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Mauriac et le crime de silence

Le journalisme dit d’investigation, ou tout simplement d’enquête, qu’entend défendre Mediapart fait débat en France, y compris dans la profession. Au hasard de pérégrinations historiennes, voici une réponse inattendue à ses détracteurs…

Notre crieur de journaux nous ayant précédement emmené, via François Maspero et ses « Cahiers libres » inspirés de Charles Péguy, jusqu’aux années 1950, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager une autre ancienne trouvaille qui remonte à cette même époque.

Il est vrai que je suis de ceux qui persistent à juger ces années essentielles par leur ombre portée sur notre présent. C'est, avec l’effondrement de l'empire colonial, la fin de cette grande France dont nénmoins l’empreinte traumatique persiste dans notre imaginaire. C’est, avec la guerre d’Algérie et la systématisation de la torture, une crise morale dont les leçons universelles sont, hélas, toujours d’actualité avec les errements américains de l’après-11 Septembre. C’est, avec la fin de la Quatrième République, l’avènement, sur fond de guerre civile, d’un présidentialisme institutionnel qui, depuis, n’a cessé de se renforcer et de miner notre culture démocratique alors même que son archaïsme est flagrant.

Alors, cette trouvaille ? Elle concerne le journalisme, ses nécessaires curiosités, ses exigences citoyennes. C’était avant même le début symbolique de la Guerre d’Algérie, avant la Toussaint de 1954. Pourtant, il s’agissait déjà de la colonisation et des crimes qu’elle tolérait, voire initiait, dans un démenti constant des valeurs officielles de la République française. C’est donc une citation, sous la plume d'une conscience qui, sur la question coloniale et sur le scandale de la torture, vit juste plus tôt que d'autres et le dit avec une force qui témoignait d'une grande jeunesse d’âme. Car, en 1954, il n’était plus tout jeune, François Mauriac (1885-1970), puisqu’il s'agit de lui. Académicien depuis 1933, prix Nobel de littérature en 1952, il tenait à l’époque son célèbre « Bloc-notes » dans un nouveau venu de la presse, encore frais et pas rangé, L'Express.

C'est ainsi qu'à la date du 29 mai 1954, après la saisie d'un numéro de l'hebdomadaire, on pouvait lire sous cette plume qui n'était pas vraiment radicale, cette réflexion qui n'a pas vieilli :

« Saisie de L'Express. Je doute s'il existe pour la presse un crime d'indiscrétion. Mais il existe un crime de silence. Le jour du règlement de comptes, nous ne serons pas accusés d'avoir parlé mais de nous être tus. »

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en effet la fée démocratie pourra dire de ses amis les journalistes "we will remember not the words of our enemies, but the silence of our friends."

