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Vertus de l'antisarkozysme, vices du présidentialisme
Depuis 2007, nous savons de quoi la France est malade : du présidentialisme qui est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions. Ce n'est pas le fait qu'il y ait une Présidence de la République, c'est que la République soit aux mains du Président. Déjà partenaires de Mediapart pour deux précédents livres (N'oubliez pas! et L'Affaire Bettencourt), les éditions Don Quichotte publient, cette semaine, Le Président de trop. A travers une analyse du sarkozysme, cet ouvrage (510 p., 19,90 €) propose une critique du présidentialisme français, soulignant les enjeux démocratiques et sociaux de l'élection présidentielle de 2012, loin des batailles narcissiques ou boutiquières. Les débats publics ou les émissions audiovisuelles autour du livre sont indiqués sur le site de l'attaché de presse des éditions Don Quichotte, Gilles Paris (c'est ici, quant au site des éditions, c'est là). En exclusivité, les lecteurs de Mediapart peuvent découvrir ci-dessous son introduction.
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Dans l'un des détours des Essais, Montaigne évoque une mystérieuse peuplade qui, pour ne pas savoir prononcer un seul mot qui est « non », est tombée en définitive servitude. Façon ironique d'introduire un discret hommage au traité de son ami Etienne de la Boétie, De la servitude volontaire, insurrection de la liberté contre la soumission (1). On lui ajoutera plus tard un sous-titre inventif, fort moderne : Contr'Un. Contre le Grand Un et le Grand Même qui font les pouvoirs délirants et les peuples souffrants. Depuis Alfred Jarry et son Père Ubu, nous savons que leurs tragédies sont des farces, des catastrophes menées par des pitres.
Cette histoire ancienne est notre actualité. Depuis 2007, notre Grand Un se nomme Nicolas Sarkozy et son Grand Même serait notre identité nationale. Pendant qu'il faisait le pitre en se prenant au sérieux, la souffrance et l'insécurité sociales s'étendaient avec des ricanements de faucheuse, nos oligarques du pouvoir et de l'avoir se gavaient en conjurant leur peur intime de l'avenir, tandis que notre pays devenait comme absent au monde, rendu pitoyable ou misérable par le ridicule de ses dirigeants, leur irresponsabilité et leur inculture.
A mesure que s'approche l'échéance présidentielle de 2012, le tableau est de moins en moins discuté, tant les importants du moment – mais, hélas, depuis si longtemps, trop longtemps – semblent perdre prise sur les événements et vivre enfermés dans une bulle, hors des réalités et des urgences. Le conflit d'intérêts leur tient lieu d'intérêt général et l'inconscience privée de conscience publique. De fait divers en crise internationale, la démonstration devient impitoyable. A l'été 2010, l'affaire Bettencourt les avait dévoilés en association délictueuse, au carrefour de l'argent et de la politique, d'une politique soumise à l'argent. En ce début de l'année 2011, c'est le soudain réveil démocratique des peuples arabes qui sonne tout ce petit monde à la manière d'un boomerang, mettant à bas ses certitudes aveugles, mettant à nu ses complaisances indignes, mettant au jour ses compromissions coupables.
« Dégage ! », ce pacifique slogan tunisien devenu mordante injonction égyptienne est une victoire inattendue de la francophonie, le Gavroche arabe réveillant la langue que l'Académie française endort. Cette revanche de la rue sur les palais, de la gouaille sur l'ennui, du bonheur sur le malheur, voire même de la beauté sur la laideur est une invite au sursaut pour notre propre peuple. Car c'est à lui qu'il revient de relever le défi du désastre français que fut cette présidence, aboutissement d'un long et lent renoncement démocratique dont elle hérita avec voracité et qu'elle prolongea en l'aggravant.
Oui, à lui, le peuple, dans cette invention improbable qui fait ces refondations qu'on nomme révolution, ce mot qu'a terni un siècle de feu et de sang, le XXe, alors qu'il avait été, au XIXe, synonyme de pain et de paix, de justice et de liberté. A lui parce qu'il est temps d'accomplir la promesse d'une République démocratique et sociale, inscrite au fronton de notre Constitution depuis 1946 après un siècle de luttes pour en faire advenir le principe, mais démentie dans les faits, inachevée depuis l'origine et désormais minée par la contre-réforme d'un pouvoir soumis aux intérêts d'une minorité de privilégiés.
Le peuple, donc, parce que s'il ne s'en mêle pas, s'il ne s'en charge pas lui-même, s'il ne se rassemble pas pour dire son bon droit, la routine, l'habitude et la lassitude auront raison de ses attentes. A trop déléguer son pouvoir, le peuple finit par le perdre, dans le maquis des petits calculs et des grands renoncements. La leçon infligée depuis mai 2007 ne fut-elle pas, également, le spectacle désolant des hésitations et précautions, frilosités et accommodements de nombre de ceux qui prétendent parler en son nom, au nom de ce peuple théoriquement souverain ?
A mesure que se défait la gloriole de cette présidence, les protagonistes de ce moment de désarroi aimeraient faire oublier combien fut copieuse la liste de ces volontaires en servitude qui se sont empressés de dire oui au Grand Un présidentiel, alors même qu'ils se prétendaient figures de la gauche socialiste, de la liberté académique ou de l'indépendance médiatique. Aussi dérisoire soit-elle, cette petite cohorte aura eu l'importance de sa traîtrise, reniement de ses engagements, convictions ou professions : un symbole de la corruption de l'esprit public avec ce zèle joyeux des convertis, acharnés à perdre leur passé en même temps qu'eux-mêmes.
Du journalisme comme chien de garde
Sur cette voie, aussi incertaine que nécessaire, d'un sursaut populaire et d'une renaissance démocratique, ce livre voudrait aider au cheminement collectif. A ses discussions et réflexions, créations et inventions. Rassemblant en un seul volume, les textes, articles et chroniques que j'ai consacrés à cette présidence, à son avènement puis à son gouvernement, il témoigne d'un entêtement et d'une cohérence. Entêtement à ne pas se laisser séduire par ce miroir aux alouettes d'un pouvoir réduit à la personne qui l'incarne. Cohérence d'une critique informée et argumentée de ce présidentialisme dont les séductions perverses sont autant d'abandons professionnels.
Car ce « non » qui nous a animé ne fut pas ponctuel ou éphémère, mais d'instinct autant que de conviction. Un non qui allait au-delà du désaccord. Un non de principe. Un non de survie. Cet ouvrage explique pourquoi. Livre de journaliste, il témoigne de cette alerte que fut, bien avant l'élection de 2007, la sourde normalisation des rédactions impulsée par le clan du futur président, au croisement des mondes médiatique et économique. C'est donc en connaissance de cause que, témoins des indépendances éditoriales malmenées et acteurs de batailles perdues dans la presse quotidienne (au Monde, puis à Libération), nous créâmes à quelques-uns Mediapart (2).
Pour résister. Pour leur échapper en les mettant à distance. Pour inventer avec la liberté des francs-tireurs. Issu de cette aventure de presse, d'indépendance aux pouvoirs, de résistance à l'air du temps et d'invention d'un possible professionnel, ce livre est donc d'abord redevable à toutes celles et tous ceux qui l'ont accompagnée. Depuis sa création, le 16 mars 2008, Mediapart fut un point de ralliement, lanceur d'alertes et carrefour des oppositions. Dans le respect scrupuleux des règles du métier, son équipe n'a eu de cesse d'être au rendez-vous de cette exigence journalistique qui allie devoir professionnel et mission démocratique : être un « chien de garde » de la démocratie, comme l'énonce le célèbre « Arrêt Goodwin » de la Cour européenne des droits de l'homme du 27 mars 1996 (3).
Le chien de garde aboie, le marchand de journaux crie. Les alarmes du premier sont les nouvelles du second. A l'heure de l'information surabondante, le journaliste est plus que jamais sommé d'être au rendez-vous de son métier : l'événement non plus comme répétition, mais comme création. L'événement comme surprise, étonnement, révélation, compréhension. A l'opposé des flux répétitifs, moutonniers, suivistes et conformistes. Depuis trois ans, par l'enquête, le reportage ou l'analyse, Mediapart s'est efforcé d'être au rendez-vous de cette exigence.
