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C'est à la mode... de décrire "sa" France en ces temps de racisme latent... comme si la terre appartenait à quelqu'un !

Ma France a de magnifiques paysages, elle n'a rien fait pour les avoir, c'est un don de la nature. Soigner et valoriser ses magnifiques paysages - souvent laissés à l'abandon ou maltraités par les produits chimiques - est donc une haute priorité, car rien n'est éternel, tout peut être détruit.

 

Ma France, c'est une langue et ses accents différents, ses dialectes vivants ayant malheureusement été tués à coup de règles sur les doigts de ses enfants et humiliations pendant des décennies.

 

La langue française, c'est un bien précieux, aux multiples facettes !Un bien partagé qu'il convient de protéger, mais surtout de bien enseigner par le jeu aux tout petits enfants. Car ce bien n'est pas éternel, comme on l'a vu avec d'autres langues. Il meurt de ne pas être soigné, de ne pas avoir la place qui lui revient.

 

Les langues régionales sont également, une richesse, une variété culturelle immense que parlent des gens qui sont enracinés dans leurs territoires. Avec leurs légendes, leurs contes, leurs chants, exprimant des détails colorés que ne permet pas d'exprimer une langue nationale, sorte de plus petit dénominateur commun. Il est des expressions imagées en langue régionale qui ne trouvent pas de traduction réelle en français.

 

Mais parler et lire la belle langue qu'est le français ne doit pas être exclusif, sous peine d'enfermer ses habitants dans une bulle hermétique.

 

Parler et lire le français, dans tous les coins du pays, ne devrait se faire dès la plus petite enfance qu'avec l'ouverture sur tous les pays qui entourent la France.

 

Car un tout petit enfant est capable d'apprendre sans aucun problème à comprendre et parler d'autres langues si cette opportunité lui est offerte. Les neurones de son cerveau se connectent à grande vitesse, comme jamais plus tard dans sa vie et il peut tout apprendre à condition que lui soient offertes les choses.

 

Or, un ministre de l'Education Nationale, mammouth dirigé depuis Paris, n'a-t-il pas dit qu'il ne voyait pas pourquoi payer à des personnes - des femmes - un salaire élevé pour "changer des couches" ce qui serait leur activité principale?

 

Voici ce qu'il disait, le croyant vraiment, ce qui montre la profondeur de son incompétence, Rue89 a heureusement gardé ces phrases mémorables:

 

« Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »

 

 

Quelle incompétence et ignorance de ce qu'est un être humain qu'il résume à son cul, négligeant tout le reste et notamment son cerveau !

 

Quelle vision de l'être humain dans sa tranche de vie qu'est la petite enfance ! C'est une vision mortelle pour l'avenir intellectuel, social et technique d'un pays, mortelle pour son épanouissement.

 

Alors que les tout petits devraient apprendre par le jeu de personnes hautement qualifiées et les mieux payées que des professeurs d'université qui ne font que reprendre le "matériau" ainsi "préparé". Apprendre par le jeu la variété des mots de la langue française, mais aussi apprendre par le jeu les sons différents d'autres langues et perdre ainsi la peur de l'erreur, si fortement inculquée par le système scolaire, perdre la peur de l'autre que l'on ne comprend pas. Apprendre par le jeu la musique, la technique, l'ouverture sur le monde.

 

Ma France pourrait regarder vers ces pays où les habitants parlent plusieurs langues sans aucun problème et circulent à l'aise dans le monde, alors qu'elle a dressé ses habitants à avoir peur de ce qu'ils appellent la "mondialisation".

La peur ressentie pas bon nombre de mes compatriotes devant "l'étranger" en général et la "mondialisation" en particulier, ne serait plus s'ils avaient confiance en eux.

 

Celui qui a confiance n'a pas peur de l'autre ni de l'étranger, ni du monde, bien au contraire, il échange dans le respect mutuel. 

Ma France a une Histoire, comme un arbre a des racines.

 

L'Histoire n'est jamais toute blanche ou toute noire, elle n'est jamais toujours glorieuse. Dans la France d'aujourd'hui, l'Histoire est tordue par les politiques pour leur permettre de rester au pouvoir. Je souhaiterais une Histoire dépolitisée, enseignée en toute vérité et honnêteté, mais surtout en toute autocritique, les yeux ouverts sur les belles choses, mais aussi les moins belles. Ne pas accumuler les tabous serait libérateur et permettrait au pays d'être sûr de lui, assumant ses belles réalisations et ses erreurs. Aucun être humain n'est parfait, il se sent bien dans sa peau quand il connaît ses qualités et ses défauts et les assume. Aucun pays n'est parfait et ses habitants se sentent d'autant mieux dans leur peau quand ils savent et connaissent leur Histoire avec ses points positifs mais aussi négatifs. Plus besoin de tabous, on peut rencontrer l'Autre en toute liberté. Plus besoin de débats artificiels sur "l'identité nationale", plus besoin de stigmatiser le Français d'origine étrangère, le Tzigane, le Gitan, le Sinti ou le Rom.

