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Loulou 1er de Mordovie, l’anarchiste couronné

On nous a couronné Loulou…

On nous a serré Jean-Claude, le renifleur  de valseuses estivantes, au trône, la circonférence absente au scooter en république des bananes givrées, la délicieuse petite frappe de Rêve de singe, de 1900, le bras d’honneur à l’arrogance de classe sur deux pattes toujours folles, le boxeur tendre de Sautet, l’insomniaque en manteau de Buffet froid, dans une tunique brodée d’empereur nègre ou de paternel fouettard à datcha.

On a mis au piquet de la plus haute tour surplombant les bouleaux l’animal, la sauvagerie, le soufflet libératoire, la talent suprême de l’affranchi lâché en ville, du King-Kong castelroussin gagnant le Parnasse en toute subtilité brutale, de Vautrin tiré du bon ruisseau, de la mangrove circonscrite au faubourg où pourrissent d’ordinaire les fauves dociles des classes dangereuses.

On nous a couronné Loulou.

Quelque chose a lâché : c’est comme si, chez Coppola, De Niro devenait Pacino par décision d’Ubu. C’est tout à fait comme si Castro confiait le ministère de l’édification citoyenne à Tony « Scarface » Montana…

Quelque chose a lâché : que Gérard Depardieu ne souhaite pas se subordonner aux autorités conjointes du fisc, du législateur, de la morale républicaine, du bon sens citoyen, de la pensée conforme collectiviste, de la sympathie, du patriotisme bien compris, du principe de réel de crise, comment le lui en faire reproche ?

Gérard Depardieu, n’ a pas, au champ social, de devoir, de fonction d’exemplarité, son magistère est celui de l’artiste dont il est heureux qu’il ne soit exemplaire que par choix absolument délibéré. Depardieu n’est pas, au champ politique, ce qu’y est tel politique, tel chef d’entreprise.

Son ministère, au coeur de la cité, est celui de la marge, de l’affirmation individuelle pure, libre, solipsiste, qui l’éclaire  sur elle-même, précisément parce qu’elle refuse, par métier, de cultiver, par obligation, autre chose que la sophistication d’un ars, d’une teknè, d’un art, d’une domestication de soi, qui la rende capable de manipuler ces symboles dont l’addition est le miroir où le temps se mire.

D’un artiste, l’on ne saurait exiger l’engagement, quand bien même l’on ne saurait que le louer quand il advient.

L’on n’est pas artiste sans faire l’expérience de ce choix décisif et parfaitement autogénéré de la participation aux débats du forum, du versement de l’écot communautaire. L’artiste est placé devant cette option, elle ne le constitue pas comme identité politique.

 

 

Le livre X de La République de Platon bannissait le poète en tant que sa parole ouvrait sur l’offuscation du vrai par son imitation. Le poète est revenu en ville en des temps où l’imitation et le vrai sont devenus, par élévation tonitruante de l’un et silence dérisoire de l’autre, étrangement siamois. Le poète a cependant conservé de son exil au désert le goût jaloux de la vie au tonneau, de l’isolement au cœur de cette fabrique, de cet atelier solitaire où il se confère à lui-même la capacité de tendre au chemin du temps un miroir.

Le poète peut être socialement exemplaire, il convient cependant qu’il le souhaite, l’exemplarité sociale n’est pas consubstantielle de son être au monde. S’il fait exemple sans le choisir, c’est qu’il est et fait une « oeuvre ouverte » qu’achève, pour s'édifier, le lecteur, le spectateur, l’auditeur; mais s’il ne choisit pas de faire exemple, nul ne saurait en raison lui en tenir rigueur.

Loulou 1er de Mordovie a choisi, et depuis longtemps, des interviews accordées au début des années 80 en témoignent, de ne pas être un contributeur fiscal exemplaire. Soit, ceci ne saurait lui être reproché que depuis une méconnaissance de son être au monde et de son ministère, de son métier.

Mais quelque chose a cependant bel et bien lâché, qui transcende de beaucoup Gérard Depardieu…

Voici en effet que l’acteur Diogène, que le refuseur social, que le contempteur des conventions, voici que Falstaff conchiant la bonne conscience autoritaire, comme toute autorité, en commençant, bien entendu, par celle du cadre cinématographique ancien qu’il a contribué à faire trembler sur ses bases  de film en film, voici que le « working class hero » superbement indigne vient devant le spectateur utopiste atterré faire allégeance au satrape…

Voici que l’anarchie faite homme vient caresser le menton tendu et l’épaule parachutiste de ce que le monde contemporain compte de plus radicalement autoritaire, de plus impudemment arbitraire, de plus sournoisement liberticide.

Voici que l’animal poète vient tendre le joug, afin qu’il le lui passe, au Moloch normatif…

Que Raspoutine rase Poutine, gratis.

 

L’on ne saurait reprocher quoi que ce soit à Gérard Depardieu sur le terrain de l’exemplarité sociale. L’on ne peut en revanche qu’être consterné par la mise au pas hilare de cela même qui l’autorisait à n’être pas exemplaire, à ne l’être jamais, avec panache.

Ce n’est pas le contribuable offenseur offensé qu’il s’agit de plaindre ou de blâmer, c’est l’anarchiste dorloté par le tyran, la liberté en actes recevant l’onction du geôlier d’un peuple.

Mais n’est-ce pas le paradoxe historique, sans doute éclairant, toujours désespérant, de l’anarchie, que de ne se voir jamais remettre le sceptre que par les plus radicaux de ses ennemis proclamés ?

 

 

Tous les commentaires

08/01/2013, 10:06 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

hahahahahahaha, super 

08/01/2013, 10:06 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

Raspoutine rase Poutine, gratis. : excellent

08/01/2013, 12:12 | Par mtb74 en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 08/01/2013 à 10:06

Le jeu de mot était tentant... mais Raspoutine comme figure d'anarchiste ??

08/01/2013, 13:48 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 08/01/2013 à 10:06

"Raspoutine rase Poutine, gratis. : excellent"

Oui. Excellent jeu de mots que l'auteur du billet a bien fait de reprendre.

Voici le "bandeau" de la Une d'un numéro du Canard début décembre 2004 :

Cela n'enlève rien à l'excellence de ce billet.

Bonne année.

08/01/2013, 14:20 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de JoëlMartin le 08/01/2013 à 13:48

Je n'avais pas vu cette une mais le calembour s'imposait un peu...

Merci, en tout cas !

Bonne année à vous aussi ! 

08/01/2013, 10:07 | Par Emmanuel Tugny

C'est gentil.

08/01/2013, 10:24 | Par Erreur 403

Je ne puis m'empêcher de penser à la réponse que fit Lacan aux dirigeants du Mouvement du 22 mars, venus lui demander de l'aide :

"La subversion, c'est moi. Je ne vois pas pourquoi je subventionnerais une maison concurrente. Vous êtes les Ilotes de ce régime. Vous ne savez pas ce que c'est ?"

(Cité par Hamon & Rotman. Génération)

08/01/2013, 10:47 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Erreur 403 le 08/01/2013 à 10:24

super, cette anecdote 

08/01/2013, 10:26 | Par Emmanuel Tugny

VOUS ETES ABSOLUMENT DANS LE VRAI, CITANT CETTE ANECDOTE !

08/01/2013, 10:26 | Par Emmanuel Tugny

merci !

08/01/2013, 10:48 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

que Mediapart publie des articles vraiment écrits c'est la classe

08/01/2013, 10:51 | Par la dame du bois-joli

excellent billet, merci à vous !

je me demande si les digues de ces arrogants assoiffés de pouvoir ne sautent-elles pas , les unes après les autres, parce qu'ils se sentent justement un cran au-dessus du commun des mortels par leur jouissance des biens matériels, par la gestion de la gloire et du pouvoir, par les caresses et les flatteries des media-carpette

leur esprit est dans la confusion la plus totale, ils ne peuvent plus faire machine arrière, ils sont condamnés à l'insignifiance, l'auto-suffisance, les provoc' ultimes, non ? 

jusqu'à l'explosion finale ... ça vient ça vient Rigolant

08/01/2013, 10:54 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 08/01/2013 à 10:51

je vous suis !

08/01/2013, 11:25 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de TakuanSoho le 08/01/2013 à 11:19

Juste.

08/01/2013, 11:30 | Par panier29 en réponse au commentaire de TakuanSoho le 08/01/2013 à 11:19

Vous avez tout à fait raison !

Les PLUS pitoyables dans ces histoires, ce sont les politiques qui hurlent contre ces départs !

Soit ils pondent une loi qui empêche cela ( évasion fiscale) c'est pas d'main la veille. . . Soit ils ferment leurs gueules !!

08/01/2013, 11:41 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de panier29 le 08/01/2013 à 11:30

Je crois que l'indignation est plus légitime quand elle s'applique à des citoyens dont un des aspects de la fonction sociale est l'exemplarité.

08/01/2013, 15:17 | Par panier29 en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 11:41

Je suis d'accord avec vous Emmanuel mais alors que l'exemplarité commence par le haut de la pyramide ! 

Cordialement

08/01/2013, 19:20 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de panier29 le 08/01/2013 à 15:17

Absolument d'accord.

08/01/2013, 19:20 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 19:20

L'affaire est que je ne crois pas que Depardieu soit à proprement parler "dans la pyramide".

09/01/2013, 08:58 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 19:20

C'est ki le haut ?

