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L'Etat d'Israël serait propice au plan égyptien

La proposition de cessez-le-feu à Gaza proposée mardi soir par l'Egypte, avec la participation active de la France, semble être en bonne voie. Aprèsavoir dans un premier temps accepté l'ouverture d'un "couloirhumanitaire" et stoppé ses bombardements trois heures par jour sur Gaza-ville pour permettrel'acheminement de l'aide Israël a en effet fait savoir en début d'après-midiqu'il était favorable à l'initiative de l' l'Egypte " l'Egypte s'efforce de trouver une solution visant à stopper les attaques terroristesvenant de Gaza ainsi qu'à faire cesser la contrebande d'armes vers la bande de Gaza", déclare le gouvernementisraélien. "Israëlconsidère favorablement le dialogue entre les responsables égyptien etisraélien pour faire avancer ces questions",complète-t-il. En outre, l’Etat hébreu restecirconspect et n'a pas encore révélé s'il acquiéescer ou non au cessez-le-feu.

A savoir maintenantquelle est la position du Hamas.

Le mouvement islamiste, dont unedélégation est en ce moment au Caire, a annoncé qu'il étudiait aussi ledocument égyptien.

Le Hamas devrait donner sa réponse dansles heures qui viennent.

Le projetdu président égyptien Hosni Moubarak s’asseoit sur trois point :

"un cessez-le-feu immédiat pour unepériode limitée"permettant l'établissement de couloirs humanitaires et laissant le temps à l’Etatégyptien à travailler à un cessez-le-feu "global et définitif".

Il appelle également à une rencontred'urgence entre l'Egypte,les Israéliens et les Palestiniens, en présence de représentants de l'Union européenne et d'"autres parties", pour atteindre "des engagements et desgaranties".

Cesgaranties devraient comprendre "la sécurisation des frontières", ce que réclame Israël,"l'ouverturedes points de passage frontaliers et la levée du siège" de la bande de Gaza comme l’exigent les Palestiniens. Il invite enfin les partis palestiniens antagonistes, le Fatah du présidentpalestinien Mahmoud Abbas et le Hamas ,à reprendre la discussion autour de la réconciliation.

 

Tous les commentaires

Mais...il n'y a pas de plan de paix. Lisez ce que les dirigeants israéliens ont déclaré. Cela vise uniquement Gaza ...quand seront mis hors de nuire "les terroristes". Point à la ligne. En attendant cette "horrible farce" déclrée plan de paix par l'entourage sarkozyste pour que sa tournée au P-O ne soit pas trop ridiculisée, les habitants de Gaza n'auront "droit" qu'à 21h de bombardements par jour au lieu de 24. Israël est bien bon...

Vous avez l'âme d'un vrai diplomate. Notable.

Crimes contre humanité et crimes de guerre 21h/24h. C'est vrai que le conditions sont bien en place pour négocier la paix. A mon avis, on pourrait œuvrer autrement vers une paix durable. Quel non-respect, quelle mépris, quelle propagande. Quelle honte. Regarder les enfants, femmes et hommes palestiniens dans les yeux, et parler-leur de paix, de respect, d'une vie possible, du vivre-ensemble. Des longues mois de blocus aggravé, la pire crise humanitaire depuis 1968 signalé par l'organe de l'ONU (l'OCHA) au mois de juillet 2008, le pays fermé également au niveau des mers (rendant non-viable aussi la pêche), puis des bombardements à ne plus en finir et une incursion militaire terrestre en réponse à des ripostes palestiniennes (des roquettes : mais on s'attendait à quoi ? des cerfs-volants ?). Mais quel bonté. On va recoller des morceaux de corps d'enfants, de femmes, d'hommes, de vieillards, reconstruire le pays démoli aux frais de la communauté internationale (sauf bien sûr des stations de police, une vrai menace pour la sécurité) et s'asseoir entre amis construire la paix ensemble. C'est sur qu'il faut savoir être diplomate par les temps qui courent.

Moi je trouve qu'un plan de paix, fût-il le nième, vaut mieux que pas de plan de paix du tout. On ne sait absolument comment tout cela peut s'arrêter, quel jour sera celui du commencement d'une paix durable. Donc si tout le monde se retrouve autour d'une table égyptienne, tant mieux, peut-être que la guerre s'arrêtera alors pour un peu plus longtemps. signé : une pragmatique, réaliste et non moins compatissante (au contraire).

Mais lisez, écoutez: IL N'Y A PAS DE PLAN DE PAIX. Seulement "un plan de trêve" pour qqs heures dénoncé, aujourd'hui, tant par MSF que par les représentants humanitaires de l'ONU. On nous vend du vent pendant qu'une population entière agonise. Seul le retour aux frontières de 1967 serait l'ébauche d'un plan de paix. Les israéliens ne veulent pas en entendre parler. Surtout à quelques semaines de leurs élections législatives...