 

Ma France, c'est la France de la réalité, qui regarde son passé, le présent et l'avenir les yeux ouverts, sans chercher de boucs émissaires pour se mettre mieux en valeur, car elle n'en a pas besoin.

 

Ma France est très minoritaire dans la France apeurée d'aujourd'hui. Apeurée devant la "mondialisation", apeurée devant les étrangers qui la menaceraient de l'intérieur, apeurée devant les grands ensembles - Amérique, Chine, Inde - qui la menaceraient, apeurée de devoir regarder son Histoire dans sa réalité. Apeurée et donc se renfermant sur des valeurs rabougries que sont la "préférence nationale", "l'identité nationale", "La France aux Français", "fermeture des frontières," "sortie de l'Union européenne", réflexes d'enfermement qui entraînent une perte d'oxygène et l'asphyxie en fin de course. L'Albanie qui voulait vivre en autarcie ou la Corée du Nord étant des exemples récents.

 

Ma France assume son Histoire et ne la tord pas pour se mettre en valeur, ce dont aucun autre pays n'est dupe. Elle prend sa place, réelle, dans le concert des nations et ne parle pas "d'exception française" qui n'existe pas. Chaque pays a ses spécificités et tous sont en relations, naturelles si elles sont assumées dans leur réalité et non leur idéalisation qui est en fait un mensonge.

 

... parlant une belle langue qui respecte les langues régionales parlées sur son territoire, issues de la nuit des temps et donc racines profondes, ouverte sur le monde et parlant plusieurs langues étrangères dès la plus petite enfance.

 

... soignant et respectant ses paysages et les valorisant,

 

... accueillant l'étranger à bras ouverts sans arrière-pensées négatives, fixant des règles claires et respectueuses de l'Humain en matière de gestion des flux migratoires...

 

...transmettant l'amour de la Musique (pas unilatéralement comme on l'entend sur toutes les radios) dès la toute petite enfance, apprenant à jouer en orchestre dans le respect mutuel et non l'affrontement du "chacun pour soi".

 

...transmettant à ses enfants l'amour de la Technique - non méprisée par l'Education nationale qui considère les "manuels" comme "inférieurs" - amour de la technique qui permet la créativité à tous les âges de la vie - créativité culturelle... et entrepreneuriale... créatrice d'emplois.

 

... transmettant le respect de l'Autre et la cohésion sociale et non le "chacun pour soi" , dans ses rapports sociaux à tous les niveaux.

 

Voilà ma France... encore minoritaire.

 

Mais tout se transmet par la toute petite enfance, je ne perds pas espoir, il suffit juste de le vouloir... et de choisir des dirigeants autres que ceux qui ne voient dans la toute petite enfance - base de tout être humain - une période de débilité inutile et coûteuse à promouvoir.

 

L'espoir est encore là que le pays avance sur ces valeurs évoquées, les yeux grand ouverts sur ses points forts et ses points faibles pour pouvoir avancer en toute lucidité, dans des rapports sains avec ses voisins et le monde dans lequel la France vit.

Tous les commentaires

08/08/2010, 19:51 | Par LE MAGNIFIQUE

Très beau texte! Sauf le passage évoquant les langues régionales, selon moi.

Et j'ajoute que ce sont ceux-là même qui qualifient certains métiers de "changeur de couches", qui ont réduit à néant tout le sens républicain de l'école!

Tout ne vise qu'à diviser les Français au maximum.....moins il y a de solidarité et plus les dirigeants peuvent imposer leurs volontés au peuple. C'est bien connu.

08/08/2010, 19:54 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de LE MAGNIFIQUE le 08/08/2010 à 19:51

Pourquoi les langues régionales vous gêneraient-elles ? Votre argument m'intéresse.

08/08/2010, 20:21 | Par LE MAGNIFIQUE

Je me suis mal exprimé. Souffrez que je tente un petit éclairage.

Les langues régionales ne me dérangent nullement en tant que telles. En revanche, leurs reconnaissances ou enseignement me révolte.

Pour une raison très simple, je pense que c'est là un moyen de casser l'unité nationale et le modèle républicain auquel tout Français peut et doit s'identifier.

Autrement dit, reléguer au second plan ses particularités afin de fédérer tous les Français autour de symboles et valeurs communs à tous.

 

D'une façon plus générale, je suis opposé à la politique consistant à promouvoir les diversités. Qu'elles oient ethniques, culturelles, ou linguistiques, ces choses-là doivent rester dans la sphère privé et individuelle. A trop vouloir les mettre en avant, sur la place public, on encourage et favorise les replis communautaires et donc les stigmatisations que l'on connait.

