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Les PME et leur rôle pour un pays...

Le tissu des PME est vital pour l'emploi et le commerce extérieur d'un pays. Je souhaite partager avec vous quelques réflexions sur la taille, le rôle et la structure des PME en France et en Allemagne, comparer pour essayer d'en tirer des conclusions pour faire évoluer les choses dans un sens bénéfique pour le pays.

Je sais, on va encore dire que je compare des choses qui ne sont pas comparables, que la France est un pays latin qui ne peut changer, etc... Cependant je partage avec vous ces réflexions et attends vos critiques qui ne manqueront sûrement pas.

Je cite une PME familiale allemande à la frontière avec les Pays-Bas que j'ai visitée en août dernier. Je souhaite partager certaines réflexions avec vous suite à cette visite pour alimenter le débat. Elle a été créée par son propriétaire et emploie aujourd'hui 400 personnes en Allemagne, Hongrie, France, Chine, Brésil, USA, Grande-Bretagne et Malaisie.

Tout d'abord, une image, celle de l'entrée principale, prise avec mon téléphone portable:


Hall Entrée PMEHall Entrée PME

 

Dans le hall, à tous les étages, dans les ateliers de production, de grandes vasques avec des fuits bio...

 

Après un long entretien personnel - 1ère prise de contact - j'ai pu visiter les différentes parties, les halls de production, les cuisines et la salle à manger (nappes sur les tables) où mangent tous les employés en 2 services, en premier la production, ensuite l'administration.

 

Les dirigeants de cette entreprise familiale souhaitent que leurs employés se nourrissent bien et font cuisiner uniquement des produits bio dans la cuisine de l'usine par un cuisinier embauché à cet effet.

 

Il y a des fruits bio partout à la libre disposition des employés.

 

Cela me rappelle une PME familiale de Bavière, où le fondateur m'avait accueillie par un repas qu'il avait lui-même préparé en mon honneur dans la cuisine de son entreprise et servi les quelque 70 employés qui étaient dans la salle à manger avec nous.

Il avait ensuite remis son veston pour déjeuner avec nous et poursuivre ensuite les entretiens. Cette entreprise a des filiales dans plusieurs pays, dont la France.

 

Je poursuivrai la description de cette entreprise après vous avoir traduit un article paru dans la Saarbrücker Zeitung qui parlait justement de ce type de PME familiales et de leur rôle pour l'économie du pays :

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Définition de l'entreprise familiale

Qu'est-ce qui différencie une entreprise familiale d'autres entreprises ? Ce n'est pas la taille, le chiffre d'affaires, le nombre d'employés ou le montant qui ressort du bilan, ni la forme juridique. Des sociétés anonymes cotées en bourses peuvent être des entreprises familiales, tant que c'est la famille qui détient la majorité des voix.
 

La notion d'entreprise familiale n'est pas clairement délimitée et a souvent été utilisée de manière très diverse dans la littérature. L'aspect central de cette désignation, ce sont des critères comme l'influence décisive ou le rôle de la famille dans la conduite des affaires ou la façon dont la culture de l'entreprise est marquée par la famille. Selon le "Centre européen pour la recherche économique", les critères suivants définissent l'entreprise familiale:

1. La majorité des voix est la propriété de personnes qui ont fondé l'entreprise ou ont acquis la majorité du capital, ou sont la propriété de leur conjoints, parents, enfants, ou héritiers directs des enfants.

2. Le fait que la majorité des voix soit directe ou indirecte, est sans importance.

3. Au moins un représentant de la famille ou de la parenté est représenté dans la direction ou le conseil de surveillance de l'entreprise.

4- Les entreprises cotées en bourse sont considérées comme entreprises familiales quand la personne qui a fondé l'entreprise ou a acquis la partie correspondante du capital, ou sa famille ou un successeur possèdent au oins 25 % des voix résultant de sa part du capital. La famille doit ainsi disposer d'une influence décisive dans l'entreprise (critère nécessaire).
 


La signification des entreprises familiales dans l'économie du pays
Le nombre d'entreprises familiales est déjà imposant. En Allemagne elles sont près de 3,5 millions. Si l'on met les toutes petites de côté, 80% de toutes les entreprises allemandes de plus d'un million d'€ de chiffre d'affaires sont des entreprises familiales.
 

L'importance des entreprises familiales pour l'économie du pays est immense. Environ 45% de toutes les entreprises allemandes de plus de 500 millions d'€ sont des entreprises familiales. Et même - ce que peu de personnes savent - 51 % des 250 plus grosses sociétés cotées à la bourse de Francfort sont aussi des entreprises familiales.

Le nombre des entreprises familiales ne diminue pas. De toutes les entreprises fondées avant 1945, plus de la moitié sont encore aujourd'hui des entreprises familiales. Plus de 90% de toutes les entreprises familiales sont dirigées par un ou plusieurs membres de la famille. Ceci entraîne une contribution importante des entreprises familiales au produit intérieur brut, au nombre de salariés et de places d'apprentissage.
 

Une forte croissance au niveau de l'emploi
Elles réalisent 42% de tout le chiffre d'affaires de la totalité des entreprises du pays, et emploient 57% de tous les salariés payant les cotisations sociales. Et ce qui est encore plus important: alors que les 30 plus grandes entreprises cotées en bourse ont réduit leur personnel au niveau national ces dernières années, les entreprises familiales ont connu une très forte croissance en main-d'oeuvre embauchée.

 

Les entreprises industrielles familiales sont souvent de grande renommée au niveau international sur les marchés d'exportation. Elles réussissent bien mieux que leurs concurrentes cotees en bourse.

 

Depuis 2005, la bourse allemande publie un baromêtre pour les entreprises familiales. - le GEX (German Entrepreunarial Indes). Cet index comprend les entreprises dirigées par le propriétaire, notées en bourse depuis au moins 10 ans, et qui sont listées dans le "prime standard". Dirigées par leur propriétaire, cela signifie que leurs directoire, conseil de surveillance ou leur famille détiennent au moins 25% des voix. Résultat: Le GEX a augmenté depuis sa création en 2005 d'environ 85% - le DAX juste de 55%. Le GEX des entreprises familiales a augmenté de 30% en 2007, le DAX seulement de 23%.

 

En outre, les entreprises familiales réalisent 42%  du chiffre d'affaires total de toutes les entreprises confondues. Les 500 plus grandes entreprises familiales allemandes ont réalisé en 2005 11% du chiffre d'affaires de toutes les entreprises en Allemagne. Et emploient 9% de tous les salariés assujettis aux cotisations sociales. Elles ont donc un plus grand nombre d'employés par unité de chiffre d'affaires que toutes les grandes entreprises.

 

La Fondation des entreprises familiales a constaté: Le chiffre d'affaires des 30 plus grandes entreprises familiales a augmenté en 2006 deux fois plus vite que celui des 30 entreprises cotees au DAX.
 

Les propriétaires d'entreprise, figures modèles
Qu'est-ce qui différencie une grande d'une petite entreprise familiale ? Qu'est-ce qui les fait sortir du banal pour en faire des exemples ?

