Sat.
26
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

La Hadopi ou la négation des droits du public

Mardi 7 décembre, je représentais La Quadrature du Net au diner du club parlementaire du numérique, où la présidente de la Hadopi, Marie-Françoise Marais, son secrétaire général, Éric Walter, étaient venus expliquer à quelques députés et sénateurs l'avancée de leurs travaux.

Article publié initialement sur WetheNet.eu: http://www.wethenet.eu/2010/12/la-hadopi-ou-la-negation-des-droits-du-public/

 

Une opération séduction face à des parlementaires inquietsLe député Jean Dionis du Séjour, en introduction de la soirée, a fait état de ses inquiétudes – partagées par nombre de ses collèges – sur le fonctionnement de la Hadopi. Et de dénoncer le fait que des missions de police (la constatation d'infractions et la récolte de preuves) soient confiées à des acteurs privés, l'absence de valeur probante des relevés d'adresses IP, la volonté illusoire de sécuriser les connexions Internet pour empêcher les échanges d'œuvres sur le réseau, ou encore le coût du dispositif pour le contribuable et les fournisseurs d'accès Internet.

La présidente Marais ainsi que Monsieur Walter ont tenté une heure durant de rassurer sur ces différents points, détaillant les différents étages de la véritable usine a gaz répressive qu'est la Hadopi. Ce fut relativement technique, ennuyeux, et frustrant. Car dans cette atmosphère feutrée, à entendre les deux représentants de la Hadopi, on aurait pu en venir à croire que la vision passéiste du droit d'auteur dont la Haute Autorité est l'émanation fait l'objet d'un certain consensus.

Après les avoir patiemment écouté, j'ai donc eu envie de rappeler à quel point le droit d'auteur est aujourd'hui inadapté aux nouvelles pratiques culturelles. J'ai d'abord rapidement répondu à Jacques Toubon, ancien ministre de la culture et parlementaire européen jusqu'en 2009, qui avait critiqué lors de sa prise de parole le bien fondé de la décision du Conseil constitutionnel en date du 10 juin 2009. Selon lui, le Conseil se serait « planté » en mettant en équivalence l'accès à Internet et le droit fondamental et la liberté d'expression et de communication, garantie par l'article XI de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen. J'ai donc voulu dire à quel point j'étais choqué de l'entendre faire cette déclaration, rappelant qu'Internet était justement le premier outil véritablement capable de démocratiser l'exercice de la liberté d'expression, en faisant entrer les individus qui composent « les masses » dans l'espace public.

Ensuite, j'ai donc tenté d'expliquer que le droit d'auteur devait changer, que ses modalités d'application sont le fruit d'un équilibre fragile que l'évolution des techniques et des pratiques sociales remettent constamment en cause. Je voulais dire ceci : le droit d'auteur ne peut être que dynamique, et la loi Hadopi vise malheureusement à figer les modèles économiques et les pratiques sociales à l'ère industrielle. En fait, inexpérimenté à la prise de parole publique, et surtout surpris qu'on puisse me couper la parole alors que les intervenants avant moi avaient eu tout le temps nécessaire à leurs brefs exposés, je n'ai pas eu le temps d'en dire beaucoup. C'est pour cela que je voudrais prendre le temps de présenter mon propos rapidement ici.

 

Les fondements des droits du public en droit d'auteurLe droit d'auteur est un équilibre entre les droits des créateurs et ceux du public. Répondant à mon intervention, Éric Walter a suggéré que le droit d'auteur n'incluait pas les droits du public. À ses côtés, Marie-Françoise Marais, ancienne juge spécialiste du droit d'auteur à la Cour de Cassation, acquiesça. Sur le plan de la philosophie du droit d'auteur, il leur suffit pourtant de relire le discours d'Isaac Le Chapelier en 1791, lors du vote de la loi consacrant le droit de reproduction :