 

08/08/2010, 20:51 | Par Axel J

À "Le Magnifique",

 

Ayant vécu la majeure partie de ma vie dans des pays à deux ou trois langues officielles, et où chacun parle naturellement au moins deux langues

(souvent une langue régionale et la langue commune "nationale", ou aussi de plus en plus, une langue d'origine émigrée et la langue "nationale" universelle),

je voudrais vous dire que les dangers que vous évoquez, loin de naître du fait de ces entrecroisements de cultures, au contraire existent précisément si on tente de fonctionner monoculturellement artificiellement, à la manière de l'Union Soviétique avec le russe, ou à la manière de la France que Napoléon a imposée et qui perdure encore aujourd'hui, pour notre grand apauvrissement à tous, et surtout pour la funeste fermeture de nos esprits où, par exemple, on constate que toute une conception de la nécessaire complémentarité de cultures et de langues différentes, n'existe même plus en imagination,

pire, existe en creux comme une sorte de phantasme d'horreur qu'il nous faudrait dompter à tous prix.

 

Quand les langues régionales furent supprimées pendant cette "soviétisation" napoléonienne, ça revint à nous parquer au fond de la caverne.

 

Aujourd'hui après deux siècles, nous sommes toujours si efficacement conditionnés, que nous ne pouvons même plus ne serait-ce qu'imaginer, un extérieur à cette caverne linguistique où nous nous enfermons toujours plus.

09/08/2010, 00:22 | Par LE MAGNIFIQUE en réponse au commentaire de Axel J le 08/08/2010 à 20:51

J'entends bien vos arguments cher Axel J.

Il n'empêche, je pense que promouvoir les diversités en France est en quelque sorte un signe de l'échec du modèle républicain.

Oui à la richesse culturelle, religieuse, linguistiques et que sais-je encore.

Mais NON à ce que ces "identités" qui doivent rester individuelles et privées, prennent le pas sur notre "identité" commune à tous en tant que Français.

A l'occasion, posez la question à un Français dont les parents sont immigrés. Il se définira dans 90% des cas par rapport au pays ou à la religion de ses parents! Pourquoi? Parce que la République n'a probablement pas su "imposer", entendez par là, promouvoir et faire aimer ses valeurs. Le tout au nom du respect des diversités, ou peut-être aussi que cela arrangeait bien certains dirigeants....mais je préfère ne pas me lancer dans ce débat là.

Voyez-vous ou nous en sommes aujourd'hui?

Ne pensez-vous pas par exemple, qu'au lieu de parler de "déchéance" de nationalité à postériori, on aurait pu inciter ces gens-là à mieux s'assimiler dans la communauté nationale, avant de leur "donner" la nationalité? Je le pense moi.

Et quels sont les moyens d'assimilation selon vous?

J'ajoute qu'à titre personnel, je parle aussi une autre langue, mais il ne me viendrait jamais à l'idée de demander à la République de reconnaitre ma particularités. Je préfère qu'elle me voit comme un citoyen.

C'est pourquoi je suis pour la promotion d'une sorte de socle commun, de valeurs, de symboles autour desquels chaque Français doit pouvoir se retrouver et s'identifier. Et la langue en fait partie.

Si chacun pense d'abord à sauvegarder ses "différences", comment voulez-vous que l'on arrive à former une communauté soudée et indivisible?!

 

08/08/2010, 22:46 | Par Etoile66

"Les langues régionales ne me dérangent nullement en tant que telles. En revanche, leurs reconnaissances ou enseignement me révolte.

Pour une raison très simple, je pense que c'est là un moyen de casser l'unité nationale et le modèle républicain auquel tout Français peut et doit s'identifier.

Autrement dit, reléguer au second plan ses particularités afin de fédérer tous les Français autour de symboles et valeurs communs à tous."

J'écrivais plus haut que le respect de l'Autre était la base de la cohésion sociale d'un pays. Le fait de se sentir appartenir à un tout et de s'y identifier ne peut se faire par la violence ni par la force.

Erradiquer les langues que parlaient les habitants des territoires depuis des millénaires par la violence avec le but de "fédérer tous les habitants" ne peut conduire à une unité nationale ni à la cohésion sociale. C'est un film qu'ont commencé à raconter les Jacobins parisiens pour dominer les gens sans les respecter dans leur particularités régionales.

Et ne pas les reconnaître est un crime comme celui qui erradique les langues des pays au profit de l'anglais perçu comme "dominateur".

D'après la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, chaque citoyen peut parler, écrire et imprimer librement.

La France a adopté en 1992 la Charte internationale sur la reconnaissance des langues régionales, une convention destinée d'une part à protéger et à promouvoir les langues régionales ou minoritaires en tant qu’aspect menacé du patrimoine culturel européen, et d’autre part à favoriser l’emploi de ces langues dans la vie privée et publique.

Mais la France n'a jamais honoré cet engagement, comme elle l'a d'ailleurs fait avec d'autres traités et conventions signés, mais non ratifiés.