La confédération "L'entreprise familiale ASU" s'est posé la question. "Le rôle décisif est celui de l'union entre propriété et direction", déclare Sandra Hensel.

Les chefs d'entreprises familiales dirigent leur entreprise et mettent leur capital comme garantie. Ils ne peuvent pas tout simplement quitter le navire en cas d'échec, comme le font les managers salariés."

C'est ce qui les différencie de manière positive par rapport aux sociétés anonymes, qui pourtant dominent les médias et l'image que l'opinion publique se fait de l'entreprise. L'entrepreneur familial mène de plus son entreprise selon un système de valeurs qui considère comme une "communauté" non seulement sa propre famille, mais aussi l'entreprise. C'est cette relation personnelle qui rejaillit sur les employés et fait qu'ils s'engagent davantage.
 


Le regardtourné vers l'avenir


C'est pourquoi les entreprises familiales pensent sur le long terme et toujours au-delà du présent. Parmi elles se trouvent de grands leaders mondiaux mais aussi de plus modestes leaders au niveau mondial qui ont fixé et fixent tous les jours les normes sur leurs marchés par la propension à innover et le goût du risque.
 

Un autre aspect est que les chefs d'entreprises familiales sont souvent des personnalités sociales reconnues au niveau régional. Ils ne sont pas uniquement considérés localement comme des patrons ou des contribuables, mais ils sont eux-mêmes une partie de l'identité locale et donnent un sens au concept "Liberté et Responsabilité", déclare Sandra Hensel. "Corporate Social Responsability" est la désignation internationale de ce que sont de nombreuses entreprises familiales depuis des décennies dans leur région

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 Je reviens à la PME familiale que je visitais en août.

Aux murs de la salle de conférence, dans laquelle j'ai passé pas mal de temps, il y a avait plusieurs cadres avec quelques "valeurs" de l'entreprise que je vous relate, car je suis sûre que beaucoup en seront étonnés:


Réflexions sur le Management, la loi syndicale, la politique sociale et la politique en général

"Vous ne rendrez pas les faibles plus forts en affaiblissant les forts.

Vous n'aiderez pas ceux qui doivent gagner leur vie en ruinant ceux qui les paient.

Vous ne créerez pas la fraternité en excitant la haine des classes.

Vous n'aiderez pas les pauvres en éliminant les riches.

Vous aurez certainement des problèmes si vous dépensez davantage que ce que vous gagnez.

Vous ne susciterez pas un intérêt pour la chose publique et vous n'éveillerez pas l'enthousiasme si vous ôtez à l'individu son initiative et sa liberté.

Vous ne pouvez aider les autres durablement si vous faites à leur place ce qu'ils pourraient faire eux-mêmes."

 

Abraham Lincoln (1809 - 1865)

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 Et sur un autre panneau:

 

Les valeurs de notre entreprise

1.Orientation partenaires - Respect des partenaires et de leurs besoins

2. Fiabilité - Respect des accords passés et des délais convenus. Grande disponibilité et solidité des produits livrés

3. Honneteté - Nous informons nos partenaires en toute vérité et en totalité

4. Recherche du succès - Toute notre activité n'a qu'un seul objectif: la réussite de nos partenaires. Nous voulons être le numéro 1 sur le marché

5. Capacité à innover - Amélioration continue de nos produits selon la demande de nos clients

6. Orienté employés - L'action de nos cadres vise à mener les employés de leur service au succès et à la satisfaction personnelle.

7. Orienté service - Support clients rapide et compétent partout dans le monde.

8. Orienté clients - Déceler les besoins des clients et les satisfaire dans la mesure de nos possibilités

9. Ponctualité - Par notre ponctualité, nous témoignons notre respect envers nos partenaires. La ponctualité, c'est la politesse des rois

10. Orienté équipe - Nous respectons l'opinion de nos collègues et partenaires et portons en commun les décisions prises et les solutions que nous avons trouvées et les défendons avec engagement à l'intérieur comme à l'extérieur. Les décisions prises en équipe doivent être portées avec engagement par tous les membres de l'équipe. Les membres des équipes se soutiennent mutuellement et partagent leur expérience et leurs connaissances. Nous confirmons immédiatement par écrit les résultats d'accords pris oralement et les respectons promptement. Nous n'affichons d'"informations internes" que si le processus l'exige et si cela est bon pour le déroulement et les personnes concernées.

11. Engagement - Nous garantissons à tous nos partenaires l'engagement maximum de nos pensées et de nos actes.

12. Multiculture - Nous voulons augementer l'attractivité de notre entreprise et son efficience en rapprochant et acceptant les différences culturelles dans tous les pays.

Qui sont nos "partenaires" ?
Clients- Collaborateurs - Associés - Fournisseurs - Banques - Administrations - Média - Associations - Voisins - Conjoint et Famille

Quel est le but de notre entreprise ?
Faire de tous nos partenaires des ambassadeurs  

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Voilà, vous avez fait avec moi un tour des PME qui réalisent pour le pays 160 milliards d'excédents sur les marchés internationaux tandis que toutes les entreprises de France réalisent 60 milliards de déficits.

La raison de cette énorme différence se trouve en grande partie dans ce que vous venez de lire...
J'ajoute que tout cela n'est pas du blabla, les gens le vivent avec leurs tripes.

 Pas question de semaine de 35h et de laisser tomber le stylo dès qu'on a dépassé le temps "payé". Car les employés voient avec quelle attention l'entreprise est menée. Ils ont le sentiment qu'ils sont tous dans le même bateau, les primes qui vont avec la réussite sont une reconnaissance du travail fourni.
 

Je pourrais vous citer des centaines d'exemples, je vous en citerai d'autres au cours du débat qui ne manquera pas d'émerger.

 Notre pays a besoin d'une forte prise de conscience vis-à-vis de l'entreprise en général et de la PME en particulier. Il a besoin de se débarrasser d'une idéologie archaïque qui remonte à plus de 200 ans, il a une relation très ambivalente avec l'entreprise et l'entrepreneur.

C'est d'ailleurs unique dans les pays occidentaux.

Pour finir, je cite La Tribune du 10 décembre 2008:

"La différence entre l’Allemagne et la France, dans ce domaine, n’a jamais été aussi flagrante.

L’Allemagne va dégager, cette année, un surplus commercial de plus de 160 milliards d’euros. La France va accuser, elle, un déficit de 60 milliards. Un record de chaque côté. Un record qui ne s’explique pas par les importations. De ce côté-là de la balance, c’est du pareil au même, grosso modo. Dans les deux pays, on achète un peu moins, la facture pétrolière est moins lourde aussi. Non, la différence, elle est à chercher…du côté des exportations

...

Qu’est ce qui explique ces différences entre la France et l’Allemagne ? Deux choses.

L’offre d’abord. Sa nature et sa qualité.

L’Allemagne propose sur le marché mondial des produits exclusifs, des biens que personne d’autres ne fabriquent – des machines outils, des auto haut de gamme par exemple. Alors, même pendant la crise, elle arrive à les vendre – cher même parfois. La France, c’est l’inverse. Son offre est assez banale. Ses produits, ses clients peuvent les trouver ailleurs ; ils peuvent aussi s’en passer.


