je prends justement votre défense quand vous exprimez votre désaccord. Décidément...

03/01/2013, 19:42 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 03/01/2013 à 19:05

@ Mine de rien et Mithra-Nomadeblues, aucun des commentaires de "Mine de rien" ou de quelque autre contributeur de ce fil n'a été supprimé/dépublié par la rédaction de Mediapart, sauf en cas de doublon répétitif. Toute modification éventuelle est donc le fait de l'auteur du commentaire lui-même.

03/01/2013, 19:50 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 03/01/2013 à 19:42

Veuillez donc m'excuser, Edwy Plenel. Je n'avais pas pensé à cela.

03/01/2013, 16:58 | Par Nigelle De Damas

Les réactions des lecteurs sont souvent aussi instructives : Un ministre délégué au budget en charge de la lutte contre la fraude fiscale qui détient éventuellement un compte en Suisse chez UBS, cela fait tâche mais peut-être pourrions-nous lui pardonner cette erreur de jeunesse ? Un ancien patron de la DCRI qui discute avec un type recherché par Interpol et qui prend la fuite en jet privé dès le lendemain, peut-être pourrions-nous aussi être indulgent ? La Démocratie est en plein forme, un taux de cholestérol peut-être un peu élevé, une surcharge pondérale digne d'un sénateur ... on se demande ce que cette officine (du PS hier et de l'UMP aujourd'hui) peut bien vouloir à notre exemplaire République ?

Meilleurs vœux à tous les watchdogs de Médiapart !

03/01/2013, 21:10 | Par jules bally-verne en réponse au commentaire de Nigelle De Damas le 03/01/2013 à 16:58

C'est très bien en effet de faire un rappel détaillé de l'affaire Greenpeace, que certains de nos concitoyens peuvent ne pas connaitre, et du rôle décisif qu'y joua M. Plenel; mais ça n'empêche nullement de souhaiter que Médiapart nous tienne au courant de la santé et des activités de ce type (Saleh ou qque chose comme ça) qui savait plein de choses libyennes et passait il y a quelques mois son temps à se faire interviewer en plein Paris par le premier venu. On nous disait alors qu'Interpol était à ses trousses et ce bon M. Guéant affirmait juré craché que s'il était en France il serait immédiatement interpellé. Cetta affaire me semble autrement grave que ce dont on accuse Cahuzac. Est-ce parce que Guéant n'est plus rien, ou pas grand chose, que plus personne n'en parle?

03/01/2013, 17:36 | Par patoune

"Je n'idéalise pas la démocratie américaine. Je dis simplement qu'une démocratie où l'on finit par savoir est une démocratie en meilleure santé qu'une démocratie dont les citoyens s'habituent à ne rien savoir." Votre commentaire devrait être au frontispice de toutes les écoles de journalisme, voire des écoles en général, bien sûr des organes de presse dignes de ce nom ! Vous faîtes bien de rappeler que votre combat n'est ni de gauche, ni de droite, qu'il est celui de la difficile vigilance de vérité et de citoyenneté. Vous êtes une lumière au bout du tunnel quand celui-ci incarne la lâcheté, les abus de pouvoirs et l'ignorance des citoyens. Même si ce tunnel est long nous devons en sortir. Merci à vous Monsieur Plenel et à toute votre équipe.

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

03/01/2013, 19:12 | Par LUYER29

ĺ´ egigence d'une démocratie est la responsabilité des élus a respecter, la Loi, la constitution et ses citoyens cela parait simple a postério mais cela demande de la probité et un immense sens du Devoir. Ce que n'ont hélas pas, la plus part de nos hommes politiques, élus de longues dates qui font "carrière" ce qui me semble être un non sens au vue des exigences évoquées. les tentations sont trops nombreuses et  le corps est faible.

Merci M. Plenel continuez et bonne année 2013...

03/01/2013, 19:11 | Par Gérard HUMBLOT

Merci Edwy PLENEL. En clair, lorsque le "donneur d'ordre" - l'exécutif en l'espèce - rate ses pratiques "foireuses", il fait donner l'enfumage médiatique, via ses valets de plume et de micro... Seulement, tôt ou tard, un puissant projecteur se braque sur la vérité. Tout est une question de temps. En France, il n'y a pas de détecteur de mensonge, mais lorsque, par exemple, une enquête journalistique met au jour les magouilles politico-financières d'un "puissant",  il est intéressant d'observer les différentes expressions de son visage... au fil des jours... et au fil des révélations... C'est certainement plus "parlant" qu'un détecteur...

03/01/2013, 19:20 | Par jules livet en réponse au commentaire de Gérard HUMBLOT le 03/01/2013 à 19:11

"Seulement, tôt ou tard, un puissant projecteur se braque sur la vérité. Tout est une question de temps."

C'est de l'optimisme... ou du 31ème degré ?

03/01/2013, 20:24 | Par patoune

Ce qui est également interpellant dans cette hisoire c'est l'origine de l'enquête sur Cahuzac, c'est à dire la rapidité avec laquelle, à peine arrivé au Ministère il a diligenté un soi-disant expert qui a innocenté Woerth dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne, ce même Woerth qui s'est empressé de dire sa confiance dans Cahuzac. Non seulement il y certainement complicité entre eux, ce qui est impardonnable pour deux Ministres du budget de deux gouvernements opposés - mais on connaît aussi la solidarité des hauts cadres de Berccy - mais en plus ils nous prennent pour des zozos !

On peut envisager que Mediapart dispose d'informations sur des conflits d'intérêt éventuels entre son rôle officiel à la Santé et des laboratoires.

Quant à soi-disant l'absence de preuves et "le plantage de Mediapart", à chacun son rôle. Aux medias d'investigation - ils sont si peu nombreux - de révéler des affaires, des scandales, des liens incestueux et des conflits d'intérêt, à la justice de faire son boulot (?), à nous de rester vigilants, voire à agir au-delà de ces élections qui ferment le ban de notre participation de citoyens.  

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

03/01/2013, 21:52 | Par PUYVERT

BRAVO EDWY PLENEL pour cette remémoration  27 ans après et ..toujours sous la Vème.Et encore avec un président issu du PS. Et encore à ce à quoi on pense du côté de Bercy en ce moment même.

Ne doutez jamais de votre travail conduit de cete manière.

Qu'il continue et aide la vie démocratique à exister dans unn système politique, celui du coup "d'état permanent",  qui la détruit.

Merci encore.

D'Alger à la Martinique vous avez reçu un bel héritage .GP

03/01/2013, 23:15 | Par Cacochyme

Sur l'opération Satanic, nom de code de l'objectif Rainbow Warrior, je n'aurais rien à rajouter qui n'ait déjà été dit ou écrit.

Pour l'anecdote, de 1976 à 1979, j'étais Maître de cours à l'École de Plongée de la Marine Nationale à Saint Mandrier en face de Toulon. J'ai donc eu comme simples élèves plongeurs le lieutenant Alain Mafart et le Sergent Gérald Andriès, ce qui plus tard me fit suivre avec une certaine attention les péripéties de l'Affaire Greenpeace. Plus largement, ce poste me fit connaître de près les méthodes d'entraînement et de formation des nageurs de combat, qu'ils fussent marins, destinés au Commando Hubert ou de l'armée de terre destinés au CINC d' Ajaccio. J'ai eu droit aussi à mon petit stage d'un mois à Cercottes, sur les opérations de sabotages avec les blondinets de la DGSE. (Jean-Marie Charron a du garder aussi de son passage à Cercottes, le souvenir du pittoresque Adjudant RAFFALDI, responsable du tir et de son adresse à remonter les boites de conserves à 25 m, au jugé avec un PA Mac 50, de la base au sommet du talus de tir, tout un art)

Je me garderai de porter un jugement sur l'attitude de Mafart lorsque l'ordre lui a été donné. Je sais qu'il a trouvé cette aventure rocambolesque quand à son organisation, c'est le moins que l'on puisse dire, il l'a écrit. Mais, chez les nageurs de combat, on ne discutent pas les ordres. Poser des questions sur le bien fondé d'un ordre, c'est commencé à désobéir. Et désobéir, c'est passer le reste de son engagement à surveiller les cuisines du mess ou à tailler des crayons au secrétariat du régiment. 

Dans les années 70, j'étais jeune plongeur démineur à Cherbourg. Entre autres missions, nous assurions la surveillance sous-marine des SNLE. Chaque fois que nos nageurs de combat de Hubert faisaient un exercice de pénétration sur le site des SNLE pour tester l'efficacité du dispositif de surveillance, on retrouvait une (fausse) charge d'explosif sur le coeur nucléaire. Pas sous la coque, à l'intérieur. L'arsenal était une vraie passoire. J'espère que ça a changé... 

Nous étions encore en pleine guerre froide et les "chalutiers russes" naviguaient dans nos parages avec plus d'antennes radio et de radars qu'une Frégate de la Royale. De temps à autres, la Marine en arraisonnait un, pour une visite de courtoisie à bord. Un de mes camarades plongeurs parlait le russe il était invité à bord comme interprète. Nous vivions en pleine espionite, du moins nos supérieurs.

Un jour, un Croiseur École de la Marine Soviétique fit escale à Cherbourg avec 800 hommes à bord, au quai de France dans le port de commerce, à quelques encablures des SNLE en construction et aux essais. Il germa dans l'esprit, atteint par l'espionite, de notre hièrarchie une idée saugrenue. Et si ce bâtiment soviet avait une double coque permettant l'usage d'un sous-main de poche? Ne pourrait il pas avec ses plongeurs, venir déposer des sondes de mesures acoustique, magnétique et de détection de la radioactivité, sur fond du chenal des SNLE.

Nos supérieurs recherchèrent parmi nous 4 volontaires (nous étions 12) pour faire une visite de coque de nuit du rafiot coco.