« La plus sacrée, la plus légitime, la plus inattaquable, et, si je puis parler ainsi, la plus personnelle de toutes les propriétés, est l’ouvrage fruit de la pensée d’un écrivain ; c’est une propriété d’un genre tout différent des autres propriétés. Lorsqu’un auteur fait imprimer un ouvrage ou représenter une pièce, il les livre au public, qui s’en empare quand ils sont bons, qui les lit, qui les apprend, qui les répète, qui s’en pénètre et qui en fait sa propriété. » Il ajoute que le droit de l’auteur de « disposer de l’ouvrage » doit être vu comme une « "exception", [car] un ouvrage publié est de sa nature une propriété publique. »

Sur le plan juridique, l'article 27 de la déclaration universelle des droits de l'homme met également en balance les droits des créateurs et ceux du public, en insistant sur le droit de chacun à participer à la vie artistique, et donc à accéder à la culture. Formellement, les droits du public se présentent sous forme d'exceptions aux droits exclusifs des artistes et des producteurs. Il n'en reste pas moins que la citation, la caricature, la pastiche, la copie privée et autres exceptions au droit d'auteur sont autant de droits accordés au public au nom de la liberté d'expression et du rôle de la culture dans l'espace public.

 

Le recul des droits du public à l'ère numériqueEt pourtant, depuis près de 20 ans et la démocratisation des technologies numériques, le droit a favorisé les ayants droit au détriment du public, en tentant vainement de protéger le monopole sur la copie dont jouissent les entreprises de la culture et des médias. Pour pérenniser des modèles économiques fondés sur la vente de copies d'œuvres culturelles, le droit a été systématiquement aménagé pour lutter contre la faculté de copier des « consommateurs ». Dans cette conception, le public n'est qu'un récepteur passif, au bout de la chaîne économique de la production culturelle. Cette contre-réaction débuta avec la protection en droit international des « verrous numériques » (ou Digital Rights Management »), qui rendent impossible la copie des fichiers numériques (traité OMPI de 1996). Des campagnes de communication dénonçant les pirates furent également mises en œuvre. En Europe, la directive IPRED de 2004 harmonisa les procédures d'identification des internautes (les ayants droit ont ainsi pu obtenir par injonction judiciaire l'identification des abonnés dont l'adresse a été relevée sur les réseaux d'échanges d'œuvres artistiques). Après l'échec de ces tentatives d'empêcher la copie grâce aux DRMs ou de traîner les « pirates » devant des tribunaux, les dispositifs de riposte graduée aujourd'hui débattus ou mis en place visent à exclure d'Internet certains citoyens, et à recourir à une justice expéditive pour les faire condamner.

Non seulement, les droits du publics n'ont pas été élargis, mais ils ont subi un recul inquétant. Ce recul est imputable pour partie au développement rapide des licences d'utilisation attachées aux œuvres culturelles sous format numérique, et qui interdisent certains usages parfaitement légaux, tels que la copie privée, le prêt, l'échange ou la revente. Mais il est également du à certaines évolutions jurisprudentielles. Ainsi, il ne faut pas s'étonner que Madame Marais ignore les droits du public. Magistrate à la Cour de cassation, elle fut à l'origine d'une décision très largement critiquée qui instrumentalisa le droit communautaire pour refuser le bénéfice de l'exception pour copie privée à un individu qui souhaitait contourner des DRMs pour, justement, exercer son droit à la copie privée. Ce type de dérives a d'ailleurs conduit d'éminents juristes à critiquer une application irraisonnée du « test en trois étapes » (l'instrument international encadrant la création des exceptions par les législateurs nationaux).

Les vertus de l'extension des droits du publicÀ l'ère numérique, plutôt que l'extension des droits des créateurs et des producteurs, c'est le contraire qui aurait du se produire. Les droits conférés au public auraient du être élargis. Trop de temps a été perdu. Il est urgent de garantir à chaque individu la liberté d'utiliser les technologies numériques pour copier et diffuser des œuvres, en raison des progrès permis par de telles pratiques : un accès facilité aux œuvres, la possibilité de composer des œuvres originales dérivées d'œuvres existantes (remix), des phénomènes de collaboration, d'échanges et de dialogue autour des artistes et de leurs œuvres, une diversité culturelle accrue sur les plateformes collaobratives de diffusion... Toutes ces avancées sont permises par une désintermédiation de l'économie culturelle, les intermédiaires que sont les distributeurs et les promoteurs perdant leur monopole dans la diffusion de la culture.

