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Mediapart et le garçon arabe

Un matin de mars 2008, j’écoute la radio où Edwy Pleynel fait la promotion d’un nouveau journal qu’il vient de créer : Mediapart. Déçu par Le Monde que j’achetais presque quotidiennement, consterné par Libé, j’avais fini par refuser de payer pour de tels quotidiens et les consultais sur le net. Un nouveau journal donc, l’idée était plutôt séduisante et, il faut le reconnaître, plutôt bien vendue par son directeur : « un média à part », « un média participatif », « un journal indépendant »… Une heure après, j’étais abonné.

 

Premières impressions plutôt bonnes : des articles de qualité, des sujets rarement évoqués aussi longuement ailleurs, des commentaires intéressants…bref, un client satisfait. Mais devais-je me borner à être un client ou tenter d’apporter quelques contributions ? Après plusieurs semaines où, par manque d’assurance, je m’étais borné à lire les commentaires sans intervenir, je me risque à un commentaire, sur un sujet qui m’est très familier, l’Education. Pas trop risqué quand même, je suis prof. J’écris mon texte, le relis, clique sur publier et…merde ! Mon prénom ! Là, en majuscule ! Ne m’étant pas abonné pour participer, je n’avais pas fait le lien entre mon identifiant et ma signature. Que faire ? Ben rien, c’est fait c’est fait et puis, d’autres abonnés signent en majuscules…même si, il est vrai que leur signature a un côté plus indigène. Bon, je vais boire un verre et on verra bien. A mon retour, je me connecte, retrouve l’article, des nouveaux commentaires…et une réponse de l’auteur de l’article. Plutôt encourageante. Ponctuellement, je me risque à commenter et dédramatise un peu l’acte. Je me relis moins attentivement et laisse passer quelques fautes. J’en ai un peu honte tout en considérant que ce n’est pas dramatique. Bref, je me sens un abonné comme les autres et j’en oublie mon identifiant. Pas longtemps. Il se trouve toujours quelqu’un pour, d’une manière ou d’une autre, et souvent (pas toujours) avec les meilleures intentions du monde, ou même inconsciemment, souligner que ma signature signifie bien plus qu’une autre. Parfois pour m’encourager avec quelque condescendance, parfois pour me demander de faire la preuve de mon adhésion à des valeurs aussi consensuelles en France que l’égalité (formelle) des sexes. Bon, il fallait s’y attendre, Mediapart, c’est comme dans la vie, donc, on rend les coups, on polémique, on s’invective et on passe à autre chose.

 

Neuf mois de ce régime et je décide, après moult hésitations d’écrire un billet de blog. Un truc sans prétention, une historiette sur le misérabilisme et la résistance. C’est le 25 décembre et je suis seul. Je ne vous dirai pas pourquoi d’autant que je trouve ça plutôt chouette d’être seul le 25 décembre. Donc, billet, je relis et, non sans appréhension, publie « je vous déclare avec obéissance… ». L’article est en Une le lendemain ! Flatteur. Quelques semaines plus tard, je bataille avec une abonnée sur la question de la communauté turque d’Allemagne et décide d’écrire un billet, sur le vif, intitulé « pourquoi je respecte les intellectuel ». La Une du Club, dis donc… Bôf, ça doit être parce qu’il s’agit d’une polémique qui divise le club et ça n’a rien à voir avec la qualité, médiocre, de mon billet. Passe une semaine et, par une nuit d’insomnie, j’écris « Qu’est-ce qu’être de gauche ? », gros succès et…la Une, à nouveau… Et là, je me dis quand même, faire la Une si souvent, c’est bizarre. Du coup, je publie un truc assez anecdotique, « je viens pour la baisse du prix de l’électricité » comme ça, pour voir. Une à nouveau, page économie ! Alors je me souviens de ma signature…c’est pas ça, des fois, qui me vaut d’être systématiquement valorisé ? « Arrête Farid, t’es parano, tes billets doivent être de qualité, c’est tout » me disent quelques ami-es, non abonnés. Ouais, peut-être, mais c’est quand même bizarre… Bon, j’essaie d’oublier et j’écris mon hommage aux personnels du CAE qui… fera bien sûr la Une. Peut-être moins usurpée que les autres car j’ai vraiment travaillé sur ce billet. J’enchaîne par ma synthèse du débat sur la gauche, qui, évidemment fera la Une, puis, « je dé-pense donc je fuis », brièvement en Une. Ouf.

Vient l’affaire du billet Sous-homme ou l’échange entre Ben et moi se fait vif. Débat que avortera, non sans laisser quelques blessures, de part et d’autre. Ben me répond une dernière fois en précisant qu’il souhaite mettre un terme au « radotage stérile » ce que j’accepte en le priant vivement de ne plus se poser comme le représentant des enfants de harki. Conclusion bien frustrante, mais conclusion quand même. Du moins le pensais-je. Nouveau billet de Ben où deux lignes sibyllines nous renvoient vers une vidéo censée nous informer sur « ce que sont les harkis et leurs enfants ». En dépit de son souhait de n’être pas commenté, j’écris un commentaire rageur et agressif. Je reviens sur le journal et que vois-je ? Le billet de Ben est en Une. Il est vrai que comme moi, il y est fréquemment… Mais là, quand même, c’est une vidéo et je ne peux pas croire que la rédaction (je ne sais pas qui décide de ces trucs-là) n’ait pas eu vent de notre polémique. Bon, bon…polémique donc, comme pour mon billet sur les intellectuels, la rédaction souhaite qu’elle ait lieu de manière visible. Pourquoi pas, après tout ? Je commence donc la rédaction de mon billet intitulé « enfants de harkis : une identité ? ». Quelques heures de travail, je publie et attends. Rien. Je m’étonne quand même que ce billet, que j’ai particulièrement travaillé, que n’égalent aucun de mes autres billets, qui constitue une réponse à celui de Ben et participe donc bien de la vie du Club n’ait pas plus de visibilité. Les commentaires sont peu nombreux, adhérent souvent au propos, mais ne manquent pas de souligner mon agressivité[1]. Or, le billet n’a rien d’agressif, seul le commentaire sur celui de Ben l’était. Je trouve les points de vue bien manichéens et simplistes : une victime bien sûr innocente et un coupable. Marrant comme ces deux figures correspondent bien aux stéréotypes sur les immigrés en France. Hasard ? C’est à creuser. D’autant que la situation s’embrouille : Ben poste une réponse sous mon billet. Longue, et je vais me permettre de l’écrire, sans doute pas rédigée par lui. Je crois avoir suffisamment posté de compliments sous ses billets pour qu’il ne s’en sente pas offensé. Réponse sans aucune faute d’orthographe, dans une langue très académique, et se concluant par l’évocation d’un ouvrage de sociologie historique… Pas vraiment le style direct de Ben. Ce qui est le plus consternant, c’est que « son nègre » a, pour être certain de faire illusion, introduit son propos par : « Je crois qu'à un moment donné il faut savoir clore un débat. Je pense que toutes celles et ceux qui ont suivi notre échange ont bien compris que "vous n'avez absolument rien de commun avec moi", que vous êtes un brillant universitaire, vos écrits, dont je suis bien incapable d'égaler la qualité, le prouvent largement ». « Dont je suis bien incapable d’égaler la qualité »! Mais qu’avait donc en tête l’imposteur ? L’identité de Ben, c’est d’être dominé ? J’ai déjà mentionné sous les billets de Ben, ses qualités d’écriture, je crois avoir parlé une fois de « la faculté d’évocation de sa plume », j’ai regretté la fermeture de son blog et avais signalé que « ses billets n’ont pas d’équivalent sur Mediapart », je suis donc à cent lieux de considérer que ses écrits ne valent pas les miens. Au moins un de ses soutiens le pense. Et c’est tout le problème, il me semble. Car il faut voir en lui un pur dominé pour penser qu’il puisse être exclusivement victime de notre échange : le ton de notre débat s’est tout de suite avéré tendu et, contrairement à l’accoutumé, Ben n’usait d’aucune formule de politesse. Une multitude de détails produisent le pourrissement d’un échange…et je crois pouvoir dire que ça a été le cas ici. Mais il semble que comprendre cela nécessite une subtilité plutôt rare chez les « mediamis »… et implique aussi de se déprendre de certaines représentations sur Ben, et moi, donc sur les arabes de Mediapart. Une abonnée est allée jusqu’à qualifier notre échange de « voyeuriste », ce qui n’a pas choqué grand monde, il faut bien le dire. Une autre, qui lui répond tranquillement et lui confirme qu’il m’arrive parfois d’être agressif sans relever la maladresse. Ben et moi sommes un peu de la même famille, après tout… Donc, des représentations post-coloniales chez les abonnés, mais que dire de la rédaction ?

