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Photo. Hors-Cadre, pour viser juste

 

Jean-Luc Godard a eu un jour cette savoureuse réponse à l'adresse d'un journaliste qui l'interrogeait sur sa propension à inscrire son œuvre à la marge: «Mais c'est la marge qui tient la page», lui a alors rétorqué, jamais à bout de souffle, le cinéaste helvète. C'est aussi une certaine idée de la marge, territoire mille fois visité par le journalisme français et rarement domestiqué, que promeut sans mot ni bruit un collectif de photoreporters au nom évocateur: Hors-Cadre.

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Neuf personnes composent Hors-Cadre [et je dois à la vérité de dire que beaucoup sont des copains, certains même, des amis]. Ils s'appellent Jean-Philippe Ksiazek, Sébastien Erome, Martin Bureau, Xavier Courraud, Jeff Pachoud, Loïc Venance, Olivier Laban-Mattei, Fred Dufour et Olivier Chassignole. Pour la plupart d'entre eux, ils portent des écharpes froissées autour du cou, font de la moto et aiment le bon vin. Tous sont photographes de presse professionnels, dont les travaux sont publiés un peu partout: Agence France Presse, Le Monde 2, Libération, New York Times Magazine, Paris Match... pour ne citer que les plus prestigieuses entreprises de presse qui leur font confiance. Ils sont salariés ou collaborateurs extérieurs et Hors-Cadre constitue, pour eux, une sorte d'émanation de leurs envies photographiques. Une excroissance de ce qu'on ne voit pas toujours imprimé dans les gazettes.

 

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Alors que vient de s'ouvrir la vingtième édition à Perpignan du festival Visa pour l'image, et que pour la quinzième fois en quinze ans le débat sur la mort du photojournalisme refait surface dans les pages des journaux (Télérama cette semaine, par exemple), Confiture vous ouvre une toute petite lucarne sur le travail d'Hors-Cadre. Où comment suspendre le flux des images sans regard qui saturent l'actualité et considérer que la photo de presse est aussi un mode d'écriture du réel et non pas qu'une illustration pour agrémenter les articles.

 

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Par Sébastien Erome

 

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Par Jean-Philippe Ksiazek

 

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Par Fred Dufour

 

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Par Xavier Courraud

 

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Par Jeff Pachoud

 

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Par Martin Bureau

Tous les commentaires

Je trouve ce point de vue fabuleux ! Je suis d'accord avec cette expression : "la photo de presse est aussi un mode d'écriture du réel", et les images de ce site le prouvent. C'est drôle, d'un coté elles se suffisent à elles mêmes, et de l'autre, non pas du tout. On a envie d'en savoir plus sur elles. De comprendre la boite noire qui fait qu'elles existent. C'est un sentiment ambivalent mais que j'ai eu pour la plupart d'entre elles.

Toutes ces photos de Hors-cadre nous entraînent en marge d'elles-mêmes par un regard, un doigt pointé, l'attente, l'absence... vers la vie/la mort...le défi. Merci de nous faire partager un peu du festival à tous ceux qui sont hors-cadre de Perpignan.

Prospérité à ce nouveau collectif dont l'intention dont la démarche et l'intention semblent suivre (leurs images en sont une belle "illustration") des voies initiées par un certain nombre d'agences et groupements de photographes existants. Il y a déjà plus de trente ans, En janvier 77, dans le n° 112 du magazine Photo, le lumineux Roland Barthes commentait dans un long article les derniers portraits de Richard Avedon. Il écrivait : « Comme production, la photographie est prisonnière de deux alibis insupportables : tantôt on la sublime sous les espèces de la « photographie d’art », qui dénie précisément la photographie comme art ; tantôt on la virilise sous les espèces de la photo de reportage, qui tire son prestige de l’objet qu’elle a capturé. Mais la Photographie n’est ni une peinture, ni… une photographie ; elle est un Texte, c'est-à-dire une méditation complexe, extrêmement complexe sur le sens. »

Cher Nicolas K., Merci pour cette citation, en effet lumineuse, de Barthes. Bien à vous

oui, c'est bien, c'est peut-être le temps qui me rend grincheux mais je viens de voir l'exposition de Miroslav Tichy à Beau bourg et à côté ces photos, comment dire? elles me semblent un peu "braves". Bon ça doit être le temps.

oui, c'est bien, c'est peut-être le temps qui me rend grincheux mais je viens de voir l'exposition de Miroslav Tichy à Beau bourg et à côté ces photos, comment dire? elles me semblent un peu "braves". Bon ça doit être le temps.

oui, c'est bien, c'est peut-être le temps qui me rend grincheux mais je viens de voir l'exposition de Miroslav Tichy à Beau bourg et à côté ces photos, comment dire? elles me semblent un peu "braves". Bon ça doit être le temps.

oui, c'est bien, c'est peut-être le temps qui me rend grincheux mais je viens de voir l'exposition de Miroslav Tichy à Beau bourg et à côté ces photos, comment dire? elles me semblent un peu "braves". Bon ça doit être le temps.

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