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Carla à l'Elysée, la République privatisée
D'accord, ce n'est pas une affaire. Juste une énième exaspération républicaine. Provoquée par deux faits anecdotiques mais bavards, deux images fabriquées pour être des symboles, au croisement du public et du privé, et qui, me semble-t-il, témoignent de l'impensé de cette présidence: une privatisation sans vergogne de la chose publique. C'est l'histoire d'un cadeau et d'un cliché.
Lundi 28 juillet, le dernier conseil des ministres s'est terminé par une visite de la nouvelle épouse du président de la République, mannequin devenue chanteuse, venue offrir et dédicacer son tout dernier CD aux membres du gouvernement. Devenus relais soumis d'une campagne promotionnelle, nos ministres s'en sont donc allés rejoindre leurs diverses pauses vacancières ledit CD sous le bras, via la cour de l’Elysée, poussant pour certain(e)s le zèle courtisan jusqu'à le recommander au public devant les caméras et les micros des journalistes, rassemblés devant le palais présidentiel.
Le lendemain, mardi 29 juillet, le magazine américain Vanity Fair mettait en ligne le long reportage qui fait sa «cover», un portrait, entre enquête et entretien, de la même Carla Bruni. Le sous-titre en dit le registre: «Liberté, égalité, nudité!» Version people chic, papier glacé et pauses glamour, l’opération de communication est parfaite, accompagnée de photographies signées d’une référence, Annie Leibovitz. Or l’un de ces clichés – au double sens du terme, prosaïque et imagé, tant l’académisme formel y étouffe l’éventuelle provocation – montre l’épouse de Nicolas Sarkozy posant dans une superbe robe rouge sur le toit de l’Elysée – c'est cette photo que l'on peut voir sur la capture d'écran ci-dessus.
Lieu de la République, bien collectif par conséquent et asile provisoire de ses occupants, l’Elysée devient sur cette image le marchepied symbolique que l’heureuse élue transforme en piédestal de sa soif de notoriété et de sa quête de pouvoir. Sous leur apparence de bonne manière ou d’élégance jouée, l’offrande du CD comme la photo sur le toit me semblent bien plus obscènes et vulgaires que les réalités classées par le bon goût conformiste sous ces mêmes catégories, l’obscénité et la vulgarité.
Car, dans ces deux gestes, je lis qu’ils se comportent comme si la République leur appartenait. Qu’ils y font leur promotion comme d’autres leur commerce et leurs affaires. Qu’elle n’est plus que l’instrument de leur aventure personnelle, amoureuse ou carriériste, sentimentale ou affairiste, joueuse ou cynique. Que l’active publicisation du privé n’est ici que l’envers d’une impatiente privatisation du public. Et, évidemment, comment ne pas penser, en résonance, à cette fête impériale, avide de fortunes et de réussites, de plaisirs et de conquêtes, qui accompagna les injustices sociales et les libertés défaites du Second Empire ?
L’endroit, l’Elysée, y invite qui ne devint la résidence éphémère du président de la République qu’en 1848, accueillant celui qui allait être, pour le bonheur des classes dirigeantes, le fossoyeur de la Deuxième République, Louis-Napoléon Bonaparte. La résonance touche aussi le mélange public-privé : bientôt installé aux Tuileries, Napoléon III fit de l’Elysée le refuge de sa fiancée, Eugénie de Montijo, future Impératrice Eugénie dont l’influence sur le règne impérial reste matière à amples exégèses. Enfin, ce règne-là fut aussi celui des courtisanes, à tel point qu’un site pieusement consacré à sa réhabilitation n’hésite pas à mettre l’âge d’or des demi-mondaines à son crédit…
Un jour peut-être des historien(ne)s ajouteront à la grande Histoire des femmes en Occident, dirigée par Georges Duby et Michelle Perrot (Plon) – et surtout à son tome IV, consacré au XIXe siècle, et dirigé, lui, par Michelle Perrot et Geneviève Fraisse –, des développements sur notre basse époque où, de Cécilia à Carla, des modèles féminins aussi rabâchés, entre liberté contrainte et soumission rebelle, ingénue et vamp, mère rêvée et fine courtisane, nous sont imposés par un pouvoir qui lui-même est un cliché masculin, d’appropriation, de possession et de domination. L'hypothèse mériterait plus ample démonstration. Je me risque cependant à suggérer que ce pouvoir-là, dans l'inconscient de sa violence symbolique, exprime un ardent désir de défaite du féminisme, de ses authentiques libertés et de ses indociles autonomies.
Mais il est temps d'arrêter cette récidive dans le crime de lèse-bonapartisme, tant cette lignée politique n’a jamais été tendre avec l’espèce journalistique. Au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, une tombe quelque peu sulfureuse en témoigne. C’est celle du jeune Victor Noir, rédacteur de La Marseillaise, journal anti-bonapartiste, mort à 22 ans, le 10 janvier 1870, tué d’un coup de pistolet tiré par Pierre Bonaparte, cousin de Napoléon III.
Il est vrai que La Marseillaise évoque d’autres clichés féminins, républicains ceux-là. Mais on ne se refait pas : je préfère la flamme que voici, marchant sur une barricade, à cette beauté figée, aussi rouge vêtue soit-elle, posée sur le palais présidentiel…


Tous les commentaires
Bonjour, Vous préférez sûrement la femme que voici que la flamme, non ? Voilà ce que c'est lorsque l'on s'enflamme ! :-)
Non, non, cher Lézard, je voulais bien dire la flamme plutôt que la femme. Car c'est cela que met en scène le tableau d'Eugène Delacroix avec cette "Liberté conduisant le peuple" (1830): la flamme révolutionnaire dans sa dynamique collective et non pas un éternel féminin ramené à des stratégies individuelles. Oui, cette flamme plutôt que ce cliché…
Mille pardons cher Edwy. Ce qui m'a induit en erreur c'est que vous parliez juste avant de clichés féminins. J'étais loin de penser à la flamme révolutionnaire. Je vous présente toutes mes excuses. On peut toujours se consoler en sachant que Carla Bruni est "épidermiquement" de gauche ! :-) Cordialement.
Merci, E. Plenel, d'avoir attiré notre attention sur cette nouvelle privatisation rampante de la République. Hélas ! N. S. connaît "son" peuple, ne serait-ce que par intuition. Il sait, comme le savaient avant lui Mitterrand ou J. Chirac chacun à leur manière, l'immaturité centrale des relations cahotantes entre les Français et leurs dirigeants, oscillant entre la haine et l'amour en passant par l'envie, relations rarement fondées sur le principe de réalité mais sur le fantasme, une sorte d'osmose perverse entre "lui" et "nous" (impensable au Royaume-Uni, malgré le statut des "Royals", comme le film remarquable de S. Frears l'avait montré et bien que T. Blair ait dangereusement glissé sur la pente du délire). Afficher Mme Sarkozy-Bruni sur le toit de l'Élysée ou inviter quelques dizaines de Français à se goinfrer dans les jardins du palais le jour du 14 juillet, ce n'est pas si différent. À chaque fois, il s'agit pour notre roi élu de resservir aux Français le vieux mensonge millénaire : il n'y aurait pas de solution de continuité entre "eux" et "lui" (le "corps du souverain" ?), tout en montrant avec fermeté qu'ils ne seront jamais que des spectateurs tout au plus invités, pour les plus méritants, à se partager les miettes d'un festin donné ailleurs (en l'occurrence, à La Lanterne de Versailles : tout un programme !) Tout ça, Napoléon le Petit (comme si son prédécesseur avait été "grand" !) le savait déjà sur le bout des doigts. Napoléon III : on n'épuisera jamais cette comparaison. Il reste à savoir qui sera le Zola de la Sarkozie et qui (ré)écrira "La Débâcle". À propos de médias en général et de "Vanity Fair" en particulier : fascinant de constater que ce support ambigu et racoleur, to say the least, appartient au même groupe – Condé Nast, sauf erreur de ma part – que "The New Yorker", son exact contraire, génial monument historique de dignité déontologique et de professionnalisme (ce magazine avait publié il y a un an un remarquable article sur N. S. sous la plume de son ex-correspond à Paris, A. Gopnik, qui pointait la dérive de l'exposition permanente du spectacle de la présidence sous le prétexte de "dire la vérité", estimant qu'un minimum de dissimulation en matière privée ne saurait nuire). Cette ambivalence me paraît en soi un sujet de réflexion. Sincères salutations.
. J'adhère totalement à ce point de vue. . Mais je crains qu'il ne faille encore descendre de plusieurs degrés dans la dégradation... . Tout ceci s'est mis en place de longue date...je ne cesserai de le dire... sarko est un effet, pas une cause. (*) . jean-paul yves le goff http://www.lelivrelibre.net . (*) Cela dit, il en rajoute...
Notre président est le metteur en scène d'un bien mauvais film qui fait l'éloge du pouvoir sous toutes ses formes et qui ramène ceux dont il tire sa légitimité démocratique au rang de spectateurs priés de bien vouloir se laisser porter par un spectacle qu'ils auront bientôt obligation d'applaudir.
Hourra ! Carla Sarkozy vient de gagner le pari que lui avait lancé J. Séauela : " T’ ES PAS CAP, MA POULE… " et Elle, Carla, s'est allée percher sur le toit du Palais... toutes plumes déployées et ainsi, clic, cliché, De quoi vont encore se plaindre les fâcheux ? Nous pouvons nous tordre de rire et conclure " son plumage ressemble à son ramage ! " Faut croire qu 'Elle doit bigrement se casser les pieds avec son Homme... Car la seule activité qui semble les réunir : c'est la confection de ce superbe ALBUM- PHOTOS - CARLA et NICO . Nous avons déjà celles chez Oncle Mickey, aux Pyramides, avec la Reine et le Prince Consort et cadeau : cette toute dernière.... Elle sur le toit. C’ EST LE TOP !!! De quoi vont encore se plaindre les fâcheux ? Du ridicule, du peu de respect, de la vulgarité, et puis… A qui la faute ? Espérons que cet Album de la Présidence de N. Sarkozy leur servira de repose-pieds pendant les soirées d‘ hiver.
Me voilà ravi que Mediapart brandisse (si j'ose dire) l'héritage de Victor Noir ! Pour tout dire, j'avais connaissance depuis fort longtemps de la légende entourant une statue du fameux cimetiere, mais je ne me suis renseigné que très récemment sur l'identité de son modèle. Apprenant qu'il s'agissait d'un journaliste, qui avait perdu la vie du fait de sa défiance à Badinguet, je fût ému, et un peu fier aussi. Bon, mais, trêve de grivoiserie, est-il quelqu'un qui sache me renseigner sur le choix du prénom Marianne ? Marie est l'image de la mère, la sainte s'il en est chez les catholique, Anne serait sa mère et Saint-Anne, le nom d'un respectable établissement médical…mais quel rapport avec la république ?
Bonjour, Pas de certitude vraiment mais on suppose que Marie-Anne prénom assez répandu au XVIII ème représentait le peuple. Les contre-révolutionnaires ont également appelé ainsi, par dérision, la République. Cordialement.
c'est très intéressant. Ca voudrait dire que le prénom de Marie-Anne était en fait originairement un terme employé dans un sens péjoratif (les contre-révolutionnaire en ont eu des pires pour désigner la république, La gueuse et d'autre que la morale m'empêche d'écrire ici). De ce terme péjoratif, le camp républicain se serait glorifié. Pas un cas unique dans l'histoire, mais très intéressant. Merci beaucoup Lezard
Quand la barrière est franchie, il n'y a plus de limites. Qui est ridicule, périra par le ridicule! Guéant et Guaino: où étiez-vous? Déjà parti en vacances ou complices?
