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La «cassette Méry»: un scoop toujours d'actualité

Au détour des commentaires sur le renvoi de Jacques Chirac devant la justice, certains lecteurs se demandent si les journalistes ont bien joué leur rôle d'alerte sur les affaires de la Mairie de Paris. Plutôt deux fois qu'une, serait-on tenté de leur répondre, tant les révélations n'ont pas manqué. Mais les vérités journalistiques ne font pas les vérités politiques, encore moins les vérités judiciaires. Démonstration avec le rappel de l'épisode le plus mouvementé de ce feuilleton: la trop oubliée «cassette Méry».

 

Ce rappel n'est pas inutile, notamment pour éclairer ceux de nos lecteurs qui pourraient croire que nous avons l'indignation sélective, obnubilés que nous serions par Nicolas Sarkozy au point d'oublier que la corruption de l'esprit public a connu d'autres précédents. Tous nos abonnés ne sont pas supposés savoir que, tant sous la présidence de François Mitterrand que sous celle de Jacques Chirac, les initiateurs de Mediapart ont eu maintes occasions de prouver leur indépendance professionnelle, quitte à parfois en payer le prix. Ce souvenir est pourtant un des éléments constitutifs du contrat de confiance proposé à ses lecteurs par Mediapart: nous nous sentons d'autant plus libres d'exercer notre droit de critique envers une présidence qui exacerbe et aggrave les travers des précédentes que nous n'avons pas été en arrière de la main face aux dérives de celles-ci.

 

En septembre 2000, les 22 et 23 septembre exactement, Le Monde publiait sur plusieurs pages l'essentiel du témoignage posthume de Jean-Claude Méry, qui joua un rôle essentiel dans le financement occulte du RPR au profit de la carrière politique de Jacques Chirac. Je fus à l'origine de cette publication non seulement parce qu'étant, à l'époque, directeur de la rédaction du quotidien du soir, mais de plus parce que destinataire de la vidéo sur laquelle était enregistré ce témoignage. Son détenteur, le journaliste Arnaud Hamelin, réalisateur de documentaires, m'avait en effet directement contacté après s'être heurté, un an durant, au refus des producteurs et des chaînes audiovisuelles d'exploiter ce formidable scoop. Sans aucune contrepartie, autre qu'un bras d'honneur symbolique à une profession trop timorée, il nous a donc offert cet exceptionnel matériau.

 

Avant la publication, plusieurs journalistes du Monde, dont Fabrice Lhomme, aujourd'hui à Mediapart, feront toutes les vérifications, recoupements et contextualisations possibles pour n'avoir plus guère de doute sur son authenticité et sur sa véracité. L'une des scènes les plus stupéfiantes de cette confession en forme de réquisitoire est le récit par Méry de la remise par ses soins de cinq millions de francs en liquide dans une mallette, à l'Hôtel Matignon, entre 1986 et 1988, dans le bureau de Michel Roussin et «en présence de Jacques Chirac», alors premier ministre. Bien qu'occupant l'actualité jusqu'à la fin de l'an 2000, au point de donner lieu à un documentaire sur France 3 auquel nous participerons, l'affaire de la cassette Méry tournera court. D'abord parce que l'attitude énigmatique d'une figure de la gauche, Dominique Strauss-Kahn, y ajoutera une confusion habilement exploitée par l'Elysée. Ensuite parce que les juges d'instruction qui s'en saisiront louperont de façon incompréhensible leur enquête en s'en prenant bizarrement à Arnaud Hamelin, au point de le placer en garde à vue et de le mettre en examen.

 

Tout est bien résumé dans le documentaire ci-dessous, produit en 2008 par la société de Hamelin, Sunset Presse, et aujourd'hui en accès libre. Ne loupez pas la photo qui apparaît très rapidement à 16 min et 38 s, car vous y verrez, en compagnie de Jacques Chirac et de Jean-Claude Méry, un jeune homme ambitieux, très soucieux d'apprendre auprès de ses aînés: Nicolas Sarkozy. En culot et en avidité, l'élève a sans nul doute dépassé ses premiers maîtres, lesquels furent essentiellement deux, Charles Pasqua, puis Jacques Chirac. Mais se souvenir que Nicolas Sarkozy vient d'abord de là, de la part d'ombre du gaullisme, c'est inviter ceux qui, à droite, aujourd'hui s'y opposent (encore modérément) ou s'en détournent (trop silencieusement) à un devoir d'inventaire sur le passé de leur famille politique.

 

 

A l'époque, la contre-attaque chiraquienne sera fort classique – nier en bloc et critiquer les médias –, très semblable à ce qui se pratique encore aujourd'hui sous Sarkozy. Son registre n'a guère besoin d'être renouvelé tant la présidence de la République, avec son pouvoir institutionnel, son immunité judiciaire et son irresponsabilité pénale, est une forteresse inébranlable. La contre-offensive sera menée, depuis l'Elysée, par Dominique de Villepin, alors secrétaire général de la présidence, qui s'appuiera sur des avocats et des journalistes amis. Jacques Chirac lui doit la trouvaille langagière qu'il utilisera le soir même à la télévision pour faire taire les curieux: «abracadabrantesque», un néologisme forgé par Arthur Rimbaud, en 1871, dans son poème Le Cœur supplicié.

