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Les enfants français n'aiment PAS l'Ecole. Pourquoi ?

Le 3 septembre 2008, la presse française - et internationale - se faisait l'écho d'une étude réalisée par l'Organisation mondiale de la santé.

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L'enquête "Health Behaviour in school-aged children" ("conduites de santé des enfants d'âge scolaire"), a été menée au printemps 2006, comme tous les quatre ans, dans 41 pays ou régions - Europe, Russie, Israël, Turquie et en Amérique du nord - sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé.   
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En France, 7.154 élèves de 11 à 15 ans ont répondu à un questionnaire anonyme sur leurs comportements, leur santé et le contexte social dans lequel ils évoluent.
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Je vous invite à lire les résultats dans le texte si possible, www.euro.who.int/document/E91416.pdf notamment leurs relations avec l'Ecole.
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Je vous ai copié la partie où on demande aux enfants de 11, 13 et 15 ans s'ils aiment l'école. Les réponses devraient secouer la France dans ses "convictions" que tout va bien

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"Young people were asked how they feel about school at present. Response options ranged from “I like it a lot” to “I don’t like it at all”. The findings presented here show the proportions that reported liking school a lot." Les enfants du monde pouvaient donc cocher entre "J'aime beaucoup l'école" et "Je n'aime pas du tout l'école". Et voici les résultats. (J'ai marqué la France et l'Allemagne puisque ce sont les deux pays que je connais très bien et dont j'ai maintes fois essayé de faire une comparaison pour faire avancer le débat. Et je me suis fait souvent presque injurier):

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les_enfants_francais_naiment_pas_lecole_

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J'espère juste que ces résultats qui parlent plus que dix mille lignes, feront réfléchir certains - figés dans leurs convictions.

 

Pour ceux qui ne peuvent les voir sur le graphique, les voici:

Les enfants français de 11 ans "aiment l'école" à 29% pour les garçons et à 41% pour les filles.

 

 

Cela signifie donc que 71% des garçons français n'aiment pas l'école - 45% des garçons allemands - et 59% des filles -38% des filles allemandes.  

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Mais à 13 ans les choses s'accentuent: Seulement 13% des garçons français et 19% des filles disent aimer l'école. Cela signifie que87% des garçons de 13 à 15 ans et 79% des filles n'aiment PAS l'école en France.Vous trouvez cela NORMAL ?

 

 

A la question de l'image qu'ont les jeunes des performances de leur école, les jeunes Allemands disent ne pas en avoir une si bonne image, cependant meilleure que les petits Français. Cela vient du fait que depuis plus de 10 ans, le pays se remet en question à ce sujet et tous les médias en parlent. Même des émissions de divertissement à la TV testent les connaissances scolaires pour essayer de démontrer les problèmes par le jeu et d'atteler le pays à leurs solutions. Le pays est toujours ainsi, très auto-critique. C'est le contraire en France...
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Il est intéressant de voir comment les médias français présentent les choses. Ils ne parlent que des points où les enfants donnent de bonnes notes. C'est désespérant... Pratiquement aucune auto-critique. Comment faire avancer les choses ???
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Voici quelques articles de presse:

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L'AFP (la "pravda" française), titre: "Les jeunes Français donnent à leur vie une note de 7,5 sur 10",  (donc, tout va bien, dormez bien braves gens...). Un extrait:

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De cette enquête, publiée mardi par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, il ressort, selon son directeur général Philippe Lamoureux, que la santé des collégiens français "est souvent meilleure que dans les autres pays étrangers étudiés, même s'il y a des zones d'ombre".(J'admire la présentation de l'information !!)  Chargés d'évaluer la qualité de leur vie sur une échelle de 0 à 10, les jeunes Français se situent à 7,5 - les garçons se donnant d'ailleurs une meilleure évaluation que les filles.
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Parmi les zones d'ombre, la dégradation de l'image de l'école à l'entrée au collège, un phénomène général dans les pays étudiés mais rarement dans ces proportions: si à 11 ans, 40,6% des filles et 28,5% des garçons aiment beaucoup l'école, à 15 ans, les chiffres tombent respectivement à 12,8% et 10,6%
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Le Monde  : "La santé des 11-15 ans : bilan mitigé"
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Le Figaro  a le culot d'écrire:

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Les jeunes Français aiment beaucoup l'école à 11 ans  mais leur intérêt se dégrade très fortement à l'entrée au collège, un phénomène qui prévaut dans nombre de pays mais dans des proportions souvent bien moindres, selon une enquête menée dans 41 pays ou régions.

C'est une façon presque mensongère d'informer ses lecteurs...
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Il devient urgent  changer PROFONDEMENT le système archaïque français qui ne peut se réformer de lui-même.  Nos amis qui sont en Scandinavie où l'Ecole jouit de la meilleure réputation, pourraient nous aider dans la réflexion qui ne peut se faire qu'avec une sincère auto-critique.
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Tourner dans son propre jus ne permettra pas de sortir de cette situation.
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C'est comme l'histoire des gens tombés dans un marais aux sables mouvants qui essayaient de se sortir en se tirant par les cheveux...

