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Le seuil d'intolérance

Depuis les années 1980, nous avons vécu en France sous le régime du « seuil de tolérance ». L’idée s’est imposée, à gauche comme à droite, qu’il fallait prendre au sérieux le « problème de l’immigration » – le Front national ne lui devait-il pas sa progression dans les urnes ? Certes, il ne s’agissait pas d’épouser les thèses de l’extrême-droite, mais plutôt, pour reconquérir son électorat, d’apporter d’autres réponses aux mêmes questions. Pour combattre la tentation xénophobe, il convenait d’éviter tout « angélisme », et de faire preuve de « réalisme ». La France ne pouvait « accueillir toute la misère du monde », sauf à buter, surtout dans les classes populaires, sur un « seuil de tolérance ».

 

Cette rhétorique a imposé sa logique à l’ensemble des partis en leur offrant un modèle du « juste milieu » : chacun s’est employé à définir son point d’équilibre entre tolérance raisonnable et intolérance modérée. Toutefois, de loi en loi, et de débat en polémique, le spectre du « problème de l’immigration » n’a pas cessé de déraper vers la droite. Dans les années 2000, la montée en puissance de Nicolas Sarkozy a marqué une accélération ; depuis 2007, c’est l’emballement. Le 10 septembre 2009, à la veille du « grand débat » sur l’identité nationale d’Éric Besson, Brice Hortefeux pousse jusqu’à son terme la logique du « seuil de tolérance », réduit au « prototype » : « quand y en a un, ça va. »

 

Comment expliquer ces glissements progressifs ? C’est que la dérive droitière du « juste milieu » est inscrite dans le principe même du « seuil de tolérance ». On part de l’hypothèse d’une xénophobie populaire naturelle, et non pas politique. Le réalisme consiste alors à aligner la politique sur la nature supposée de l’électorat. Pour s’opposer à une telle politique, il ne suffit pourtant pas de dénoncer la démagogie de la droite ; ce serait encore accréditer l’hypothèse d’une demande spontanée de xénophobie.

 

L’efficacité de cette hypothèse participe d’une hégémonie idéologique de la droite – et pas seulement en matière d’immigration : sans même parler d’économie, rappelons-nous les tergiversations de Lionel Jospin au début de la querelle du pacs… Depuis longtemps, la gauche qui se veut raisonnable et modérée n’ose plus s’affirmer que timidement. En conséquence, l’électorat n’est plus confronté à une alternative, mais à une option unique : les partis offrent des versions plus ou moins alarmistes d’un même « problème de l’immigration », sans jamais interroger son évidence. Et à force d’inquiéter l’opinion, celle-ci ne devient-elle pas… inquiète ?

 

C’est un cercle vicieux : les politiques trouvent la confirmation de leur croyance partagée dans les effets qu’elle induit. Quant au peuple, il finira bien par se reconnaître dans le miroir que lui tend le « réalisme » de droite en devenant ce qu’il aurait toujours été – xénophobe. C’est du moins ce que le sarkozysme veut à tout prix nous faire croire, quitte à s’appuyer sur des sondages trop beaux pour être vrais.

 

Bref, avec la xénophobie, à tous les coups l’on gagne ! Dès lors, pourquoi s’en priver ? Cette machine infernale ne semblait jamais devoir s’arrêter. Aujourd’hui, on se prend pourtant à douter, surtout à droite. Car ce ne sont plus seulement les « belles âmes » qui ont des « états d’âme » : d’anciens premiers ministres de la majorité rejoignent les rangs des « bien-pensants ». Et la voix du pape réveille des consciences jusqu’alors silencieuses. Ce sursaut moral renvoie bien sûr à une inquiétude politique : et si le président en faisait trop ? et si la mécanique se grippait ? et si la xénophobie politique cessait d’être payante, l’électorat brisant en 2012 le miroir qu’on lui tend depuis si longtemps ?

 

C’est la véritable « rupture » du discours de Grenoble : peut-être Nicolas Sarkozy vient-il enfin de buter sur un « seuil d’intolérance ». Si pour une fois il est allé trop loin, lui suffira-t-il de revenir en arrière, pour renouer avec une intolérance sans excès ? C’est sans doute impossible – d’où, en dépit des protestations de tous bords, la « volonté inflexible » du chef de l’État. En effet, le « réalisme » n’est pas tant fondé sur une réalité que sur une croyance. Reculer, ce serait reconnaître que la xénophobie d’État n’est pas justifiée par une xénophobie populaire. Mais alors, pourquoi faire le jeu d’une intolérance dont la droite découvre fort à propos qu’elle ne l’a jamais approuvée ? Bref, reculer porterait le coup de grâce à la croyance qui a fondé l’ascension du président.

 

Hier, Nicolas Sarkozy n’avait pas intérêt à changer une équipe qui gagne. Aujourd’hui, il ne peut pas se permettre de changer une équipe qui perd. La découverte d’un « seuil d’intolérance » ne nous ramènera pas au « juste milieu » – sauf à inverser la logique des glissements progressifs. Il s’avérerait payant, non plus d’en rajouter dans la xénophobie, mais de s’en démarquer toujours plus. On se prend à rêver d’une concurrence électoraliste sans fin dans la démagogie du combat contre la xénophobie. Misère de la politique : Bernard Kouchner n’aurait pas vu venir à temps le retour du « droit-de-l’hommisme » !

 

Naïveté, ou réalisme ? C’est la leçon du pacs : lorsque Lionel Jospin a fini par assumer le vote des députés, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui, rejetant la surenchère homophobe de son camp, s’est engagé dès l’été 1999 sur le terrain de la tolérance, pour ne pas l’abandonner à la gauche. Les droits des homosexuels sont bien devenus un enjeu de concurrence électorale ; pourquoi la gauche ne pourrait-elle de même reprendre la main en matière d’immigration ? L’évidence du « problème de l’immigration » pourrait ainsi se défaire bientôt, sous l’effet d’une croyance nouvelle au « seuil d’intolérance » : Pascal Perrineau, spécialiste de l’opinion, n’a-t-il pas mis en garde l’UMP, le 30 août, devant une montée de… la tolérance ?