Sur les silences, voir mon blog sur le site du nouvelobs, Nadja

Mr Plenel, En parlant de crime de silence, je veux également rebondir sur l'article publié sur votre site : " Un journal doit organiser l'espace public et produire des révélations " http://www.mediapart.fr/presse-en-debat/pouvoir-et-independance/08022008/pierre-rosanvallon-un-journal-doit-organiser-l-espa#comments (cette page a migré depuis mon commentaire du 08/02, mais sans les commentaires... dommage) Il me parait tout à fait indispensable que vous publiez rapidement sur MediaPart votre version personnelle des évènements au moment de la sortie du livre Révélation$, en fevrier 2001. Les évènements sont là : sous votre direction éditoriale, 4 articles très négatifs ont été publiés en 4 jours pour commenter la sortie de ce livre. Il est très clair que, outre l'incompétence éclatante et la soumission de votre journaliste qui les a signés, ces articles ont été un des plus importants facteurs de l'enterrement public de cette affaire (dite Cleastream 1) par la presse française mais aussi internationale. Les conclusions des procès qui se sont déroulés depuis cette date ont définitivement prouvé que toutes les pratiques de dissimulation (favorisant notamment le blanchiment des capitaux) reprochées à Clearstream et ses clients sont exactes. Bien que Le Monde ait contribué plus tard à la diffusion de l'affaire Clearstream 2 (et très tardivement un article favorale aux conclusions de l'enquête Clearstream 1 de Robert), celle-ci ne représente qu'une infime part de ce qui avait été révélé par l'enquête initiale de Robert et Blackes. Des révélations quotidiennes ne doivent surtout pas servir à masquer d'autres Révélation$ d'une ampleur sans commune mesure. On ne doit pas rajouter des arbres pour cacher la forêt qu'on a découvert. Je vous demande donc : - Pourquoi n'avez-vous pas publié depuis cette date un article montrant votre engagement et votre soutien pour la lutte menée par Denis Robert, qui devrait être un exemple pour tous ceux qui rêvent de produire des Révélations ; - Pourquoi ne rendez-vous pas cette démarche de soutien plus crédible en désavouant publiquement, sur MediaPart, la journaliste qui a signé ces articles que je mentionnais, ainsi que Mr Alain Minc auprès de qui vous aviez pris conseil ; - Pourquoi enfin ne profitez-vous pas d'un peu des millions d'euros que vous avez levé pour MediaPart pour aider financièrement Denis Robert dans les derniers harcèlements de la "justice" luxembourgeoise ? Vous pourriez en profiter également pour publier la répartition précise entre toutes les personnes physiques et morales pour la constitution de votre capital actuel. J'entends de plus en plus parler autour de moi d'une tentative d'occupation (au sens militaire) de la sphère internet par les mêmes influenceurs et lobbies qui dominent totalement la presse papier. Je pense que répondre positivement et publiquement à mes questions serait un pas significatif pour établir la crédibilité de votre démarche, puisque c'est bien de celà qu'il s'agit. Votre appréciation de la façon d'enquêter de Denis Robert, ou de son style rédactionnel, ou vos différents personnels, doivent s'effacer devant cette urgence. 7 ans après, que connaissent vraiment les citoyens des révélations de Clearstream 1, malgré les travaux de la commission parlementaire de 2001-2002 ? Pourquoi ce sujet n'est-il pas au coeur des débats des élections nationales et européennes ? Pourquoi ne pas commencer par là, puisque c'est là que tout se joue et se comprend, bien au-dessus des affaires politiques françaises ? En substance : que voulez-vous vraiment contribuer à révéler avec MediaPart ? --Bruno PAUL

Cher brp, J'ai déjà longuement répondu sur le pré-site du "Projet Mediapart", qui a duré plus de trois mois, aux commentaires m'interpellant sur l'affaire Clearstream. Vous connaissez donc mes arguments, les faits sur lesquels ils s'appuient et les principes qui m'animent. Notre différend est simple : il ne concerne pas la question du silence, mais celle de la vérité. Je vous le redis : pour l'instant, et au vu de ce qui a été rapporté, je ne suis pas certain que la première affaire Clearstream tienne la route, au sens où on l'entend dans notre profession (solidité des faits, recoupements de leur véracité, crédibilité des sources). J'aurais sans doute l'occasion d'y revenir plus longuement avec les développements judiciaires de la deuxième affaire Clearstream, celle que Nicolas Sarkozy a très habilement su utiliser à son profit. Evidemment, je ne demande qu'à croire Denis Robert, étant convaincu, comme lui et comme vous, que l'opacité du monde financier peut cacher bien des turpitudes. Mais, encore une fois, ne doivent exister dans notre métier que des faits recoupés, sourcés, documentés et démontrés. Et nos convictions, aussi respectables soient-elles, ne suffisent pas à faire de bonnes informations. Sur le fond, vous pouvez être rassuré : comme le montre déjà son équipe, Mediapart ne sera jamais en arrière de la main sur l'investigation économique. Lisez par exemple l'enquête de Laurent Mauduit sur les Caisses d'épargne. C'est en sept volets et voici déjà le lien avec le premier (vous trouverez les autres à partir de là ou avec "rechercher", en haut à gauche) : http://www.mediapart.fr/journal/economie/100308/notre-enquete-sur-la-crise-des-caisses-d-epargne-1-vers-4000-suppressions-d- S'agissant de Clearstream, pour finir, si, par une sorte de rigorisme excessif, il s'avérait que j'ai tort, je ferai amende honorable, sans hésitation. Dans tous les cas, nous serons bientôt fixés avec le procès à venir de la deuxième affaire Clearstream, cette manipulation à tiroirs qui, à mon sens, a largement profité des fragilités et naïvetés de la première affaire. J'y serai très attentif puisque, comme vous le savez, victime comme d'autres de cette calomnie (le ou les faussaires m'ont doté dans les vrais-faux listings de Clearstream d'un compte à la Banque cantonale vaudoise à Lausanne !), je suis partie civile dans ce dossier judiciaire.