Deuxième différence, elle est énorme. En Allemagne, l’export, c’est vital ; en France, l’export, c’est considéré comme un "plus".


"En octobre, le commerce extérieur français a ainsi enregistré son plus mauvais résultat mensuel de tous les temps : sur un mois, le déficit a atteint 7,1 milliards d'euros et, sur douze mois, il dépasse désormais 56,2 milliards. En dégradation de près de 40 % par rapport à celui enregistré en 2007.

Une contre-performance qui, une fois de plus, tranche avec l'étonnante santé du commerce extérieur de l'Allemagne, qui affiche le même mois un excédent de 16,4 milliards d'euros.


Il faut donc absolument renforcer le tissu des PME, encourager la CREATION d'entreprises en France et leur accorder davantage de considération.

A mettre en parallèle avec les Fondations:

Seriez-vous d'un autre avis ? Votre argumentation est la bienvenue :-)

 

Tous les commentaires

07/01/2009, 21:43 | Par Alain Godefroy

Oui

07/01/2009, 22:50 | Par Axel J

Rien que pour l'article de la Saarbrücker Zeitung, définition techniquement si intéressante et instructive de la PME Familiale en Allemagne, votre billet chère Etoile vaut son pesant d'excédent commercial... :-)

08/01/2009, 01:36 | Par Michel P.

Il est bien évidant que l'esprit d'entreprise des Patrons de PME Français n'a rien à voir avec cet exempleNe serait ce que lors des déplacements à l'étranger où j'ai pu constater moi-même de visu ces comportement bien français.Départ de France le mardi matin avec sa secrétaire ou collaboratrice, excellent paravent de concubinage et retour impératif le Vendredi soir pour les retrouvailles avec "bobonne"Peut importe le résultats complets en final!!! M.PLANCHET

17/05/2012, 15:26 | Par Etoile66

Pour compléter je partage avec vous d'autres informations.

Je précise avant tout que je visite aussi les PME françaises, mais je n'ai pas besoin de vous en parler puisque vous les connaissez aussi.

 

J'étais donc en voyage d'affaires dans une PME familiale dans le Sud de l'Allemagne mi-septembre 2008.

J'ai eu un très long entretien avec le Directeur commercial monde de cette société familiale installée dans de nombreux pays sur tous les continents:

Afrique: Afrique du Sud, Nigéria, Egypte Amérique : Argentine, Brésil, Bolivie, Canada, Mexico, Uruguay, USA Europe: Allemagne, Albanie, Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Espagne, Danemark, Estonie, Finlande, France, Géorgie Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Islande, Lituanie, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Ukraine. Asie: Bahrein, Chine, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Inde, Japon, Jordanie, Iran, Iraq, Liban, Pakistan, Syrie, Turquie, Philippines, Singapour, Taiwan, Thaïlande, Vietnam. Océanie: Australie, Nouvelle Zélande

 

Dans le hall d'entrée du bâtiment totalement écologique, où les lumières s'allument quand on passe et s'éteignent quand on est passé, plus besoin de toucher un bouton, il y a des fruits bio pour le personnel, du photovoltaïque sur le toit, etc...

 

Les dirigeants de cette société, 2 frères et leur soeur, sont très impliqués dans la gestion de cette entreprise créée en 1925 par leur grand-père. Ils financent leurs investissements eux-mêmes et n'ont pas besoin des crédits des banques. Il y a une très grande cohésion entre le personnel et leurs dirigeants dans les PME familiales allemandes, le sentiment de travailler ensemble pour le succès du tout.

 

Ce Directeur commercial monde me disait que c'était à peu près la même chose dans pratiquement tous les pays du monde.... sauf en France.

 

Il avait souhaité me rencontrer pour parler de ces problèmes et essayer de trouver une solution. Il parle un excellent français, anglais, néerlandais et espagnol. Il est marié à une Française et a de la famille en France.

 

Mais, il se demande vraiment pourquoi les employés français refusent de coopérer comme le font toutes les autres filiales dans le monde. Ils leur répondent "Ici on est en France" avec un refus total de changer quoi que ce soit.

 

Il me demandait comment faire pour que la filiale française - 50 employés - accepte la vision du futur, la stratégie et accepte de coopérer et de porter cette vision ambitieuse.

 

Il a l'impression qu'ils sont renfermés sur eux-mêmes, conservateurs, et qu'ils ne recherchent qu'un emploi pour vivre et se foutent totalement de ce qui advient de la société.

 

Je lui ai confirmé cette attitude d'enfermement que je rencontre aussi sur les Salons internationaux, où les Français exposent et attendent que les visiteurs affluent sur leur stand, puisqu'ils sont les "meilleurs"... pensent-ils.

 

On entend parler de "l'exception française", ils se veulent toujours "à part" alors qu'ils perdent de plus en plus pied sur la scène internationale, les médias ne leur disent pas la vérité...

 

Mais je lui ai aussi offert un livre pour mieux comprendre et manager les Français... ... qui ont vraiment besoin de cette ouverture sur le monde. Ils utilisent ce cache-misère qu'est "l'exception française" et ne regardent pas le monde tel qu'il est pour en faire partie. Ils se plaignent de la "mondialisation" alors que pour d'autres, elle est une immense ouverture. Le monde est devenu un village, on ne peut plus vivre renfermé sur soi, comme nos parents ou grands-parents qui parlent toujours en "anciens francs" plus de 48 ans après la réforme...

 

Il faut évoluer beaucoup plus VITE.

 

Un spécialiste du management interculturel a comme devise: "Hier, les forts mangeaient les faibles. Aujourd'hui, les rapides avalent les lents. Demain, les conscients guideront les inconscients."

Il est urgent d'être plus RAPIDES dans les transformations et adaptations au monde tel qu'il est si nous voulons y jouer le moindre rôle à l'avenir.

 

Il est aussi plus qu'urgent de prendre conscience de nos forces - ça nous savons très bien le faire - mais aussi de nos faiblesses pour y remédier, car demain, les CONSCIENTS guideront les inconscients.

 

Il faudrait analyser les relations employeur- employés très marquées idéologiquement en France, alors qu'elles sont totalement simples en Allemagne par exemple, aux Pays-Bas ou en Belgique... pour en tirer des conclusions efficaces permettant de faire avancer le pays dans la cohésion sociale.

 

Dans le wagon-restaurant, j'ai rencontré 3 Français qui étaient pour la première fois en Allemagne dans un train ICE.

 

Les repas servis dans de la vaisselle, des nappes sur les tables, les plats préparés par des cuisiniers 1 étoile au Michelin, de tous les pays d'Europe, un cuisinier par mois... ils disaient que c'était autre chose que le TGV et son bistro...

 

Je leur ai suggéré de le dire en France, car c'est tabou, la France a le "meilleur TGV", la SNCF est intouchable....

 

Mais je prends le TGV sur les différentes lignes, depuis plus de 25 ans, en particulier sur la ligne Paris-Bordeaux. Pratiquement RIEN n'a changé...