 

Encore faudrait-il que la gauche saisisse l’opportunité, avant que ne se referme la fenêtre qui s’ouvre. C’est à elle de créer un cercle vertueux. Le flottement dans la majorité redonne certes de l’espoir à l’opposition ; mais celle-ci ne saurait tout attendre de ses adversaires. Plutôt que d’incarner une droite à visage humain, la gauche doit, pour l’emporter, proposer une croyance alternative. Faire le pari que, loin d’être condamnés à la xénophobie, les Français peuvent s’y révéler intolérants : tel devrait être le programme d’un nouveau réalisme de gauche.

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Ce texte a paru dans Libération, le 6 septembre 2010, sous le tite : "Xénophobes, les Français? Pas si sûr, M. Sarkozy!"

Tous les commentaires

Vous décrivez fort bien la "fabrication du consentement" (expression empruntée à Chomsky) sur le seuil de tolérance qui a largement dominé les "débats" de ces trente dernières années, seuils axés sur la xénophobi, en parallèle avec une autre idéologie, celle d'un libéralisme de plus en plus déréglé, hors contrôles.

Pendant cette même période, personne (parmi le personnel politique) n'a parlé de seuil de tolérance en ce qui concerne la pauvreté, la misère, le chômage...

Y a t'il là un enseignement, sur la manière dont les politiques avouent, d'une certaine manière, une impuissance volontaire, involonatire, ou tout simplemennt ne se rendent-ils pas compte de l'état désastreux dans lequel se trouvent des millions de gens, y compris à gauche ?

... cynisme électoraliste tout simplement: les malheurs du monde ne font pas recette.

Jeux de miroirs déformants, où apparaît aujourd'hui le visage de la haine.

Très juste... Enfin!

Je partage votre réflexion et j'arrive à des conclusions semblables. Il est regrettable que les décisions se prennent selon les opportunités électorales plutôt que par la force de persusasion des idées (cf. les sondages qui responsabilisent l'opinion et déresponsabilisent le politique, en matière de xénophobie par ex.).

Les droits de l'homme proposent un socle innovant des rapports sociaux dans le "patriotisme cosntitutionnel"

Ce dernier me semble apporter une réponse équilibrée et raisonnable aux défis de la société française tout en réactualisant l'idéal universaliste de la Révolution.

Il est dommage qu'aujourd'hui, au temps de l'Union européenne, qui est un évènement exceptionnel de l'histoire de l'humanité, aucun parti ne pense à en parler. Cette inertie ne viendrait-elle pas du décalage entre la puissance des idées et l'étroitesse d'esprits formatés dans un ethnocentrisme suranné ?

Sans vouloir du tout polémiquer, la question est : à qui profite l'U.E ?

Ou en est le volet social ?

Entre rhétorique et pratique......

Un détail: Il est certain que si dans " la gauche " vous ne mettez que les socialistes, nous allons attendre longtemps une alternative à la xénophobie. Mais il y a les Verts, le PG, le NPA, c'est d'eux que viendra le renouveau. C'est eux qui portent les valeurs d'humanisme et de fraternité et en font une priorité, que cela soit dans la lutte pour défendre la Terre, ou dans celle de défendre les faibles (tous) contre les puissances d'argent.

Pour le reste, merci pour cet excellent article.

Bel article !

Heureux que vous repreniez un débat abandonné depuis plusieurs decennies et qui me faisait écrire ici même sur mon blog que Hortefeux plutôt que d'être coupable d'infamie ne faisait que reprendre, à la légère, ce qu'on avait du lui enseigner à Sciences-Po et/ou dans l'ensemble des universités françaises à savoir qu'il y a un seuil de tolérance -fixé à 10% -au delà duquel toute société se voit condamner à développer des pratiques et des idées xénophobes..à l'encontre de ceux qui sont alors perçus comme des envahisseurs.

Peut-être faudrait-il plutôt que de jeter bons et mauvais points et de s 'étrangler de bonne conscience et de sentiments vertueux reprendre effectivement ce problème à la base et démontrer à nouveau que cette "loi" sociologique est une invention que rien ne justifie dans la réalité sociale. Mais expliquer aussi combien elle a l'apparence de la vérité, le gout de la vérité,...alors qu'elle n'est à la vérité que ce que le canada dry est au whiskey.

 

Je crois , comme Sarkozy, qu'une partie non négligeable de la population française est raciste et xénophobe . Le rejet des étrangers, des manouches, des "hors normes" se manifeste quotidiennement autour de nous. Contrairement à Sarkozy, il me semble que le rôle d'un responsable politique consiste à tout faire pour enrayer ce mal diffus, au lieu de l'attiser à des fins électorales.

Le PS qui, lui aussi ne raisonne plus qu'en termes électoraux, se trouve piégé par l'amalgame réussi, par la droite, entre immigration et délinquance.

Absolument tétanisé par la perspective d'être perçu comme "laxiste" vis à vis de la délinquance, le PS ne dit plus rien sur le sort des étrangers dans notre pays et (cf les propos de Ségolène Royal) en rajoute sur la politique sécuritaire.

Quand, ce parti, retrouvera les vrais valeurs qui le fondent, peut-être respirerons nous un peu mieux.

Je me demande si ce n'est pas ce qui différencie Martine Aubry au sein du PS et explique son succès, revenir aux vrais valeurs.

Dans Le Monde de vendredi 3, un article dans les pages débats d'une association qui défend les droits des Tsiganes montre qu'il y a effectivement un nombre importants de délits commis par des jeunes Roms mais que ceux-ci sont le fait d'enfants utilisés par des maffias qui n'ont rien à voir avec les Roms... Il est beaucoup plus facile de tenir des propos racistes sur les Roms (ou les Arabes, les Noirs, les Juifs, etc.) et d'en faire des boucs émissaires que de tenter de comprendre les difficiles relations inter-communautaires ou le racisme ordinaire vécu par les étrangers vivant en France. Rien n'a changé depuis Les Bijoux de la Castafiore...

Il me semble que l'expression "seuil de tolérance" est apparue dès le milieu des années 70. Je me souviens d'avoir écrit au Monde à ce propos, en 1975 sans doute, pour rappeler que selon toutes les études de terrain, les manifestations de racisme n'étaient pas question de proportions, mais de concurrence pour des biens collectifs (équipements, écoles, laveries, stationnement ...) et donc directement liées à la raréfaction de ces biens.