La rédaction fait, il me semble, un choix éditorial lorsqu’il s’agit de mettre en valeur un billet de blog. Et qu’a-t-elle fait ici ? Elle a choisit de donner de la visibilité à une présentation pour le moins misérabiliste des enfants de harkis, représentations bien ajustées aux stéréotypes les plus éculés sur la question. Outre que la vidéo, que je me suis donné la peine de visionner, illustre bien plus les difficultés de certaines filles de migrants du Maghreb que de filles de harkis (comme je l’ai écrit dans mon commentaire assassin), le commentaire introductif de Ben, qualifié par une abonnée de maladroit, laisse entendre qu’il s’agit d’une population représentative des harkis. Si je peux concéder à cette abonnée, pas à Ben puisque, singulière victime, il ne l’a jamais admis, qu’il s’agit d’une maladresse, j’ai plus de mal à le concéder à la rédaction. D’autant que cette même rédaction a sciemment ignoré mon billet. Justement celui-là, exclusivement celui-là, aucun des neuf autres… Or, qu’avait-il de particulier si ce n’est le sujet traité ? Voilà un arabe que l’on veut bien exhiber un peu comme un singe savant mais que l’on fait taire dès lors qu’il nous dit qu’en fait, il n’est pas un singe, mais un homme. Le problème, c’est que le singe paie (et pas en monnaie de singe) et que s’il s’agit de financer un journal et des journalistes aussi bien-pensants que conformistes, je préfère m’en dispenser et lire la presse gratuite sur le net. Au moins, celle-ci ne prétend-elle pas me donner la parole et ne se proclame pas « à part », elle assume son conformisme et son manque d’imagination et en cela, s’avère bien plus lucide que notre journal.

Avril 2009 : je me désabonne de Mediapart et retourne à mes livres et à cette radio que j’écoute moins. Au revoir à tous et merci à certain-es.

@ Ben : désolé pour notre altercation, autant pour vous que pour moi. J’ai effectivement écrit que « je n’avais rien de commun avec vous », ce qui n’était pas une insulte (tenez-vous tellement à avoir quelque chose en commun avec moi ?). Néanmoins, je reconnais m’être trompé, que nous le voulions ou non, nous avons en commun d’incarner toujours un peu plus que ce que nous sommes et je crois que vous comme moi sommes un peu impuissant devant les effets que nous produisons. Je vous présente donc mes excuses et répète que si j’ai vivement débattu avec vous, c’est par considération et certainement pas par mépris.


[1] Je trouve cette insistance sur mon agressivité plutôt déplacée dans la mesure ou j’ai reconnu mon idiotie. D’autant que je peux me targuer de n’avoir participé à aucune des grandes polémiques ayant agité le club : Ségolène Royal, l’ALM, le congrès du PS…

Tous les commentaires

. Je signale à l'auteur que pour le prix du journalisme participatif 2010, le fil intitulé : . Que veulent les femmes ? Qu'en est-il du mystère des femmes ? . est déjà nominé comme le plus con de l'année. . jpylg

Cher FARID,
J'aime votre billet, écrit avec franchise et sans langue de bois. J'ai toujours apprécié chez vous une qualité que d'autres nomment l'agressivité ou le bazooka, et qui relève en fait - je l'ai découvert après un moment de friction entre nous - de la franchise et de la conviction véhémentes, un peu ombrageuses.
La véhémence un peu ombrageuse, qui est une qualité sous d'autres cieux culturels, est ici appelée agressivité ou pire encore. On préfère sur ce média les attaques froides et sèches, cachant sous la glace hypocrite de "l'humour" des couteaux bien aiguisés. On aime sentir le sang et on se précipite alors pour achever la personne en difficulté. Ne vous exposez pas, même a minima, car on vous poursuit, on vous traque sans respect. Oh, les traqueurs sont toujours en petit nombre, ils peuvent avoir des identités diverses, mais ils suffisent pour vous empoisonner la vie et vous donner envie de fuir.
Vous faites des hypothèses intéressantes sur la mise en "Une" systématique de vos billets, sauf le dernier, sur Mediapart. La rédaction de Mediapart devrait logiquement répondre à la question légitime que vous posez.
La polémique avec Ben a été largement envenimée par des abonnés sur son Fil. Ce qui aurait dû logiquement déboucher sur une discussion a été clos sur une fin de non-recevoir. Je n'ai pas reconnu Ben - que j'aime et respecte beaucoup - dans les derniers commentaires qu'il a publiés et dans son refus de la discussion. Ben n'a jamais agi ainsi.
Vous ne serez pas étonné que je vous dise de ne pas partir et de rester parmi nous. Nous avons besoin de cette parole vraie, véhémente, un peu ombrageuse s'il le faut, car nous ne sommes pas pétris de bois, mais de sensibilité.
Très amicalement. __________________________________________ PS) Je vois que vous avez affaire à un troll encombrant. Un troll qui considère les autres de haut, mais - ce qui est logique - ne supporte pas la notion de surplomb.

Je vous rejoins

Fil nominé par un seul individu soit-disant philosophe ne représentant que lui-même et dont la condescendante vulgarité ne s'appuie sur aucun argument. Les neurones de cet individu semblent tourner de plus en plus à vide. L'individu semble atteint de trollisme galopant. A part ça, il est dans la nature humaine de se chamailler. Mais tant qu'il n'y a pas d'insulte (et même s'il y en a, de type furfandien, ce qui déshonore l'insulteur), ce n'est pas une raison pour partir. Le partant pénalise collectivement toutes les personnes qui l'apprécient. C'est dommage. Il avait pas tort, l'Alphonse : "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé"... Bonne route au partant. Pourvu que cette route nous le ramène un jour.

. < i > " ou j’ai reconnu mon idiotie. " un oui-ouiste pratiquant la semi-repentance... . Et la grossièreté ? . jpylg

Cher FARID,
J'apprécie vraiment votre franchise.

. " D’autant que je peux me targuer de n’avoir participé à aucune des grandes polémiques " . Le quasi-universitaire ( mais si, mais si ! il aurait pu, s'il avait voulu ) veut peut-être qu'on le félicite pour son tact, sa modération, son ouverture d'esprit ... ? ( mais si, mais si ! il a tout ça, POTENTIELLEMENT ) . jpylg

Cher FARID,
J'apprécie la clarté de vos billets, dont l'argumentation est dense et ouvre toujours à de vraies discussions.