 

La cassette Méry fit évidemment partie des milliers de griefs retenus à mon endroit par les tenants d'un journalisme de gouvernement, de raison d'Etat et d'intérêt national, qui fabriquèrent le pavé La Face cachée du Monde, cet attentat éditorial qui a porté une atteinte fatale à l'indépendance de ce journal. «Fallait-il alerter presque quotidiennement l'opinion publique et contribuer ainsi à donner de la France une image forcément dégradée?», demandaient-ils notamment dans la dizaine de pages qu'ils consacrèrent au traitement des affaires concernant Jacques Chirac par Le Monde quand j'en dirigeais la rédaction. Ils comptabilisèrent ainsi pas moins de «500 occurrences entre 1995 et 2002, score imbattable, sans comparaison possible, laissant les journaux concurrents loin derrière», à propos aussi bien du financement du RPR par les HLM de Paris, des emplois fictifs de la Ville de Paris, de la fraude électorale dans la capitale, des voyages privés et frais de bouche du maire et de sa famille, etc.

 

J'aurais évidemment tendance à prendre ce reproche pour un compliment. Mais ce ne serait là que vaine autosatisfaction, tant la leçon de cette histoire est amère. Elle illustre en effet la terrible impuissance démocratique qui mine la politique française. Car si, hier, les manquements à la morale publique de nos présidents n'ont jamais été sanctionnés alors même qu'ils étaient connus, révélés et détaillés, comment s'étonner qu'aujourd'hui, une pédagogie de l'impunité et de l'irresponsabilité puisse régner au sommet de la République?

 

Je vous invite à méditer cette interrogation en contemplant le cliché évoqué plus haut où l'on retrouve Jacques Chirac au meilleur de sa forme et de son allure (au centre), l'alors fidèle et jeune Nicolas Sarkozy (à gauche) et le défunt Jean-Claude Méry (à droite):

 

 

Tous les commentaires

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Ce rappel n'est pas inutile, notamment pour éclairer ceux de nos lecteurs qui pourraient croire que nous avons l'indignation sélective, obnubilés que nous serions par Nicolas Sarkozy au point d'oublier que la corruption de l'esprit public a connu d'autres précédents. "

Comme disait, en d'autres temps Françoise Giroud : "il arrive que les choses qui vont sans dire aillent encore mieux en les disant."

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Donc, on aura tous compris que le Monde n'a jamais pratiqué le journalisme de connivence.

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jean-paul yves le goff

http://www.lelivrelibre.net 

"Donc, on aura tous compris que le Monde n'a jamais pratiqué le journalisme de connivence...."

Peut-être, sûrement, que si, JPYLG...  Mais à ce moment-là, à mes yeux, bien moins que bien d'autres journaux. Et bien moins, aussi et surtout, que Le  (même ?) Monde par la suite... Il faut quand même le reconnaître !

Mais c'est évident, chère Grain !

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Simplement, je ne me positionne pas en juge, théoriquement soucieux d'équité.

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Je me positionne en citoyen dégoûté, écoeuré, indigné, scandalisé.

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Le dégoût, l'écoeurement, l'indignation, le scandale ne s'expriment pas par la dentelle rhétorique. Cela s'exprime par la violence verbale. Pas par la nuance. Par l'exagération.

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C'est pourquoi je dis merde aux 99% des abonnés de Médiapart, transfuges du Monde et aux autres journaux de connivence.

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Merde également, tu t'en doutes, aux anciennes et anciens journalistes de la même maison et de quelques autres.

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C'est la faute des oui-ouistes formatés et heureux de leur formatage que nos usurpateurs professionnels truandent impunément depuis 40 ans.

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Suis-je clair ?

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Mais sans doute devrais-je dire, pour  faire passer ces idées, qu'il m'a semblé diagnostiquer, depuis l'arrivée de Sarko 1er à l'Elysée une certaine baisse d'intensité dans la conscience politique des électeurs ?

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jpylg 

Un coup de gueule sur Médiapart, c'est bien. Mais il ne faut pas se tromper de cible. Je fais partie des 99% des abonnés de Médiapart (pour ma part) toujours abonné au Monde, non sans avoir soutenu la résistance des journalistes contre la dérive Colombani-Minc. J'espère que vous ne limitez pas votre action contre "cette baisse de de la conscience politique des électeurs" à des commentaires sur Mediapart... Avec la cassette Méry, Edwy Plenel, alors directeur de la rédaction du Monde et les journalistes venus du Monde qui ont créé Médiapart, n'avaient pas ménagé les turpitudes de Chirac... Mais il est vrai, que Jospin, dans le cadre de la cohabitation avait ménagé Chirac en empêchant Arnaud Montebourg d'obtenir les 50 signatures de parlementaires pour engager des poursuites judiciaires contre Chirac... et depuis le PS et la gauche ont perdu les Présidentielles de 2002 et de 2007 et c'est le RPR-UMP qui contrôle la Justice .

Mais il est vrai, que Jospin, dans le cadre de la cohabitation avait ménagé Chirac en empêchant Arnaud Montebourg d'obtenir les 50 signatures de parlementaires pour engager des poursuites judiciaires contre Chirac...

 

Il a décrit la chose dans "La Machine à trahir".

La démonstration est sans appel.

En annexe on peut y lire la "proposition de résolution tendant au renvoi de Monsieur Jacques Chirac occupant les fonctions de Président de la République, devant la Commission d'instruction de la Haute Cour de Justice."

Et c'est encore une des défaites de Jospin. Après cela on lira, ici ou là, la liste des "responsables" de son éviction en 2002...