Ancienne gravure traduite dans un graphisme numérique, le logo qui exprima naturellement cette ambition d'une presse sans papier – ni frontière, d'ailleurs – fut un crieur de journaux. Image d'une tradition sauvée dans la modernité, ce petit bonhomme était une madeleine proustienne : hommage à une autre aventure d'indépendance et de liberté qui a profondément marqué notre génération, celle de la maison d'édition créée à l'enseigne de son propre nom par François Maspero et dont un crieur de presse fut d'emblée l'enseigne (4). C'était en 1958, en pleine Guerre d'Algérie, dans un moment de grave crise politique qui vit la fin d'une République et la renaissance de ce césarisme français qui, hélas, nous occupe encore.
Libraire, Maspero se fit éditeur selon une morale dreyfusarde qui exigeait d'énoncer les vérités dérangeantes et dissonantes. Sa première collection, qui plaçait ces éditions sous le signe de l'insoumission et de l'indocilité, se nommait « Cahiers libres », en explicite filiation des « Cahiers de la Quinzaine » créées par Charles Péguy, ce dreyfusard aussi inclassable qu'incontrôlable. Péguy qui, dans l'article manifeste du premier numéro desdits Cahiers, en 1900, se propose de « dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ».
Au risque de paraître ennuyeux ou tristes, nous nous sommes essayés à dire les vérités, toutes les vérités de fait, sans lesquelles il n'y a pas de débat d'opinion véritable et élevé, fussent-elles bêtes, tristes, ennuyeuses, embêtantes, dérangeantes. Ce sont elles que ce livre commente et prolonge, au rythme des événements et de leur révélations. Symbole d'intégrité, de droiture et de rigueur, François Maspero, en lançant ses « Cahiers libres », avait ajouté cette autre citation de Péguy l'ombrageux : « Ces “Cahiers” auront contre eux les salauds de tous les partis ». Notre surprise, au contraire, fut de nous découvrir bien des amis, venus de partout ou sans étiquette, qui communiaient dans la même exigence de vérité et le même désir d'élévation.
Vertus de l'antisarkozysme
« Nous pensions alors qu'un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. Et s'il est vrai que les journaux sont la voix d'une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage. » Ecrivant ces phrases le 31 août 1944, aux premiers jours de Combat, quotidien national issu de la Résistance, Albert Camus entendait restaurer « cette responsabilité du journaliste devant le public » (5). « Qu'est-ce qu'un journaliste ? » demandait-il dans l'éditorial suivant, du 1er septembre 1944, où il expliquait pourquoi « toute réforme morale de la presse serait vaine si elle ne s'accompagnait pas de mesures propres à garantir aux journaux une indépendance réelle vis-à-vis du capital ». Et de donner cette réponse qui n'est simple qu'en apparence : « C'est un homme qui d'abord est censé avoir des idées ».
Parfois qualifié sans jugement de primaire, façon de le congédier après avoir rendu les armes face à son entêtement, notre antisarkozysme dérange tous ceux qui voudraient en récolter les fruits sans avoir pris soin de ses arbres. L'antisarkozysme, disent-ils, ne ferait ni une politique ni un programme. A première vue, comment leur donner tort ? En apparence, la critique, qui juge et commente, ne crée ni n'agit. Mais, pour en revenir à Camus, elle donne des idées. Et celles-là sont précieuses pour créer, agir et faire, demain.
Un « journalisme critique » qui serait « un journalisme d'idées », plaide encore Camus dans un autre éditorial de Combat, du 8 septembre 1944. Combat professionnel, la critique du sarkozysme n'est donc pas une impasse vaine : elle nourrit les idées d'une alternative véritable, soit le contraire de ces alternances où droite et gauche ont fini par cohabiter au point non seulement de perdre leurs repères mais, surtout, de perdre le peuple. De ce point de vue, cette présidence, comme toute épreuve, fut un bienfait : elle nous a révélé à nous-mêmes.
Au spectacle, ici largement reconstitué, des excès de ce pouvoir, entre privatisation de la République et publicisation de la personne présidentielle, appropriation privative du bien commun et couronnement public d'une personne privée, il fallut bien s'interroger. Rencontre d'institutions dangereuses et d'un individu excessif, l'élection de 2007 obligeait à envisager d'autres accidents, d'autres dérives, d'autres abîmes. Nous ne subissions pas seulement la politique d'un clan et les abus d'un personnage, nous subissions aussi l'excessif pouvoir que leur donne la place qu'ils avaient conquise et dont leurs prédécesseurs, plus modérantistes sans doute, avaient largement profité.
Moment d'abaissement et d'égarement, le sarkozysme nous montre ainsi ce dont nous sommes responsables, nous, les citoyens de ce pays-ci. Ce dont nous nous sommes trop longtemps accommodés. Ce que nous avons trop longtemps toléré. Ce à quoi nous nous sommes trop longtemps habitué. Cette réalité-là s'appelle le présidentialisme. Et ce livre en montre la décrépitude avancée sous un Président de trop : un Président dont les mensonges disent la vérité du présidentialisme français.
Vices du présidentialisme
Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions, ce que l'absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Ce n'est pas le fait qu'il y ait une Présidence de la République, c'est que la République soit aux mains du Président. Legs du bonapartisme français, ce césarisme qui laïcisa la monarchie de droit divin sur les décombres d'une révolution démocratique trahie et inachevée, notre présidentialisme est un régime d'exception devenue la norme. Une norme, qui plus est, dont l'excès n'a cessé de s'étendre depuis que, dans les années 1980, François Mitterrand a transformé la Présidence en fortin de résistance aux déroutes électorales.
On le sait, les tragédies qui font l'histoire se répètent en farces. Ce n'est pas un progrès, loin s'en faut, tant le tragique peut élever des conditions qui, autrement, se vautreraient dans le comique. Notre système en est la preuve. Né d'une guerre civile, cette décolonisation aussi tardive que tragique devenue traumatisme d'une nation qui se vivait en empire, ce présidentialisme a fini par symboliser une politique guerrière. Une politique entendue comme une bataille incessante, avec alliés et ennemis, ralliés et vaincus, affidés et corrompus, traîtres et soumis. En somme, une politique primitive, violente ou sournoise, sans franchise ni transparence, manœuvrière et intéressée, où, sauf exception rare, les idéaux finissent pas se dissoudre en carrières.
La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture. Condition d'une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes. Loin d'être minoritaire, ce point de vue est largement partagé au sein même d'une classe politique qui en souffre autant qu'elle en profite. Mais, le plus souvent, c'est un point de vue de circonstance : d'opposants ruminant leurs défaites et qui s'empresseront de l'oublier à l'approche d'éventuelles victoires électorales, leur promettant ou leur assurant postes et places.
A chaque revers des oppositions du moment, qu'elles fussent de droite sous la longue présidence de François Mitterrand (1981-1995) ou qu'elles soient de gauche depuis le triple échec socialiste aux présidentielles de 1995, 2002 et 2007, le même constat est dressé, sans appel : prérogatives étendues à l'excès d'un Président irresponsable et intouchable, absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, pouvoir législatif à la merci de l'agenda du pouvoir exécutif, représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, pouvoir judiciaire ravalé au rang d'autorité contrainte dans ses velléités d'indépendance, système médiatique coincé entre l'oligarchie financière et la servitude étatique, etc.
Hélas, à la manière de chevaux sentant le retour à l'étable, courbant l'échine et changeant d'allure, les porte-voix de ces critiques lucides se font, pour la plupart, une raison à l'approche de l'échéance présidentielle. Prétendant à la succession en 2012, le Parti socialiste en a donné une caricaturale illustration, début 2011, en décidant, sans grande concertation ni consultation militante, de trouver de grandes qualités à la Ve République, tout au plus dépréciée par quelques défauts (6). Après bien des introspections et des autocritiques, cette gauche née de l'aventure mitterrandienne plutôt que de l'exigence mendésiste en revient toujours à son point de départ, la fin justifiant le moyen : occuper la place plutôt que la transformer, s'approprier cette présidence plutôt que la réfuter.