08/01/2013, 14:16 | Par TakuanSoho en réponse au commentaire de Françoise Majorel le 08/01/2013 à 13:43

Il n'est effectivement pas parti discrétement mais qui a écrit le "scenario" de ce telefilm ? Depardieu est un acteur/bouffon à la personnalité bien définie et globalement prévisible. A mon humble avis, dans cette petite histoire, le casting a été fait avec soin et les producteurs de cette mini-série médiatique ont parfaitement atteint leurs objectifs :-). Ils n'ont probablement pas eux besoin de pousser très fort Gérard pour qu'il endosse avec talent ce nouveau rôle mais je doute fortement qu'il soit encore à la barre de son embarcation entrainée par le courant. Si les bouffons de notre époque se flattent de leur proximité avec les "élites" et s'en glorifient, ont-elles réellement conscience de leur insignifiance pour ceux-ci ? Ce sont juste des "animaux de compagnie", parfaitement interchangeablers, que l'on utilise pour distraire la masse des esclaves et la faire rêver (j'utilise le mot distraire dans le sens de "détourner l'attention" des réalités). Les bouffons représentent également de jolis ornement familliaux, surtout quand ce sont de charmantes demoiselles, en plus, comme cela, l'argent reste dans la famille :-). certains bouffons profitent du système et se plient avec complaisance aux divers scénarios proposés avec un cynisme évident, assurant ainsi à eux-même et à leur familles une vie très confortable et bien à l'abri des réalités du bas peuple, mais dans le cas de Depardieu, j'ose espérer qu'il a "légérement" perdu pieds et pense réellement que son rôle est la "réalité" ;-).

08/01/2013, 15:03 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Françoise Majorel le 08/01/2013 à 13:43

N'éxagérons rien mais il y a du vrai dans ce que vous dites. Bienvenue ici, chère Françoise.

08/01/2013, 15:04 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 15:03

@TAKUANSOHO : mouais...

08/01/2013, 15:25 | Par panier29 en réponse au commentaire de Françoise Majorel le 08/01/2013 à 13:43

Egalement d'accord avec vous Françoise !

Que les russes le garde et je ne pense pas que la France ait eu besoin de lui ne serait ce qu'un jour !

Cordialement

08/01/2013, 11:16 | Par Pierre Caumont

"Que Raspoutine rase Poutine, gratis ! " Voilà un billet poil-à-gratter touché par la grâce ! 

08/01/2013, 11:41 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Pierre Caumont le 08/01/2013 à 11:16

Merci, Pierre !

08/01/2013, 11:23 | Par komyo

Excellent ce billet ! Un bien beau texte ... Comme quoi ... La splendeur du lotus ses racines dans la boue... Toute idole doit connaître la chute et tout phénix renaître de ses cendres.

08/01/2013, 11:43 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de komyo le 08/01/2013 à 11:23

Il y a des limites à la renaissance...Clin d'œil

08/01/2013, 11:25 | Par rubricub

"singe en hiver" m'est inconnu, mais "un singe en hiver" c'est Bebel et Gabin...

Grand merci pour votre texte ravissant.

08/01/2013, 11:26 | Par Emmanuel Tugny

Merci, adorable, lapsus : j'ai rétabli (Rêve de singe...)

08/01/2013, 11:32 | Par rubricub

PARDON D'AVOIR OUBLIE LE BON FILM DE GG, AVEC RENO : "TAIS-TOI ".

ET ON CONNAIT LA FIN.

08/01/2013, 11:44 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de rubricub le 08/01/2013 à 11:32

Bien vu.

08/01/2013, 11:44 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 11:44

J'aurais pu citer Danton (suggestion de mon ami Christian J.)...

08/01/2013, 11:45 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Jean-Claude BIDAULT le 08/01/2013 à 11:37

ABSOLUMENT D'ACCORD !

Et, évidemment, merci !

 

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

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08/01/2013, 20:28 | Par daniel nicot en réponse au commentaire de Jean-Claude BIDAULT le 08/01/2013 à 11:37

non non lavilliers est aussi un cancre à sa facon. Son premier disque" le stephanois" était  et reste le cri d'un homme révolté , sincere et talentueux. Mais il c'est arrété et après il a copié avec talent certes mais il a copié le repertoire sud americain comme johnny l'a fait pour le blues et le rock en roll. En son temps mon pote Ferré quittait les concerts dans une berline de luxe en ayant craché sur les bourgeois. Ce n'est pas parce qu'ils nous apportent par leurs textes et musiques du bonheur et  de l'espérance qu'ils en sont forcement porteurs.Il faut arréter de croire aus idoles et renvoyer aux  calanques les people et leur complices

08/01/2013, 20:29 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de daniel nicot le 08/01/2013 à 20:28

Bienvenue Daniel. Parfaitement en accord avec vous.

09/01/2013, 08:59 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 20:29

La mémoire et la mer, la plus belle chanson du monde 

08/01/2013, 11:40 | Par vieille dame

anarchiste de droite, ça existe, et c'est vrai, ça a l'air sympathique, ça dit, ça met en évidence des vérités que les autres cachent, parce que n'osant pas être aussi cyniques... mais cette séduction (dont je suis moi-même victime : voir mon enthousiasme pour voyage au bout de la nuit, que j'ai du mal à m'expliquer - voir mon intérêt pour la lucidité de Houellebeck) peut aboutir aux pires monstruosités... parce que penser tout seul, c'est être fragile, et blablatable (à coup de grandes caresses dans le dos)  par des tyrans ou des sectes.

08/01/2013, 11:48 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de vieille dame le 08/01/2013 à 11:40

C'est surtout que la haine politique de la tyrannie instaure la pire : celle du prochain...

08/01/2013, 11:57 | Par thomas75013 en réponse au commentaire de vieille dame le 08/01/2013 à 11:40

Comme vous avez raison, un homme seul est sûr d'être déja en mauvaise compagnie. Les anarchistes de droite sont très typés, Audiard, Jean Yanne, Marcel Aymé, Céline....  Avec les libertaires, mais c'est bien leur seul point commun, ils méprisent les gougnafiers qui prétendent diriger et administrer les nations. Plutôt aristocratiques ils n'aiment pas la "populace," l'ordre et la morale ne sont pas leur tasse de thé, plus par provocation du reste que par conviction, car un état fort leur convient parfaitement. 

08/01/2013, 12:02 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de thomas75013 le 08/01/2013 à 11:57

Il faudrait considérer car par cas, ne fût-ce que par respect des convictiosn anarchistes...mais je suis assez sensible à l'idée que l'anarchisme de droit (arcadien...) soit toujours le radical opposé de l'anarchisme de fait, qui ne peut pas, à mon sens, ne pas être de droite

08/01/2013, 19:21 | Par richard crevier en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 12:02

Ha ! Ha ! Ha !

08/01/2013, 11:56 | Par pierre guerrini

 

C'est Jean Eustache, qui,  au travers de quelques uns de ses plus beaux personnages et de son œuvre  - L'une, quand-même, des plus brillantes et percutantes du cinéma, et pas qu'hexagonal !  -   comme dans, parfois, certains de ses propos  - des plus incorrectement  sidérants ! -   revendiquait, somme toute, haut et fort, si même tout à fait discrètement, mais, néanmoins, de façon suffisamment audible et explicite à l'adresse de l'oreille, de toute oreille  attentionnée - et donc aimante !  -   l'affirmation de sa propre indignité.

Sait-on jamais qui se tient derrière qui on croit avoir devant soi ? ...

Et que sait-on de la fluctuence et de la nature du lien, de son type, de cette hybridation qui transgresse la norme, l'informe de sa mutation - l'informe, ce faisant, de sa mutation -   et pourquoi et  comment les phénomènes d' hétérogénéité générique s'allient-ils, se conjuguent-ils, se composent-ils, et, sur quel plan,  au travers de quels devenirs se faufilent-ils, pour s'harmoniser entre eux et pour faire  sens ? ...  Pour,  finalement,  faire sens ? ...




08/01/2013, 12:03 | Par Emmanuel Tugny

Oui, condamné au libre et à la steresis, le sujet...mais il peut aussi être politique.

08/01/2013, 19:23 | Par richard crevier en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 12:03

Condamné au libre… à la steresis… Ma doué !… Emmanuel « Steresis » Tugny…

09/01/2013, 09:00 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de richard crevier le 08/01/2013 à 19:23

eidos et steresis il faut juste avoir la curiosité de chercher au lieu d'ennuyer les gens

08/01/2013, 12:04 | Par vezf

on pourrait dire la meme chose de façon beaucoup moins alambiquée, plus rapide et plus comprehensible; Depardieu n'a pas à etre un exemple car il a la liberté de l'artiste certes, mais il est citoyen et à ce titre a des devoirs; ça s'arrete là;

par contre je réfute totalement le terme de poète pour  un acteur qui n'a d'autre talent qu'un culot monstre ,une grande gueule en guise de culture et surtout un comportement dicté avant tout par son addiction; il fait honte depuis longtemps mais là, il a rajouté le grotesque, le ridicule et le pathétique à son comportement habituel d'alcoolo; finalement il sera dans le ton en Russie, c'est le pays qui lui convient le mieux; mais surtout qu'il y reste , car je soupçonne fort son retour dans quelques temps et là, pour la première fois de sa vie, il le fera sans bruit dans la plus grande discrétion; veillons-y

08/01/2013, 12:06 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de vezf le 08/01/2013 à 12:04

Dont acte.

08/01/2013, 12:05 | Par Emmanuel Tugny

Pour rappel :

 

08/01/2013, 17:29 | Par PICATCHOU en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 12:05

Quand le diable se fait vieux, il se fait hermite! DEPARDIEU a été comme tous et comme nous tous pourri par la célébrité et l'argent! Il est tout simplement humain, ce qui n'excuse rien de ces lamentables déclarations concernant Poutine et la démocratie, ce qui n'excuse pas sa soif d'argent qui l'oblige à toutes les bassesses! Un pauvre type dans le sens littéral du terme! D'autre part j'étais sur l'île Maurice lors du tournage de "Mon Père ce héros"... Je peux vous dire que ce Monsieur est un rustre dont le seul neurone semblait se situer dans le caleçon!

