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Un bidonville de la misère dans la ville de Metz

À Metz, le long d’une voie ferrée bordée d’immondices, environ 70 personnes dont 26 jeunes enfants s’entassent depuis plus de dix mois dans des cabanes faites de branchages, de bâches et de vagues tapis trempés de boue, dormant sur des matelas humides imprégnés de moisissure.

Les jets de caillasse et le couinement des rats

Quand le soir tombe, on y entend le couinement des rats. Puis arrive le moment des jets de caillasses tombant à l’aveuglette, risquant de blesser indifféremment hommes, femmes et enfants, dont certains en très bas âge. Au milieu de la nuit, les menaces se précisent et des coups de bâton sont portés directement sur les bâches. Il ne reste aux habitants qu’à s’enfoncer sous les couvertures en espérant que ce soir, comme les autres soirs, l’agresseur fait ça pour rire, qu’il n’ira pas plus loin… (voir vidéo)

L’Europe et ses valeurs

Ce sont des citoyens qui devraient disposer comme vous et moi du droit d’aller et venir dans l’espace européen, d’y vivre, travailler, recevoir les soins, l’éducation et le logement dans le cadre du droit commun. À ceci près que, venus de Roumanie, ils subissent les effets des mesures transitoires (voir ici et ) que la France refuse d’abolir. Ces mesures limitent l’accès de certains Européens à l’emploi et à la liberté de circulation. Elles ne visent certes pas explicitement les Roms — ce serait de la discrimination ethnique, cela ferait tache dans notre belle Europe si fière de ses valeurs — elles visent plus pudiquement les ressortissants de Roumanie et de Bulgarie.

Doubles contraintes

Les conséquences de ces décisions pèsent lourd sur la vie quotidienne de ces personnes en butte à des tracasseries et des paradoxes que même Kafka n’aurait pu concevoir dans ses pires cauchemars. « Si je veux postuler pour un emploi, explique Sergiu, 31 ans, il me faut une autorisation de travail. Mais pour avoir une autorisation de travail, je dois d’abord trouver l’emploi. Pour trouver un emploi, il faut que je puisse m’inscrire à Pôle Emploi, mais pour m’inscrire à Pôle Emploi, il faut d’abord que je produise une autorisation de travail. »

C’est pourquoi Sergiu, comme les autres adultes du bidonville, en est réduit à se lever tôt matin pour aller gagner des sous par le seul moyen qui lui reste, la mendicité.

Metz à gauche

Mendier à Metz n’est pas forcément pire qu’ailleurs. La ville est agréable avec ses zones commerçantes, ses élégantes façades style renaissance, ses bâtisses impériales et ses habitants que les touristes s’accordent généralement à trouver plutôt aimables et accueillants. Il arrive bien que les policiers trompent l’ennui au dépens d’un Rom qui fait la manche. Rien de bien méchant, nous révèle Alexandru : « Ils m’ont arrêté, ils m’ont emmené à cinq kilomètres et m’ont laissé rentrer à pied. Ça aurait pu être pire, j’ai un copain à qui ils ont fait pareil en lui confisquant les chaussures. »

On vote à Metz moins Front National que dans le reste du département (20 % contre 25 % en Moselle). En 2008, alors que la droite dominait sans partage depuis des lustres immémoriaux, la ville a basculé à gauche, faisant naître de grands espoirs chez ceux qui militent pour une politique sociale ambitieuse et ouverte, ainsi que chez tous les républicains déterminés à lutter contre la résistible ascension de la xénophobie et du nationalisme.

Les « corrélations » subtiles du conseiller Thil (UMP)

On pouvait donc s’attendre à ce qu’une municipalité dominée par les socialistes, écologistes et communistes fasse la preuve qu’en matière sociale, surtout concernant les populations les plus démunies, les plus exposées à la misère et à la stigmatisation, le changement serait pour maintenant, qu’une différence se ferait sentir par rapport aux usages de la droite décomplexée qui vient de laisser la place.

Car si la droite est devenue minoritaire, elle ne désarme pas. M. Thil, conseiller municipal d’opposition, se défend de stigmatiser les Roms ou d’insinuer quoi que ce soit quant à leur conduite : « On m'a encore signalé aujourd'hui même, […] que des enfants étaient allés surveiller les allées et venues dans certaines maisons aux alentours, de façon à bien connaître les habitudes des habitants, pour ensuite envoyer d'autres équipes au vol. […] Donc on assiste à une augmentation, sans que l'on puisse nécessairement préjuger, et loin de nous l'idée de faire un amalgame, comme quoi ces populations seraient directement ciblées. Mais enfin, ce qui vient à l'idée de tous, c'est de faire une corrélation. » (l’intégralité de la discussion peut être écoutée dans l’enregistrement de la séance du conseil municipal du 27/9/2012)

Or ces corrélations sont un pur produit de l’imaginaire social dont M. Thil se fait le porte-parole. Le secrétaire général de la préfecture, M. Olivier Du Cray, dément formellement, face aux caméras de FR3 Lorraine le 27 octobre 2012, toute augmentation des plaintes, ou même des mains courantes dans le voisinage depuis l’installation du bidonville.