On trouve aussi en annexe les "30 propositions à soumettre aux Français par un référendum constituant", issu des travaux de la Convention pour la VIe République... (2001)  Un rude labeur et un rude combat. On peut comprendre qu'il "fatigue" un peu, vu l'enthousiasme de ses petits camarades...

Vous écrivez: "Un coup de gueule sur Médiapart, c'est bien. Mais il ne faut pas se tromper de cible. Je fais partie des 99% des abonnés de Médiapart (pour ma part) toujours abonné au Monde". J'en suis très surpris: il me semble à moi que si médiapart a une raison d'être, c'est précisémment de sortir les infos que "Le Monde" a renoncé à publier depuis belle lurette, y compris d'ailleurs à l'époque Plenel....

D'où sortez-vous ce pourcentage, d'une source précise - merci de la communiquer - ou s'agit-il de votre opinion dont vous évaluez très libéralement l'importance chez les lecteurs de Médiapart ( encore un petit effort de 1% et personne n'aura fait mieux que vous) ?

 

 

Je crois, Solzasco, que JYLegoff, ne parle pas de l'ensemble des abonnés de Médiapart, mais vise uniquement 99% des anciens abonnés du Monde qui se sont abonnés àMédiapart. Je laisse à JYLegof l'entière responsabilité de cette affirmation malveillante à l'égard des anciens abonnés du Monde.

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Si la cassette Méry est un "scoop toujours d'actualité", - ce que je veux bien - alors il faut admettre que pas mal d'autres affaires devraient être aussi toujours d'actualité, dont un bon nombre pourtant ont fait l'objet d'un non-lieu.

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Ainsi dans l'autre fil de Fabrice Lhomme, intitué "Chirac renvoyé devant le tribunal" ,

URL : http://www.mediapart.fr/journal/france/291009/chirac-renvoye-devant-le-tribunal

c'est Jonath, hier (30/10)  dans un message daté de 13h43 a donné la liste (sortie en 2004) par le Nouvel Obs dans lequel le nom de Chirac était prononcé.

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Ce sont :

Les emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris.

L'affaire des marchés publics d'Ile-de-France. 

les voyages payés en espèces 

Frais de bouche des époux Chirac 

L'affaire des HLM de Paris

L'affaire des chargés de mission de la mairie de Paris 

L'affaire de la Sempap

Le château de Bity

Le trafic d'armes en Angola

Le dossier de la privatisation de la CGM 

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Le fait est que pas mal de choses ont été dénoncées. Ce qui est extraordinaire, c'est qu'elles l'ont été en des termes tels qu'une grande majorité des citoyens, en sont arrivés à les considérer comme de pures banalités.

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C'est en ce sens que je parle de "journalisme de connivence", dont l'un des fleurons est le Canard enchaîné, qui s'efforce depuis plusieurs  décennies de livrer au minimum un nouveau scandale politico-financier par mois. Histoire de distraire les oui-ouistes.

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J'aimerais donc pouvoir dire, sans être considéré comme coupable de crime de lèse-majesté que je trouve un peu léger qu'Edwy Plenel dans son article sur "la corruption de l'Esprit public" ait oublié de signaler que Sarko était passé à bonne école et que la gauche, ces trente dernières années ne s'est pas montrée plus intègre que la droite.

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 Quant au torrent de louanges qui ont accueilli cet article mémorale (un autre, après la série inachevée sur le coup d'état polymorphe de Sarko 1er), je le trouve particulièrement grotesque et suis ravi de cette occasion de le préciser.

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jpylg 

Merci à Marie-Paule de son hospitalité.

Selon JPYLG : "C'est en ce sens que je parle de "journalisme de connivence", dont l'un des fleurons est le Canard enchaîné, qui s'efforce depuis plusieurs  décennies de livrer au minimum un nouveau scandale politico-financier par mois. Histoire de distraire les oui-ouistes."

Donc livrer un scandale, c'est être de connivence avec l'auteur du scandale ?

Joël Martin, de passage.

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" Donc livrer un scandale, c'est être de connivence avec l'auteur du scandale ? "

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Il est parfaitement concevable que l'on puisse dénoncer un scandale d'une façon telle que l'on contrôle (en l'atténuant) l'effet  de scandale et que, effectivement, par là même, on protège les responsables du scandale.

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C'est effectivement ce que je pense, à tort ou à raison,  que fait le journalisme de connivence.

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Vous avez le droit de penser autre chose, ma chère marie-paule de passage.

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jpylg 

@jplyg

"Il est parfaitement concevable que l'on puisse dénoncer un scandale d'une façon telle que l'on contrôle (en l'atténuant) l'effet  de scandale et que, effectivement, par là même, on protège les responsables du scandale."

C'est parfaitement concevable, en effet.

Mais est-ce la réalité ?

Prenons l'exemple de Jacques Chaban-Delmas.

Les articles du "Canard" l'ont tué politiquement.

On frémit à l'idée de ce que cela aurait été si le "Canard" n'avait pas été de "connivence"...

A bientôt, peut-être, cher philosophe.

Joël Martin, content de rester un peu discuter avec vous.

"Joël Martin, content de rester un peu discuter avec vous. " 

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Quel talent !

Merci pour ce rappel fort intéressant.

Il faudrait que les "critiqueurs" des Journalistes indépendants regardent la vidéo de cette cassette MERY. Espérons que cela leur apprendra à ne pas écrire n'importe quoi !

les tenants d'un journalisme de gouvernement, de raison d'Etat et d'intérêt national, qui fabriquèrent le pavé La Face cachée du Monde,

 Et l'on retrouve l'un des deux, toujours pour les mêmes raisons, fabriquant un ouvrage menteur sur la tragédie rwandaise.  Au moins à l'époque avait-il pu sans trop de risques effectuer une "étude de milieu"...