09/01/2013, 07:58 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de PICATCHOU le 08/01/2013 à 17:29

Le coup de la vinaigrette, ce matin !

09/01/2013, 09:00 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 12:05

noté Rigolant

08/01/2013, 12:23 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de florent calvez le 08/01/2013 à 12:13

Question de point de vue, le vôtre est séduisant.

Il soutint Mitterrand, aussi, votre anomique.

 

08/01/2013, 17:22 | Par PICATCHOU en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 12:23

Je pense que comme TAPIE il soutient qui peut l'aider et qui a le pouvoir. Opportuniste sans état d'ame, un pauvre type! Que fera t il de tout son argent? Il se fera enterrer avec?

08/01/2013, 19:21 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de PICATCHOU le 08/01/2013 à 17:22

...

08/01/2013, 20:58 | Par florent calvez en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 12:23

Il soutint Mitterand ?
Une nouvelle preuve de son anomie, cher Emmanuel !

09/01/2013, 09:01 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de florent calvez le 08/01/2013 à 20:58

Tonton laisse pas béton

09/01/2013, 09:01 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 09/01/2013 à 09:01

quelle différence entre anarchie et anomie, au fond ?

09/01/2013, 09:48 | Par florent calvez en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 09/01/2013 à 09:01

Différence fondamentale ! Entre une doctrine politique et sociale, pronant la non-hiérarchisation des citoyens et des motifs, la non-délégation, le refus de "principe premier", l'association entre individus plutôt que la caporalisation, en gros et pour résumer en un slogan : "l'ordre moins le pouvoir", et toutes variantes possibles...

Et le bordel intégral, celui qui permet au renard de rentrer à sa guise dans le poulailler (ça ne vous rappelle rien ?), la déliquescence sociale, culturelle, l'absence de règles du vivre en société...

09/01/2013, 10:05 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de florent calvez le 09/01/2013 à 09:48

Vous n'êtes pas uniquement dans la définition, ici, mais aussi dans le jugement l'anomie : c'est aussi l'ordre sans nomos, si on veut, l'ordre sans norme...

Anarchie et anomie ne sont pas la même chose mais l'anarchie est volotiers anomique et l'anomie peut rêver d'anarchie.

Je cite le TLF :  Anomie : "Par ext.Contestation de la société, soit par refus de toute société, soit par désir de la réformer"

Je dirais pour ma part que l'anomie partielle (comme il y a des amnésies partielles) est un moyen d'instauration de l'anarchie.

09/01/2013, 10:47 | Par florent calvez en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 10:05

Vous avez raison, je suis aussi dans le jugement. 

A mon sens, le tchatcherisme est une expression plus forte de l'anomie que les doctrines anarchistes, dans son refus de reconnaissance de l'état et dans son souhait de déréguler dans le sens de la "déprotection". Je pense que l'anomie, même partielle, ouvre la voie à la prise de contrôle par les corps sociaux les plus forts...

Mais, oui, c'est un jugement, et même un avis à l'emporte pièce. On pourrait dire un sentiment qui ne vaut que ce qu'il vaut.
Je tiens à préciser que je ne sais pas si à titre personnel, je suis anarchiste. Libertaire, oui, peut-être. Réfractaire, surement. Pour cette raison, je ne tiens pas à donner dans le catéchisme... (ce qui a tendance à m'énerver et qui fait que je ne fréquente aucun mouvement anarchiste...)

08/01/2013, 15:46 | Par Thomas Boulenger en réponse au commentaire de florent calvez le 08/01/2013 à 12:13

Tout à fait just Florent. Il faudrait quand même remettre quelques vérité élémentaires sur le tapis des bla-bla-bla-bla concernant le bonhomme.

IL EST ENTRE DE LUI MEME DANS L'ARENE POLITIQUE !!!

Et si personne ne lui remet en cause son immense carrière et son talent indiscutable comme acteur, il s'est montré un très mauvais homme politique au point que cela semble détruire l'équilibre psychologique de tout son être très fragilisé depuis.

Il a sans doute pensé qu'il suffisait d'êter un bon acteur pour être un bon politique sauf que là, il ne peut plus sortir de son rôle, le personnage qu'il avait sans doute cru fictif au début, est devenu réel, il ne peut plus en sortir.

GG arrête la politique STP, Si tu fais un come back, en disant, "OK !! j'arrête le film, il est mauvais", tous le monde t'acueillera dans un happy end très festif et très arrosé. Dans un spectacle, si la fin est mauvaise ça gâche tout ce qui a été bon avant ...

08/01/2013, 17:25 | Par PICATCHOU en réponse au commentaire de Thomas Boulenger le 08/01/2013 à 15:46

Vous parlez en votre nom! Personnellement ce qui peut advenir de ce premier prix de récitation m'importe peu ou pas. Que laissera t il après sa mort? Quel souvenir? Un bouffon minable! Pas plus.

08/01/2013, 19:22 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de PICATCHOU le 08/01/2013 à 17:25

...

08/01/2013, 17:11 | Par OLChantraine en réponse au commentaire de florent calvez le 08/01/2013 à 12:13

Ben non, en fait son engagment sarkoziste est cohérent avec son ragoût d'aujourd'hui.

Poutine lui sert de Khadafi.

Si demain Poutine représente un danger pour lui, il mordra la main nourricière.

Tel un fou du roi, il mime son modèle en une caricature grinçante.

08/01/2013, 19:22 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de OLChantraine le 08/01/2013 à 17:11

Procès d'intention. 

08/01/2013, 12:19 | Par ZOROBABEL

Excellent billet. Merci

L'espèce bouldogue Français droito-anarchisant comme tous canidés a un besoin obscétionnel, d'avoir un maitre. GD avait Sarko, devant qui, il bavait en frétillant la queue en espérant son os, le mentor disparu à cause des urnes fallatieuses, il lui fallait absolument en trouver un nouveau, en Belgique, il n'a déniché qu'un Albert trop tendre. Poutine, le blaireau soviet, a flairétel un chasseur d'ours, l'opportunité de mettre a sa botte, une bête de scène sauvageonne à l'envergure monumentale. Le monstre d'arrogance et de suffisance, la panse volumineuse projetée en avant, sanglée et bandée dans un ridicule vêtement, n'a rien vue venir, il s'est applati devant son nouveau maitre, en glappant de plaisir...

08/01/2013, 12:29 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de SamJoffre le 08/01/2013 à 12:24

Bien vu

08/01/2013, 12:24 | Par Emmanuel Tugny

Merci à vous.

08/01/2013, 12:38 | Par Serge K

Ce langage ampoulé ne me convient pas, sur le fond, c'est un peu long pour ma petite culture.

Un con est un con, je me demande si ça méritait dix lignes.

08/01/2013, 12:51 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de alela le 08/01/2013 à 12:47

"les anarchistes qui, que je sache, ne se sont jamais réfugiés sous la protection des dictateurs aux babines ensanglantées" : vous en êtes sûre ?

08/01/2013, 13:09 | Par alela en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 12:51

Si vous dites cela c'est que vous avez un exemple. Allons y.

08/01/2013, 13:20 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 12:51

Non non, je vous le demande : "aucun anarchiste", vraiment ?

Ceci dit, vous m'avez mal compris : mon envoi indiquait que les rares états historiques anarchiques connus sont, étrangement ou pas,  souvent suscités par un passage de témoin despotique, c'est ainsi.

08/01/2013, 20:23 | Par Luc Rigal en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 13:20

Si vous parlez « d’États », le seul connu a été espagnol en 36, de gauche mais non anarchiste (avec une simple participation au gouvernement). Si vous parlez « d’états » anarchistes au sens de réalisations, ils ont été le fait de mouvements populaires visant l’autonomie concrète, sous régime despotique ou non. Pas de « passage de témoin » de nature autoritaire, ce qui constituerait une aberration totale. Mais peut-être n’entendons-nous pas la même chose derrière le même mot...

09/01/2013, 07:59 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Luc Rigal le 08/01/2013 à 20:23

"sous régime despotique ou non." ? Ou non ????

08/01/2013, 13:49 | Par Françoise Majorel en réponse au commentaire de alela le 08/01/2013 à 12:47

Tout à fait d'accord. Parce que l'on confond la vraie personne  avec ses rôles magnifiques. Alors que les lauriers devraient justement revenir aux personnages réels qu'il a incarné ou ceux de fiction dont on oublié parfois le créateur (à part Hugo bien sûr)

08/01/2013, 15:02 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Françoise Majorel le 08/01/2013 à 13:49

Je réitère : il est toutes sortes d'acteurs et Depardieu l'homme me semble quasi plus Vautrin que Vautrin, plus Loulou que Loulou, par exemple...

08/01/2013, 19:27 | Par richard crevier en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 15:02

Plus Tugny que Tugny ?… Possible ?… Je crois pas… On touche au sublime…

09/01/2013, 08:00 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de richard crevier le 08/01/2013 à 19:27

Pffffffffffffffff

09/01/2013, 09:02 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:00

ben dis donc il s'acharne

08/01/2013, 17:26 | Par PICATCHOU en réponse au commentaire de Serge K le 08/01/2013 à 12:38

D'accord avec vous! Trop d'honneur lui est fait, il n'est rien qu'un bon réciteur de bons textes!

08/01/2013, 18:07 | Par Serge K en réponse au commentaire de PICATCHOU le 08/01/2013 à 17:26

Un peu le Jauni, et avec les mêmes prèocupations......