Les mots (on dirait maintenant éléments de langage) accompagnent ou précèdent les idées, et les batailles de vocabulaire en précèdent d'autres.

A cet égard, "seuil de tolérance" est une intéressante monstruosité. Il se présente, grosso modo, comme un taux d'étrangers (ou de n'importe quoi d'autre à stigmatiser) au delà duquel ils ne peuvent plus être tolérés.

La construction correcte devrait donc être "seuil de tolérabilité", puisquel'étranger n'est pas celui qui tolère ou non, mais celui qui est toléré ou non.

L'inversion de la construction morphologique obéit ici à un motif clair : il s'agit de faire de la victime de l'intolérance le responsable de ce dont on l'accable.

Qu' une partie de la gauche ait avalé tout cru, par la suite, ce morceau de sociologie de comptoir, doit nous rappeler, comme l'écrit Confucius, que "sans juste dénomination il n'est pas de vertu possible", que les batailles pour les coeurs et les têtes peuvent commencer par les mots, et qu'hélas ceux-ci peuvent tuer.

@ Alain D.

"Il s'agit de faire de la victime de l'intolérance le responsable de ce dont on l'accable."

Merci de le rappeler très pertinemment, ici !

Je ne voulais pas m'insinuer entre deux fils, depuis mon retrait (de ce "club", qui souvent porte bien son nom, ce qui, heureusement n'est pas le cas, ici)...

Mais, comme je l'ai écrit à Eric Fassin hier en passant par sa messagerie privée, ce qu'il appelle "découverte du seuil d'intolérance", je l'avais déjà abordé dans une tribune parue, sous le même titre (Le seuil d'intolérance), dans le Monde, le 18 mai... 1983 ! Et l'ai reprise, cette notion, dans une de mes chroniques dans Jeune Afrique en 1984... Cela, pour dire, ici, le lien "politico-génétique" du régime actuel avec les années où "terrorisme" et "immigration" étaient associés dans une équation perverse...

C'est justement, et plus que jamais, à ce "seuil d'intolérance" qu'il nous faut veiller. Comment et avec quels moyens ? Là, est la question.

Salah Guemriche

Chose simple: avant de philosopher et de spéculer sur la nature humaine et le seuil de tolérance, il serait remarquable que les gens qui en parlent pour traiter certains ( fut ce de manière indirecte ou elliptique) de beaufs, de racistes, de minables franchouillards ( et il-y-en a, des vrais! de gros cons indécrottables) etc... aillent s'installer ds les quartiers les plus ...répulsifs, ds les villes les moins attractives. Je pense en particulier à ces politicards qui ont nié systématiquement, et beaucoup continuent de le faire, tout problème d'insécurité, de nuisances, de promiscuité, d'isolement, de pauvretés diverses ..... Il est quand même étonnant que les grands esprits prétendus humanistes n'aient pas relevé cette phrase de Placé:" on a une commission esperanto, mais pas de commission sécurité". Pour moi c'est très lourd de sens. Et j'entends déjà ( au figuré) qqs bien pensants me critiquer en me traitant de raciste, de xénophobe et de lepéniste. C'est la trinité des crétins.Ces derniers ont connu un essor exceptionnellemnt important ds les années 80, parallèlement à celui des "jeunes des cités" qu'il ne fallait surtout pas critiquer. Et les bien-pensants continuent à refuser l'idée même d'une observation, d'une analyse, de constats, d'enquêtes...afin d'éviter des amalgames honteux , comme celui énoncé par la tzarkokratur. Combien de Pseudo Socialistes et de bobos écolos vivent ds des quartiers merdiques? vivre réellement, en y habitant jour et nuit, avec leurs gosses à l'école du coin? Et ils parlent de diversité sociale! Ils semblent découvrir que des gens pauvres et analphabètes sans ressources légales, donc enclins à chaparder ( ne serait ce que pour se nourrir -- qui n'en ferait pas autant?) suscitent des réactions hostiles, alors qu'ils ( les BOBOS) ont milité pour l'ouverture des frontières et la libre circulation SANS RIEN règler auparavant. Et ensuite, c'est démerdez vous, et ne soyez pas racistes! Nous on vit tranquillement ds nos chaumières meublées de brocante chic. Et en plus, il parait que la plupart d'entre eux ont fait des études SUPERIEURES!

Sur l'insécurité que vous évoquez comme explication de la xénophobie, je me permets de vous renvoyer au sondage Ifop que je commentais dans mon billet précédent en ces termes :

"une enquête publiée le 28 juillet 2010 montre effectivement une forte progression du sentiment que la délinquance a augmenté depuis 2007 (de 43 à 59%), alors même que 84% des sondés se jugent personnellement en sécurité. Plus intéressant encore : les Français croient d’autant plus à cette augmentation que le taux de délinquance est plus faible dans leur propre département !"

Les plus xénophobes ne sont pas nécessairement ceux qui vivent dans des quartiers difficiles ; et il ne suffit pas de s'en prendre aux "bien-pensants" (comme le fait Brice Hortefeux) pour éviter la condescendance envers les classes populaires (pour mieux les défendre, on présuppose leur xénophobie quitte à l'expliquer par leur environnement).

ouverture des frontières, hordes d'immigrants envahisseurs, ... n'oublions pas les 1,5 millions de Français qui sont partis à l'étranger. Encore des é/immigrants à assimiler, mais par d'autres cultures souvent bien plus accueillantes !

à M. Fassin: vous interprètez mal ce que j'ai écrit, ou bien je me suis mal exprimé. Je n'ai pas la prétention de savoir expliquer la xénophobie par l'insécurité. Je n'ai fait aucune enquête, et s'il m'arrive de jeter un oeil sur des sondages, je ne les considère pas comme l'absolue vérité. La xénophobie est un sentiment naturel qu'on parvient à tempérer, voire à supprimer ( ou à taire, à dominer) selon les diverses expériences de la vie. L'insécurité, réelle ou ressentie, peut maintenir ou développer ce sentiment. En prétendant qu'il est naturel, j'entends les hurlements. Il l'est pourtant, comme la peur, la bonté,la rouerie, etc... Mais à des degrés très différents selon les personnes. Je me suis simplement permis de critiquer ceux qui ont tenu et tiennent encore de grands discours moraux mais qui méconnaissent les réalités. Et parmi les politicards bien-pensants ( expression que je n'emprunte pas à cette larve que vous citez) il-y-en a un bon nombre.