Mon premier commentaire du 10/02 est encore lisible ici : http://209.85.135.104/search?q=cache:cwfm1-9j_JMJ:www.mediapart.fr/atelier-journal/article/07012008/renouer-avec-un-journalisme-d-enquete+clearstream+site:mediapart.fr&hl=fr&ct=clnk&cd=6&gl=fr&client=firefox-a Et du meme coup votre réponse sur Clearstream, suite à une interpellation du 12/02 de Yves Lespagnard, est aussi lisible ici : http://209.85.135.104/search?q=cache:lDGeRjSrYsMJ:www.mediapart.fr/presse-en-debat/pouvoir-et-independance/08022008/pierre-rosanvallon-un-journal-doit-organiser-l-espa+clearstream+site:mediapart.fr&hl=fr&ct=clnk&cd=5&gl=fr&client=firefox-a Je la rappelle ici pour plus de facilité : " 12/02/2008 14:51 JK bonjour, ce commentaire ne s'adresse pas à l'auteur de l'article mais au propos. Le titre à attiré mon attention et des souvenirs sont revenus, brutalement. Mediapart doit faire ses preuves. Mais ca part mal. Je ne comprend pas les intentions de chacun en lancant ce nouveau site. Il y a un journaliste, français, dans le domaine de l'investigation, qui à créé un appel internationalement reconnu, appel composé d'une demi-douzaine de magistrats parmi les plus grands et les plus honorables d'Europe. L'enquête nous apprend (à tous) l'existence, l'utilité et les dérives des chambres de compensations internationales. En gros, le coeur du système financier et de la mondialisation. "La banque des banques." Suite aux révélations de ce journaliste, une Commission d'enquête parlementaire, en France, à minutieusement travaillé et confirmé les propos du journaliste. Pour avoir dit la vérité, ce journaliste Francais a subit depuis 2001, plus de 240 visites d'huissiers de justice, une centaine de procédures judiciaires, des procès - qu'il gagne - mais qui le ruinent en frais de procédures. Pour en arriver là, les banques ont eu un appuis inattendu. Un coup de pouce du Monde, qui , mieux que de ne pas révèler l'affaire consacra 4 papiers afin de démolir le travail du journaliste. Que Le Monde décide de ne pas en parler est une chose. Qu'il démolisse le fruit d'un travail titanesque de plusieurs années de recherche en eset une autre. Je ne lis plus le monde depuis cette époque. J'ai abandonné un peu "Le soir (belgique)", parce que j'y retrouvais les mêmes articles fiéleux et étonnement répétitifs écris par Plénel. La casse ne s'est donc pas limitée à la France. Je suppose que la procédure à été la même un peu partout en Europe. Aujourd'jui, je m'étonne de lire ces quelques lignes bien pensantes (bien pensées). A vous lire, on à presque le sentiment d'un nouveau départ alors qu'il ne s'agit certainement ici que de perpétuer l'aventure du Monde. Je ne crois pas une seconde que ce nouveau site sera plus indépendant que ses origines. Qui je suis ? Un crétin, naïf de plus, qui soutient un journaliste Français, accusé, de concert avec votre patron d'être un corbeau, un parano, un "obsessionel" de la fraude fiscale. Soit. On sait aujourd'hui que ce n'est pas le cas. Je suis aussi très accesssoirement un citoyen belge, qui paie, avec son blé, les factures générées par les procès en diffamations des banques à l'encontre du journaliste français. On en est là Monsieur Plenel. C'est le peuple qui soutient les grands "petits" journalistes, avec ses petits bras en imaginant que la presse "indépendante" prendra la relève. C'était donc ca votre plan de carrière, votre idéal ? Comment fait-on pour retrouver la confiance maintenant... On attend toujours, qui sait... Yves Lespagnard"