08/01/2013, 19:23 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Serge K le 08/01/2013 à 18:07

pas grand' chose à voir...

09/01/2013, 04:22 | Par vieille dame en réponse au commentaire de PICATCHOU le 08/01/2013 à 17:26

c'est rigolo, car vous justifiez presque l'excommunication des acteurs : ils ne sont pas vrais, donc ils sont faux ? un acteur est créateur, non pas au sens où il bricolerait un truc, il aurait une "oeuvre" personnelle, mais au sens de l'inspiration, de la respiration, et, sans le confondre avec ses rôles, ont peut admirer la manière dont il les incarne (avec un sens fort pour "incarnation").

J'ai tellement aimé Mammuth ! le film, l'oeuvre, et les personnages ! en plus l'acteur ne s'est pas fait payer... Mais voilà, ça n'oblige pas à avoir une vision politique claire... la lucidité peut être partielle, temporaire peut-être ?

09/01/2013, 08:00 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de vieille dame le 09/01/2013 à 04:22

Au contraire, je ne la justifie pas, je la cite.

08/01/2013, 12:39 | Par Emmanuel Tugny

Merci pour ce rappel à l'ordre, cher Serge...Embarrassé

08/01/2013, 12:42 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

si depardieu valait pas dix lignes, ça se saurait

08/01/2013, 12:54 | Par Serge K en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 08/01/2013 à 12:42

Mais oui, tu verras, il entrera dans l'histoire. Bonne année.

08/01/2013, 13:40 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Serge K le 08/01/2013 à 12:54

il y est !

09/01/2013, 19:47 | Par Myrelingues en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 13:40

 

 Dans l'histoire d'aujourd'hui où l'on confond héros et zéros, où Loana fait (faisait, la pauvre ) le buzz,

où la pipolerie tient lieu de culture .... ? C'est un passage, ça fait de l'audience, ça meuble les journaux TV,

 ça évite d'aborder des sujets tellement plus importants et cruciaux, ça remplit du temps de cerveau disponible,

 mais ce n'est pas l'Histoire.

Depardieu est un mauvais sujet, dans tous les sens du terme !!!

08/01/2013, 13:41 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Serge K le 08/01/2013 à 12:54

Bonne année !

08/01/2013, 13:39 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 08/01/2013 à 12:42

Embarrassé

08/01/2013, 19:30 | Par richard crevier en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 08/01/2013 à 12:42

Tiens, la marmaille calaisienne au secours de l'ami de Gégé… Courageux… 

08/01/2013, 19:45 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de richard crevier le 08/01/2013 à 19:30

Vous respirez la joie de vivre, Ricardao...

09/01/2013, 09:04 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de richard crevier le 08/01/2013 à 19:30

c'est pas à Calais et marmaille est pas le mot juste, on vous insulte pas, nous

08/01/2013, 12:46 | Par Emmanuel Tugny

:)

08/01/2013, 12:52 | Par sophie renault

Anarchiste de droite inconstant et provocateur ?!! Comme Coluche l'était à gauche ??!

08/01/2013, 13:04 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de sophie renault le 08/01/2013 à 12:52

Coluche avait fait le choix du tropisme communautariste : on peut être anarchiste de gauche mais c'est une voie étroite car il faut alors admettre au moins une autorité impérieuse, un pouvoir de subordination : ceux du prochain souffrant. 

08/01/2013, 13:10 | Par Serge K en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 13:04

Plus sérieusement, je pense que tu voulais dire nanar, pas anar.

08/01/2013, 14:18 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Serge K le 08/01/2013 à 13:10

:)

08/01/2013, 14:19 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 14:18

Y en a...

08/01/2013, 19:31 | Par richard crevier en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 13:04

Tropisme communautariste  ! Eh ben… 

09/01/2013, 08:33 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de richard crevier le 08/01/2013 à 19:31

...

08/01/2013, 13:04 | Par Emmanuel Tugny

Je ne vois pas de provocation, chez Depardieu, je vois l'affirmation d'une relation névrotique à l'autorité.

08/01/2013, 13:12 | Par alela en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 13:04

Moi , je vois la déchéance d'un malade alcoolique (alcooliques pour lesquels je n'ai aucun mépris mais de la compassion). Ce que je me demande c'est quel sera son prochain coup d'éclat, car il faudra forcément qu'il soit encore plus spectaculaire.

08/01/2013, 13:21 | Par sophie renault en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 13:04

De la "provocation" à la "relation névrotique à l'autorité."

Ne pensez-vous pas y aller un peu vite dans cette affirmation au demeurant très intéressante ? Vous oubliez toutes les infinies nuances si délicates qui sont si révélatrices du genre humain Cool

08/01/2013, 13:22 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de sophie renault le 08/01/2013 à 13:21

Oh, mais la relation névrotique à l'autorité est un objet infiniment complexe...

La notion a l'avantage, au contraire, de nuancer celle de "provocation", qui est un peu sommaire.Cool

08/01/2013, 13:33 | Par Emmanuel Tugny

Bienvenue ici, Sophie !

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

08/01/2013, 14:04 | Par Jacques Bolo

Depardieu est un acteur. Tout le monde le confond avec ses rôles. L'idiot regarde le doigt.

...

Quand on est déçu, c'est qu'on se faisait des illusions.

08/01/2013, 14:17 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Jacques Bolo le 08/01/2013 à 14:04

Je crois qu'en l'occurrence, on peut. Il faut relire Le Paradoxe sur le comédien. Il est toutes sortes d'acteurs.

08/01/2013, 15:57 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 08/01/2013 à 14:17

Le paradoxe sur le comédien dit que le bon acteur n'est pas son personnage. Disons alors que Depardieu est un mauvais acteur si on l'imagine être son personnage. Mais on doit constater que ses rôles n'étaient pas ce qu'on lui reproche là.

08/01/2013, 19:23 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Jacques Bolo le 08/01/2013 à 15:57

Je peine à vous suivre

08/01/2013, 22:26 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 19:23

C'était exprès. Je le refais en clair:

"Diderot dit qu'un bon acteur ne doit pas éprouver les sentiments mais les jouer. Si Depardieu correspond à ses rôles il n'est donc pas un bon acteur (c'est ce que Lino Ventura disait de lui-même). Mais ce qu'on lui reproche actuellement ne concerne pas vraiment les personnages qu'il a joué (excepté les réactions de grande gueule)."

09/01/2013, 08:04 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Jacques Bolo le 08/01/2013 à 22:26

Tout cela est juste mais je le répète, je vise le symbole, ni l'acteur ni l'homme qui, en effet, est, à en croire Le Paradoxe, un mauvas acteur.

11/01/2013, 17:28 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:04

Mais Diderot n'a pas forcément raison. Il y a des acteurs qui sont des acteurs, et d'autres qui sont des utilités en jouant leur propre rôle. Et c'est souvent un peu des deux: ne serait-ce que quand on prend un homme pour jouer un homme, une femme pour une femme, un gros, un vieux, un noir, etc. Contrairement au théâtre ou à l'opéra, le cinéma a répandu la pratique du réalisme.

Du coup, on projète sur Depardieu ce qu'on imagine de ses personnages qu'il joue ("symbole"), et pas forcément ce qu'il sont d'ailleurs. Comme je le disais récemment, à propos de Thelma et Louise, "c'est un remake de Messidor de Tanner, qui disait que ce n'est pas un film qui est un hymne à la liberté, mais qui montre l'anomie".

Puisqu'on en parlait, l'anomie montrée est dans les rôles de Depardieu et il pourrait être victime de ses rôles (ou renforcé dans son anomie initiale). Notons au passage que l'anomie et l'anarchisme ont le même rapport extérieur à la loi. Mais sans doute que l'anomie en est victime, alors que l'anarchisme s'en sort (à creuser). Depardieu est sans doute un peu entre les deux en penchant tantôt d'un côté, tantôt de l'autre (c'est la condition humaine).

08/01/2013, 14:18 | Par Emmanuel Tugny

Absolument d'accord.

08/01/2013, 14:34 | Par denis coquereau

Excelente analyse très bien écrite.

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

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08/01/2013, 14:42 | Par Emmanuel Tugny

Merci Denis !

08/01/2013, 14:53 | Par MarcJ

C'est le nouveau ministre des bouffis.

Ce qui est dommage dans toutes ces discussions, c'est qu'on ne dise finalement rien des enjeux financiers de l'affaire. Qu'est-ce que les impôts représentent vraiment pour lui, combien gagne-t-il au juste, quel est son patrimoine, que lui reste-t-il après impôts ?

La question philosophique, la seule intéressante au fond, n'est jamais abordée. : qu'est-ce que le mérite et quelle est sa juste rémunération ? A quel niveau de richesse la propriété est-elle du vol ?

Ou alors n'est-ce que chacun pour soi et la disctature (des riches, des puissants, des crétins, des cyniques, de la fatalité) pour tous (et surtout pour ceux que la chance n'a pas favorisée).

 

08/01/2013, 14:58 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de MarcJ le 08/01/2013 à 14:53

"qu'est-ce que le mérite et quelle est sa juste rémunération ? A quel niveau de richesse la propriété est-elle du vol ?" : s'agissant des pratiques artistiques contemporaines, il est délicat de répondre au-delà de l'engagement de l'artiste à répondre...

08/01/2013, 15:00 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 14:58

On peut à bon droit considérer que le mérite et la propriété sont toujours un vol...ou toujours un gain...ou toujours une chance..ou toujours une récompense...ou toujours un devoir...ou toujours une exigence de retour... etc. 

Question d'engagement plus que de philosophie.

