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Et si Laurence Parisot avait raison ?

Le chômage flambe et la négociation « pour une meilleure sécurisation de l’emploi » ouverte au mois de septembre dernier par Michel Sapin patine. Aussi, François Hollande, menaçant d’utiliser l’arme législative, a-t-il appelé syndicats et patronat à trouver rapidement un « compromis historique » et à conclure d’ici la fin de l’année un accord « gagnant-gagnant ».

Au principe de cette négociation, un lieu commun libéral : la peur d’embaucher et les entraves mises à la rupture des contrats de travail porteraient atteinte à la compétitivité des entreprises et seraient la cause principale du chômage. Il faudrait, en conséquence, renoncer à faire du contrat à durée indéterminée (CDI) la norme, libéraliser le droit du licenciement économique, plafonner son indemnisation, réduire les possibilités de sa contestation, forcer la mobilité des salariés, augmenter leur durée du travail et geler ou baisser leurs salaires dans le cadre d’accords de compétitivité négociés à l’échelle de l’entreprise. En contrepartie, le patronat accepterait une généralisation de la couverture complémentaire santé et la portabilité des droits à la formation.

Le patronat aurait besoin de souplesse et de flexibilité, alors que depuis près de 30 ans (et de manière accélérée ces 10 dernières années), le droit du travail est déréglementé avec constance. De la durée du travail aux conditions de recours au contrat à durée déterminée (CDD), à l’intérim ou au prêt de main d’œuvre, du contrat de travail à la hiérarchie des normes, de la représentation du personnel aux salaires, rien ou presque n’a, en effet, échappé à la « simplification » ou à la « modernisation ». Le tableau est noir.

Ainsi, tandis qu’on laisse ouvertes les vannes des allègements de cotisations et des aides publiques en faveur des entreprises (plus de 30 milliards auxquels 20 milliards ont récemment été ajoutés), le SMIC et les salaires conventionnels stagnent. Les embauches se concluent huit fois sur dix en CDD et les pertes d’emploi résultent majoritairement, non pas des licenciements, mais des fins de CDD et des contrats d’intérim, des ruptures conventionnelles et des démissions. La mobilité (largement subie) des salariés augmente, à l’instar du recours au temps partiel (qui frappe en majorité les femmes). La manne financière non contrôlée de la formation professionnelle ne profite pas aux salariés ni aux chômeurs peu qualifiés. Le nombre de chômeurs non-indemnisés et des chômeurs en fin de droit augmente tandis que les taux d’indemnisation du chômage baissent.

Soixante-trois conseils de prud’hommes ont été rayés de la carte judiciaire, une taxe d’accès à la justice de 35 euros a été instaurée et le délai de contestation aux prud’hommes a été ramené de 30 à 5 ans. Le malaise et le mal-être grandissent à l’inspection du travail, la médecine du travail est extrêmement affaiblie, les conditions de travail se dégradent (les premières victimes en sont… les salariés précaires, en majorité des femmes et des jeunes) et la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles coûte à la société entre 500 millions et 1 milliard d’euros chaque année.

Le temps serait pourtant venu pour le monde du travail de faire de nouvelles concessions ? De renoncer encore à des droits durement conquis et obstinément rognés depuis plusieurs années ?

Il faudrait « sécuriser l’emploi », sans faire reculer la précarité et le chômage, sans assurer l’égalité entre les femmes et les hommes, sans étendre le droit syndical à toutes les entreprises, sans poser la question de l’appropriation sociale et du contrôle écologique de la production, sans réduire la durée du travail et sans améliorer les conditions de travail ? Il faudrait se soumettre à la doxa libérale, qui fait du travail et de l’emploi de simples marchandises et du salaire minimum, des cotisations sociales, de la durée légale du travail, de la représentation du personnel et plus généralement du code du travail, des « charges » et des « rigidités » qui portent atteinte au libre jeu du marché ?

Dans de telles conditions, accepter les propositions faites par le patronat ce serait assurément aggraver encore la situation de celles et ceux qui galèrent au chômage ou au travail et qui paient depuis trop longtemps les conséquences d’une crise qui n’est pas la leur.

Laurence Parisot s’est récemment dite « très frappée du fait qu’on a toujours tendance en France à considérer que quand deux personnes s’opposent ou deux groupes s’opposent, la vérité est un petit peu d’un côté, un petit peu de l’autre et l’erreur un petit peu d’un côté et un petit peu de l’autre », avant d’ajouter que « La vérité n’est pas forcément un petit peu d’un côté, un petit peu de l’autre. Il y a peut-être une vérité qui appartient à un seul camp » (C politique, France 5, le 2 décembre 2012).

Elle a raison. L’erreur est bien dans le camp du patronat.

 

Denis Auribault, inspecteur du travail, Laurent Garrouste, juriste du travail et Robert Pelletier, ouvrier et syndicaliste, sont membres de la Fondation Copernic.