Quelques questions fusèrent:

- Croyez vous que les russes prendraient le risque de nous offrir en otages, en cas de bévues avec leur sous-marin et leurs plongeurs, un bateau avec 800 hommes à bord?

- Aurons-nous un ordre écrit de l'amirauté?

- Si nous faisons surface, suite à un incident de plongée, en pleine lumière (le navire était illuminé comme les Champs Elysées un soir de Noël) et qu'on se fait chopper par les descendants des mutins du Potemkine, qu'elles sont nos garanties?

- Serez-vous couverts dans cette opération par le gouvernement? Si oui, on voudra voir les preuves.

Bref, devant autant d'ardeur, le lendemain, la hiérarchie nous informa que l'opération envisagée n'aurait pas de suite.

A force d'habitude à déminer des engins vicieux, nous avions réussi à désamorcer l'idée saugrenue de notre hiérarchie. Hièrarchie qui, par ailleurs, était de grande qualité.

Il faut croire aussi que poser des mines, n'engage pas à le même réflexion que de les déminer. On se fait sauter la gueule qu'une fois...

04/01/2013, 00:19 | Par camel mekrez en réponse au commentaire de Cacochyme le 03/01/2013 à 23:15

Cher Cacochyme.

Merci pour votre démonstration qui éclaire l'intelligence de la plupart des militaires qui ont avant toutes choses un devoir de conseil.

@ "Nos supérieurs recherchèrent parmi nous 4 volontaires (nous étions 12) pour faire une visite de coque de nuit du rafiot coco. Quelques questions fusèrent :

- Croyez vous que les russes prendraient le risque de nous offrir en otages, en cas de bévues avec leur sous-marin et leurs plongeurs, un bateau avec 800 hommes à bord?

- Aurons-nous un ordre écrit de l'amirauté?

- Si nous faisons surface, suite à un incident de plongée, en pleine lumière (le navire était illuminé comme les Champs Elysées un soir de Noël) et qu'on se fait chopper par les descendants des mutins du Potemkine, qu'elles sont nos garanties?

- Serez-vous couverts dans cette opération par le gouvernement? Si oui, on voudra voir les preuves.

Bref, devant autant d'ardeur, le lendemain, la hiérarchie nous informa que l'opération envisagée n'aurait pas de suite".

Comme quoi, la hiérarchie militaire sait changer d'avis sur des arguments des exécutants qui montrent et démontrent l'absurdité de certains ordres et sait prendre en compte les risques que cela fait peser sur les donneurs de directives pour des objectifs hazardeux sinon dénués de bon sens.

04/01/2013, 11:22 | Par Axel J

Bonjour Edwy Plenel,

je vous remercie de prendre la peine, grâce à Jean-Marie Charron, de vous/nous repositionner sur le très long terme, approche très constructive de prendre le recul nécessaire entre deux histoires de journalisme qui sont similaires par bien des aspects, malgré l'écart apparent.

C'est grâce à cette prise de recul, que je peux enfin formuler clairement une question lancinante qui me hante depuis le début, quand Mediapart est arrivé et que je me suis désabonné du Monde.

Voici ma question:

Il y a bien eu un stade, un moment, un jour, un instant, probablement dès le début des annés '90 voire pendant les années '80, où vous avez compris pourquoi on a remplacé l'expression "les syndicats" par l'expression "les partenaires sociaux".

Au détour d'une conversation avec quelqu'un comme Viviane Forrester, ou pendant la lecture d'un de ses livres, il y a bien eu un jour où vous avez compris pourquoi, dans quel but, on a remplacé l'expression "licenciements" par l'expression "plans sociaux".

Il y a bien eu en vous, un avant-comprendre, et un après-comprendre? Ou bien, et ça me semble même plus probable, vous l'avez toujours compris, vous l'avez toujours su, sans que quiconque ait besoin de vous l'expliquer?

Alors voici, ma question:

Sachant pertinemment que la nouvelle novlangue/propagande consiste à pervertir le langage pour mieux endormir les consciences, pour mieux nous asservir,

sachant aussi que votre métier consiste théoriquement à rendre compte de la réalité telle qu'elle est, et non telle qu'elle est présentée,

pourquoi faites-vous le choix d'utiliser la même novlangue que nos oppresseurs desquels vous prétendez être indépendants, pourquoi dans les articles de tout votre journal, de manière générale, faites-vous le choix d'utiliser l'expression manipulatrice "plan social" (au lieu de "licenciement"), pourquoi faites-vous le choix d'utiliser l'expression "partenaires sociaux" (au lieu de "syndicats")?

-

Merci de votre réponse.

Meilleurs voeux pour 2013, félicitations et remerciements à Mediapart pour tout votre travail, et mon soutien total pour l'affaire du ministre corrompu.

04/01/2013, 11:30 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de Axel J le 04/01/2013 à 11:22

Cher Axel J, je fais suivre avec empressement vos pertinentes remarques à celles et ceux qui, sur Mediapart, suivent les questions sociales, notamment Rachida El Azzouzi, qui a pris la suite de Mathieu Magnaudeix qui, désormais, suit le Parlement. Mais j'ai plutôt l'impression, comme lecteur, qu'ils ne goûtent guère, en tout cas pas plus que vous, ces euphémismes destructeurs qui ont accompagné l'enfouissement du mot même d'"ouvrier" (cf. mon échange à ce propos avec Edouard Martin à la fin de ce récent reportage). Mais votre piqûre de rappel est utile, et donc nous ferons encore plus attention aux mots.

04/01/2013, 14:38 | Par Béatrice Turpin en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 04/01/2013 à 11:30

Et pourquoi utilisez-vous le mot "gauche" pour décrire un parti et des politiciens qui pensent et gouvernent à droite??? Et pourquoi refusez-vous de répondre à cette question que je vous pose depuis quelques temps? N'ai-je pas été très polie dans mes multiples tentatives d'avoir une réponse? Ne prenez-vous pas le temps de répondre à d'autres?!!!!

Bien à vous quand-même, mais moins!

PS: Vous n'en avez probablement rien à cirer mais vous êtes en train de perdre une partie de mon respect pour vous!!!!!

04/01/2013, 15:26 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de Béatrice Turpin le 04/01/2013 à 14:38

Chère BTRenaissance, pardon si je vous ai blessée par mon silence, mais je n'en finirais pas si je répondais à tous et toutes. J'ai donc pour habitude de choisir, en privilégiant les questions qui m'amèneront à apporter des faits nouveaux ou des réflexions complémentaires.

Vous me demandez pourquoi je continue à parler de "gauche" à propos de nos gouvernants actuels qui, ajoutez-vous, "gouvernent à droite". Tout simplement parce qu'il ne me revient pas de délivrer des certificats de bonne gauche, comme le clergé d'hier avec les certificats de baptême. Surtout parce que je n'ai jamais pensé que "la gauche" avait, par définition, le monopole des principes, de la vertu ou de la sagesse. Nous avons vu, hélas, au siècle dernier, des partis de gauche, socialistes ou communistes, se revendiquer de la question sociale qui est leur identité originelle tout en piétinant la démocratie et les libertés, tout en opprimant les peuples, tout en abritant des privilègiés.

Derrière les étiquettes proclamées, ce qui m'importe donc c'est ce qu'il en est vraiment, pour ceux qui tiennent le pouvoir, de leurs politiques sociales et démocratiques. Citoyen de gauche, je pense évidemment que cette double exigence sociale et démocratique (les deux questions sont indissociables, car liées au principe d'égalité) est historiquement portée par la gauche, dans sa diversité partisane et culturelle. Mais, plutôt que de se rassurer en assimilant à la droite ceux qui, se réclamant de la gauche, n'en respectent pas les promesses, mieux vaut se dire, pour rester lucide, qu'il y aura toujours une gauche, une partie de la gauche, qui penche ou pense à droite, avec plus ou moins d'intensité selon les époques, les situations, les rapports de force.

04/01/2013, 17:02 | Par Béatrice Turpin en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 04/01/2013 à 15:26

Cher Edwy Plenel,

Merci d'avoir enfin répondu à cette question!!! Votre réponse ne me satisfait pas sur un plan intellectuel mais je vous expliquerai pourquoi un peu plus tard. Mais on peut très bien ne pas être d'accord sans que je perde mon respect pour vous - ce qui n'aurait pas été le cas si vous n'aviez pas enfin répondu....

Bien à vous.

Béatrice Turpin

04/01/2013, 17:25 | Par Axel J en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 04/01/2013 à 15:26

Merci à BTRenaissance,

qui a très bien compris le sens de mon post, que je voulais généralisant.

Non seulement à tous les éléments de langage qui se comptent par centaines et dont mes deux exemples n'étaient que deux des plus évidents,

mais aussi à tout un esprit.

Il y a le langage, et il y a l'histoire de ce qu'on en a fait, depuis les années '80 quand tout ceci s'est mis en place, quand les bases du totalitarisme néolibéral ont été jetées sur le socle du capitalisme finissant.

Toute cette "histoire de la novlangue", Edwy Plenel l'a bien suivie, mais aussi vécue, et il y a participé. C'est une perspective dans le long-terme, tout comme faire le parallèle entre l'affaire Cahuzac et l'affaire du Rainbow Warrior est une perspective dans le long-terme.

Edwy Plenel a notamment toujours su, pour en avoir subi des déboires personnels, que le parti au pouvoir n'est pas "la gauche", et plus particulièrement, que le PS n'est pas un parti de gauche, comme il n'était déjà pas un parti de gauche quand il se soumettait à la volonté du couple Reagan-Thatcher, quand il livrait tous les secrets de son espion à Moscou, directement par téléphone à Ronald Reagan en personne, et quand il organisait un attentat terroriste à la bombe dans un port d'un pays ami la Nouvelle Zélande.