Croire aujourd'hui que le modèle hérité de l'ère industrielle, fondé pratiquement exclusivement sur des mécanismes propriétaires, est le mieux à même de servir le développement de la culture, c'est faire preuve d'un manque de discernement. Ou bien un manque d'imagination. Car en fait, les promoteurs de la loi Hadopi n'ont sans doute jamais réfléchi sérieusement à la manière dont le financement de la création pouvait être pris en charge par la collectivité autrement que par l'instauration de mécanismes de marché. En France, les pouvoirs publics ont pourtant conçu des mécanismes de financement innovants pour le cinéma, et ceux-ci contribuent pour une part importante aux budgets de production sans pour autant être fondés sur un échange économique entre un créateur/producteur et un public/consommateur. Ce sont ces modes de financement là qui font que la situation du cinéma français, porteur d'une certaine diversité culturelle (comme le reconnaissait d'ailleurs Jaques Toubon), est enviée ailleurs en Europe et dans le monde. Aussi faut-il imaginer des systèmes de financement similaires pour la musique, et c'est l'objet de propositions telles que celle de Philippe Aigrain, concepteur de la Contribution Créative.

Je n'ai pas eu le temps d'en arriver là... J'avais parlé trente secondes et j'en étais à décrire certaines des nouvelles pratiques culturelles en ligne lorsque Jacques Toubon m'a interrompu en criant : « Mais Internet, c'est pas le monde des bisounours ! » Soit. Il est toutefois des réalités techniques et sociologiques que le politique ne doit pas ignorer, et auxquelles il doit s'intéresser s'il veut être en mesure de mettre en œuvre des politiques publiques adaptées. Je n'ai pourtant pas eu l'impression de verser dans la caricature. J'ai simplement fait état des pratiques culturelles qui sont les miennes, et celles que j'observe tout autour de moi. Pratiques qui ne sont peut être pas encore dominantes, mais qui ont une importance grandissante, et autour desquelles doit se construire le droit d'auteur de demain.

 

L'acceptation sociale du droit d'auteurBref. Tout cela pour dire à monsieur Walter, qui avait longuement présenté les labs de la Hadopi comme un espace de réflexion autour des pratiques culturelles en ligne, qu'il aurait mieux valu comprendre avant de réprimer. Et que le fait que la Hadopi héberge ces espaces de réflexion qui se veulent ouverts est en soi un contresens.

Le droit doit s'adapter à des pratiques légitimes, porteuses de progrès social. Autrement, il apparaîtra justement comme illégitime aux yeux des individus qu'il est sensé « réguler ». Et il ne pourra pas s'appliquer. Dans l'espace immatériel et sans frontière qu'est Internet, la volonté régalienne des États ne peut avoir prise sur la société que si elle opère avec elle et non contre elle. C'est le problème évident des tentatives actuelles visant à réduire WikiLeaks au silence (ou comment censurer un site lorsque 80% des ingénieurs qui « font » l'Internet lui apporte son soutien...). C'est également le problème de la Hadopi, et l'une des raisons majeures de son échec annoncé. L'exigence sociale de lois justes et équilibrées n'a sans doute jamais été aussi forte que dans la société en réseau.

4273272605_a323c07319.jpgpar Horia Varian 

Tous les commentaires

Il est trés étonnant que vous ayez été convié à cette petite sauterie. Il est par contre fort peu étonnant que ces gens vous ai coupé la parole : ils sont dans leur grande majorité trés impolis, voir grossier.

Merci pour ce billet...enfin un article sur HADOPI et un résumé de ce fameux diner dont tout les internautes ont parlé, mais peu la presse.

Bon courage pour les retombées...dur de faire de l'info sur LOPPSI, HADOPI et consorts sur MDP...çà n'intéresse quasi personne.

Nous sommes quelques uns à commenter, à informer mais il est bon que la Quadrature apporte sa caution et ses infos.

Celà dit, il n'y a pas à s'étonner que l'on vous ait invité...(@shamael)...Korben était bien dans le lot, même s'il a refusé.