« Il n’y a pas que Marseille… »

Mais le conseiller de la droite hardie n’en a cure. Il appelle le maire socialiste, M. Dominique Gros, à prendre exemple sur Marseille, et d’autres villes plus courageuses encore, de celles qui font pression pour actionner l’arme lourde, à savoir « l'actuel ministre de l'intérieur, M. Valls qui fait le nécessaire lorsque les maires l'actionnent »

Car « il n'y a pas que Marseille, pour conduire des actions envers ces populations. […] Ce qu'on attend d'un maire, c'est qu'il se conduise de manière responsable vis-à-vis de l'hygiène et de la salubrité, et qu'il actionne les pouvoirs publics pour ce faire. »

« Actionner » M. Valls

M. Dominique Gros sait qu’il doit au moins partiellement sa victoire à ceux que ce genre de prose écœure et qui militent pour une politique plus généreuse. Or sa réponse ne prend pas exactement le contre-pied des insinuations malveillantes de son opposant, ni même de son aspiration sécuritaire. « Alors, les Roms, alors, effectivement, on a un vrai problème » appuie-t-il. On les connaît, « c'est expliqué à la télévision sur les bonnes émissions qu'on peut trouver, et c'est toute une technique, avec de la mendicité et quelquefois d'autres méthodes. »

Il assure le représentant de la droite d’une « solide pression du Maire de Metz sur M. Valls, je peux vous le dire. Ça, c'est clair, si c'est ça qui vous inquiétait, je le connais bien et j'ai du courrier qui lui a déjà été adressé il y a un certain temps pour aller dans le sens de ce que vous souhaitez, parce que en réalité, la ville de Metz, en tant que telle, ne peut pas accepter la solution qui est la nôtre en ce moment. »

Le Comité d’accueil et de soutien des Familles Roms de Metz

Face à cette situation, s’est constitué un Comité d’accueil et de soutien des Familles Roms de Metz qui regroupe des citoyens et 10 organisations: Association « NOMADE IN METZ – Confédération nationale du Travail (CNT) - Collectif mosellan de Lutte contre la misère - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique de Moselle (Fase57) – Association La Lune – Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti de Gauche (PG) - Réseau Education sans Frontières Metz (RESF57) - Unis contre une immigration jetable (UCIJ57)  et avec le soutien de la Ligue des Droits de l’Homme, section de metz.

Les militants bénévoles du Comité assurent une veille constante auprès de la population du bidonville, afin que soit assurées les mesures les plus élémentaires : santé, éducation, alphabétisation, accompagnement dans les démarches administratives et la recherche d’emploi, mais aussi interpellation des pouvoirs publics pour l’insertion de ces personnes dans le droit commun, ce qui est d’ailleurs explicitement mentionné dans la circulaire interministérielle du 26 août 2012.

Que vont devenir ces hommes, ces femmes et ces enfants ?

À l’heure actuelle, on ignore toujours les intentions du maire et du préfet. Une décision de justice rendue le 3 juillet 2012 ordonne l’expulsion de ce campement illicite hors du terrain appartenant à Réseau Ferré de France. Or le préfet n’y a toujours pas donné suite car le comité fait pression  pour  la mise en œuvre de la circulaire interministérielle du 26 août qui indique qu’il y a lieu d’examiner « systématiquement » et « le plus en amont possible » « les difficultés sociales, sanitaires, scolaires, ou liées au logement », c’est-à-dire  de « dégager pour les personnes présentes dans ces campements des solutions alternatives ».

Faute de voir mises en application les directives de cette circulaire, les membres du Comité s’inquiètent : tout se passe comme si les pouvoirs publics escomptaient un pourrissement de la situation et que le campement dépérisse spontanément. Or, c’est loin d’être le cas puisque si certains s’en vont, d’autres viennent s’y ajouter. Environ 70 personnes sont actuellement présentes. Il est également à craindre que le préfet harcèle la population en multipliant et en mettant à exécution des OQTF (obligation de quitter le territoire français) toujours possibles tant que la France restera signataire des mesures transitoires qui font sa honte.

