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Le crieur de journaux

D’où vient notre petit bonhomme ? Ce crieur de journaux devenu logo de Mediapart, qui fait écho et lien entre l’univers du papier et le monde du numérique ? Si l’intention est évidente, le cheminement de cette idée recèle une piste cachée…

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Comment est née l'idée de cette résonance, dessinée par Brice Laurent, le graphiste de notre partenaire, La Netscouade, qui souligne d’emblée l’analogie recherchée par notre site, dans son atmosphère, ses usages et ses repères, avec la culture du papier, du journal que l’on feuillette, du quotidien que l’on vend à la criée ?

En fait, c’est un souvenir complice. Une réminiscence qui n’est pas sans rapport avec notre propos : l’indépendance de la presse, la liberté de l’information. Certains d’entre vous la partagent sans doute.

Premier indice :

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Deuxième indice :

François Maspero_3.jpg


Il faut toujours citer ses sources : l'histoire de notre petit bonhomme commence avec l'aventure des éditions Maspero, dont il devint le symbole, au point de survivre, comme un fil reliant passé et présent, sur les couvertures des livres édités par La Découverte, la maison qui a pris la suite.

 

Au-delà de sa signification évidente, notre crieur de journaux s’est imposé à l’instar d’une petite madeleine proustienne : un hommage à une autre aventure d’indépendance et de liberté qui a profondément marqué ma génération, celle de la maison d’édition créée à l’enseigne de son propre nom par François Maspero. C’était en 1958, en pleine Guerre d’Algérie, dans un moment de grave crise politique qui vit la fin d’une République et la renaissance de ce présidentialisme français qui, hélas, nous occupe encore.

 

Libraire, Maspero se fit éditeur selon une morale dreyfusarde qui exigeait d’énoncer les vérités dérangeantes et dissonantes. Sa première collection, qui plaçait ces éditions sous le signe de l'insoumission et de l'indocilité, se nommait « Cahiers libres », en explicite filiation des « Cahiers de la Quinzaine » créées par Charles Péguy, ce dreyfusard aussi inclassable qu’incontrôlable. Péguy qui, dans l'article manifeste du premier numéro desdits Cahiers, en 1900, se propose de «dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste».

 

Nous espérons ne pas être ennuyeux ou tristes. Mais nous nous engageons à dire les vérités, toutes les vérités de fait, sans lesquelles il n'y a pas de débat d’opinion véritable et élevé, fussent-elles bêtes, tristes, ennuyeuses, embêtantes, dérangeantes. Symbole d’intégrité, de droiture et de rigueur, François Maspero, en lançant ses « Cahiers libres », avait ajouté cette autre citation de Péguy l’ombrageux: « Ces Cahiers auront contre eux les salauds de tous les partis ».

 

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Et le "petit bonhomme" va de nouveau pouvoir s'époumoner. Depuis le 6 mars en effet, le vendeur de presse à la criée fait son retour sur les quais de dix-sept gares d'Ile-de-France, de Lyon et du Mans. Une expérience menée main dans la main par le SPQN (Syndicat de la presse quotidienne nationale), la SNCF, la chaîne Relay (Hachette) et les NMPP (Nouvelles messageries de la presse parisienne). Si ce n'est le lecteur qui vient à la presse, la presse viendra donc à lui... Les vendeurs se placent donc sur son chemin, pour lui proposer la lecture de quatorze quotidiens (non sous le bras, mais exposés sur des présentoirs à roulette) sans avoir à dévier de sa route. Pour l'instant testée à petite échelle, l'expérience pourrait être étendue à la condition qu'au 15 juillet, l'objectif de 2000 ventes par jour soit atteint. Selon le quotidien Libération (11 mars 2008), au deuxième jour de l'opération, le chiffre était déjà de 1200 exemplaires. Le petit bonhomme suffira-t-il à sauver à lui seul le géant aux pieds d'argile qu'est la presse papier? On lui souhaite un souffle puissant...

Salut Edwy, je suis avec vous. Complètement. Antoine A.S

Merci Antoine. Cette confraternité maintenue me rappelle l'époque de l'APIJ, où la profession savait se rassembler sur l'essentiel, par delà ses différences et ses divergences. N'hésitez pas à contribuer, à proposer, à suggérer et, à l'occasion, à venir nous voir !

Derrière le nom de J.F. se cachent les cinq ou six ou sept co-rédacteurs d'un blog que nous avons nommé "Les blogueurs de La Bourdette" (L.B. est le lieu de nos réunions mensuelles). Nous avons fixé un objectif commun à nos billets, rassemblés dans des rubriques, objectif qui peut très bien s'intégrer dans "mediapart" et le projet d'Edwy Plenel, sans que nous puissions, bien entendu, prétendre ni à l'adoption ni au développement d'analyses ayant style et fond journalistiques (nous ne sommes finalement que des lecteurs ayant des envies d'écrire...). Alors la seule chose que nous demandons à Edwy est d'aller jeter un oeil sur notre blog et de nous dire si notre idée est bonne de nous accrocher - en trentième page ! - à son journal.