09/01/2013, 00:13 | Par MarcJ en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 15:00

Non. Le mérite est une disposition natutelle qu'on a su développer. Cela peut-être pour le bien de la communauté mais nous vivons dans un système où des gens peuvent obtenir des gains quasiment illimtés (voir Bill Gates, Warren Buffet ou la société Apple).

Tout système républicain devrait à la fois permettre de récompenser le mérite et de limiter le gain dans des proportions raisonnables (une échelle de rémunération de 1 à 10 serait honnête il me semble). Le rôle de l'Etat est donc bien de réguler et répartir la richesse tout en finançant le bien public. Les français qui, à 60% d'après ce que j'ai entendu sur une radio, approuvent Depardieu, devraient un jour travailler dans une unité de sous traitance du tiers-monde pour comprendre ce qu'est être sous le joug des gens riches.

Et l'évasion fiscale, c'est la socité capitaliste dans son horreur et ça revient à l'exploitation du pauvre par le riche. En ce sens, Depardieu est un bouffi. Quand on l'entend parler, on réalise de plus que c'est un bouffon. Tristre France, non pas de le voir partir, mais de constater à quoi l'intelectualité de nos artistes se résume.

 

 

 

09/01/2013, 08:09 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de MarcJ le 09/01/2013 à 00:13

C'est votre point de vue, que je peux partager comme je peux partager l'inverse. Il ne faut jamais, en la matière, être trop affirmatif quand tout est affaire de détermination politique. 

09/01/2013, 08:09 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:09

La France n'est pas si triste qu'elle le croit.

09/01/2013, 09:05 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:09

Si, quand même !

09/01/2013, 12:20 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 09/01/2013 à 09:05

Voyagez, vous en reviendrez...

10/01/2013, 00:23 | Par MarcJ en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:09

Oui mais je n'ai pas écrit que la France est triste en général. L'expression "Triste France" est essentiellement une figure de style voulant dire dans ce contexte qu'il est triste d'avoir en France des gens aussi célèbres que GD et aussi peu intelligents (j'écris ça car je l'ai entendu lors d'une interview).

Néanmoins, étant un lecteur assidu de la presse britanique et américaine, Je confirme que ces nations me semblent avoir un bien meilleur niveau général de commentaire politique que la presse française. Par exemple les pages Comment&Debate du Guardian n'ont pas, à mon sens, d'équivalent en France, de même que les éditoriaux du NewYork Times ou que les analyses des invités du site Democracy Now!

Donc oui, finalement je peux le redire : Triste France.

10/01/2013, 00:13 | Par MarcJ en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:09

Un point de vue est certes toujours discutable mais si l'on considère que les mots on un sens, la dicussion sera plus utile il me semble.

Par exemple écrire : "On peut à bon droit considérer que le mérite et la propriété sont toujours un vol...ou toujours un gain...ou toujours une chance..ou toujours une récompense...ou toujours un devoir...ou toujours une exigence de retour."

C'est à coup sûr noyer tout débat dans un relativisme de principe. Remarquez que je n'ai personnellement pas utilisé le mot "toujours". Je n'ai jamais insinué que la propriété serait toujours ceci ou cela. J'ai simplement posé l'interrogration de savoir à partir de quel niveau de richesse la propriété est du vol. Je reconnais déjà ainsi qu'un certain niveau de propriété est légitime.
On peut certes contester cette prémisse et dire que c'est un point de vue mais il y a une différence entre donner des arguments et noyer le débat.

 

 

08/01/2013, 15:42 | Par Monic

 

Sauf que l’acteur de Rêve de singe, de 1900, n’est pas le Depardieu d’aujourd’hui. N’y-a-t-il pas là une confusion? Est-ce le même acteur, est-ce le même homme? Est-ce aussi la même époque? Parle-t-on de l’acteur ou de l’homme? Pour ma part je constate que nous parlons de l’homme citoyen faisant des choix politiques selon des humeurs et non selon des idées.

Et je lis chez vous ce mélange entre l’acteur et l’homme : Loulou, Coppola, De Niro, Pacino, Tony «scarface» Montana…» Allons-nous chercher les impôts à un personnage interprété ou à celui qui l’interprète, i.e. au citoyen ayant une certaine obligation, payer des impôts?

«Gérard Depardieu, n’ a pas, au champ social, de devoir, de fonction d’exemplarité, son magistère est celui de l’artiste dont il est heureux qu’il ne soit exemplaire que par choix absolument délibéré. Depardieu n’est pas, au champ politique, ce qu’y est tel politique, tel chef d’entreprise.»

Cette confusion que je lis chez vous, vous la soulignez ici dans votre paragraphe parce que oui Gérard Depardieu est chef d’entreprise. Il n’est pas qu’artiste, il est aussi patron.

«D’un artiste, l’on ne saurait exiger l’engagement, quand bien même l’on ne saurait que le louer quand il advient.»

Y aurait-il «engagement» politique pour payer ses affaires imposables? Pourriez-vous nous éclairer à ce sujet?

À vous lire on penserait que l’artiste ne saurait être citoyen.

«Son ministère, au coeur de la cité, est celui de la marge, de l’affirmation individuelle pure, libre, solipsiste, qui l’éclaire  sur elle-même, précisément parce qu’elle refuse, par métier, de cultiver, par obligation, autre chose que la sophistication d’un ars, d’une teknè, d’un art, d’une domestication de soi, qui la rende capable de manipuler ces symboles dont l’addition est le miroir où le temps se mire

N’est-ce pas des lieux communs n’ayant aucun rapport avec la feuille d’impôt du citoyen Gérard Depardieu? L’artiste représenterait-il pour vous un homme n’ayant guère besoin de la société du haut de son individualisme revendiqué et solipsiste de surcroît? En somme tout ce que représente le monde du marché actuel dans notre univers dérégulé et prédateur dont des millions de gens souffrent en Grèce, en Espagne et partout ailleurs dans le monde? Si l’artiste à l’art de la sécession alors pourquoi désire-t-il recevoir un chèque du monde qu’il déserte? Nous sommes là encore dans la confusion.

«Le livre X de La République de Platon bannissait le poète en tant que sa parole ouvrait sur l’offuscation du vrai par son imitation.»

Pourtant Platon de son retour en Italie inférieure, la Sicile, en 387, aura réagi contre la décision de re-faire/re-jouer les tragédies (inconcevable à l’époque) puisque les grecs avaient une règle : chaque pièce, fût-elle la plus parfaite par sa poétique ou la plus puissante sur le plan de la catharsis, ne pouvait être jouée qu’une seule fois lors d’une unique série de représentations tragiques. Parce que le niveau des nouvelles pièces semblait aux bourgeois de 386 par trop léger voire insignifiant. Après Sophocle, Eschyle, Euripide, c’était dur dur…. Une révolution culturelle puisque ce qui était religion (les représentations grecques étaient affaire de religion. Hollywood n’existait pas encore) devenait phénomène esthétique dans la mesure où l’art se pique de remplacer la religion, i.e. de la parodier. Platon fut le 1er à comprendre la portée de cette révolution culturelle. Il se dressera contre le risque d’une éducation esthético-nihiliste par le théâtre de répertoire semi-religieux, mythologique et vériste. La République est le grand témoignage de la résistance de Platon au glissement de la polis dans des rapports d’éducation dérégulés. En somme cela représente l’invention de l’école, à partir de l’esprit de la résistance au théâtre dérégulé. Paul Virilio dit des choses assez pertinentes à ce sujet. C’est à partir de là que l’on comprend le refus de Platon pour les poètes dans la cité. Le poète n’est pas le kunisme grec de Diogène avec son tonneau. Loin de là. Confusion?

Et oui Platon et le tyran Denys 1er. Vous citez Platon pourtant et ce malgré Denys 1er. Et oui Depardieu et le tyran Poutine. L’Histoire avec une ou sans grande hache bégaye. Nous aussi.

Vous écrivez que nous n’avons rien à reprocher à Depardieu sur le «terrain de l’exemplarité sociale» mais de quoi s’agit-il? Je ne connais pas sa vie sociale, je ne connais que les personnages qu’il interpréta et la personne dans les médias? Y-a-t-il une vie en dehors de l’’art et de sa médiatisation pour vous? Pour moi, oui.

Poutine ne serait-il pas en réalité l’anarchiste au sens grec dans son essence même? C’est la question que je vous pose. Merci pour votre si stimulante réflexion.

 (Afin d'éviter les malentendus, je reste totalement indifférent à cette montée de scandalite médiatique orchestrée, à Depardieu le citoyen, à Poutine l'idiot tyran. On lira Artaud et surtout Jarry voire le Monsieur Teste de P. Valery)

08/01/2013, 16:54 | Par Tobold en réponse au commentaire de Monic le 08/01/2013 à 15:42

Merci de ramener The Artist de la marge vers le centre qu'il n'a jamais quitté mais plutôt rejoint ou conquis, dans son cas, ce qu'on ne saurait dire d'un A. Artaud, par exemple.

08/01/2013, 19:40 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Tobold le 08/01/2013 à 16:54

Ou d'Eric Tabarly...Rigolant

08/01/2013, 18:58 | Par komyo en réponse au commentaire de Monic le 08/01/2013 à 15:42

Que voilà un excellent commentaire qui pose des bémols un peu partout et fait preuve d'un rigoureux épluchage du billet, propice à méditer sur ce qui nous emporte les uns ou les autres dès qu'il s'agit de claquer du bec. Merci.

08/01/2013, 19:41 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de komyo le 08/01/2013 à 18:58

Une bonne fessée de l'académie claire et distincte aux saltimbanques confusionnistes, voilà le kif !