Je trouve que Guéant et Guaino se ressemblent, et je propose qu'un caricaturiste les dessine comme des Dupond et dupont maitnenant que nous avons la Castafiore qui se croit dans un tableau de Chagall... Franchement Monsieur Plenel, pourquoi ne pas laisser tous ces personnages de BD, s'amuser tout seul "à rire de se voir si belle" sans toujours leur tendre de tendres articles.... Ils y sont parvenus sur les toits et bien un peu plus, un peu moins de vulgarité on s'en moque Il faut ne plus en parler où alors pour démonter les mécanismes, que Carla Bruni soit en photo quelque part ce n'est plus un scoop... racontez- moi comment c'est possible de payer autant des arbitres dans le cas Tapie? Dites-moi combien les députés ou sénateurs qui ont voté oui à la constitution ont reçu mais Bruni -Sarkozy laissez les en vacances merci Pol
Vous avez terriblement raison. Ces gens se tiennent mal, eh bien nous voterons la prochaine fois pour des gens de qualité; et bast !
Cher POL, Oui, l'essentiel, le plus grave, le plus décisif est ailleurs. Je le souligne d'emblée: "D'accord, ce n'est pas une affaire". Et, comme vous l'avez tous constaté avec notre échappée belle sur l'affaire Tapie où Laurent Mauduit a devancé par ses révélations le reste de la presse, nous n'oublions pas cet essentiel… Mais attention, la politique est aussi tissée de représentations, de pratiques, de symboles, etc., qui enrobent, confortent ou justifient le reste, tout le reste. Disons qu'il faut mettre cette contribution, autour d'un cadeau et d'une photo, au chapitre des "mythologies" de ce pouvoir, au sens donné par Roland Barthes à ce mot avec le feuilleton devenu ensuite livre qu'il tint dans la presse des années 1950, sous la IVe République.
Je trouve votre analyse oh combien juste. Mais ce qui me terrifie d'autant, c'est cette longue et patiente accoutumance que ces politiques construisent. "D'accord, ce n'est pas une affaire". Cela ne vaut pas le coup de se battre, de manifester, de dresser des barricades pour une couverture de magasine. Mais finalement, rien depuis des semaines ne vaut le coup de se battre. Chaque réforme, chaque annonce, chaque mise en scène ayant un goût d'exagération - que tout électeur reconnaît, empêche la mobilisation. Finalement, cette grossierté de l'action politique est telle qu'elle ne mérite pas de réagir, de résister... et nous finissons par nous habituer à de telles sorties. Pendant ce temps là, des hommes forts, de l'ombre réforment, "modernisent" et mettent à mal les différents ressorts de la solidarité nationale. Jusqu'à quand ?
Bonjour EDWY, et merci pour ces deux nouvelles variantes glamour autour de l'image présidentielle (toujours instructif). D'abord, on se doit d'admirer Carla sur le toit, sanctifiée par son nouveau titre, autrement on est un rabat-joie. Après quelques secondes, on réalise que la douce dame est plus que jamais le paravent du petit homme qui n'a plus vraiment la cote (comme vous, je la trouve utilisée avec cet exécrable machisme des mondains)... S'impose alors un sursaut de santé mentale : "une femme sauvage", Marianne toutes voiles dehors !
il manque plus que le petit bambin pour assurer la lignée royale Sarko. Avec Carla qui donne le sein au bout de la table du conseil des ministres... succès garanti
Le bambin existe bel et bien, nul est besoin de le checher bien loin, si ce n'est du coté de Neuilly et des fameux Hauts de Seine...
Légende personnelle de la photo 1 : Du haut de ce palais, elle s' apprête à compter les sots qui la contemplent. J' en conviens, c'est pas drôle, mais, j' ai tout de même passé au moins un quart d'heure à y réfléchir. C'est le film sur Bonaparte du regretté Youssef Chahine, un véritable artiste, qui m' a inspirée.
Chère Peneloppe, D'accord avec votre amendement. Carla Bruni est rien moins que stupide et n'est certainement pas dupe de la comédie qu'elle joue. Mais ce qui m'importe, c'est que nous en sommes le prétexte et le décor – ce qui en fait, à la longue, une petite tragédie.
Merci Edwy pour votre assentiment : si j'en ai plaisanté, c'était pour tenter d' éloigner le spectre de cette sorte de sentiment diffus d' angoisse et même de désespoir, cette boule dans la gorge qui nous étouffe, et qui nous glace le sang en même temps, à la vue de ces exhibitions. Quel contraste "an-effet", comme dirait notre inénarrable Max Gallo, avec l' émotion profonde que la femme-flamme-mère de Delacroix nous inspire.
Nous sommes tout simplement conviés à devenir les spectateurs fascinés d'une "république" qui ne nous appartient plus. République et par-devers elle ses bâtiments, ses symboles, privatisée pour des besoins de promotion mercantile ou de propagande. Hold up sur le bien commun. Joujou d'un clan avec les lieux de la nation et par delà avilissement de son esprit. Comment peut on dire stop, cela suffit maintenant. La république française ce n'est pas "parce que je le "veau" bien". Ya t il des limites à l'obscénité. Double image, double mystification : enfant de marie devant la reine d'angleterre, symbole sexuel sur les toits de l'élysées. A quand la prochaine série télé réalité dans les locaux de la république et que devra t on faire pour nous faire entendre.
Cher Edwy Plenel, Contrairement à ce qu'écrit Pol dans son commentaire, qui, comme encore de trop nombreux Français, ne mesure sans doute pas l'extrême gravité de ce qui se passe et ce qui se joue actuellement en France, je pense qu'il est donc absolument nécessaire que vous continuiez à nous éclairer de cette manière, si juste. Il n'y a aucun désir de flatterie de ma part à vouloir vous redire combien le choix même des mots que vous nous donnez à lire à travers chacun de vos articles, combien ces mots ont une force d'évocation et de révélation, qui nous manquait jusqu'alors cruellement. Moi, en voyant ce matin cette "affiche" de Carla Bruni-Sarkozy dans sa robe rouge au dessus des toits des palais de Paris, s'arrogeant le droit de s'afficher en effet ainsi, piétinant le symbole même de notre République, de cette façon indécente et provocatrice, mais de cette manière-là comme si de rien n'était et "au dessus de tout soupçon", cela m'a fait penser aux "Damnés" de Luchino Visconti. Et cela m'a donc alors fait penser au livre de la psychanalyste Nathalie Zaltzman, "L'esprit du mal" (*), nous parlant de "l'état de confusion entre le sujet et la masse. Un état nouveau de la civilisation où, en se résorbant dans la masse, c'est la mort de ses idoles que l'homme révère et célèbre. Cette révérence, cette célébration, c'est le mal absolu", dit ce livre, comme l'exprimait déjà le film de Visconti. Mais vous finissez votre article en nous parlant du journaliste Victor Noir, assassiné par le cousin de Napoléon III. J'exhorte donc tous les cousins-amis de ce pouvoir actuel, à éviter absolument l'élimination de ceux qui le combattent - dont à Mediapart, à votre suite, nous faisons parti. * "L'esprit du mal" - Editions de l'Olivier - 2007
Je pense effectivement que ce qui se passe est grave, mais il faut choisir: si c'est grave, il ne faut pas foncer dans tous less chiffons rouges où qu'ils soient agité. Je me suis peut-être mal fait comprendre. Une des forces de Nicolas Sarkozy, c'est de nous entraîner sur des terrains peux intéressant, où nous perdons notre énergie, alors que c'est ailleurs que le drame a lieu. Merci à Médiapart de bien vouloir sortir des sentiers battus. Retrouver le chemin de l'enquête, et laisser Carla Bruni sur son toit. Pol
Cher POL, Veuillez d'abord m'excuser d'avoir ainsi écrit sur vous, par allusion. Mais je ne crois vraiment pas que l'on perde son énergie à écrire des articles, qui m'apparaissent au contraire, sortant tout à fait des sentiers battus, et d'une vraie nécessité, et d'une haute importance. Peut-on laisser passer tout cela qui s'insinue chaque jour à travers les médias, comme de véritables moyens de propagande, sans réagir ? Car ce n'est pas ailleurs que le drame a lieu : il a aussi lieu là. Au contraire, profitons donc de la clairvoyance de Mediapart, qui nous permet enfin d'ouvrir les yeux, et de voir, en "bons-entendants". Bien cordialement.
Je partage aussi votre point de vue. Nombre d'avertissements, d'alertes ou de signaux de fond sont dissimulés dans les replis du quotidien et dans les détails des conduites. Les expressions brumeuses (ou vaporeuses) de ces éléments les rendent difficilement saisissables. C'est un vrai travail d'acuité journalistique que de les révéler plutôt que de les ensevelir.
j'ai moi même écrit ici, sur Carla brunie devant son roi soleil... ce qui veut dire que je suis pas aussi fanatique que cela.... La complexité des problèmes me fait pencher, d'un côté, puis de l'autre et nager du côté de l'oxymore. Simplement je pense que Plenel a mieux à faire.... mais tout ceci est très bien, et je suis assez content de mon abonnement. Pol
Vanity des Vanity, tout est Vanity serai-je tenté de commenter devant le spectacle de cour élyséen. C'est bien "l'impensé" (quoique !) de l'exercice du pouvoir délégué émanant d'un vote citoyen qui est en cause. L'équation me semble simple : - manque d'éducation civique de certains de nos élus qui captent leur mandat démocratique à des fins personnelles ou corporatistes. Ce n'est pas nouveau sous le Soleil et tant qu'y aura des Hommes, l'ivresse du pouvoir restera une irresistible addiction - l'équipe gouvernementale façonnée par Sarkozy est à SON service, pas à celui de la République et de ses Institutions. Si tu n'es pas avec Moi, tu es contre Moi, autant dire MORT. Ce qui explique l'asservissement des corps, des esprits et des coeurs des sujets de ce pouvoir qui leur donne un sentiment forcé ou servilement consenti d'appartenance à une "famille", un "groupe", à une "bande de copains", compactés autour de l'Omni-Potent. - nous confions notre destin à des gens à l'abri de tout, surtout de toute contingence matérielle. Comment s'étonner qu'ils se donnent du plaisir à jouir du pouvoir pour se donner une épaisseur existentielle ? Ce qui nous semble dévergondage est le commun de la démesure du sentiment de toute puissance qui les habite. Le monde est un terrain de distraction et de jeux. L'amusement au sens pascalien - la parade à tout cela ? Les contre-pouvoirs. Mais le hic, c'est qu'à tous les échelons des lieux de pouvoir et de décisions se répète le même phénomène décrit précédemment. Il y a bien une problématique posture franco-française en face du pouvoir. Une grosse carence de notre éducation dite républicaine, pas près de s'améliorer.
Rien de vraiment humain là dedans: mise en scène obscène des désirs refoulés, cachés et tus d' une population abaissée, ravalée, saignée à blanc. Comme si une religion se faisait jour: face à la difficulté, au travail, aux soucis, au manque d'avenir pour soi et ceux qu'on aime, l'image était censée venir combler ces peurs, ces frustrations quotidiennes, ces envies refoulées, ces rêves peu à peu abandonnés. Quand la représentation du pouvoir, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité joue à ce point l'image contre la réalité, il est vrai que le diagnostic est grave et la pronostic sombre, si la nation se révélait incapable de développer de solides anticorps. Du devoir d'humaniser les humains , apanage des représentants du bien public, cette clique en fait une serpillère nauséabonde, un déchet, alors même qu'elle met en scène "là où tout est calme et volupté"comme paravent à son affairisme déchainé. Cela se nomme manipulation, violence à l'Humain, pulsion de mort. De chaque coin du pays les consciences se font et se rencontrent. C'est aussi cela qui constitue un enjeu commun: faire face à la bête.
@ CELLADOR : je suis bien de votre avis, cette mascarade vise à endormir les populations qui morflent. L'ennui est bien de constater autour de soi, en lieu et place de réprobation de la part de personnes (plutôt de gauche) une opinion moins tranchée concernant le Chef de l'Etat, certains d'entre nous, en furie après la présidentielle, se laissent à présent berner par les apparences lisses : entendu une trentenaire en Contrat Aidé reconnaître "d'un côté c'est un caractère implacable, mais au moins il permet autre chose que les pièces jaunes comme activité à son épouse - quand même autre chose que Bernadette comme image de Première Dame ! - d'ailleurs, il n'est pas du tout macho dans le privé puisqu'il permet à sa femme de continuer son métier de chanteuse" !