Tous les commentaires

19/12/2012, 07:56 | Par morvandiaux en réponse au commentaire de JoëlMartin le 18/12/2012 à 17:59

voir sur le site de la Fondation Copernic :

"Travailler : pourquoi, pour qui, pour quoi ?" 4 vidéos

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article806

20/12/2012, 14:27 | Par LOUIS FAURE en réponse au commentaire de Pipotin le 18/12/2012 à 20:01

je constates que le partage est equitable, 50/50 avec un risque de chute pour le locataire du 1 étage ?

21/12/2012, 19:51 | Par Pipotin en réponse au commentaire de LOUIS FAURE le 20/12/2012 à 14:27

Oui, ce sont les risque de la finance, on peut chuter, mais les gars d'en haut savent très bien qu'après avoir bien em...dé ceux d'en bas, ces derniers seront là pour amortir leur chute. Privatisation des bénéfices et socialisation des pertes (!!!) , ça marche bien.

19/12/2012, 12:42 | Par Christian RAFFALLI en réponse au commentaire de Robert MASCARELL le 18/12/2012 à 18:18

C'est qui, "le laquais des riches" à la tête de ce pays ? Hollande, Ayrault  ou qui d'autre ? Trop facile de lancer des invectives comme vous le faites !

18/12/2012, 18:19 | Par Robert MASCARELL

Bravo !

Plus qu'une erreur, c'est une faute délibérée. Je crains malheureusement qu'avec le laquais des riches à la tête de notre pays, le MEDEF obtienne satisfaction en grande partie.

 

 

18/12/2012, 23:40 | Par Jean-Claude Moog

je propose une souscription pour payer un billet aller (sans retour) à Mme Parisot, vers un des paradis fiscaux les plus éloignés que nous puissions trouver, les iles caiman ou un truc de ce genre. Et si en plus on faisait un club de chasseurs de "patrons pigeons", ce serait idéal.

19/12/2012, 11:52 | Par seth en réponse au commentaire de Jean-Claude Moog le 18/12/2012 à 23:40

Moi je propose un aller-simple pour le bagne de l'Ile du Diable. Criant

18/12/2012, 23:44 | Par Alain Saiche

                              Bonsoir à toutes et à tous.

Si Madame Parisot nous dit qu'elle a bien peur que la vérité appartient souvent à un seul camp, elle ne donne pas de précision en ce qui pourrait être ce camp.

Elle a perdu le contact de la réalité des choses de la vie de tous les jours, comme beaucoup de ceux qui sont au Pouvoir, qu'il soit Politique ou Patronal (Règle des 3 P). Les écarts de "salaires" sont tellement Enormes qu'ils en sont devenus Insupportables et Indécents.

Tout le problème est là.

                                                           *L'Invissible Geôle*.

19/12/2012, 20:50 | Par Maria LAVIGNE en réponse au commentaire de Alain Saiche le 18/12/2012 à 23:44

Dimanche, sur BFMTV, je crois, Mme PARISOT regrettait qu'Arnaud MONTEBOURG ne l'accompagne pas en Chine. Sans doute voulait elle le convaincre de transposer les conditions de travail de ces malheureux en France. Ils n'en ont jamais assez. Oui, il faut une nouvelle nuit du 4 Août et le plus tôt sera le mieux.

Bizarre ! nous n'entendons pas les syndicats .

19/12/2012, 00:04 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Frédéric Brion le 18/12/2012 à 23:45

Enfin un discours un peu réaliste ! Ca fait plaisir ! 

19/12/2012, 10:15 | Par Fondation Copernic en réponse au commentaire de Frédéric Brion le 18/12/2012 à 23:45

Bonjour Frédéric Brion,

Merci d'avoir lu ce billet et de votre réaction. Il s'agit ici d'une tribune et, partant, d'un point de vue exprimé en assez peu de mots et qui n'autorise donc pas tous les développements que nécessiterait le traitement de la question dite de la "sécurisation de l'emploi". C'est la raison pour laquelle la Fondation Copernic travaille actuellement à une note qui devrait y revenir plus en détail.

Qu'il faille sur certains plans (fiscal, notamment) opérer une distinction entre groupes internationaux, grandes et petites entreprises ou artisans, ne change cependant pas grand chose au tableau du monde du travail que nous dressons. Il repose sur des données qui sont sous nos yeux à tou-te-s. Comme nous l'exprimons dans un autre point de vue publié par Libération hier, : "Depuis trente ans, les droits des salariés n’ont cessé de reculer, la flexibilité n’a cessé de se développer, la précarité a explosé. Loin d’enrayer le chômage, les différents dispositifs de déréglementation du travail ont accompagné sa montée. On a aujourd’hui à la fois plus de chômeurs, plus d’intérimaires, et plus de CDD. Mais aussi plus de salariés travaillant la nuit et le week-end ou dont le temps de travail a été annualisé".

Si notre billet est "un peu court", votre commentaire l'est malheureusement tout autant.