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Je suis curieuse de voir les réactions à ce fil lancé sur l'Ecole et ses "clients" principaux, les enfants, qui sont les futurs adultes de demain et façonnent la société....

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Ajout du 24 septembre 2010:

 

Un article de ce jour indique que 71% des collégiens s'ennuient à l'école

 

Et une émission sur France Inter parle des jeunes enseignants qui se trouvent devant une classe sans AUCUNE formation, ils sont 16.000. Voir aussi l'article sur la formation des maîtres.

 

Incroyable qu'un pays puisse traiter ses enfants, avenir du pays, de cette manière.

 

 

 

Tous les commentaires

“Nos amis qui sont en Scandinavie où l'Ecole jouit de la meilleure réputation”
...de la meilleure réputation, mais surtout des meilleurs résultats et des meilleurs niveaux d'alphabétisations, maîtrise de la langue maternelle, maîtrise (pas baragouinage) d'au moins une langue étrangère, généralisation de l'habitude de lire (tout en faisant partie aussi des pays les plus informatisés et les meilleurs clients de jeux vidéo, ce qui prouve que l'étude et le jeu sont compatibles).
Mais votre tableau sur l'amour de l'école me fait douter du choix des critères culturels, dont cette étude semble comme souvent, faire abstraction pour ses comparaisons, alors qu'on devrait toujours en tenir compte. Ainsi, si vous délaissez un instant l'Allemagne que vous connaissez bien, pour vous intéresser plutôt à la Finlande, vous vous apercevrez que les petits Finlandais semblent détester l'école comme les petits Français, alors que par contre les niveaux de réussite des deux systèmes sont très différents. Pour la comparaison en tant que parent, "il n'y a pas photo", comme on dit: quand on voit comment les enfants sont traités dans les écoles finlandaises, comment sont les bâtiments, l'hygiène, le suivi médical et j'en passe, et aussi dans quel environnement général de quiétude et de sécurité on se trouve, avec le principe qu'on retrouve partout dans la vie finlandaise, de ne jamais se sentir enfermé dans un lieu clos et différencié du reste du monde, avec grillages et portails fermés à double-tour comme dans le fonctionnement (mentalité?) français, et quel niveau de réussite ils atteignent tout en étant libres très tôt dans l'après-midi pour faire tout ce qu'ils veulent comme sport, musique etc, on se dit bon, les enfants finlandais qui ont dit qu'ils n'aimaient pas l'école, ils ont dû dire ça par goût de la provocation ou peut-être parce qu'ils aimeraient que l'esprit général soit moins maternel et plus "far-west"...:-) Bref, ce n'est sûrement pas pour les mêmes raisons ni sur les mêmes critères, que les petits Français et les petits Finlandais sont tous d'accord pour détester l'école. Inversement, je ne connais pas le taux d'alphabétisation de la Turquie, ni si la scolarité y a atteint les standards "européens" voulus en son temps par Mustafa Kemal, mais je ne serais pas surpris, en creusant cette enquête, de m'apercevoir que si les enfants turcs interrogés aiment tant l'école, c'est parce qu'ils se sentent chanceux et privilégiés par rapport à certains autres Turcs qui n'y ont carrément pas accès du tout?
Attention, je ne voudrais pas dévier le sens de votre billet, qui est l'urgence d'ouvrir nos yeux et de s'organiser différemment avant de couler complètement dans les sables mouvants, et où je vous suis totalement. Simplement, je me méfie toujours un peu de ces comparaisons chiffrées entre des peuples si culturellement différents.