Quant à nos institutions : 

"Une démocratie de basse intensité", dit E. Plenel... 

C'est drôle, en regardant le reportage, je me suis rappelé quelque chose de très personnel. L'affaire Mery reste pour moi, au delà de tout ce qui est écrit et dit dans la vidéo, (peut-être 15 fois plus intéressant que ce que je vais écrire ensuite !)  mon  presque dernier debat animé, clivé, voire violent avec mon père sur la personne Chirac, après d'autres terribles échanges sur la question plus politique gauche/droite !

Presque dernier parce que mon père, Chiraquien convaincu, n'a jamais vacillé sur cette affaire, cela lui a pris deux autres années et quelques autres scandales avant de changer d'idée et.... de voter Bayrou aux élections suivantes, au premier tour, du moins ! Puisque comme lui, comme beaucoup d'entre nous, contraints et forcés, nous avons tous les deux, ironie jaunisse, voté pour Chirac en 2002. 

S'il y a bien quelque chose d'étrange dans toute cette affaire c'est la faiblesse de notre démocratie, oui l'expression d'Eddy est vraie "une démocratie de basse intensité" qui échoue presque chaque fois qu'une affaire de ce genre éclate a faire les choses comme elles devraient être faites !  

Mais parfois trop c'est trop et l'hypocrisie éclate au grand jour, pas toujours mais quand cela arrive, ça fait rudement respirer ! 

Merci donc de cette respiration et de ce souvenir jaunisse, qui au delà de la blague et je reprends les mots de JPYLG  :"Ce qui est extraordinaire, c'est que les choses dénoncées l'ont été en des termes tels qu'une grande majorité des citoyens, en sont arrivés à les considérer comme de pures banalités."; ***

Non elles ne sont pas banales, et quand on le realise et qu'on le redit dans les cours et les classes d'école, dans les journaux et les bars PMU, dans les reportages et les repas de famille (quitte à ce qu'ils ne soient plus que des combats de verre d'eau en pagaille), ç'est important !  

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Si Edwy recueille - j'en suis heureux pour lui - des tonnerres d'applaudissements pour sa formule "démocratie de basse intensité" j'aimerais bien que les oui-ouistes arrêtent de me traiter de facho sous prétexte que je considère la démocratie comme un immense bluff.

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jpylg 

Hein, mais qui fait ça? Facho est un mot qui ne colle pas à la réalité en ce cas ! Ils sont dingues parfois JPLG, non?

Par contre, l'idée de vivre dans un grand bluff en ce moment, euh, à mon grand regret, je dois dire que oui, c'est un peu beaucoup et pas du tout passionnément le cas !  

Qui vous a traité de "facho" JPYLG? La "démocratie, un immense bluff", mais en mai 1968, un des slogans des étudiants étaient "élections pièges à cons". Vous n'avez rien découvert. Et ce sont les élections, apès la manif du 31 mai 1968, d'un million de trouillards de la bourgeoisie aux Champs Élysées contre la Chienlit (la vraie liberté et la fraternité) qui a balayé l'espoir de renvoyer le RPR et son SAC, la maffia de Charles Pasqua (pas seulement à la Défense) aux oubliettes de l'histoire. Un an plus tard, c'était au tour de Charles De Gaule d'être balayé au référendum, par la gauche avec les voix de la droite.

Nous savons tous, hélas !, ce qu'est devenu Le Monde et ce qu'il en est de ses dérives politiques et sémantiques. Le titre de "une" d'aujourd'hui, en manchette, est extrêmement révélateur : "Une juge d'instruction renvoie Jacques Chirac devant un tribunal". Il y a , d'emblée, plusieurs lectures possibles. On serait, de prime abord, tenté de considérer que Le Monde a voulu encenser une juge pour son courage et la fidélité à sa mission, bien qu'il semble étrange de singulariser un individu en la circonstance, puisqu'il s'agit de justice. Mais la lecture de l'article conduit inéluctablement à penser que ce n'est là qu'un réflexe corporatiste pour sauver la fonction de juge d'instruction, et que ce pauvre M. Chriac serait donc une victime. C'est lamentable. Minc et Colombani ont bien fait leur travail et Beuve-Méry doit se retourner dans sa tombe.

Habituer l'opinion au scandale au mensonge politique, finir par le faire sourire avec une sorte de fatalité, comme le fait le canard enchaîné n'est pas vraiment une bonne chose Dénoncer trop systématiquement le même camp comme le reproche JPYLG à Edwi Plenel ce n'est pas parfait. Mais alors tirer à vue, dénoncer tous azimuts pour montrer que la démocratie ne vaut rien, c'est aller un peu vite en besogne. Toutes les républiques ne sont pas bananières même si la nôtre a le goût de banane et si nos traditions latines semblent s'en accomoder.

On a des prrogrès à faire, on en avait fait, quoiqu'on en dise. Les choses se sont dégradées sérieusement à partir de Mitterand et culminent aujourd'hui dans un puissant maelstrom qui donne la nausée.

Dénoncez, dénonçons mais pour être un peu efficace il faut le faire au moment des élections par des candidats offrant les garanties pour le faire.

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" montrer que la démocratie ne vaut rien  c'est aller un peu vite en besogne ".