En quoi procèderions-nous en "diabolisant le monde de l'entreprise" ? En quoi le "droit du travail est trop rigide" ? Pouvez-vous nous éclairer plus précisément ?

19/12/2012, 13:27 | Par Frédéric Brion en réponse au commentaire de Fondation Copernic le 19/12/2012 à 10:15

Je comprends parfaitement qu'un point de vue puisse être écrit d'une façon brève. Ce qui me choque, c'est qu'on reste dans une opposition patron/salariés, et qu'il faudrait justement sortir de cette opposition. Une entreprise qui gagne, qui se développe et recrute, est une entreprise qui respecte l'humain, et qui a compris qu'on gagne ensemble. En revanche, une entreprise a besoin de souplesse. La sécurité des uns ne doit pas s'opposer à la flexibilité des autres.

Votre citation tirée de l'article paru dans Libération le prouve bien. Vous "diabolisez" en opposant et en cherchant des correctifs et des améliorations à une situation complètement inadaptée à notre monde actuel. Il ne faut donc pas "améliorer" la situation, ni "corriger" des inégalités, mais repenser complètement la relation de travail et trouver de nouvelles règles pour garantir la souplesse pour l'entreprise et la sécurité pour le travailleur.

Le droit du travail est "trop rigide", je devrais peut être dire tout simplement "trop complexe" pour les petites entreprises, sans pour autant protéger correctement les salariés des grandes. Comme le dit quelqu'un plus bas, bien souvent dans les TPE, les patrons ne le connaissent pas mieux que les salairés, et l'organisation syndicale qui permettrait le dialogue est impossible à mettre en place. Sans parler du contenu, quand on saura faire tenir le droit du travail en 100 pages maxi, y compris les conventions collectives, on aura un outil applicable aux petites entreprises et aux artisans.  

La rigidité est aussi le risque d'une condamnation au conseil des Prud'hommes suite à un licenciement. On ne peut pas rompre un contrat sans avoir l'aléas d'un procès et un enjeu financier non clairement prévisible. Comment prendre des décisions sereinement dans ce cas? Comment prendre le risque d'embaucher dans une TPE, quand passer de, par exemple, 4 à 5 personnes, c'est faire +25% de masse salariale d'un mois sur l'autre? Aucune grosse entreprise ne survivrait à un choc de +25% de masse salariale du jour au lendemain, mais une TPE doit savoir le gérer. Et si le patron s'est trompé (le salairé lui ne se trompe jamais), comment revenir en arrière au bout de 8 ou 10 mois? Le choc contraire est encore plus violent, et on y rajoute le risque d'un procès. Bien sûr, il y a des abus partout. Mais notre système pousse aux abus.

Vous dites, à juste titre : "On a aujourd’hui à la fois plus de chômeurs, plus d’intérimaires, et plus de CDD" C'est vrai. Sauf que ce n'est pas cela qui est scandaleux, mais au contraire le fait que les salariés soient coincés. Un employeur a besoin de ses salairiés. Il a besoin d'une équipe correctement formée, impliquée, et motivée. Comment accepter qu'on en vienne à se suicider à cause de son travail? Ce qu'il faut, c'est rééquilibrer le rapport de force, en donnant de la sécurité suite à une interruption de contrat de tarvail.  Quitter une entreprise devrait être une opportunité pour découvrir autre chose, se former, évoluer. Or moins de 5% de la population a la possibilité de tenir ce raisonnement là. Un licenciement coûte cher pour une entreprise. Devoir former de nouveau quelqu'un quelques mois plus tard coûte aussi très cher. Comprendre les subtilités des différents types de contrat, comment obtenir telle aide, faire fonctionner tel dispositif, est complexe. Ces coûts sont inutiles et contreproductifs. Malgré nos quasi 5 millions de personnes sans travail, les petites entreprises ont parfois du mal à trouver de la main d'oeuvre, et de nombreux postes ne sont pas pourvus. La conclusion est que notre système ne fonctionne tout simplement plus, et on voudrait discuter d'améliorations marginales? de renforcer tel ou tel droit? De contraindre un peu plus le système? Tout cela au lieu de refonder un contrat social? Autant dire qu'on va encore complexifier les choses, et s'enfoncer un peu plus dans une situation ingérable que certains s'entêtent à appeler "crise".

Car le fond du sujet est bien là. Une crise, ce devrait être un changement brutal entrainant des boulversement et des opportunités. Or notre "crise" dure depuis les premiers chocs pétroliers. Au bout de 40 ans, ce n'est plus une crise, mais un monde nouveau. Il serait tant d'accepter que le monde a tout simplement changé, et que les règles du jeu valables après la seconde guerre mondiale ne sont plus adaptés à notre monde actuel, que notre vision syndicale est obsolète.