Ils ont beau avoir appris, à leurs dépens, que la clé de voute du système est la clé de sa corruption, ils préfèrent le conquérir en l'état en se disant qu'il sera bien temps de le réformer. La tentation est trop forte : depuis un demi-siècle qu'existe ce système organiquement déséquilibré, tous les Présidents qui se sont succédés n'ont cessé d'envahir tous les autres pouvoirs, de les asservir ou de les conquérir, de les réduire ou de les annexer. Un tel pouvoir, si peu limité et partagé, est un pousse-au-crime. Mais ceux qui y cèdent se font complices d'une République discréditée et désaffectée, tant, aux yeux de ses citoyens, elle est devenue principauté de l'irresponsabilité, de l'entre soi et de l'entregent. Surtout, ils se font présomptueux, oubliant que ces institutions sont plus fortes qu'eux puisqu'ils se sont privés, par leur pusillanimité et leurs renoncements, du seul levier disponible : la force du peuple. D'un peuple constituant, mis en branle et au travail pour réinventer son bien commun, la démocratie.
Aurons-nous, enfin, le courage qu'ils n'ont pas ou plus ? Car, après tout, de cette situation qui s'éternise et nous épuise, nous sommes les premiers comptables. Nous avons laissé faire et nous laissons encore faire, spectateurs complaisants du ballet des présidentiables. « La première raison de la servitude volontaire, écrivait La Boétie, c'est l'habitude ». Cette habitude qui nous fait supporter le pouvoir d'un seul comme s'il était notre tout. Qui nous fait le juger grand parce que nous restons à genoux. « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres, poursuivait l'ami de Montaigne. Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l'ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser. »
Puisse ce livre y aider.
Paris, le 8 février 2011.
NOTES
1. Etienne de La Boétie, Le discours de la servitude volontaire, Texte établi par Pierre Léonard, Edition conçue et réalisée par Miguel Abensour, Petite Bibliothèque Payot, 2002.
2. Mediapart a été imaginé en 2007, puis créé par Godefroy Beauvallet, François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit, Edwy Plenel et Marie-Hélène Smiéjan, tous les six cofondateurs. Depuis son lancement, le 16 mars 2008, jusqu'en ce début de l'année 2011, trente-cinq salariés dont vingt-cinq journalistes sont les coauteurs de cette histoire collective.
3. Cf. Vincent Berger, Jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, Sirey, 11e édition, 2009, pp. 579-582.
4. Cf. François Maspero et les paysages humains, A plus d'un titre/La fosse aux ours, 2009.
5. Cf. Camus à Combat, Editions établie par Jacqueline Lévi-Valensi, Cahier Albert Camus VIII, Gallimard, 2002.
6. Lors d'un « Forum des idées » consacré aux institutions, le 2 février 2011, le Parti socialiste s'est rangé à la « vision raisonnable » proposée par Manuel Valls, rapporteur sur le sujet, laquelle vision fut ainsi résumée par le député de l'Essonne : « Si la Ve République a des défauts, elle a aussi des qualités ».


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*********** CqFd & Ecrire...........
L'Arithmétique Sarkostique
Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions, ce que l'absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Ce n'est pas le fait qu'il y ait une Présidence de la République, c'est que la République soit aux mains du Président.
La solution serait qu'il n'y ait pas de Président !!
Merci pour cette longue analyse et ce livre, qui doit être certainement aussi intéressant que les deux autres. Tiens, puisque je suis là, j'en profite pour vous adresser tout mon soutien (vu les quelques billets qui fleurissent ici ou là, contre Médiapart, la censure, vous etc.)
Même si ça fait lèche-bottes, pas grave, j'assume !
Même qu'avec le fan-club de Sokolo, il faudrait le fan-club d'Edwy ! 
"La solution serait qu'il n'y ait pas de Président !!"
Tout à fait d'accord.
Pourquoi devrions-nous être toujours sous la tutelle d'un Président?
Quand en finirons-nous enfin avec la culture du chef?
http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-michel-paris/181110/supprimons-le-president
Quand en finirons-nous enfin avec la culture du chef?
Lorsque enfin... nous en finirons d'être des enfants !
"Pendant qu'il faisait le pitre en se prenant au sérieux, la souffrance et l'insécurité sociales s'étendaient avec des ricanements de faucheuse, nos oligarques du pouvoir et de l'avoir se gavaient en conjurant leur peur intime de l'avenir, tandis que notre pays devenait comme absent au monde, rendu pitoyable ou misérable par le ridicule de ses dirigeants, leur irresponsabilité et leur inculture."
Comme cette phrase fait du bien ... résumant le sentiment que l'on est de plus en plus nombreux à ressentir.
Oui, depuis 2007, la souffrance progresse dans ce pays, l'injustice se ressent au plus profond de nous, la rage de voir nos valeurs bafouées, souffrance aussi de ne plus être le pays des droits de l'homme, colère d'assister à la casse progressive de l'image de notres pays au niveau international, cauchemards face aux scandales.
Merci de nous redonner un peu d'espoir par de vrais écrits, la parole est une arme qui'il nous faut utiliser, les écrits restent, à nous citoyens de relayer cette parole.
Pendant ce temps les quinquas et les trisomiques font le sit-in, depuis 4 semaines, dans le désintéret le plus total...
Ce système de présidence nous vient tout droit des Etats-Unis, commençant avec JFK et Paris-Match. Maintenant, on nous envoie DSK, des Etats-Unis, encore, et on nous le montre cuisant son steak de boeuf américain, avec sa femme touillant la salade en arrière-plan...
Nous rappeler Albert Camus, c'est bien, lui qui détestait les cliques, les coteries, et la censure. Il aurait sans doute apprécié l'idée d'un site participatif ou d'un wikileaks...
"Maintenant, on nous envoie DSK, des Etats-Unis"...
Ah! Il fallait bien trouver un éminant "commentairiste" pour subtilement introduire négativement DSK dans le débat, pourtant si intéressant à la suite de l'intervention de E.Pleynel !
Bien que n'étant pas un partisan de ce Monsieur, je trouve louche que, dans tous les débats, et quelque soit le thème, il y ait toujours un grand esprit pour donner le coup de pied de l'âne à l'image de DSK !
Figurez-vous, Ô scandale, qu'il va nous arriver des USA ! Quelle honte ! Qu'il y reste ! Et qu'on nous donne un bon centriste, comme ce brave Raymond Barre, auquel se rallierait une gauche enfin défaite et une droite acceptable !
Un peu parano, Gilbert ?
Merci Edwy.
La démocratie est, en effet,un égrégore vertueux que nous nous devons de nourrir au quotidien, au risuqe de la voir pitiné, chaque jour un peu plus, par les égrégores asservissants! Mais les "forces de l'ombre" sont utiles à l'emergence et au renforcement des" forces du bien"!
Le mal ne remonterait-il pas à 1965 ? Lorsque les institutions ont été remodelées pour que le pays dépende de l'homme providentiel, dans des circonstances totalement différentes de celles du 18 juin 1940. Maintenant que nous avons observé le comportement de l'actuel président, on se prend à espérer qu'il ne trouve pas un prétexte pour faire un usage électoral inattendu du tristement célèbre article 16 de la constitution de 1958.
Petite correction sémantique : ce sont les vaches qui sentent le retour à l'étable, les chevaux, eux, sentent le retour à l'écurie. Remarque qui s'accompagne néanmoins de quelque peu d'admiration pour le style.
Votre ramage égale votre plumage, bel oiseau lyre... Mais, attendez, je délire, un oiseau ne peut écrire,
Et pourtant, si, vous prenez fort bien la plume...
@ menura superba
Oups! Erreur grossière en effet. C'est promis: l'étable deviendra une écurie au prochain retirage du livre, s'il y en a un. Merci de votre vigilance ;-)
Erreur vénielle.
Il est vrai que l'on ne parle pas des étables d'Augias...
Il n'empèche que Mediapart nettoie "Les Ecuries d'Augias"!
Mais on peut toujours chercher les poux parmi la paille...
"privatisation de la République
La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture.