Farid,
Il y a du vrai dans ce que vous dites mais vous me semblez un peu excessif.
Personnellement, je vous avais fait une remarque sur le ton supérieur, et inhabituel, employé dans le précédent fil et non sur celui de votre dernier billet que j'avais trouvé "percutant"( Si percutant qu'à la première lecture vous m'avez mise K.O!). Je pense que c'est plus le style, précis, concis et direct en usage dans un écrit argumentatif, démonstratif qui est jugé agressif par certains et de là à juger son auteur lui-même agressif il n'y a qu'un pas ...
Quant au choix des Unes de la rédaction , il m'agace depuis longtemps.
Je n'avais pas remarqué que vous étiez en Une si souvent , mais la façon systématique avec laquelle n'importe lequel des billets de Ben, même les vidéos ( qui ne sont que du copié-collé), était mis en valeur avait le don de m'exaspérer, pour les mêmes raisons que vous...
D'une manière générale , la Rédaction prend largement en compte les identifiants et vous avez également bien plus de chance de passer en Une et surtout d'y être maintenu un certain temps si vous pouvez afficher une quelconque notoriété ( c'est notamment le cas pour les critiques littéraires !). Et, si ça peut vous permettre de relativiser, afficher "institutrice retraitée", comme je le faisais au début, influait aussi sur nombre de commentaires qui m'étaient faits...(C'est pourquoi, sur mon blog de critique littéraire, je me contente de l'appellation vague d'enseignante pour ne pas dévaloriser à priori mes écrits !)
Alors, cela est-il suffisant pour se désabonner ? J'espère que vous changerez d'avis car les personnes capables de débattre clairement, argument contre argument, fermement mais sans chercher à avoir raison à tout prix ni à dévaloriser leur interlocuteur quand les arguments manquent ne sont pas légion !

. Merde ! qu'est-ce qu'il argumente bien ! . Presque comme un universitaire ! . jpylg . PS des comme ça, y en a pas tellement !

JPYLG
D'habitude je n'interviens pas , mais vous commencez à être lassant.
Ne vous en déplaise, j'ai beaucoup d'estime pour les qualités d' argumentation de Farid, indépendamment de son prénom ou de sa profession, simplement parce que j'ai eu personnellement l'occasion de les apprécier à leur juste valeur dans un long débat qui nous opposa au sujet de Finkielkraut ( débat dans lequel je m'étais mise à dos une partie des abonnés et où il fut presque le seul à m'opposer des arguments intelligents, à me pousser dans mes retranchements sans jamais me caricaturer ni m'invectiver comme le firent la plupart). J'ai eu un grand plaisir intellectuel à argumenter avec un interlocuteur "redoutable", mais toujours respectueux et je le regretterai car il apporte beaucoup à la qualité des débats qui laisse souvent à désirer sur Mediapart. Alors, oui, "des comme ça, il n'y en a pas tellement!"
PS: Vous me poussez à être méchante et à vous dire que vous avez visiblement un problème d'ego et même un problème "universitaire" ( Votre curriculum vitae mérite le détour !). Ne soyez pas si aigri !

. Madame, . Vous avez le droit de me trouver lassant. La solution est simple et elle n'est pas nouvelle : ne lisez pas mes messages. . Ne me dites pas qu'on y est forcé. J'ai ma place sur ce forum,comme vous, et comme j'ai ma place dans le métro, même quand il est bondé. Quand je monte dans un métro bondé, je ne demande à personne de sortir. Je me contente d'être satisfait de n'avoir pas à embrasser tous les passagers sur la bouche. . Je ne vois aucun inconvénient à ce que appréciez qui vous voulez comme vous voulez. . Je ne vois aucun inconvénient non plus à ce que vous trouviez la personne en question, en tant qu'interlocuteur, "redoutable". Je veux bien que vous vous pamiez d'admiration sur sa capacité à argumenter. . Quant à lui donner un certificat de bonne conduite et de bonne moralité, ("toujours respectueux"), vous vous avancez. . D'autres que vous, éventuellement plus directement concernés que vous, peuvent avoir un avis sensiblement différent. . jean-paul yves le goff

Comme Emmanuelle, j'espère que vous changerez d'avis. Parce que Mediapart est avant tout un journal, avant d'être un club, et que je ne vois aucun motif, dans votre billet, de sanctionner le journal pour son contenu. Beaucoup des désabonnements explicites (c'est logique en même temps, leurs expressions viennent d'abonnés du club, actifs) sont liés au climat du club, particulièrement violent dans certains fils, il faut l'avouer. Il me semble que dans ces moments, il faut savoir prendre du recul, lire Mediapart pour le journal, certains espaces apaisés du club, et revenir au club, pourquoi pas. Quant à ce que vous écrivez : "que nous le voulions ou non, nous avons en commun d’incarner toujours un peu plus que ce que nous sommes et je crois que vous comme moi sommes un peu impuissant devant les effets que nous produisons" je signe. Mais ce "nous" est celui de tous les abonnés de Mediapart, de tous les êtres humains. C'est décuplé par le virtuel, on nous met dans une case, on nous colle une étiquette, en fonction d'un nom (ce qui a été votre cas, semble-t-il), d'une profession indiquée sous la photo, d'un commentaire. J'y ai eu droit aussi, je regrette de m'être emportée à ce moment-là, j'aurais dû laisser courir, attendre, ce que j'écris plus haut. Et même sans ces effets de club, de "forum" (ce que je n'aime pas dans ce club), nous sommes tous, toujours, plus que ce que nous sommes en apparence, dans le pur jeu du social et du public, et heureusement. Sans devenir des symboles à notre corps défendant (et là je comprends votre lassitude, qui a été celle de Ben aussi, il a exprimé le même dégoût face à l'attitude condescendante de certains, paternaliste d'autres, insultante de peu, heureusement), c'est ce qui fait notre richesse. J'aimerais tant continuer à vous lire, parce que vous êtes un - singulier, particulier, sans rapport aucun à votre nom ou à votre profession, mais à votre expérience -, que votre voix fait le club, comme celle de tous ceux qui s'y expriment.

"que nous le voulions ou non, nous avons en commun d’incarner toujours un peu plus que ce que nous sommes et je crois que vous comme moi sommes un peu impuissant devant les effets que nous produisons" je signe. Mais ce "nous" est celui de tous les abonnés de Mediapart, de tous les êtres humains. C'est décuplé par le virtuel, on nous met dans une case, on nous colle une étiquette, en fonction d'un nom (ce qui a été votre cas, semble-t-il), d'une profession indiquée sous la photo, d'un commentaire.
Tu as tout a fait raison, Christine, et je ne suis pas certaine que le phénomène soit tant amplifié par le virtuel ...

. " J'aimerais tant continuer à vous lire, parce que vous êtes un - singulier, particulier, sans rapport aucun à votre nom ou à votre profession, mais à votre expérience -, que votre voix fait le club, comme celle de tous ceux qui s'y expriment. " Une oui-ouiste . Moi aussi... je voudrais continuer à vous lire... . Et, j'ose rêver un peu, j'aimerais dialoguer avec vous. . parce que vous êtes tolérant, , vous êtes ouvert, vous avez de l'humour, (très fin) , vous êtes presque universitaire, vous êtes surplombant et je cherche un modèle. . jpylg

Puisque vous aimez les prix, Jean-Paul-Yves et que vous valorisez l'ironie et le cynisme tant qu'ils ne vous atteignent pas, je vous décerne celui - surplombant i.e. qui ne concerne pas que ce dernier commentaire mais tous ceux que vous produisez dans le club - des commentaires les plus constructifs. Il est évident qu'avec vous on avance. Avec ou sans taxi jaune.

. . . . . .