Mettons plutôt à plat ce qu'on dépense réellement en aides diverses aux uns et aux autres, avantages fiscaux, stages bidons, allégements de charges et autres dispositifs de suivi du chômage et d'indemnisation, voire même de financement d'organisations syndicales, et autres groupes de travail. Chaque aide génère des effets d'aubaines, et des comportements de chasseurs de primes, chez certains patrons comme chez certains salariés. Au final, on engraisse les conseils de toutes sorte et le plus grave, c'est qu'on ne fait que déplacer les problèmes. Pensons à un revenu universel garanti, et à un système de formation continue réellement opérationnel. Les salariés auront alors plus de choix et le rapport de force sera automatiquement rééquilibré.

Un seul contrat de travail est nécessaire pour plus de lisibilité, avec possibilité d'y mettre fin facilement, et surtout, une continuité de la protection sociale et de la formation permanente. La possibilité de terminer un contrat, d'un côté comme de l'autre, doit être claire et les conséquences 100%  lisibles d'avance pour les 2 parties.

Ensuite, il faudrait repenser le vocabulaire et parler clairement : Qu'est ce qu'un salaire brut? Ce n'est ni ce que touche le salarié, ni ce que paie l'entreprise. Pourquoi cette langue de bois? Les "charges scociales", terme impropre, sont un salaire différé, et rien d'autre. Parlons donc déjà du salaire complet, ce sera plus clair pour tout le monde.Qu'est ce que je coûte à mon entreprise, et qu'est ce que je lui rapporte réellement? Cette question mérite d'être posée, au patron comme au salairé. Une meilleure transparence des chiffres est aussi nécessaire à l'intérieur de l'entreprise.

Enfin; notre choix de société est celui d'une forte protection sociale, contrairement à d'autres zones culturelles dans le monde. Ce point là fait largement consensus. Là aussi, mettons les choses à plat: Que voulons nous? Combien cela coûte t-il? Qui doit payer?  Les entreprises seules? Le monde de la finance? Tout le monde? Tout est lié. S'il n'y a pas de travail pour tout le monde, doit on continuer à faire semblant de considérer que le travail est la seule valeur qui compte? Opposer les retraités, les chômeurs, les jeunes?  Il faut cesser de vouloir corriger des systèmes qui sont à bout de souffle par des mesures partielles, ou de vouloir améliorer des organisations d'un autre âge. Il faut reconstruire parce que le monde a changé. 

 

19/12/2012, 16:46 | Par Ellemra en réponse au commentaire de Frédéric Brion le 19/12/2012 à 13:27

Il faut reconstruire parce que le monde a changé.


D'accord, mais que proposez-vous ? Dans votre critique de la critique, vous semblez mettre tout le monde sur le même plan, je vous cite : "Que voulons nous? Combien cela coûte t-il? Qui doit payer?  Les entreprises seules? Le monde de la finance? Tout le monde? Tout est lié.". Actuellement le monde de la finance au sommet  contrôle le travail, le distribue au compte-goutte et tient le reste du monde sous l'étau. Il faut d'abord commencer à desserrer cet étau pour respirer et penser un autre monde.

19/12/2012, 23:03 | Par Gilles GRANGER en réponse au commentaire de Frédéric Brion le 19/12/2012 à 13:27

C’est vrai que ce que la situation n’a plus le caractère d’une crise et que le monde a amorcé des changements en profondeur ; vrai aussi que les aides génèrent des effets d’aubaine et que la législation du travail est à certains égards trop complexe.

Mais gardons-nous de simplifications abusives :

S’il est relativement aisé de savoir ce qu’un salarié coûte à son entreprise, il serait en revanche très difficile de déterminer « ce qu’il lui rapporte réellement »…. Même en admettant que l’on maîtrise parfaitement les calculs de coût marginal et de productivité marginale du travail (si toutefois isoler la pm des autres facteurs a du sens). Il arrive plus souvent qu’on ne pense, que la vigilance d’un salarié, parfois du bas de l’échelle, permette d’éviter une catastrophe ou de sauver une production. Inversement, la cupidité d’actionnaires majoritaires ou l’incurie d’un dirigeant, petit ou grand, est souvent la cause efficiente de la disparition ou des difficultés d’une entreprise. Cela se vérifie même pour de grandes firmes. Alors, s’il ne faut effectivement diaboliser personne, ne pêchons pas à l’inverse par excès de naïveté. 

Pour sauver notre protection sociale, on sait qu'il est nécessaire de la dissocier progressivement du coût du travail. Une réforme en profondeur de l'assiette des prélèvements obligatoires est inévitable si l'on veut conserver notre système de socialisation des risques. Le processus, déjà en cours, risque de prendre un peu de temps. Mais le temps nous est compté...

20/12/2012, 02:18 | Par Machepro en réponse au commentaire de Frédéric Brion le 19/12/2012 à 13:27

Merci de ce long développement dont quasiment chaque paragraphe mérite une analyse appropriée mais tient quoiqu'il en soit la route !