"14/02/2008 09:42 Edwy Plenel Cher Yves Lespagnard, Vous évoquez, de façon bizarrement allusive, mon désaccord professionnel avec Denis Robert sur l'affaire Clearstream. Non pas l'actuelle, qui a été exploitée et instrumentée par Nicolas Sarkozy, mais celle qui l'a précédée et qui lui a servi de décor originel. J'insiste : c'est un désaccord professionnel. Ce n'est pas un désaccord politique : j'ai soutenu depuis le début l'Appel de Genève et son combat, aux côtés de magistrats, contre la corruption. Et ce n'est évidemment pas un conflit personnel : respecter Denis Robert, ses convictions et ses combats, n'empêche pas d'exprimer et d'assumer une divergence. Sur quoi porte ce désaccord ? Tout simplement sur son point de départ : je n'ai pas été convaincu par sa première enquête sur Clearstream. Si j'avais été son éditeur, je ne l'aurais pas publiée en l'état : il manquait des vérifications, des précautions, des contextualisations, bref c'était plein de bonnes intentions, mais avec un manque de rigueur dans le travail. Or il y a là, pour notre profession, un enjeu important : il ne suffit pas d'avoir politiquement raison pour être journalistiquement pertinent. Sinon l'enquête journalistique ne serait plus qu'un outil idéologique et ne nous permettrait jamais de découvrir des réalités dérangeant nos propres convictions ! N'oublions pas que, dans le siècle passé, le mensonge sur la réalité, le présent ou le passé, ne fut pas que de droite, mais fut aussi au cœur de régimes se réclamant de la lutte contre le capitalisme, l'argent-roi, l'exploitation, etcf. Dans le cas précis qui nous occupe et nous sépare, nous sommes évidemment d'accord sur la critique de l'opacité de la finance mondiale, des paradis fiscaux au cœur de l'Europe et des circuits bancaires où l'argent n'a pas d'odeur, etc. Mais de cette conviction ne découle pas forcément que l'hypothèse de Robert selon laquelle la société luxembourgeoise Clearstream, aujourd'hui propriété de la Bourse de Francfort, serait la grande lessiveuse et la "boite noire" de la finance mondiale est juste. Encore faut-il la démontrer, la prouver, la documenter. Je maintiens que cela n'a pas été le cas, en m'en tenant au seul terrain professionnel – l'enquête, ses techniques, ses règles, ses exigences. Et je persiste à croire que cet échec regrettable a été exploité ensuite par ceux qui ont inventé la vraie affaire Clearstream, la seconde et non pas la première : celle qui a permis à Nicolas Sarkozy de se poser en victime d'un complot. Juste une précision pour finir : contrairement à ce que vous écrivez, ce désaccord n'a jamais été au cœur de mes préoccupations et je n'en ai pas fait un roman. Mais, ayant découvert que j'étais parmi les dizaines de personnes auxquelles les listings trafiqués ont attribué un faux compte Clearstream et, par conséquent, l'une des nombreuses victimes de ces calomnies, j'ai été amené à expliquer que ce montage n'aurait jamais vu le jour sans le contexte qui l'avait précédé et qui, je le répète, repose sur une enquête imparfaite, voire inexacte. Nous aurons sans doute l'occasion d'en reparler puisque l'instruction de l'affaire Clearstream va vers sa fin."
J'en tire mes questions : votre position sur l'affaire Clearstream 1 qui n'est à vos yeux pas suffisament étayée, repose t'elle uniquement sur les erreurs mentionnés ici par Yves, et par D.Robert dans "La Boite Noire" ? J'espère que non et que vous allez nous donner immédiatement le détail des autres erreurs, car pour tout spécialiste de la question (cf les jugements rendus depuis, et les travaux de la commission parlementaire), ces erreurs restent microscopiques et ne remettent absolument pas en cause les conclusions et les fondements de l'enquête. Tenir une position contraire ne peut que vous acculer davantage au ridicule et à la défiance de vos lecteurs.