M. Carrier: je n'ai pas parlé de hordes déferlantes, je critique l'ouverture irréfléchie et idiote des frontières. Si vous ne saisissez pas la différence, alors vous êtes particulièrement obtus. On peut lire ça et là les reproches que les nuisibles eurocrates font à la France. Je pense qu'ils ont raison ( et ça m'emmerde vraiment de le reconnaitre, car c'est eux) de critiquer le racisme de gouvernement ( et non d'état, comme on a pu le lire sur des pancartes) et l'électoralisme de la tzarkokratur. Mais ces mêmes nuisibles sont directement responsables de cette situation. Ainsi que tous les euro-béats qui avaient promis que tout irait mieux. Un ramassis de menteurs et de manipulateurs! Comment peut-on imaginer raisonnablement que des gens opprimés, pauvres, méprisés, sans avenir ds leur pays, puissent rester sur place, en attendant que ça passe, alors qu'ils ont le droit de se déplacer et de chercher mieux ailleurs? Il faut vraiment être un crétin patenté pour le penser et/ou un sacré faux-cul pour éluder cette probabilité. Et quand ils sont ailleurs, que peuvent-ils faire? rien d'officiel, rien de légal. De la mendicité, des vols, et pour certains d'entre eux des actes caractérisés de délinquance et de crimes. Hé oui! j'affirme que tous les immigrés ne sont pas des anges; tout comme les gaulois, les numides, les perses, les ibères, les saxons, etc... En outre, quand ces gens pauvres" voient " les magouilles des politicards et entendent leurs mensonges, ils se disent qu'ils n'ont pas à se gêner. Et franchement, je n'arrive pas à leur donner tort à cause de cette idée. Leur tort c'est de s'en prendre à ceux qui dégustent aussi à cause des politimagouilleurs et fricnanciers. Si des hordes de migrants s'en prenaient à ce gigolo et autres magouilleurs, j'applaudirais! Je suis convaincu qu'on ne peut pas nier un lien entre délinquance et pauvreté. Pas partout! pas pour tout le monde! c'est pour ça que j'ai parlé d'enquêtes, d'études, d'analyses, pour éviter des amalgames rapides et systématiques. Et de nouvelles "hordes" attendent l'ouverture des frontières: les Anatoliens de Turquie. Et les nuisibles eurocrates n'auront rien préparé. Ils se réuniront en commissions, en délégations, en synodes, en symposims,en colloques...payés en heures sup, pour blablater sans jamais évoquer leurs conneries. Cela dit, on peut aussi considérer (et c'est peut-être votre avis) que les lois d'un pays n'ont pas à être respectées. Alors, parce qu'il me reste un petit fond de politesse, je vous annonce mon arrivée chez vous avec des copains et des types qu'on ne connait pas, pour s'installer; on ne sait pas combien de temps on restera; ne vous en faites pas pour la bouffe, on se servira; pareil pour le linge et les fringues. Merci pour votre chaleureux accueil!

Il ne faut pas croire que le racisme domine, même si tout le monde peut manifester quelques stéréotypes. On ne voit pas comment il pourrait en être autrement. Il faut simplement faire un effort de temps en temps. Comme je le disais ailleurs ( voir: "Les Français ne sont pas racistes") :

 

"Il ne faut pas s'abaisser à flatter les plus bas instincts que certains supposent être ceux du peuple. Ce n'est pas le racisme qui est dominant, ce sont les intellectuels qui ressassent un discours barresso-maurrassien qui ne correspond pas à la réalité vécue par la majorité des gens. Comme je l'ai déjà dit, c'est essentiellement par incompétence que les élites actuelles ne maîtrisent pas la représentation du réel, et que leur seule aptitude se réduit à la manipulation de mythes éculés (voir : « Le néo-maurrassisme actuel... »)."

 

"De son côté, la gauche antiraciste n'arrive pas à dépasser l'anticolonialisme. Elle fonctionne sur le modèle d'Amélie Poulain, qui porte assistance à un pauvre maghrébin exploité par un épicier sorti tout droit de fantasmes coloniaux. On a d'ailleurs reproché à ce film de présenter une France populiste des films de Marcel Carné, où les immigrés seraient absents, alors que ce film est tourné dans le quartier Montmartre où ils sont nombreux. C'est exact, mais ce n'est évidemment pas par racisme. Par contre, ce qui est plus grave, c'est que cette gauche, qui se prend pour cette sorte de superwoman parigote, ne semble pas avoir remarqué que tous les patrons des petites épiceries sont déjà arabes!"

 

"En politique, on parle aujourd'hui de « changer de logiciel ». Il serait préférable d'envisager d'abandonner le boulier pour passer enfin à l'informatique. Ou plus simplement, de prendre la peine d'observer le réel."

 

@gaspaydin

Je viens mettre un peu d'eau à votre moulin. Il y a deux sortes d'anti racistes en France : les intellos, qui n'ont seulement jamais pris le metro jusqu'à Chateau rouge (s'ils sont pressés qu'ils prévoient le temps nécessaire à la sortie de la station car 50 % des gens qui entrent dans cette station le font par la sortie.... ce qui ralentit fortement ceux qui cherchent légitimement à sortir par la sortie...) ce qui est sans doute le cas de M. Fassin dont je ne suis même pas certaine qu'il prenait le metro quand il était à New York... et les autres, ceux, comme vous et moi, qui savons bien que nous ne jugeons pas un homme par sa couleur mais qui ne craignons pas de dire les choses que nous observons. Pour ma part j'observe sur le terrain (et non le "terrain des idées) , tous les jours, à l'instar des juges, des éduc, des policiers etc qu'il y a bien un lien entre délinquance et immigration. Mais il n'est pas permis de le dire sans se voir apposer des étiquettes indignes. Dommage, cela permettrait peut être de trouver un début de solution à ce que nous déplorons, la stygmatisation de ces populations, l'impérieuse nécessité de prévenir aussi plutôt que de réprimer... encore que la réponse par la répression soit de plus en plus dérisoire devant le développement des mafia qui se développent dans ces quartiers que l'on ne peut pas qualifier de "non droit" parce que bien au contraire, elles font régner LEUR droit. Interdit aussi de dire que les Roms qui mendient droguent les enfants (pas forcément les leurs d'ailleurs), comme on les mutile en Inde pour mieux attendrir le passant. Interdit aussi d'attirer l'attention sur le déséquilibre démographique qui tôt ou tard, et alors que l'assimilation se fait de plus en plus difficilement (du fait de la ghettoisation résidentielle et scolaire), posera qu'on le veuille ou non, la question de l'identité nationale (ô quelle horreur!) dont je pense, comme Jean Daniel, que l'on peut en débattre sereinement. Interdit aussi de relever, aujourd'hui, le fanatisme d'un autre âge des islamistes menaçant de mettre l'occident à feu à sang si le groupe d'illuminés d'une obscure église évangéliste aux US concrétise son souhait de bruler le Coran en place publique.Si tu brules mon livre je te coupe la tête... cherchez l'erreur...