Ce n'est pas ici le lieu d'un débat sur chacun des points évoqués, mais je souhaiterais vivement y participer quelque part.

 

19/12/2012, 11:33 | Par CLAUDINE BERT en réponse au commentaire de Frédéric Brion le 18/12/2012 à 23:45

Bonjour monsieur, bravo pour cette réponse je suis entiérement d'accord avec vous, vouloir sécuriser l'emploi??????mais il n'y a plus d'emploi!

j'ai été TPE pendant 23ans, 2010 m'a tué! mon salarié était bien plus protéger que moi.........

19/12/2012, 13:29 | Par Frédéric Brion en réponse au commentaire de CLAUDINE BERT le 19/12/2012 à 11:33

Le droit du travail actuel est favorable aux patrons des grandes entreprises, et aux salariés des petites. Or il devrait être équilibré.

21/12/2012, 11:30 | Par zorbeck en réponse au commentaire de Frédéric Brion le 19/12/2012 à 13:29

Ce que vous dites est parfaitement vrai et pourtant reste parfaitement ignoré ou incompris. Après les grands discours supposés combattre le "Grand Capital", on en est arrivé en pratique à favoriser les CAs du CAC40 au détriment de tout le reste et surtout des PMEs. Pour ceux qui ne le sauraient pas, le CAC40 paie relativement peu d'impots, utilise des comptres off-shore à gogo, et génère finalement peu d'emplois nouveaux (en France) comparativement aux PMEs. Et pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, la porosité extreme entre les CAs du CAC40 et la haute administration française (encartée UMPS) explique le tout, agrémenté d'un d'anti-liberalisme de façade (aussi bien chez le president du Sarkozistan qui voulait reformer le capitalisme que du coté de Hollande qui voulait soi-disant mettre les banques au pas).

19/12/2012, 12:09 | Par Fondation Copernic en réponse au commentaire de cerise le 19/12/2012 à 01:15

Bonjour Cerise,

Merci d'avoir lu jusqu'au bout ce billet et le point de vue qu'il entend mettre en débat. Vous avez donc compris que son titre constituait un clin d'oeil ironique à de récents propos de Madame Parisot ? En quoi celà vous paraît-il "dangereux" ?

Bien à vous.

20/12/2012, 02:30 | Par Machepro en réponse au commentaire de cerise le 19/12/2012 à 01:15

Oui, de trop nombreux patrons de TPE sont des cow-boys et des voyous qui savent travestir lois et règles à leur profit. Mais la lutte contre les pratiques de ces salopards ne doit pas conduire à considérer tous les entrepreneurs comme des voyous, ou alors ce sont justement ces voyous qui gagnent. Comme la lutte contre la délinquance ne doit pas conduire à considérer tous les habitants des cités comme des délinquants avérés ou en puissance ...

La loi ne peut pas tout régler, il faut aussi laisser la place au contrat qui lui peut être adapté à un métier, une activité, un contexte. Mais pour cela, il faut d'abord la confiance, ce dont notre société est malade aujourd'hui. Et aucune loi, aucun Droit du Travail, ne pourront jamais la décréter si elle n'existe plus.

19/12/2012, 05:54 | Par Pierre Avril

je propose qu'on puisse mettre au bas de l'écran, lorsque Laurence Parisot, s'exprime, le logo 16 ans, pour prévenir du trouble que sa présence est de nature à induire.

En effet, la violence, la pornographie verbale ,  le caractère sadique du propos nécessitent une protection des populations.

20/12/2012, 13:24 | Par Pierro Juillot

Et si les syndicats avez tort..., d'accepter de venir à la table des négociations, avec ces propositions tronquées, que dis-je.., ces saccages d'acquis sociaux programmés sous le fallacieux prétexte de la "compétitivité en berne créant le chômage de masse", que propose ce patronat cautionné par ce gouvernement libéral...? Ces syndicats doivent faire corps et demander que toutes les formes d'aides publiques, de subventions diverses, d'allègement d'impôt locaux, de dérogations financières variées (voir les DOM-TOM), d'allègements et exonérations de cotisations sur les bas salaires, de mécanismes officielles d'optimisations d'impôt d'entreprises, de divers filiales écrans dans certains pays paradisiaques fiscalement parlant au niveau Européen et ailleurs, etc..., que ces négociations ne reprennent qu'à la seule et unique condition, qu'une transparence complète soit faite sur l'assistanat qu'est concentré et consentis aux entreprises en générale. Ces même syndicats salariaux doivent demander unitairement à ce gouvernement libéral que les plus de 40 milliards d'euros d'évasions fiscales soient une autre priorité que le maigre but d'en retrouver qu'1 petit milliards pour l'exercice annuel qui vient. Ce n'est certainement pas les salariés et autres, les précaires, les pauvres, etc..., et leur bas salaire, leur non ressources, qui peuvent se permettre de s'évader pour une rentabilité malhonnête, alors que notre pays est celui qui compte le plus de millionnaire au niveau européen. Rendez vous compte du nombre de personne..., certains patrons, rentiers, etc..., qui pratiquent cette honteuse méthode confiscatoire pour une nation, son fonctionnement, et pour sa population appauvrie, son devenir, pour que ce chiffre soit aussi conséquent. De plus ils doivent exiger que les 20 milliards de fraudes fiscales entrepreneuriales soient aussi présentés comme objectif absolu de lutte pour l'année fiscale prochaine. Si cela est fait..., alors là on pourra parler de négociation historique...!