Merci beaucoup de ces remarques. Pour les Français qui ne seraient pas informés, je précise donc ce qui suit, ayant vécu 27 ans à Hambourg, en Allemagne du Nord et pouvant donc comparer les deux systèmes. Je précise également que mon objectif en lançant ce débat est de faire prendre conscience qu'il existe d'autres modes d'Education et d'autres transmissions des valeurs et qu'il conviendrait d'y réfléchir en regardant au-delà de nos frontières. En cela je remercie Axel J. . L'école en Allemagne dure de 7h55 ou 8h à 13h30. Avant le primaire, il n'y a pas d"Ecole" mais un "Jardin d'enfants" où les groupes sont ouverts, pas de classes fermées et où les enfants sont responsabilisés. Ils participent eux-mêmes à la résolution des problèmes de leur groupe. Et tout s'apprend par le jeu. Il n'y a pas "d'instituteurs" mais des "éducateurs". Il n'est pas question de faire du dressage... . Pour les écoles primaires, les enfants dont les 2 parents travaillent peuvent aller dans une partie de leur ancien "Jardin d'enfants", où ils peuvent manger et faire leurs devoirs. L'Allemagne est le pays où il y a le plus d'institutions sportives et musicales. Les cours y sont gratuits ou moyennant une faible participation. Il faut s'y inscrire longtemps à l'avance car les listes d'attente sont longues. Mon fils a attendu 3 ans avant de pouvoir prendre des cours de batterie dans une école de musique. Le piano, il a pu l'apprendre dès l'âge de 7 ans. . Tout est gratuit. Parce que ce n'est pas l'Etat qui s'occupe de tout. Il existe un vaste réseau de fondations et autres organisations de la société civile. Le lien social, la cohésion sociale y est bien plus forte (c'est d'ailleurs pourquoi il y très, très peu de grèves). Voici par exemple le Conseil de la Musique de la ville de Hambourg qui chapeaute toutes les associations : http://www.landesmusikrat-hamburg.de/500009938210aba04/index.html . L'école de musique du Land est totalement gratuite et présente dans chaque quartier : http://www.jugendmusikschule-hamburg.de/ . Dans le quartier où j'habitais, cette école de musique publique et gratuite - http://www.landesmusikrat-hamburg.de/500009938210aba04/index.html - offrait les possibilités suivantes: . Dans le quartier Nord, la plupart des instruments sont enseignés, en outre l'école offre un large programme de cours pour enfants: * Rythmique, cours de base (pour enfants de 4 à 6 ans) * Rythmique, cours prinicpal (pour écolier des classes 1 à 4 - CP-CM1), * "Voyage à la découverte de la musique" (les enfants des classes 1 et 2 apprennent à découvrir les notes et les différents instruments), * Théâtre musical (5ème - 7ème classe - 6ème à 4ème en France), * Chorale (1ère - 4ème classe - Ecole primaire), * Orchestre en classe (à partir de la 3ème classe à l'école Albert-Schweitzer). En outre, des cours de musique d'ensemble sont offerts en complément: * Orchestre pour débutants, * Orchestre pour moyens et avancés, * Orchestre de cuivres pour débutants et moyens * Ensemble de flûtes à bec, * Ensemble de guitares, * Band, * Formation de l'ouïe/Théorie musicale (solfège) . Si vous parlez allemand, vous pouvez lire par exemple les instructions de l'Education (qui n'est surtout pas nationale, mais sous la responsabilité de chaque REGION, l'Etat définissant les objectifs uniquement) pour le Land-Ville de Hambourg pour l'école primaire (http://www.hamburger-bildungsserver.de/welcome.phtml?unten=/bildungsplaene/Grundschule/Grd_rpl_entry.htm) . Vous y voyez les matières suivantes: - Arts plastiques (peinture, graphisme, sculpture), - Allemand, - arts du théâtre, (http://de.wikipedia.org/wiki/Darstellendes_Spiel - traduction ci-dessous) ce cours est très important, il touche à beaucoup de domaines - Anglais (en classe 3 et 4, ce qui correspond au CE2 et CM1, le CM2 n'existant pas), - Cours de langue d'origine (turc, polonais, russe) pour les enfants d'immigrés afin qu'ils parlent leur langue correctement au niveau grammatical et orthographe, ces cours incluent les cours de "civilisation" sur leur pays d'origine, ces cours sont donnés par des enseignants issus de ces pays), - Mathématiques, - Musique, - Religion/éthique, - Sciences naturelles, - Sport . Voici une traduction rapide du texte concernant les arts du théâtre: Les arts du théâtre sont une matière qui représente une sorte de cours de théâtre pour encourager la créativité des enfants et former leurs capacitiés sociales, émotionnelles et esthétiques. Comme il s'agit d'une matière très ouverte et orientée sur le groupe, les compétences sociales (hyperimportant en Allemagne, également pour le futur emploi]) y sont mieux expérimentées que dans les autres matières. . Les élèves doivent non seulement apprendre à produire des représentations dans de petites pièces de théâtre, mais aussi projeter dans leur vie ce qu'ils jouent, expérimenter par le jeu des modèles de comportement et apprendre ainsi pour leur propre vie. Ils peuvent aussi découvrir les parties problématiques de leur propre vie et de la vie en général. . Au théâtre, les acteurs peuvent entrer dans divers rôles et découvrir par le jeu les domaines qui les intéressent et ils peuvent se former une opinion et une vision du monde. . Comme cette matière - arts du théâtre - a beaucoup d'influence sur les autres matières, par exemple l'allemand, l'art, la musique et le sport, mais aussi l'Histoire et les sciences sociales, c'est une matière qui forme particulièrement la culture générale et permet de relier toutes ces matières. Les élèves se construisent également des capacités pour leur vie de tous les jours. Ils apprennent à apprécier à sa juste valeur l'effet que produit leur propre apparition sur scène. Ils sont renforcés dans leur perception d'eux-mêmes, le comportement du groupe est renforcé, les compétences linguistiques et d'expression orale sont encouragées et étendues, ils abandonnent leurs blocages et développent davantage de plaisir à des schémas de comportements plus flexibles. Ils apprennent aussi par ce jeu à exprimer leurs sentiments. . Dans les écoles allemandes, les arts du théâtres sont enseignés à l'école primaire, au collège et au lycée, donc du début à la fin de la scolarité. Mais peu d'écoles offrent vraiment cette matière complète, car peu d'enseignants ont cette formation. Souvent, au lycée, les élèves le prennent en 3ème option à côté de la musique et des arts plastiques ou comme alternative aux deux autres matières artisitiques. Dans la plupart des écoles, dans lesquelles les arts du théâtre sont enseignés, ceux-ci comptent pour le passage dans la classe supérieure et font l'objet de travaux notés. . Pour exercer cette matière, les élèves doivent apprendre certaines compétences, en particulier éviter le plus possible les contacts verbaux et non-verbaux avec les autres acteurs, car ceci gênerait le jeu. Il est également nécessaire d'être créatif et flexible dans le travail avec les accessoires et les décors (comme par exemple une table ou un manche à balai) pour pouvoir apporter ses propres idées avec plaisir. Une façon très "appréciée" de se familiariser avec les accessoires (la chaise) est de la "découvrir". Tous les acteurs entrent dans une salle, mettent les chaises au milieu et les découvrent avec leur corps (les touchent, mettent leur oreille dessus, etc...) Formation Depuis de nombreuses années, il est possible d'étudier cette matière à un niveau d'excellence à l'Ecole des arts de Braunschweig. Depuis 2005, cette école propose un Bachelor d'arts du théâtre. Le Master commence en automne 2007. http://www.kunstinaktion.de / http://www.hbk-bs.de . Voilà, vous avez un aperçu de l'école et des matières qui y sont enseignées. Vous sentez un peu la différence avec l'approche française, très cloisonnée, uniquement intellectuelle et laissant peu de place à l'expérimentation guidée de la vie sociale et méprisant le travail manuel... . Je me souviens avec joie des représentations où mon fils jouait à l'école primaire, puis au lycée, souvenirs inoubliables... . Pour finir, je vous donne un emploi du temps d'une classe de lycée ou de ce qui correspond au collège : . Cet emploi du temps change en milieu d'année, toutes les matières n'y sont pas présentes. Les heures de cours durent 45 minutes. Là où il y a plus de 45 minutes, ce sont les pauses. http://de.wikipedia.org/wiki/Bild:Stundenplan.PNG (Presque tout se comprend tout seul. "Geschichte" signifie Histoire, "Erdkunde" signifie Géographie, Sozialkunde: sciences sociales.) . Le tout représente 30 (heures de) cours par semaine. Il y a moins de vacances qu'en France. Et ainsi, on peut gérer le temps autrement. Je précise que les "heures de cours" ne font que 45 minutes, car des études ont montré que l'attention d'un enfant et d'un jeune décroît fortement au-delà de ce laps de temps et qu'il convient de changer et de passer à autre chose. . Voilà un petit tour d'horizon de l'Ecole primaire. Je l'ai vécue en direct, puisque j'y étais responsable des parents d'élèves. - A vous de voir...