Ils sont à l'image de ce qu'une grande proportion de français aime actuellement: des stars people, des pavaneurs , des acteurs jouant le rôle de leur vie dans un show permanent de tv réalité. Ici le mannequin-artiste apporte un peu de classe et d'esthétique au bling bling et au phrasé vulgaire. Certes, il n'y a plus la notion de sacré, de grand, de noble, de transcendant. Ou plutôt, elle s'est déplacée, dévalorisée , comme c'est triste. Mais honnêtement, dans l'histoire de France, ces "valeurs" n'ont elles pas toujours été une façade, à quelques périodes exceptionnelles près ? Pourtant il me semble difficile d'admettre que l'humain soit voué à être dirigé par les mêmes et seuls ressorts d'envie, cupidité, jalousie, colère, égoïsme , nombrilisme , vaguement masqués par des airs fausssement candides. Donc pour le moment, il y a juste un type qui transpire en faisant son jogging pendant des vacances bien méritées après une dur labeur de réforme, ou qui se déguise pour rencontrer la reine d'Angleterre. Et une grande sculpturale qui s'éclate en fourreau rouge. Voilà, c'est leur terrain de jeux. 53 % des français ont donné leur accord. Il n'y a qu'à regarder autre chose, ailleurs. Il y a tant à faire : relever et combattre les réformes injustes, les accords favorisant les copains, les mutations forcées, le bradage d'argent public, les manipulations éhontées comme celles de la maison à 15€ par jour , l'ineptie de la politique étrangère menée... Consigner, chiffrer , éclairer le public sur la Vérité. Mettre en valeur des exemples d'honnêteté, courage, abnégation, bonté . Parler du travail des chercheurs, écrire du poétique et du rafraîchissant, mettre en avant une culture moderne plutôt que de se référer à ce qui "était mieux avant" ou critiquer les moindres looks et symboles, comme des petits vieux que nous risquons de devenir à toujours ressasser.
@ Pol, ce n'est pas "SON" toit c'est bien ça le problème.... Elle est au sommet du pouvoir par vanité pour Vanity comme le dit Lautrec. Ce sont l’accumulation et le matraquage de petites choses, d’images subliminales « sans importance » qui font des dictatures. Je trouve, que la symbolique de cette image, en dit long. La moitié de son corps est dans le ciel. La trouée du ciel bleu partant du haut de son dos avec les nuages qui deviennent ailes…. Les ailes qui l’entraînent vers le peuple…. La descente de l’escalier c’est le mannequin c'est-à-dire le modèle que l’on ne pourra jamais atteindre… La pose en ange éthéré… Le drapeau français qui flotte au loin sur la maison France. Il va sans dire qu’Annie Liebovitz est une grande photographe. @ Edwy Plenel, pourquoi « aussi rouge soit-elle vêtue » ? On voit là l’âme du révolutionnaire, cher Edwy, c’est une « femme de gauche »! Mais Le rouge c’est aussi la couleur du pouvoir et de l’érotisme. Rien n’est laissé au hasard. Carla, la Révolutionnaire silencieuse, Carla piétinant le peuple Je trouve ça choquant !
. Pour trouver le texte intégral de l'interview de la première dame de France, aller à cette adresse : . http://www.vanityfair.com/style/features/2008/09/bruni200809 . Où l'on y apprend que Clara se voit plus en Jackie Kennedy qu'en Tante Yvonne, qu'elle désire beaucoup un enfant de Nicolas, mais qu'elle ne fera pas appel à la procréation médicale assistée, que ses relations sont bonnes avec Marie-Dominique, première épouse de Nicolas, mais plus tendues avec Cécilia, qu'elle avait eu l'honnêteté de dire à Nicolas qu'elle avait, autrefois posé nue et qu'il avait eu la franchise de lui dire les poses qu'il préférait, etc... . Restons en famille: le 22 août prochain, le magazine L'OPTIMUM consacrera sa une à Jean .
. où l'on apprendra, cette fois, que le jeune chef de l'UMP des Hauts de Seine n'a jamais été manipulé par personne. . jean-paul yves le goff http://www.lelivrelibre.net
Merci à l'ami Edwy Plenel. Il met le doigt là où ça fait mal et il a raison. Je ne trouve pas que le sujet manque de gravité. Il est emblématique, au contraire. Et j'avoue que j'espérais sincèrement tomber sur un tel article après avoir vu Morano, la "Tenardier" de Meurthe et Moselle, faire, sans aucune vergogne, dans la cour de ce qui est devenu un outil de vente, l'Élysée, la promotion des chefs d'œuvre de la chanteuse aphone. Quelqu'un a dit ici avec raison que ces gens là se sentent les "propriétaires de la république". Qu'ils se méfient, les locataires n'aiment pas payer les grosses réparations...
. J'apprends que pour la deuxième semaine pleine, les ventes de Carla ont chuté de 27%. . Elle ne serait plus qu'en deuxième position. ; Que fout Séguala ? . jpylg
kairos Cette photo a été évoquée hier soir sur le plateau de "C'dans l'air", et tous les intervenants, de Guy Carcassonne à Christophe Barbier en passant par une journalsite de "Point de vue", rejoingnaient votre point de vue (avec il est vrai des analyses moins acerbes), considérant que la mise en scène de sa vie personnelle à des fins politiques, malgré le peu de réusssite enregistrée pour l'heure, c'est le tropisme de notre président (c'est une force qui va, admirait Jack Lang!)! Mais que se mêle au siège symbolique de l'état ,la promotion du CD de l'épouse chanteuse enchanteresse, même une nature aussi compréhensive de celle du constitutionnaliste se déclare gênée... Et plutôt que Jackie Kennedy, dont se revendique le couple présidentiel,, n'est-ce pas la famille Grimaldi qui vient faire image, ou écran, et de manière dépréciative? En tout cas, hisser le drapeau rouge sur les toits de l'Elysée, de plus sous la forme d'une beauté féminine idéale, d'autres n'en ont-ils pas rêvé?
Assez bien vu, votre parallèle avec les Grimaldi. Après tout, eux aussi ont eu une gourdasse qui venait brailler des stupidités à la télé...
kairos Carla Bruni susurre... Elle sait qu'il n'est pas besoin de hurler: "comme un ouragan", pour en déclencher un...
" ce pouvoir là, exprime un ardent désir de défaite du féminisme". Comme vous avez raison. Je pense à ma mère qui s'est tant battu, qui a élevé seule 8 enfants, 5 garçons et 3 filles, sans argent, sans avoir fait d'études, mais qui a inculqué à ses 8 enfants, les valeurs que vous défendez dans cet article. Merci.
Carla Bruni a gagné au casting le rôle de Mademoiselle MONMARI pour 5 ans. Si la pièce n'était pas regardée par un peuple qui la trouve à plus de 50% "bonne", ce rôle ne vaudrait pas grand chose. Mais voilà toute la presse s'y met pour faire la promotion de la pièce, y compris la presse de gauche, sans aucune critique sans aucune pudeur. La déchéance est ailleurs. Les locataires de l'Elysée s'amusent et ils ont bien raison. Que faire de plus par les temps qui courent ? Pendant l'affaire TAPIE un seul journaliste a soulevé les problèmes de droit et un seul homme politique le scandale financier. Que reste de la République ? Les symboles ? Quels symboles ? Pendant que certains refléchissent, Mademoiselle MONMARI est bien décidée de donner du spectacle aux autres. Rien d'empêche la gauche d'alerter les gens sur les sujets d'actualité. Mais qui le fait ?
Cette chanteuse italienne à la voix et la carrière presque éteintes, flottant au dessus du château d'un fou épris de son image, me fait irrésistiblement penser à la Stilla du Château des Carpathes de Jules Verne. La Stilla est morte en scène le jour de son mariage mais, par la volonté du Prince, le petit peuple doit encore écouter sa voix d'outre-tombe et admirer son image figée, qui ne glorifie en fait que le maître du château. J'y vois le triomphe d'un autocrate, prouvant à la face du monde qu'il peut, par amour comme par haine, suspendre la vie et la carrière de qui bon lui semble, tout comme les seigneurs d'autrefois alignaient les corps des condamnés aux murailles de leurs forteresses.
Monsieur Plenel, votre saine et magnifiquement argumentée réaction de révolte à cet ènième détournement de la République par celui qui la représente suffit, à elle seule, à me réjouir de mon abonnement à Médiapart. Malheureusement, combien parmi vos confrères, les intellectuels et tous les citoyens, seront sensibles à cette dérive de plus en plus inquiétante et qui touche d'autres pays que le nôtre comme l'Italie avec Berlusconi. Si l'on dit que ce sont les signes d'une démocratie en péril, il nous sera rétorqué que l'on crie au loup. Pourtant, et vous faites si bien le parallèle avec Napoléon III, cet acte qui essaie de se cacher derrière une simple prise de photo est exactement de la même nature que toutes les actions politiques de ce Président. Actions méthodiquement orientées vers un seul et même objectif, transformer notre système économique et social au profit d'une minuscule classe dirigeante d'affaires dont la seule patrie est le profit, l'argent gagné vite. Peu lui, peu leur importe l'intérêt supérieur de leur pays, ils s'accommoderont fort bien de territoires sans frontières et libertés politiques, sans justice et redistribution démocratiques, sans avenir pour l'émancipation de tous, pourvu que ne soient pas entravées leur marche vers la fortune, la jouissance matérielles et l'enivrant pouvoir autocratique. Pour conclure, j’ai peur que Jacques T. soit bien optimiste, les locataires n’ont pas, en général, le rapport de force en leur faveur.
Disons qu'il s'agit plutôt d'un sentiment proche de la méthode Coué. J'ai également peur d'être bien optimiste...
" Quel est votre idéal?" " Mon idéal, est, un homme de pouvoir". Interview de Carla Bruni sur dailymotion, avant la "rencontre". Franchise. Décomplexée. Comment répondre à "ça". (" La société est une pute et une pute salement marquée "-Antonin Artaud)
"Malheureusement, combien parmi vos confrères, les intellectuels et tous les citoyens, seront sensibles à cette dérive de plus en plus inquiétante et qui touche d'autres pays que le nôtre comme l'Italie avec Berlusconi." Le site nonfiction.fr (http://www.nonfiction.fr/article-1374-carla_bruni_en_mannequin_sur_le_toit_du_palais_de_lelysee.htm) se voulant égaler en France The New York Review of Books se régalait de ce portrait et invitait même à s'y attarder en le lisant en anglais ! Presque consternant : "La photo est exceptionnelle : Carla Bruni, en mannequin, sur le toit du Palais de l'Élysée. Elle est signée - bien sûr - Annie Leibovitz. Et elle va faire le tour du monde.Voilà le premier intérêt d'un incroyable portrait de Carla Bruni que publie cette semaine la très respectée journaliste américaine de Variety, Maureen Orth. Le reste du portrait est superbement écrit, assez bien documenté, mais on n'y apprend rien que l'on ne savait déjà - à part peut-être la comparaison entre Carla Bruni et Jackie Kennedy que Mme Sarkozy laisse entrevoir. Il est cependant suffisamment passionnant pour que l'on s'y attarde en le lisant en anglais".
Bonjour, Votre texte rejoint(?) un chouilla le texte sur le Telegraph.co.uk: . " (...)If she continues to pine for a more spirited role model, Bruni should think not in terms of political spouses, but political mistresses – a tradition with a particularly proud Gallic heritage. Not a soup-brandishing Mme de Gaulle, then, but a nipple-flashing Diane de Poitiers, or trilling Madame de Pompadour – women for whom, as for Bruni, sex spelled power. " . http://www.telegraph.co.uk/portal/main.jhtml?xml=/portal/2008/07/31/ftbruni131.xml
SEX SPELLED POWER : Le Pouvoir ensorcelé par le sexe! Excellente citation du Telegraph. Je recommande vivement la lecture du billet du Telegraph, organe conservateur s'il en est. La position de CB est très finement analysée et la comparaison à Jacqueline Kennedy très pertinemment mise en pièce. Cette analyse éclaire de manière intéressante la situation politique française actuelle, pour laquelle je partage totalement les questionnements et inquiétudes d'Edwy Plenel.