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 Je crois que la démocratie est une fort belle chose, en tant qu'elle est un idéal, ou pour employer un autre terme, une utopie.

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Je pense que faire croire aux citoyens comme le fait le système généralisé de formatage qu'il s'agit d'une réalité est le pire service à leur rendre et le meilleur moyen à mettre en oeuvre pour que cet idéal n'approche jamais de la réalité, ou plutôt, la réalité de cet idéal.

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jpylg 

JPYLG, il ne vous arrive jamais d'avoir mal aux chevilles à force de vous prendre pour le nombril du monde et  ce serait bien si vous cessiez, de temps à autre, de prendre les autres pour des aébrutis ... E.Gaudin

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Merci de nous faire connaître votre opinion sur ma personne.

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N'hésitez pas, à l'occasion, à commenter également ce que je dis.

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jpylg 

Cet évènement rappelé si nettement par Edwy Plenel met ici en évidence quelque chose qu'on ne peut pas bien saisir lorsque l'on n'a pas été en situation, soi-même, de prendre des risques qui ont trait directement à nous-même : notre position sociale, notre job, notre famille et nos amis, voire notre propre entreprise ...

On voit bien ici la dérive que les ressources des hommes "de pouvoir" ont réussi à donner à cette affaire jusqu'à l'étouffer tout en jouant, entre autres, sur la crédibilité de l'un des deux journalistes : M. Hamelin, comme d'un hochet pour le peuple.

Le métier des journalistes de Médiapart est ici en quelque sorte juste entre-aperçu et qu'Edwy Plenel traduit en reprenant l'expression du chien qui aboie, expression qui édulcolore la prise réelle de risque. En l'occurence, ici, le chien "Hamelin" a connu un peu plus qu'un mauvais quart d'heure.

Souhaitons vraiment que Médiapart ait la capacité à tenir durablement dans cette position, qui, quoique les uns et les autres puissent penser ou gloser, est par essence le chemin à risque, même si la nature du risque n'est pas tout à fait la même ici qu'en Tunisie ou au Maroc pour ne prendre que les faits les plus récents, ce qui ne lui enlève rien de sa véritable nature de prise de risque à la mesure de la maladie de notre démocratie et de la force de courage qu'en regard, il comporte.

 

 

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Qu'on me permette de ne pas adhérer au mythe du Sauveur; de dire que ce à quoi je m'en prends n'est pas une personne mais un système; de considérer que Médiapart est finalement assez conformiste et sur le plan de l'innovation journalistique et sur le plan de la rénovation politique.

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jpylg 

La cassette Mery est,comme le "faux Henry" pour l'affaire Dreyfus,un des éléments essentiels de ce dossier. Je remercie donc Edwy Plenel de l'avoir rappelé. Par ailleurs,je souhaiterais personnellement qu'on nous apporte des informations et des précisions sur le rôle ambigü joué par DSK dans la "disparition" de cette fameuse cassette... Quant au procès d'intention fait à jpylg,je le trouve déplacé et inutile.

Mon hypothèse, c'est la COHABITATION. Jospin et DSK pour gouverner avait besoin de la bienveillance de Chirac, que lui acordait volontier Chirac, dans la mesure où la politique Sociale Libérale accompagnait parfaitement la politique mise en oeuvre par les néo-conservateurs de Reagan-Tatcher-Bush...

La fin justifie-t-elle les moyens ? Les français n'ont jamais été choqués d'apprendre qu'un parti politique détourne les fonds publics à son profit. Qu'une municipalité communiste réserve des logements ou des emplois aux membres du parti semble une réponse logique et donc justifiée aux emplois fictifs de la Mairie de Paris, et réciproquement. Et le fait que tous, à gauche comme à droite, récompensent les services rendus leur interdit de critiquer l'adversaire.

L'opinion publique ne commence à être choquée que lorsque l'enrichissement est personnel, et encore ! Il faut qu'il dépasse les normes de ce qu'elle considére comme un abus normal. 

Dans la charte constitutionnelle qu'il octroyait à la France, Louis XVIII  avait choisi de ne pas donner d'indemnité aux parlementaires. Justifiant son choix auprès de Talleyrand il lui dit "j'entends que leurs fonctions soient gratuites : elles n'en seront que plus honorables".Et Talleyrand qui connaissait bien les hommes lui répondit :" gratuites, Sire ? cela sera bien cher !"

feodalité oblige? 

"Le fait que tous à gauche comme à droite, récompensent les services rendus leur interdit de critiquer l'adversaire"..., selon vous christian 78. Entre l'attribution d'un logement HLM ou d'un emploi à un militant et l'attribution de GDF à Suez, TF1 à Bouygues, etc. il y a une nuance. la Droite au pouvoir a su instrumentaliser la justice, sans complexe, contre la gauche: ELF, avec l'appartement à Londres pour l'ex épouse de Loic le Floch Prigent PDG d'ELF (il n'était ni énarque, ni polytechnicien), qui n'avait pas les moyens de payer une indemnité compensatoire en rapport avec sa fonction, parce qu'il gagnait 300.000 Frs par mois. La procédure judiciaire a été engagée par une plainte de Philipe Jaffré, qui a succédé à Loic le Floch Prigent comme PDG d'ELF, après avoir été nommé par Balladur. Il s'est aussitôt attribué 1,5 millions de Francs par mois + un parachute doré quand ELF, entreprise publique, déstabilisé par le procès a été repris par TOTAL, entreprise privée, pour une bouchée de pain. Idem, avec URBA (la pompe à finance du PS) où Émmanuelli a été traîné dans la boue, et même le prêt d' 1 million de francs de Patrice Pelat à Bérégovoy. Sans parler du chantage exercé sur la CGT par la procédure pénale en cours visant la CCAS (le Comité d'entreprise d'EDF), la bête noire de Tranchant, ce député RPR ami de Pasqua, disposant d'un quasi monopole sur les machines à sous (bandits manchots) des Casinos et qui habilement avait piégé Tapie par une plainte au pénal. L'affaire Clearstream, Sarkozy contre de Villepin, entre dans cette catégorie de règlement de compte même entre rivaux de droite, en instrumentalisant la Justice ...