En fait,

le PS n'est plus un parti de gauche, depuis que François Mitterrand se l'est accaparé pour son ambition personnelle. Le PS n'est plus un parti de gauche, depuis qu'il a choisi, contre le peuple, de servir les intérêts personnels de François Mitterrand.

-

L'imposture est ancienne. Toutes ces décennies: imposture.

Et la novlangue, l'invention même de la novlangue: c'est la réalisation de l'imposture.

Rappelez-vous cette époque des années '80. Jack lang et sa fête de la musique. La transformation du langage afin de tout relativiser, afin de ne jamais blesser personne, afin de faire croire aux nuls qu'ils étaient aussi bon que les bons, etc  etc etc, tout ça, ça vient de cette mentalité de soit-disant "gauche" éclairée, qui en réalité était une façon d'introduire tous les faux et les malhonnêtes, bref les imposteurs, qui jusqu'alors, n'avaient aucun moyen de s'introduire, tant que c'était la droiture et la clarté qui faisaient foi.

04/01/2013, 13:45 | Par ymig en réponse au commentaire de Axel J le 04/01/2013 à 11:22

Les notions de "plan social" et de "partenaires sociaux" que vous qualifiez de novlange ont en droit du travail, un sens spécifique qui les distignent des termes de "licenciement/s" et de "syndicats":

Un licenciement qui est la rupture par l'employeur du contrat de travail peut avoir un motif personnel ou un motif économique.

En cas de licenciement pour motif économique, la loi exige (entre autres règles) de l'employeur la mise en place d'un "plan de sauvegarde de l'emploi", anciennement "plan social"  qui est un ensemble de mesures destiné à atténuer les effets des licenciements, quand le licenciement concerne au moins 10 salariés.

Quand on évoque les "partenaires sociaux", il s'agit des organisations syndicales de salariés et des organisations patronales. Les syndicats de salariés sont donc une composante des "partenaires sociaux", notion utilisée dans le cadre des négociations collectives aux différents niveaux où elles interviennent.

Il est vrai que par abus de langage ces expressions sont souvent confondues.

Pour éviter la novlangue, il faut redonner aux mots leur véritable sens.

04/01/2013, 17:01 | Par Axel J en réponse au commentaire de ymig le 04/01/2013 à 13:45

Désespérant.

Vous ne voyez donc pas que vous abondez dans mon sens, que vous illustrez par vos "clarifications", une amélioration, une efficacité accrue, de ce que je dénonce?

"Partenaires"?

Mais ils ne sont PAS partenaires!!! Ce terme de "partenaires" pourrait peut-être s'employer dans les pays où les syndicats fonctionnent en discussions permanentes avec le patronat. ce n'est PAS le cas en France, où les syndicats ont un fonctionnement politisé et sur une base de conflit plutôt que de collaboration.

"Sauvegarde"?

!!!!!

"Sauvegarde"???

Ouvrez un dictionnaire. Lisez la définition du mot sauvegarde. Et vous viendrez après m'expliquer ce qu'est la novlangue.

Vous avez lu 1984? Vous avez consulté les chiffres du chômage et des fermetures d'entreprises? Et ceux de la Chine, vous les avez consultés?

Sauvegarde?????

04/01/2013, 14:46 | Par Brusseleir

Merci à E. Plenel de rafraîchir nos mémoires avec autant de précision. Me sentant personnellement concerné par la Nouvelle-Zélande, je me permettrai une remarque de détail et une réflexion.

• Remarque : E. Plenel indique que les opérations de reconnaissance précédant l'attentat ont été faites plusieurs mois auparavant. Or, Auckland bénéficiant d'un climat de type sub-tropical (selon le Lonely Planet), la différence entre l'hiver et l'été austral est faible – température et pluviosité comparables. Tout visiteur de cette ville étrangement dépourvue de grâces en fait l'expérience.

• Réflexion : E. Plenel rappelle que la N-Z était un pays allié de surcroît gouverné par un gouvernement travailliste. Il me semble que ce point a son importance : difficile d'imaginer une  DGSE même travaillée par le désir de plaire à ses nouveaux maîtres aurait pris le risque d'organiser une telle opération dans un port américain, britannique voire australien. On imagine mal, également, un Mitterrand capable d'une telle décision suicidaire.

Viser la N-Z – pourtant membre de l'Otan et représentée à ce titre à Bruxelles – était donc possible parce que cette "petite" nation (au sens donné par Milan Kundera à cette expression) était considérée comme négligeable, conformément à l'échelle des valeurs de la diplomatie française.

Ce n'est pas le lieu de refaire l'histoire de ce "petit" pays bizarre et contradictoire aux 4,2 millions d'habitants (et 60 millions de moutons), aux dimensions comparables à celles des îles britanniques, le plus jeune du monde (aucun être humain dans les îles avant la période correspondant au Moyen-Âge européen).

Je me contenterai de rappeler un fait toujours passé sous silence : en 1914, la N-Z comptait un peu plus d'1 million d'habitants. Or, plus de 120 000 (cent vingt mille !) Néo-Zélandais se sont engagés – volontairement, donc –, majoritairement dans le corps "expéditionnaire" de leur pays, dans l'armée australienne et dans l'armée britannique.

"Au total, plus […] 128 000 Néo-Zélandais (plus de 90 000 en France et en Belgique) seront volontaires ou mobilisés entre 1914 et 1918 sur tous les fronts. […] 18 150 Néo-Zélandais mourront sur le front occidental, en Turquie ou dans le Pacifique, soit, pour le front occidental, le taux le plus élevé des armées engagées."  (Site internet de l'ambassade de France à Wellington, je souligne)

La N-Z comme l'Australie ont par ailleurs "rempilé" lors de la 2e Guerre mondiale. Les troupes composées de Maoris se sont illustrées en particulier dans la prise meurtrière de Monte-Cassino ; les troupes d'élite néo-zélandaises se sont également illustrées en Crète et en Grèce, et ailleurs (aucun Kiwi n'a participé au débarquement en Normandie).

Je laisse les lecteurs imaginer ce qu'ont été les souffrances de ces hommes sur les champs d'horreur du Grand Massacre, dans les tranchées de la Somme et celles de Gallipoli (Turquie), souffrances physiques et morales, vu l'éloignement. Quelques discrets (les Néo-Zélandais sont  modestes, en général) monuments le rappellent aux visiteurs des "grands cimetières sous la lune".

Lors de mon séjour comme enseignant de français en N-Z, j'ai rencontré un francophone-francophile, amoureux sincère de la France, – comme des milliers de ses compatriotes, qui adorent all things French, envers et contre tout –, trésorier bénévole d'une Alliance française, mu par l'indignation, bondir littéralement de sa chaise à l'évocation de l'attentat (par un ancien parachutiste français sympathique, mais peu convaincu de la gravité du crime de son pays). 

Mentionner l'hostilité constante et profonde de ce pays à l'arme, aux essais et même à l'énergie nucléaires. M. King (The Penguin History of New Zealand, Penguin Books NZ, 2003) rappelle qu'en 1973, la N-Z avait envoyé une frégate à Mururoa pour protester contre les essais (François Nuke Mitterrand s'en souvenait peut-être, mais il avait oublié 1914-18 et 1940-45). L'intransigeance et la cohérence kiwie est telle que le pays a préféré quitter l'Anzus et ses nombreux avantages plutôt que de laisser entrer dans ses ports des navires US propulsés à l'énergie nucléaire !

Finalement, M. King, à propos de l'attentat : Both the American and British Governments of the time declined to condemn this act of terrorism by one of the leading members of the Western Alliance. New Zealand was learning that there was a price to pay for being independent from that alliance, but it showed no inclination to change its stance in the face of bullying of 'punishment'. (496, je souligne)

Terrorisme, as a matter of fact. 

PS : ne serait-il pas judicieux que le texte d'E. Plenel soit traduit en anglais et publié dans la version anglaise du journal ?

04/01/2013, 15:11 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de Brusseleir le 04/01/2013 à 14:46

Cher JMJ, deux réponses en complément, l'une sur votre remarque, l'autre sur votre réflexion.

La différence entre été et hiver (saisons inversées dans l'hémisphère sud par rapport au nôtre) n'est pas extrême en effet, du point de vue climatique, dans le nord de la Nouvelle-Zélande, mais elle est néanmoins de taille quand vous effectuez une opération clandestine dans ce pays aux grands espaces mais peu peuplé. C'est tout simplement que vous vous faites beaucoup plus facilement remarquer. Quand l'infiltration de Greenpeace, sur place, par une agente de la DGSE fut effectuée début 1985, c'était l'été et donc les vacances, les longs jours, les nuits courtes, les gens dehors, la musique, les touristes, etc.: bref du monde, de la foule, des anonymes où vous pouvez vous fondre et passer inaperçu. Quand l'opération eut lieu, en juillet, le contexte était tout autre: des lieux vides, des badauds rares, des habitants qui s'étonnent de voir des touristes étrangers en cette saison, des déplacements immédiatement remarqués, des allées et venues forcément repérées. C'est ce qu'ont découvert avec stupeur Prieur et Mafaut, les faux époux Turenge, et c'est à cause de ce contexte qu'ils ont été signalés à la police d'Auckland (parce que leur présence la nuit près d'un ponton détonnait) et qu'ils ont donc été interpellés.