Les occupants du bidonville ont déposé collectivement, le 7 novembre 2012, une demande de réquisition au préfet à qui la Loi n°98-657 du 29 juillet 1998[1] figurant dans le Code de la Construction et de l’Habitation, sur proposition du  maire, de « réquisitionner des locaux à usage d'habitation vacants, inoccupés ou insuffisamment occupés, en vue de les attribuer aux personnes (art. 1) […] dépourvues de logement ou logées dans des conditions manifestement insuffisantes (art. 2) ainsi que « les personnes à l'encontre desquelles une décision judiciaire définitive ordonnant leur expulsion est intervenue. »

Cette réquisition n’aurait, bien entendu, qu’un caractère provisoire, en attendant une décision plus réaliste du maire socialiste, M. Dominique Gros, et de ses alliés de la gauche, que l’on a connus moins vulnérables aux pressions exercées par les éléments les plus cyniques de la droite et de l’extrême droite.

Pour soutenir notre action

La pétition du comité a déjà recueilli près d’un millier de signatures sur papier. Elle vient d’être mise en ligne et on peut la signer en cliquant ici. Elle revendique les mesures suivantes :

  • Mise en oeuvre des demandes d’hébergement  formulées par toutes ces personnes depuis plusieurs mois.
  • Accès effectif à la scolarisation pour les enfants et assurer leur protection en application de la convention internationale de l’enfant signée par la France.
  • Possibilité de travailler pour les adultes afin qu’ils puissent assurer pleinement leur vie au quotidien.
  • Garantie pour l’accès aux soins et à la protection de la santé avec une attention particulière pour la prévention, la vaccination des enfants et le dépistage des maladies infectieuses et chroniques.
  • Suppression de l’arrêté municipal pris à Metz contre la mendicité.
  • Tenue d’une table ronde entre tous les décideurs.
  • Levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au travail.
  • Suppression des procédures administratives et juridiques ainsi que les délivrances d’OQTF motivées sur l’« abus de droit » qui porte atteinte au droit au séjour.
  • Arrêt des expulsions de terrains sans aucune proposition d’hébergement et mesures pour garantir un habitat digne et sortir des conditions de vie pathogènes.
  • Intervention au niveau européen pour demander à la Roumanie de respecter les Droits de l’Homme dans son pays et l’utilisation des fonds européens dédiés à l’insertion des Roms.

 

Par ailleurs, le comité a maintes fois souligné la position du Président de la République en exercice qui, dans une lettre adressée le 27 mars dernier au Collectif Romeurope précisait : « En ce qui concerne la situation des Roms aujourd’hui sur notre territoire, ma préoccupation est aussi la vôtre : la situation de ces femmes, de ces enfants, de ces hommes qui vivent dans des campements insalubres n’est pas acceptable. Je souhaite, que lorsqu’un campement insalubre est demantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution. Cela les conduit à s’installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont pas meilleures. »

Il est temps de passer de la parole aux actes.

 

Éric Graff, citoyen de Metz, membre du Comité d’accueil et de soutien des Familles Roms de Metz

 


[1] Texte consultable sur Légifrance :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=F2CD711FF73E0A6950089BB4AC39D923.tpdjo02v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006159144&cidTexte=LEGITEXT000006074096&dateTexte=20111010

Tous les commentaires

11/11/2012, 11:24 | Par SamJoffre

Pétition signée. Merci beaucoup pour ce témoignage et bon courage pour votre lutte !

11/11/2012, 12:08 | Par Yves Besançon

Eric, merci pour votre témoignage et surtout à votre force à vous battre sur le terrain contre l‘inacceptable en aidant ces familles et en essayant de mobiliser toutes les énergies possibles pour en finir avec l‘intolérable. N’est-ce pas honteux pour un pays comme la France, en 2012, avec une richesse annuelle produite de l’ordre de 2000 milliards d’euros, se définissant de surcroît comme la patrie des droits de l’homme, que des populations, y compris des enfants, puissent vivre pareille situation ?! Surtout avec un gouvernement dit de gauche ??!!
Concernant l’évolution de la pauvreté, et de la grande pauvreté des étrangers sur les dix dernières années, je me permets de glisser ici le lien Internet pour accéder au précieux rapport annuel du Secours catholique, publié jeudi dernier. À partir des statistiques des interventions de l'ONG, vous y trouverez toute une partie consacrée à la pauvreté des étrangers, mais également, une photographie sur la pauvreté, région par région. Un zoom sur les statistiques des interventions du Secours catholique sur la Lorraine peut donc aussi utilement appuyer votre témoignage :      
http://www.secours-catholique.org/actualite/regards-sur-10-ans-de-pauvrete,11291.html

Pétition signée.

Bien solidairement.

Yves Besançon.

11/11/2012, 13:29 | Par Jean-Claude BIDAULT

Merci cher ami, et d'autres infos dès qu'elles se présentent.