Cette "mondialisation" - masquant "leur liberté" de laisser se développer tranquillement les paradis fiscaux, la dérégulation financière, la déréglementation des droits du commerce internationale... - sous cette terminologie aussi absconse que leur verbiage technocratique, administratif, économique, etc..., n'est que l'argumentaire sans fondement qui est censé défendre la "compétitivité". Cette dernière est agitée avec la même ferveur que la peur de la dette publique, et d'autres peurs encore, qui sont non seulement une prise en otage de la et des populations, tout en étant là que pour mieux nous faire infléchir vers leur objectif libéraux et capitalistes.

Ces objectifs étant de faire disparaître l’entité de l'État - comme il est actuellement avec quelques gros défauts tout de même - et tout ce qu'il apporte au peuple en terme de service public, de protections sociales, etc..., sur le long terme, y prendre garde doit être un impératif. Ces résultats sont aussi de voire dans ces opérations une marchandisation privée de ces services publics au profit de cet "anarchisme financier". Rien qu'a voir l’accent qui est mis sur le développement des "solidarités privatisées" qui remplacent le rôle primordiale de l’État..., cela à de quoi laisser perplexe non...? Les conséquences multiples seront d'abord et en particulier la mise sur le carreau du non emploi le personnel de ces services publics, pour parti..., avec sa forte représentation syndicale, plus, bien sur, l'accroissement du chômage. Est il besoin alors de continuer ce développement pour comprendre que dans cette perte de représentation syndicale salariale..., c'est l'abandon de la défense de tous les droits du travail des travailleurs-euses, ouvriers-ères, salariés-es, employés-es, etc..., qui sera acté..., au seul desiderata d'un patronat renforcé..? Ce futur État a minima, ne sera là que pour continuer à récolter les impôts et taxes..., nous étant ponctionnés sans relâche.., pour les redistribuer, sous des formes maquillées d'aides..., vers un patronat choyé et certains fortunés acoquinés au pouvoir.

C'est une interprétation, voir une impression qui n'engage que moi bien sur. 

19/12/2012, 09:11 | Par gérard jacquemin

« pour une meilleure sécurisation de l’emploi » il faudrait d'abord que les salariés ne soient plus considérés comme des pions et des variables d'ajustement. Par expériences, j'ai vécu le mépris, pire, l'indifférence de directeurs de multinationales qui ne disent même pas bonjour à leurs employés quand d'aventure ils se retrouvent côte à côte lors de salons professionnels ou de réunions.

19/12/2012, 10:19 | Par ERKA en réponse au commentaire de gérard jacquemin le 19/12/2012 à 09:11

Vous avez raison, une des clés des entreprises quelques soient leurs tailles, c'est la considération du personnel. Et Madame Parisot ne sait pas ce qu'est une entreprise et ceux qui l'entourent non plus, elle ne jure que par ces grands dirigeants, ces créateurs, ces designers comme elle le disait chez J-J.Bourdin, qui risquent de fuir la France sous la montagne d'impôts qui les guette . Quand elle aura compris, et ce n'est pas demain la veille, qu'une entreprise c'est d'abord une collectivité de femmes et d'hommes qui chaque jour mettent à son service tout le savoir-faire, l'expérience et l'expertise qu'ils ont acquis au cours des années (quand ils le peuvent), pour que tous progressent dans la voie de la prospérité, elle aura fait un grand pas. Et que tout cela se construit avec le temps et non en changeant de métiers tous les 10 ans. De plus on est mobile quand l'enjeu financier et culturel est un progrès pour soi-même et sa famille, c'est loin d'être toujours le cas. Madame Parisot Parisot ne conçoit que des fonctions transversalles comme les managers et les contrôleurs de gestion qui, à travers la maitrîse d'une méthode, veulent l'imposer à tous et sans discernement pour les spécificités des entreprises, qu'elles soient familiales ou multinationales. C'est différend de cotoyer son employeur tous les matins que de croiser ici ou là son DRH lors des négociations pour empêcher des licenciements personnel. Pour la notion de considération des gens aussi.

19/12/2012, 11:45 | Par guitou73 en réponse au commentaire de ERKA le 19/12/2012 à 10:19

Le mythe du patron "créateur de richesses" sert de paravent à tous les patrons qui sont des héritiers ou des carrièristes passés par les cabinets ministériels, les ministères ou les divers conseils élus (on pourrait citer quelques noms dans l'actualité), ou des parents ou copains d'un tel, ou des fossoyeurs (pensons à des combats syndicaux célèbres), ou dont l'entreprise est d'abord un enrichissement personnel.