Après bien des introspections et des autocritiques, cette gauche née de l'aventure mitterrandienne plutôt que de l'exigence mendésiste en revient toujours à son point de départ, la fin justifiant le moyen "
Merci. Le chantier est immense. Restent à trouver : les bons artisans...
Merci Edwy Plenel pour ce billet dont je partage en tous points le développement.
Désacraliser la fonction présidentielle, suppose que l'on revienne aux fondamentaux et en premier lieu que les élus soient les représentants de ceux qui les ont portés au pouvoir.
Pour ce faire il me paraît essentiel que chacun d'eux engage sa responsabilité face à son programme et à sa mise en oeuvre. Voilà fini le temps des promesses non tenues ou des changements de cap justifiés par des raisons fallacieuses sans jamais devoir en rendre compte.
Telle est à mon sens la définition de la démocratie. Assez de providence et d'homme providentiel.
Le peuple dont tout le monde veut le bien rarement rendu, doit pouvoir prendre la parole.
Cependant comme vous l'indiquiez sur un autre fil, l'affranchissement est avant tout une démarche personnelle qui doit permettre de maintenir en éveil notre esprit critique en toutes circontances. Michel Onfray m'a bien aidé personnellement à combattre le suivisme.
A cet égard et sans vouloir déchaîner des polémiques stériles je dois vous faire part de ma déception d'avoir dû lire sur Rue89 vos propos adressés à des étudiants sur Denis Robert. Je pense que ces propos auraient pu être diffusés sur médiapart.
En ce qui concerne le club, n'habitant pas la région parisienne j'aurais aimé qu'un compte rendu soit donné à lire à ceux qui n'ont pu y participer. Nous avons la chance de pouvoir interagir et nous enrichir je fais confiance à la démocratie dont nous manquons cruellement.
La vertu du sarkozysme est qu'il porte en lui son auto-destruction rapide. Il convient de l'achever à très courte échéance. Le problème n'est plus le névrosé narcissique à tendances paranoïaques, fossoyeur de la République sociale et cheville ouvrière de l'effondrement de la parole de la France dans le monde, mais la "gauche" et en l'espèce le PS, qui concourt tous les jours à son maintien en place jusqu'en 2012. Citer La Boetie, la déclaration des Droits de l'Homme de 1793 (droit à l'insurrection), Montaigne, Hessel etc... C'est bien, mais loin d'être suffisant. Il faut amener dans la rue, à coups de pieds au cul, les organisations, partis, associations, groupes et groupuscules traditionnels de l'opposition de gauche. Attendre 2012 est une félonie, une trahison du peuple et de la République. Le fruit sarkozy n'est pas mûr, mais pourri. Il ne tient encore sur l'arbre de la bourgeoisie d'affaire et d'affaires, que par l'opération du saint-esprit. Attendre encore 14 mois, au train accéléré des malversations politiques, économiques, sociales et diplomatiques (pas triste l'affaire libyenne), c'est (pour prendre une image conjoncturelle), bâtir une centrale nucléaire sur le futur épicentre d'un tremblement de terre de force 8,9 sur l'échelle de Richter. Seule la gauche portera devant l'Histoire, pour avoir laissé faire, la responsabilité des drames individuels et collectifs à venir au cours de ces foutus 14 mois de trop ! Le mot d'ordre c'est au choix: "Dégage", "Casse-toi po'v con", "Tire-toi", "Dehors", "Fout l'camp", "Basta" ... Lui et toute sa clique ! Allons-nous enfin être méchants, très, très méchants ?
tout a fait d'accord .
Il faut mettre en route dès maintenant, un mouvement révolutionnaire pour une VIème République.
Comment l'organiser ???
Les suggestions sont instamment demandées....
fripouille
Il y a tant à dire..Merci et ne pas oublier la vision de Sarko sur l'Afrique de l'Ouest et ses liens avec les USA, en particulier sur la Côte d'Ivoire et le Golf de Guinée):
http://unevingtaine.blogspot.com/2011/03/laurent-gbagbo-dans-le-tourbillon-du.html
http://unevingtaine.blogspot.com/2011/01/pourquoi-la-droite-historique-francaise.html
http://unevingtaine.blogspot.com/2011/03/quand-le-monde-applaudit-un-escadron-de.html
Bon, par ailleurs, on ne va pas épiloguer à perte de vue sur la question Mitterrand/Mendès, Beatles/Stones, Gutenberg/Mac Luan, Sartre/Camus....
Ou encore DSK/Hollande, Royal/Aubry, Tartempion/Tartemolle !!!
La France est en état d'urgence politique et sociale absolue et sa bourgeoisie dans une phase de déconsidération et décrédibilisation historique.
Les "conditions objectives" rêvées sont là à s'impatienter, le train est en gare.
Faut-il commencer à fixer des rendez-vous manifs sur twitter, face book et je ne sais quels "réseaux sociaux", comme outre-Méditerranée et au proche-orient ?
Je ne sais pas, on n'a jamais fait ça au pays de 1789.
Mediapart peut aussi être le lieu de ce débat et le réceptacle et diffuseur des propositions.
Le printemps arrive...L'Histoire ne repasse pas les plats... Il faut donc faire mieux et plus fort que la dernière fois !!!
La remise en cause de l'élection présidentielle.
Enfin on y arrive....
Je commençais à douter
C'est pas gagné!
"Un escalier se balaye toujours en commençant par le haut"
Voir mon blog !
http://www.rue89.com/2011/03/15/fillon-en-ferrari-nouvel-accroc-a-la-republique-exemplaire-195070
S'il le dit, parole d'expert :
Kadhafi : Mon ami Sarkozy est fou
Grande joie que cette annonce de lecture. Dommage que les commentaires, bien que très elégants et remarquablement cultivés, soient tous dans le sens d'uen critique positive. J'aime quand une forme de débat s'installe dans les commentaires des internautes, même si souvent cela tourne à la débauche d'idiotie.
En tout cas merci Edwy
Coupons lui la tete !!!!!
ça lui fera les pieds !
Et ça lui apprendra à vivre...
" Livrer aux chiens l'honneur d'un homme " ... F. Mitterrand
Ouf ! le Président de trop , c'est pas lui ...
Chienne de garde !
Bien d'accord avec toi Bellaciao
Entièrement d'accord avec vous pour votre critique du présidentialisme. On a coupé la tête au roi mais on ne s'en est jamais remis. Alors on a le substitut du président. Maintenant le peuple, je veux bien. Si je me souviens bien c'est lui qui, lobotomisé par JP Pernaut a fait tomber Jospin. C'est bien lui qui en délaissant Le Pen a voté Sarko en 2007. C'est bien lui qui plébiscite maintenant la bleue Marine. Alors moi, ma foi dans le peuple, c'est comme ma foi en la Sainte Vierge, en la Trinité et au Père Noël. Cela fait quarante cinq ans que je suis bobo et que je vote à gauche pour une question de dignité, de morale publique et de droits de l'homme. Je commence à me fatiguer du peuple. J'en ai marre du peuple qui se drogue devant TF1, M6 et Canal + à regarder des séries télévisées américaines, à entrer en hystérie collective lors des matchs de foot du PSG et de l'OM, qui hait et chasse le métèque, qui méprise plus petit que soi, qui est fan (fanatique) de ci ou de ça, de celui-ci ou de celle-là qui se trémousse au Zénith, (la même en négatif), qui défile par procuration aux fonctionnaires parce qu’il mouille son froc devant le fascisme d'entreprise et ses petits kapos. Ce peuple foncièrement individualiste, viscéralement égoïste qui ne voit que midi à sa porte, le bout de son nez, sa p'tite auto et son p'tit carré de gazon devant son p'tit pavillon, qui joue tous les jours au gratte-gratte morpion, au millionnaire et au PMU en s'accrochant à la chimère de la fortune tout en alimentant la caisse à Sarko. Qui lit Point de Vue, Détective et VSD pour reluquer le cul des princesses et se repaître du sang et du sperme des people et des serial killers. Le peuple, sa sagesse, sa vérité ? Un fantôme, un ectoplasme, une illusion d'intello hors des réalités. Démocratie participative ? Mon c... ! Référendum sur la peine de mort : oui franc et massif, sur l'expulsion des Roms, oui, sur l'interdiction de l'islam et des minarets, oui, sur l'expulsion des immigrés, oui, oui, oui encore et oui toujours. Alors pourquoi s'étonner que le bon peuple élise un Sarko ? Un caractériel, un bonimenteur, un inculte et un arriviste enivré de puissance ? Mais il n'en est que le miroir, il n'en est que l'émanation, un drôle de produit de lessive vendu par la télé, car au lieu de laver, il salit et infeste tout. Salauds de pauvres, salauds de riches !