Je recopie ici le commentaire Vincent Verschoore sur le fil qui était en double et efface ce dernier. Voici donc ce qu'écrivait Vincent : . . Merci pour cet article qui, je l'espère comme vous, pourra secouer quelques convictions. . J'ai une double vision du système d'éducation français, interne de par le fait que j'y ai passé quelques années (en gros, le collège) et que mes enfants y sont actuellement confrontés; externe du fait que je suis passé par d'autres systèmes (belges et anglais). . Le but premier du système scolaire français est l'identification le plus tôt possible des "bons élèves" qui plus tard suivront les filières menant à l'élite de la société française. Ce filtrage se fait pas à pas (contrôles, examens en continu), constituant un dossier qui tel un casier judiciaire impacte l'avenir académique des enfants dès leur plus jeune âge. Ceci explique la prédominance des matières considérées comme fondamentales, mais en fait des filtres arbitraires, notamment les maths et le français, dont le poids est totalement disproportionné par rapport à la valeur intrinsèque du sujet. Avec le résultat, a priori surprenant, qu'il y a énormément d'élèves nuls en maths et en français: normal, car en fait le but n'est pas de leur apprendre, le but est d'utiliser ces sujets pour différencier les "bons élèves" qui sont naturellement à l'aise dans ces sujets, des autres qui le sont moins ou pas du tout. . Bien sur, la majorité des enseignants (du moins je l'espère) considèrent que leur boulot est d'enseigner ces matières, mais il sont subordonnés à un cursus et une grille de résultats qui leur échappe, et ils perpétuent le système de manière sans doute inconsciente. . Les enfants n'étant pas idiots, ils ressentent cette menace constante du jugement, de cette ambiguïté entre la notion d'apprentissage, positive et diffuse, et la notion de résultat, violente et arbitraire. 09/09/2008 11:23Par Vincent Verschoore