Quant à votre réflexion sur le fait qu'on "imagine mal un Mitterrand capable d'une telle décision suicidaire", elle est au cœur du rôle démocratique et des responsabilités sociales d'une presse indépendante, rigoureuse et sérieuse: il lui revient de parfois nous forcer à voir, et à admettre, ce que l'on juge inimaginable, impensable, impossible. La responsabilité de Mitterrand dans l'affaire Greenpeace est indiscutable sur le mensonge d'Etat assumé à partir de juillet 1985 à la face du monde (et vis-à-vis du gouvernement travailliste néo-zélandais). Mais elle est aussi engagée sur l'opération elle-même, comme l'a montré la révélation, en 2005, par Le Monde du rapport écrit de l'amiral Pierre Lacoste sur cette affaire. L'explication rationnelle à cette décision irrationnelle est à rechercher du côté de l'engagement de Mitterrand en faveur de la bombe atomique et des essais nucléaires, comme je le rappelle dans mon billet.

04/01/2013, 16:39 | Par Brusseleir en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 04/01/2013 à 15:11

Merci E. Plenel pour votre réponse. Une rapide mise au point, à cause d'un double malentendu :

1. Été-hiver austral : vous avez raison ! Auckland, ville immense (plusieurs fois la dimension de Paris intra-muros) est en effet déserte en hiver (je n'avais pas saisi l'information contenue implicitement dans la phrase quelque peu elliptique de votre article, désolé !). On peut d'ailleurs y voir la plaque (une mosaïque très modeste, the Kiwi way) déposée par Greenpeace en mémoire du navire et du photographe, victimes du terrorisme d'État.

2. Responsabilité de Mitterrand : vous avez raison ! Je me suis mal exprimé. Ce que je voulais dire : Mitterrand a en effet commandité ou couvert l'attentat terroriste d'Auckland, port d'une petite puissance régionale alliée. Par contre, il n'aurait ni commandité ni couvert un attentat comparable dans le port d'une grande puissance mondiale alliée. Et il l'a fait d'autant plus volontiers que cette petite puissance régionale avait commis un crime de lèse-souveraineté, dans la vision mitterrandienne, en contestant le droit de la France de faire exploser des bombes dans l'atmosphère de ses possessions du Pacifique – contestation bien évidemment légitime de la part d'une nation menacée par ces explosions à l'air libre, à quelques centaines de kilomètres seulement de ses côtes.

Sincères salutations.

04/01/2013, 15:27 | Par Juliette BOUCHERY en réponse au commentaire de Brusseleir le 04/01/2013 à 14:46

Ce pays est vraiment très mal connu et clairement, nous gagnerions à mieux le connaître. 

04/01/2013, 16:39 | Par Brusseleir en réponse au commentaire de Juliette BOUCHERY le 04/01/2013 à 15:27

Je me suis permis cette défense et illustration d'une petite nation sympathique (malgré ses contradictions) pour combattre le mépris, fondé en général sur une ignorance crasse, généré par le grotesque complexe de supériorité française et qui accable les pays jugés négligeables par notre suffisance – à peu près tous les pays du monde, en fait.

À titre d'exemple comparable (dans une certaine mesure) : le Danemark, pays de moins de 10 millions d'habitants, s'est doté de la meilleure radio-télévision nationale du monde (source : The New Yorker, January 2, 2013) et l'une des plus rentables – en termes d'exportation de programmes, dont le mondialement célèbre "Borgen", laquelle est produite par des auteurs et réalisateurs se réclamant de la démocratie, de la défense et de la promotion de celle-ci. "Démocratie". Loin, très loin de l'ordure télévisuelle nationale française.

Concernant la N-Z : à votre disposition pour toute information et… allez-y ! vous ne serez jamais déçue (Attention ! plus de 24 heures d'avion.)

04/01/2013, 17:45 | Par Axel J en réponse au commentaire de Brusseleir le 04/01/2013 à 16:39

Lors des commémorations du 6 juin 1944 en Normandie, que je suivais (au volant de mon bus helsinkien) sur la BBC le 6 juin 2004, j'ai pu apprécier une belle anecdote survenue à un vétéran néo-zélandais qui s'était trompé d'autocar entre Omaha Beach et Bordeaux, et qui avait été recueilli in extremis par l'avion présidentiel de Jacques Chirac. À les écouter, c'était un émouvant exemple du coeur et de l'amour que cette "voix du Commonwealth" qu'est la BBC, exprime de son lointain rejeton néo-zélandais.

06/01/2013, 10:38 | Par Brusseleir en réponse au commentaire de Axel J le 04/01/2013 à 17:45

En effet, contrairement à ce que j'avais écrit trop rapidement, il y a avait des pilotes néo-zélandais engagés dans le soutien aérien aux opérations du débarquement (mais pas de troupes d'infanterie en tant que telles).

 

04/01/2013, 18:33 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de Danyves le 04/01/2013 à 12:38

édifiant ! lamentable ! à lire absolument.

04/01/2013, 15:03 | Par papyscha

Comparer les angoisses et incertitudes du métier de journaliste lors de deux affaires à 30 ans d’intervalle peut sembler justifié et que cette évocation puisse encourager les journalistes d’aujourd’hui vers l’enquête approfondie aussi.

Comparer les deux affaires, Rainbow Warrior et Compte UBS Cahuzac, est une mystification :

Entre un bateau qui coule, publiquement, au vu de tous, de la presse, par explosifs et un enregistrement sonore renaissant 12 ans après ;

Entre la responsabilité évidente d’un chef d’état d’un attentat qui s’est transformé en crime et le doute sur un oubli déclaratif aux services fiscaux ;

Entre la pression des  militaires et services secrets mondiaux qui s’occupaient alors de bombes atomiques durant la guerre froide et la pression des secrets bancaires et financiers, mondiaux certes et nouveaux maîtres du monde mais qui se moquent du soldat Cahuzac, fût-il roquet aboyeur menaçant de prison les fauteurs du Libor;

Entre le mythe et la réalité ;

Edwy Plenel, aujourd’hui

Qui accuse Médiapart ? De quoi ?

Qui va maintenant pouvoir lui faire confiance ?

Qui le soutiendra si…

Par ces hordes de la rumeur, ces « à mort », ces « la crise, c’est lui »

Tu seras brûlé par ces feux que tu as généré, attisé, qui n’ont ni mémoire ni raison.

04/01/2013, 22:23 | Par Jefff en réponse au commentaire de papyscha le 04/01/2013 à 15:03

Charabia.

04/01/2013, 23:49 | Par jean michel lahieyte

J'avais posé une question en commentaire du billet de  Jean Marie Charron qui reste pour moi sans réponse.

On parle de "sources" je les vois comme un  mouvement de l'activité d'enquête du journaliste qui lui permet,  parce qu'il est indépendant autant que fin limier, de les atteindre et/ou au moins de les faire couler vers lui. Dans ce que j'ai lu du journaliste de Médiapart le plus convaincant pour moi est quand il cite le premier acte politique de Cahuzac comme couvrant Eric Woert qui aurait été le point de départ de sa curiosité.

Mais j'envisage aussi le cas où les sources soient directement fournies dans le but évident de mettre en difficulté des adversaires politiques (ce qui signifie en rien que les révélations soient fausses). Dans l'affaire J.Cahuzac où si l'on en croit l'ex maire de droite deVilleneuve Sur Lot deux exemplaires de l'enregistrement étaient détenus par lui même  (après cette histoire abracadabrante de message téléphonique involontaire justifié dans "Sud Ouest" par le récipiendaire en disant que J.Cahuzac déjà député de la circonscription venait de l'appeler pour lui annoncer qu'il avait obtenu la venue du minsitre de l'intérieur pour inaugurer le commissariat de la ville) et où il aurait donné le deuxième au juge Bruguière (je crois) candidat opposé par l'UMP à Cahuzac. J'ai du mal à écarter cette hypothèse selon laquelle Médiapart aurait pu être destinataire de cet enregistrement... Je suis pour la garantie du respect du secret des sources et je suis pour que Médiapart révèle l'affaire même si c'était le cas, c'est le rôle d'un journal.

Mais dans mon hyphotèse je le dirai. Je ne dirais pas qui, mais je dirais que (je ne pense pas qu'il aurait agi directement) ayant de fortes présomptions pour penser que cet enregistrement  soit parvenu avec la grande bienveillance d'adversaires politiques de J.Cahuzac dans le but de nuire politiquement nous décidons, après avoit tout fait pour vérifier, de les révèler car on ne peut couvrir des malhonnétetés de cet ordre (ce qu'ont fait les détenteurs qui avaient alors plus le souci d'attendre le moment opportun pour nuire que celui de la vérité et de la justice) .

Ce faisant on refuse à la fois la complaisance et la manipulation. Je suis désolé mais le rappel de l'affaire du Raimbow Warior m'a appris (et rappelé) bien des choses intéressantes mais ne me répond pas sur ce point.

05/01/2013, 10:55 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de jean michel lahieyte le 04/01/2013 à 23:49

Cher Jean-Michel Lahieyte, je n'ai aucune raison de me dérober devant votre légitime interrogation. Vous en convenez vous-même: le secret des sources est une règle fondamentale dont le respect, bien plus que les journalistes, protège les citoyens lanceurs d'alerte (je l'ai rappelé récemment dans ce billet-ci sur mon blog). Ces sources peuvent avoir des motivations diverses, honorables ou mesquines, principielles ou vengeresses, hautes ou basses, grandioses ou misérables, etc. Notre responsabilité de journalistes, seuls responsables de la divulgation publique ce que nous avons appris auprès d'elles et seuls à devoir en rendre compte en cas de polémique ou de procédure, est de vérifier ce qu'elles disent: de les connaître (pas de sources anonymes), de savoir leurs motivations (être avertis du contexte), de recouper leurs dires (multiplier les sources), etc. 