 

La société évolue très, très lentement, elle est renfermée sur elle-même. Il y a parfois des "explosions" comme si la société n'avançait que de crise en crise...

 

Cela me rappelle le conte d'A. Daudet: "Le secret de Maître Cornille" qui essayait de lutter contre l'arrivée de la vapeur et de maintenir les moulins à vent.

 

Voilà, je vous fais encore part de ma frustration d'entendre et de voir mon pays - dans son ensemble, les exceptions confirment la règle - sombrer dans le conservatisme et le refus du progrès, la peur de la "mondialisation", mot déjà négatif alors que d'autres ont immédiatement saisi cette chance... et utilisent plutôt le terme "globalisation".

 

Car les informations et les personnes circulent vite à travers la planète, et on ne peut plus remettre en cause ces technologies : l'avion, internet, le téléphone, etc... et on ne peut plus vivre comme du temps où les villes étaient entourées de gros murs...

 

Le monde est devenu un village. Le conte d'A. Daudet se termine ainsi :

"Que voulez-vous, monsieur !... tout a une fin en ce monde, et il faut croire que le temps des moulins à vent était passé comme celui des coches sur le Rhône, des parlements et des jaquettes à grandes fleurs."


08/01/2009, 12:48 | Par Alain Godefroy

Et voilà pourquoi vous ne voyez pas la pensée unique en Allemagne, c'est parce que vous nagez en plein dedans!!!

08/01/2009, 20:31 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Alain Godefroy le 08/01/2009 à 12:48

J'adore cette façon d'argumenter... et d'accuser... No comment !

08/01/2009, 23:15 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/01/2009 à 20:31

Il ne faut pas se sentir accusée... Chacun est libre de penser ce qu'il veut. Je ne fais que relever que dans ce commentaire, vous listez ce que les libéraux de tout bord nous rabachent depuis 30 ans, ce qu'on appelle communément la pensée unique.

08/01/2009, 13:00 | Par Dominique Wittorski

Pour un éclairage "autre" sur l'Allemagne :
Conducteur de bus pour 2 euros de l’heure http://allemagne-et-plus.a18t.net/?p=349
Les partis de la coalition préfèrent se disputer plutôt que prendre la mesure de l'ampleur de la crise... http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,599710,00.html
Le jeu des élections en Allemagne, en 2009 http://www.mediapart.fr/club/blog/etudiants-cuej-fz/070109/2009-annee-electorale-sous-tensions-en-allemagne

08/01/2009, 20:36 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 08/01/2009 à 13:00

Dominique, J'adore vos réparties de bonne foi... . Vous piquez ci et là des cas particuliers pour en tirer des conclusions. . Que quelques entreprises de transport exploitent leurs employés, ce n'est pas caractéristique de l'Allemagne, vous pourriez en trouver autant en France, et encore davantage dans le bâtiment, chez Bouygues et ses sous-traitants. . Vous pourriez mentionner les "vendeurs de sommeil" en région parisienne où les Africains, pour la plupart, doivent se partager un lit au rythme des 3/8... . L'article que vous citez du Spiegel: Vous ne voyez pas que le Spiegel est déjà en pré-campagne électorale ??? Il soutient le SPD et n'aime pas trop la CDU et encore moins la CSU. Il faut donc lire leurs articles en fonction de leur positionnement politique et les replacer dans l'ensemble du paysage médiatico-politique. Pour se faire une idée du pays, il faut lire plusieurs médias... . Quant à l'article des jeunes franco-allemands, il est correct, rien à dire, sauf la conclusion qui est leur interprétation. . Bien sûr qu'il y aura des élections en Allemagne en 2009. En France, elles ont eu lieu en 2007. OÙ est le problème ??? . Que les partis essaient de prendre leurs marques, c'est une évidence. Mais leur sens des responsabilités pour le pays fait que la coalition au pouvoir ira jusqu'à la fin de son mandat. . Voici en gros la position des différents partis sur l'année 2008 - politbarometer de la Süddeutsche Zeitung: 9645b3d9cd1172994ab6097b7c8340fa.jpg . Voici l'analyse complète d'Infratest dont la question du dimanche "Si vous deviez voter aujourd'hui, pour quel parti voteriez-vous?" posée tous les dimanches par tous les grands instituts. Voilà la réponse en décembre 2008 : . 1e9a25cf03bc5f14c8236f74ffcb366c.jpg . Un autre institut, Emnid, a posé la question : . "En ces temps de crise économique, en quel parti faites-vous le plus confiance?". . La réponse: . dfd13c2702412874611dced3bb488b88.jpg . Vous voyez en regardant un peu dans toutes les sources d'information, que la tendance est la même. D'ici les élections, il peut encore beaucoup se passer de choses, mais en fait Angela Merkel jouit d'une telle popularité que le pays lui fait en gros davantage confiance que dans tous les autres... . Enfin, sur Der Spiegel que vous citiez plus haut, il y a le résultat de la dernière question sur la coalition souhaitée par les Allemands pour les prochaines élections, le dernier chiffre est d'hier, 7 janvier 2009 et voici ce que cela donne: . ca490c641a5b65020cbc403809dbc938.jpg . Si vous voulez les voir vous-mêmes, vous allez à la page http://www.spiegel.de/politik/deutschland/ et cliquez en bas à la rubrique "Aktuelle Werte" sur "Die Sonntagsfrage": Das SPIEGEL- ONLINE- Umfrage- Barometer" . Pour ceux qui ne connaissent pas les partis allemands, une brève explication des couleurs: CDU - Noir - Chrétiens-Démocrates SPD - Rouge - Sociaux-Démocrates FDP - Jaune - Libéraux-Démocrates Verts - Vert - Parti écologiste Die Linke - Violet - Correspond au parti de Mélanchon . Il apparait donc que - 61% des personnes interrogées le 7 janvier 2009 souhaitent une reconduction de la Grande Coalition CDU-SPD "noir-rouge", actuellement au pouvoir. . - 59% une coalition des trois partis "noir, jaune, vert" - donc coalition entre la CDU, le FDP et les Verts (A Hambourg, il y a la première coalition CDU-Verts qui marche assez bien, malgré le côté absolument novateur). La CDU et le FDP sont d'accord pour travailler ensemble, la question des Verts se posera si les électeurs envoient cette constellation pour qu'ils forment un gouvernement. A suivre donc... . - 48% une coalition "rouge, jaune,vert" - donc coalition entre le SPD, le FDP et les Verts - le problème, c'est que le FDP ne veut pas cette coalition . - 48% une coalition "noir-jaune" - donc CDU-FDP - là les deux partis seraient d'accord. . - 47% une coalition "noir-vert" - donc CDU-Verts - comme à Hambourg. Mais au niveau national, les mentalités, surtout au Sud ne sont pas prêtes. . -47% une coalition "rouge-violet-vert" - donc SPD- Die Linke-Verts - mais les Verts et une grande partie du SPD ne le souhaitent pas car il y a au sein de Die Linke d'anciens membres du SED au passé assez "lourd" et beaucoup de "couacs" dans la partie "Ouest" de l'Allemagne là où ils sont représentés. . - 37% une coalition "rouge-jaune" - donc SPD-FDP - mais le FDP ne le souhaite pas. . -36% une coalition "rouge-vert" - donc SPD- Verts, ce qui est des plus improbables. . Si on analyse bien le tout, il y a tout de même près de 10% entre les deux premiers "choix" et le troisième. Les choses semblent assez nettes, quoi qu'en fassent les partis... Ils ont fait leurs preuves par le passé et les gens en ont la mémoire... . Voilà, rien de neuf sous le soleil. . Depuis que je suis en Allemagne, depuis 1973, il y a toujours eu des partis qui ont déclaré vouloir faire coalition ou non avant les élections et les électeurs ont voté selon ce qu'ils croient le mieux pour le pays, car tous les partis peuvent travailler ensemble au niveau national, par les contrats de gouvernements négociés. . Sauf Die Linke qui est à la limite de la culture "démocratique" et qui perd actuellement une grande partie de ses membres après les manipulations en Hessen. . Les partis se positionnent de plus en plus clairement face aux élections. C'est normal, c'est le jeu démocratique. Je ne vois pas où il y aurait problème...