19/12/2012, 10:15 | Par H VINCENT

Faire encaisser les aléas économiques aux plus faibles sous couvert de protéger l'emploi et traiter le travail comme une marchandise ordinaire : voilà la vérité de Madame Parisot . Cette dame  n'a-t-elle pas déclaré un jour, dites moi si je me trompe, que tout étant précaire dans cette vie, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?

Pour de nombreux employeurs, grands et petits, je connaîs trés bien la petite entreprise, si l'on pouvait appliquer la loi de l'offre et la demande au "travail-marchandise", le retour à l'équilibre (le plein emploi) impliquerait que les salaires tendent vers le zéro. A la limite si les salariés n'étaient pas payés, il n'y aurait bien entendu plus de chômage !! Le seul Hic c'est que si tous les pays clients procèdent de même, on ne peut plus compter, non plus, sur les marchés extérieurs. Ce qui a fait jusqu'ici la croissance des économies émergentes, la Chine en premier lieu c'est la demande des pays dans lesquels le pouvoir d'achat des catégories modestes et même pauvres ( grâce aux prestations) a, jusqu'içi, été peu ou prou préservé.

La vérité c'est que le bien-être du plus grand nombre, le maintien d'une croissance (réorientée certes, mais croissance tout de même) de l'ensemble de l'humanité n'est pas et n'a jamais été, l'objectif de l'ultra libéralisme.

19/12/2012, 11:47 | Par guitou73 en réponse au commentaire de H VINCENT le 19/12/2012 à 10:15

"le retour à l'équilibre (le plein emploi) impliquerait que les salaires tendent vers le zéro."

Merci de le dire parce que c'est le sous-entendu de tous ces discours.

19/12/2012, 10:15 | Par H VINCENT

Faire encaisser les aléas économiques aux plus faibles sous couvert de protéger l'emploi et traiter le travail comme une marchandise ordinaire : voilà la vérité de Madame Parisot . Cette dame  n'a-t-elle pas déclaré un jour, dites moi si je me trompe, que tout étant précaire dans cette vie, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?

Pour de nombreux employeurs, grands et petits, je connaîs trés bien la petite entreprise, si l'on pouvait appliquer la loi de l'offre et la demande au "travail-marchandise", le retour à l'équilibre (le plein emploi) impliquerait que les salaires tendent vers le zéro. A la limite si les salariés n'étaient pas payés, il n'y aurait bien entendu plus de chômage !! Le seul Hic c'est que si tous les pays clients procèdent de même, on ne peut plus compter, non plus, sur les marchés extérieurs. Ce qui a fait jusqu'ici la croissance des économies émergentes, la Chine en premier lieu c'est la demande des pays dans lesquels le pouvoir d'achat des catégories modestes et même pauvres ( grâce aux prestations) a, jusqu'içi, été peu ou prou préservé.

La vérité c'est que le bien-être du plus grand nombre, le maintien d'une croissance (réorientée certes, mais croissance tout de même) de l'ensemble de l'humanité n'est pas et n'a jamais été, l'objectif de l'ultra libéralisme.

19/12/2012, 10:15 | Par H VINCENT

Faire encaisser les aléas économiques aux plus faibles sous couvert de protéger l'emploi et traiter le travail comme une marchandise ordinaire : voilà la vérité de Madame Parisot . Cette dame  n'a-t-elle pas déclaré un jour, dites moi si je me trompe, que tout étant précaire dans cette vie, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?

Pour de nombreux employeurs, grands et petits, je connaîs trés bien la petite entreprise, si l'on pouvait appliquer la loi de l'offre et la demande au "travail-marchandise", le retour à l'équilibre (le plein emploi) impliquerait que les salaires tendent vers le zéro. A la limite si les salariés n'étaient pas payés, il n'y aurait bien entendu plus de chômage !! Le seul Hic c'est que si tous les pays clients procèdent de même, on ne peut plus compter, non plus, sur les marchés extérieurs. Ce qui a fait jusqu'ici la croissance des économies émergentes, la Chine en premier lieu c'est la demande des pays dans lesquels le pouvoir d'achat des catégories modestes et même pauvres ( grâce aux prestations) a, jusqu'içi, été peu ou prou préservé.

La vérité c'est que le bien-être du plus grand nombre, le maintien d'une croissance (réorientée certes, mais croissance tout de même) de l'ensemble de l'humanité n'est pas et n'a jamais été, l'objectif de l'ultra libéralisme.

19/12/2012, 10:30 | Par gerald rossell

Cet article, en plus est bien écrit, depuis le titre jusqu'à la coda.