Gros souci de parent d'élèves: l'énorme majorité de nos chères 'têtes blondes' aime l'école, adore son instit, participe avec enthousiasme aux activités proposées, a soif d'apprendre - l'énorme majorité de nos collégiens déteste le collège Gros souci de pédagogue: où est l'erreur? En premier lieu, je dirais que le collège ne tient pas assez compte de la spécificité de la tranche d'âge à laquel il s'adresse - la transition adolescente nécessite des questionnements, requiert une introspection, réclame des oppositions - je déplore que l'établissement soit soumis à un seul règlement intérieur - le ressenti est tellement différent entre 11 ans et 14 voire 16 ans! En second lieu, je voudrais pointer une défaillance du système de sélection. J'ai observé que nombre des instits et des professeurs (de lycees) sont des passionnés lorsque nombre des profs de collège sont des frustrés (ce dont se plaignent les quelques passionnés). Objectivement, tout individu ayant fait des études supérieures a les capacités (et je ne dis pas les compétences) d'enseigner en collège. Nombre se sont rabattus sur l'enseignement, faute d'avoir obtenu ce qu'ils souhaitaient, parce qu'il faut bien vivre. Troisième point, j'ai observé au collège un florilège de remarques désobligeantes, la plupart liées à une ignorance (que je qualifirais de "crasse") de l'élève - je n'ai pas encore rencontré un prof de collège qui prenne le temps - la peine! et oui, c'est pénible- de lire les dossiers de ses élèves. C'est ainsi que des appréciations "Ne travaille pas" font des ravages sur des enfants dyslexiques ou dyscalculiques Quatrième point, plus optimiste: je voudrais rappeler que, au delà des règles et programmes strictes de l'éducation nationale, le collège peut abriter un foyer socio-éducatif, association loi 1901, où peuvent intervenir des profs, des parents, des personnals, n'importe qui. Un FSE peut proposer des activités sportives ou culturelles, dispose d'un budget qui peut être conséquent ... Existe aussi la possibilité d'un CLAC, centre de loisirs associé au collège. Je ne m'étendrai pas parce que je n'en connais pas encore le mode de fonctionnement, donc les limites Par ce quatrième point, je veux promouvoir que nous avons la possibilité de faire de nos collèges des joyaux - nous ne guérirons pas nos ados de leurs troubles hormonaux, mais nous avons des moyens pour les atténuer - A raison d'implication des personnels, des parents d'élèves, un collège peut être un lieu de vie où chacun se sent bien - et bizarrement, le goût de l'étude revient Claire

Lorsque vous écrivez: . "l'énorme majorité de nos chères 'têtes blondes' aime l'école, adore son instit, participe avec enthousiasme aux activités proposées, a soif d'apprendre - l'énorme majorité de nos collégiens déteste le collège" . vous reprenez l'article mensonger du Figaro. . Car l'étude internationale montre au contraire que les petits Français, n'aiment pas l'Ecole en comparaison de la situation dans d'autres pays. Regardez attentivement le graphique que j'ai joint à l'article. . 29% des garçons et 41% des filles de 11 ans disent aimer beaucoup l'école à leur entrée au collège, donc à leur sortie de l'Ecole primaire. Vous trouvez que c'est une ENORME MAJORITÉ ??? Je trouve que c'est une MINORITE. . En Allemagne où je vis et où mon fils a fréquenté le système que je connais donc bien 55% des garçons et 62% des filles disent beaucoup aimer l'Ecole à 11 ans. . Ce sont des FAITS. . Les raisons ? J'ai essayé de donner des pistes de réflexions, je pourrais écrire des articles entiers à ce sujet tant les problèmes que je vois dans le système de l'Education Nationale sont immenses. Je ne parle pas des enseignants formatés par le système, mais du SYSTEME lui-même qu'il est urgent de changer. .

Dommage que ce billet ne génère pas un débat plus soutenu, pourtant la question posée par Etoile66 est fondamentale. En tout cas pour ceux d'entre nous qui ont des enfants à l'école.

Vous pouvez aussi voir sur http://www.mediapart.fr/club/blog/georges-herve/240908/une-ecole-maltraitee-et-mal-traitee le point de vue d'un spécialiste, le Pr Hubert Montagner.