08/01/2009, 20:48 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/01/2009 à 20:36

La longue description des coalitions possibles dont vous parlez montre parfaitement qu'au moment où l'on vote, on ne sait pas de quoi seront fait les accords. Je vous cite d'ailleurs : 59% une coalition des trois partis "noir, jaune, vert" - donc coalition entre la CDU, le FDP et les Verts (...). La CDU et le FDP sont d'accord pour travailler ensemble, la question des Verts se posera si les électeurs envoient cette constellation pour qu'ils forment un gouvernement. A suivre donc... Les Verts ne semblent pas orienter leur campagne dans ce sens. Quand l'accord aurait-t-il lieu ? Après l'élection, non ?
Le Spiegel serait donc partisan, et donc non fiable ? Est-ce le seul journal allemand dans le cas ? Ou sont-ce, comme en France, des journaux qui sont connus pour leurs opinions ? Quel sont ceux auxquels on peut, selon vous, se fier ? J'ai compris qu'en France, hors Marianne, point de salut.
Le cas particulier du chauffeur payé 2 euros répond au cas particulier de la cantine bio... Je vais vous trouver une cantine bio en France. Je suis bien d'accord avec vous Bouygues emploie des sans papiers via les agences intérimaires, et je sais qu'aucune entreprise allemande n'a jamais été prise dans ce cas -là... Et qu'en France tout le monde adhère aux pratiques de Bouygues par manque d'éthique.

08/01/2009, 20:50 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 08/01/2009 à 20:48

Waouh !!! . Je commence à douter de la possibilité de débattre ! Lisez-vous en diagonale ???

08/01/2009, 20:52 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/01/2009 à 20:50

Voulez-vous, s'il vous plaît répondre à ma réponse argumentée, à propos des intermittents du spectacle, après votre sortie péremptoire. Je doute sérieusement qu'il soit possible de dialoguer avec vous.

08/01/2009, 17:48 | Par Oliv92

Intéressant, mais il manque 2 points clés : * quelle est la part des PME dans les exportations allemandes? Mercedes et VW ne sont à ma connaissance pas des PME. * comment les PME allemandes se financent-elles? A mon avis, c'est un des points clés (et pas le baratin sur les francais sont arriérés). J'ai moi meme créé une petite entreprise avec mon épouse, et j'ai pu constater à quel point il était difficile de démarrer si vous devez avoir recours aux banques. La seule solution vraiment réaliste est effectivement d'avoir un soutien de la famille, ou d'amis, qui peuvent patienter plusieurs années avant de demander des comptes. Ou d'hériter. Sur les trains, vous oubliez l'essentiel : l'ICE allemand est en moyenne 2 fois plus lent que le TGV francais. Le centralisme a parfois du bon. Il faut 4 heures entre Paris et Francfort, 1h30 pour faire 400km du cote francais, 2h20 pour faire 200km du coté allemand. C'est aussi parce que l'ICE est si lent qu'il vaut la peine de servir à manger. En 2 heures pour faire Paris-Lyon, c'est un peu court. Olivier, 38 ans, vivant à Francfort

08/01/2009, 20:29 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Oliv92 le 08/01/2009 à 17:48

Cher Olivier, . Vous n'êtes pas obligé de lire le "baratin inutile", si je l'ai écrit, c'est aussi pour expliquer avec quelques détails pour ceux qui n'ont jamais mis les pieds en Allemagne. Et puis votre style et le mien sont différents. Il ne me semble pas vous avoir jamais écrit que votre "baratin" était inutile. Par contre, je vous ai chaque fois répondu avec des arguments. Sur le TGV et l'ICE nous avons déjà débattu sur un autre fil, je constate que vous ressortez les mêmes arguments sans prendre le contexte en considération. Je me permets donc de re-citer la réponse argumentée que je vous avais faite et à laquelle vous n'avez pas répondu: http://www.mediapart.fr/comment/reply/29895/83388 . - Quant à la part des PME dans les exportations, il vous suffirait de lire le texte que j'ai écrit plus haut pour avoir quelques réponses... Les grandes entreprises ne sont pas celles qui font rentrer le plus de devises en proportion de leur poids. Le tissu des PME familiales et beaucoup plus dense qu'en France, tous les spécialistes informés s'accordent pour le dire. . - Les PME familiales, comme je l'ai indiqué, s'autofinancent par leurs capitaux propres et n'ont pas besoin des banques, pour la majorité d'entre elles. Toutes celles que je connais sont ainsi, et l'article ci-dessus de la SZ le montre également. Elles ont des capitaux propres qu'elles ont constitués au fil du temps. Les Fondations y jouent aussi un rôle. . - Je trouve génial que vous ayez créé une TPE. C´'était dans quel pays ? On n'est pas obligé d'emprunter auprès des banques, cela dépend du type d'entreprise - production ou services - et de la façon dont on démarre. J'ai acheté mon équipement au fur et à mesure du chiffre d'affaires réalisé après avoir commencé avec un local vide, une table, un téléphone et un PC. Beaucoup démarrent ainsi. Dès la fin de la première année, j'étais totalement équipée. Et en Allemagne, pas besoin de payer d'impôts ni de charges tant qu'on n'a pas de bénéfice. Et pour déclarer son entreprise de services, 5 minutes suffisent. . Au plaisir de vous lire...