Contrairement à 30 autres états, dont la Finlande citée par Axel J. et l'Allemagne que je connais bien. Plusieurs dizaines de langues régionales y existent et sont parlées tous les jours, publiées dans la presse locale, des pièces de théâtre sont diffusées en langue régionale, etc... Les enfants la parlent avant de parler l'allemand classique. Cela n'empêche pas du tout les Allemands de se sentir allemands ni d'avoir une grande cohésion sociale.

Et c'est justement parce qu'ils parlent deux langues dès tout petits qu'ils apprennent vite les autres langues étrangères et se trouvent partout dans le monde où ils se sentent à l'aise. Ils n'ont pas peur de ce qui est appelé "mondialisation" en France, parce qu'ils sont enracinés dans leur culture locale et ont l'apprentissage de deux langues dès la plus petite enfance.

Comme le décrit Axel J pour les Finlandais. Il en est de même dans de très nombreux pays.

J'ai vécu dans le Nord du pays où on y parlait plusieurs langues régionales qui ont des similitudes, selon les régions, Schleswig, Holstein, et aussi le frison. Maintenant, je suis dans le Sud-Ouest, on y parle le francique mosellan, comme en Moselle-Est d'ailleurs. La langue régionale change de couleur de village en village. On peut suivre son évolution depuis la Belgique, en passant par le Luxembourg, la région mosellane, l'Alsace, la Suisse alémanique. La langue prend des intonations différentes, des mots différents de village en village, c'est fascinant cette richesse culturelle.

La Pologne a aussi une vie culturelle régionale diversifiée, ses habitants parlent les langues régionales et apprennent vite les langues étrangères. Le pays risque de dépasser bientôt la France si elle n'y prend pas garde, il a la plus forte croissance européenne. La Pologne a signé la Charte et l'a aussi ratifiée le 12 février 2009 et reconnu les langues suivantes: Allemand, Arménien, Biélorusse, Tchèque, Hébreu, Yiddish, Karaïte, Kachoube, Lituanien, Lemkovien, Romani (langue des Roms tziganes), Russe, Slovaque, Tatare, Ukrainien.

 

J'ai aussi vécu 2 ans en région parisienne. Là, plus aucune culture, plus d'identité avec ces chants, ses contes et légendes, ces soirées où l'on se sent appartenir au même trésor culturel, enraciné dans son Histoire. Tout a été raboté, nivelé, tout est aspiré par Paris, toute l'Ile-de-France est ainsi.

C'est triste, c'est ce qui nous est diffusé par les ondes radio à longueur d'année, les sorties de théâtres parisiens, les acteurs parisiens, les concerts parisiens, les journalistes parisiens... une identité factice, car ne pouvant être vécu localement puisque Paris est loin de bien des Français...

Pas étonnant que le pays se cherche une "identité". Mais on ne crée jamais une "identité" nationale abstraite en tuant la vie locale.

Vous écrivez "leurs reconnaissances ou enseignement me révolte"

Mais une langue pour survivre doit être parlée - et donc reconnue et enseignée. La France s'y est engagée en 1992, mais sa signatue n'a pas plus de valeur que l'encre et le papier utilisés. Les autres pays signataires n'oublient pas le non-respect de la parole donnée... difficile de la croire lorsqu'elle signe un engagement dans d'autres domaines.

Votre révolte m'étonne. Quelles langues étrangères parlez-vous ?

08/08/2010, 23:44 | Par Axel J en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/08/2010 à 22:46

Chère Etoile, c'est bien sûr vrai pour la Finlande, qui a deux langues officielles (le finnois et le suédois) et qui reconnaît la première place partout (panneaux routiers, administrations, etc) à toute minorité localement majoritaire (exemple les Lapons en Laponie),

c'est aussi vrai d'autres pays scandinaves,

mais je pensais aussi à la plupart des pays africains, pour qui il est naturel d'être d'abord de telle ou telle tribu ou ethnie avec sa langue propre, puis dans le même temps, de parler aussi la ou les langues officielles nationales,

par exemple le wolof et le français au Sénégal, le français et l'anglais au Cameroun, le swahili et l'anglais au Kenya, etc, qui sont des langues véhiculaires et universitaires qui se marient en harmonie constante avec le dialecte ou la langue maternelle basique du village natal ou de la région de coeur de chacun.

09/08/2010, 00:28 | Par LE MAGNIFIQUE en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/08/2010 à 22:46

Parce qu'en mettant l'accent sur les langues régionales, on oublie nos valeurs communes!

Et encore une fois, je ne dis pas que les populations des régions, comme les personnes ayant des parents immigrés, doivent oublier ou nier leurs langues et cultures spécifiques.

Je dis seulement, que nous ne devons pas en tant que collectivité et pouvoir publics mettre l'accent dessus. Et que nous gagnerions plus en solidarité à promouvoir ce qui nous RASSEMBLE et fait que nous sommes tous Français, plutôt que de mettre l'accent sur ce qui nous différencie.