Salauds de riches, salauds de pauvres !
Bon, faut se faire plaisir de temps en temps et c'est ce que tu viens de faire... Sauf que cet exercice onanistique est sans fondement. Qu'est-ce que le "peuple" ? A moins de le sacraliser -approche chrétienne hors de propos ici-, c'est une entité, un concept aussi fantasmagorique que le Saint-Esprit. Science sans conscience...ruine de l'âme. Peuple sans conscience...politique, ruine de lui-même. Cela s'appelle alors "populace". Faudrait voir à pas confondre. La populace est telle que tu viens de la bien décrire, rien à redire. Le peuple en revanche, dans son acception conscientisée, existe bel et bien et se bat tous les jours, toute sa vie, ici, là, partout et dans les deux hémisphères. Il est minoritaire par rapport à la populace ? Mais qu'en avons nous à faire. C'est toujours ce peuple qui a fait l'Histoire de la République et des luttes de libération depuis la nuit des temps et les sans-culottes chez nous. Et il va continuer. C'est toujours à lui, auquel j'appartiens, que je m'adresse. La populace, strictement rien à faire. Elle n'a jamais eu le moindre intérêt et n'en aura jamais, y compris pour elle-même. Alors, s'il faut tirer sur la populace, oui. Mais c'est le peuple qui appuiera sur la détente ! A Ciao
Merci pour cette intéressante réponse. C'est vrai que quelquefois le bon peuple explose car il prend conscience de lui-même lors du flash d'un mouvement de foule solidaire et fraternel. Cela arrive tous les cent ans. Après ce sont les dominants qui récupèrent la révolution et rebâtissent l'ordre à leur convenance. Et le peuple se retrouve cocu. Rendez-vous dans quelques mois en Tunisie et en Egypte. J'espère me tromper. Cordialement
vous êtes bien nihiliste... faut pas mettre tout le monde dans le même sac ; sans tomber dans un optimiste béat, on a besoin de voir les côtés positifs de ce qui se fait, pour essayer d'avancer pas à pas...
je m'adressais à Pierre G68
@ Stankig
Non, je ne suis pas nihiliste, j'essaye simplement d'être lucide et j'observe. Je ne mets pas tout le monde dans le même sac car il n'y a pas assez de place dans le sac. Juste une remarque encore: j'imagine que la majorité des Français sont salariés, je ne sais pas, de l'ordre de 80 % probablement. 15 % d'entre eux sont syndiqués. Cela prouve bien qu'ils n'en ont rien à foutre de la solidarité, du combat et de la résistance au patronat. Bien sûr, quand une usine ferme avec 300 gus sur le carreau, alors là ils redécouvrent brusquement les syndicats comme le cancéreux retrouve la Sainte Vierge et le petit Jésus. Moi, j'étais cadre à 24 ans et j'ai cotisé à la CFDT durant toute ma vie, j'étais aisé et de famille bourgeoise et j'ai toujours voté à gauche pour les raisons que vous avez pu lire plus haut. Et pouvez-vous m'expliquer pourquoi depuis de Gaulle, de 1958 à 2012, en 54 ans on a eu seulement 12 ans de gouvernement de gauche dont 5 ans en cohabitation ? Pourquoi une très forte minorité de salariés vote-t-elle à droite pour le patronat, le capital et les financiers ? Cela fait un sacré paquet de cocus non ?
Alors, moi, à l'instar du père Ducros, pourquoi je me décarcasse à voter à gauche alors que les pauvres votent à droite ? J'ai une bonne retraite, du pognon, pas de dettes, je subventionne ma fille, qui, bien que smicarde améliorée, ne pourrait pas survivre autrement. Alors bon, si les autres smicards et petits retraités se jettent dans les bras des premiers populistes venus que ce soit Peggy la cochonne, Méluch' ou le petit facteur, tant pis pour eux. Il me reste 10 peut-être 15 ans à vivre, c'est vite passé, alors je ne vais plus me gâcher la vie, user ma salive et mon clavier et bouffer de l'adrénaline à longueur de journée à cause de la bêtise crasse de l'humanité souffrante.
Voilà, je me mets les Variarions Goldberg de Glenn Gould et adieu les autres, je m'occupe de moi.
Salut !
fier d'avoir voté miterrand? à votre place j'aurais honte...
quand vous râlez que depuis 1958 la france n'a eu que 12 ans de gouvernement de gauche, j'ai bien l'impression que vous êtes condamné à passer les 15 ans qu'il vous reste à vivre dans l'erreur.. Le seul président français qui ait eu une politique plus libérale et pro antlantiste que miterrand, c'est sarkosy.
si miterrand était socialiste, de gaulle était d'extrème gauche,
pourquoi les sindicats français ont-ils rejeté en bloc la participation?
Je suis d'accord sur tout le commentaire.
La fin parait dure mais o combien claire et juste.
Le néoliberalisme compte,en utilisant les regles démocratiques sur cet immense troupeau, qui se satisfait de consommer,alors que sa destination est" l'abatoir ".
bravo pour cet article .il est grand temps que l'on devienne méchant,vraiment méchant!que l'on fasse dégager ce grand mauvais petit président ,et que sa cour le suive.le printemps arrive,c'est le moment de la faire enfin cette révolution que nous sommes nombreux à vouloir. en 2012 il sera trop tard,on aura à nouveau à faire a une bande de pourris.REVOLUTION.
Dès la première phrase, c'est une hyperbole qui s'enchaîne au travers d'une comparaison : l'intégrisme politique (le présidentialisme) = intégrisme religieux : "nous savons de quoi la France est malade : duprésidentialisme qui est au régime présidentiel ce que l'intégrisme estaux religions". Le reste suit le même rythme. C'est un rythme qui n'apprend pas à penser, il n'est pas là pour cela, non, son but c'est de susciter une réaction. C'est l'effet sophistique pour reprendre l'expression qui donne son titre au livre de l'helléniste Barbara Cassin.
La seconde phrase, très littéraire, n'apprends rien non plus, elle se contente de généraliser : la République c'est l'affaire du président de la république. Toujours la même rhétorique, mais avec un autre principe littéraire ce coup-ci : le superlatif. La France républicaine est dans les mains de Nicolas Sarkosy (pas républicain pour un sou). Puis, s'ensuit un court intermède publicitaire et de mise en forme, juste avant de montrer que l'on sait de quoi l'on parle puisse que l'on a des Lettres. C'est le passage de l'académisme. Cette fois-ci, c'est Montaigne qui en fait les frais, d'autres fois, c'était plutôt Tocqueville.
Il y a la preuve par Tocqueville comme il y a la preuve par Montaigne. On fait tout dire à Montaigne, comme le font les ventriloques d'un pantin inarticulé : pourvu que l'on ne prête pas trop attention à la couture et au verni, le reste est à l'encan. Un paragraphe, trois lignes de Belles Lettres : Montaigne, La Boétie, Alfred Jarry et puis s'en vont... revenons à nos moutons (les lecteurs, non de Montaigne, mais de MDP) enrôlés dans la croisade de Michel de Plenel tous contr'un lequel, contr'un est une nature propre, depuis La Boétie au moins et jusqu'à nous, de Nicolas Sarkosy lui-même... Les rhéteurs sont ainsi, il leurs faut faire de nouvelles recrues et feu de tout bois avec ce qu'ils ont sous la main : l'anti-sarkosyisme aujourd'hui n'est jamais que le contr'un Mitterrand d'hier ; et ainsi va que l'on surf sur les détestations en prenant appui sur la vagues des révoltes arabes. Plenel n'a pas tenté l'expression "Tsunami politique", mais on le voit plus loin dans cette notule, E.P. file la métaphore au tremblement de terre en utilisant l'expression de Démocratie de faible intensité...