09/01/2009, 00:31 | Par Oliv92 en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/01/2009 à 20:29

Comme le dis Godefroy ci-dessous, vous copiez-collez beaucoup d'information, mais sans suivre un raisonnement clair... et au final, il manque les arguments clés. C'est ce que j'appelle le baratin inutile. Que voulez vous démontrer en fait? J'ai cru comprendre que vous vouliez démontrer que les PME jouent un role clé dans les exportations en Allemagne. Or vous ne le faites pas, parce que vous ne donnez pas la répartition des PME (ou même des entreprises familiales) dans les exportations. Il y a corrélation (PME fortes et en même temps bénéfice commercial énorme...) mais pas lien de cause à effet. ces chiffres doivent être relativement faciles à trouver. Par ailleurs vous traitez de plusieurs autres sujets : * le paternalisme et l'engagement des patrons de PME dans leur entreprise. Très intéressant, honnêtement, même si (comme le dit Godefroy ci-dessous) il aurait été plus intéressant de nous expliquer le développement de cette entreprise au cours des 40 dernières années, les problèmes de succession... plutôt que de photographier les corbeilles à fruit. * la définition de l'entreprise familiale. Très intéressant, d'autant que je vais travailler bientôt dans ce type d'entreprise. Cependant, là encore, votre propos est confus. Vous parlez de PME, ensuite d'entreprises familiales, ensuite de PME familiales. Certaines entreprises familiales, vous le dites, ne sont plus du tout des PME. * que les entrepreneurs français sont nuls et peu nombreux, et encore moins encouragés par le système centralisateur. Oui, on le sait. Nous avons fait l'expérience en France, et nous n'avons pas tenu, à cause justement d'un manque de fonds propres. Je me souviendrai toujours des premières lettres que nous avons reçues de la part de l'administration française : l'URASSAF et la SACEM (pour une mini boutique)... nous demandant de payer alors que nous n'avions pas encore fini les travaux d'aménagement. Incroyable. Du coup, nous avons tenus 18 mois, épongeons nos dettes et hésitons à refaire la même chose en Allemagne. Si vous pouviez me donner le lien pour s'installer en indépendant - micro entreprise, ça m'intéresse. Quand au train, vous cherchez des excuses à l'Allemagne en trouvant des explications aux petites vitesses constatées sur le réseau ferré.: * densité de population * montagnes (??) La réalité est que la France a fait un effort d'investissement massif pendant plusieurs décennies pour constituer un réseau de lignes à grande vitesse. L'Allemagne n'a pas voulu, ou n'a pas pu faire ce genre d'investissement, je ne sais pas pourquoi. Peut être à cause du système très régionalisé, les régions n'ayant pas réussi à se mettre d'accord pour investir. Ou peut être que le gouvernement fédéral n'a pas pensé intelligent d'investir massivement dans le rail, et a préféré continuer à investir dans la route, sous la pression entre autre du lobby automobile, ou alors tous les investissements ont été concentrés à l'Est pour remettre en l'état le réseau, les gares? Je ne sais honnêtement pas, je me contente de faire des hypothèses, qui me semblent en tous cas meilleures que vos excuses sur les montagnes entre Frankfurt, Munich et Berlin qui empêcheraient de construire des lignes de chemin de fer. J'en rigole tout seul devant mon ordinateur. En parallèle, l'Allemagne a aussi investi massivement dans le train à sustentation magnétique... qui n'a eu de débouché qu'en Chine, sur un tout petit tronçon. Bon, j'ai retrouve des chiffres sur les investissements ferroviaires. Il semblerait que mon hypothèse "Allemagne de l'Est" soit la bonne. L'Allemagne investit beaucoup plus que la France depuis 1990 dans les infrastructures ferroviaires, mais surtout dans les liaisons régionales et à l'Est. Je n'ai pas trouvé la répartition exacte. Sur le TGV Est par exemple, la France a investi près de 5 Milliards d'Euros pour construire la ligne + ouvrages + matériel... et l'Allemagne quasiment rien, à part un pont sur le Rhin et l'aménagement de quelques gares. L'allemagne comporte 880km de lignes à grande vitesse...la France plus de 1550km... Voilà pourquoi tout le monde prend sa voiture. Olivier

17/05/2012, 15:30 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Oliv92 le 09/01/2009 à 00:31

Cher Olivier, .. Copier-coller!

 

Si j'ai pris la peine de TRADUIRE l'article de la SZ pour le mettre sur mon blog mediapart, c'est parce que je trouvais les infos intéressantes sur les entreprises familiales qui jouent un rôle excessivement important dans la vitalité économique du pays.

 

Pour essayer de faire comprendre... . J'en ai ensuite mentionné deux pour montrer justement à quel point elles sont différentes de celles qui sont en France, que je connais aussi puisqu'elles sont aussi mes clients.

 

J'aurais pu aussi en décrire d'autres, comme celle de 4.500 personnes près de Cologne, que je visitais pour la permière fois m'y rendant en taxi après le voyage en train.

La femme qui conduisait le taxi me dit quand je lui cite ma destination:

"Ah, vous allez chez X !, ce sont des employeurs très justes, mon mari y a longtemps travaillé."

Après l'entretien, je reprends un taxi, un Turc qui me dit :

"Ah, vous avez été chez X, je donnerais tout pour pouvoir travailler chez eux. Mon fils y a posé candidature, j'espère qu'il pourra y travailler".

 

C'est une entreprise qui a des filiales dans de nombreux pays du monde - dont la France - et dont le capital est la propriété d'une famille dont les membres participent activement à la gestion. Ce sont eux qui choisissent les dirigeants.

 

Si je parle de PME, PME familiales, c'est parce que la majorité des PME allemandes sont des entreprises familiales, même les grandes.

 

Pour les chiffres exacts concernant le % des PME dans les chiffres à l'export, vous les trouverez sûrement et ne manquerez pas de nous en informer :-) .

 

Quand j'ai lu dans votre post le mot "paternalisme", j'étais absolument sûre que quelqu'un l'utiliserait.

 

Voyez-vous, ce mot n'est pas utilisé en Allemagne pour décrire les entreprises familiales. Sauf que le "paternalisme" entraînait une infantilisation, alors que l'attitude des entreprises familiales allemandes est justement le CONTRAIRE, c'est la responsabilisation de chacun au sein de l'entreprise.

 

Ce mépris français vis-à-vis de ces entreprises est ce qui les tue. Il se trouve partout en France. Dommage.

 

C'est un sentiment schizophrène, car en fait on espère un tel employeur qui soigne ses relations avec ses employés, qui soit humain et pense à leur bien-être en tant qu'êtres humains et qui ne les considère pas comme des "bras" ou des "machines", et en même temps on les ridiculise et lorsqu'ils licencient on les traite de tous les noms.

 

On leur demande du travail et en même temps les déteste.

 

Tant que cette dichotomie persistera, rien .ne pourra vraiment changer.

 

Cela me rappelle un enseignant avec lequel je débattais sur le terme "travail" et sur "l'orientation tout au long de la scolarité" et qui m'écrivait texto: "Leur métier occupera leurs bras mais c'est leur boulot de citoyen qui devrait occuper leur conscience pour le reste de leur vie (y compris à la retraite)!"

 

Terrible vision du travail véhiculée par l'Education nationale!

 

Que l'Allemagne ait investi dans les Länder de l'Est, c'est normal puisqu'il n'y avait RIEN, les routes étaient chaotiques, pas de réseau téléphonique, juste quelques autoroutes, le réseau ferroviaire dans un état lamentable.

 

J'aurais bien voulu voir la France maîtriser une telle situation avec 16 millions de nouveaux habitants qui n'avaient cotisé dans aucune assurance sociale mais avaient tous les droits du jour au lendemain - notamment les retraites...