08/01/2013, 19:32 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Monic le 08/01/2013 à 15:42

On vous lira, vous, tout ceci est très passionnant mais tape un peu à côté en instruisant (comme quoi l'on peut être utile, étant importun, et réciproquement). Je ne parle ici ni de l'homme ni de l'acteur (le lieu commun est là, comme est truistique la monade duale saltimbanque-patron)que, n'étant sans doute pas plus idiot que vous, je ne confonds évidemment pas, je parle d'un symbole, symbole d'une fonction sociale, d'une orientation de l'êter au monde mais chacun aura compris, qui ne joue pas les rapporteurs de concours.

Votre commentaire agrégatif dit en substance : "la nuit tombe, aux abris !" 

Je ne vois pas bien ce que Moniseur Teste vient faire ici, Artaud je vois, Jarry aussi, ils y étaient.

08/01/2013, 19:36 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 19:32

"Pourtant Platon de son retour en Italie inférieure, la Sicile, en 387, aura réagi contre la décision de re-faire/re-jouer les tragédies (inconcevable à l’époque) puisque les grecs avaient une règle : chaque pièce, fût-elle la plus parfaite par sa poétique ou la plus puissante sur le plan de la catharsis, ne pouvait être jouée qu’une seule fois lors d’une unique série de représentations tragiques. Parce que le niveau des nouvelles pièces semblait aux bourgeois de 386 par trop léger voire insignifiant. Après Sophocle, Eschyle, Euripide, c’était dur dur…. Une révolution culturelle puisque ce qui était religion (les représentations grecques étaient affaire de religion. Hollywood n’existait pas encore) devenait phénomène esthétique dans la mesure où l’art se pique de remplacer la religion, i.e. de la parodier. Platon fut le 1er à comprendre la portée de cette révolution culturelle. Il se dressera contre le risque d’une éducation esthético-nihiliste par le théâtre de répertoire semi-religieux, mythologique et vériste. La République est le grand témoignage de la résistance de Platon au glissement de la polis dans des rapports d’éducation dérégulés. En somme cela représente l’invention de l’école, à partir de l’esprit de la résistance au théâtre dérégulé. Paul Virilio dit des choses assez pertinentes à ce sujet. C’est à partir de là que l’on comprend le refus de Platon pour les poètes dans la cité. Le poète n’est pas le kunisme grec de Diogène avec son tonneau. Loin de là. Confusion?"

 

Vous êtes tout de même un peu too much prof, non (même si très instructif) ? Jouez l'image, l'idée, la métaphore, jouissez, en somme, y compris de telles confusions éclairantes : oui le poète et Diogène ne sont pas historiquement superposables, certes, image, façon de dire, etc. bien mais on aura compris : il faut détendre l'élastique. Je n'écris pas ici une thèse d'Histoire ou un mémoire d'esthétique, je fais dans l'opinion, il y a des champs.

Ceci dit, bienvenue ici.

08/01/2013, 20:05 | Par Monic en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 19:36

 

Pourtant je suis au plein milieu de votre propos non à côté. Soudain votre artiste-anarchiste devient «un symbole d’une fonction sociale» alors que vous écrivez dans votre billet : «Gérard Depardieu, n’ a pas, au champ social, de devoir, de fonction d’exemplarité, son magistère est celui de l’artiste dont il est heureux qu’il ne soit exemplaire que par choix absolument délibéré. Depardieu n’est pas, au champ politique, ce qu’y est tel politique, tel chef d’entreprise.» Vous dites tout autre chose: «son magistère est celui de l’artiste (...).»

Sinon je n’ai rien d’agrégatif ni d’universitaire et Monsieur Teste a à y faire là-dedans, au passage, parce «(…) qu’on y prend plaisir que l’esprit tendu» (P Valery). J’ai réagi  à votre billet en toute simplicité (étrange non?) et de ma prose mal écrite, mal construite, vous y voyez du «too much» alors que je ne fus au grand jamais, ouf!, prof. Et ne fit aucun examen universitaire. Sauf la petite maîtrise. Le reste était une affaire d'élevage pour homme lacunaire que j'ai refusé au prix de la liberté.

Je réagissais en effet à votre opinionite parmi tant d’autres sur le cas à scandale que les médias donnent ces temps-ci comme thématique en pâture à leurs lecteurs. N'ayez crainte, je me tais tout en vous remerciant encore une fois pour votre billet stimulant. «En attendant, qu’importe le reste!» (P. Valery) comme taquinerie pour vous. Merci.

09/01/2013, 08:14 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Monic le 08/01/2013 à 20:05

Je comprends mieux Valéry.

Aucune contradiction : Depardieu représente, au champ social, ceci : "il n’ a pas, au champ social, de devoir, de fonction d’exemplarité" : il suffisait de pousser votre souligement jusqu'au bout, je dis que Depardieu représente une fonction sociale, la marge éclairante.

Côté prof : même chose, ça faisait prof (ce qui, je le répète, est infiniment séduisant aussi, à mes yeux d'agrégé...:))

Péroraison : j'étais ravi de vous avoir ici, vraiment, revenez vite !

08/01/2013, 19:36 | Par richard crevier en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 19:32

« Commentaire aggrégatif » ? C'est vraiment « truisitique » comme « la monade duale » ! Tout ça est réjouissant… On voudrait que ça ne s'arrête jamais… 

08/01/2013, 19:43 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de richard crevier le 08/01/2013 à 19:36

Il est en revanche tel masochisme dont on souhaiterait qu'il prît fin. 

08/01/2013, 19:44 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 19:43

"Agrégatif", pas "aggrégatif". Relisez le Bled, c'est assez urticant aussi ("urticant" a dû vous plaire). Ciao ciao, Ricardinho.

09/01/2013, 00:24 | Par Segesta3756 en réponse au commentaire de Monic le 08/01/2013 à 15:42

Merci de ce commentaire à la hauteur du débat que pourrait, que devrait inspirer cette histoire de Depardieu, serait-il possible d'avoir plus de précisions sur l'ouvrage de Virilio où il traite de ce sujet ? et aussi sur l'"anarchisme" de Poutine qui m'échappe complètement ?

09/01/2013, 08:15 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Segesta3756 le 09/01/2013 à 00:24

Virilio, c'est MONIC.

Je ne parle évidemment pas d'anarchisme de Poutine mais de Poutine comme ennemi radical de l'anarchisme qui soudain lui donne l'onction.

09/01/2013, 08:43 | Par Segesta3756 en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:15

Bonjour Emmanuel, j'entendais bien le Virilio cité par Monic, dans son commentaire. Egalement pour l'anarchisme de Poutine, au sens grec du terme, selon Monic. Et sur ce point je serais plutôt de votre avis, j'ai du mal à le voir dans la peau de l'anarchiste, après avoir fait emprisonner les Poussy Riot, mais bon... espérons que Monic sera plus explicite. En tout cas je crois que vous avez posé les termes du débat d'une manière tout à fait intéressante, dans cette cacophonie ambiante c'est encourageant. Encore merci pour votre texte.

09/01/2013, 08:48 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Segesta3756 le 09/01/2013 à 08:43

Merci à vous, ça fait plaisir !

09/01/2013, 09:05 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Monic le 08/01/2013 à 15:42

Super intéressant

08/01/2013, 15:47 | Par Jean-Pierre NOUAL

Il n'est pas bon de vieillir .

Mais dans le cas de Depardieu cela vire carrément à la mauvaise farce .

Pauvre de lui.

JP N

08/01/2013, 19:37 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Jean-Pierre NOUAL le 08/01/2013 à 15:47

:)

08/01/2013, 15:55 | Par joelle.lanteri@orange.fr

Maltraité par le fisc Depardieu c'est jetté dans les bras d'un tyran pour y chercher refuge.

une longue hibernation l'attend comme ces ours de sibérie !! Contente de vous lire en tout cas

09/01/2013, 08:16 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de joelle.lanteri@orange.fr le 08/01/2013 à 15:55

Moi aussi, bonne année, Joelle !

08/01/2013, 15:56 | Par Alain Montfort

Cabot et narcissique comme tous les acteurs, égoïste comme (presque) tous les riches, "il embarrasse tout le monde, ne se contraint pour personne, ne plaint personne, ne connait de maux que les siens" (Gnathon, l'égoïste de La Bruyère).  Anarchiste ? ça peut être une valeur, il n'en a pas : ce n'est pas parce qu'on incarne parfois des personnages qui ont des valeurs qu'on les partage... Il s'est montré tel qu'il est. Passons à autre chose. 

08/01/2013, 19:37 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Alain Montfort le 08/01/2013 à 15:56

Gnathon !!! merci !!!

08/01/2013, 15:58 | Par Jacques Bolo

Comment se résume l'affaire (comme je l'ai dit ailleurs):

Depardieu a besoin qu’on l’aime. Ceux qui le mettent au pilori ont besoin de détester les riches, et c’est tombé sur lui.

Depuis qu’il est riche, il a peut-être trop fréquenté de conseillers financiers. C’est un acteur, il récite le texte qu’on lui souffle dans l’oreillette.

Mais il faudrait produire un autre discours de justice fiscale que la soupe nationaliste. C’est un scénario aussi peu original que le sien. Mauvais cinéma.

http://www.exergue.com/h/2012-12/tt/depardieu-impots.html

08/01/2013, 16:44 | Par jean-pierre lohrer

Ce matin en Espagne nous nous sommes réveillés avec le chiffre de 6.000.000 de sans emploi,avec 56,4% des jeunes sans emploi, et toujours le salaire minimum á 640euros, la majorité des retraites en dessous de 700euros, près de 2.000.000 de familles sans ressources, des députés qui paient á peine 3euros pour manger dans leur restaurant de luxe au congrès et des enfants qui paient 3,80 pour faire chauffer leurs repas au micro onde au collège.