Scandaleuse utlisation et appropriation mercantile des symboles de la République...Ou cela va-t-il s'arrêter ? Plus scandaleux encore : le silence des media sur ces photos...Très très inquiétant...
Cher Eddy Plenel, merci pour vos articles, ils me rassurent mais seront-ils suffisants pour construire une opposition efficace ? Je reste agnostique quand je lis les sottises contre Siné, ce vieil anar, qui a passé sa vie à combattre la c.... Son seul tort est d'être resté dans ce journal qui n'a plus rien à voir avec le Charlie de Bernier, de Cavanna et de la bande de copains qui l'ont fait jusqu'à sa dissolution. Pour revenir au sujet de votre article " Carla à l'Elysée, la république privatisée", Qu'elle est belle ma France ! Vanité des vanités, tout n'est que vanité. On y ferme les écoles, on y ouvre les prisons, notre dame prend le toit du symbole républicain pour un podium, on se débarrasse des salariés trop payés, on encense la corruption, on fait de nous des spectateurs béats qui croient toujours que seul le travail sous évalué rapporte. Que les mutuelles se gavent alors que les pauvres laboratoires pharmaceutiques se décarcassent. Les champs Elysées, enfer des vertueux....l'Elysée, le paradis des ogres.....(titres suggérés pour le prochain album de CB à offrir aux ministres) Quelle chance ! La minorité des riches exulte, la majorité des pauvres la ferme, la France dans le monde devient un objet de curiosité, va-t-elle devenir un zoo ?
Chère Marie-Christine, J'ai signé -dès le début- la pétition de soutien à Siné, et je viens de lire dans le Monde, que des gens que j'admire comme le couple Badinter, et des gens que je connais et aime, comme Hélène Cixous, ont signé la pétition opposée.. Carla sur le toit, et des gauches qui se déchirent sur "l'affaire "Siné. Propagande..Enfin, il paraît que la conscience du naufrage est déjà le Salut?
Mon cher vancouver, je suis une vieille femme, de l'âge d'Elysabeth Badinter et je déplore l'idée même que l'on puisse juger des résistants de longue dâte comme Siné. Ce "fascinant" personnage, transformé par simple opportunisme en pro-céline, en pro- "je suis partout", me scandalise. Les adeptes du "politiquement correct", intoxiqués, devenus les bien-pensants du système mondial du : -obéis sans savoir et l'ordre sera respecté- où malheureusement l'esprit critique - de profondis- . Ces gens, que je considère comme intouchables auraient-ils soudain frémi aux trompettes de la renommée pour ne pas s'insurger sur le sort d'un Monsieur respectable mais sans image médiatique (seul Frédéric Taddéi lui a offert un jour une tribune). Il nous a fait rire par ses outrances, on se croyait revenu au temps béni de " Droit de réponse" Les Insolents comme Siné, Bernier-Choron, Coluche, Desproges ont toujours eu le courage d'exprimer leur ras-le-bol sans se soucier du qu'en-dira-t-on et d'en prendre plein la gu..... Siné, comme Reiser, comme Nicoulaud, comme Berroyer et les autres ont toujours écrit et lutté contre les discriminations, mais peut-être que l'inculture générale empêche nos concitoyens de rire sans y être forçé par un allumeur de salle qui les transforme en otaries ne provoquant aucun réflexe de défense. Les gouvernants peuvent se gargariser, ils sont vraiment les plus forts.! Et si la conscience du naufrage est déjà le salut alors, nous sommes sauvés.... Bien à vous,MCF
Si vous lisez les noms des signataires, vous constaterez que ceux qui sont contre Siné, sont en grande partie de confession juive. Ce qui me fait penser que la laïcité est de plus en plus menacée dans notre pays et qu'on assiste à un regroupement des communautarismes en tout genre. Très, très dangereux pour la cohésion sociale. Ce tabou de la période national-socialiste - non débattu en France et donc sujet à toutes les manipulations - entraîne une victimisation et une culpabilité sourde sur laquelle surfent les partisans du communautarisme en toute impunité et avec bonne conscience. Il faut rester très attentifs à ce genre de dérives. Car le communautarisme religieux se manifeste à tous les coins du pays qu'il soit juif, musulman ou catholique. La religion ne devrait RIEN avoir affaire dans la vie publique. Elle ressurgit cependant - favorisée par N. Sarkozy qui déclare que le prêtre est supérieur à l'instituteur - à tous les recoins de la vie publique. Terrible danger qui pointe à l'horizon, il ne faut pas jouer avec ce feu là, car il est nourri par l'IRRATIONNEL.
DROIT A L'IMAGE, DETOURNEMENT. La photo de Carla ne peut-elle constituer une raison de poursuite ? En d'autres termes, le site géographique de l'Elysée, pour être photographié, n'exige-t-il pas une autorisation, non pas des "locataires", mais bien des Propriétaires? Qui a donné l'autorisation? Si l'Elysée appartient aux Français, ne sommes-nous pas en droit de poursuivre Carla? Comme cette histoire des volcans d'Auvergne, il y a quelques années! Je ne suis pas juriste, éclairez-moi!
M Philips, c' est du droit de l'image, non du droit à l'image, dont vous parlez. Nous faisons souvent la confusion. Je le tiens d' une avocate spécialiste en droit de l'image, qui organise des séminaires passionnants au demeurant sur cette question, dont j'ai été "élève". Quoique pour le cas qui nous occupe, C.B., en tant qu'épouse du président, pourrait revendiquer un droit à son image sur les toits du lieu où elle loge, bien que n'en étant pas propriétaire. Mais vous avez raison, on pourrait lui opposer qu'elle devait en demander l'autorisation au peuple français, qui est propriétaire de ce toit, au titre du droit de l'image du dit-toit sur lequel elle fait paraître son image dans la presse. Elle pourrait alors faire valoir que l'on ne reconnaît pas à quel bâtiment appartient ce toit, et que le propriétaire du-dit bâtiment - en l'occurrence le peuple français -, ne peut argüer d'utilisation de l'image de son toit sans son autorisation. Bien à vous.
Merci pour vos précisions! Alors, vous pensez qu'on ne reconnait pas l'Elysée? Si oui, qui peut porter plainte pour "droit DE l'image"?
Vous avez reconnu l'Elysée ? Moi pas, on ne voit pas le moindre détail qui identifie explicitement le bâtiment. Mais vous avez le droit de porter plainte, en tant que propriétaire en indivis de l' Elysée, après avoir néanmoins vérifié qui est propriétaire, et où cela peut-il se trouver. Bon courage ! S'il y a une légende à la photo qui indique qu'il s'agit de l'Elysée, alors là, c'est différent. Mais C.B. pourra se retourner contre le journal pour diffamation, en disant qu'elle était sur le toit de son hôtel particulier !
Que Si, Pénéloppe, on voit très bien le Palais de l'Elysée, la porte d'entrée et le drapeau qui flotte... et même au loin la Tour Eiffel. Je trouve très pertinent le commentaire de M Philipps.Je serai intéressée par ce qu'en pense un juriste en droit immobilier. Je sais qu'un immeuble peut être découper en parcelleun toit peut-être loué. Mais un bâtiment public? Est-ce que le toit et le reste du bâtiment de l'Elysée peut devenir un lieu de location pour réception privée, défilé de mode et autres fantaisies...
Abassourdine, je ne vois pas bien, l'image est petite, et je trouve la réflexion de M. Philip pertinente. Mais, là, je ne crois pas que l'on puisse formellement identifier le toit de l'Elysée, mais peut-être que je me trompe ( la tour Eiffel ou le drapeau, ou la porte n'indiquent que le voisinage ) : un tribunal trancherait la question ! Et quel avocat accepterait de se lancer dans cette aventure, sachant qu'il n'est pas sûr que l'on reconnaisse formellement l'Elysée sur cette photo ? Je crois qu'il ne faut pas se montrer naïf : ce genre de personnage sait très bien flirter avec les limites, le point jusqu'où on peut aller, car il s'agit d'un jeu. Jusqu'à ce que le goût du risque, un excès de confiance en soi, poussent à franchir ce point, et c'est la chute. Le bord du toit n'est pas loin, sur la photo, et l'on peut trouver qu'elle en dit long sur les sentiments qui animent le personnage. La couleur rouge de la robe pouvant symboliser la sexualité, la puissance, mais aussi le danger, la fatalité, dans ce qu'ils peuvent avoir de morbide. Brr... Cela me fait froid dans le dos.
Excellente question M Philips, à laquelle je vais tenter de répondre bien que non spécialiste de la chose. Tout d'abord, précision une chose : l'Elysée est sans doute une dépendance du domaine public de l'État. Contrairement aux biens du domaine privé, il ne peut être cédé qu'à la condition de cesser d'être affecté au service public de la présidence puis déclassé (en somme, il faudrait qu'il cesse d'être l'Elysée). Bon, en plus, s'il est classé monument historique, il est "sacrément protégé". Le fait que les présidents et leur famille peuvent y loger et contiennent des appartements privés n'y change rien à l'affaire. Ainsi, le logement d'un instituteur appartient au domaine public de la commune s'il est incorporé à l'école... Mais le fait d'appartenir au domaine public ne fait pas disparaître le droit du propriétaire sur l'image du bien immobilier. Qui est le propriétaire d'un immeuble appartenant à l'État ? nous sans doute. Mais l'État, personne morale, est représentée par une personne physique. Si quelqu'un devait demander de photographier l'Elysée, il devrait donc s'adresser à cette seule personne. Sans doute le 1er Ministre (car c'est bien lui le responsable de toutes les administrations, y compris des domaines). Cela étant, faudrait-il lui demander la permission ? je ne pense pas. Je ne sais comment réagirait le Conseil d'État, mais pour ce qui est de la cour de cassation, depuis 2001 sa jurisprudence paraît s'être fixée : un propriétaire peut s'opposer à l'exploitation commerciale d'une photographie d'un bien immobilier (il s'agissait d'une ile Bretonne) si elle porte un trouble certain au droit d'usage ou de jouissance du propriétaire. Donc pas plus que pour la tour Eiffel je pense, pas d'autorisation particulière. J'ai écarté d'emblée l'application des dispositions protectrices du droit d'auteur (de l'architecte sur son œuvre) applicables nonobstant l'appartenance du bien au domaine public (ex l'affaire du stade de la Beaujoire). Il s'éteint, si mes souvenirs sont bons, 80 ans après la mort de l'auteur...
Stupeur... tellement la chose me paraît énorme je viens de lire et relire votre article et les commentaires, j'avais parcouru l'article de "Vanity Fair" hier, vaguement vu la photo, pas regardé "C dans l'air" il est vrai mais je n'avais pas un instant imaginé que ce cliché puisse être pris maintenant et sur le toit de l'Elysée J'imaginais que c'était un montage ou une ancienne photo, un clin d'oeil Le cliché est authentifié? daté? Et quel est le sens du titre de l'article '"Paris Match?
Chers toutes et tous, J'ai évidemment réduit la capture d'écran, d'où votre difficulté à lire ou à voir. Mais il n'y a aucune ambiguïté: la photo a été prise à l'occasion de ce reportage et c'est bien le toit de l'Elysée, ou plus précisément de la porte d'entrée qui donne sur la cour d'honneur. A l'arrière plan, c'est le palais proprement dit, un jour sans vent – le drapeau tombe du coup le long de sa hampe – et dans le lointain, c'est bien la tour Eiffel. Les lecteurs de Vanity Fair sont clairement informés du contexte de cette photo. Voici en effet ce que dit la légende placée sous l'image: "Carla Bruni-Sarkozy, France's First Lady, strikes a model's pose on the roof of the Elysée Palace, in Paris. Photographs by Annie Leibovitz."