17/05/2012, 15:31 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Oliv92 le 09/01/2009 à 00:31

J'ai cru comprendre que vous vouliez démontrer que les PME jouent un role clé dans les exportations en Allemagne. Or vous ne le faites pas, parce que vous ne donnez pas la répartition des PME (ou même des entreprises familiales) dans les exportations. Il y a corrélation (PME fortes et en même temps bénéfice commercial énorme...) mais pas lien de cause à effet.

 

Au détour d'une recherche sur le net, je suis tombée sur ces informations du Ministère de l'Economie et de la Technologie qui pourront vous être utiles:


"Les petites et moyennes entreprises disposent d'un fort potentiel innovant. En Allemagne, les PME fournissent 70 % des emplois et 80 % des places d'apprentissage." . Les PME - colonne vertébrale de l'économie allemande La force de l'économie allemande repose sur le dynamisme de ses 3,4 millions de petites et moyennes entreprises et travailleurs indépendants actifs dans l'artisanat, l'industrie, le commerce, le tourisme, les services et les professions libérales. La politique des petites et moyennes entreprises concerne par conséquent les intérêts de la majorité des citoyens impliqués dans le processus économique. En effet, les PME . * représentent 99,7 % des entreprises allemandes, * génèrent 40,8 % du chiffre d'affaires imposable à l'échelle nationale, * proposent 70,5 % des emplois, * forment 83,4 % des apprentis.

 

Voici le résultat officiel du commerce extérieur allemand pour 2008 : Je traduis un extrait de la publication de la Frankfurter Rundschau .


Record des exportations malgré la crise. Le commerce extérieur allemand a presque atteint la barre du milliard d'Euro malgré l'année de crise 2008. Malgré la baisse sensible en novembre et décembre 2008, les exportations ont augmenté de 2,8% sur toute l'année. Le montant record de 992,7 milliards d'Euros d'exportations a ainsi été atteint, comme l'indique le Bureau fédéral des statistiques à Wiesbaden. Les importations ont augmenté de 5,8 % par rapport à 2007 représentant une valeur en marchandises de 814,5 milliards d'Euro. La balance du commerce extérieur réalise donc un excédent de 178,2 milliards d'Euro pour l'année 2008, après 195,3 milliards d'Euro en 2007.

 

Et sur les deux années passées, voici le solde import-export du pays . J'espère ainsi avoir répondu à votre question sur les CHIFFRES. A mettre en parallèle avec les chiffres de la France dont je parle sur ce fil.

08/01/2009, 16:50 | Par patrick 44

Il n'empêche que malgré toutes ces critiques, le poids des entreprises familiales en Allemagne reste déterminant et l'obsession de l'exportation y est un des meilleurs arguments de croissance. En France, nous nous contentons trop souvent des maigres performances de nos "grandes entreprises du CAC40" et la manière dont sont mises en scène les signatures de contrats mirifiques par le Président de la République en dit long sur notre inaptitude à réfléchir autrement que dans le cadre hyper centralisé d'un jacobinisme normatif qui est étouffant, réducteur et peu favorable à la diffusion de l'innovation et à la prise de risques individuelle..... C'est notre vieux modèle républicain et son formatage à l'anonymat qui est en cause

17/05/2012, 15:32 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de patrick 44 le 08/01/2009 à 16:50

en dit long sur notre inaptitude à réfléchir autrement que dans le cadre hyper centralisé d'un jacobinisme normatif qui est étouffant, réducteur et peu favorable à la diffusion de l'innovation et à la prise de risques individuelle..... C'est notre vieux modèle républicain et son formatage à l'anonymat qui est en cause

Exact. Merci :-)

Ce n'est que si les habitants du pays prennent conscience de ce qui se passe vraiment que les choses pourront évoluer.

Voir aussi: http://www.mediapart.fr/club/blog/etoile66/080109/combien-de-temps-les-francais-accepteront-ils-la-domination-de-paris-et-l- .

08/01/2009, 23:08 | Par Alain Godefroy

"Le tissu des PME est vital pour l'emploi et le commerce extérieur d'un pays. Je souhaite partager avec vous quelques réflexions sur la taille, le rôle et la structure des PME en France et en Allemagne, comparer pour essayer d'en tirer des conclusions pour faire évoluer les choses dans un sens bénéfique pour le pays." Voici comment commence l'article. Çà sera également la dernière fois où il est fait allusion aux PME en France. Rassurez vous, on n'entendra guère plus parler des PME allemandes, puisqu'après un exemple tiré du pays des bisounours (avec des fruits bio partout, il aurait été peut être plus utile de savoir ce qu'elle produit, son CA, ses bénéfices, le salaire moyen qu'elle verse), nous allons dériver vers les entreprises familiales, qui peuvent être aussi bien en Allemagne des grosses entreprises que des PME ou des TPE. Pour finir nous allons finir par les chiffres bruts des exportations , +160 milliards pour l'Allemagne , -80 Milliards pour la France. Voilà une étude comparative bien menée

09/01/2009, 11:19 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Alain Godefroy le 08/01/2009 à 23:08

Est-ce de bonne foi d'écrire: Çà sera également la dernière fois où il est fait allusion aux PME en France.? . Je suppose que la situation en France est connue, tandis que celle de l'Allemagne n'est connue en France que par des journalistes qui ne vivent pas dans le pays et le regardent au travers de lunettes franco-françaises. . Je vous laisse le soin d'exposer les avantages des PME françaises, puisque vous vivez dans le pays. . Permettez-moi seulement de parler de celles du pays où je vis et que je côtoie tous les jours, juste pour comparer pour essayer d'en tirer des conclusions pour faire évoluer les choses dans un sens bénéfique pour le pays. . Uniquement pour ceux qui veulent regarder les réalités en face. . Ceux qui ne le souhaitent pas ne vont de toute façon jamais regarder ailleurs pour voir ce qu'on pourrait améliorer, ils pensent que tout est au mieux dans le meilleur des mondes. C'est un moteur puissant pour l'évolution. . C'est un peu la mentalité des PME françaises que je trouve sur les salons internationaux. Ils attendent que les gens viennent visiter leur stand "parce qu'ils sont les meilleurs sur leur marché". Quand je leur dis que ce serait bien de faire le tour du Salon pour voir ce que font les autres, la réponse que j'ai souvent entendue "Nous ne sommes pas assez nombreux, impossible". Par contre, ils m'ont souvent invitée à déjeuner avec vin rouge et camembert sur le stand. C'est pas des blagues, c'est du vécu sur plusieurs années... . Les Allemands qui sont sur les salons, préparent le tout avec précision, font le tour pour se renseigner sur les détails de fabrication, prennent des photos, comme les Japonais et les Chinois d'ailleurs. Même les Italiens sont plus présents et plus actifs. . Alors, poursuivez dans votre auto-satisfaction, sans essayer de COMPRENDRE ce qui se passe ailleurs, continuez à regarder le monde entier à travers vos lunettes françaises... . Sauf que le monde bouge, avance, et pas forcément selon les desiderata de la France... . Cordialement

09/01/2009, 20:30 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Etoile66 le 09/01/2009 à 11:19

Ce n'est pas de la mauvaise foi!! Si les mots ont encore un sens, une comparaison implique que l'on regarde les mêmes aspects des 2 éléments comparés. Enfin quand à l'autosatisfaction, je ne sais pas où vous avez lu ça, je vous défie de trouver un mot dans mes commentaires, qui traduisent une autosatisfaction vis à vis de moi-même ou de la France.