Avec le présidentialisme, Monsieur Edwy Plenel tient sa martingale de prédicateur libéral et comme un marchand de tapis, il va nous l'a délivré sous la forme de slogans quasi publicitaires : Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions, ce que l'absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Comparaison n'est pas raison sauf pour les dialecticiens.
Un fois que la conviction du mal est bien amorcée (le président de la République) il faut en dégager un principe de légitimation : Le peuple (autre figure littéraire sans référent réel). Aussi, le pladoyer suivant est attendu c'est la démocratie. Comme tout bon rhéteur, il faut utiliser les mots qui sont déjà en tête dans l'esprit des clients. C'est comme je l'ai fait remarqué plus haut, les temps sont aux troubles des catastrosphes du Japon qui fixent également leurs vocables. C'est ainsi que la France comme un tremblement de terre La France est une démocratie de faible intensité. Passons l'usage dialectique qui doit en fournir la preuve : Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture. Cela va par deux, c'est de la dialectique.
De toute cette rhétorique, il faut retenir le sérieux, prononcé sententieusement par une date, déposée bas de l'opus "De Rhetorica" : Paris, le 8 février 2011 (La date donnant sa foi à l'apothicaire). Le 8 février 2011, donc, à moins que ce ne soit un mardi 15 mars 2011? Bon, peut importe la date, pourvu qu'il y ait l'ivresse...
P.S. : j'ai fais une sauvegarde de ce commentaire au cas où Monsieur Edwy Plenel souhaiterai le censurer comme il s'est fait coutume de le faire dès qu'un propos l'ennui.
Autre chien de garde !
Si la dialectique peut casser des briques, la voici impuissante à résoudre votre aporie personnelle !
Vous la fustigez donc. C'est la manifestation de votre instinct de survie ou "sur-vit" !!!
Euh, pouvez-vous être plus clair, m'sieur Gabriel ?
Aporie, késako ?
C'est un sophisme !
Cordialement.
Ah bon...
Et où serait le sophisme aporisant dans le commentaire qu'incrimine le monsieur aporisophobe? Il a omis de le préciser.
Cela dit, merci pour le renseignement, j'ai enrichi mon vocabulaire.
Pour moi, un sophisme c'est par exemple quand on déclare: "Je ne vais pas rééditer un billet qui a été supprimé parce qu'il devait être supprimé."
Dommage, on pourrait vérifier si ledit billet méritait vraiment d'être supprimé.
C'est comme si un procureur déclarait : "Machin est coupable, ce n'est donc pas la peine de faire des tests ADN."
Clone.
....
@Abdella Khaldi,
Vous avez dans vos rêves les plus fous, imaginé pouvoir démontrer ici, la flamboyance de vos traits d'esprit voire de posséder une dent dure.
Problème, votre machoire est celle d'un grabataire qui n'a gardé, qu'un souvenir ému de sa denture.
De grâce, Abdellah Khaldi, cessez votre commerce pénible qui a pour seul but de vous mettre en évidence, en tentant péniblement de réduire quelqu'un qui ne boxe pas dans la même catégorie que vous.
Lillipution de la pensée, est le seul qualificatif.. qui me vient à l'esprit, quand je tente de déméler le tombereau de sentences infondées que vous délivrez à jet continu, sans prendre garde de faire sens !
Vous désespérez, nombre d'abonnés qui trouvent subitement, avoir un patronyme trop proche du votre !
En toute rigueur, la liberté d'expression étant un bien précieux..si vous tenez à persiter dans votre dessein déplacé..au moins, ayez l'élégance de changer de pseudo !
Et après cette litanie d'anathèmes imprécis, avez-vous des arguments en rapport avec le sujet à opposer à votre cible ?
@joelMartin,
<<Avec le présidentialisme, Monsieur Edwy Plenel tient sa martingale de prédicateur libéral et comme un marchand de tapis, il va nous l'a délivré sous la forme de slogans quasi publicitaires : Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions, ce que l'absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Comparaison n'est pas raison sauf pour les dialecticiens.>>
si je prends ne serait-ce que ce passage...cela me semble légitime de lui rappeler que procès d'intention n'est pas raison...et comme il y a quelques jours, il m'avait attaqué péniblement pour faire le malin, je me devais de l'afficher, un tant soit peu.
mon point de vue sur le mauvais procès fait à notre Rédacteur préféré : histoire de dépasser le stade facile de l'anathème.
L'intellectuel cherche un nouveau terrain où asseoir son autorité...pour cela rien ne doit faire obstacle à son exigence de puissance et, de fait, il se barde de précautions de sioux pour ne pas être pris au dépourvu, au détour d'une affirmation trop fragile.
L'idiot ne prend jamais de précautions d'usage..sa pensée trop volatile ne lui permet pas de pressentir le minimum exigé, dès lors que l'on s'attache à ne pas paraître, rentrer comme par effraction, dans les merveilles de l'esprit.
Il reste en suspension...croyant pauvre hère, que les citations littéraires même mal pointées, lui donnent une autorité morale, pour proposer son jugement qui se révèle presque toujours...une souffrance pour l'imprudent qui s'est égaré dans la lecture de sa prose.
PS: au fait, Joel Martin, toujours un spectateur attentif du don d'ubiquité...de qui vous savez ? vous avez remarqué la Terre est toujours aussi petite au sein de l'univers ? ...et l'être suprême est toujours aux abonnés absents !
Cordialement.
Contrairement à vous et à patrick gabriel, je trouve les remarques de Abdella Khaldi fort pertinentes, mais il est vrai que l'admiration béate n'a jamais fait bon ménage avec le sens critique !
La belle affaire...que vous soyez satisfait des productions d'Abdella Khaldi..il aura au moins fait la joie d'un abonné..qui toutefois, doit être bien le seul à se réjouir !!!
Ouf !!!!! ça mérite une aspirine !! allez ... tournée générale !!
Hélas, à la manière de chevaux sentant le retour à l'étable, courbant l'échine et changeant d'allure, les porte-voix de ces critiques lucides se font, pour la plupart, une raison à l'approche de l'échéance présidentielle. Prétendant à la succession en 2012, le Parti socialiste en a donné une caricaturale illustration, début 2011, en décidant, sans grande concertation ni consultation militante, de trouver de grandes qualités à la Ve République, tout au plus dépréciée par quelques défauts (6). Après bien des introspections et des autocritiques, cette gauche née de l'aventure mitterrandienne plutôt que de l'exigence mendésiste en revient toujours à son point de départ, la fin justifiant le moyen : occuper la place plutôt que la transformer, s'approprier cette présidence plutôt que la réfuter.
Magnifique.
Même si je ne communie point dans l'admiration pour Mendés-France.
Mais le refus du cynisme, de la course aux places peut passer par des chemins de traverse.
Vouais, MdF, un curé de gauche sympathique, mais un peu éloigné de Rosa Luxembourg.....!
Mendès-France, "curé de gauche" ! J'apprécie hautement votre humour. En fait cela lui aurait bien rendu service à l'époque mais bon...
Et farouche partisan de l'Algérie française !
Ne jamais l'oublier....
Merci E.Plenel pour cet article génial .
Tout est dit , l'essentiel , car comme tu le soulignes à l'heure de "l'information surabondante", il n'est pas toujours facile de distinguer les priorités .
Hommage à F. Maspero ....
J'ai l'impression de te connaître davantage .
Et cette fois je ne raterai pas la sortie de ton livre .
Cdt .
Ls.
Oui hommage à Maspero. Merci.
"Finalement, qu'ai-je tenté d'autre que ce que fit don Pedro d'Alfaroubeira, qui avec ses quatre dromadaires, courut le monde et l'admira ? Il est encore permis de rêver d'un monde sillonné d'innombrables dromadaires conduits par des hommes occupés, le temps de leur passage sur terre, à l'admirer plutôt qu'à le détruire".
Les Abeilles et la Guêpe, p329
Et Bon Anniversaire en ce jour-"J" MDP !
roses orange : reflètent le désir et l'enthousiasme !