Cher(s) JF, je viens d'y aller rapidement. Et je vous confirme que vous serez très bien accueillis si vous souhaitez vous "accrocher" comme vous dites au bateau Mediapart. Ses "éditions" sont des journaux collectifs à l'instar de votre blog à plusieurs mains. A vous de décider, mais c'est bien l'ambition de Mediapart : fédérer autour d'un journal de qualités toutes sortes d'initiatives libres et inventives que les logiques d'audience relègues au fin fond de la Toile. A vous de décider. D'ici là, je vais prendre le temps de vous lire de plus près.

Cher Edwy Plenel, je vous envoie directement le courrier que j'avais maladroitement édité ici, et que j'ai effacé parce qu'il n'était pas destiné à une lecture "ouverte". Avec mes excuses. Jean Ferrasse.

Cher Edvy Plenel, je ne maîtrise pas encore bien votre site, que je trouve un peu compliqué. J'ai publié dans un petit coin peu visible, j'ai eu du mal à le retrouver. Je me permets de vous revoyer ceci, pur une meilleure mise en valeur, parce que cela me semble nécessaire, et pas trop mal envoyé. Merci Réaction à un nouvel article anti DDV de l'immonde Didier Jacob dans le Nouvel Obs Alors-là chapeau on atteint le sommet du nauséeux, de l'obscène. D'ou tenez vous ces scènes de sexe répugnantes, moi qui connaît bien DDV trouve au contraire qu'il est trop continent. Quand je pense que j'ai lu votre canard pendant 20 ans, suis une amie de Nicolas Bourdet fils de Claude, fondateur de France Observateur, et fils de Catherine Pozzi, écrivain majeur. J'ai résilié il y a quelques années mon abonnement, on me le repropose sans cesse, avec magnétoscope, ou je ne sais plus quoi, car je n'ouvre même plus. La dernière fois c'était le cul de Simone de Beauvoir, était-elle d'accord, Beauvoir? J'éviterai soigneusement de faire photographier mon cul, moi qui suis belle femme, mais femme digne, de peur qu'on en fasse un usage posthume. Je vomis sur cette société du sexe et du fric, sociétée prostituée. Je suis un écrivain français très connu en France et à l'étranger. Poète,sans doute le meilleur poète femme de France, éditée chez Flammarion, où tous mes livres sont épuisés, traductrice aussi, entre autres de Paul Celan, et essayiste . En ce moment un essai publié chez Corti et qui eut pas mal de succès en France explose en Argentine. Mes amis se nommaient ou se nomment Emmanuel Levinas, Jean Starobinski, Jacques Dupin, Yves Bonnefoy Pascal Quignard, Christian de Portzamparc, Christoff Debusschere. Je fréquente DDV depuis 4 ans et demie, tout ce qui est dit de lui est faux, tellement faux que cela relève de la dénonciation calomnieuse. La fameuse phrase obscène n'est pas de lui, elle est de Franz Olivier Giesbert, qui savait parfaitement ce qu'il faisait. Et qu'est ce qu'une phrase obscène, à côté de l'obscénité des actions. Je veux parler bien sûr de la machination Cleasrtream, échaffaudée par un autre, qui est un pervers et un démon. Pour briser son rival, un homme d'honneur. J'ai lu la plupart des livres de DDV et les aime beaucoup. C'est un grand prosateur. N'essayez pas de le ravaler au niveau de votre prose de caniveau, Jacob. Ecrit par : Martine Broda | 26 mars 2008 26/03/2008 12:04Par martine Broda répondre Chère Martine, ne préférez-vous pas répondre à Didier Jacob en vous adressant directement à lui? Il n'est pas certain que votre message lui parvienne si vous le placez dans les commentaires d'un article sur un sujet assez éloigné. Mais peut-être avez vous déjà fait cette démarche en direction du Nouvel Observateur? 26/03/2008 13:23Par Vincent Truffy répondre Merci, cher Vincent Truffy, je crois lui avoir déjà répondu sur le site du Nouvel Observateur. Je m'adressai aussi à Airy Routier pour lui faire rentrer dans la gorge le terme de "parjure" à propos de DDV avocat. Mon commentaire ne passa jamais, quand ça plait pas au Nouvel Obs, à la trappe. Dans les pages culturelles, du moins dans les années où je fus lectrice, contrairement à la plupart des organes de presse, jamais un mot sur Paul Celan. Il est vrai que c'est un poète régi par l'éthique. Sachez, Nouvel Obscène, que dans les années où je fus abonnée, je ne lisais rien. J'achetais parce c'était pas cher pour les programmes de télé et les mots croisés de Robert Scipion. En fait ce Didier Jacob me semble tellement méprisable dans son délire vaseux et haineux que peut me chaut que ma réponse lui parvienne ou non. Nous ne parlons pas au même niveau d'éthique et de langue, il ne comprendra pas et persévérera. Est-ce du journalisme, cette fixation psychopathe, infiniment réitérée? Je préfère livrer ma réaction indignée, car maintenant la coupe est pleine, au hasard, et à la communauté des lecteurs.