Mais La Quadrature du Net reste un incontournable de par sa compétence et le travail fourni depuis si longtemps sur HADOPI, entre autre. ^

Que l'on ne vous ait pas laissé le temps de vous exprimer clairement...pas nouveau...de toute façon ce repas n'était là que pour le bon plaisir de Sarkozy qui va nous faire une version 3 de la dite loi dans pas longtemps.

On est habitué.

Mais combien d'argent gaspillé pour RIEN.

Avec au bilan une loi sans aucune efficacité et le DDL,(téléchargement direct) qui bouffe tout...et ne rapporte rien aux auteurs.

On en rirait si celà n'était pas si triste de bêtise même pas assumée.

Pour ce que çà intéresse, outre le site de La Quadrature, lire cette article dans PCINpact qui donne quelques chiffres intéressants.

On attend maintenant le filtrage avec "impatience", cher Riguidel, va!

A noter pour l'humour... la légion d'honneur accordée comme toujours généreusement à ceux qui ont bien servi "ces lois qui nous desservent".

Là c'est Marie-Françoise Marais toujours sur PCINpact .

La Patrie du Minitel 2.0 lui en sera éternellement reconnaissante pour reprendre "librement" le commentaire d'humour et d'humeur de Jérémie Zimmermann.Tranquile

Bon courage et n'oublions pas la Loppsi 2 qui nous revient au Sénat.

Amaia B Etxeverria

<a target='_blank' title='ImageShack - Image And Video Hosting' mce_thref=

La LOPPSI 2 nous ne l'oublions pas... mais les médias en parlent malheureusement très peu.

Merci pour votre commentaire!

La LOPPSI 2 nous ne l'oublions pas... mais les médias en parlent malheureusement très peu.

Merci pour votre commentaire!

Je serais curieux de savoir ce que va rapporter en droits d'auteur supplémentaires l'activité répessive de la HADOPI. Cela vaudrait la peine d'estimer le retour sur investissement de HADOPI en prenant en compte tous les coûts jusqu'aux frais de justices éventuels. J'ai l'intime conviction que cette usine à gaz va coûter plus qu'elle ne va rapporter aux auteurs. Dans ce cas pourquoi ne pas supprimer HADOPI, verser directement aux auteurs tout ou partie des sommes ainsi économisées et laisser les internautes télécharger librement ce que de toutes les façons on ne saura jamais empêcher totalement.

C'est certains que l'HADOPI va représenter un coût important à la charge du contribuable pour un résultat nul, puisque:

1/ Des études montrent que le partage d'oeuvres en ligne a un effet neutre ou légèrement positif sur l'ensemble de l'économie culturelle.

2/ Les internautes savent déjà très bien contourné le dispositif.

3/ Même l'achat de copie numérique subventionné (cf. Carte Musique jeune) est un échec patent!

4/ Le taux de croissance du marché numérique tend à ralentir depuis que l'on cherche à dissuader les internautes en agitant la peur du gendarme.

ne revons pas , de toute facon ils feront tout pour pouvoir "fliquer" le net , a defaut de le controler , encore que meme ca , si on s'en refere a la chine , ils en sont capables , et bien que le peuple en grande majorite dort encore , on en est pas moins un peuple rebelle historiquement , et un jour ca resortira , la goutte d'eau qui fait deborder le vase n'a sans doute pas encore ete atteinte pour tous , mais ca viendra , a aller trop loin trop vite , le mur dont on nous dit qu'on y va les yeux fermes , leur ecrasera la face a un moment , nous aurons su sauter du train fou pour pouvoir etre la apres le crash , et les juger pour ce crash dont ils sont COMPLETEMENT responsables !