Cher Farid, si je peux vous suivre en ce qui concerne l'absence de votre dernier billet en Une (une sélection à laquelle je n'accorde en général qu'une attention distraite… sauf quand il se trouve que l'un de mes billets ou articles y a droit… vanitas vanitatum), ce n'est pas le cas lorsque vous soupçonnez Ben d'avoir eu recours à un "nègre" pour écrire un commentaire. Peut-être s'est-il fait aider, pour mieux exprimer ce qu'il voulait dire, ce qui n'a rien à voir avec ce que j'entends par "nègre". Qu'il se soit fait aider ne m'était pas venu à l'idée en le lisant. Même si c'était le cas, je trouve que cela ne nous regarde pas. N'avons-nous pas, les uns et les autres, parfois recours à des "traducteurs", que nous pensons mieux à même que nous de dire quelque chose de personnel ? Pour les uns ce sera une vidéo, pour d'autres une citation… Par ailleurs, vous semblez attribuer cette aide à un de ses "soutiens". Il me semble que Ben a suffisamment d'amis autour de lui, auxquels il pourrait faire appel, si besoin était. En faisant porter vos soupçons sur un éventuel "soutien", vous donnez à votre désaccord avec Ben une autre dimension. Dans ce désaccord (qui persiste), je refuse de voir d'un côté les soutiens de Ben et de l'autre ceux de Farid, juste des personnes qui penchent vers une interprétation plutôt qu'une autre des propos de Frêche. Quant à ce qu'il en est d'être enfant de harki – qui n'est pas une identité, mais, au risque de me répéter, j'ajoute qu'il me semble bien que Ben et vous êtes d'accord sur ce point – je me contente d'entendre, de recevoir ce que vous en dites l'un et l'autre. Sans faire un choix entre l'un et l'autre, mais plutôt en les additionnant. Comme pour des images juxtaposées, ce 1+1 fait beaucoup plus que 2.

Welcome to the real world, Farid. La Une, c'est l'emballage du produit. C'est la face visible du marketing, ici comme ailleurs. La plupart d'entre nous ne font que très rarement voir jamais la Une, car nous ne sommes pas un ingrédient du marketing mix recherché. On s'en fou, c'est pas grave, c'est normal, même Google a un responsable haut placé dont l'unique tâche est de gérer la page d'accueil (la Une de Google), pourtant à première vue c'est pas bien compliqué! Or, pour eux, c'est stratégique. Pour Médiapart aussi. Vous écrivez bien, sur des sujets intéressants, vous êtes dans la ligne du journal, vous êtes de gauche et en plus vous avez un nom "issu de la diversité"? Alors évidemment vous vous retrouvez en Une très souvent! Pareil pour Ben, qui en plus porte un élément émotif particulier. J'aimerais que vous ne partiez pas, la gestion de la Une et vos qualités d'intervenant sont deux choses distinctes à ne surtout pas mélanger. Chacun son boulot.

. " Google a un responsable haut placé dont l'unique tâche est de gérer la page d'accueil (la Une de Google) " un oui-ouiste . Google fait ce qu'il veut. . La une du journal médiapart regarde la direction de médiapart. . La une du club médiapart regarde aussi la direction de médiapart. . C'est une une bidon. En revanche, la liberté d'expression est très réelle, car dans le club réel - que personne ne lit, faute d'y avoir accès - on a parfaitement le droit de dire que le club qui s'affiche à la une est un club fictif, un club bidon. . Donc, tout baigne. . jpylg

"C'est une une bidon. En revanche, la liberté d'expression est très réelle, car dans le club réel - que personne ne lit, faute d'y avoir accès - on a parfaitement le droit de dire que le club qui s'affiche à la une est un club fictif, un club bidon."
Donc?

Cher Vincent, Quand vous écrivez ceci : "Vous écrivez bien, sur des sujets intéressants, vous êtes dans la ligne du journal, vous êtes de gauche et en plus vous avez un nom "issu de la diversité"? Alors évidemment vous vous retrouvez en Une très souvent! Pareil pour Ben, qui en plus porte un élément émotif particulier." pensez-vous que Médiapart fait de la discrimination positive ou que Médiapart salue deux excellentes plumes ? Peut-être les deux à la fois ? Peut-être pas ? Cela dit, d'accord avec vous. C'est dommage que Farid soit parti (je viens de voir sa signature en gris). J'espère qu'il reviendra.

. Complément à l'intention d'une oui-ouiste lassée : . " Vous me poussez à être méchante " . Je crains que, même si vous le vouliez, vous ne sauriez pas. . jpylg

Farid Je prends acte de vos excuses, et à mon tour je vous adresse les miennes. Cet échange, rude, prouve, à quel point le sujet est difficile . Je suis Français, la France est mon pays , mais je suis aussi attaché à une culture qui est celle de ma famille , de mes parents, à la fois musulmane et Algérienne, mais aussi à cette part de leur histoire en tant que harkis Celle-ci est aussi la mienne, indissociablement. Quant au "nègre", en fait il faudrait parler de "négresse" puisque c'est Christiane, ma compagne, qui a mis en musique , sur ma demande, mon ressenti, afin d'éviter toutes formulations malheureuses ou malencontreuses, car très affecté par cette échange je ne trouvais plus les mots, et aussi de corriger les fautes d'orthographes. Cette réponse a donc été faite à quatre mains. Quant au livre de M. Hamoumou Et ils sont devenus harkis, il m'a été offert par mes parents. Je me suis toujours demandé comment, eux qui sont illétrés, avaient fait pour choisir ce livre. Cela m'avait énormément ému , car à la maison ils n'ont jamais voulu parler de . Très cordialement

à Farid
Nous avons plein de choses à faire ensemble, il serait temps de nous y mettre.

Faisant écho à Melchior, et suite au commentaire ci-dessus de Ben, je dirai, cher FARID, Nous avons plein de choses à faire ensemble, il serait temps de nous y mettre. ;-) (-; ;-) (-;

Je dirai même plus : "Nous avons plein de choses à faire ensemble, il serait temps de nous y mettre.". p. c. c. Dupond-Dupont. PS - J'approuve totalement Dupont et Dupond et réitère mon souhait que FARID revienne le plus vite possible. Le commentaire fort digne de Ben devrait y contribuer.

Farid, Je suis vraiment triste de votre décision car j'appréciais toujours votre facon posée, détaillée, argumentée de répondre et de participer. Si cela peut vous rassurer : J'ai eu moi aussi la quasi totalité de mes derniers billets de Blog publiés en une, pendant quelques heures du moins. Pourtant, aucun ne casse 3 pattes à un canard, et aucun n'a soulevé de polémiques ou plus de 20 commentaires. Donc, je pense que votre pseudo / prénom n'a rien à voir dans votre mise en avant quasi systématique. Ceci dit, je ne tenterai pas de vous contredire. Mon épouse étant d'origine sénégalaise, j'en suis venu à suspecter toute attitude bizarre, surprenante, inhabituelle à son encontre. Nous étions souvent "du meme coté", en particulier lors de votre fameux billet "pourquoi je respecte les intellectuels" en réponse (du moins je l'avais interprété ainsi) à la fameuse Etoile66 dont on n'entend plus beaucoup parler aujourd'hui. Nous ne sommes pas d'accord sur les également fameuses "statistiques ethniques". Désolé de vous avoir faché en qualifiant votre attitude d'obscurantiste en la matière. En tous cas, quelque soit votre décision, je suis content de vous avoir croisé sur Médiapart. Olivier