La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture. Condition d'une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes.
Une démocratie dans laquelle le demos s'est laissé voler sa souveraineté et a prêté docilement le col au joug du Grand Un. Le Kratos tient le fouet et dirige le muet attelage. Où? Et pour combien de temps?
La réponse est dans la vertu, la vertu politique : "l'amour des lois et de la patrie" .
Merci E. Plenel de nous apprendre que la démocratie exige de rester debout, les yeux ouverts.
@E. Plenel,
Votre éditeur devrait transformer l’introduction de votre livre "Le Président DE TROP" dans un autre « Indignez-vous ».
Toujours est possible…
Ce n’est pas juste que votre magnifique texte soit destiné seulement à ceux qui peuvent acheter votre livre ou bien pour les abonnés de Mediapart.
Le mal est beaucoup plus ancien que le président actuel. Tout ramener à lui est éviter le, les, vrais problèmes. Impossible d'espérer mieux d'un homme qui est, aussi, un homme de pouvoir. Les deux vrais problèmes sont tous les deux mondiaux, et non pas nationaux.
1 l'établissement de vraies démocraties : limitations absolues des mandats, dans le temps et dans le nombre : déprofessionnalisation de la politique, et justice internationale efficace.
2 Le rétablissement du fonctionnement normal de la finance, actuellement rigoureusement inversé. Nous ne sommes, contrairement à tout ce que répètent les lecteurs de bréviaires, plus en système "capitaliste" : les profits ne remontent plus, principalement, au "capital" mais aux "trans-acteurs".
... Mais le style est admirable, comme d'hab.
@Patrick Gabriel
Toutes les révolutions, toutes les avancées sociales ont toujours été conduites par la minorité ( le Peuple ). La majorité ( la Populace ) est en charge du " sale " travail et accepte volontiers tous les " risques " sans demander de " reconnaissance "! C'est là sa suprême Ambition.....
je n'ai pas pris la peine de lire tous les commentaires, mais j'ai pu voir que presque tout le monde est d'accord pour enlever du pouvoir au président de la république, voir même à supprimer la fonction!
j'ai plus de mal à lire par quoi vous proposez de remplacer le présidentialisme, à mes yeux il y a plusieurs solutions:
-le retour à un régime parlementaire du genre 4eme république, avec les énormes carences en terme de stabilité et d'efficacité, dues en grande partie à l'attitude irrésponsables qui caractérise les partis, ainsi que leurs prises de position toujours vers le moins-risqué politiquement, des calculs qui ont pour but d'agir le moins brutalement possible pour ne pas s'attirer les foudres des leadeurs de partis ou de leurs supporters financiers; une telle démocratie représentative a déjà fait ses preuves, préfèrant toujours le statu co et aboutissant toujours sur des catastrophe, la 3eme république puis les 2 guerres mondiales, la 4 eme république puis les guerres du Viet-Nam français et d'Algérie
-un retour au sens originel du mot démorcatie: à la grècque antique ou la fonction de citoyen est une fonction à plein temps; dans la grande Athène tous les citoyen avaient la responsabilité législative, le gouvernement n'était qu'un pantin pour les affaires civiles, mais avait une grande influence sur la guerre
un joli programme, mais avec un bémole tout de même: chaque citoyen avait en moyenne 10 esclaves pour travailler à sa place, les femmes étaient exclues de la vie politique...
via d'abord une mutation profonde du système éducatif, puis par la suppression des mass-média, il serait possible d'arriver à une société ou la politique serait l'affaire de tous (avec comme moyen de mise en commun des idées, internet), mais il faut compter plusieurs années avant qu'une telle démocratie puisse voir le jour, et on peut encore s'interroger sur son efficacité.
la vérité est que depuis que l'homme s'est sédentarisé, toutes les grandes initiatives humaines (bonnes ou mauvaises) on étées prises par des hommes (ou récement des femmes) de pouvoir; rois, empereurs, chef de tribues, leader de partis, présidents, premiers ministres, papes, chefs d'armée; ou tout homme suffisement charismatique pour que les masses veuillent bien le suivre.
dépersonnaliser le pouvoir n'est souhaitable que du point de vue dogmatique de la "démocratie" qu'on essaye d'avoir, car jusqu'à maintenant il n'y a pas de politique de grande ampleur qui n'ait été incarnée pas un leader.
le soucis avec la 5ème république, c'est qu'il y a plus souvent d'éléctions présidentielles qu'il ne nait de leader vertueu qui aurait la rigueur d'esprit pour défendre des interets de ceux qu'il est sensé représenter, le pire exemple est le dernier, mais on peut mettre dans le même sac Pompidou, Giscard, Miterrand, Chirac... chacun à sa manière
En gros ce n'est pas tous les jours qu'on trouve un De Gaulle, avec une réelle politique de planification et une voix qui porte hautes les valeurs de la république française.
à moins que les mass médias ne nous les cachent... c'est une des raisons pour lesquelles je soutiens un journal de journalistes comme médiapart, et que je suis pour la suppression de la television comme canalisateur d'opinion. (c'est ma solution)
merci encore...et joyeux anniversaire a Médiapart
Excellent papier.
Oui, notre système montre ses limites. Cette Vème République est arrivée au bout. Il faut remettre l'ouvrage sur le métier et construire une vraie démocratie.
"Dictature, ferme-la ! Démocratie, cause toujours !"
Nous sommes, pour quelques temps encore, dans le second schéma.
"Notre" Révolution a plus de 200 ans maintenant. Peut-être serait_il souhaitable de la dépoussiérer .. ?!
Merci Edwy Plenel. Un seul commenaire négatif sur 40!C'est peu!J'apprécie vos écrits qui sont clairs bien que je ne sois pas une intellectuelle!Au contact de MDP je me cultive et m'enrichis aussi bien par les commentaires, pas mal(en quantité)!
Encore Merci et BON ANNIVERSAIRE ET QUE CE JOURNAL EN LIGNE VIVE LONGTEMPS!!
Peuple, populace! Parmi le peuple et la populace il y a des moutons, comme parmi le peuple et la populace il y a des combatifs!!Mais ce qui m'inquiète c'est que le Français est de plus en plus égoïste, INTERESSE,...tout a été dit et ce n'est pas pour demain qu'il y aura une Révolution!!Je le vois trop dans mon entourage et en général!!A MDP nous sommes plus nombreux de personnes d'un certain âge et beaucoup ne pourront pas descendre dans la RUE!!Les jeunes??Seuls ceux qui ont des diplômes et sans travail pourront descendre à l'exemple des Pays "ARABES"!!En ont-ils envie??Les jeunes qui travaillent ont fondé une famille, ont trop de charges, de Crédits et ne sont pas prêts pour la Révolution!!Mon humble AVIS!!
BONNE JOURNEE ET ENCORE MERCI!!!MOMENT AGREABLE DE VOUS LIRE TOUS!
Bravo Edwy Plenel !
J'aime vous lire , je commande le livre dès aujourd'hui
Plenel c'est du Lourd
Et vive Médiapart , in ch'allah
Excellent article, et très beau style.
Je voudrais juste faire une petite remarque :
on ne dit pas des chevaux qu'ils "sentent le retour à l'étable", mais simplement qu'ils "sentent l'écurie". (l'étable c'est pour les bovins).
Sur le fond, on ne peut qu'être d'accord. Et on peut dire que la transformation du septennat en quinquennat a rendu le système encore plus vicieux, puisque non seulement le président a tous les pouvoirs, mais entre deux élections le débat politique se réduit à une campagne électorale en vue des prochaines. Et les électeurs n'ont plus la possibilité d'équilibrer les rôles avec une cohabitation.
MERCI MONSIEUR PLENEL.
Je n'ai jamais compris qu'en France, grâce à une Constitution faite sur mesure, en l'occurence celle de la Vème République...un Président puisse avoir autant de Pouvoirs.... des Pouvoirs à la limite du Pouvoir absolu..... bien plus de Pouvoirs que n'en a un Président des Etats-Unis, par exemple, et qui est souvent coincé entre le "judiciaire" et le "législatif".... Ici, le roitelet de l'Elysée n'a qu'à dire :"je veux"..... même s'il est parfois remis à sa place par le Conseil Constitutionnel.... le mal est fait ....