De même que quand on prétend respecter les identités de chacun en proposant à certains des repas spécifiques, (ce qui en soi part sürement d'une bonne intention, dont je ne doute pas), on les étiquettes comme différent de "nous". Ce qui ne fait qu'accroitre les difficultés d'intégration que l'on connait dans ce pays.

09/08/2010, 01:34 | Par Axel J en réponse au commentaire de LE MAGNIFIQUE le 09/08/2010 à 00:28

Mais il ne s'agit pas de mettre l'accent sur les langues régionales! Encore moins d'oublier les valeurs communes!

 

Il s'agit de fonctionner sur deux "cultures" en même temps: sa culture native régionale

(quand on en a une)

et la culture commune nationale.

C'est cela, le fonctionnement normal et naturel de la plupart des six milliards d'habitants de cette planète.

 

Les monocultures artificiellement limitées à une seule langue, du type Etats-Unis, Union Soviétique ou France notamment, sont des exceptions artificielles fabriquées dans le but de réduire l'humain et de transformer les citoyens en membres déshumanisés et "théorisés" d'entités politiques sans fondement naturel.

 

Deux exemples concrets:

Un Basque sera un meilleur Français, plus intégré, plus solidaire, plus conscient de la grande maison commune France, s'il peut vivre en parallèle et pleinement, son identité de Basque en harmonie et en interaction avec son identité de Français, mais surtout avec une pleine liberté de séparer ses "deux vies parallèles".

Un Algérien immigré à double-nationalité, maîtrisera le français et sera capable d'embrasser complètement la culture française commune, s'il peut avant tout maîtriser sa base naturelle et familiale qui est la langue arabe, l'islam etc. Alors qu'il restera toujours une sorte de demi-handicapé frustré et plein de ressentiment, s'il lui manque tout le pan "maternel" naturel où construire la base d'une personalité confiante en elle-même.

10/08/2010, 01:52 | Par LE MAGNIFIQUE en réponse au commentaire de Axel J le 09/08/2010 à 01:34

Tous les "immigrés" ou descendants d'immigrés que j'ai rencontré se revendiquent d'abord comme appartenant à leur culture et identité "maternelle" et se réclame accessoirement Français, au cas ou....

Alors, je ne partage pas votre analyse, même en théorie elle est cohérente.

10/08/2010, 20:11 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de Axel J le 09/08/2010 à 01:34

Un algérien maîtrisant l'arabe, vous plaisantez, c'est une langue étrangère pour eux, qui n'a rien à voir avec la langue que parlent leurs parents !

 

09/08/2010, 10:40 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de LE MAGNIFIQUE le 09/08/2010 à 00:28

"Parce qu'en mettant l'accent sur les langues régionales, on oublie nos valeurs communes! "

Et quelles seraient-elles qui excluraient la liberté de parler la langue de ses ancêtres à côté du français ?

Et pourquoi parler plusieurs langues feraient oublier des "valeurs communes" ?

10/08/2010, 01:54 | Par LE MAGNIFIQUE en réponse au commentaire de Etoile66 le 09/08/2010 à 10:40

Ou ai-je dit que "parler plusieurs langues nous feraient oublier les valeurs communes"! Je dis qu'à trop les "reconnaitre" l'on finit par laisser les particularités prendre les dessus sur les valeurs qui devraient nous fédérer autour du sentiment d'appartenir tous à la même nation!

 

Désolé, je ne peux pas être plus clair. Moi étrangé moi pa parlé france bien moi va déchu nationalité....Clin d'oeil

09/08/2010, 00:59 | Par Luce Caggini

Une grande envie d e vous connaitre

France partagée- orchestre - symphonie-Arts

Mon travail d'artiste née ailleurs consiste aussi à diffuser les oeuvres , toutes, les oeuvres des artistes , auteurs ,nés à l 'étranger , notamment en Algérie;

 

09/08/2010, 01:20 | Par LE MAGNIFIQUE en réponse au commentaire de Luce Caggini le 09/08/2010 à 00:59

???

09/08/2010, 10:42 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Luce Caggini le 09/08/2010 à 00:59

L'art n'a heureusement pas de frontières.

Les artistes - musiciens, peintres, designers, etc. - se comprennent par-delà les frontières.

Il n'y a que les gens à l'esprit limité qui se fixent des barrières et s'y confinent.

09/08/2010, 08:19 | Par jamuze

si on pouvait se rassembler , afin de se debarasser de ce gouvernement qui n'a qu'une idée nous séparer, alors ecrivez le en breton en basque en occitant etc...mais dites le, chantez le , criez le "unissons nous massivement avant 2012 pour choisir notre avenir commun et le futur de nos enfants et petits enfants".

09/08/2010, 10:37 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de jamuze le 09/08/2010 à 08:19

Intéressant... pensez-vous vraiment que le changement de parti changera les pratiques héritées de la monarchie ?