Ayant été, faute de suffisante réflexion ou recul, partie prenante de la dernière polémique au sujet de votre agressivité supposée, je me sens très embarrassée par votre billet, Farid. Sauf à vous exprimer encore une fois mes regrets d'y avoir participé. Je n'ai pas compris que ce qui était pour moi un incident, comme d'autres sur Médiapart, prenait place dans tout un contexte que vous décrivez ici. J'ai voulu soutenir ceux qui se sentent agressés par les écrits analytiques, tout en défendant ceux-ci, et je crois maintenant que cette position mi chèvre mi chou n'est pas tenable.
Par ailleurs, je ne me suis jamais occupée des choix de la rédaction pour mettre en Une tel ou tel billet (n'en écrivant pas moi-même). Je fais partie des lecteurs qui ne sont pas fans des videos, sur lesquelles je clique peu souvent, et il m'a semblé que Mediapart favorisait celles-ci en Une, ce que j'ai attribué pour ma part à un choix "multimedia".
Sur le fond de ce que vous exprimez, je suis en accord total avec les commentaires de Christine Marcandier-Bry, Anne Guérin-Castell et Olivier. Vous êtes un de ceux avec qui les discussions peuvent être argumentées, vous êtes de ceux qui défendez le travail intellectuel c'est à dire la réflexion, en la pratiquant., réflexion appliquée aux choses importantes de la vie sociale, de la politique. Mon meilleur souvenir de Mediapart côté travail intellectuel collectif reste à ce jour votre billet sur ce qu'est être de gauche.
Et quand j'ai dit maladroitement que je "ferais avec" ce qui peut peut parfois m'énerver dans vos façons de répondre à tel interlocuteur quand vous êtes en colère, c'était cela que je voulais dire : parce que ce qui m'importe c'est votre présence sur Mediapart. Je ne cherche pas à catégoriser les gens, que ce soit sur une étiquette ou sur un épisode interactif. Ni vous, ni tout autre. Il y a forcément des heurts dans des assemblées ou réseaux participatifs. J'espère que nous pourrons tous savoir nous "passer" quelques maladresses. J'espère que vous allez rester discuter et proposer vos analyses sur Mediapart, Farid.

@ Farid, Désolée que cette polémique (que j'ai d'ailleurs peu suivie) ait pris cette ampleur. J'ai souvent lu (et apprécié) vos billets même si je n'ai pas forcément commenté. J'ai beaucoup apprécié la notion de "communauté imaginaire" que vous aviez avancée, je crois, sur le billet de Ben, et vous l'avais immédiatement dit sur le moment. Je trouve ce concept très pertinent, et d'ailleurs parfaitement transposable dans de multiples domaines. Les étiquettes qu'on nous colle, celles qu'on croit ou que l'on suppose qu'on va nous coller et aussi bien sûr celles qu'on se colle soi-même... J'ai pensé que c'était une notion à creuser. Je n'ai pas cru utile de le répéter sur votre propre billet. J'aurais sûrement dû. Vous vous sentiriez peut-être plus lu, plus apprécié et moins frustré. Je le regrette à présent. PS: certains de mes billets ont parfois figuré quelques heures ou quelques jours dans "les plus commentés", mais je crois que je n'ai jamais fait la "une" du site. Je ne m'en porte pas plus mal. L'essentiel est ailleurs. Et je pense que vous le savez.

Mais qu'est que vous avez tous à critiquer les unes, moi je m'en fiche, j'suis pas là pour la une.... j'suis la pour le journal, le club doit etre un plus, mais de la à quitter le journal à cause du club.... Je ne comprends pas. Ce n'est pas la première fois que je ne comprends pas, cela dit. C'est arrivé avec d'autres abonnés. Moi j'aime bien vos billets Farid,et vos positions, enfin, vous faites comme vous voulez, on fait tous comme on veut, mais je en suis pas sure que ce soit une si bonne idée de partir...

@ tous, Merci pour vos messages et vos remarques. Désolé d'avoir provoqué jpylg, juste avant de partir, il vous faudra le supporter. Mais ça lui passera, ça lui passe toujours.... @grain de sel et christel : je ne suis pas frustré puisque j'ai fait la Une plus souvent qu'à mon tour. Trop souvent, en fait... @jpylg : désolé d'avoir provoqué une rechute de vos "diarrhées verbeuses" (quel grossier personnage je fais quand même!). Néanmoins, j'espère que vous retrouverez relativement vite votre discernement : vous avez une œuvre à achever...et je sens que vous y êtes presque. L'âge maximum pour faire valoir ses droits à une retraite se faisant plus lointain, vous avez encore une (petite) chance de le décrocher, ce poste à la fac...Au boulot, que diable!

Cher Farid,
Pour être tout à fait franc, je me suis toujours contrefiché que vos billets fussent en une ou pas comme d'ailleurs de FARID en majuscule qui eût tout aussi bien pu être un pseudonyme. En revanche, souvent je me suis trouvé en phase avec vos idées, sur l'éducation, la gauche, grand moment collectif comme le souligne Fantie, les stats ethniques et tant d'autres sujets sur votre blog ou sur les fils de commentaires un peu partout. J'aime vos réparties, votre sens d'analyse, votre pugnacité, votre sensibilité dénuée de sensiblerie. En bref, vous argumentez, vous animez et j'aime ça.
Vous me manquerez assurément.
Bien à vous,
Pierre

Quant à moi, la façon dont vous démontrez comment sont fait les choix des unes, cher Farid, met en évidence une certaine façon de fonctionner de Mediapart qui ne me convient guère. Plutôt que de tenter de vous retenir, je serais plutôt tenté de vous accompagner. J'en profite pour vous dire combien j'ai également apprécié vos billets et les débats qu'ils ont suscité, en particulier celui sur la baisse du prix de l'électricité :-) Bonne continuation. Amicalement, Alain

Allons bon, v'là aut'chose !
Oh, et puis après tout, pourquoi pas ? Tous ensemble, tous ensemble...
Ouhou ! Edwy ! On s'en va ! On laisse la clé à l'Horloge ?

Merci Alain, Mon billet sur la baisse du prix de l'électricité est pour le moment incompris mais, comme toute les grandes œuvres, sera un jour reconnu à sa juste valeur. Sans doute après mon décès...et mediapart pourra déclarer l'avoir publié en Une, et s'appropriera un peu de mon prestige. J'en suis d'ores et déjà écœuré... S'il ne s'agissait pas de mon grand œuvre, je l'effacerais, tiens! Amicalement.

Vous avez décidé, FARID, de quitter demain Mediapart, et il semblerait que votre décision ait été prise, suite à un choix supposé de la part de la direction de Mediapart, de privilégier une position plutôt qu’une autre. . Depuis plusieurs semaines, j’ai souvent voulu mettre en avant un sentiment que j’ai en moi le plus profond, en citant souvent Philippe Sollers : Je le citerai encore, vous donnant raison, FARID de cette décision de partir, parce que Sollers a raison lorsqu’il dit : . « Il faut renoncer « absolument » au club des amis de la mort. » . « Il faut éviter les gens qui n'ont rien à perdre... Vous perdant, ils disent qu'ils n'ont rien perdu... Et vous devenez moins que rien dans leur propagande. Moins que rien, censuré-vissé. C'est irréversible et inarrangeable. Ils ne changeront pas. Jusqu'à la mort. » . « La morale, c'est se sentir coupable. On doit se culpabiliser sans arrêt, et culpabiliser les autres, voilà notre rôle. Coupable de quoi ? De tout, de rien, de presque tout, de mille fois rien... D'être des hommes d'abord : voilà le ressort. » . Je vous donne donc raison, cher FARID, mais je vous regrette déjà amèrement de nous priver ainsi de vous, un homme debout refusant la complaisance et la complainte de la part d'hommes dont vous n’êtes pas ; de nous priver de la très grande intelligence que vous nous avez apportée à travers vos billets "politiques", au vrai sens du terme ; de nous priver de ce dont la France a aujourd’hui, selon moi, le plus besoin, c’est à dire de la parole d’hommes français d’origine arabe, pouvant apprendre à nous ouvrir au dialogue. Car c’est bien d’un « dialogue » dont les Francais d’aujourd’hui qui n’en sont qu’à un tout début de réelles prises de conscience, quant aux problèmes de leurs identifications (les plus diverses), ont le plus besoin. Et je dis « les plus diverses », car ces problèmes d'identifications, qui pourrait ignorer qu’ils se retrouvent à tous les niveaux dans notre société française - que l'on soit d'origine maghrébine ou autres, ou de ces origines si diverses de Français « de souche » comme l'on dit -, souffrant tous les uns les autres, de ce manque de dialogue et de reconnaissance mutuelle ? . Mais j'espère que l'expérience de Mediapart portera ses fruits, ailleurs. Vous savez déjà FARID, pour vous, ma considération. Amicalement,

En fait ce fil pose la question de qui doit gérer la Une du Club... le Club, ou la Rédaction? Mais si cela devait être le Club, c'est qui le Club, et comment s'y prendrait-il?