Merci :-)

Et nous, on l'a aimée l'école? C'est la question que moi je me suis posée à la lecture de ce texte. Et ma réponse a été .... oui. J'ai 35 ans. Mon collège de 1984/86, puisque 11 ans c'est l'âge du collège, je l'ai aimé. C'etait un petit collège de campagne, pas grand en Normandie. Une équipe de professeurs qui étaient là depuis longtemps, certains meilleurs que d'autres, d'autres pires que certains, d'autres tout simplement passionnés et fabuleux. En tout cas, à 11 ans, et même plus tard, j'aurais répondu que je l'aimais mon école.
Des années plus tard, je vois mes neveux. L'aiment-ils? Pas tous. Le plus grand l'a detesté. Trop bizarre le plus grand de mes neveux, instable aussi, avec trop de problèmes dans un collège très grand ou l'équipe de professeurs change tous les ans.... bref, lui il n'y est plus. Parti en Belgique, en pension, pour peut-être se plaire mieux ailleurs (en tout ça a en tout l'air aujourd'hui...), la suivante, parfait, pas de problèmes, elle adore ça le collège. Elle aimera tout autant le lycée. Les autres, il ne se plaignent pas, sont plutôt contents.
Le problème, je crois que si les petits français disent ne pas aimer l'école, c'est aussi parce que certains ne peuvent pas y être bien car ils ne sont pas bien non plus ailleurs qu'à l'école et ce, pour de multiples raisons familiales, caracterielles ou sociales.... mais je suis sure que si on leur demandait quelle serait leur école idéale, ils sécheraient tout autant. Le fatalisme commence très tôt chez nous..... :)

Voici ce que publient http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/09/24/le-comportement-des-ecoliers-et-collegiens-observe-a-la-loupe_1099144_3224.html et http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080924.OBS2522/22_des_eleves_en_difficulte_ne_comprennent_pas_les_cour.html . En résumé: - A la question "En classe, est-ce que tu comprends toujours ce que l'on te demande de faire ?", seulement 15 % des enfants répondent "toujours", 63 % "pas certaines fois" et 22 % "souvent, je ne comprends pas". Dans ce cas de figure, seulement 52 % disent solliciter les explications de leur enseignant. . - Près de 30 %"ne lèvent jamais" ou "pas très souvent" le doigt en classe. 56 % d'entre eux l'expliquent par "la peur de se tromper ou la méconnaissance des réponses". . - Près d'un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école. . - Quelque 35 % ont "parfois mal au ventre" avant d'aller en classe, et la même proportion l'explique par la peur, le stress, ou l'absence d'envie de s'y rendre. . - 42 % ne prennent pas ou rarement un petit-déjeuner avant d'aller en classe. . - 75 % ne pratiquent pas d'activité culturelle ou artistique en dehors de l'école, mais 33 % font du sport en club et 44 % "avec les copains". Plus d'un tiers dit ne "jamais lire ou rarement un livre à la maison". 20 % disent se coucher après 22 heures. Plus de la moitié des élèves interrogés déclarent avoir une télévision dans leur chambre.

Et oui.... la tv, tiens donc ! Blague a part, les petits allemands l'ont aussi :)
Je ne sais pas, mais pour moi, la réelle différence est aussi collective. A qui la faute si les enfants français n'aiment pas l'école? Aux profs, aux parents, au système, à l'organisation des cours? à l'indifférence sociale?
Ce que je crois c'est que oui, le problème de l'école est aussi le même qu'un grave problème social en France.
Celui de la participation et du fatalisme. Car, disent beaucoup : a quoi bon participer puisque tout est joué d'avance? En tout cas, c'est ce que moi je ressens profondément dans toute la société française, et cela dépasse largement le problème spécifique de l'école. Je me souviens d'avoir, jeune élève française été littéralement choquée lors de mon premier séjour dans une école anglaise (ou l'oral semblait allait de soi). Il etait meme "rémunéré" en bons points. Un élève se trompant etait certe corrigé mais certainement jamais moqué. Ici, chez nous, plus que la rémunération, c'est la condamnation si par malheur la reponse est fausse, risée générale, non? Donc plutot que de se faire moquer, mieux vaut... se taire.
"La meilleure pédagogie appliquée qu'un professeur puisse avoir, c'est de condamner le rire lié à une erreur et de valoriser la participation pour ce qu'elle a de motivant et de moteur". Cette phrase est d'une très bonne amie anglaise, professeur de français, Lise, décédée il y a quelques années.
Au vu de ces chiffres, de constats que j'ai moi même tellement pu faire, je me dis qu'elle est si juste qu'elle devrait être inscrite dans tous les manuels, en haut à droite !