Personnellement, je pense qu'il faudrait un profond débat sur le système lui-même, fixer de nouvelles règles de vie en commun. Ce n'est pas demain que les "élus" qui profitent du système voteront de telles lois.

Mais les idées font toujours leur chemin. Cela prend du temps. Ce qui est essentiel c'est la prise de conscience de l'état de la situation et le profond désir d'évoluer.

Là, je n'ai pas constaté que ce soit encore le cas dans la grande majorité du pays. Les "débats" sont plutôt des affrontements, les uns désignant toujours les autres comme étant les "méchants" et soi-même les "bons".

Avec une telle vision de la vie commune d'un pays, on ne risque pas de le faire évoluer. Et cette tendance dure depuis très, très, très longtemps.

Le "bien commun" n'existe pratiquement pas, il s'agit toujours de "pouvoirs" à prendre.

Dommage.

Pour revenir au titre de ce billet, je m'étonne souvent de lire ce que certains revendiquent en tant que Français. La terre n'appartient à personne, ce sont les guerres qui ont marqué les limites.

Et c'est un hasard de la nature si quelqu'un est né dans cette contrée, limitée par ces frontières figées par les conflits antérieurs. Il aurait pu tout aussi bien naître ailleurs.

Il n'y a aucune raison d'en tirer une quelconque fierté.

Alors pourquoi ces affrontements ridicules ?

10/08/2010, 02:00 | Par LE MAGNIFIQUE en réponse au commentaire de Etoile66 le 09/08/2010 à 10:37

être Français, c'est d'abord vouloir l'être et ensuite avoir Foi en des valeurs.....

La naissance sur un sol ou les "origines" ne confèrent aucune légitimité particulière selon moi!

10/08/2010, 03:00 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de Etoile66 le 09/08/2010 à 10:37

La terre appartient à ceux qui la cultivent et à ceux qui la méritent !

Les autres sont des imposteurs, comme vous l'êtes intellectuellement, mais ce n'est pas un scoop !

Je défends ma terre depuis des milllénaires, j'y accueilles toutes les bonnes volontés, je n'exclus personne, suivant ainsi les principes ancestraux.

Ma langue maternelle n'était pas le français, mais je suis fier de la maîtriser un brin, car elle m'a permis d'aller au delà, dans tous les sens du terme !

Français je suis, français je reste, et je vous maudis celui qui n'arrête pas de dénigrer à tout propos, vos compatriotes !

 

10/08/2010, 05:50 | Par LE MAGNIFIQUE en réponse au commentaire de Emmanuel Esliard le 10/08/2010 à 03:00

1. J'ai dit "sol" et non "terre"

2. Je vous invite à faire preuve d'un peu de mesure dans vos propos. Les injures ne sont pas tolérées.

3. Vôtre "terre" est aussi la mienne, même si cela peut vous déranger, particulièrement quand je ne défends pas exactement les mêmes idées que vous.

Et oserai-je ajouter: N'oubliez pas que la "terre" que vous "défendez depuis des millénaires" a aussi connu les pires horreurs à certaines périodes de l'Histoire.

Alors si vous pensez être plus légitime qu'un autre parce que vous vous revendiquez millénaire, il vous faut aussi rendre compte de toutes ces horreurs passées.....

4. Ma langue "maternelle" non plus n'est pas le Français et pourtant, je défends et défendrai toujours le principe d'unité et d'indivisibilité nationale de la France contre ceux qui au nom de "richesses culturelles" veulent la diviser en petites communautés.

5. Personne ne dénigre personne ici. Chacun exprime ses points de vues. Si cela vous gêne.....

Bonne nuit.

10/08/2010, 20:04 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de LE MAGNIFIQUE le 10/08/2010 à 05:50

Désolé, mais ce n'était pas à vous que je répondais !

Mais puisque vous souhaitiez une réponse, je vous la donne. Je ne me suis jamais senti directement concerné par les horreurs que vous indiquez, mes ancêtres ayant eu à les subir, peut-être plus souvent qu'à leur tour. Ce que je voulais exprimer, c'est quand vous êtes sur une terre où tant de vos prédécesseurs ont souffert, trimé plus que de raison, et bien moi, je me sens responsable d'un héritage moral, et je mettrai toutes mes forces dans la bataille pour le faire perdurer.

Cet héritage est fait, d'accueil, de tolérance, et d'un profond respect pour toutes les personnes de bonne volonté.

Entre nous, je me fiche bien que les insultes ne soient paraît-il pas tolérées, je m'exprime suivant l'impulsion du moment (plus ou moins raisonnée), et ce n'est pas demain la veille que je me tairai !

 

10/08/2010, 01:58 | Par LE MAGNIFIQUE en réponse au commentaire de jamuze le 09/08/2010 à 08:19

Vous l'avez dit! "diviser"! c'est le danger qui nous guette. Et le pire c'est que ceux qui, avec de bonnes et louables intentions, continuent à promouvoir les diversités comme en remplacement de l'unité Républicaine.