Bref, tant que les non-voyants intellectuels et les opportunistes politiques confisqueront aux citoyens le droit de faire les vrais constats afin de trouver les solutions, nous continuerons à alimenter la haine, la bêtise, l'insécurité.

 

L'antiracisme du deuxième type, dont vous vous réclamez, ne me rassure pas. Mais votre sociologie ad hominem me convainc d'arrêter la discussion.

Je ne cherchais pas à vous "rassurer" (je suis certaine que vous êtes tout à fait capable de vous auto-rassurer) mais plutôt à me solidariser avec mes collègues de terrain, qui contrairement à vous, sont chaque jour confrontés à ce que vous ne connaissez pas et qui contrairement aux intellos mettent les mains dans le cambouis. D'autre part, je ne cherchais pas non plus à engager la conversation avec vous...

Ah! les inetellos ! Ah! les gens de terrain aux mains pleines de cambouis ! Bien piètre dichotomie digne de la clique à Sarkozy.

Ah! Carole! je crois que vous êtes fichée! comme moi. Je me retrouve tout à fait ds ce que vous écrivez, et vous avez raison: on N'a PAS le droit de le dire. Les salopards qui organisent des "tournantes" , euphémisme odieux ( que presque tte la presse a repris, au lieu d'écrire: VIOL) sont des jeunes gens désoeuvrés. Ceux qui traitent de "tasspée" et de "putes" les filles qui se font "trouer" sont des garçons quelque peu égarés ds les incertitudes de l'adolescence. Ceux qui mutilent des filles, ceux qui les incendient sont des djeunes frustrés. Ceux qui les harcèlent au nom d'une certaine religion sont des jeunes exaltés. Et maintenant, SURPRISE! je ne parle pas de l'islam, mais des Jéhovistes et des Amish! suis-je toujours considéré comme un raciste? je parie que non! je suis devenu un simple ignare qui méconnait les principes religieux, tout à fait respectables. Faites l'expérience sur presque n'importe quel site: vous pourrez critiquer le pape, le pope, le rabbin, le pasteur,les amish, les scientologues,les dupont, les adorateurs du p'tit pois, les haré krishna, les qui-vous-voulez; au pire quelqu'un vous expliquera que vous êtes excessif/-ssive parce que vous ne connaissez pas leurs principes. Osez dire ,non: simplement suggérer de pouvoir poser la question si l'islam tel que c'est écrit ds le coran est compatible avec nos principes de société; vous ETES raciste. Imparrable! Et les mêmes, peu ou prou, diront une autre fois qu'on n'est pas raciste en critiquant les cathos puisqu'une religion n'est pas une race et que des cathos, il-y-en a de ttes les couleurs. Ce qui est vrai, et également vrai pour l'islam. Pourtant il existe un islam furieusement tranquille, tolérant et pacifique ds certains pays ( Ouzbék(h) istan, par exemple), et il est malgré tout interdit de dire qu'un "certain nombre" ( majorité? minorité? je n'en sais rien) de jeunes musulmans de chez nous sont des mal-élevés, parfois des délinquants, voire des criminels. On n'a pas non plus le droit de constater , pas de penser, de constater, que les immeubles où habitent une large majorité d'Asiatiques sont propres et bien tenus. Rien que ça fait de vous un raciste. L'eau coule d'amont en aval? Pas du tout! Ce n'est qu'un mouvement apparent dont la description primaire ( première? simpliste?) vous/me sied. La réalité est l'inverse: l'eau remonte courageusement les pentes , avec l'aide natatoire des poissons ( et des 73 "sirènes" que tout bon talibban a le droit de décapsuler -- qu'est-ce-que j'ai pas écrit, là! on n'a pas le droit de se moquer des crétins dangereux) , car c'est écrit dans le livre saint, et c'est dieu qui l'a dicté. Et toute ces idioties dangereuses, nuisibles, néfastes existent aussi chez les chrétiens. Ouf! j'ai trouvé une conclusion qui sera appréciée.

à M Anonyme alias gaspadyin et Carole

Tout d'abord merci de vos compliments me traitant d'obtus: c'est certainement une bonne manière de dialoguer.

Sachez que je ne mets pas en doute votre bon sens et vos observations "sur le terrain". Il se peut cependant que la réalité sociologique du pays s'avère plus complexe. En fait le neoconservatisme maurassien souhaite freiner l'évolution inexorable de la société vers le métissage et le multiculturel, mais autant arrêter un raz de marée.

Pour ce qui est du raccourci pauvreté = immigration = délinquance, dire qu'en effet le spectacle de la pauvreté dérange et déstabilise: mieux vaut les laisser crever dans leur... loin de la vue, car bien sûr "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" (phrase de Rocard me semble-t-il complètement décontextualisée). Ce n'est pas une raison pour enlever aux pauvres leur dignité (du style "ils droguent leurs enfants pour mendier") et faire des amalgames inadmissibles .

Quant aux copains qui viennent s'installer chez moi, pourquoi pas ? Si c'est pour faire la fête et être heureux, on peut se serrer un peu. Certes, il y a les pique-assiette et les profiteurs, j'en conviens. Mais je ne pense pas que ce soit la majorité car, contrairement à vous, j'ai une haute idée de la noblesse humaine, même voire surtout chez les plus pauvres.