Oui, Vincent Verschoore, cette question pourrait paraître pertinente, si ce n'est que le "réel" existe et que c'est Edwy Plenel qui est bien "réellement" le président et directeur de la publication de Mediapart. Et je dis cela, car il s'agit de ne pas "dénier" le réel. Je souhaiterais cependant que la direction de Mediapart se prononce quant à ce qui se dit ici. Car l'on a parfois vite fait de supposer une pensée chez autrui, alors que, qui donc peut connaître la pensée de l'Autre ? J'espère donc aussi, malgré ce que j'ai dit plus haut, que FARID décidera quand même de laisser peut-être du temps, avant une décision définitive. Car toutes ces questions soulevées me paraissent très importantes, et FARID comme nous tous, comme les journalistes de Mediapart et sa direction aussi sans doute (ou peut-être), aurions tous intérêt, me semble-t-il, à encore y réfléchir. Cordialement,

Et voilà !? Le 7 Février dernier, après plusieurs mois d'abonnement sans consommation, par pur soutien à l'initiative Médiapart, voilà qu'au hasard d'une incursion nonchalante je mettais un pied dans la maison, après avoir lu le billet d'un dénommé Farid et le fil de discussion qu'il avait suscité: "qu'est-ce qu'être de gauche ?". Et voilà-t-y pas que le sieur Farid vient nous tirer aujourd'hui sa révérence, au motifs obscurs de quelques polémiques acerbes et autres parutions à la UNE. Bon ... merde, ça fait toujours chier de voir partir quelqu'un qui vous a accueilli et mis "le pied à l'étrier", si l'on peut dire. C'est tout aussi chiant d'emboucher les trompettes de la flagornerie. C'est encore plus chiant d'emboucher celles du cynisme. Que faire ...? Rien dire et laisser braire ? Autant s'esbigner aussi. Se foutre en pétard ? De quel droit ? Et n'est-ce pas trop tard ? Tout simplement Farid, vous dire merci.

Moi c'est bien braire et laisser dire.

Cher Farid, en grande partie d'accord avec les commentaires de Christine Mercandier Bry, d'Anne Guerin Castel, de Pierre Fayollat, de Christel et d'autres, je ne vais pas répéter ici ce qu'ils disent. Juste un mot donc pour dire que je vous lis avec intérêt, que la une est rarement pour moi un facteur de lecture, que même si vous avez raison sur les motifs de choix de la rédaction cela n'enlève rien à mes yeux ni à vos billets ni à la rédaction de Médiapart. Que vous soyez arabe est pour moi une indication beaucoup plus riche que l'étiquetage que vous décrivez de l'appartenance à une communauté malmenée, ici, aujourd'hui, en France, et de ses multiples conséquences, que votre agressivité vis-à-vis de Ben m'a parue appauvrir vos arguments (dans lesquels je me retrouve bien) plus que les soutenir, que votre billet ci-dessus me semble tirer un fil d'ombre blessée qui dans sa partie non personnelle, généralisée, me paraît surdimensionné. Je continuerai à lire vos écrits avec intérêt.

Cher Serge, Je passe au gris ce soir mais tiens à vous répondre. Mon billet, je le maintiens jusqu'à preuve du contraire, n'était pas agressif. Si vous le percevez comme tel, c'est peut-être parce que j'y nomme Ben Boukhtache. J'ai envisagé de ne pas le faire puis ai pensé que cela pouvait être aussi perçu comme du mépris. Je le nomme donc et présente la position qu'il a défendue de la manière la plus claire possible. C'est tout. Ensuite, je m'attache à expliquer pourquoi je ne suis pas d'accord. Concernant la rédaction de mediapart, je ne vous suis pas : elle choisit de véhiculer une représentation des enfants de harkis qu'elle sait polémique. Cette représentation, qui a bien sûr une part de vérité est réputée embrasser tous les enfants de harkis. Les mauvais reportages télévisés ne procèdent pas autrement. S'il y a "un fil d'ombre qui dans sa partie non personnelle, généralisée, me paraît surdimensionné", c'est ici que je le trouve. Aussi, j'attendais de ce journal participatif qu'il donne autant de visibilité à ma position qu'à celle de Ben. Ce qu'il n'a pas fait. Outre qu'il aurait été loyal de le faire, j'estime qu'apporter un autre regard sur la question permettrait de bousculer des certitudes bien confortables. C'est pourquoi j'évoque le conformisme de la rédaction. Enfin, le fait que ce billet soit propulsé en Une du Club (ce n'est pourtant que moi, peu de billets en tout et somme toute, pas tant de commentaires que ça) ressemble un peu à une provocation. Il faut remarquer qu'il y figure dans une fenêtre titrée "La vie du Club"... pour signifier que la rédaction n'a pas pris part à cette polémique qu'elle a pourtant, qu'elle le veuille ou non, tranché. Il aurait été élégant et peut-être conforme à l'esprit du journal que quelqu'un vienne s'en expliquer ici. Mais c'est sans doute trop demander à un membre de la rédaction d'un journal participatif... Bon vent à tous et je crois qu'il vous sera désormais difficile de me lire...mais je vous lirai.

Et nous ? Vous avez pensé à nous ?
Plus personne ne dit rien. Même l'Horloge, occupé à embrasser sur la bouche tous les voyageurs du métro. Tiens, je lui destine encore un gros poutou baveux, il l'a bien mérité.
Quant à vous, si votre décision est vraiment prise, je vous envoie un braiment, cordial mais vraiment pas jubilatoire. Et revenez vite !

Bonsoir Melchior, Oui, j'ai pensé à vous et vos commentaires, qui me font toujours rire, me manqueront, de même que votre style impeccable. Merci pour le braiment, j'en suis honoré. Très cordialement.

"C'est pourquoi j'évoque le conformisme de la rédaction." Ben oui. Et si tous les non-comformistes s'en vont, il va rester quoi? Les conformistes, seuls maîtres du terrain. L'info lèche-bottes et bien pensante aura de nouveau gagné. Cela dit, j'avoue ne rien comprendre à la non intervention absolue de la rédac sur ce sujet, car la Une du Club, c'est quand même eux. J'ose le mot: irresponsable.

Merci Vincent. Avec vous dans le coin, je quitte les lieux sans inquiétude sur le conformisme de ceux qui restent... Amicalement.

Tout ce que vous dites là me paraît complètement évident, et je ne comprends absolument pas comment on peut être sourd à l'évidence. Je ne comprends pas le silence de Mediapart à votre égard, et j'en suis autant choquée que bouleversée. Au revoir FARID,

Au revoir Mithra-nomadeblues_, Savez-vous que vous m'avez donné envie de lire Sollers? Honte sur moi, mais je n'ai rien lu de lui et en avais une opinion disons, peu flatteuse. Les préjugés, décidément... Amicalement.

Bon, en attendant que Farid redéfasse ses valises (car c'est la seule solution acceptable; s'il faut voter, votons...), une petite bataille de polochons, l'Horloge ?

Edité. On remet à plus tard, je me doute bien que vous n'avez pas le coeur à vous amuser, ce soir.

En renonçant de la sorte à défendre désormais vos positions dans ces pages, ne faites vous pas le jeu de ce que vous dénoncez si bien? Bien cordialement.