Pour ne pas être divisé, encore faudrait-il que chacun se revendique Français à part entière au lieu de se soucier des ses particularités! A trop les revendiquer, voilà ou ça nous mène....certains s'enfoncent dans la brèche...

10/08/2010, 07:36 | Par Etoile66

Hôte de ce blog, laissant s'exprimer ceux qui passent, je ne souhaite ni vulgarités ni insultes.

Si cela devait se poursuivre, je supprimerais cet article.

Partageant ma vie entre la France et l'Allemagne depuis plus de 30 ans, j'évoque juste un fait que me remémorent les contributions de la nuit.

Dans les camps de concentrations, les pires garde-chiourmes étaient des juifs de naissance ou de tradition familiale ayant abandonné leur religion. Ils étaient pires que les nazis eux-mêmes.

Les deux contributeurs de la nuit qui se veulent plus Français que les Français qui ont formé ce pays depuis des siècles sont à leur exemple : l'un parle de Foi avec un grand "F" en des "valeurs" qu'il ne définit pas, et de "mériter" une terre (!) comme si l'on pouvait avoir une quelconque influence sur le fait d'être né quelque part , l'autre nie le droit des langues millénaires à perdurer sur le sol du pays, puisqu'il a d'autres racines linguistiques.

Un peu de tolérance, messieurs.Vous n'avez pas besoin d'être plus français que ne le sont les habitants ayant peuplé ce pays au fil des siècles. Laissez-les parler leur langue régionale en paix, l'enseigner à leurs enfants en toute liberté, comme le réclame la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen et la convention signée par la France, mais jamais respectée. C'est aussi ça, la France.

Les frontières de ce pays sont le résultat de guerres, la langue officielle qui est parlée a été imposée par la violence dans beaucoup de régions, ainsi que la religion "majoritaire" d'ailleurs qui a entraîné de nombreuses victimes.

Ce serait sympa d'étudier en détail l'Histoire du pays où vos ascendants sont venus vivre et que vous défendez assez mal par ignorance, certainement.

Vous le défendriez mieux en parlant de ce qui rassemble, des libertés qui font partie de la devise de la République - l'égalité n'étant pas plus à prôner que la liberté et la fraternité, ce qui semble vous manquer grandement...

 

10/08/2010, 19:48 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de Etoile66 le 10/08/2010 à 07:36

Comme d'habitude, on peut dire que vous avez tout compris, en passant à côté de l'essentiel, ça devient récurrent !

 

10/08/2010, 21:51 | Par LE MAGNIFIQUE en réponse au commentaire de Etoile66 le 10/08/2010 à 07:36

@Etoile66: Vous n'avez strictement rien compris à mes écrits! c'est désolant!

Je ne me revendique nullement "plus Français" qu'un autre. Je refuse simplement l'idée ou la théorie de ceux qui se croient "supérieur" sous prétextes de leurs "origines millénaires"!

Tous les Français sont égaux et le sont de la même façon! Un "Français millénaire" ne l'est pas plus qu'un "nouveau" Français.

Quant aux valeurs que je ne définis pas. Je vous réponds qu'il n'est pas utile de les lister. Tous les Français les connaissent!

Libre à chacun de pratique le culte qu'il veux, libre à chacun de parler la langue qu'il veut, .......... Ce que je ne veux pas, et je le répète en vous demandant de bien lire cette fois, c'est que les PARTICULARITES (ethniques, cultuelles, culturelles, linguistiques.....) viennent s'imposer au premier plan, dépassant ainsi notre "identité commune" à tous les Français.

 

Autrement dit, libre à vous de parler je ne sais quelle langue chez vous, mais vous ne devez pas, selon moi, revendiquer cette identité avant celle de "Français"!

Point final.

11/08/2010, 20:06 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de LE MAGNIFIQUE le 10/08/2010 à 21:51

"Je ne me revendique nullement "plus Français" qu'un autre. Je refuse simplement l'idée ou la théorie de ceux qui se croient "supérieur" sous prétextes de leurs "origines millénaires"!

Tous les Français sont égaux et le sont de la même façon! Un "Français millénaire" ne l'est pas plus qu'un "nouveau" Français."

Sauf que tout pays a une Histoire millénaire, et depuis des millénaires, ceux qui sont venus s'y joindre ont respecté la culture qu'ils venaient rejoindre et l'ont adoptée - ont certes apporté leur contribution, mais celle-ci n'a jamais été supérieure à celle du pays qu'ils venaient rejoindre.

On ne peut pas effacer l'Histoire culturelle d'un pays pour plaire à ceux qui arrivent, aucun pays au monde ne le fait sous peine de déstabilisation profonde et de conflits internes dangereux.

 

Les langues régionales sont issues de l'Histoire du pays, les nier, empêcher les enfants de les parler dans les cours d'école à coup de règle sur les doigts, est une pratique colonisatrice très dangereuse. C'est ce que pratiquaient certains Français dans les colonies pour obliger les "sauvages" à parler le français.