Soyez assurés de mon respect envers vos vues et agreez, je vous prie, mes salutations ditinguées.

 

car la pauvreté dérange et désatabilise

M. Carrier: je n'ai pas parlé de hordes déferlantes, je critique l'ouverture irréfléchie et idiote des frontières. Si vous ne saisissez pas la différence, alors vous êtes particulièrement obtus. On peut lire ça et là les reproches que les nuisibles eurocrates font à la France. Je pense qu'ils ont raison ( et ça m'emmerde vraiment de le reconnaitre, car c'est eux) de critiquer le racisme de gouvernement ( et non d'état, comme on a pu le lire sur des pancartes) et l'électoralisme de la tzarkokratur. Mais ces mêmes nuisibles sont directement responsables de cette situation. Ainsi que tous les euro-béats qui avaient promis que tout irait mieux. Un ramassis de menteurs et de manipulateurs! Comment peut-on imaginer raisonnablement que des gens opprimés, pauvres, méprisés, sans avenir ds leur pays, puissent rester sur place, en attendant que ça passe, alors qu'ils ont le droit de se déplacer et de chercher mieux ailleurs? Il faut vraiment être un crétin patenté pour le penser et/ou un sacré faux-cul pour éluder cette probabilité. Et quand ils sont ailleurs, que peuvent-ils faire? rien d'officiel, rien de légal. De la mendicité, des vols, et pour certains d'entre eux des actes caractérisés de délinquance et de crimes. Hé oui! j'affirme que tous les immigrés ne sont pas des anges; tout comme les gaulois, les numides, les perses, les ibères, les saxons, etc... En outre, quand ces gens pauvres" voient " les magouilles des politicards et entendent leurs mensonges, ils se disent qu'ils n'ont pas à se gêner. Et franchement, je n'arrive pas à leur donner tort à cause de cette idée. Leur tort c'est de s'en prendre à ceux qui dégustent aussi à cause des politimagouilleurs et fricnanciers. Si des hordes de migrants s'en prenaient à ce gigolo et autres magouilleurs, j'applaudirais! Je suis convaincu qu'on ne peut pas nier un lien entre délinquance et pauvreté. Pas partout! pas pour tout le monde! c'est pour ça que j'ai parlé d'enquêtes, d'études, d'analyses, pour éviter des amalgames rapides et systématiques. Et de nouvelles "hordes" attendent l'ouverture des frontières: les Anatoliens de Turquie. Et les nuisibles eurocrates n'auront rien préparé. Ils se réuniront en commissions, en délégations, en synodes, en symposims,en colloques...payés en heures sup, pour blablater sans jamais évoquer leurs conneries. Cela dit, on peut aussi considérer (et c'est peut-être votre avis) que les lois d'un pays n'ont pas à être respectées. Alors, parce qu'il me reste un petit fond de politesse, je vous annonce mon arrivée chez vous avec des copains et des types qu'on ne connait pas, pour s'installer; on ne sait pas combien de temps on restera; ne vous en faites pas pour la bouffe, on se servira; pareil pour le linge et les fringues. Merci pour votre chaleureux accueil!

08/09/2010 09:44Pa

impossible d'éditer sur ce site me semble-t-il. Désolé de mon oubli d'effacer le collage du texte auquel je m'oppose.

Une ou deux questions : quand mon amie Fatimah me dit qu'elle préfère prendre la 12 plutôt que la 4 parcequ'elle a souvent été victime d'actes d'incivilité à la station gare du nord (à ses amis elle dit même qu'elle a honte souvent de constater qu'il s'agit toujours de bandes impliqant ses 'frères et soeurs'), est elle raciste ?

Quand je dis que les juges, educ, travailleures sociaux ont essentiellement affaire à des jeunes issus de l'immigration, cette seule constatation fait elle de moi une raciste ?

Quand mon voisin (qui donne des cours d'alphabétisation) déplore qu'il n'y ait plus dans la rue (à Paris) de fromager, de fleuriste, de poissoniers, de charcutier (oh pardon !) est il raciste ? Personnellement pour avoir vécu en Afrique, j'aime bien le machoiron à la sauce feuille et je vais de temps en temps manger un couscous au petit restau du coin (ou soit dit en passant, le monsieur qui le tient déplore les nombreuses altercations récurrentes dans la rue... mais il doit être raciste aussi) mais je ne vois pas le métissage dont vous parlez dans ma rue, je ne vois que des boutiques africaines. A ce propos, mais çà n'est pas encore arrivé à l'observation des sociologues, celles-ci sont peu à peu reprises par les chinois (qui pour le moment continuent à vendre des marchandises africaines en attendant d'avoir repoussé plus loin les dites populations).

Bref, dans mon quartier, blancs, arabes, noirs et jaunes, on est tous racistes.... mais vous savez quoi ? je préfère encore les inconvénients de mon quartier que les hypocrisies de ceux où résident les 'non-voyants' dont j'espère qu'ils réaliseront un jour qu'ils font les beaux jours de Le Pen !!

@carolehezia, apatridem...

Vous avez tort ce me semble de considérer que les intellectuels ont toujours les mains propresnet les gens de terrain les mains dans le cambouis. J'ai souvent croisé des gens de terrain qui jouait les intellectuels et ne se salissaient pas les mains ...cela me rappelle d'ailleurs la guerre d ' Algérie où seuls les soldats qui connaissaient les "pitons rocheux" avaient le droit de parler de l'Algérie dont ils ignoraient par ailleurs tout. Donc ce n est pas parce qu'on connait Chateau-rouge ou telle cité du 9-3 que l'on est autorisé à parler du 9-3 - qui est bien vaste- ou de Chateau-Rouge ( qui est très complexe et qu'il convient surtout de ne pas "traverser ").

Cela dit je crois et pense que vous avez raison. Evidemment. Il n'y a que les ignares et les obtus et les magouilleurs qui peuvent penser le contraire. La "criminalité" du sac a main, la mendicité agressive, le vol a la tire, le chapardage etc..ont toujours été l'apanage quasi exclusif des pauvres!!!!!!ON n'imagine pas Woerth faisant les sacs a main dans le métro!!!!