Construire une paix durable, cela demande une politique autre que celui mené par l'état d'Israël, il demande aussi un discours autre que celui assumé par l'état d'Israël aujourd'hui. Une condamnation sans réserve de cette politique criminelle, et l'engagement d'Israël de poursuivre une autre politique, permettrai au peuple palestinien de croire un tant soi peu à l'avenir. Sans quoi l'échec sera renouvelé. J'ai écrit avant l'invasion terrestre "La politique de l'état d'Israël est indiscutablement une politique sans amour. Si l'état d'Israël entrait en palestine pour construire des hopîtaux, des écoles, des transports, des universités, inspiré par une politique fondé sur l'amour, c'est à dire le respect de l'autre, la reconnaissance de son égalité, et le souci de son bien-être - ce qui est tout à fait possible et à sa porté depuis 60 ans, et qui est toujours à sa porté - alors les tirs de roquettes viendrait d'où ? D'un peuple "barbare" ? D'un peuple meurtri ? Du désespoir ? Du "choc" des civilisations ?". Aujourd'hui, une semaine après, nous avons avancé dans quelle direction ? La politique sciemment menée jusqu'à aujourd'hui par des faucons en place étant ce qu'elle est : comment imaginer l'espoir d'un vivre-ensemble ? Leur discours d'aujourd'hui n'a pas changé d'il y a un jour, ou d'il y a une semaine. L'espoir vient d'où ? Comment ouvrer vers cette autre politique, cette fois intègre, sincère, humaine, vraie, (ce que je qualifie d'une politique d'"amour", à n'en déplaise à certains), toujours possible et non voulu depuis 60 ans ? Il faut un changement radical de politique et donc de discours, une reconnaissance de la fausse route prise, un engagement de faire autrement une autre politique, des moyens internationaux pour assurer sa mise en place... Sans cela, nous allons droit vers le même mur, les mêmes discours, les mêmes impasses, des nouvelles crimes et tragédies, des nouvelles souffrances. Je crois en l'humanité, qu'une autre politique est vraiment possible, même dans les décombres de l'ignominie que nous connaissons aujourd'hui : mais elle passe par une recconaissance sans réserve de l'inhumanité et l'échec de la politique poursuivie, une reconnaissance de ses mensonges et crimes, l'engagement de la part d'israël de la poursuite d'une politique autre, (c'est à dire, une politique fondé sur le respect de l'autre, la reconnaissance de son égalité, et le souci de son bien-être), et la mise en place des moyens d'assurer sa mise en place au niveau internationale. Pourquoi ne pas inclure ces termes mêmes dans le document signé ? Quelle fierté ce serait d'inaugurer et de participer à une telle aventure. Mais je ne vois rien qui inspire même une lueur d'espoir que l'état d'Israël est prêt à œuvrer dans cette direction. Je ne vois que "Business as usual".

Chère Jamesinparis pouvez-vous développez votre théorie du Business as usual".

En chanson cela se traduit par "comme si de rien n'était".... Ce n'est pas une "théorie", mais une expression tout simplement qui veut dire que rien au fond ne changera, sans la reconnaissance de l'inhumanité et de l'échec de la politique poursuivi par l'état d'Israël, c'est à dire une politique systématique de mise à pas, dépossession, destruction, annexion, enfermement, blocus, non-respect des résolutions de l'ONU, et non-respect des conventions de Genève, le tout suivi de raids aériennes etcetera, etcetera. sans le droit d'accès à gaza des journalistes du monde entier, et accompagné par toute une artillerie de propagande préparé depuis de longs mois. C'est vrai qu'une politique d'amour, fondé sur le respect de l'autre, la reconnaissance de son égalité, et le souci de son bien-être changerai radicalement la situation. A leur place, j'aurais œuvré pour une améliorations des conditions de vie des palestiniens, assiégés et punis par un blocus qui était déjà "la plus grande crise humanitaire depuis 1968" au mois d'août - c'est l'ONU qui l'a dit pas moi. Je me serais engagé d'arrêter la construction du mur illégal d'annexion, j'aurais entrepris de reconstruire avec les autorités palestiniens les infrastructures civils déjà détruites, et je me serais assis à une table de négociation avec les élus aussi imparfaits soit-ils du peuple palestinien afin de trouver un accord véritablement équitable qui prend en compte l'histoire, les souffrances, les réclamations et les souhaits du peuple palestinien, dans le but de leur démontrer qu'un vivre ensemble est possible, que ma politique est inspirée d'un tel amour, et que ce qui est bien pour mon voisin est bien pour moi. Que la paix est ainsi la chose la plus invincible, même si quelques roquettes continuent d'être tirés dans les premiers temps. Mais je sais, une telle démarche demande à l'état d'Israël la volonté et la capacité d'aimer vraiment le voisin en son sein. Bien à vous. James

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