Chère (cher?) critique critique, Outre le jeu de résonance avec le titre d'un hebdomadaire français de choc et de poids, Paris Match, le titre, si l'on lit l'article de Vanity Fair au-delà des reprises superficielles faites jusqu'ici en France, évoque le match de ces deux personnages parisiens que sont Nicolas Sarkozy et Carla Bruni devenue Sarkozy. En version originale, c'est le match entre deux "hunters", voire "predators" – des chasseurs, voire des prédateurs (de pouvoir, d'honneurs, de richesses, d'hommes, de femmes, etc.). Je ne crois pas que ce soit un papier particulièrement complaisant…
Merci beaucoup cher EP pour cette précision ...qui confère un relief potentiel à un article présenté jusqu'à présent dans les médias français (lorsqu'il l'est) au premier degré Vous m'avez convaincuE de l'impérieuse nécessité de me remettre sérieusement à l'Anglais
kairos Mais ce parallèle, entre "l'âge d'or des demi mondaines " et Carla Bruni vendeuse de CD, ne participerait-t-il pas, lui aussi, de quelque manière, à "l'ardent désir de la défaîte du féminisme"? Car le désir, tel le furet, il passe d'une main à l'autre; et chacun s'en débarrasse auprès de son voisin...
C'est pour ça que ça fait mal. Elisabeth Badinter opposée à Gisèle Halimi, et Carla -Mon Mari, "contemple les sottes et sots" comme dit Peneloppe. Moi aussi, comme Abassourdine, j'aime l'idée de Mr Philips. Peut-être que Mmes Badinter et Halimi se rejoindront là? Qu'est ce que L'Indécence.
kairos Mais se faire prendre en photo sur le toit de l'immeuble où vous habitez autorise à des poursuites de la part du proriétaire? Le droit à l'image n'est-il pas limitée à la personne? si on exclut les sites sous interdiction particulière? Et le locataire de l'Elysée demanderait à qui ? Il disposerait de l'usage de l'arme atomique mais pas du libre accès au toit de sa résidence pour son épouse? Je dirais qu'à courir voile au vent sur le sommet de l'état, une chute (heureusement surtout politique) reste à craindre; elle est même peut-être l'intérêt du jeu pour celle qui bondit comme pour ceux qui regardent...
Cher Kairos, le droit de - et non à - l'image concerne les biens comme les personnes. Somni a raconté la fameuse histoire de la maison bretonne. Mais comme il le dit aussi très justement, l'Elysée étant un bien public, il n'est pas certain qu'il faille demander une quelconque autorisation. Reste la question de M. Philip, l'utilisation, qualifiée d'abusive dans un éventuel procès, d'un lieu appartenant à l' Etat, à des fins de publicité personnelle : cela aurait pu être un argument, si cette photo avait été utilisée en couverture de l'album de C.B. Mais C.B. s'en est gardée. Un tribunal, s'il était saisi par un ou plusieurs citoyens, pourrait estimer que le président en exercice, et sa famille, peuvent se faire photographier - peindre autrefois -, là où ils résident, les toits faisant partie de la résidence.... On n'en sort pas, si je puis dire.
kairos Merci de vos précisions... J'apprends plein de choses grâce à Mediapart, non seulement dans les articles mais aussi grâce aux commentaires! Si je peux abuser: j'imagine que la photo a été payée à Carla Bruni.... Cet avantage "commercial" change-t-il quelque chose? Car si j'ai bien compris le droit DE l'image ajoute l'aspect droit de l'auteur au droit A l'image de la personne et dans ce cas à qui appartient le Palais de l'Elysée? Certes à la Nation, mais le président de la république ne bénéficie-t-il pas comme d'un mandat pour agir en lieu et place? A votre avis? Merci encore... et pardonnez-moi de faire autant digression!
Cher Kairos, ah oui, si C.B. a été rémunérée pour cette photo, cela change tout. Utilisation de bien public à une fin d'enrichissement personnel.... Mais cela m'étonnerait qu'elle s'amuse à cela. Elle n'a aucun besoin d'argent, et cela n'est pas le but qu'elle recherche. Mais ceux qui veulent en découdre pourraient s'attaquer à cette question, demander une commission rogatoire sur les registres de comptes du journal, des comptes de C.B. Quant au droit A l'image, je ne sais pas s'il existe, quel champ recouvrerait-il ? Je ne vois pas dans quelles circonstances on aurait un droit A son image à faire valoir, autrement dit, comment on pourrait exiger que son image doit paraître dans la presse, ou dans l'édition, puisque cela relève du choix de l'éditeur. Mais en la matière, on trouvera toujours quelques cas particuliers, par exemple, si un journal fait paraître une couverture d 'un livre, en la trafiquant afin de faire disparaitre un personnage, alors qu'il y a 2 sur la couverture du livre tel qu'il parait en librairie. Cela relèverait de toutes façons du droit DE l'image.
kairos Euh si, la différence existe bien entre A et DE... le droit à l'image est celui que vous avez de refuser l'utilisation de votre image et le droit de l'image celui qui protége l'auteur de l'utilisation par autrui... Mais je ne suis pas spécialiste, votre remarque m'a simplement incité à rechercher sur le Net pour moi-même en savoir plus... Ai-je bien compris?
cher Kairos, oubliez le droit A l'image, il n'existe pas, du moins pas encore. Le droit de l'image sert à accorder des droits à celui dont on utilise l'image, droit à son intimité, mais avec certaines restrictions. Exemple : vous êtes dans une manif, alors que vous ne souhaitez pas que l'on sache que vous y étiez, et vous apercevez que vous apparaissez dans Mediapart, à la une : vous vous précipitez chez votre avocat, et faites valoir que vous n'avez pas donné votre autorisation. Vous serez débouté, car le droit d'informer de Mdp, sera considéré comme intérêt supérieur - le droit de la société à être informée -, à votre droit - particulier- à l'anonymat. Puisque vous avez participé à un évènement public, vous ne pouvez plus faire valoir votre droit à l'intimité. Mais si un journal de déco publie une photo de votre maison sans votre accord, vous pouvez protester.
kairos J'oublie... Mais je vous donne quand même la référence du site où la différence est faite abusivement: "Philippe Gauvin CNDP", il y a tout un cours... Si vous avez 5 minutes...
J' ajoute un autre ex de ce qu'est le droit de l'image, et il concerne justement le couple présidentiel. Il y a qq mois, son image a été utilisée pour une pub pour Ryanair, qui a dû retirer son affiche, pour utilisation abusive, à des fins commerciales, d'une image considérée comme privée, sans l'autoriation des intéressés. J'espère vous avoir suffisamment informé sur les questions que vous vous posez sur le droit de l'image. J'ajouterai un autre exemple toute à l'heure, plus discutable, après le film que je regarde sur FR3 : Je le trouve assez triste, et vous pourrez me dire ce que vous en pensez. Rv dans une heure et demie...
Suite de mon commentaire précédent : Le droit de l'image a évolué, depuis 15 ans, après que les chaînes d'infos aient perdu bcp de procès, des anonymes, se voyant aux infos, en ayant intenté - et gagné, la manne à l'époque avoisinant les 300 000 F- un certain nombre. C'est ainsi que nous avons pu voir des JT illustrés avec des pieds de passants, sur des sujets comme la grippe, les vacances... Je me souviens d'un exemple qui m'avait frappée au cours du séminaire du droit de l'image que j'avais fait. L'intervenante, une avocate spécialisée dans le droit de l'image, donc, nous a montré une série de photos parues dans P. Match suite à l'attentat du RER St Michel (1996 je crois). Des passants aux visages ensanglantés y étaient exposés, et une femme, de dos, était très dénudée, ses vêtements déchirés, le tout en pleine page, gros plans, bien étalés au regard : tous les protagonistes ont perdu leurs procès, au nom du -sacro-saint ?- droit de l'information pour le citoyen.... J'en fus perplexe.
kairos J'ai beaucoup de scrupule à vous encombrer, ainsi que le site, avec mes questions... Enfin, on résiste à tout sauf à la tentation ,disait leviel Oscar... N'y a -t-il pas une loi Guigou qui protège désormais le droit de l'image des personnes dans le cas que vous citez?
@ kairos, Non, je ne crois pas, mais ne suis pas juriste. En tout cas, j'ai participé à ce séminaire en juillet 2002, donc...
kairos J'ai recherché... Loi du 15 juin 2000 qui instaure entre autres une infractiond'atteinte à al dignité des victimes et concerne donc la reproduction de certaines images...
penelope, c'est plutôt le droit sur l'image de l'Elysée que le droit de ou a. Je pense que le droit ne peut donner aucune réponse particulière. A la limite, dire que si c'est possible juridiquement, il faut le faire, c'est, comme dirait Laurent Mauduit, faire du juridisme (ce dont je me garde habituellement :-) ) Si je voulais vraiment utiliser des termes juridiques, je dirais que ce genre de photos, ou d'utilisation du "Palais de l'Elysée" porte atteinte à la "dignité de la fonction présidentielle". les lieux de pouvoirs, l'Etat lui même doit être "pur" dans nos conceptions (si mes souvenirs sont bons, lire la dessus Pierre Legendre "jouir du pouvoir, traité de la bureaucratie patriote). De fait, Carla Bruni et Nicolas Sarkozy contribuent à "désacraliser" le pouvoir à le banaliser
Cher Somni, je suis d'accord avec vous sur le fond, cela va de soi. Je me permets cependant d'insister. Le droit de la famille, ne se dit pas droit à la famille, ou droit sur la famille. Vous me suivez ? donc, on parle du droit de l'image, et pas à, ni sur, l'image : ne m'énervez pas ! o)))... Bien à vous.
Ce qui m'étonne c'est que ce mouvement de privatisation de la politique, qui semble choquer la conscience de tout un chacun (je n'ai entendu personne en tous les cas considérer cela comme normal) continue sur sa lancée comme si de rien n'était et même s'aggrave au fil du temps. Mais ne se rendent-ils pas compte que cela contribue au désamour du président dans l'opinion publique ? A moins qu'ils tablent sur un effet d'accoutumance jouant une forme d'attachement populaire à la mise en scène de la vie privée des monarques et "gens du monde" ? Ce serait le comble de la dépolitisation. En tous les cas, nos deux lascars n'ont pas du lire les deux corps du roi de Ernst Kantorowicz :-).
Cher Somni, vous avez raison : c'est vraiment "comme si de rien n'était" ! D'ailleurs, C.B. fait elle-même passer le message, puisque c'est le titre de son album !
Selon un extrait de la presse de cette semaine : "d'après un employé de Virgin, l'album de Carla Bruni se vendrait gentiment mais loin du raz-de-marée attendu. C'est le cd de l'année POUR LES JOURNALISTES parce que c'est Mme Sarkozy, mais pas au niveau des ventes". A mon avis, en plus du bourrage de crâne (clamer que c'est un évènement, hop, des gens le croient parce qu'ils ont besoin de croire à une espèce d'oracle, la curiosité joue un grand rôle dans l'acquisition de l'oeuvre. Un peu comme le fromage "Maroilles" quand le film de Dany Boon est sorti, la provoc de quelques titres à la place de l'odeur ?... Personnellement, je n'ai nulle envie de céder à la pression mais écouterai volontiers, mais à retardement et en solde ou à la médiathèque du coin, au même titre que bien d'autres artistes.
je partage l'inquiétude d'Edwy Plenel. en effet les Sarkozy se croient chez eux. elle et lui narguent tout le monde. pareil pr dati avec ses escarpins. les gens n'en peuvent plus, l'écart se creuse de plus en plus entre les intentions et les apparences. bientôt il n'y aura plus personne pour relayer quoi que ce soit, les restos, les cafés, où va t- on ds le cynisme. comme si ne rien n'était..
Je ne sais pas si les gens..n'en peuvent plus. Je sais, que Mme Jeanne Moreau, signataire du "manifeste des 343", est pro-Ségolène Royal, mais qu'elle aime Mme Carla Bruni. Alors, les gens..Comme dirait Antibuzz, arrêtons de penser en termes de gens "connus"..Mais Mr Plenel est un peu "connu", lui aussi.. Dans mon village, un Mr Jean, sincère communiste, patron du seul bar du village, a voté pour NS, à cause de la célèbre formule 'travailler plus"; Maintenant il regrette. Combien sont ils si c'était à refaire?