Ce matin en Espagne 300élus politique inculpés continuent de sièger en se bidonnant, l'église toujours financée totalement par l'ëtat, la monarchie idem mais flirtant avec l'inculpation par gendre interposée et ni l'une ni l'autre ne paie l'impôt...

Ce matin en Espagne, ce matin en Europe nous savons que les décideurs ne vont rien changer á ces législations qui facilitent le départ du fric ailleurs pour ne pas contribuer au bien être commun, alors Depardieu, Cahuzac et tous les autres, tous ceux qui trichent avec la morale republicaine, nous font vomir................

Mais comme le cite E.Hazan dans son histoire de la revolution française "les malheureux sont les puissances de la terre, que l'essence de la république et de la démocratie est l'égalité, et que le but de la société est le bonheur commun"

Vive la sociale...

08/01/2013, 19:38 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de jean-pierre lohrer le 08/01/2013 à 16:44

RADICALEMENT !

09/01/2013, 11:43 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de jean-pierre lohrer le 08/01/2013 à 16:44

Sinon, au Congo, il y a eu 6 millions de morts, ces dernières années, qui ont certainement été très contents quand l'Espagne allait mieux au moment de la bulle immobilière.

Olé!

08/01/2013, 19:31 | Par Serge K

Effectivement, je ne sais pas ce qu'ils nous préparent, en attendant c'est bien parti.

Peugeot Sochaux, 1978, 46000 employers

                             2013, moins de 10000.

Je ne compte pas les usines alentours, les sous traitants, les commerces, les artisans, l'immobillier ...

08/01/2013, 19:49 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Serge K le 08/01/2013 à 19:31

Des jours sombres. J'imagine que nous devons tenter de jouir tout de même de l'autre.Je partage votre inquiétude, en mesurant la pertinence de Dunkerque.

08/01/2013, 19:34 | Par louis bresson

Avertissement à la rédaction de Médiapart: je fais une allergie à Depardieu.

Dès que je le vois en photo sur un site Internet, je quitte aussi tôt ce site.

09/01/2013, 09:06 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de louis bresson le 08/01/2013 à 19:34

info majeure

08/01/2013, 19:34 | Par louis bresson

Avertissement à la rédaction de Médiapart: je fais une allergie à Depardieu.

Dès que je le vois en photo sur un site Internet, je quitte aussi tôt ce site.

08/01/2013, 19:37 | Par richard crevier en réponse au commentaire de louis bresson le 08/01/2013 à 19:34

Moi aussi, sauf ce soir… tellement c'est comique…

08/01/2013, 19:38 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de richard crevier le 08/01/2013 à 19:37

Tiens, l'ami désoeuvré...

08/01/2013, 19:39 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 19:38

Toujours au taquet, Ricardo ?

08/01/2013, 19:48 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 19:39

Le chic est que les lecteurs de Mediapart savent que vous abhorrez Emmanuel Tugny : ça fleure bon le fondamental. :)

Depardieu, autre chose, non ?

08/01/2013, 19:38 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de louis bresson le 08/01/2013 à 19:34

:)

08/01/2013, 19:55 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de louis bresson le 08/01/2013 à 19:34

:)

08/01/2013, 20:04 | Par Luc Rigal

« Mais n’est-ce pas le paradoxe historique, sans doute éclairant, toujours désespérant, de l’anarchie, que de ne se voir jamais remettre le sceptre que par les plus radicaux de ses ennemis proclamés ? »


Dernière nouvelle...

08/01/2013, 20:30 | Par Emmanuel Tugny

Ben nan...

08/01/2013, 20:31 | Par Emmanuel Tugny

L'état anarchique réel (au sens du "communisme réel") saisit toujours le témoin du tyran, c'est comme ça et c'est triste.

08/01/2013, 21:06 | Par florent calvez en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 20:31

Ah ! Hé bien, vous voyez que l'on peut être anarchiste ET de gauche ! Clin d'œil

08/01/2013, 21:07 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de florent calvez le 08/01/2013 à 21:06

Oui, depuis un choix (cf supra).

08/01/2013, 21:16 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 21:07

Pour mémoire :

 

08/01/2013, 13:04Par EMMANUEL TUGNY

en réponse au commentaire de SOPHIE RENAULT le 08/01/2013 à 12:52

Coluche avait fait le choix du tropisme communautariste : on peut être anarchiste de gauche mais c'est une voie étroite car il faut alors admettre au moins une autorité impérieuse, un pouvoir de subordination : ceux du prochain souffrant. 

08/01/2013, 22:02 | Par florent calvez en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 21:16

Anarchiste et de gauche, à mon sens, c'est prendre conscience de soi en même temps non pas contre le groupe mais avec le groupe. C'est comprendre que les mécanismes combinés d'individuations sont plus fructueux que leur simple somme. On ne peut résumer l'anarchiste à l'Individu, au risque de penser qu'il est fatalement et ontologiquement de droite. 

Et le chemin n'est pas étroit ! Il existe de nombreuses façons d'être anarchiste et de gauche, en pensée et en acte... Je vous invite à lire, ou à relire le dictionnaire de Daniel Colson. Vous serez alors convaincu de la diversité et la richesse de ces écoles de pensée qui hélas ne résistent pas au dogmatisme et au fractionnement... 

09/01/2013, 08:20 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de florent calvez le 08/01/2013 à 22:02

J'ai une profonde sympathie pour le mouvement anarchiste qui m'a même primé comme romancier, fut un temps et dont j'ai longtemps été compagnon de route.

Je connais le Colson.

Je suis parfaitement d'accord avec ce que vous dites ici, je ne dis pas autre chose : il est nombre d'anarchiste de droite car c'est le mainstream, peu d'anarchistes de gauche car concevoir la liberté  comme un devenir collectif est ardu.

09/01/2013, 08:20 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:20

Il faut toujours faire crédit à l'autre de sa culture. C'est l'attitude que j'adopte ici.

09/01/2013, 11:44 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:20

"on peut être anarchiste ET de gauche"

Non.

10/01/2013, 08:07 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Jacques Bolo le 09/01/2013 à 11:44

Si, je crois mais je le répète, c'est là une voie étroite.

10/01/2013, 15:43 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 10/01/2013 à 08:07

La rue n'est pas étroite, elle est plutôt une impasse (L'avenir immédiat).

Comme je l'avais dit ailleurs, le pb est l'opposition droite/gauche qui est utilisée avec les connotations bien/mal par chaque camp (outre son côté seulement parlementariste). La véritable opposition est plutôt ternaire: Autorité/Société/Individu.

08/01/2013, 20:33 | Par Emmanuel Tugny

Ceci dit, bienvenue, Luc, je lis votre blog que j'aime beaucoup.

08/01/2013, 23:12 | Par Luc Rigal en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 08/01/2013 à 20:33

Merci à vous — et pour tout dire c’est respectif — mais sincèrement, pour revenir sur la question, je ne saisis pas bien ce lien de systématicité que vous supposez de l’anarchisme avec le pouvoir despotique, aucun régime social de tendance libertaire n’ayant même pu à ce jour succéder à un État national. Peut-être faites-vous allusion à la Russie soviétique à ses débuts ? Mais son commandement n’était pas anarchiste. Voulez-vous dire que l’anarchisme se constitue toujours comme réponse à une violence d’État tyrannique ? C’est possible et fréquent mais pas pour autant automatique (les communautés libertaires américaines en sont un exemple historique récent, qui ont essaimé dans les années 1960 avec J-F Kennedy au pouvoir), et ça ne produit pas mieux, il me semble, un dévoiement autoritaire. La question d’un « anarchisme réel » est épineuse, tant les exemples de sa réalisation sont nombreux. Quant à Depardieu, il vitupère sur les plateaux de tournage le cinéma français jugé par lui un « repère de gauchistes » (rapporté par un comédien témoin du fait). Aucune surprise donc, qu’il se soit si mal entendu avec J-L Godard lorsqu’il jouait dans un de ses films. Celui-ci (de nationalité suisse), certainement plus près de l’anarchisme, tient à manifester sa solidarité avec « le repère de gauchistes » en payant ses impôts en France. L’épreuve des faits... Bien à vous.

08/01/2013, 23:50 | Par Segesta3756 en réponse au commentaire de Luc Rigal le 08/01/2013 à 23:12

Tout à fait d'accord avec les objections et les arguments de Luc, autant ce billet a le mérite de bien recadrer la figure de Depardieu au sein du rapport entre l'art et la politique, autant il est difficile de trouver en Depardieu la posture intellectuelle de l'anarchiste, si ce n'est peut-être en tant que rôle, il l'a peut-être incarné dans certains de ses films. Léo Ferré, lui oui, il était anarchiste.

08/01/2013, 23:57 | Par Axel J en réponse au commentaire de Segesta3756 le 08/01/2013 à 23:50

Merci d'exprimer si bien mon point de vue.

09/01/2013, 12:22 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Segesta3756 le 08/01/2013 à 23:50

C'est discuté...mais il a chanté l'anarchie...

09/01/2013, 08:24 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Luc Rigal le 08/01/2013 à 23:12

Salut, Luc :

" l’anarchisme se constitue toujours comme réponse à une violence d’État tyrannique" : voilà ce que je dis et j'y vois quelque chose d'une logique plius étrange qu'il n'y paraît. Je crois profondément que l'arbitraire engendre l'arbitraire et que l'on n'est pas l'anarchiste de son tyran pour s'y opposer, au fond des choses, mais, d'une certane manière, pour continuer son oeuvre (par accoutumance) sur un mode personnaliste.

mais c'est un pari théorique que je formule ici...