Je regrette que vous ne daigniez pas répondre à mes questions, même par un bref "plus tard, je suis trop occupé à lancer mon journal en ce moment", que j'aurais accepté. . Loin de vouloir attiser le conflit latent entre vous et Mr D.Robert, je ne m'efforce que d'essayer de comprendre votre position passée et présente sur cette affaire ClearStream 1. Tout un chacun pourra remarquer que votre mutisme vous porte préjudice dans votre souhait accru de transparence éditoriale.

Bonjour Edwy, merci pour cette citation de François Mauriac inconnue de moi, et qui me touche d'autant plus que j'apprécie particulièrement la partie mémorielle de son oeuvre, et qu'il était très fair play avec Hervé Bazin, autre grand pourfendeur de silences bourgeois et de non-dits peu catholiques, à qui il avait d'ailleurs écrit un beau " jeune homme, vous me volez mon public", tout en le félicitant pour Vipère au poing! Ce qui est "mort" dans l'investigation de presse d'aujourd'hui n'est certainement pas la conscience qui demeure pour une minorité d'entre nous journalistes de sa nécessité! Mais il me semble qu'à l'instar des autres genres d'écriture liés à l'actualité ou au regard porté sur l'aspect encore récent des faits - le génocide rwandais est-il récent, par exemple, alors que personne ne se souvient que le premier ministre nommé par Paul Kagamé dès sa prise de pouvoir en 1994, toujours principal opposant en exil, n'était pas membre de la famille Tutsi mais de l'autre famille, Hutu et catholique romain, comme Mauriac d'ailleurs - il me semble que l'investigation suppose de repousser tellement loin les certitudes de bon aloi et les propos d'allégeance aux puissants de la place et du moment, qu'elle est redevenue fortement contre-culturelle, bien plus encore que la célébration surrannnée de mai 68 à laquelle se livrent comme un seul homme tant d'historiens à la petite semaine, oublieux justement de ce que voulaient dire Mauriac, et après lui un certain Julos Beaucarne, écrivant et chantant pour Victor JARA, l'un de ses amis chanteur chilien martyrisé par les hommes de main de Pinochet, en prenant à partie Henry Kissinger, comme l'ont fait quelques journalistes depuis lors visant qui Dominique de Villepin pour le Rwanda, qui Hu Jin Tao pour le Tibet, qui François Mitterrand pour la chute de Vukovar, j'en saute et des plus graves : " il y a des centaines de silences qui assassinent pendant des siècles et des siècles nos oreilles sont là pour nous tenir éveillés il y a des réveille-matin qui sonnent comme des clairons il y en a peu qui chantent des berceuses"... ( In Chandeleur septante cinq, éditions libellule).

Cher Christophe Journet, Merci de ce commentaire en forme de prolongement complice. Une conversation de qualité, c'est aussi ce moment rare où l'on raisonne en résonance (l'assonance n'est pas déplaisante). Au plaisir de vous lire et de vous relire sur Mediapart.

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