Pour moi, faire de l'anti-Sarkozysme, est une question de santé publique.... en tous cas, merci pour votre article, il est excellent.
Bravo Edwy ! Emchi Sarkozy !
(emchi=dégage, mot appris lors de la révolution arabe)
510 pages ? C'est un pavé, y a que les intellos qui vont le lire. Es une bonne stratégie d'édition ? Il aurais pas mieux valut les sortir en trois tomes ? Le prix en serait également plus accessible.
Plus de journalistes devraient écrire leur livres. Cela leur apporterais un complément de revenues et du coup plus d'indépendance. Et ferais également du bien à l'édition...
Enfin je dirais que le prix du livres devrait pas dépasser plus de 3 à 5€ maxi: La lecture en serais plus attrayante et le nombres de lecteurs aussi.
-Cordialement-
PS d'humour: LITTÉRATURE et corrige tes fautes.
Ah si !
moi aussi, j'ai trouvé une petite faiblesse à Edwy Plénel...c'est d'être désarmé par la mignone Natacha Polony qui a opposé à une tirade, pourtant de haute volée d'Edwy (sur France 2 ou FR3, hier-soir) ..la fin de non recevoir suivante...
"je ne suis pas d'accord avec vous...et puis c'est tout"
Si ces deux-là ne sont pas déjà pris, par ailleurs, ..c'est pour sûr le mariage dans l'année !!!
M. Plénel, tout cela est bel et bon ; il n'y a certainement rien à retrancher mais peut être, une question à ajouter : "Et si l'on supprimait l'élection du Président de la République au suffrage universel ?"
C'est là, la tare congénitale de la Vème République que chacun des président élus a agravé, Sarkozy la portant au paroxysme.
Après le bilan, les perspectives: qui nous amènera la VIème République? Faut-il une Révolution pour cela, ou un Arnaud Montebourg? Mon coeur balance...
mais par quoi remplacer la présidentialisme??? une democratie participative? parlementaire? un autre modèle? c'est bien beau de dire qu'il faut dépersonaliser le pouvoir, mais à qui le donner?
@ Stevann Labbé,
Très bonne question ! Comme quoi, tous les abonnés de MDP ne sont pas tous pris d'une compulsion mécanique à applaudir. C'est une question que l'on pourrait poser à la façon dont s'est employé Alain Badiou à propos de Nicolas Sarkosy. En effet, de quoi Edwy Plenel est-il le nom? Où pour le dire autrement quelle philosophie politique irriguent les généralités lyriques de Plenel?
Réponse : Une idéologie et un impensé : le libéralisme et la société. Un chosisme théorique directement issu des cerveaux fumeux de Turgot et de son contemporain Condorcet. On cite plutôt Condorcet qui a eut le bon goût de transformer en plomb académique les réflexions d'orfèvres de son mentor Turgot. La différence entre ces Grands Ancêtres et leurs pâles héritiers, tient à une curieuse coquetterie, celle de faire une distinction entre leur chosisme politique d'avec celui de l'économie libérale. C'est une distinction qui aurait été inconcevable pour Turgot / Condorcet. C'est un dualisme qu'ils produisent parce qu'ils n'assument pas toutes les conséquences de leurs théorie, pas plus que les schizophrènes la réalité. Parce qu'en fait ils partagent pourtant la même fiction du genre humain : l'agent rationnel. Les uns le souhaitent dans leurs démocratie libérale, les autres pour leurs économie libérale : sinon ils sont d'accord la société en soit n'existe pas, sinon elle se décline dans les termes de société civile (rationnelle).
Bonne journée et bonne lecture (sans propagande ;- sur Médiapart) Edwy Plenel
n'oublies pas l'aspirine !
J'ai beau essayer, j'y arrive pas ! ça fais plusieurs coms que j'essaye de comprendre tes propos, mais là... je renonce ! trop d'idées ou trop de mots ? trop de culture ou trop de confiture ? trop de coups de gueule ou trop d'écoute de sa gueule ?
Désolé je laisse tomber et je r'prends une aspirine, salut !
Encore une fois bravo Mr Plenel. Beaucoup de courage et de volonté dans le plus pur esprit journalistique qui n'aurait jamais du être autrement. Bravo mais "so what". Une maîtrise remarquable de notre langue qui est plutôt une barrière pour Mr "Toutlemonde" que je suis, et un argumentaire de qualité ne feront pas évoluer le contexte. Continuons de compter les points. Dans mon entourage de plus en plus attiré par Marine de tels contenant et contenu ne passent pas, le monde est devenu trop complexe. Que faire ? Assister à la montée des extrêmes et attendre un retournement de situation? Ca sent les années 30.
Encore merci à Edwy Plenel.
Une remarque cependant, ce peuple qui s'est donné Sarkosy comme président, est il aussi inculte que son Président? Que dire des hommes choisis par Sarko pour l'aider dans sa tâche? Ces conseillers ou ministres sont si nuls que l'influence de la France recule inexorablement. La France puissante et éternelle dont rêvent ces messieurs est un mythe. C'est par la force que la France s'est imposée aux peuples d'Afrique, d'Amérique, d'Asie et d'Océanie et qu'elle a tenté d'imposer sa vision du monde. Les Français l'ignorent. Les massacres perpétués à l'encontre des africains, amérindiens, chinois ou encore canaques sont réels.
Mais alors que la révolution française a éveillé en France et ailleurs des espoirs extraordinaires permettant ainsi à la France de jouir pendant des décennies d'un préjugé favorable chez tous les peuples opprimés du monde, dans le même temps, les ignorants, amoureux de l'argent pour l'argent tels que ceux qui sont au pouvoir maintenant ont brisé peu à peu ce crédit. Ils en sont venus aujourd'hui par malhonnêteté intellectuelle à faire croire aux français que leur infortune actuelle était causée par les français d'origine étrangères ou les immigrés.
Les intellectuels et journalistes de qualité existent, mais c'est l'appât du gain, la peur de perdre une situation, un rang qui en font les larbins de service. On se vend au plus offrant. La France est entré dans la société du clinquant et du paraître.
Dommage. C'est inquiétant pour l'avenir.
Un président pour présider, arbitrer, après avoir écouté ses ministres et le chef du gouvernement. A la limite , après avoir écouté et donné lui-même son avis ,il devrait sortir et laissé le gouvernement prendre sa décision dont il (le gouvernement) serait responsable devant le Parlement. C'est un peu ce qui se passait pendant les"cohabitations".Idées à voir ou à revoir? je ne suis pas "constitutionnaliste", mais le chef qui dit "tête droite" comme à l'armée,..."RAS LE BOL".
Bonsoir Mr Plenel,
Je viens vers vous, en utilisant le compte de ma voisine, pour vous demander quelles sont les raisons pour lesquelles vous ne jugez pas utile de répondre aux mails courtois que vous a adressé le pseudonyme Spritit of sumud ?
J'apprécierais si vous pouviez apporter des réponses à ces mails qui font suite à mon exclusion totalement injuste et sous des motifs mensongers.
Je tiens à vous rassurer, en vous disant que je ne souhaite plus du tout être de nouveau abonnée à Médiapart, mais seulement à avoir des réponses à mes questions posées et envoyées par mails, depuis plus d'un Mois.
Cordialement
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Un petit couplet détourné de Brassens à qui tu me fait penser quelquefois... pour toi edwy....
A l'élysée sans prétentions
j'ai mauvaise réputation
je m'démène, je reste coît
je passe pour un je ne sais quoi
je ne fais pourtant de tort qu'au sarkome
en suivant mon ch'min de petit bonhomme
mais l'UMP n'aime pas que
l'on suive une autre route qu'eux
non,l'UMP n'aime pas que
l'on suive une autre route qu'eux
le pouvoir médit de moi
sauf la gauche, ca va de soi...
Merci à toute l'équipe représentée sur les plateaux télé
par ce visage pourvu d'yeux rieurs entourés de ces rides du lion
qui révèlent bien un tempérament dénué de haine pour préférer
l'empreinte d'un sincère humanisme.