Devant ces postures inacceptables, je ne peux que vous renvoyer au Blog de Philippe Bilger, qui avec un très grand talent dénonce ces comportements. www.philippebilger.com/
Je suis pleinement d'accord avec Plenel, il joue ainsi son rôle de décripteur des informations qui peuvent échapper à l'observateur moyen forcément moins attentif au flux de nouvelles qui nous submerge et au sein duquel Mediapart s'est donné un rôle "d'examinateur" en voie de disparition (même au Canard Enchainé); mais ce qui m'intrigue, comme à chaque fois que ce sujet est abordé, se sont les passions que cela soulève. Ce qui permet de rappeler que tous les magazines qui font leur une sur cette dame qui n'est aprés tout d'une chanteuse de seconde catégorie n'ayant plus besoin de "travailler plus", doublent leurs tirages...Et ce disant, je tombe dans la travers qui m'exaspère. Que ceux qui s'énervent au seul nom de Monsieur et de Madame anticipent sur le déferlement qui va accompagner la visite présidentielle à Pékin. Je me souviens, pour avoir couvert les Jeux de Moscou, qu'en 1980, j'ai pu librement, sans censure préalable, envoyant des papiers qui n'avaient rien à voir avec le sport mais traitaient des libertés bafouées et des dissidents que j'avais pu travailler librement, que je n'avais subi aucune censure préalable ou postérieure et que la présence policière était discréte. C'était l'année où nous avons pu assister à l'enterrement de Vladimir Vissotsky, chanteur contestaire qui fu accompagné à sa tombe par 80 000 personnes. Pourtant, cette année là, 63 pays ont boycotté les Jeux de Moscou...
Cher Claude-Marie, Merci de ces rappels et de cette mise en perspective. C'est tout le problème de ce qu'est devenue l'information (son courant dominant) de nos jours et, par conséquent, de ce que devient aussi notre métier, le journalisme: absence de mémoire, absence de mise en contexte, en situation, en perspective ou en relation, flux moutonnier qui rend opaque la réalité plutôt qu'il ne la rend intelligible, regards en surface plutôt qu'en profondeur, peurs devant l'enquête et le risque, craintes de déplaire ou de prendre des coups, etc. Mais je ne suis pas du tout pessimiste (un peu à la manière de ce vers d'Hölderlin qu'aime citer Edgar Morin: "Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve"). Au contraire, l'occasion qui nous est donnée, en tant que journalistes, avec des aventures comme Mediapart permet d'inventer, dans une nouvelle relation à la fois au métier et aux lecteurs, de nouveaux horizons, de nouveaux espoirs, de nouvelles réponses. La belle surprise, depuis maintenant quatre mois que cette Caravelle file à la recherche de son nouveau monde, c'est que là où la vulgate dominante ne voit dans Internet que contraintes, menaces, dangers, risques, dérapages, etc., je ne vois, pour ma part, que plaisirs, rencontres, stimulations, initiatives, corrections, dialogues, etc. La jeunesse, nous le savons bien, n'est pas qu'une affaire d'âge, mais aussi d'état d'esprit, de disponibilité, d'ouverture, de curiosité. Et, de ce point de vue, ce qui passe ici nous rajeunit, non?
Cher Edwy Plenel . ""La belle surprise, depuis maintenant quatre mois que cette Caravelle file à la recherche de son nouveau monde..."" c'est joliment dit et révèle une certaine bonne humeur, oûtre la qualité évidente de la sphère Médiapart, aurions-nous déjà atteint les 14 000 abonnés? . Médiamitiés, . Corinne Newey Pseudo Dacor, 52 ans, résidant à Mérignac -33
Chère Corinne/Dacor, Oui, bonne humeur, celle que donne le grand air d'une navigation enthousiasmante. Et, en effet, il y a de bonnes nouvelles. De divers ordres. Mais nous avons décidé de réserver toutes les annonces pour septembre et l'anniversaire des six mois de Mediapart. Pendant ce temps, nous travaillons à inventer la suite. Et à apporter discrètement quelques nouvelles fonctionnalités. Par exemple, depuis quelques heures, en bas des articles du journal un petit rectangle rouge vous propose d'offrir à un ami cet article qui est en accès payant. Cela signifie que vous pouvez sur tel ou tel article inviter un ami non-abonné à le lire, non plus en PDF, mais dans l'univers du site, ce qui (en plus des parrainages dont le crédit est renouvelé tous les quinze jours) lui donnera, nous l'espérons, l'envie de naviguer plus avant et, donc, de s'abonner. Testez, ça devrait bien fonctionner…
Merci de votre réponse! . Je vais utiliser cette, opportune, nouvelle fonctionnalité! . Pour le reste, j'attendrai septembre, quand tout le monde sera rentré de la parenthèse estivale, pile pour les 6 mois de Médiapart! Je suis déjà ravie de vous entendre (enfin, lire) parler de bonnes nouvelles, ce qui est plutôt rare, ces temps-ci! . :-)
Cette nouvelle façon d'inciter à la diffusion des articles auprès de lecteurs pouvant être sensibles au sujet est tout à fait élégante et repérable immédiatement. Ce "petit paquet cadeau"intriguant au départ m'a incité à cliquer pour voir comment cela fonctionne. Il devrait nous conduite à avoir le réflexe plus souvent, plus spontanément. C'est sympa, cela ne coupe pas la lecture du journal ... on va pouvoir l'utiliser "en cours de route" sans se dire "bon maintenant soyons sérieux, il faut que je me mette au travail pour faire connaître Médiapart, passer à "mon compte" chercher des destinataires". Non juste un petit clic en cours de route et cela est vite fait. Le lien direct entre le thème et la personne intéressée par celui-ci !Bravo. Belle idée.
Oui, cela nous rajeunit, dans tous les sens du terme. Mais je suis parfois un peu pessimiste, même si cela ne m'empêche pas de militer pour une information qui pose des questions plus qu'elle n'apporte de réponses.
Y aura t-il enfin quelqu'un dans cette France pour dire que Nicolas Sarkozy doit démissionner ? Sous mes cocotiers je regarde la France avec tristesse. La colonisée que je suis ne reste pas indifférente, ce serait hypocrite de le dire. Ce Président sème la honte sur votre pays qui mérite mieux. Quant à la presse face à cette décadence, est-il encore nécessaire de lui tendre le miroir ? Heureusement que la toile nous permet de lire Médiapart et d'autres sites d'information. Merci
Votre article, Cher Edwy Plenel, est très bien tourné et il ne fait aucun doute que les idées fixes produisent occasionnellement de l'excellente littérature. Pour autant, il faut quand même qu'un article, soit-il d'humeur, ait un sujet. Or, les événements que vous évoquez sont d'une telle inanité qu'ils devraient être laissés à vos confrères de "Point de vue".
Cher (ou chère, je ne sais plus) Ronce Noire, Merci de ce compliment légèrement piquant, sinon empoisonné. Le sujet est-il vraiment vain? Je n'en suis pas certain, même si ce genre-là n'est pas ma spécialité habituelle. D'abord parce que toute société de cour appelle des chroniques qui la démontent et la déconstruisent. Ensuite parce que ce genre, en journalisme, a parfois laissé de grands classiques. On trouve dans le fameux "Bloc-notes" de Mauriac, qui couvre essentiellement les années 1950 et 1960, des morceaux de bravoure sur l'époque et ses personnages, en plus de fermes analyses et positions politiques. Et on oublie trop souvent que "Mythologies" de Roland Barthes, qui invente à lui seul un genre, entre la sociologie du présent, l'esthétique du moment et l'histoire immédiate, fut d'abord une chronique de journal (commandée ou éditée, je ne sais plus, par Maurice Nadeau, dans mon souvenir), le livre que l'on lit aujourd'hui comme un classique étant le recueil de ces chroniques, augmenté d'un essai sur le rôle politique des mythologies ordinaires et quotidiennes. Or Barthes y traire de sujets que vous trouveriez insignifiants, partant d'une image, d'une phrase, d'une anecdote que l'on dirait aujourd'hui "people", voire fait-diversière. "Mythologies" est paru en 1956. Plus généralement, je crois que le quotidien ou l'ordinaire, s'ils ne sont évidemment pas la matière première du journalisme politique, ont beaucoup à nous dire et à nous apprendre. Sur ce blog, j'ai déjà eu l'occasion de le dire en hommage à un auteur que je tiens comme le grand récitant de notre époque et dont le théâtre est justement classé au registre de la chronique de l'ordinaire, Michel Vinaver. Vous pouvez allez y voir: http://www.mediapart.fr/club/blog/edwy-plenel/260308/michel-vinaver-au-theatre-de-notre-histoire
Merci de votre réponse et de la bonne humeur indulgente dont vous ne vous départissez jamais à l'égard de vos lecteurs les plus remuants. J'avoue que je n'ai jamais lu le "Bloc-notes" de Mauriac. En revanche, j'apprécie Roland Barthes, qui était quelqu'un d'exquis et de compliqué. Je porte un peu moins d'intérêt à ses écrits, que je trouve assez convenus et raides. Mais s'agissant de "Mythologies", le livre ( recueil, si mes souvenirs sont exacts, d'articles écrits pour "Combat" ) ne tire évidemment pas son intérêt des objets évoqués, qui sont pour la plupart insignifiants, mais du sujet véritablement traité par Barthes, l'idéologie bourgeoise, qui lui n'est pas anecdotique. A cet égard, le traitement médiatique récent ( pas seulement par vous d'ailleurs : il y a eu dans l'Obs un article drôle, mais assez incommodant sur le voyage en GB ) des vulgarités élyséennes me paraît moins relever de la sémiologie que d'une espèce de version gauche caviar du délit de sale gueule, dont le moindre inconvénient n'est pas de donner au couple présidentiel une importance excessive dans le devenir du pays. Personnellement, il me semble que la com des hommes politiques n'est pas l'alpha et l'oméga de leur action ( peu importe qu'elle soit bonne ou pas : cf les fastidieuses causeries de PMF ) et qu'ils doivent être jugés principalement sur le fond et non sur la forme. En ce sens, je persiste à trouver leurs discours moins significatifs que les textes de lois. Mais peut-être que je ne suis pas de mon époque. D'ailleurs, je l'espère.
Bon d'accord, Carla à l'Elysée, ce n'est pas un scoop, ça va durer un certain temps, le mieux est de boycotter plutôt que d'en parler, rien à cirer, stop, on n'est pas à Gala...
Cher Armel Le Bail, Notre "une" du jour (l'article de Mathieu Magnaudeix sur les réalités économiques et sociales) montre que nous savons aussi, sinon surtout, parler de l'essentiel. Non?
Et encore, pourquoi n'y aurait-il que les réalités économiques et sociales qui comptent ? je trouve que l'utilisation du pouvoir à des fins privées est une questions "essentielle". Quand l'intérêt général disparaît totalement dans la mise en scène des lieux de pouvoir, c'est loin d'être anodin.
Pas anodin sans doute, ou plutôt peut-être. Car mon problème c'est que dès que je lis "Carla", je m'arrête, je prends la fuite, répulsion. Je pense que pas mal de gens sont dans mon cas, tandis que d'autres sont avides de détails supplémentaires concernant cette femme. Intitulez plutôt votre papier "disparition de l'intérêt général dans la mise en scène des lieux de pouvoir", en évitant de citer cette "Carla" trop ostensiblement, C.B. suffirait pour que les allergiques vous lisent un peu plus, si vous y tenez. Sinon, pensez-vous parvenir à convaincre les occupants de l'Elysée de se concentrer sur l'intérêt général ? Cela me semble perdu d'avance...
Touché coulé, cher Somni, j'avais répondu à Armel avec un peu de relâchement…
La République privatisée, comme l'autre jour "La caricature de l'époque", sont des titres qui m'ont fait lire les articles..Sinon, les boycott sur les noms des personnes, oui pourquoi pas.