 

 

08/01/2013, 22:08 | Par androdiasema

J'ai jamais apprécié l'gros comme acteur alors comme bouffi bouffon pardon....un grand acteur, un pouette, un artiste, et puis quoi encore!!!  un diogene!!!!à cause du tonneau sans doute!!!!J'ai tres mauvais goût c'est vrai  mais c'est le miens et j'y tiens : comparer ce mec-là  à Jean Yann ou à Coluche c'est leur manquer de respect mais si vous voulez remonter jusqu'aux grecs il me rapelle plutôt ce vieux faune bien mou du tiase de bachus et dont j'ai oublié le nom ....Je suis aussi allergique à Céline et à Proust/ils sont trop occupés d'eux mêmes à mon avis quant à Ferret il m'agaçait beaucoup.....Parlez moi de Brassens ou Brel ou de Barbara ou de Moustaki et Giono et Faullkner et Toni Morisson et Umberto Ecco : du nanan!!!Laissez les vieux cabotins à leurs chimères sauf s'ils nous les imposent!!!Au secours Fellini reviens!!!!Et toi aussi Charlie!!!!

 

09/01/2013, 03:43 | Par Serge K en réponse au commentaire de androdiasema le 08/01/2013 à 22:08

Ton mot m'a réveillé, c'est dire, non va, je vais bosser, je ne suis plus à la mode, je bosse.

C'est juste en bas de chez moi, du tournage fraisage, des pièces à livrer pour 9 heures.

J'aime ceux que tu mets en avant, rien à voir avec l'imposteur que nous a prèsenté Poutine.

Pour Ferret, il se la jouait OK, mais alors les textes...

J'ai 62 ans, et j'ai transpiré pour de vrai, et je continue à me lever le matin pour soutenir une boite qui a besoin de moi.

C'est ça la France ....

 

09/01/2013, 08:38 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Serge K le 09/01/2013 à 03:43

Bonne journée, Serge? Ravi que ce billet suscite des rencontres.

09/01/2013, 08:25 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de androdiasema le 08/01/2013 à 22:08

"Céline et à Proust/ils sont trop occupés d'eux mêmes à mon avis quant à Ferret il m'agaçait beaucoup.....Parlez moi de Brassens ou Brel ou de Barbara ou de Moustaki et Giono et Faullkner et Toni Morisson et Umberto Ecco : du nanan!!!Laissez les vieux cabotins à leurs chimères sauf s'ils nous les imposent!!!Au secours Fellini reviens!!!!Et toi aussi Charlie!!!!" : ça fait du monde, difficile de vous répondre, faudrait sérier...

09/01/2013, 19:46 | Par Myrelingues en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:25

 

 Pourquoi sérier ? On aime, on n'aime pas  ... Pourquoi décortiquer ?

La mise en équation est-elle nécessaire ? Je n'aime pas Depardieu, je ne l'ai jamais aimé, donc je ne peux pas le trouver grandiose, génial.

Je ne l'aime pas , point  ... Son passé n'a pas d'intérêt, et ce qu'il fait, en public, et nous l'inflige, de son présent est lassant, écoeurant ..

Mais chut, faut pas le dire, pas vrai ? 

 

10/01/2013, 08:04 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Myrelingues le 09/01/2013 à 19:46

Pourquoi pas ?

08/01/2013, 22:16 | Par androdiasema

Ah! joubliais....j'adore Picasso et je trouve Dali degoulinant et....mou et affairiste aussi comme beaucoup d'"artistes " encensés en ce momment....Salut et liberté!

09/01/2013, 08:25 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de androdiasema le 08/01/2013 à 22:16

Salut, chef !

D'accord avec vous, pour le coup...

08/01/2013, 22:25 | Par Axel J

-

J'aime bien votre texte, malgré que j'évite habituellement votre style ampoulé qui se regarde écrire.

Mais je crois que vous vous trompez complètement sur ce qu'est "l'anarchiste".

Le Gérard Depardieu qu'on aimait, n'était pas anarchiste, n'était pas "l'anarchiste".

Anarchiste, il ne l'a jamais été, il ne l'est toujours pas, et il ne le sera jamais.

-

09/01/2013, 08:26 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Axel J le 08/01/2013 à 22:25

Peut-être.

Croyez-moi sur parole, je me regarde assez peu écrire...si tel était le cas, j'écrirais sans doute moins :)

09/01/2013, 11:03 | Par LOUX en réponse au commentaire de Axel J le 08/01/2013 à 22:25

Tiens, personne n'a ressenti ici, par ses tripes, les tripes "prolo" de Gérard Depardieu. ( Pourtant Guillaume en est mort de cette écart - abîme- jamais comblé chez son père...)

Poutine est un renard sage et j'ai un peu de l'espoir pour Depardieu père, puisqu'il a accepté les bras ouverts de la patrie de tant d'artistes morts de leur personnalité originale et excessive.

Et suivez un peu ses périples "orthodoxes", il n'a pas resté sagement, en plante décorative de la Nouvelle Année russe, à la place qui lui était désignée.

Que Putine réussisse à l'emmener en Sibérie et à la vie. La France est rance. (Toute politique à part).

Bonne Année, Axel !

09/01/2013, 12:18 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de LOUX le 09/01/2013 à 11:03

J'ai un peu vécu en Sibérie...je la trouve au moins aussi rance que la Vrounze...

09/01/2013, 12:18 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 12:18

L'évocation de Guillaume Depardieu s'imposait. Merci.

09/01/2013, 19:44 | Par Myrelingues en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 12:18

 

 Qu'il repose en paix , il en a bien besoin ...

10/01/2013, 08:06 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Myrelingues le 09/01/2013 à 19:44

Oui.

09/01/2013, 12:21 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 12:18

C'est peu dire.

09/01/2013, 18:43 | Par LOUX en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 12:18

Sibérie avec Putine : un séjour sport et luxe...bon pour l'âme et le foie.

09/01/2013, 02:37 | Par habitus

Une chose est certaine, nous n'avons pas du tout la même conception de l'anarchie... Vous avez une vision romantique construite par la bourgeoisie de l'anarchie qui n'a rien à voir avec le signifié populaire. Depardieu n'est rien.

09/01/2013, 08:28 | Par Emmanuel Tugny

Nul n'est "rien" (voilà de votre part qqchose qui est assez peu anar).

Le procès en bourgeoisie tombe à plat. On peut ne pas être d'accord avec vous et n'être ni bourgeois ni "rien".

Quant au "signifié populaire"... j'aimerais en connaître...

10/01/2013, 11:12 | Par habitus en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 09/01/2013 à 08:28

Le signifié populaire n'est pas "un" mais "plusieurs". Je vais donner quelques indices : temps des cerises, commune, Proudhon, Bakounine, Makno, paysans espagnols, 1936, sous-commandant Marcos, Zapata, coopérative, mutuelle, Gustave Courbet, autogestion, démocratie directe, assemblée souveraine, Daniel Guérin, les groupes medvedkines, émancipation, individu vs collectif, solidarité, Godard, Chris Marker, Louise Michel, école émancipée... et tant d'autres pistes, indices, personnalités, expériences individuelles ou collectives.

10/01/2013, 12:58 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de habitus le 10/01/2013 à 11:12

Ah bon...

10/01/2013, 16:12 | Par habitus en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 10/01/2013 à 12:58

ohoh

10/01/2013, 17:56 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de habitus le 10/01/2013 à 16:12

Il est généreux, le signifié populaire...sinon désordre...

09/01/2013, 19:23 | Par dianne

Quelque chose a lâché : dès le début. Depuis les Valseuses, qui n'est ni plus ni moins qu'un immonde pamphlet sexiste et cradingue sur le fond. Tout ce qui a suivi a eu beau quelquefois avoir de la gueule, et notamment Cyrano, restait ce truc qui le conduisit à la notoriété en moins de temps qu'il en faut pour faire le tour des obsessions de Blier.

Anarchiste GD ? Non mais de qui se moque-t-on ? A moins que pisser dans les avions soit une preuve de liberté d'esprit...

Ceci dit, oui, votre article est bien écrit.

10/01/2013, 08:05 | Par Emmanuel Tugny

Bonjour, Dianne, bienvenue ici. Je ne puis que respecter votre opinion, ne la partageant pas !

10/01/2013, 12:15 | Par bérangère bonvoisin en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 10/01/2013 à 08:05

Avant le cinéma de Blier et les Valseuses, il y a eu des films de Duras. Et encore avant ,il y a eu le théâtre avec Claude Régy comme metteur en scène et de grands auteurs comme Bond ou Handke...c'est là que je l'ai vu jouer les premières fois, et il y était remarquable.

10/01/2013, 12:57 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de bérangère bonvoisin le 10/01/2013 à 12:15

Oh oui !

10/01/2013, 15:22 | Par dianne en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 10/01/2013 à 08:05

Merci de votre courtoise réponse.

Continuez, s'il vous plaît,  à enchanter le site avec une prose de cette qualité.

10/01/2013, 11:58 | Par androdiasema

Je préférais Dewaere et Leotard et aussi le pere de la p'titoune des "nuits fauves", avec sa voix pleine d'accrocs ,l'acteur du " grand chemin"et puis ceux de "y aura t il de la neige à noel" et "si la vie m'était conté" que j'irai voir rien que pour eux parce que c'est leurs visages que je vois pas leur noms et que je les reconnais comme de ma famille....ce sont les histoires des gens comme moi qu'ils racontent ceux qui justement n'en ont pas, les oubliés de l'Histoire et des Médias, ceux qui essaient de survivre et tricotent dans leur coin, avec l'élégance...du "niglo"....

10/01/2013, 14:29 | Par Emmanuel Tugny

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