Or les pauvres sont majoritairement liés à l' intégration, aux diplômes, à la connaissance des circuits et des réseaux de la cité...C'est à dire que les roms, -j'entends les roumains-pour parler d 'eux, sont situiés au bas de l'échelle des pauvres ce sont donc ceux qui ont le plus recours au vol a la tire pour survivre..CQFD.

Mais il est juste aussi de dire que les roms -roumains- sont ici surtout des victimes. Pas de Sarko. Victimes de politiques qui ont échoué en Roumanie et en Hongrie, politiques qui durent depuis plus de 50 ans et dont les résultats sont mauvais . Ces pays plus la Bulgarie ns sont pas arrivés à intégrer les roms au reste de la société. Ils restent marginaux, méprisés, etc

Puis qu'ils sont victimes de Sarko ..comme le sont les beurs et les nègres qui comme moi fréquentent Chateau Rouge et Mercadet Poissonnier..

Victimes chez nous victimes ici. On ne peut accueillir toute la misère du monde disait Rocard non?

Et tout le monde d 'applaudir.
Et pourquoi pas puisque vous avez apporté le malheur dans nos pays? Pourquoi ne devez vous pas payer les pots cassés, l'esclavage par exemple,.qui a détruit nos sociétés , le colonialisme qui a approfondu cette destruction , l'exploitation de nos richesses et potentialités etc... Car nous ne vivons pas dans un monde chacun chez soi et Dioeu pour tous. Avez vous vu la liste des entreprises françaises implantées en Roumanie? l'essor fantastique des investissements de la Franxce en Roumanie. Ainsi on va en Roumanie trouver une manoeuvre bon marché - la moins cher d 'Europe- et déja formée aux besoins du grand capital et on ne devrait pas accepter que les roumains viennent en France? Car les signataires de l'entrée de la Roumanie en Europe savaient bien que en Roumanie il y avait deux millions de citoyens mal intégrés, vivants en périphérie de villes, que l'on n'arrivait pas à alphabétiser, etc...population déculturée, sans musique, et qui prostitue ses filles chose sacrée chez les roms en général ....

Quant au débat sur les seuils de tolérance ces fameux 10% qui courraient dans les facs dans les années 75/85 suis heureux qu'on veuille à nouveau lui tordre le cou car il ressurgit comme évidence - Hortefeux- sans même que l'on ait besoin d'en débattre, de dire qu'il ne correspond qu'à un fantasme et qu'il y a d'abord une lutte de classes parmi les plus défavorisés pour survivre

"Et pourquoi pas puisque vous avez apporté le malheur dans nos pays? Pourquoi ne devez vous pas payer les pots cassés, l'esclavage par exemple,.qui a détruit nos sociétés"

Ce discours est à peu près aussi réfléchi que de dire que les jeunes allemands doivent porter le poids des atrocités nazies, les jeunes sud américains celui des invasions dévastatrices espagnole, etc etc. Le monde s'est construit autour de conquêtes, d'invasions, d'atrocités de toutes sortes que je déplore autant que vous mais que seule l'Afrique semble ne pas assimiler.

Je vous concède une chose concernant la situation de l'Afrique aujourd'hui : les magouilles de la Françafrique toujours en vigueur et qui font par exemple le malheur des Gabonais pour ne citer qu'eux, le gouvernement français soutenant ouvertement Bongo junior pour ne pas que soient menacés les intérêts de Total dans la région. Ceci étant, ce sinistre scenario existe aussi en France. Ouvrez les yeux, il existe aussi, dans une moindre mesure certes, des magouilles régionales où les intérêts des citoyens sont compromis par ceux des entreprises en vue.

Votre discours ("Pourquoi ne devez vous pas payer les pots cassés") est dangereux et contre productif, vous attisez la haine raciale et nourrisez les harangues de Le pen. Personnellement, je ne vois pas de contradiction à pester contre les fraudeurs de Chateau rouge, l'insalubrité de ma rue, le manque de metissage dans ce quartier, les fraudeurs à la Sécu et venir en aide aux jeunes filles mariées de force, victimes de violences diverses dans leur quartier, soumises à la loi des petits gangs de voyous, participer à des campagnes d'alphabétisation etc.

Les japonais n'ont pas de matières premières et sont coincés sur leurs îles, les allemands, après deux guerres mondiales où ils ont été économiquement anéantis, ont une croissance économique qui dépasse celle de la plupart de leurs "vainqueurs". A côté de cela, l'Afrique du Sud, qui est l'un des seuls pays à pouvoir vivre en autarcie tant il regorge de matières premières, où tout pousse, où le tourisme pourrait être bien plus florissant qu'il n'est; qui dispose d'une main d'oeuvre qualifiée, voit chaque année sa situation se détériorer. Idem pour la plupart des pays d'Afrique de l'ouest, notamment le Liberia et la Sierra Leone qui pourraient potentiellement ne vivre que du tourisme (sans parler du sous sol). Comment expliquer paradoxalement que des pays moins bien lotis comme le Mali et le Burkina s'en sortent mieux ? Je vous laisse à cette intéressante réflexion.

L'Afrique est un continent potentiellement bien plus riche que l'Europe ou l'Asie mais l'encouragement de la victimisation prônée par nos intellos ne lui sera jamais d'aucun secours.

Si je compatis avec les pauvres de tous horizons qui viennent faire les poubelles dans les pays plus riches, il n'en reste pas moins légitime d'attendre d'eux, en contrepartie d'un accueil digne (que malheureusement nous avons de plus en plus de mal à garantir) le respect des lois et des traditions locales.Ainsi, je m'insurge contre ces centaines de double nationaux qui usent, à leur avantage, tantôt de la loi française tantot de la loi de leur pays d'origine généralement pour soumettre leur épouse et leurs enfants (retour forcé au pays, interdiction de sortie du territoire, séquestrations avec la complicité des autorités locales etc etc). Quand on parle de nationalité à deux vitesses, je peux témoigner que nombre de binationaux en usent à leur guise. Dénoncer ces violences faites aux femmes et aux enfants quand ceux ci n'ont aucun porte parole est devenu en France synonyme de racisme et de xénophobie. Il faut bien que les écrivaillons ( sociologues, journalistes, politiciens, intellos de tous bords qui se reconnaitront) défendent leur fonds de commerce. Qu'ils sachent bien en tout cas qu'ils ne défendent pas les intérêts des populations dont ils parlent pour en vivre !!