Dans le cas de l'enregistrement de l'affaire Cahuzac (le réécouter ici) dont l'authenticité ne fait pas de doute pour quiconque a suivi honnêtement et précisément le récent feuilleton, je peux vous préciser que personne ne nous l'a spontanément adressé ou remis. Fabrice Arfi l'a trouvé dans le cours de son enquête, commencée l'été dernier avec pour point de départ l'étonnant et mystérieux cadeau fait par le nouveau ministre du budget socialiste dans l'affaire de l'hyppodrome de Compiègne à son prédécesseur sarkozyste, Eric Woerth, lequel, comme vous savez, fut au cœur du financement de l'UMP (lire ici nos nouvelles révélations sur ce cadeau fait par M. Cahfuzac à M. Woerth). De fil en aiguille, Fabrice Arfi a progressivement exhumé de vieilles histoires, dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'elles étaient connues localement comme l'a rappellé le quotidien Sud-Ouest. Et c'est ainsi qu'il est en quelque sorte tombé sur cet enregistrement oublié et qu'il a, avec beaucoup de patience et d'entêtement, réussi à en obtenir une copie.

Depuis nos révélations, nous avons appris, comme vous, que son premier détenteur, celui qui a recueilli cet enregistrement, le revendiquait publiquement et l'assumait jusqu'auprès de l'Elysée, se déclarant prêt à attester de son authenticité devant la justice. Il s'agit de Michel Gonelle, ancien opposant politique de droite à M. Cahuzac dans la bataille pour la mairie de Villeneuve-sur-Lot. Nous avons aussi appris, comme vous, que M. Gonelle avait remis une copie de cet enregistrement à une autre personnalité de droite, un magistrat passé en politique, l'ex-juge Jean-Louis Bruguière, qui fit campagne localement pour la députation et échoua face au socialiste Cahuzac.

Que ces deux personnes soient d'un autre bord politique que M. Cahuzac n'enlève rien au fait que leurs déclarations s'ajoutent à ce que nous savions déjà avant de révéler l'enregistrement: leurs témoignages confirment l'authenticité de cet enregistrement d'une conversation de M. Cahuzac avec son gestionnaire de fortune Hervé Dreyfus en 2000, où le futur ministre du budget s'inquiète d'avoir ce compte non déclaré à l'UBS de Genève. D'une part, M. Gonelle confirme qu'il a bien recueilli, par inadvertance technique, cette conversation et qu'il peut expliquer à la justice le pourquoi, le quand, le comment, etc., bref attester de son authenticité totamle. D'autre part, M. Bruguière confirme que cet enregistrement existait bien depuis plusieurs années, au point de circuler de mains en mains dans le contexte des affrontements électoraux autour de Villeneuve-sur-Lot.

Autrement dit, nous ne sommes pas devant un faux, une invention, un mirage. Cette pièce essentielle dans notre enquête et que personne ne nous a apporté sur un plateau est là, depuis le 5 décembre, sous les yeux et les oreilles de tous. Et les péripéties récentes n'ont fait que conforter sa véracité et, donc, la légitimité de Mediapart à la révéler. De fait, au vu de ce résumé, vous comprenez pourquoi elle ne fait, à ce jour, l'objet d'aucune plainte ni poursuite et pourquoi, comme nous l'avons raconté ici dans un autre article, M. Cahuzac, dans des échanges avec son entourage, évoquait cet enregistrement sans en contester l'authenticité, dans la journée du 5 décembre, avant même que nous le mettions en ligne.

05/01/2013, 11:46 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 05/01/2013 à 10:55

Cher Edwy Plénel, J'ai soutenu en 74 (je crois) une thèse de troisème cycle à Lyon 2 dont le titre était : "la voix, la personne, le groupe". Y a-t-il eu une analyse scientifique fiable du matériau sonore de la voix de l'enregistrement ? C'est ce à quoi je m'attendais.

05/01/2013, 13:42 | Par Axel J en réponse au commentaire de jean-marie charron le 05/01/2013 à 11:46

Ça ne pouvait être personne d'autre que Cahuzac lui-même, qui parlait dans cette pièce chez lui, où son téléphone à lui, était décroché par inadvertance.

Même si on arrivait à démontrer que le timbre de voix ne serait pas celui de Cahuzac, tout ce que ça prouverait, c'est que les techniques de reconnaissance vocales seraient inefficaces,

puisque par contre, il n'y a aucune confusion possible sur qui était en train de parler de son compte en Suisse, ce jour-là dans cette pièce-là, enregistré par ce répondeur-là (celui de Gonelle).

-

Ç'a été précisé au moins 200 fois depuis le début, mais je vous le répète quand même au cas où vous ne le sauriez pas encore:

Cahuzac lui-même ne conteste PAS l'enregistrement!

05/01/2013, 15:18 | Par papyscha en réponse au commentaire de Axel J le 05/01/2013 à 13:42

200 fois : « Cahuzac lui-même ne conteste PAS l'enregistrement! ».

Il est donc coupable.

Cette forme de droit est qualifiée d’abusive par toutes hautes cours internationales

05/01/2013, 16:03 | Par Axel J en réponse au commentaire de papyscha le 05/01/2013 à 15:18

Il est certes coupable.

Le fait qu'il ne conteste pas, ne prouve pas qu'il est coupable, mais prouve qu'il cherche à échapper au fonctionnement normal et naturel de la justice.

Le fait de ne pas contester, est une stratégie pour ne pas faire exister l'enregistrement aux yeux de la Justice.

et le fait qu'il cherche à ne pas faire exister aux yeux de la Justice, je ne sais pas ce qu'il vous faut de plus pour comprendre?

Si vous ne comprenez pas, c'est soit de la mauvaise foi soit de la stupidité, excusez-moi de vous le dire.

-

Cahuzac, s'il était innocent, attaquerait en justice sur ce point bien précis de l'enregistrement, lepoint le plus flagrant, le plus criant, le plus évident, et s'il était innocent, il serait sûr de gagner et de faire condamner Mediapart.

Mais s'il est coupable, il sait que attaquer en justice sur ce point bien précis, déclencherait la suite judiciaire logique qui prouverait sa culpabilité.

Et comme il est coupable,

son seul choix est de ne surtout rien faire pour donner à cet enregistrement une existence aux yeux de la Justice.

-

05/01/2013, 15:48 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de Axel J le 05/01/2013 à 13:42

Personnellement je ferais plus confiance à un laboratoire scientifique indépendant confirmant ou non le propriétaire d'une voix qu'à une histoire de téléphone décroché par inadvertance et envoyant providentiellement une conversation vers une oreille hostile, même si je sais que les"écoutes téléphoniques illégales" ça existe.

Quant au contenu lui-même, qu'en est-il du contexte ? Imaginons que la voix soit bien celle de qui vous intéresse mais que l'extrait ne tienne aucunement compte du contexte. Il peut très bien m'arriver, même à moi dont tous reconnaissent le sérieux, qu'au cours d'une conversation avec un ami, je m'accuse d'être l'auteur de l'assassinat par arsenic de Napoléon 1er. Je ne pourrais  pas démentir qu'il s'agit bien de ma voix, mais comment vous convaincre que je n'ai pas tué Napoléon 1er si vous êtes persuadé du contraire ?

05/01/2013, 16:02 | Par Axel J en réponse au commentaire de jean-marie charron le 05/01/2013 à 15:48

La Justice aurait effectivement le même raisonnement que vous, et s'attacherait aux mêmes ressorts de démonstrations que vous.

Alors pourquoi Cahuzac, s'il est si innocent et si sûr de gagner, ne saisit-il pas la Justice?

Franchement,

tout ce que vous dites, là, c'est vraiment parce que vous pensez vraiment que ce type est innocent? Ou c'est juste pour faire le raisonneur?

Vous avez lu les portraits de Cahuzac, son parcours professionnel, son empressement à blanchir Woerth (détenteur de la liste des 3000 comptes en Suisse), ses accointances avec les lobbies pharmaceutiques précisément au moment où il ouvre son compte en Suisse?

Franchement, vous trouvez vraiment, sans rire, que ça ne met aucunement la puce à l'oreille???

05/01/2013, 19:31 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de Axel J le 05/01/2013 à 16:02

Je suis heureux en vous lisant de savoir que "La Justice aurait effectivement le même raisonnement que vous, et s'attacherait aux mêmes ressorts de démonstrations que vous.". Moi qui ai confiance en la Justice et ne possède de connaissance en droit que celle d'un citoyen ordinaire, je suis rassuré.

Je ne sais pas si "ce type" est innocent ou pas. Ce que je sais, c'est que, comme tout citoyen, il doit bénéficier de la présomption d'innocence. Que des personnes aient été accusées à tort et livrées au lynchage médiatique, ça existe, alors je me méfie. Si ça m'arrivait, si ça vous arrivait, nous serions très mal. Et je n'ai pas du tout envie que ça arrive à Jérôme Cahuzac que je ne connais pas, mais ce n'est pas parce que cette personne est un personnage important de la république, que certains ont donc, par principe, des raisons de haïr, qu'il a un jour plongé un soir le doigt dans la confiture de grand-mère, qu'il est aujourd'hui, coupable de quelque chose. J'essaie de compendre ce qui se passe autour de cette mobilisation enflammée, je tente de raisonner, est-ce "faire le raisonneur" ?

Avant cette "affaire",je connaissais Edwy Plénel comme tout le monde, c'est à dire assez peu. Depuis sa réponse et nos échanges à tous, non seulement j'ai découvert avec consternation des comportements d'Etat que j'ignorais (le Rainbow Warior"), mais j'ai surtout découvert un très grand journaliste. Rien que pour cela, je remercierais Jérôme Cahuzac, innocent ou coupable, d'exister.