Un grand merci à tous les francs-tireurs et "gloire à ceux ...".J' espére qu'ils finiront par convaincre et qu'ils vaincront.

Il me semble que c'est Hervé Brusini qui donne la meilleure conclusion à ce rappel nécessaire..."Il y a une grande hypocrisie dans notre société. Nous avons une grande habitude du mensonge, Tout le monde ment à tout le monde. Nous avons un problème avec la vérité".

(Mais je me trompe peut-être puisque revendiquant ma place dans les 99% d'abonnés à Médiapart qui..etc..etc...)

La maturité démocratique n'est donc pas encore totalement accessible à la majorité de mes coreligionnaires. Hélas pour quelques longues années encore.... 

 

"Nous avons un problème avec la vérité de nous-même" précise aussi Hervé Brusini

 

JPYG

Pouvez vous replacer la cassette MERY dans son contexte. ... à savoir une affaire d'HLM instruite par HALPHEN et vous souvenir que bien pire que des journalistes de connivence il y a eu dans cette affaires des prise à partie de connivence beaucoup plus dangereuses pour la démocratie.. ex les conditions de l 'implication du beau père du Juge. ....  moi je dirais plutôt merci aux courageux journalistes qui ont su dénoncer cette déviance

Le juge Halphen raconte dans "Sept ans de solitude"* (dédicace : "Ce livre pour inciter à la vigilance) tous les moyens mis en oeuvre pour "ne pas faire pression" sur lui. Au chapitre "Coups tordus" : la peur, les écoutes (et les fines allusions barbouzesques en sa présence) , les filatures, les corbeaux, les bruits, les atteintes à la vie privée... les annulations de procédure, la suspension.

 

Il écrit : "Ne sachant pas que je suis suspendu, j'accomplis certains actes que j'estime urgents. Comme de saisir la cassette Méry dans les locaux du producteur Arnaud Hamelin et de faire deux ou trois auditions. Quelques jours plus tard,  la Présidente de la Chambre me téléphone pour me dire que je suis suspendu. "Comment cela je suis suspendu ?" Elle se reprend. "Non, pas vous, votre dossier. -Mais comment ça, je ne suis pas au courant !" Elle me demande alors si j'ai reçu l'ordonnance, je lui réponds par la négative. "Alors je vous apprends que vous êtes suspendu depuis un an." Je me fais aussitôt adresser copie des ordonnances de suspension et j'arrête tout acte d'instruction en attendant l'arrêt de la chambre d'accusation qui doit statuer sur les précédentes requêtes. 

 

Je tiens à signaler au passage que ces requêtes dataient de septembre 1999, et que plus d'un an après, en novembre 2000, la chambre d'accusation n'avait toujours pas tranché.  Les retards des chambres d'accusation dans l'examen des requêtes qui leur sont transmises ne sont pas pour rien dans l'allongement de la durée des instructions.

 

Dès que la chambre rend enfin son arrêt concernant mon dossier et valide 90% de ma procédure, je reprends aussitôt mon instruction, notamment pour vérifier les affirmations de Jean-Claude Méry figurant dans la fameuse cassette.  Cela aboutira à la convocation de Jacques Chirac comme témoin, aux déclarations de Ciolina mettant directement en cause le président de la République, puis à mon ordonnance d'incompétence pour poursuivre dans cette voie."

 

*Folio-documents n°7

Vous espérez que les francs tireurs finiront par convaincre ?

C'est bien d'espoirs un peu vains qu'il s'agit.

Parce qu'on navigue depuis des décennies dans les pires magouilles et les braves gens s'en contentent ?

Finalement on vit dans une Républiques bannanière, qui  n'élimine pas trop physiquement ceux qui leur posent des questions ? 

Au travers de ce billet et des commentaires, le sentiment que j'ai est que, pour un très grand nombre d'entre nous(dont je fais partie), il y a bien de la désorientation. A force de rencontrer des malversations de toutes sortes, plus ou moins graves, aux échelons les plus élevés de notre "démocratie", nous finissons par nous sentir perdus, ne savons plus ce que nous devons considérer comme grave et quoi voir comme bénin. Le désordre semble être partout et tout le temps. Je trouve bien injuste cette sorte de procès qui a été fait au directeur de Médiapart. Bien injuste qu'il ait ressenti comme le besoin de se justifier. Fallait-il vraiment en passer par là?

Et, pendant ce temps, nous passons un temps considérable à discuter de qui a entrepris telle ou telle action. Heureux peuple, heureux abonnés qui disposez du temps et des moyens pour vous offrir ces discussions!

Oui, seul le moment du vote semble rester comme le vrai moment du choix. Quelle triste époque, si désespérante.

Malheur aux privilégiés que nous sommes, pour une grande majorité des abonnés de ce journal, ils perdent le sens commun et sont condamnés. J'en fais partie, bien sûr.