 

 

En effet la France, comme toutes les puissances impérialistes, s'enrichit dans le tiers-monde (vente de médicaments, d'armes; approvisionnement de matières premières indispensables à bas prix moyennant guerres cf la RDC...) mais ne veut de touristes démunis. Je dis touristes car en effet pourquoi un pauvre ne pourrait-il pas aussi être saisi du désir de voyager ? Et il se trouve que le voyage est un privilège de riche auquel on concède avec le sourire visa et tampon dans son passeport. Liberté de circulation des marchandises, mais rideaux de fer pour les humains: cherchez l'erreur.

@carolehezia

Vous raisonnez à partir de shémas curieux. Comment comparer les atrocités nazis avec l'esclavage par exemple? L'un a duré trois a quatre ans l'autre deux cents ans, l'un a tué quelque dix millions de personnes l'autre deux cent, etc...Mais surtout ce que je voulais dire et loin de moi l'idée de faire payer aujourd'hui aux pays esclavagistes le prix de leur forfait ( c ar d 'abord il n'y a pas de pays mais des classes sociales et le mineur picard était aussi exploité que le paysan casamancais) c 'était qu'il y a aujourd'hui comme hier une circulation des capitaux et des gens des dominations et des exactions et je ne comprends pas pourquoi alors que le capital et la gente européenne rentrent chez nous comme dans du beurre nous n'aurions pas le drroit nous aussi de rentrer chez ceux qui pénétrent en nos pays et foyers....le monde est ouvert non? ou alors il ne l'est pas ou alors il l'est mais sous des formes particlières édictées par ceux là même qui hier pratiquaient l'esclavagisme... vous comprenez mieux ce que j'avai peut être mal exprimé?

Quant au pourquoi -aux pourquois-du non développement du Mali du Sénégal de l'Afrique du Sud etc...je ne peux que vous renvoyer à "mon oeuvre " puique depuis 40 j'écris et enseigne la dessus, ou plus modestement à mon blog ici même qui essaie de suivre l'actualité à partir des hypothèses analytiques des causes du sous-développement.

Car soit vous pensez que les structures laissées,mises en place, perpétrées par le colon et alimentées chaque jour expliquent le sous développement ou vous pensez comme Ian Smith que le nègre est incapable de se gérer lui-me^me. J'ai la dessus écrit un papier pour Jeune Afrique au lendemain de la mort de Smith qui essaie de faire le point la dessus voulez vous que je vous l'adresse?


Arte reprogramme "La Cité du mâle" 

Attention danger. La bien pensance risque d'en prendre un coup face à cette réalité que ne soupçonnent même pas les croisés de la pensée unique qui font le malheur de ces filles qu'ils n'auront jamais l'occasion (ni certainement l'envie) de croiser un jour.

Beurk

cela s'appelle à nouveau la stigmatisation , mais cette fois , ce sont les intellectuels qui sont crucifiés

 

Au fond de tout cela , il y a un incroyable manicheisme . Moi , je suis , je suis beau et bon et surtout , je possède la Vérité .L'autre , quant à lui , n'est pas , il méchant et surtout fait fausse route ou ment

Ce manicheisme est present , quand Fillon devant 2.5 millions de retraités dit à peu de chose pres " nous , nous savons ; on nous remerciera " et passe sa reforme sur la retraite

Ce manicheisme bon/mal est present dans tout ce que je viens de lire . Là , les mauvais sont les intellectuels

Tout cela , c'est , messieurs dames , simplement la non acceptation de l'autre dans son altérité et sa différence . On n'aime plus que les personnes qui nous ressemble , comme dans un miroir .Cela s'appelle du narcissisme .On hait la difference

rappelez vous , Narcisse , s'est noyé .

 

 

Après lecture du fil, :

Il serait intéressant de "faire dialoguer", entre commentateurs, les différentes tribunes que propose Mediapart à ses invités, par exemple celle-ci (Eric Fassin) avec celle de Jacques Rancière (racisme, une passion d'en haut : il y pourfend les intellectuels de gauche, universalistes, donc racistes, selon lui).

Et je serais intéressée par un dialogue entre les différents invités eux-mêmes, au lieu de tribunes juxtaposées.

Sur ce genre de question, on peut avec profit lire Laurent Bonelli dans le "Diplo" de septembre, ou écouter "Là-bas si j'y suis" consacré au "Diplo" le 1 er septembre.

En ce qui concerne la saillie de Jean-Vincent Placé, c'est assez nul, et je compte publier prochainement une lettre ouverte à ce sujet. Mais j'ai répondu sur Marianne2 qui évoquait cet épisode...

Je le colle ici:

"La première sécurité, c'est d'avoir un boulot, de pouvoir manger, se loger, et se soigner correctement si besoin. De pouvoir élever et éduquer ses enfants dignement, même si on n'est pas riche. Voilà les sécurités violées par tous les gouvernements (de "gauche" ou de "droite") qui se sont succédés depuis 25 ans.
Dans les sociétés où règne une relative justice sociale, il y a moins de délinquance, et donc moins d'insécurité.
Plus il y a de riches très riches et de pauvres très pauvres, plus on en vient à placer des flics pour protéger non seulement les personnes, mais leurs biens. La "morale" des riches a toujours été de dénoncer la "racaille" et la "vermine".
Voilà à quoi devraient réfléchir le PS et les Verts, et J-V Placé ferait mieux de garder son humour pour taper sur autre chose que sur sa commission espéranto, qui n'enquiquine personne (sauf les anglolâtres) et a le mérite de poser une question essentielle: en Europe et dans un monde "global", qu'est-ce qu'une "démocratie" sans libre circulation de parole"

Si nos immigrés apportaient des qualités personnelles et des capacités professionnelles indiscutables tout en adhérant entièrement aux valeurs républicaines de la France, la question du "seuil de tolérance" ne se poserait pas et les Français en demanderaient encore. Et si les Français étaient véritablement des xénophobes - quoique, en regardant autour de moi dans la rue, dans les transports, dans les commerces, etc. il ne manque pas de minorités visibles - il faudrait se dire qu'il y doit bien y avoir des raisons: on ne devient pas méchant comme ça!

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