Je peux me permettre de poser à Edwy Plénel des questions embarrassantes, qui contestent quelquefois sa démarche, mais je sais que son souci premier étant la connaissance de la vérité, même contesté, il me répondra. Et ça, quelle que soit la profession exercée, le niveau de responsabilité, c'estune attitude rarissime. Honneur à lui.  Il s'est engagé, vis à vis de Viviane, à reconnaître son erreur s'il se trompait. Je sais qu'il tiendra parole et j'en l'estime d'autant.

Je pense qu'il est du devoir de chacun d'exprimer son avis, fut-il contraire à celui d'un expert. Le crédulité, le foi aveugle, l'obéissance ne produisent que des catastrophes. Si Plénel a raison, j'en serai consterné pour la duplicité etl'abus de pouvoir mis en évidence. S'il a tort, tant mieux pour l'image de la république, l'honneur d'un homme, mais ça ne diminuera en rien l'admiration que j'ai pour le journaliste exemplaire qu'est Edwy Plénel, et je saluerai la ténacité et la fidélité de ceux qui l'ont défendu.

 

 

05/01/2013, 21:44 | Par Axel J en réponse au commentaire de jean-marie charron le 05/01/2013 à 19:31

Jean-Marie,

- Pourquoi, selon vous, Cahuzac ne porte-il pas plainte pour diffamation contre Mediapart à propos de la bande sonore?

(alors que ça l'innocenterait et que ça condamnerait Mediapart)

Jean-Marie,

- Pourquoi, selon vous, Cahuzac ne demande-t-il pas personnellement à la banque UBS de certifier qu'il n'a jamais eu de compte chez eux?

(il a étrangement fait cette demande par lettre anonyme, pas pour que la banque lui réponde, mais pour qu'elle lui confirme qu'elle ne révèle pas cela aux anonymes)

05/01/2013, 22:30 | Par papyscha en réponse au commentaire de Axel J le 05/01/2013 à 21:44

AXEL J, si vous n’avez pas eu de compte chez UBS, faites le test, envoyez-leur une lettre à votre nom leur demandant de confirmer que vous n’avez jamais été client chez-eux.

07/01/2013, 15:16 | Par papyscha en réponse au commentaire de papyscha le 05/01/2013 à 22:30

AXEL J, l’avez-vous fait ? Ou êtes-vous fraudeur fiscal ?

08/01/2013, 10:06 | Par Axel J en réponse au commentaire de papyscha le 07/01/2013 à 15:16

Si j'étais ministre du budget, je le ferais.

Mais le ministre corrompu, lui, ne le fera évidemment pas.

10/01/2013, 14:29 | Par papyscha en réponse au commentaire de Axel J le 08/01/2013 à 10:06

AXEL J, vous refusez de la demander, cette attestation. Pour ma part, c’est un aveu, vous êtes fraudeur.

05/01/2013, 22:24 | Par papyscha en réponse au commentaire de jean-marie charron le 05/01/2013 à 19:31

« le journaliste exemplaire qu'est Edwy Plénel, et je saluerai la ténacité et la fidélité de ceux qui l'ont défendu. »

Edwy Plenel est un top du journalisme français contemporain, et n’ai vu personne l’agresser. Les medias évoquent ses informations sans dénis ni approbations. En 85, le défi était certain, les chances de prouver, improbables mais possibles. Aujourd’hui, aucunes preuves nouvelles ne sont à attendre, à moins que MDP en disposasse, non publiées. Et ces éléments certains ne sont que bande-son et rumeurs, d’où l’indifférence générale. Ceux qui se battent sont, ici, ceux qui lui demandent retenue. Pour tous, Cahuzac a été, ici, salit, noirci et dénoncé ennemi de la république. Ceux qui se battent, comme toi, savent que l’intolérable a été dépassé. Dénoncer, oui ; détruire, non ; attiser la vindicte populaire, Zola ! Cahuzac est innocent !

J’ai été de ceux qui, face au Guéant le Barbare ont dit : Merci Edwy Plenel, Zola était chez Médiapart. 

05/01/2013, 12:07 | Par jean michel lahieyte en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 05/01/2013 à 10:55

Merci Edwy Plenel pour ces précisions. J'avais lu votre billet sur les sources et je le partage, j'avais lu d'autres articles de Médiapart, mais je ne lis pas tout et je ne lis pas que Médiapart, par contre ce genre d'échange est quand même l'immense avantage de ce média.

Merci à Jean Marie Charon qui m'a incité à faire part des questions que je me posais sans mettre en doute la nécessité de publier .

 

05/01/2013, 13:14 | Par papyscha en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 05/01/2013 à 10:55

Merci E.Plenel de nous éclaircir enfin ici, mais :

« Dans le cas de l'enregistrement de l'affaire Cahuzac dont l'authenticité ne fait pas de doute pour quiconque a suivi honnêtement et précisément le récent feuilleton, je peux vous préciser que personne ne nous l'a spontanément adressé ou remis. Fabrice Arfi l'a trouvé dans le cours de son enquête, commencée l'été ... De fil en aiguille, Fabrice Arfi a progressivement exhumé de vieilles histoires, dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'elles étaient connues localement comme l'a rappellé le quotidien Sud-Ouest. Et c'est ainsi qu'il est en quelque sorte tombé sur cet enregistrement oublié et qu'il a, avec beaucoup de patience et d'entêtement, réussi à en obtenir une copie. »

Découvrir une authenticité certaine par un suivit honnête et précis d’un feuilleton n’est sans doute pas à la portée de quiconque.

« Depuis nos révélations, nous avons appris, comme vous, que son premier détenteur, celui qui a recueilli cet enregistrement, le revendiquait publiquement et l'assumait jusqu'auprès de l'Elysée, se déclarant prêt à attester de son authenticité devant la justice. »

Se déclarer prêt à attester et ne le point faire ne laisse-t-il point un doute sur le contenu de cette communication « Elyséenne » ?

05/01/2013, 15:02 | Par papyscha en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 05/01/2013 à 10:55

Cahuzac, traitre à la nation et bradeur de l’espace public ? La meute doit être lancée.

Devant cette inexorable et Thatcherienne privatisation de l’espace public français lancée depuis plus de vingt ans, il serait temps de s’apercevoir, à dire d’experts qui, auraient-ils des comptes honteux, savent lire, que chacun peut dépouiller le peuple des toutes ses richesses naturelles. L’affaire Compiègne n’est sans doute plus une affaire de droit public, les forêts ne le sont plus, mais un problème d’abus de droit, la femme d'Eric Woerth possède une écurie de courses et bénéficiait d'une grande influence dans France-galop… de Compiègne.

Beau sujet en MDP sur les licences et droits de pari sportif promus à l’arraché par son époux au profit des … chevaux.

05/01/2013, 07:46 | Par paocasagrande@gmail.com

Cher Edwy Plenel, en réponse à Jefff vous écrivez : "Et ce n'est pas qu'un problème d'institutions, de règlements ou de procédures, c'est surtout un problème de culture démocratique comme en témoigne la tristesse citoyenne, semblable à celle de Sisyphe, qui régulièrement s'empare du journaliste apporteur de nouvelles dérangeantes qui est bien obligé de constater, en France, combien ce travail de révélation ne modifie pas la donne, tant il se heurte à un mur d'indifférence démocratique au cœur du pouvoir, partagé et assumé par une bonne part des élus comme des gouvernants".

Vous comparez l'affaire du Rainbow Warior à ce qui pourrait devenir l'affaire Cahusac. Très bien.

N'oubliez- vous (volontairement ?) de rappeler comment un "journaliste rapporteur de nouvelles dérangeantes" fut lynché par la majorité des média dont Le Monde (vous étiez Directeur de ce journal), et fut contraint de se battre seul ou avec l'aide de soutiens citoyens ? Je veux ici parler de Denis Robert et de l'énOrme affaire Clearstream. N'avez- vous en 2006 qualifié le travail de Denis Robert d'enquête "Canada Dry" ? Tout le monde connaît la suite.

Vous évoquez en réponse à un autre billet le "rôle démocratique et les responsabilités sociales d'une presse indépendante, rigoureuse et sérieuse". Je salue ici votre engagement dont Mediapart atteste, et regrette simplement qu'il ne fut pas à la hauteur en son temps à celui de Denis Robert.

 

recommander

05/01/2013, 10:14 | Par dechezjim

Merci de cette mise au point Edwy Plenel. Vous avez trés justement souligné le dc du journaliste Fernando Pereira, dommage collateral insupportable, et bien montré que la responsabilité en incombait aux pouvoirs politiques du moment. Je voudrais aussi souligner que cette triste affaire a aussi mis en danger les deux nageurs de combat dont les noms ont été imprudemment révéles à l'époque. En devenant visibles, eux et leurs familles pouvaient servir de cible dans une des nombreuses affaires où la France est impliquée. Plus tard, l'assaut de la grotte d'Ouvea montrera, une fois de plus, l'irresponsabilitté des politiques français quant à l'usage des services spéciaux. En l'occurence le prrésident de l'époque était aussi François Mitterand.

05/01/2013, 12:03 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de dechezjim le 05/01/2013 à 10:14

Voir aussi sur Wikipédia le rôle de Matignon

05/01/2013, 16:29 | Par sophie renault

"l'honneur des exécutants (qui n'ont fait qu'obéir) contre le mensonge des donneurs d'ordre (qui se défaussaient de leur responsabilité (...)"

Tout est là.

06/01/2013, 01:08 | Par Sycophante

Ce qui est surtout frappant à la lecture de cet échange entre M. Charron et M. Plenel au sujet de cet affaire dite du "rainbow warrior", c'est que bien que le premier cité se soit déclaré satisfait des explications reçues de M. Plenel, après que celle-ci aient été confortées par les écrits de l'un de ses amis, M. Phillips en l'occurrence, c'est que rien dans le long résumé de l'affaire que fait M. Plenel ne vient, en réalité, démentir, en dépit de l'affirmation du dernier cité, l'hypothèse avancée par M. Charron, à savoir que "le sabotage a été saboté", sabotage politique plutôt que matériel.