Je m'interroge, en dehors du sujet qui, une fois de plus, justifie mon adhésion à la ligne éditoriale du journal et même qui équilibre, et de loin, à mes yeux les déviances apparues par ailleurs sur d'autres parties de l'offre Médiapart, par exemple Le Club.

Je m'interroge, donc, sur le contre pouvoir représenté par internet ainsi que par la vulgarisation de la technologie de la capture de l'image et de sa propagation. Tant que cette état de semi-liberté de son utilisation durera, bien entendu...

Le "quatrième pouvoir" faillit mais se fait remplacer, et de quelle manière, par l'oeil décontracté de caméras qui filment ce qui n'était pas prévu, mettant à nu tant de bonimenteurs et bonimenteuses, soyons justes dans l'attribution de points. 

 

Cette vidéocassette présentée ici en est la preuve tout comme le sont plusieurs des vidéos qui font actualité en ce moment, mettant en évidence la partie qui n'était pas prévue par la dir.com: le double ou unique discours sur l'agriculture de N Sarkozy dernièrement, par exemple. 

 

Je vois là un peu comme la justice technologique du "pauvre". Par exemple, face au déploiement de la vidéosurveillance urbaine qui n'est faite que pour bien suivre "les atteintes aux libertés ou aux biens", mais surveillance dirigée aux atteintes uniquement venant de la part de citoyens, du quidam, de catégories que j'appelle "de à pied".

 

Je vois également là comme une contrepèterie, non pas par les mots, mais par l'utilisation de techniques de l'image qui en inversant les fonctions donnent une figure de style visuelle inédite.

 

Et par curiosité, qui restera certainement à cet état, j'aurais aimé avoir l'impression à ce propos de G Orwell. Je ne me rappelle pas d'avoir lu dans ses écrits, cette possibilité d'inversion libératrice de l'oppression de la caméra. Tant que l'utilisation de cette liberté toute nouvelle durera, je répète.

Savoir qui a entrepris telle action n'est pas anodin tant que les conséquences de ladite action, qu'elles relèvent du pénal ou non, n'ont pas été décryptées et tant qu'elles ont une incidence sur le présent. C'est exactement le cas dans cette affaire. Je reste par exemple curieuse de savoir ce que faisait le petit NS à la table des grands (photo).

Quand même, voilà 15 ans que la France est mise en coupe réglée par cette bande de malfrats, qui se permettent en outre de nous donner des leçons de morale et de démocratie !

C'est d'autant plus agaçant et insupportable qu'une majorité de Français semblent s'en accommoder ou simplement vouloir l'ignorer. 

Il faut dire aussi que le PS s'est voulu ambigu depuis Delore refusant de se présenter à la présidentielle, Jospin, DSK qui libéralisent à tout va et absolvent CHIRAC, Delanoë et la dérive ultra-libérale à la veille de la grande crise… Je crois que eux aussi ont une part de responsabilité d'avoir accepté la maffia RPR ? 

Notre seule satisfaction est de connaître encore quelques journalistes qui essaient de faire leur boulot et c'est pourquoi j'ai du mal à suivre JPYLG. 

Non seulement Médiapart, avec de faibles ressources financières et déjà traîné en Justice pour diffamation, nous apportent une information courageuse sur les turpitudes du pouvoir. Il nous donne aussi la possibilité de nous y exprimer en toute liberté. Désolé, JPYLG, votre croisade contre les journalistes "de connivence" de Médiapart et ses abonné(e)s venu(e)s du Monde n'a aucun sens. Le fait, que Médiapart est de plus en plus cité comme source d'information par de nombreux médias constitue déjà une première victoire... Merci à toute l'équipe de Médiapart.

Penser que toutes les affaires qui sortent doivent rendre grace aux journalistes est pathetique.

Quand on voit le zele(le mot est faible) qui a existe a l epoque pour que toutes ces affaires sur la mairie de paris sortent,les journalistes doivent juste etre conscient de leur role de marionnette dans la comedie du pouvoir.

Le fameux corbeau de l epoque(sarkozy pour ne pas le nommer) a demontrer tous ses talents(ses seules sans doute d ailleurs) de terminator.

Il a juste attaquer a l artillerie lourde la ou ca fait mal,c est a dire au portefeuille du rpr(la mairie de paris) en levant tous les lievres qu il a pu pour detruire le financement du partie et,in fine,le partie lui meme.

Constituant egalement de son cote,sa petite cagnotte pour pouvoir financer son partie en devenir( l ump) via les hauts de seine.

 

Il ne faut pas etre naif,Les journalistes qui remuent vraiment ce qu ils ne devraient pas terminent rarement leur jour paisiblement(politkovskaya pour ne citer que la plus illustre).

Ils faut que les journalistes reconnaissent avec humilite,la place qui est la leur,

sans pour autant renoncer a une exigence editoriale .

"l'attitude énigmatique d'une figure de la gauche, Dominique Strauss-Kahn, y ajoutera une confusion habilement exploitée par l'Elysée".Pourriez-vous nous en dire plus s.v.p?

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Par ailleurs, lecteur du "Monde" depuis 1978, je vais peut-être commettre un sacrilège, mais ce journal a existé avant et après Edwy Plenel. Je me souviens du kiosque où j'avais acheté le numéro titrant sur la cassette Méry, preuve que l'affaire m'a marqué. A aucun moment pendant l'achat ou après je n'ai pensé au rédacteur en chef, personnage dont je me fichais éperdument puisque ce qui m'intéressait c'était le contenu des articles et non le microcosme parisien.