@Christel Ayant moi-même été élève d'une école anglaise au sud de Londres de 1976 à 1981, après avoir passé quelques années dans un collège français près de Versailles, je peux témoigner de l'énorme différence entre les systèmes, du moins à cette époque: autant j'étais mal en France, ne supportant pas l'omniprésence du français et des maths qui me semblaient n'être que pièges à élèves au détriment de matières intéressantes (histoire, géo...), autant en Angleterre chaque matière avait le même poids, le choix était plus large, et on pouvait très bien réussir son année en étant mauvais en math, dans une ambiance ou les qualités relationnelles ou sportives valaient tout autant que la capacité à réciter un poème ou résoudre un problème d'algèbre. La pression de la sanction étant bien moindre, on ose plus et j'ai très bien terminé mon secondaire la-bas. Quelques exemples de différences organisationnelles importantes: - Chaque nouveau dans l'école était pris en charge par un plus ancien - L'uniforme, que je trouvais plus que ridicule au début, permet de gommer (du moins chez les garçons, c'est moins vrai chez les filles) les différences de statut social. Peut importe si le papa vient chercher son gamin en Rolls ou en Ford Escort pourrie, au sein de l'école tout le monde est pareil - Le sport: obligatoire, sérieux, plusieurs heures par semaine, permet de se défouler et développer l'esprit d'équipe et le "fair play" - La responsabilisation: plutôt que des pions, l'école avait un système de "prefects" ou les plus anciens (en gros, équivalent première et terminale) pouvaient, sur recommandation des profs et des autres anciens, accéder à un statut spécial avec une autorité officielle sur les autre élèves (résolution de conflits, mise en rang en cas de cohue, organisation des school clubs, etc..) en contrepartie de certains avantages: une pièce réservée aux prefects, une grande liberté de mouvement au sein de l'école, un dialogue avec la direction et les profs. Évidemment, tout abus de cette position se trouvait immédiatement sanctionné et le prefect "dégradé", mais je n'ai pas souvenir d'une telle situation. - Les contrôles: ils avaient lieu une à deux fois par trimestre... Je n'oublierai jamais ce cours d'anglais ou pendant des semaines, plutôt que de nous gaver d'exercices de grammaire à la con, le prof nous lisait à voix haute quelques pages d'Animal Farm ou Lord of the Flies pendant la première moitié du cours, puis on discutait avec lui du texte que l'on venait d'écouter. Point ici de grandes théories philosophiques, mais le développement d'une capacité d'écoute et d'un réel esprit critique.

Vincent: J'ai souri en vous lisant... Les "pions" n'existent pas en Allemagne non plus. Cette façon d'infantiliser les élèves et non de les responsabiliser est terrible.

On interroge 7000 eleves et on en tire une conclusion valable pour 5 millions de jeunes, Etoile 666 ? Je croyais que les sondages c etait bidon. ? J aimerais aussi qu on dispose de la question exactement posée langue par langue et pays par pays. Aimer l ecole , comment ils ont traduit ca exactement, par exemple ?

Tiens, vous avez laissé votre petit commentaire sur tous les fils de mon blog. Quelle activité !!!

Par chance mes enfants, heureusement, n'ont pas été entièrement tributaires du système scolaire au niveau de l'acquisition des apprentissages: moi et ma femme avons pris plaisir à leur inculquer l'envie de connaissances, et n'avons pas attendus l'inscription à l'école maternelle pour commencer.

Nous avons découvert que l'impressionante capacité d'absorbption de savoir d'un petit enfant permet très tôt de lui fournir les bases d'une autonomie dans l'apprentissage, lui permettant de se promener agréablement dans le système éducatif, avec suffisament d'esprit critique pour se démarquer des dogmes et de la propagande.

Les principales difficultés pour les parents sont la disponibilité (il faut du temps), l'envie de le faire (il faut de la patience) et les moyens financiers (il faut investir dans du matériel pédagogique, des livres, des sorties, des voyages...).

On prend toute la mesure à ces égards, en France, de la grave carence du système éducatif... qui n'est pas près de changer si le but non avoué est de formater les esprit à la soumission ainsi qu'à un consummérisme irresponsable et criminel...

 

oops, message posté 2 fois par je ne sais qu'elle manipulation inadéquate de ma part...

@Etoile66

"J'ai marqué la France et l'Allemagne puisque ce sont les deux pays que je connais très bien et dont j'ai maintes fois essayé de faire une comparaison pour faire avancer le débat. Et je me suis fait souvent presque injurier"

Je suis nécessairement désolé, même si je doute avoir jamais commis cette ânerie. Je me permet de souhaiter vous voir longtemps sur Mediapart et vous propose d'espérer que le Temps aura des vertus pédagogiques.

@vincent vershoore

J'ai une double vision du système d'éducation français, ./. et que mes enfants y sont actuellement confrontés;

J'aime bien le choix du mot "confronté"...

Pour le reste, je dirai volontiers que la question de savoir si les enfants aiment l'Ecole me semble moins importante que celle de savoir si l'Ecole (et en Particulier le Ministère de l'Ecole) aime les enfants.

Hé bien vous voyez, dans mon esprit, c'est tout de suite "Non".

Et tout s'éclaire.