C'est vrai, mais en finançant ce même journal, j'ai aussi l'impression de faire le jeu de ce que je dénonce... Très compliqué tout ça. Merci pour votre petit mot. Très cordialement.

Pourquoi faut-il que nous nous placions toujours dans la dépendance d’un pouvoir ? J’ai bien relu Farid votre billet, surtout son introduction. J’y ai retrouvé à peu près l’histoire de mon propre abonnement à Médiapart et je suppose en fait celle de la plupart des abonnements. Aucune prétention à une quelconque publication, seulement l’espoir de trouver là ce qu’Edwy Plenel disait vouloir y mettre, de l’info digne de ce nom, en flux continu mais non éphémère et en livraison à domicile. Je n’ai personnellement découvert le club que de longs mois après m’être abonné, quasi distraitement. Et j’ai très vite mis un pied dedans, par l’entremise de l’un de vos billets. Quelques premiers pas assez jubilatoires je dois dire. Et puis j’ai découvert des psychodrames, des complicités, des « ne nous quittes pas », des « lynchages, des « je reviens », une horloge, un fin baudet, des oui-ouistes, une ALM, des comploteurs, des soupçons de complots, des censurés, des autocensurés … enfin un incroyable attirail … « qui fait monde ». Et toujours revenant, comme dans le vrai monde, cet appel incessant à l’autorité. Cette adresse récurrente à la rédaction sommée ou implorée, c’est selon, de venir mettre un peu d’ordre. Voilà qui est fait ce matin ? A la une ?

@ Jean-Claude Charrié : je partage votre analyse. Le Club Mediapart est comme le vrai monde. ce n'est pas le monde en réduction, c'est un monde où se jouent les mêmes scènes, où se tiennent les mêmes rôles, que dans la vie "réelle". L'éventail des interactions ne dépend que de la composition psychosociale du lectorat.
Contrairement au monde dit "réel", ici nous laissons des trraces écrites de nos interactions. Ce qui a l'avantage de nous permettre un regard rétroactif sur nos rôles. Ce qui nous donne l'occasion de décider de tenter de les changer un peu. Changer nos propres rôles, ceux dont nous avons hérité, ou qui nous ont été prescrits, ou que nous avons endossé sans trop savoir pourquoi.
Je partage votre interrogation sur cet appel à l'aval de l'autorité du journal. Pourquoi ne pas nous en passer ? Et construire là où nous sommes, nous lecteurs : dans le Club. La limite a été fixée par la charte de Mediapart : pas d'injures, d'attaques ad hominem, pas de harcèlement qui interdit à l'autre de s'exprimer.
Je n'ai aps renoncé à croire que dans le Club, nous pourrions avec quelques efforts d'éclaircissements entree nous, nous auto-réguler. Si, parce que nous sommes divers, avec des représentations et des sensibilités diverses, nous n'arrivons pas à construire ici un petit monde autorégulé, comment espérer le faire pour un plus grand monde, celui d'une société globale où les citoyens se réunissent localement pour décider , choisir leurs représentants, contrôler leurs mandats, etc.? Si nous renoncons à croire que dans un petit espace, nous pouvons nous réguler nous-mêmes, alors, quel modèle pour la citoyenneté ? Dans la définition que j'en retiens, la citoyenneté ne comporte pas d'appel à une autorité de gouvernants ("surplombants"), chaque citoyen étant un gouvernant potentiel.

En effet, mais la question est posée on ne peu plus abruptement et avec une violence symbolique difficile à gérer dès lors qu'il y a autoexclusion (ou menace de).

Je n'entends pas la décision de FARID comme une auto-exclusion, mais comme un refus de consentir à ce qu'il pense être de l'injustice (ou de la non justesse). Selon moi, FARID est donc parti, en disant "non", et j'approuve ceux qui savent dire non à ce qu'ils pensent être, de la complaisance. Cordialement,

Chère Fantie, Est-ce ce Club n'est pas, à 99%, auto-régulé? Le 1% restant dépends directement de l'autorité en question, notamment la gestion de la Une, sur laquelle nous n'avons aucune prise. Pour le reste, les appels à l'autorité supérieure sont, me semble t-il, excessivement rares. Les accès de fièvre que l'on croise parfois, et les départs / retours qui en découlent, font partie de la vie, on ne réagit pas tous pareillement à des situations ressenties comme conflictuelles, masi le fait que chacun puisse l'exprimer à sa manière donne à l'ensemble une certaine stabilité.

D'accord avec votre constat, Vincent. Les appels à l'autorité supérieure sont rares. Et, en ce cas d'espèce, il s'agissait d'une question d'information posée par Farid à laquelle la rédaction n'a pas répondu: Quid des "Unes" ? Et pourquoi tous les Billets de Farid en ont-ils bénéficié, sauf le dernier ? Quant aux accès de fièvre, ils font partie de la vie sur ce média très brûlant, et il est en effet plutôt sain qu'ils s'expriment.

C'est assez terrible cette obsession des lecteurs de Mediapart de se délecter avec les articles qui parlent de Médiapart, qui pourtant souvent n'apportent pas grand chose, et cette récurrence des articles annonçant et justifiant leur désabonnement, c'est une mode assez étrange. Qu'attendent les auteurs de ces articles? Qu'on leur dise à quel point ils étaient bons, à quel point ils nous manqueront? Qu'il est tellement dommage qu'ils quittent le monde des humains, des ombres, qu'ils ont contribué à éclairer, pour se retirer dans un Parnasse idéalisé (et radiophonique dans le cas présent? Ceci dit, vous risquez d'être vraiment déçu, la radio en France c'est pas terrible). Mais j'ai conscience de contribuer à alimenter cette dérive narcissique, donc basta, et je reste abonné (bouh, le plébéïen!!).

.

Cher Farid, J'espère vous relire très vite sur Mediapart. Comme vous l'avez vu, il y a de très nombreux petits blancs condescendants dans le coin, et la rédaction du journal est presque entièrement blanche. Mais les "dupont lajoie" sont partout, de toute façon. Quant à Ben, je me suis posé la question de son existence quand je me suis aperçu qu'"il" avait orthographié différemment son nom sur le présite par rapport au site définitif de "Mediapart". Cela dit il ne mérite ni plus ni moins d'attention qu'un autre. Pour ce qui concerne la rédaction en chef de "Mediapart" et les choix de "une" du journal, disons qu'on ne tire pas sur une ambulance...s'ils pensent que "l'arabe fait vendre" ils ont peut-être raison, qui sait ! Et comment leur en vouloir alors. Bref le motto est de ne pas trop se préoccuper des défauts des autres, pas au point de quitter "Mediapart" en tout cas. Il y a quand même aussi des gens biens sur "Mediapart".

Que professe "beber999" ? "Bref le motto est de ne pas trop se préoccuper des défauts des autres, pas au point de quitter "Mediapart" en tout cas." C'est vrai. C'est signé d'un ex-partant. Que j'accroche bien souvent, mais que je suis sincèrement content de voir revenu.

Justement Joël Martin je pensais à vous : je suis en train de lire le Karl Laske sur "le canard". L'avez-vous lu ?

Oui. Un tissu de ragots infondés. Laske est connu pour ne pas vérifier ni recouper ses "informations". La simple lecture du "Canard" infirme l'accusation de sarkozysme, coeur de ce pamphlet. Et mon vécu d'un quart de siècle au sein de la rédaction est totalement en contradiction avec les racontars de ces bien curieux journalistes. Bonne lecture, cher beber.

..

FARID, je vous dis à bientôt. J'ai gardé votre "Qu'est-ce qu'être de gauche" de côté sans vous demander la permission, il faudrait qu'un jour vous me l'accordiez, cette permission, avec votre nom en majuscules et en bleu! Pour moi FARID c'était Francés Ardiente Republicano Izquierda Didáctica, je me suis trompée sur vos sigles mais j'ai beaucoup appris avec vos écrits. Hasta pronto!