Le petit bonhomme a du pain sur la planche car, abonné à Médiapart depuis deux jours, j'en suis encore à tenter de m'y retrouver dans le site. Pour le moment, je trouve la page d'accueil trop peu fournie en liens vers les articles. J'ai du mal à "voir" synthétiquement l'ensemble de votre publication et c'est dommage car je passe à côté de pas mal de choses sûrement. Votre "portail" devrait être plus condensé en titres et chapeaux d'articles... Par ailleurs, je n'arrive pas à comprendre comment revenir sur vos archives, certes limitées. Je suppose que vousavez prévu que l'ensemble de votre base soit constamment et totalement accessible via un moteur de recherche ?... Enfin, je trouve que la "confusion", certes un peu voulue par votre charte, entre la partie "rédactionnelle" et la partie "club" nuit à votre crédibilité : il serait bon que, par un jeu de couleur explicite, vous fassiez clairement la différence entre ce qui vient de votre rédaction, a priori digne de foi, et ce qui vient de votre lectorat, dont le contenu ne peut qu'être plus sujet à prudence quant à sa pertinence. A mon humble niveau, je cherche toujours à savoir qui a écrit l'article et j'ai du mal à savoir si c'est Mediapart ou un simple blogueur... Bon courage.

Et tu sais ce qu'il te dit le "simple blogeur" ? . Pouf pouf, je prend mes pilules et je recommence. . Mon cher Joël, en quoi la parole de simples blogueurs vous effraye tant ? J'aimerais que vous me définissiez la pertinence et le "digne de foi". Peu de blogueurs se prennent pour des avatars d'Hemingway ou des clones d'Hubert Beuve-Mery, encore moins pour Ernest Vaughan qui fonda l'Aurore, journal à propos duquel Desproges tira un magnifique texte éponyme dans ses chroniques de la haine ordinaire après qu'il fut racheté. . Non mon cher, tout amateurs qu'ils soient les blogueurs essayent, avec plus ou moins de fortune, de reprendre une parole citoyenne. Parce qu'ils osent s'exprimer doivent ils être blamés pour leurs opinions à l'emporte pièce ? Connaissez vous l'angoisse de la page blanche quant il s'agit modestement de se prévaloir d'une opinion dans un style le plus cohérent possible ? Le temps pris pour ce qui reste un hobby (une lubie parfois) ? Et si leurs textes sont mauvais, passez donc votre chemin. Journalistes et blogueurs, la différence est celle qui existera toujours entre les professionnels et les amateurs. Entre la Ligue 1 et la CFA. ils ont simplement en commun une même passion pour l'écriture. . Je ne vous demande pas d'avoir de l'indulgence pour les blogueurs, le ton méprisant de votre commentaire vous en privera toujours, vous qui ne jugez de la qualité d'un article que par son signataire. Je vous souhaite simplement d'avoir un peu de discernement. Cela peut vous servir bien au delà du net. PS : vous faites aussi partie du "lectorat, dont le contenu ne peut qu'être plus sujet à prudence quant à sa pertinence"

De hautes ambitions vous animent et j'en suis très heureux. J'espère que votre journal répondra aux critères d'objectivité (toujours relative) que j'ai la fâcheuse tendance à exiger... Je vous ai croisé une ou deux fois par hasard et m'en suis enchanté, car j'ai une grande estime pour votre travail. Bonne continuation donc et vogue la galère !

Bonjour Edwy, bonjour amis blogueurs et commentateurs, ce qui est amusant avec Médiapart, c'est de revenir en arrière dans ces archives non encore "archivées" au sens ancien du terme, simplement datées, pour celle-ci du jour "historique" du lancement officiel du site, le 16 mars 2008. Un peu plus de trois mois plus tard, on peut mesurer le chemin parcouru! Le petit crieur de Med n'est plus seul. Quelques milliers de "crieurs" occasionnels, bénévoles, blogueurs ou simples lecteurs participatifs l'ont rejoint. Reste à savoir au jour le jour comment cette parole participative saura trouver et renouveler sa différence pour ne jamais tomber tout à fait dans les travers décelés par le passé dans d'autres formes de presse, mais dont les fondamentaux ne devraient pas varier en théorie du moins... Si vous en avez le temps et l'envie, allez lire sur médialogue's blog ce que j'entends par là : http://www.mediapart.fr/club/blog/christophe-journet Depuis le 20 juin et la première réunion "rédac-blogueurs", beaucoup de choses ont été débattues, précisées, amendées, augmentées, ajustées. Et ce n'est sans doute qu'un début. Un authentique début qui me fait reprendre un poil d'espoir dans ce métier qui est aussi le mien par ailleurs, pour d'autres titres ou sites web que Médiapart.fr, mais qui n'en ont ni l'aspect participatif, ni l'aspect proche des "breaking news" à l'anglo-saxonne, modèle européanisé en fait, ni le caractère pionnier, défricheur de cet ultime média qu'est le multimédia, je le redis ici, pour réduire le tumulte immédiat qui s'ensuivra si personne ne fait rien pour redorer le blason du journalisme durable. Courage, that's a long way to Médiaparticipation, but it has to be done!

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