Autrement dit, qu'une trahison expliquerait que cette affaire ait été portée à la connaissance du public.

Au contraire: M. Plenel indique dans son résumé que les deux journalistes qui ont parlé les premiers de cette affaire ont bénéficié de "sources internes au monde du renseignement". M. Plenel ne précisant pas s'il s'agit de la partie française dudit monde ou de sources étrangères, la trahison en question peut être soit nationale, soit en provenance de l'un des alliés de notre pays.

Il est également patent à la lecture de son billet que M. Plenel ne répond pas à la partie du propos de M. Charron concernant ses motivations, et c'est d'ailleurs à la suite des assurances de M. Phillips que le premier cité se déclare satisfait des explications qu'il a reçues. Il faut donc comprendre, implicitement, que les motivations de M. Plenel étaient exclusivement professionnelles, sauf à lui faire un procès d'intention.

Personnellement, les motivations de ce dernier m'indiffèrent, et la seule chose qui m'intéresse est de pouvoir compter sur un travail professionnel de la part des journalistes de Mediapart, ce qui est énorme vu le niveau tout simplement calamiteux de la presse française, parfaitement indigne d'un régime démocratique, et tout à fait représentatif de ce qu'est la réalité de la démocratie française.

Cela étant, à la lecture de certains passages du billet de M. Plenel, en particulier ceux ou il qualifie cette action ordonnée par le pouvoir politique de l'époque (c'est à dire M. Hernu, avec ou non la bénédiction de M. Mitterrand, ni l'un, ni l'autre n'étant plus là pour nous éclairer sur ce point) de "scandaleuse et criminelle", d'entachée d'une "illégimité totale" et d'un "amoralisme évident", et ceux ou il qualifie Greenpeace de sympathique "mouvement d'opinion non violent" laisse peu de doutes quand à ses convictions en la matière, d'autant qu'est, au passage, porté au passif de M. Mitterrand le fait que durant ses quatorze années de présidence, il y aurait eu plus d'expérimentations nucléaires que durant toute autre présidence, ce qui ne parait pourtant pas anormal compte tenu de la durée de celle-ci, un double septennat. Mais les convictions de M. Plenel, fort respectables au demeurant, m'indiffèrent tout autant que ses motivations, pour les mêmes raisons.  

Cependant, le fait que certains esprits un peu attardés de la DIRCEN imaginaient semble-t-il que Greenpeace était la cinquième colonne de l'empire soviétique prête à rire, surtout lorsque l'on a quelques idées sur l'origine réelle des fonds de cette association sympathique dont on a plutôt tendance à penser qu'elle a une une odeur assez voisine de celle des fonds qui financent la sphère négationiste en matière de changement climatique, un très fort relent de mazout en l'espèce. 

A quand d'ailleurs une enquête de Mediapart sur le financement de cette sympathique organisation ? Prévoir cependant de gros moyens parce que ce n'est pas en regardant les comptes des succursales nationales telles que Greenpeace France que l'on peut y apprendre quelque chose et qu'il faut regarder aux Pays Bas, où le siège a été opportunément installé, et où l'on n'est pas obligé de donner plus d'informations financières qu'UBS en Suisse. 

Greenpeace n'est pas un mouvement d'opinion, mais une organisation militante très structurée qui n'hésite pas à violer les lois quand cela sert ses vues et dont la cible privilégiée depuis de longues années est l'industrie nucléaire française. Il y a là une grande continuité avec les opérations qu'elle conduisait alors dans le Pacifique Sud au sujet des essais nucléaires, ce qui est logique puisque l'un des letmotivs de cette organisation, comme de la mouvance anti-nucléaire en général, consiste précisément à prétendre que le nucléaire civil ne va pas sans l'autre, le nucléaire militaire, afin de frapper d'illégitimité la première citée, non sans succès d'ailleurs.

Quant aux services secrets, depuis quand servent ils à mener des opérations morales, respectant la loi, et ne commettant pas de crimes au passage ?

Commanditaires criminels et amoraux contre mouvement d'opinion non violent, quel esprit un tant soir peu démocratique pourrait hésiter devant pareille alternative ? 

06/01/2013, 10:56 | Par Brusseleir en réponse au commentaire de Sycophante le 06/01/2013 à 01:08

Pas sûr d'avoir compris le message subliminal de de votre amphigouri, sinon la peu originale obsession de la raison d'État, lassante justification du crime. Décodage, SVP.

Une question persistante néanmoins : comment justifier – en droit international – (je ne parle pas en morale) un acte de terrorisme d'État sur le territoire d'une nation alliée, membre de l'Otan de la part d'un autre membre de l'Otan ?

D'autant moins/plus que cette nation était parfaitement fondée – en droit international – à s'opposer à des essais menaçant la sécurité de ses citoyens, une opposition menée dans le respect total du droit. (Il est clair que la "petite" N-Z, pays de tradition démocratique, se fait du droit une idée sensiblement différente de celle de la "grande" France, pays de tradition républicaine.)

(On ne discutera pas ici du bien-fondé de la politique française en matière d'armement et d'énergie nucléaire, étrange et persistante négation de droite comme de gauche du rationalisme supposé caractéristique de notre nation ; c'est ainsi qu'on a pu entendre assez récemment un notable de droite affirmer tranquillement sans bien sûr être contredit sur une radio nationale que : 1. l'énergie nucléaire ne présentait aucun danger (les Ukrainiens et les Japonais apprécieront) ; 2. que le doublement – avant son triplement puis quadruplement puis… – du coût de l'EPR n'était absolument pas un problème (les contribuables apprécieront). Irrationalité qui a permis par ailleurs à Mme Lauvergeon, auréolée de la gloire de son échec à la tête d'Areva – 5 milliards de pertes, selon Médiapart, de postuler en toute logique pour une nouvelle prébende, EADS. Il est vrai que la dame était dans les petits papiers de Mitterrand.)

Le droit, la Loi, visiblement, des dimensions qui dépassent votre entendement.

06/01/2013, 14:39 | Par Sycophante en réponse au commentaire de Brusseleir le 06/01/2013 à 10:56

Ma réponse figure à la suite du billet de M. Charron.

06/01/2013, 11:38 | Par jean-marie charron en réponse au commentaire de Sycophante le 06/01/2013 à 01:08

J'apprécie votre billet et son souci dobjectivité

06/01/2013, 14:41 | Par Sycophante en réponse au commentaire de jean-marie charron le 06/01/2013 à 11:38

Merci de votre propos.

Vous en avez semble-t-il mieux perçu le sens que JMJ qui a cru y voir l'apologie du crime et du terrorisme d'Etat, ou celle de l'industrie nucléaire dont il indique ne pas souhaiter discuter du bien fondé (ce qui n'entrait pas non plus dans mes intentions), mais auquel il estime néanmoins utile d'y consacrer la moitié de son billet. Il semble également penser que cette action visait la Nouvelle Zélande, ce qui n'était manifestement pas le cas, au vu du récit de M. Plenel.

Ce faisant, en usant du mot de terrorisme pour qualifier cette opération, il s'aventure plus loin que M. Plenel qui la qualifiait de criminelle, deux termes impropres visant à l'accabler, comme si les faits ne suffisaient pas, à moins de prétendre que la mort du photographe portugais était un acte délibérée, auquel cas il s'agirait d'un meurtre avec préméditation, c'est à dire d'un assassinat. Or à la lecture du récit de M. Plenel, il s'agit d'un homicide involontaire, c'est à dire, en droit français, d'un délit, et je doute qu'il en aille différemment en droit néo-zélandais. Les autres infractions ne justifient pas davantage cette qualification juridique.

C'est sur ce point, avec, en contrepoint, l'appréciation portée sur Greenpeace, que je pense que le récit de M. Plenel, très intéressant par ailleurs, manque d'objectivité. 

07/01/2013, 18:05 | Par Brusseleir en réponse au commentaire de Sycophante le 06/01/2013 à 14:41

Objection : je n'ai pas écrit que votre réponse faisait "l'apologie du crime et du terrorisme d'État", mais que je croyais – vu l'obscurité du propos – y lire une justification de l'attentat, nuance. C'est ce que je continue à y lire, désolé.

"Terrorisme d'État" : cette expression est issue d'une citation, produite plus haut dans ce fil, extraite d'un ouvrage d'histoire écrit par un chercheur néo-zélandais, M. King, et publié par une grande maison d'édition internationale, Penguin. Vous permettrez, je pense, aux Néo-Zélandais d'avoir et d'exprimer une opinion qui leur soit propre et qui diffère de la votre sur l'agression dont leur pays a été victime.

Cet acte de terrorisme – visant à produire la terreur – visait indirectement la Nouvelle-Zélande, considérée comme quantité négligeable. On peut en effet comprendre facilement qu'il aurait été beaucoup plus simple et considérablement moins coûteux, en particulier en termes d'image, pour la France de se contenter d'arraisonner le navire dans la limite des eaux territoriales françaises de Polynésie, comme le droit international l'y autorisait.

Je persiste par ailleurs à considérer comme évident que cette action a été possible parce que le navire était ancré dans le port d'Auckland, et non dans un port d'Hawai, par exemple, voire de Sydney.

Le droit international a ses limites, comme vous le savez, mais il me paraît – il faudrait vérifier, certes – qu'un acte de ce type s'apparente en effet à un crime. En d'autres temps et d'autre lieux, une agression militaire contre l'hôte d'un d'un pays commise sur le territoire de ce pays a pu constituer un casus belli, sauf erreur de ma part.