Je peux respecter (au moins par obligation) quelqu'un qui ne m'aime pas. Par contre, je ne peux pas l'aimer.

Le jour où l'on sera obligés de faire des enfants masochistes, vous verrez tout ira mieux.

@ samines

Pour le reste, je dirai volontiers que la question de savoir si les enfants aiment l'Ecole me semble moins importante que celle de savoir si l'Ecole (et en Particulier le Ministère de l'Ecole) aime les enfants.

Hé bien vous voyez, dans mon esprit, c'est tout de suite "Non".

C'est bien le malheur de plusieurs générations d'écoliers...

 

 

Etonnée et enchantée que ce vieil article soit de nouveau lu. Je l'avais publié en 2008.

Entre-temps, j'ai essayé d'élargir le débat, sans grand succès sur ces fils:

 

A la base de toute société: son Ecole - Qui est le "3eme enseignant"? Photos et vidéo 

Engagement citoyen: Une triste cour d'école - transformée en paradis pour enfants - Photos 

Pourquoi les gens sont différents dans les différents pays ? - Photos  

Peut-être que l'ensemble de ces articles fera émerger des propositions intéressantes pour notre pays, hors des dogmatismes d'une institution sclérosée et irréformable qui formate tout un pays à penser à hier plutôt qu'à demain.

 

 

"Peut-être que l'ensemble de ces articles fera émerger des propositions intéressantes pour notre pays,"

Je crains bien que le problème soit là. Absolument personne, hors le Ministre des Cours d'Ecole et son superviseur le Président de l'Arrêt Public, ne sont autorisés à faire émerger quoi que ce soit.

Cela fait des décennies que la Culture et l'ouverture d'esprit sont bannies des politiques éducatives. J'y vois là, personnellement, une des raisons à la fois de l'incapacité de la France à élaborer des instances représentatives dignes de ce nom et un des grands motifs de douter qu'il puisse y avoir quelque modification systémique dans l'hexagone qui se passe des aberrations de la violence.

Les expériences éducatives foisonnent, elles ne font jamais école (sans jeu de mot) et valent au mieux un regard condescendant de ceux qui confondent penser et juger. Nombre d'établissements scolaires se lancent dans des expériences éducatives, parfois aux limites de "l'institutionnellement correct". Dans tous les cas de figure, de vieilles Institutions fripées de l'extérieur et rabougries de l'intérieur guettent le moment où elles vont pouvoir s'exclamer "Je vous l'avais dit, cela ne peut pas marcher". Etant entendu que la mauvaise foi préside très souvent à ces attaques hâtives.

J'ai le plus grand respect pour nombre d'acteurs éducatifs, j'ai le plus grand mépris pour la Politique d'Acculturation qui, patiemment, détruit mon pays de l'intérieur.

Pour autant Etoile66, je vous remercie de m'avoir donner l'occasion de dire ce que je viens de dire. Je me sens étrangement léger. Le déjeuner va être radieux. Et j'ajouterai que ce n'est pas parce que quelque chose apparaît comme impossible qu'il ne faut pas essayer de l'entreprendre...

Merci samines Clin d'oeil...

Je suis curieuse de voir si Mediapart sert à autre chose qu'à casser du sucre sur le président actuel (ce qui est des plus simples, vu sa nullité), si les gens souhaitent vraiment que la société s'ouvre.

Je dois avouer que je n'ai guère d'espoir, au vu des dernières années.

En fait, le pays a les dirigeants qu'il accepte, qui à leur tour façonnent l'Education qui fera la France de demain - avec un regard vers le passé et fermé sur soi et l'avenir...

 

"Je suis curieuse de voir si Mediapart sert à autre chose qu'à casser du sucre sur le président actuel"

C'est une très bonne question à laquelle je vous répondrai qu'à mon avis les dés ne sont pas joués.

1) A supposer que le quotidien de Mediapart ne puisse pas s'affranchir de l'évènementiel géré par l'Elysée, Mediapart aura la même durée de vie que celle de l'actuel Président à l'Elysée, ou à peu près.

2) A supposer que Mediapart trouve un quilibre satisfaisant une majorité de son lectorat en différents types de consommation de l'information, et ce média à son avenir indépendamment de l'évènementiel politique dont la nature est, par essence, manipulatrice (sans que ce ne soit nécessairement un reproche).

A ce titre, il me semble que c'est à chacun d'entre nous, au travers des Billets et autres modes d'échange d'information, d'effectuer notre part de travail...Et d'accepter tous les tons pourvu qu'ils soient respectueux d'Autrui Clin

Voir le livre de Peter Gumbel et cette vidéo:

 

http://www.dailymotion.com/video/xenm52_les-eleves-francais-sont-malheureux_news

 

et les derniers articles que j'ai écrits à ce sujet sur ce blog qui confirment exactement ce qui est dit dans la vidéo ci-dessus.

 

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