C'est vrai Armel, nous ne sommes pas à Gala. Mais la république commence à ressembler à Gala. Et cela on doit le dénoncer. Un sujet pas si futile pour un journal comme Médiapart qui dénonce et ne glorifie pas à l'encontre de certains de ses confrères qui servent la soupe à la dame et à son mari. Les mesures anti-sociales du pouvoir actuel sont en permanence masquées ou essayées de l'être par une communication show biz qui veut donner une image de modernité. Alors oui il faut dénoncer cette escroquerie par la com et cette indécence qui par sa répétition tend à prouver que ce serait la norme du monde d'aujourd'hui, monde auquel on nous invite à nous accoutumer. Bien à vous
victor bord menier vos commentaires sont fantastiques, je voudrais pouvoir évoquer ces personnes avec les mêmes termes choisis que vous , il est facile de parler avec la rage, la colère, le rejet, la révolte mais vous le faites vous avec élégance, finesse littéraire et rappels historiques avec lesquels je vais faire des liens pour suivre encore mieux vos propos. J'adore cela car en fait jamais vos mots vos jugements ne sont gratuits, c'est vrai que les bla bla bla carla, son mari et patati et patata ça peut sembler léger et agaçant mais il faut avoir l'œil et trop c'est trop et je suis certain que beaucoup ne réagissent plus et ignorent jusqu'où on les trompe, on les abuse. Chez moi pas de vacances cet été (ça me permet de bien apprécier votre blog) et ce n'est pas décent de voir qu'aucune dignité n'est respectée par ces gens là, alors que les difficultés au quotidien s'aggravent. En fait merci d'être là pour mes vacances
. A propos de la métaphore de la Caravelle filant vers le nouveau monde, je rappelle que Christophe Colomb pensait naviguer vers les Indes... . Que pourrait bien être l'Amérique de Médiapart ? . jpylg
Déjà 96 commentaires... j'aimerais voir autant de débat autour de l'admirable série d'articles sur l'immigration. Comme quoi Sarkozy est vraiment très dangereux, très méchant, mais au moins il suscite le débat et fait vendre des journaux. Olivier, 38 ans, vivant à Francfort
Merci Edwy… Il est nécessaire d'attirer notre attention sur les abus clownesques de ceux qui se prennent pour des personnages publics et qui n'agissent qu'en fonction de leur ego surdimensionné… On s'apercevra de cela bientôt, lorsque ça ira encore plus mal… ce qui ne manquera pas de se produire. Cela est déjà advenu dans le passé et je ne résiste pas à rappeler le point de vue du plus grand philosophe politique que la France ait connu, qui écrivait en 1840, à propos de la démocratie en Amérique: « Il n’est pas rare de voir alors sur la vaste scène du monde, ainsi que sur nos théâtres, une multitude représentée par quelques hommes. Ceux-ci parlent seuls au nom d’une foule absente ou inattentive ; seuls ils agissent au milieu de l’immobilité universelle ; ils disposent, suivant leur caprice, de toutes choses, ils changent les lois et tyrannisent à leur gré les mœurs ; et l’on s’étonne en voyant le petit nombre de faibles et d’indignes mains dans lesquelles peut tomber un grand peuple… Alexis de Tocqueville Extrait de De la Démocratie en Amérique, Livre II, 1840 (10/18, 1963).
Merci Edwy… Il est nécessaire d'attirer notre attention sur les abus clownesques de ceux qui se prennent pour des personnages publics et qui n'agissent qu'en fonction de leur ego surdimensionné… On s'apercevra de cela bientôt, lorsque ça ira encore plus mal… ce qui ne manquera pas de se produire. Cela est déjà advenu dans le passé et je ne résiste pas à rappeler le point de vue du plus grand philosophe politique que la France ait connu, qui écrivait en 1840, à propos de la démocratie en Amérique: « Il n’est pas rare de voir alors sur la vaste scène du monde, ainsi que sur nos théâtres, une multitude représentée par quelques hommes. Ceux-ci parlent seuls au nom d’une foule absente ou inattentive ; seuls ils agissent au milieu de l’immobilité universelle ; ils disposent, suivant leur caprice, de toutes choses, ils changent les lois et tyrannisent à leur gré les mœurs ; et l’on s’étonne en voyant le petit nombre de faibles et d’indignes mains dans lesquelles peut tomber un grand peuple… Alexis de Tocqueville Extrait de De la Démocratie en Amérique, Livre II, 1840 (10/18, 1963).
Vous avez raison, Dominique (31/07/2008 01:12), de mentionner explicitement le "symbole sexuel". Sinon c'est toujours trop sous-entendu voire refoulé ou "gouaillisé", et c'est pourtant un ressort artificiel qui procède de la plus basse technique de TV-shows à base de potiches ou de "girls".
Bref, on est là dans le raccolage commercial le plus vulgaire. Ceci en notre nom, puisque c'est "la république" et son président qui s'y adonnent. En notre nom. Je répète lourdement, car c'est ça qui est encore plus insupportable.
(le rouge, couleur "sexuelle" en psychologie des couleurs, si les formes féminines attirantes et mises en valeur ne suffisaient pas pour se convaincre qu'on est là de toute évidence dans "le sexe raccoleur")
Bonsoir à tous... Un pas de plus vers le mélange des genres... quoi que ....show bizz et politique se cotoyaient déjà depuis longtemps, mais plutôt dans l'ombre. Je ne devrais pas le dire, mais j'ai téléchargé l'abum de "Carl-Bru-Sark" sur EMULE et l'ai jeté définitivement dans ma corbeille... evidemment sans l'avoir écouté. C'est petit, je sais, mais ça fait toujours du bien. En revanche, j'ai acheté Bernard Lavilliers et là, on ne joue évidemment pas dans la même cour, pas celle du roi en tout cas. Finalement, peut-être nous faudra-t-il ces 5 années de disette politique pour que renaisse enfin de ses cendres le pouvoir du peuple, essence même de la démocratie. Rendez-vous en 2012... après "l'odysée de la France", France qui peut-être à terme remerciera la médiocrité sarkosienne pour lui avoir enfin ouvert les yeux... Tous ensemble.
d'accord avec Edwy rencontré à Montpellier avec Paul Alliès mais nous sommes embourbés dans ce régime "Présidentiel" à la Française et avec Royal ou un autre il en sera toujours de même ... et nous avons instauré la République après avoir guillotiné un roi . Qu'en est-il de notre République sinon une "monarchie " soit disant républicaine ...parceque le monarque est élu par le peuple !!!!
Hors-sujet: J'avais pas compris que c'était gratuit, le petit "Offrir l'article à un ami" rouge qui en effet est une bonne idée. Je croyais que ça débitait sur une facture mensuelle du compte perso, ou un truc dans ce goût-là.
Si en plus c'est gratuit, excellent! Peut-être il faudrait remplacer le terme "offrir" par "envoyer"? Enfin je ne sais pas: puisque ça semblait clair pour tout le monde, ça doit être moi qui suis trop bien "dressé" sur les copyrights en général?
Etait il vraiment nécessaire de faire figurer ces photos de Madame Sarkozy, ne la voit on pas déjà assez suffisement dans d'autres médias ? Encore un matracage gratuit pour ce people. Il aurait pu suffire si la nécessit de compréhension de l'article, à ceux que cela intéressait, de soit mettre un lien sur un média people, soit de renvoyer à un téléchargment privé. A force de ne montrer ce que l'on ne devrait pas voir on finti par ne connaître que cela. Par contre la photo du dernier livre "politico-social" écrit par Ségolène Royal et Alain Touraine intitulé " Si la gauche veut des idées" : là on fait l'impasse. J'en ai fait la demande expresse à MediaPart pour signaler cet ouvrage : rien. A cela près cet article est un très bon article. Gaetano Buscemi
Cher Gaebus, Sincèrement, je vous trouve là un peu injuste. Il n'y a vraiment pas d'ambiguïté dans notre démarche: nous ne faisons pas du people, même hypocrite à la manière de Tartuffe, nous proposons d'en démonter les mécanismes et d'aller au-delà des images sur papier glacé pour retrouver les enjeux politiques. En d'autres termes, loin de lui préférer l'anecdotique ou la personnalisation, à Mediapart, nous essayons de prendre au sérieux la politique, ses enjeux et ses idées, ses programmes et ses projets. Bref, le débat sur mon billet à propos de Vanity Fair me semble sans rapport évident avec notre traitement ou non de tel ou tel livre politique. Il y a beaucoup de livres politiques récents qui n'ont pas été traités par la rédaction de Mediapart. C'est sans doute dommage. Mais ce n'est pas mauvaise volonté, simplement question de temps et de priorité. Nous préférons trouver des informations inédites, cachées ou masquées, ignorées ou délaissées, relativisées ou étouffées – en quelque sorte des angles ou des démarches qui ne sont pas en vente libre, comme le sont tous ces ouvrages. Si nous étions plus nombreux, avec plus de temps, peut-être serions-nous plus attentifs à cette production éditoriale. Mais nous ne sommes pas seuls, et c'est là que vous intervenez. Vous, les abonnés, les lecteurs, le Club – dans votre diversité de goûts et votre pluralisme de convictions. A vous de combler nos manques, de réparer nos oublis, de compléter le journal, quitte à le bousculer ou à le contredire. Dans le cas du livre d'entretiens entre Alain Touraine et Ségolène Royal, c'est exactement ce qui s'est passé puisque vous-même, Gaebus, avez rendu compte de ce livre dans le Club, ce qui fut d'ailleurs signalé un temps dans sa Une, au risque de déplaire à certains autres abonnés qui redoutent (à tort, la preuve: vos protestations) tout ségolénisme subliminal chez Mediapart. On peut lire votre article en cliquant sur le lien ci-dessous: http://www.mediapart.fr/club/blog/gaebus/270708/si-la-gauche-veut-des-idees-la-paix-totale Bien à vous et bonne lecture, Edwy Plenel
Botter en touche n' est pas une bonne direction pour marquer des buts.
Cher Monsieur Plenel, j'ai beaucoup apprécié cet article mais j'y apporterais (si on me le demandait...!) une retouche légère : j'emploierais le terme d'"appropriation" ( soit l'action d'en faire sa propriété) à la place de celui de "privatistion" de la République, car la privatisation finalement peut s'opérer au profit d'un grand nombre, auquel cas elle est plus "démocratique" que l'appropriation par une bande, une cour, une famille... Mais plus important peut-être, je m'étonne que ni vous ni d'ailleurs aucun commentateur ne se soit penché sur l'article d'Henri Guaino, Conseiller spécial (très) du Président, dans Le Monde des 27 et 28 juillet, "L'homme africain et l'histoire". Car avec cet article on retrouve encore, et plus gravement à mon sens, le phénomène de privatisation-appropriation que vous évoquez. En effet, le Prince et le Conseiller composent une figure ancienne de la vie politique, mais la démocratie et la République ont fixé des régles ( écrites comme non écrites) de non transgression de la limite entre l'élu (devenu le Prince) et le Conseiller non élu mais choisi. Ainsi est-il de règle que le Conseiller n'engage pas celui qu'il conseille lorsqu'il s'exprime puisqu'il n'a aucune légitimité démocratique, mais seulement une légitimité "privée", celle que lui confère le fait d'avoir été choisi par l'élu. Il en résulte des comportements républicains, en vertu desquels le conseiller ne s'exprime qu'en son nom, n'apparaît plus en première ligne dès lors que l'élu s'est exprimé sur un sujet, ne revendique pas la paternité d'un propos de l'élu, ne commente pas un propos de l'élu, car dès lors que l'élu s'est exprimé sur un sujet, celui-ci devient "chose publique". Or dans et par cet article Henri Guaino dit sans fard : "je persiste et signe" (certes ce sous-titre est celui du Monde et nom d'Henri Guaino), qu'il est l'auteur du discours de Dakar prononcé par le Président de la République et que ce discours était un bon discours... Laissons de côté le fond de cet article comme celui du discours de Dakar et les considérations d'Henri Guaino sur "l'homme africain" (personnellement, la nausée me vient que des propos de ce niveau puissent être tenus au sommet de l'Etat) et posons quelques questions: - pourquoi un conseiller du Président s'autorise-t-il à violer la frontière républicaine qui le sépare du Président? -pourquoi ce Président à l'autorité et au narcissisme aussi sourcilleux l'autorise-t-il à violer cette frontière? -pourquoi, finalement et c'est la question la plus importante, un Président français, d'un "grand pays européen", va-t-il ainsi tenir à la face de l'Afrique un discours de Conseiller et pas d'homme d'Etat? Imagine-t-on en effet un homme d'Etat africain venir ainsi discourir sur l'"homme européen" face ou à la face de l'Europe? Ma réponse s'inspire de votre article : parce que le Chef autorise sa bande à faire sienne la chose publique. Il autorise son épouse à poser sur le toit du Palais présidentiel, il peut bien autoriser son Conseiller à parler de l'Afrique en son nom. Ou plus simplement parce que "ces gens" ont perdu le sens des limites, n'ont pas le sens de la limite symbolique, nagent dans la toute-puissance... Hays Ps : pour ce qui est de la frontière entre le Prince et le Conseiller, il convient de rappeler que Jacques Attali avait déjà fleurté avec (du mauvais côté à mon sens) -cf son "Verbatim"- mais le contexte était différent (fin de règne, maldie...)