09/01/2009, 12:06 | Par Dominique Wittorski

poursuivez dans votre auto-satisfaction Qui fait de l'auto-satisfaction ?

13/01/2009, 00:20 | Par ACNM

les PME de France n exportent pas de biens industriels .? Pas grave, on se rattrape avec le tourisme et les services financiers . La balance des paiements allemandes nuance un peu votre propos beat sur l'excedent commercial.

13/01/2009, 09:31 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de ACNM le 13/01/2009 à 00:20

Tiens, vous avez laissé votre petit commentaire sur tous les fils de mon blog. Quelle activité !!!

13/01/2009, 19:21 | Par ACNM

repondez donc sur le fond au lieu de persifler

14/01/2009, 10:22 | Par Etoile66

Certains souvenirs me reviennent concernant la gestion des entreprises et des banques en France et en Allemagne. Je les partage avec vous. . Quand mon mari allemand a acheté sa maison en Charente-Maritime, il y a 25 ans, il a viré le montant de l'achat en trois tranches à partir de sa banque allemande à destination de son propre compte au CCP de La Rochelle. Lors de la signature du contrat chez le notaire, on s'est aperçu que seule une tranche était arrivée sur son CCP à La Rochelle. Le notaire affolé, au vu du document de transfert allemand, sans équivoque, recherche par téléphone où peuvent bien se trouver les 2/3 de la somme. . Après pas mal de palabres, il s'avère qu'un tiers est sur un compte de la BNP à La Rochelle, et un autre tiers sur celui de la BNP à Paris. C'est-à-dire qu'à la chambre de compensation, certains se sont permis de récolter les intérêts au profit de la BNP, sans bien sûr en avertir le titulaire du compte CCP. . Assurance-auto: Voulant résilier son contrat d'assurance suite à la vente d'un véhicule, nous avons demandé à l'assurance de nous virer le montant restant sur la moitié de l'année vu que le risque n'existait plus. Le montant avait été prélevé automatiquement par celle-ci sur notre compte. Eh bien, figurez-vous que l'assurance nous a demandé la PREUVE du paiement, alors que c'est elle qui avait prélevé. . Il y a quelques semaines j'ai vécu deux choses analogues que je n'ai JAMAIS vécues en Allemagne depuis plus de 30 ans. Une société client française qui avait reçu notre facture en juin dernier, n'avait toujours pas payé en novembre, alors que les sociétés allemandes paient dans le mois au maximum, sans aucune exception. J'ai donc envoyé un mail qui est resté sans réponse. Puis j'ai appelé. Et là, voici l'échange imparable, réponse de la société le 4 novembre: "Je regarde cela de près. Merci de m’avoir envoyé un duplicata. Je vous donne des nouvelles cette semaine et excusez moi d’avance si le problème vient de moi " . Entre-temps, mon collègue avait eu un entretien avec le Directeur commercial qu'il connaît, mais que je ne connais pas, et lui en avait touché 2 mots. Et le mail "sympa" du 13 novembre, écrit en majuscules: "POUVEZ ATTENDRE QUE JE VERIFIE LA FACTURE AVEC LE CONTRAT. CELA NE SERT A RIEN DE DERANGER MONSIEUR XXX QUI EST EN DEPLACEMENT ET NE PEUT RIEN FAIRE POUR VOUS" . Ma réponse: "Je suis étonnée de recevoir le courriel que vous venez de m'envoyer. Je n'ai pas "dérangé" Monsieur XXX. Je ne connais pas Monsieur XXX personnellement et ne me suis adressée qu'à vous-même. D'autre part, je trouve étrange que vous ayez besoin d'un mois et demi pour vérifier une facture. Je pensais que suite à mes deux courriels, vous aviez déjà effectué le virement. Vous pouvez me faire confiance en ce qui concerne le montant, il est en total accord avec le contrat dont voici les conditions..." . Cela semble faire effet puisque le 14 novembre je reçois une réponse positive: "J AI VU LA COMPTABILITE ET VIENS DE FAIRE LE NECESSAIRE PAR VIREMENT . Finalement, le 20 novembre, j'ai dû les relancer, car toujours rien sur notre compte... . Ce n'est pas la seule fois que nous vivons ces pratiques avec des sociétés françaises, nous ne les connaissons pas avec les sociétés allemandes dont certaines nous règlent dans les 8 jours. . En dernier lieu, un vécu de cette semaine. Je reçois un appel d'un fournisseur qui me demande si j'ai réglé deux factures du mois de juin !!! Nous sommes en janvier de l'année suivante. Bravo la tenue de la compta. Je réponds que l'année est clôturée et les documents comptables chez mon expert-comptable. Je demande donc le dossier avec les originaux et extraits de compte et constate que le virement a été effectué et leur donne le numéro IBAN et BIC du virement. . Une autre société française m'a facturé 350 € avec lesquels je n'étais pas d'accord. Ils m'ont dit que je devais payer, mais je n'ai plus entendu de nouvelles depuis, plus de 7 mois après. . Il y a quelques mois a ENFIN été réglé un problème avec la Banque postale qui dure depuis plus de 4 ans. Nous avons ouvert un compte CCP en Moselle, juste derrière la frontière. Ils nous envoient les relevés de compte en Allemagne, (à 200 mètres) sans aucun problème. Nous avons une autre adresse en Charente-Maritime et utilisons notre carte bleue française, émise par la banque postale française en Charente-Maritime. Eh bien, pendant 4 ans, malgré tous les appels téléphoniques, les courriers et courriels, la carte bleue était envoyée en Charente-Maritime, où nous ne sommes pas à l'année, le papier nous indiquant de venir la chercher sous 8 jours, je crois, restait dans la boîte aux lettres. . Heureusement que nous avons des voisins qui sont des amis, des deux côtés de la maison. Ils vident la boîte aux lettres régulièrement. Et tous les ans, le même cirque... Enfin, quelqu'un aux CCP a réussi à effectuer cette petite manoeuvre informatique pour que la carte bleue nous parvienne au domicile où nous pouvons la récupérer sans problèmes. . C'est juste un "échantillon" de ce que nous vivons au jour le jour sur les deux pays... Pour moi, la différence est énorme. Il y a encore beaucoup à faire du côté français...

14/01/2009, 23:08 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Etoile66 le 14/01/2009 à 10:22

Tout ça est bien terrible et je compatis sincèrement, mais quel est le rapport avec le sujet?

15/01/2009, 07:41 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Alain Godefroy le 14/01/2009 à 23:08

Le rapport est énorme... car il est partout dans le monde dans le même style... Dommage que vous ne le voyiez pas :-))

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