11/11/2012, 17:36 | Par Oliv92

Comment peut-on se retrouver en Europe avec des populations entières qui n'ont strictement RIEN : pas de biens, pas de revenus, pas de couverture santé ou vieillesse, pas d'éducation de base, pas de métier, pas de compétence, pas de réseau (de famille, d'amis susceptibles de les aider), pas de lieu où ils se sentent chez eux (?), aucune idée de comment ils peuvent évoluer. On parle de 70 ici dans ce camp de fortune, mais combien sont-ils en Europe? Des dizaines ou centaines de milliers ? Evidemment, "aider" ce genre de population à évoluer dépasse de loin les compétences des municipalités dans lesquels ils échouent.

Seconde question : on fait quoi pour les aider? Quel est le point de départ? La branche où se raccrocher?

11/11/2012, 22:42 | Par Luciole Camay en réponse au commentaire de Oliv92 le 11/11/2012 à 17:36

Exact, Oliv92, nous ne pouvons que compatir en lisant ce récit hallucinant. Et pourtant dans la logique du laisser-aller des pouvoirs publics. C'est en plus l'ouverture à la délinquance la plus dommageable : comme lors de la montée des extrémismes avant les guerres, ces marginaux sont persécutés lâchement de nuit. Et peuvent riposter aussi, des représailles sans fin...

Aucune grosse fortune française ne semble vouloir secourir ces citoyens de nulle part, ces enfants qui n'ont pas demandé à être rejetés de partout, ce serait pourtant l'occasion d'une belle publicité dans les journaux people !

Là où ont lieu les distributions de vivres, de vêtements, de produits de première nécessité, l'ambiance est souvent électrique entre autochtones et étrangers. Encore plus quand les autochtones travaillent dur pour un salaire dérisoire, et qui voient d'un sale oeil ces fainéants qui nousne sont pas d'chez nous  (alors qu'ils ne réussissent pas à travailler pour les raisons décrites dans cet article)... D'un bord comme de l'autre, pas forcément des anges non plus, il y a des incorrections de commises dans les deux camps, tout comme il y a aussi des partages qui viennent du coeur !

En parallèle, le misérabilisme n'empêche pas d'essayer de comprendre dans quelle impasse le pourrissement d'un dossier conduit : je mesure comme vous l'ampleur de la tâche pour les associations sollicitées de toutes parts, surtout qu'elles voient leurs subventions fondre d'année en année.

Une misère laissée à l'appréciation de chacun, à nous d'agir selon nos moyens... comme si nous en étions responsables !

 

11/11/2012, 18:16 | Par marie cosnay

merci, pétition signée !

12/11/2012, 00:15 | Par Perjo

Par honnêteté vous auriez pu écrire qu'il arrive actuellement quotidiennemennt à Metz une quarantaine de demandeurs d'asile.

Par honnêteté vous auriez pu écrire qu'à cause du flux des migrants la Pada (plateforme d’accueil des demandeurs d’asile) a dû fermer temporairement.

Par honnêteté vous auriez pu écrire que les centaines de demandeurs d'asile campant à Metz-Bellecroix ont tous été relogé.

12/11/2012, 06:42 | Par elisa13

Que dire Eric, sinon la honte. Qu'il est insupportable de voir les regards de ces enfoirées de vieilles venant faire leurs courses au supermarché du coin, jetant un regard horrifié sur le pauvre Rom, assis par terre, dans un coin de l'entrée (il a de la chance, il peut être à l'abri quelquefois) qui sourit, leur dit bonjour et bonne journée. 

12/11/2012, 12:39 | Par Eric111

Je remercie celles et ceux qui ont posté des messages témoignant de leur compréhension des faits que je rapporte, qui partagent mon indignation, qui agissent de leur côté dans le même sens et qui m'encouragent à poursuivre.

Juste une remarque @PERJO.

Mon article traite d'un seul sujet, à savoir la présence d'un bidonville dans le quartier du Sablon à Metz, et les réactions que cet événement suscite dans la population et dans la municipalité, réactions qui vont du meilleur au pire.

La question des demandeurs d'asile est un autre sujet que, dans le cadre d'un média participatif, vous pouvez parfaitement traiter tout à votre aise, dans votre blog par exemple, en nous donnant le lien afin de mettre nos deux sujets en perspective et ouvrir une discussion sur de meilleurs augures que cette mise en cause intempestive de mon honnêteté.

J'attends donc avec impatience de lire votre documentaire.

 

09/12/2012, 01:38 | Par cereb en réponse au commentaire de Eric111 le 12/11/2012 à 12:39

ERIC 111

bon courage

09/12/2012, 01:47 | Par poppie

Signé évidemment.   Je suis scandalisée ( même pas surprise, hélas)

09/12/2012, 15:46 | Par fabrizia

 J'ai signé aussi, mais ces "sites à pétition" m'inquiètent, elles accueillent tout et n'importe quoi (la pétition "la plus active" sur le site "pétitions publiques" porte sur un conflit de voisinage en raison d'un chien...), mettent tout sur le même plan, et noient l'essentiel dans superpflu.

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