Bonjour cher Félix Tréguer,
Je ne vous connais pas, mais je vous remercie de faire partie de ceux qui défendent Internet, ce merveilleux média qui s’est miraculeusement installé à l’insu des politiques et des affairistes.
Leur principale valeur étant le profit, leur désir étant d’être au-dessus du lot, d’appartenir à « l’élite » des privilégiés, comment pourraient-ils comprendre et surtout admettre la notion de partage de la culture que permet internet.
Consciemment ou inconsciemment, Internet est le pire pour eux, car il met en cause leur sentiment d’appartenir à la plus haute caste, celle qui aurait seule droit à la parole.
Certains en viennent à tenir des propos extravagants qui montrent à quel point ils sont dépassés, tel Séguéla pour qui internet est la pire « saloperie » ou d’autres (J-F. Copé, Henri Guaino…) qui voient en Internet un « caniveau démocratique » ou un « égout de l’information ».
Ils ne se privent pas cependant d’utiliser les services d’Internet quand ça les arrange, qu’il s’agisse d’avoir une vitrine pour se faire connaître ou d’en utiliser la technologie pour le vente à distance, le paiement en ligne, ….
Pour le peuple, Internet est une avancée aussi révolutionnaire que l’imprimerie car, comme l’a si bien dit Benjamin Bayart, « l’imprimerie a permis au peuple de lire, Internet lui a permis d’écrire".
Il y a un gouffre entre les pro et les anti-Hadopi, les uns et les autres appartenant à deux systèmes de valeur totalement antagonistes.
Cependant, autant je pourrais « un peu » pardonner à certains « vieux » leur difficulté à comprendre la nature d’Internet, autant je ne pardonne pas aux plus jeunes, car être pro-Hadopi, révèle un esprit anti-démocratique inquiétant. Je pense notamment aux membres du gouvernement qui ont pris fait et cause pour Hadopi, tels le rapporteur Frank Riester (je classe Albanel et Mitterrand parmi les « vieux » qui n’y peuvent rien comprendre)
Mais je dois à Hadopi d’avoir découvert Nicolas Dupont Aigan qui s’est immédiatement positionné contre cette loi. L’esprit éclairé de cet homme politique, qui n’est pas au départ « spécialiste » de la question m’a beaucoup impressionnée et enthousiamée. N’ayant pas vu de prise de position chez Mélanchon ni chez Bayrou, j’en déduis qu’il y a chez eux un déficit d’esprit démocratique, ou d’aptitude à comprendre les enjeux d’Internet, et pour moi, ce n’est pas un bon point….
Je me permets de mettre ici le lien vers la Quadrature du Net http://www.laquadrature.net/fr, votre association que je connais et apprécie et j’invite les lecteurs de Médiapart à faire un don pour que continue le combat pour la sauvegarde d’un Internet libre et le respect du principe de neutralité, si essentiel bien que parfois difficile à comprendre.
Merci encore de votre engagement.

Merci à vous...

Et merci de relayer l'appel à soutien de La Quadrature... Nous en avons en effet besoin pour assurer notre développement et agir plus efficacement.

Comme vous l'observez, la bataille pour la liberté de communication sur Internet dépasse les clivages politiques traditionnels, et c'est tant mieux. Ce qui compte, c'est qu'un nombre croissant de citoyens comprennent l'importance de ces débats. Ce qui compte encore davantage, c'est qu'ils sont de plus en plus nombreux à s'investir dans ces débats en appelants leur représentants, en bloguants, tweetant, en commentant... et demain en votant...

 

 

<a target='_blank' title='ImageShack - Image And Video Hosting' mce_thref= 

Juste en passant et au cas où l'on ne nous lirait pas ...^^

Le décret "anti Free" attaqué devant le Conseil d'Etat par le FAI concerné.

Ce décret obligeait les fournisseurs qui trainaient un peu trop pour envoyer les fameux mails, Free en fait, à une amende de 1500 euros par mail non envoyé.

Mais comme les "hadopistes" font comme toujours très mal leur travail, (au prix de leur salaire il faudrait même penser à les licencier...au lieu de leur donner légion d'honneur, primes et somptueux bureaux Tranquile), donc, "ces innocents aux mains pleines" ont tout simplement "oublié" ...en fait pas eu le temps ... de notifier ce décret à Bruxelles.

D'où la nouvelle tuile dans cette machine à poursuivre les méchants "pirates" si bien construite qu'elle s'autodétruit toute seule.

Lire ICI entre autre.

Amaia

 

ps la pétition pour la Saisine du Conseil Constitutionnel à propos de la LOPPSI 2 <===ICI .

 

 

 

 

Newsletter
Je m'identifie