 

Vous devriez vraiment vous informer sur l'Histoire du pays que vous voulez défendre. On ne peut la couper comme on coupe un arbre au ras de la racine, sous peine de le faire mourir.

 

Dans tous les pays d'Europe qui ont ratifié la convention signée par la France - mais non ratifiée (qu'on admire comment elle respecte sa parole donnée) - les langues régionales sont parlées, publiées, partout et cela ne pose AUCUN problème.

 

"La plupart des États européens reconnaissent des langues régionales, et leur accordent un statut, comme c'est le cas de tous les pays limitrophes de la France, à savoir la Belgique, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie, la Suisse, le pays européen qui connaît la plus grande variété de langues, et l'Allemagne (langues régionales d'Allemagne).

 

Une langue minoritaire n'est pas forcément régionale - par exemple, la langue arabe en France est minoritaire sans être identifiée avec un territoire."

 

Elle ne fait aucunement partie de l'Histoire du territoire français actuel. Elle est comme le polonais, l'italien, le portugais, l'espagnol, langues parlées par les personnes venues immigrer en France qui se sont toutes intégrées tout en gardant leur culture emmenée dans leurs bagages.

 

Si vous parliez une ou plusieurs langues, vous sauriez qu'une langue ne vit que lorsqu'elle est parlée dans un ensemble culturel. Ne pas les reconnaître, ne pas leur donner la possibilité d'être enseignées, publiées dans la presse ou dans l'audiovisuel régional, est un crime qui les amène à disparaître totalement. La France se meurt donc d'a-culture et cherche pour les compenser des symboles vides comme le drapeau ou l'hymne national qui ne sont absolument rien de vivant

Voici d'ailleurs la carte linguistique de la France:

Fichier:Langues_de_la_France1.gifLangues_de_la_France1.gif Refuser ces réalités qui viennent de plusieurs millénaires est un crime culturel.

Le Français peut très bien rester la langue officielle, comme l'allemand l'est en Allemagne ou l'anglais en Angleterre, ou le finois en Finlande, mais les autorités culturelles régionales devraient pouvoir parler librement leur langue - à côté du français. C'est une réalité culturelle et historique à laquelle devraient s'habituer les nouveaux arrivants et y participer, car rien n'est plus riche qu'une vieille langue qui a accumulé des mots délicieux au fil des siècles.

 

Je vis dans un pays où tout le monde parle sa langue régionale sans AUCUN problème, j'ai même souri en écoutant un chauffeur de taxi du Ghana parler le dialecte bavarois et se considérer comme un Bavarois.

 

C'est cela l'identité de chacun, dans le respect des cultures, et particulièrement la culture du pays où l'on vient s'installer.

 

Si l'on parle une langue régionale dans votre région, je vous conseillerais de l'apprendre, cela vous rendrait plus sympathique et vous ouvrirait le coeur de vos voisins, il me semble que vous êtes bien rigide et aigri, votre agressivité le montre en tout cas. Et vous verriez que ces langues régionales ont de magnifiques couleurs, qu'elles expriment des choses qui ne sont pas traduisibles en français qui est le plus petit dénominateur commun.

 

 

 

11/08/2010, 20:24 | Par Chris43

Apparement, à lire cette discussion, parler la même langue n'est pas une garantie de se comprendrePleurs

L'autre, si on ne fait pas la démarche de le connaître, restera toujours une menace.

Être français, pour moi qui ait très peu vécu en France, est toujours une façon d'être, en partie probablement grâce à la langue. Mais je ne pourrai plus retourner vivre en France. Comme me disait un ami, retourné en France: c'est bien la France, dommage qu'il n'y ait que des Français!

 

06/12/2010, 09:30 | Par Etoile66

"Comme me disait un ami, retourné en France: c'est bien la France, dommage qu'il n'y ait que des Français! "

Vous y allez très fort !

Je discutais hier au marché avec des gens sur différents sujets. Fort intéssant...

Comme une tranche d'opinions et surtout de réactions face aux réalités vécues.

En rentrant, je réfléchissais aux "mécanismes" de pensée et ai repensé à la position assez schizophrène de beaucoup de personnes sur le concept d'ETAT.

Il est accusé par la population de tous les maux... mais en ^même temps, les mêmes personnes en attendent toute l'aide possible. "L'Etat devrait..."

De retour, je discute avec un vieux marin-pêcheur qui a commencé à bosser à l'âge de 14 ans comme mousse... et qui lui, curieux de tout s'est informé et formé, a été plusieurs fois conseiller municipal de sa commune, etc...

Il disait à peu près la même chose que moi: on ne peut tout demander à l'Etat et en même temps l'accuser de tous les maux.

Il y a là un grave problème. C'est peut-être là qu'il faudrait creuser...

 

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