Il est possible que je m'aventure plus loin qu'E. Plenel – le propos de son billet n'était pas à proprement parler de réexaminer l'attentat au plan juridique ! Si c'est le cas, je le fais en essayant d'incorporer le point de vue de l'une des trois victimes de celui-ci (le photographe décédé, l'organisation Greenpeace et la N-Z).

Votre réponse ne fait que confirmer ma première impression : de concert avec une partie (très minoritaire, heureusement) de l'opinion publique française, celle qui pense comme les lobbies militaire et nucléaire, vous persistez à minimiser l'importance symbolique d'une action terroriste menée par un État contre un autre État, sous la conduite d'un gouvernement dit "de gauche". Une prise de position favorisée par le mépris implicite dans lequel cette opinion tient toutes les nations considérées comme secondaires, à partir de la posture impérialiste française traditionnelle, celle qui unit une grande partie de la droite et une partie non négligeable de la gauche (dont la Mitterrandie, par ailleurs co-responsable de la non-intervention européenne dans l'ex-Yougoslavie pour des raisons comparables).

Quant à l'industrie nucléaire, j'ai en effet pratiqué une dénégation typique ("non… mais" !), dénégation que j'assume entièrement. Il me semble que toutes les occasions de la dénoncer doivent être mises à profit. Comme le fait remarquer M. King (cf. ci-dessus), la France a bénéficié d'une impunité quasi totale au plan international au titre de membre du club – alors plus fermé qu'aujourd'hui – des "grandes" puissances nucléaires, bien que la N-Z aurait en toute logique dû pouvoir s'appuyer sur le soutien indigné du R-U et des E-U, prompts en d'autres occasions à se dresser contre l'impérialisme français. Comme chacun sait, c'est bien parce que la France, comme le R-U, finance à fonds perdus une industrie nucléaire ruineuse et une arme nucléaire inutile qu'elle peut continuer à s'illusionner sur sa puissance, à défaut de tromper le reste du monde, ce que la Mitterrandie avait parfaitement compris, reprenant ainsi cyniquement les mensonges du gaullisme.

Pour finir sur Greenpeace : si vous avez des informations – pas des allégations –, donnez-les donc !

08/01/2013, 01:58 | Par Sycophante en réponse au commentaire de Brusseleir le 07/01/2013 à 18:05

Je vais essayer de vous répondre.

Je vous concède bien volontiers la nuance que vous avez exprimée dans le premier paragraphe de votre billet et que c'est donc à tort que j'ai écrit que vous me prêtiez des propos consistant à faire l'apologie du crime et du terrorisme d'Etat. Vous dites que mon propos est obscur et que vous continuez à y voir une justification de l'action alors conduite. Que puis je vous dire de plus, sinon que j'estime qu'elle est sans justification valable et que je la désapprouve ?

En ce qui concerne la qualification de cette agression, j'estime, en effet, que la qualifier de crime ou d'acte terroriste est impropre, que celle-ci ne visait pas à provoquer la terreur ni en Nouvelle Zélande, ni chez l'équipage du rainbow warrior, et que la victime est d'abord le photographe portugais décédé à cette occasion, ensuite l'association Greenpeace, mais que la Nouvelle Zélande n'est pas, à proprement parler, une victime de cette opération de piraterie bien que je conçoive aisément que ses habitants aient pu s'estimer victime de celle-ci, mais plutôt, comme vous le dites, victimes du mépris marqué à l'endroit de leur souveraineté.

Ce qui me gène dans l'usage de qualifications impropres, c'est que celui-ci banalise les actes qui en relèvent sans discussion possible en les amalgamant à d'autres qui n'en relèvent pas, ou pas réellement, et vous conviendrez sans doute que les exemples sont légions. On qualifie ainsi d'actes terroristes des actes qui n'en sont pas, comme le fait de tuer des soldats d'un pays avec qui on est en guerre, ou, au contraire, on parle couramment d'exécutions lorsqu'il s'agit d'assassinats. Je pense aussi que l'on est logiquement conduit à faire référence à quelques notions juridiques dès lors que l'on qualifie des faits de crime ou d'attentat terroriste, sauf à ce que les mots n'aient plus de sens. En l'espèce, je disais donc que l'agression relevait du délit, et non du crime, au regard du code pénal français il est vrai, et que j'ignore ce qu'il en est au regard du code pénal néo-zélandais, en avançant que je doutais qu'il en aille différemment, peut être ai je tort sur ce point, M. Plenel le dira peut être si cela lui sied. Dans le cas que nous discutons, le droit applicable est évidemment le droit néo-zélandais puisque cette agression s'est déroulée dans le port d'Aukland. Cela étant, vous avez évoqué le droit international. En droit international, le fait de s'en prendre à un navire dans les eaux territoriales d'une autre Etat peut très probablement être considéré comme un casus belli, autrement dit  la Nouvelle Zélande aurait parfaitement été en droit de faire une déclaration de guerre, mais ceci ne nous avance guère.

C'est sans difficulté que je reconnais bien volontiers que je minimise ce que vous appelez la portée symbolique de cette action car je n'y vois pas de symbole, sinon celui de la stupidité. Les autorités qui l'ont décidée ne différaient pas des précédentes quand à l'acceptation du principe d'une telle opération, comme sur beaucoup d'autres choses. Les positions, postures ou opinions que vous décrivez sans que je sois sûr d'avoir bien saisi d'ailleurs si elles étaient à vos yeux très minoritaires, ou assez larges au contraire, puisque regroupant une grande partie de la droite et une partie non négligeable de la gauche, pour reprendre votre expression, ne me paraissent pas avoir notablement évolué en France depuis cette période. Même si je comprends que vous m'avez apparemment généreusement englobé dans cette partie de l'opinion, je ne me sens pas comptable, ni solidaire, du mépris ou du caractère impérialiste que vous lui prêtez.

Je ne vous répondrai pas en revanche sur ce que vous dites à propos du nucléaire civil et militaire qui n'entraient pas dans le champ de mon propos, sinon pour remarquer que les convictions que vous exprimez sont peu répandues en France, exceptées à l'extrême gauche et chez les écologistes bien sûr, et que ceci n'a guère évolué non plus. S'agissant enfin de Greenpeace, je vous ferai la même réponse que celle que fait M. Plenel à ses contradicteurs au sujet de l'affaire Cahuzac et suis au regret de ne pas pouvoir vous en dire davantage en ce qui concerne les sources de financement de cette organisation. J'assume en revanche pleinement mes propos en réponse à l'expression dont a usé M. Plenel à son endroit: Greenpeace n'est pas un mouvement d'opinion, mais une organisation militante, structurée et disciplinée, dont l'un des objectifs principaux est la disparition de l'industrie nucléaire française, non d'ailleurs parce qu'elle serait française, mais parce qu'il se trouve qu'elle est leader dans ce domaine.     

06/01/2013, 03:53 | Par zeta

Les comptes de Monsieur Cahusac étaient à l'UBS on peut largement supposer que son nom a du séjourner sur quelques listings. Des 8000 noms initialements captés par un indélicat, on peut aussi supposer que celui du sire Cahusac n'était plus dans les 3000 rescapés du découpeur Woerth. Entre gens de biens, on ne se nuit pas. D'un point de vue statistique, bayesiennes bien entendu, ça se tient.

07/01/2013, 17:03 | Par Gilbert Pouillart

M'enfin, cher Edwy Plenel, tout le mode sait qu'aucun pays au monde n'a de servces secrets ! Chacun se borne à du contre-espionnage, pour combattre les services secrets des autres...Surtout nous, pays de ...tant de choses qu'on n'en finit plus de s'y référer. Tout ce qu'on sait, c'est que le Rainbow warrior a explosé...et que Mr Cahuzac est, je crois, ministre du Budget. Le reste n'est qu'allégations et billevesées ...peut-être destinées à favoriser une campagne d'un service secret étranger ?

Pourriez-vous nous éclairer ?

08/01/2013, 11:49 | Par jean-marie charron

Valeur éventuelle de la conversation téléphonique dans l’affaire « Cahuzac »

 En 1967, j’entreprenais une thèse de troisième cycle à Lyon 2 sur « la passivité des étudiants » ! 68 est arrivé ! et c’est avec une immense joie que j’ai laissé tomber mon sujet. J’en ai choisi un autre qui correspondait à une préoccupation : j’intervenais régulièrement au CESI (Centre d’Etudes Supérieures Industrielles) à Ecully, banlieue de Lyon, dans le cadre de la formation de stagiaires, et je désirais trouver un outil fiable qui permettrait de mesurer les modifications espérées de chaque stagiaire confortant ou non l’utilité et l’efficacité d’un stage dont la durée était de trois mois à deux  ans. Je fis l’hypothèse que « la voix, c’est la personne » et que si la personne change, l’analyse du matériau sonore de la voix, et non son contenu, nous le dira.

Un ingénieur-chercheur de l’Ecole Centrale de Lyon, sise à Ecully, spécialiste du département « mécanique des fluides », mis à ma disposition la chambre anéchoïque qu’il venait de construire pour faire mes entretiens sans aucun parasite. Les stagiaires acceptaient un entretien individuel d’une demi-heure, avant et après leur stage. Un échantillon témoin devait neutraliser l’effet de la durée temporelle, susceptible de modifier la voix de chacun.

Je présentai ma thèse en 74 (je crois).

 C’est dire si une des questions que j’ai posées à Edwy Plénel  fut :  « Avez-vous fait analyser l’enregistrement pour confirmer ou non l’identité du locuteur ? » me paraissait importante.

 Or je viens de recevoir de la part de Louis Colard, étudiant à l’école de journalisme de Grenoble, le renseignement que voici :

 http://www.slate.fr/story/66365/expertise-vocale-voix-enregistrement

 Il me parait éclairant.

 

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