Edwy Plenel pour moi à l'époque c'était les irlandais de Vincennes, l'auteur du livre sur le président ancien collabo, l'ancien copain de Bernard Deleplace, le gauchiste devenu "sage" puisque travaillant avec Alain Minc et Jean-Marie Colombani, ou encore une victime parmi tant d'autres de l'affaires des écoutes. Mais encore une fois, c'était et c'est toujours le contenu du journal qui compte.

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@ solzaco et  @ laurent desvignes

 

" D'où sortez-vous ce pourcentage, d'une source précise - merci de la communiquer -"

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La source, c'est mon expérience de la vie. Je l'assume. Oui ! J'emmerde 99% des abonnés, 99% des fondateurs, 99% des journalistes de Médiapart et 99% des six membres légitimes de l'ALM, régulièrement élus.

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En outre, j'emmerde 99% des lecteurs du Monde, passés, présents et futurs. Je ne vous parle pas du Figaro, de l'Huma, de La Croix, du Parisien et de Libé.

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La raison de tout cela est que j'emmerde 99% de l'humanité. 

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Or, si vous prenez votre calculette, vous découvrirez que cela fait encore beaucoup de gens à aimer.

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jpylg 

Jean-Paul

Désolé de vous interpeller !

En quoi le fait que vous emmerdez X ou Y qui plus est en %  est digne d'intérêt ?

Quel rapport avec l'article d'Edwy Plenel ?

Moi, devoir lire ce type de commentaire, ça me fatigue pour ne pas dire que ça m'insupporte.

Je tiens néanmoins à parcourir les commentaires parce qu'ils peuvent apporter des questionnements et des éclairages bien utiles à l'approfondissement de certains articles, mais dieu ! séparer le bon grain de l'ivraie c'est quasi insupportable quand le temps est notre ressource la plus précieuse et la plus rare .. .

 

M.Beber 999, 

votre façon d'aborder les questions et de tenter de décrédibiliser les hommes qui sont dans le feu de l'action (par opposition à ceux qui n'y sont pas) me fait penser que ... permettez que je vous titille ... vous n'êtes pas dans le coup.

Quel est l'homme d'action qui n'a pas expérimenté au quotidien ce que Jean Moussé, jésuite, nomme l'éthique en gris ?

Quel est l'homme de conviction qui n'a pas été confronté au quotidien  à (pour reprendre l'adage commun comme raccourci commode) mettre de l'eau dans son vin ? Il n'est pas pour autant devenu sage. Tant s'en faut !

Ces réflexions mériteraient bien des développements et ce n'est pas le lieu.

Enfin, je note que vous lisiez Le Monde comme vous auriez lu n'importe quel feuille de chou ... peu vous importait qui était derrière les prises de décision concernant les articles et leurs contenus semblez-vous affirmer aujourd'hui (si je vous ai bien compris).

Dont acte.

En ce qui me concerne, j'ai toujours été très vigilant sur qui était derrière l'info que l'on m'apportait ... Et concernant Médiapart, non seulement je m'y suis abonné mais de plus je le soutiens à la mesure de mes moyens justement parce que je prends en compte qui en décide et des thèmes abordés et des contenus.

Libre à vous de considérer que "Le monde" est interchangeable avec "n'importe quelle feuille de chou". Ce n'est pas ce que j'ai écrit.

Et avoir une vision "people" du journalisme ne fait pas forcément de vous quelqu'un de plus "dans le coup", par rapport à celui qui s'intéresse d'abord aux écrits.  

Libre à vous de botter en touche

Dont acte

 

 

Merci pour ce salutaire rappel, je me souviens en effet de cette ITW d'Elise Lucet et du fameux " abracadabrantesque " mais à l'époque j'avais zappé l'importance du sujet, merci donc de m'avoir rafraichi la mémoire avec article et document vidéo.

"Moi, devoir lire ce type de commentaire, ça me fatigue pour ne pas dire que ça m'insupporte. "

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Faut pas lire !

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Par exemple, le vôtre a beau être court. Je me suis arrêté à "m'insupporte".

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jpylg 

La vérité d'un abonné vous fâcherait-elle ?

Si oui, désolé

.

Si oui, désolé ..."

 .

Ne vous lamentez pas. La raison est autre. C'est qu'il y a des refrains que j'ai trop entendus.

.

jpylg 

En prenant connaissance de tous les éléments et de la vidéo de l'article d'Edwy Plenel, je voudrais avoir le texte exact de la cassette originale de J.C.Mery. Comment obtenir le texte de l'article du Monde des 22 et 23 septembre 2000 ?

merci pour la réponse

fripouille

_

Cher fripouille,

 

Hélas, le texte de la "cassette Méry" tel que nous l'avions publié en 2000 n'est pas accessible sur les archives de lemonde.fr. Vous trouverez les articles de présentation, mais pas le verbatim. En revanche, vous pouvez acheter en ligne le texte intégral (nous avions fait en effet quelque coupes, explicites et marginales) puisqu'il a été ensuite publié en livre, avec une présentation par Arnaud Hamelin. Sur Amazon, c'est ici, et sur Priceminister c'est.

Un dernier merci à Marie-Paule 

 

En m'éclipsant, j'ai glissé sur ceci :

Ne vous lamentez pas. La raison est autre. C'est qu'il y a des refrains que j'ai trop entendus.

jpylg 

 Comme par exemple : "J'emmerde 99% etc." ?

Joël Martin

 

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