@ Hays, tristan guilloux, médiapartien, a écrit un billet sur le sujet, il y a quelques jours, qui a été commenté : http://www.mediapart.fr/club/blog/tristan-guilloux/270708/mon-premier-billet-merci-m-guaino Je trouve pour ma part que le mot "privatisation", convient très bien, dans le sens d' une appropriation. Il peut signifier : à usage privatif (d'un bien commun). Comme par exemple dans une copropriété, un jardin appartenant à celle-ci peut être privatif, c'est à dire réservé à l'usage d'un copropriétaire, qui peut en avoir la jouissance, sans pour autant que ce jardin lui appartienne en propre. Lorsque Edwy Plenel parle de République privatisée, il indique que la République est utilisée par le Président actuel, comme un bien commun, dont il fait un usage privatif, personnel.
Je pense que cet excellent article d'Edwy Plenel peut être une introduction à un autre article qui mettrait en évidence -avec des références historiques dont il a le secret- les ressemblances qui unissent Berluscuoni et Sarkosy.
C'est un sujet sur lequel travaille un spécialiste de Berlusconi Pierre Musso, qui avait publié "Berlusconi, le nouveau Prince" et vient de publier un nouvel essai : "Le Sarkoberlusconisme", L'Aube 2008 Sans encombrer de références je vous signale que vous pouvez trouver un compte-rendu sur ce dernier ouvrage : http://www.volle.com/lectures/musso6.htm
et un peu plus approfondi quand même sur l'analyse du berlusconisme que mène depuis longtemps Musso ( l'article a plus de dix ans mais vous pouvez en apprécier la pertinence): http://multitudes.samizdat.net/spip.php?article726&var_recherche=musso
Au billet précédent j'ai oublié ceci : PS- gaebus "le ségoleniste" commence à me bassiner en faisant le forcing en faveur du livre cosigné par Ségolène et Tourraine. Ce n'est qu'une opinion.
guydufau, Personnellement, c'est la carlatite qui me bassine, à chacun son opinion.
Je ne sais combien de temps durera l'agonie de la République qui n'a de république que le titre (comme le PS n'est socialiste que parce que l'on prononce le mot et en aucun cas par les actes) . il est bien temps de passer à autre chose. Aucun doute que cette lente agonie s'accompagnera en parallèle de grandes violences, mais aussi de constructions solides, ne désesperons pas de l'engagement de bon nombre de nos camarades, amis, concitoyens qui s'activent au quotidien même s'ils ne font pas les "Covers".. Et à eux-tous : courage et bonne vie,
Bravo à E. PLENEL pour son intervention sur RTL ce soir. Notre "première dame" sur cette photo foule la République à ses pieds.
Bravo à E. PLENEL pour son intervention sur RTL ce soir. Notre "première dame" sur cette photo foule la République à ses pieds.
Tante Yvonne doit se retourner dans sa tombe !
Oui, merci de tout coeur, de votre clarté- et en si peu de temps- sur RTL, que ce soit sur l'ex-Yougoslavie, l'affaire Tapie, la caricature de l'époque, ou la grave petite affaire ci dessus.
Sur le droit à l'image : il existe bien lorsqu'il s'agit de propagande politique. La "Fête de l'Humanité" en fit les frais il y a bien deux décennies. Les affiches annonçant la fête annuelle de l' encore "Organe central du PCF" représentait une jeune fille prise en photo tout sourire... Seul problème, la dite jeune fille fort peu communiste ou voyant le bénéfice qu'elle pourrait en tirer intenta un procès à "L'Humanité" pour "non-respect du droit à l'image" et le quotidien "communiste" fut condamné à une lourde amende. Concernant Carla. B et les toits de l'élysée, j'avoue mon ignorance en ce qui concerne la jurisprudence des bâtiments publics. Mais un impudent volatile qui publie le journal de la donzelle chaque mercredi saura sans doute nous renseigner sur ce point !
Cher J-C Petit, Juste pour le plaisir confraternel de relever le défi, nous allons, à Mediapart, mettre nos fins limiers juristes sur le sujet pour vous répondre avant mercredi et, donc, avant l'hebdomadaire sortie du volatile. Il nous faut bien tenter d'être à la hauteur de notre slogan (cf. le petit pavé en haut à gauche du logo): "Mediapart, l'info part de là". Bon week-end et bonne lecture!
Cher Edwy Plenel, "ils se comportent, dites-vous, comme si la république leur appartenait". Porté par votre "exaspération républicaine", ne seriez-vous pas quelque peu entraîné à en faire autant ? Si encore la (trop) belle Carla Bruni avait pris la pose sur le perron de l'Elysée... Mais cette photo de Carla, aérienne, sur le toit : on songe à la dernière publicité Chanel avec Nicole Kidman. Il flotterait donc sur le Palais de notre République comme un parfum de femme. "Perfumo di donna" ? Allez... Détendez-vous... Respirez.... Bien cordialement à vous Sophie Bialek
“On songe à la dernière publicité Chanel avec Nicole Kidman.” PSi, vous avez bien résumé le problème: c'est effectivement ce qui saute à l'esprit. La publicité, l'image de la femme comme objet commercial et comme un parfum sur l'Élysée. Apparemment ça marche, sur vous en tous cas: vous préférez vous laisser charmer par un parfum de femme, vous préférez miser sur l'esbrouffe de la mise en scène et du charme du même type que celui qui fait appel aux instinct basiques, érotisme etc, pour mener un pays comme la France au sein de l'Europe et dans un monde compliqué avec une économie "sauvagisée-mondiale" et tout...
"En faire autant"? Mais la République, c'est nous. On n'en fait pas "autant": on est à notre place, nous! Il est à nous, ce toit! On ne se l'accapare pas, puisqu'il est déjà à nous! C'est celui qui est censé nous représenter, qui au lieu de ça nous met un peu de parfum charmeur sur NOTRE toit, pour nous faire croire qu'il fait le boulot pour lequel on l'a élu et pour lequel on lui a confié ce bâtiment appelé Élysée.
Que c'est bien formulé. Je pensais exactement la même chose, mais ne savais pas comment l'exprimer. . C'est exactement cela: Mais la République, c'est nous. On n'en fait pas "autant": on est à notre place, nous! Il est à nous, ce toit! On ne se l'accapare pas, puisqu'il est déjà à nous! C'est celui qui est censé nous représenter, qui au lieu de ça nous met un peu de parfum charmeur sur NOTRE toit, pour nous faire croire qu'il fait le boulot pour lequel on l'a élu et pour lequel on lui a confié ce bâtiment appelé Élysée. . Lui, qui se revendique chef de clan, qui réunit l'UMP sous ce toît qui devrait être le lieu de TOUS les Français... . C'est tout simplement une HONTE...
A ce sujet, des rumeurs laissent entendre que cette dame chanteuse-mannequin (donc membre de la France qui se lève tôt ...) dispose d'un studio d'enregistrement dans le palais présidentiel et installé gracieusement. Est-ce vrai ? Ah oui, un mot me vient à l'esprit en pensant à cette personne : aventurière.
A Psi, aussi, Tout d'abord, chacun son rôle : le journaliste alerte, c'est son job, il n'est pas spécialement là pour détendre l'atmosphère. Votre parallèle avec une marque de parfum, j' y ai pensé aussi, une pub sur les toits des Galeries Lafayette, parfum, bijoux, surtout, consommation, avec pour objectif d'appâter le chaland, pour vendre... Le grand bazar... On y solde aussi, on y brade, pendant les jours de grande braderie : les valeurs de la République : de justice, de morale et de dignité, de la vie des citoyens, tout simplement.
D'accord avec AxelJ et Peneloppe, Les pièces de Courteline, qui constatent la destruction, les comportements déréglés, du ventre de la France, me font rire (on peut aimer Courteline et Vinaver!), mais là, oui, c'est un "énième" énervement ( sans plus de gravité que ça); on n'est pas au théâtre! Sur ce, bon week-end à toutes et tous
" La meilleure philosophie , relativement au monde , est d' allier , à son égard , le sarcasme de la gaîté à l' indulgence du mépris." Le "monde" dans la bouche de Chamfort désignait la cour...
DC si Madame Bruni peut se faire photographier sur le toit de L'Elysée, je pense que tout français doit également pouvoir le faire. et si nous en faisions tous la demande ?
Excellente idée, cher Daniel Cerret !
"La République privatisée": c'est une sale sensation d'être prise en otage par ce couple car la République, c'est nous tous, chacun et ensemble. C'est bien cela la République? Et ces deux "acteurs" qui jouent des rôles inédits et décalés. Ils représentent la France, c'est à dire l'ensemble des citoyens et non pas leurs "pommes"! Je suis prête à parier qu'ils ont conclu un accord entre eux et ont écrit la "pièce" qu'ils nous jouent , en toute conscience, leur but étant : le pouvoir, le fric et tester pour savoir jusqu'où ils pourront tirer sur la ficelle et nous prendre pour des "cons". En attendant que la ficelle casse, le regard d'Edwy Plenel permet d'éviter des noeuds dans les analyses les plus variées. Merci de continuer , avec votre paisible fermeté, de partager votre point de vue.
La photo c'est parfois être là quand... Alors cette volupteuse échappée rouge qui tourne le dos (montre ses fesses?) au bureau présidentiel, ce fuseau éventé du haut dont les pieds descendent les terrassons dégoulinants de goudrons alors que son buste s'élève, par quelle malice et avec quel dédain ironique se laisse-t-il contempler par des cheminées au garde à vous?
Oui, C.B véhicule des valeurs conservatrices de la féminité: apprétée, un peu ingénue, candide, poétesse. Le président Sarkosy l'exibe, cette érotisation fait une stérile collision avec la reflexion politique . Comment dénoncer cette confusion de registres sans paraître englués dans une jalousie réactionnelle, comment ne rien dire sans renoncer aux valeurs fondatrices qui nous mobilise? Sans doute comme nous le faisons en nous concertant sur ce sujet. Merci à tous.
Les lecteurs Français ferait bien de lire les éditoriaux De Graydon Carter rédacteur en chef de Vanity Fair sur le Président Bush et sa politique pour avoir une idée de ce qu'est une presse libre. Car Vanity Fair est sans doute le journal le plus anti Bush de toute la presse anglo-saxonne. D'ou l'interwiew de la femme du président dans ce journal. La modernité n'est jamais là ou on l'attend.
Piétiner la résidence de l'élu qui représente la France. Quel mépris de la France, de l'Etat, de nous !
"l'obscénité et la vulgarité"... rien à ajouter M. Plenel.
C'est vraiment "no limit" chez ces gens là.