à propos... J'ai lu, avec un peu de retard, votre billet. Absent pour des raisons techniques je n'ai pas suivi les récentes débats parmi les "médiamis". * En lisant votre titre je pensais qu'il y avait une référence au petit et très instructif livre de Nacira Guenif-Souilamas et Eric Macé sur les féministes et le garçon arabe. Finalement il s'agit d'un très intéressant texte sur un des aspects du projet éditorial de Mediapart dans sa partie club. Je ne vais pas ajouter d'autres commentaires sur "l'intérêt, la qualité" de vos écrits ni vous dire que "j'espère que vous redéfassiez les valises". Votre décision que je pense a été prise en liberté, c'est en liberté que, éventuellement, vous nous re-apporterez vos remarques, vos commentaires, vos contributions. Ce qui me paraît important dans cette prise de position c'est qu'il s'agit de l'évolution du débat et de la recherche dont je suppose que nous et la rédaction de Mediapart faisons, sur la meilleure façon de rendre cet espace et ce projet à la fois lieu de pensée et de parole et lieu d'intervention. Ce que je retiens de vos contributions ce sont ces aspects qui a mon avis enrichissent et donneront sens au projet de départ que vous évoquez au début de votre billet. Je ne participe pas très régulièrement aux débats, faute de temps (ou 'panne technique') mais aussi parce que parfois le fil se dévie -pourquoi pas?- s'orientant davantage vers des débats plus personnalisés et de ce fait moins ouverts. Il m'est arrivé -rarement- d'être à la Une mais en fait j'utilise cet à propos... comme un cahier public où je dépose quelques billets, quelques notes, quelques coups de sympathie, d'empathie, d'indignation! qui vivront leur vie en fonction de leur écho qui est loin de recevoir l'accueil des vôtres ou d'autres. Tout ceci pour dire que ce qui me reste de mes lectures du club ce sont ces innovations d'un billet, la séquence d'un commentaire, l'appréciation d'une remarque, la vivacité d'un échange. Dans ce monde virtuel de Mediapart nous trouvons et ô combien! les comportements, des attitudes et les jeux et enjeux du monde réel. Mais c'est peut-être cela qui nous conduit à y écrire et apporter nos contributions pour participer à l'amélioration de ce « réel » qui nous interpelle. Cordialement * PS: je pense, néanmoins que la rédaction de Mediapart gagnerait à se manifester (pas pour prendre partie, pour autoriser ou interdire, mais pour rendre plus lisible ses choix c'est à dire ses engagements). Remarquez qu'aujourd'hui vous êtes deux fois sur la même Une et avec le même billet ce qui est une "innovation" en termes de mise en page!

Allez-vous enfin arrêter de lui imposer ces majuscules qui ravivent sans cesse sa susceptibilité mal placée d'écorché-vif hypersensible? Il vous a dit lui-même que ce n'était qu'une fausse manoeuvre de sa part, que sinon il l'aurait mis en minuscule ou il aurait peut-être choisi un pseudo.
Ce n'est que quand je le lui ai fait remarquer, qu'il a décidé de s'y accrocher comme à une fierté de gosse qui ne dévie pas l'épaule au croisement sur un trottoir étroit (alors qu'il aura probablement compris depuis, que le nom ou le pseudo se change et se modifie facilement chez Mediapart, même Art Monika l'avait compris puisqu'elle aussi était en majuscules en son temps).
Je salue aussi ceux, les plus nombreux heureusement, qui lui donnent quand même du Farid en minuscules, bref qui ne cherchent pas à le différencier ni à entretenir sa fierté mal placée.
Encore un exemple du coup des soi-disant amis qui ne vous rendent pas service cher Farid. La pression amicale est cent fois plus dure que la pression hostile, comme vous savez fort bien pourtant? Bon vent à vous, et merci encore pour le bon rire sur l'histoire des porte-radio dans les Aurès. :-)

Cher Farid, Coupons court, vous vous sentez manipulé, et vous vous en allez. Que reste-t-il de vos échanges, de vos coups de cœur, de votre communauté de pensée patiemment édifiée avec, ou contre, certains esprits ici et là? Pas grand chose. Un passé, une construction qui fera les fondations d'un nouveau monde, ou quelques ruines parmi bien d'autres, de celles qu'on se reprend à visiter de temps en temps, et nous y retrouvons parfois, avec le temps, les occasions manquées. Vous avez tort, bien sûr. Oh, pas d'avoir une opinion. On a le droit de penser ce qu'on veut. Mais vous avez tort de ne pas aller au bout. Et là, non seulement vous avez tort, mais en plus vous vous trahissez. Vous refusez d'être instrumentalisé, vous refusez de participer, une fois encore, à une entreprise de formation, de façonnage, d'une sorte d'opinion monstrueuse, qui se sert de vous et d'autres pour créer une espèce d'ectoplasme qui va servir d'esprit apparent, d'ersatz d'âme peut-être, à une création, dont on ne sait si elle répond à un trop plein d'honnêteté, ou plus simplement à ce désir de créer, et d'exister, par soi, mais aussi par procuration, à travers les autres, en leur volant ce qu'ils ont d'authentique, pour s'en faire le drapeau des bonnes intentions qu'on ne se connaît plus assez. Vous avez donc compris, jugé, et condamné. Et vous avez tort. Pourquoi avez vous tort? D'abord parce que vous n'êtes pas clair, vraiment, dans votre exposé de ce qui est la vérité de la situation. Si je vous dis oui, vous pensez que je vous ai compris, mais je n'ai compris que votre sentiment, je ne vois pas les mêmes implications, ni les même racines à ce dont vous faites une expérience malheureuse, alors que pour tout homme d'intelligence, c'est la plus grande chance! Oui, Farid, vous êtes juge et partie, et c'est très malheureux que vous vous soyez d'abord considéré comme victime, plutôt qu'acteur, reniant toute l'originalité qui vous fait, et vous a fait ici aussi, d'être non pas contre, ou avec, mais à part, et alors, seulement alors, vous aurez compris l'esprit non pas de ce qui a réussi ici, mais de ce qui se tente, et de ce qui se tente le mieux, avec les meilleures chances de réussite grâce à des gens comme vous. Vous vous méconnaissez. Je dis des gens comme vous, et pas des gens comme moi, parce que je me connais trop bien, étoile le plus souvent faible, toujours filante, ne brillant que par l'obscurité de la nuit de mes révoltes, disparaissant au matin de mes espoirs revenus. Mais vous êtes d'une autre trempe, encore faudrait-il que vous l'acceptiez, une bonne fois, pas pour vous complaire dans je ne sais quelle hauteur à laquelle vous n'avez pas plus de droit que n'importe quel autre, mais pour apprendre du silence plus que du départ, et rendre à ceux qui vous font confiance, de l'or que vous aurez reçu de cette rencontre avec soi-même, dont tout homme de pensée fait un trésor. Bien à vous.

Waow, quel talent!

Dommage Farid!

Identités nationales ?

C'est pas dommage Farid, c'est pourquoi Farid n'écrit plus ici la vraie question.

@ Astérisque Epéril,

Ben je crois que la réponse est dans le billet non ?

Merci d'avoir remonté cet édifiant billet.

 

 

Eurk eurk ploutch ploutch

Farid a compris avant tout le monde, avant Melchior en tous cas, que Mediapart était destiné à tomber entre les mains de gens comme Arpège et Jonath, et que rien ne pourrait empêcher ce glissement.

 

ploutch ploutch

ploc ploc

ploc

 

 

ploc

A rapprocher de la video d'un entretien avec Malek Boutih, évoquant notamment le racisme au PS, à l'intérieur de l'article d'hier de Gérard Desportes.

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