19/12/2012, 10:51 | Par Michel Fauconnet

Pour rétablir la peine de mort, le medef appellerait ça "Loi pour la sauvegarde de la vie", l'ump parlerait de "justice décomplexée" et le ps de "changement de justice".

20/12/2012, 08:26 | Par Pierro Juillot

Je voudrais rajouter qu'en plus d'une négociation dénaturée sur la problématique du chômage... - dont la volonté patronale (medef et les autres syndicats de patrons représentés) est de nature à casser tous les droits du travail, ses protections, etc..., tout en bénéficiant encore plus d'assistances financières..., de privilèges..., et de pouvoir sur "notre" démocratie comme "notre" économie... - c'est à un reniement gouvernemental par rapport à une promesse électorale qu'on assiste et que les syndicats d'ouvriers-ères, etc..., risquent de cautionner.

La proposition électorale 14, celle de la fusion de la CSG à l'impôt sur le revenu était une des pierres économiques angulaire de la volonté des socialistes d'affiches, de refonder l'imposition déséquilibrée, instable et très mal redistribuée (injustices fiscales et sociales qu'ils-elles disaient) tant pour les particulier que pour les entreprises. Ors..., cette négociation patrons/syndicats salariaux arrivant avant cette fusion..., combinée au fameux et fumeux "pacte de compétitivité", va irrémédiablement empêcher cette dernière. En effet, comment, après les accords sortant de ces négociations n'abordant pas toutes les aides publiques énoncées dans mon commentaire précédent - qui sont justement des mesures fiscales traduites par une imposition dite à milles feuilles, à la carte - , si accords y a..., comment entreprendre ce chantier de refondation de l'imposition tout en promettant la stabilité de l'impôt....? N'est ce pas contradictoire...?

De plus, ce "pacte de compétitivité" va s’étaler sur le quinquennat ou presque. Soit, c'est 10 milliards d'euros, pour sa moitié dont le total est de 20 par ans, qui seront donnés au patronat sans contre partis concrètes, qui proviendront des taxes que les plus modestes payent déjà lourdement. Malgré la substantielle baisse de taxes sur les produits dit de première nécessité, (les grandes surfaces ne rogneront certainement pas leurs marges, elles ne vont pas se gêner, comme d'habitude) c'est encore et toujours eux qui en souffriront le plus. Alors qu'à contrario, l'imposition à 75% et d'autres impositions sur les grosses fortunes, ISF, et celles sur les grandes multinationales sont annoncées comme provisoire, sur un an ou deux. Dans cette circonstance..., cette proposition 14 rentrera t-elle en action..., en cas de réélection...? Les pauvres, les précaires, et les autres le sont depuis longtemps, dans le chômage longue duré, l'instabilité dans l'emploi, les salaires de misère et autres incongruités les maintenant dans la misère "mal gérée". Et les efforts par ceux qui profitent allègrement de cette aubaine d'employés "malléable et corvéable", "prêt à tout accepter", rentable en tant que variable d'ajustement de rendement financier, ne doit être que provisoire...? Ou est la justice sociale et fiscale là...?

Et toutes ces contradictions ne sont elles pas plus ignobles, insupportables, etc..., quand on se revendique "socialiste", et qu'on accorde financièrement si peu au travailleurs-euses, etc..., dans la revalorisation du SMIC..., (le volontarisme politique auprès du patronat pour qu'il donne sa part, vous avez oubliez ce que c'est...?) que pire encore, un petit 2,5 milliards d'euros pour aider plus de 8,5 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, soit 14% de la population dans ce très riche pays (5000 milliards d'euros d'épargnes placées en assurance sur des territoires insulaires et exonérés d'impôt (etrange non...?) + 2000 milliards d'euros placés en épargne immobilières...)...?

19/12/2012, 11:01 | Par Jean TRAMUSET

Evidemment que Laurence Parisot se trompe. Sauf qu'hélas (hélas !), ça ne veut pas dire qu' ''en face'', on a raison ! Si je peux en dire davantage ? Eh bien, si vous alliez voir du côté de ce billet que j'avais posté il y a quelques semaines qui s'appelle : ''Contre le chômage comme ''Vérité'' : la vérité du chômage''.

Bonne lecture ?

JT 

19/12/2012, 11:43 | Par zorbeck

S'il est une vérité indicible en France, c'est bien celle-ci: si on veut vraiment diminuer le chomage et contrairement à ce qui dit l'article, il faut supprimer la distinction CDI-CDD et rendre les licenciements beaucoup  plus faciles, y compris pour ceux que l'Etat emploie (je ne parle pas de la soutraitance évidemment mais des postes de fonctionnaires injustement attribués à vie).

Et tant que cette vérité sera occultée, le chomage continuera à grimper et l'inanité du marché de l'emploi à 2 vitesses perdurera: les emplois surs pour tous ceux qui ont l'entregent, le copinage et les relations nécessaires  pour se faire embaucher, les emplois merdiques et temporaires pour les autres.

Et cerise sur le gateau: certains appellent cela la justice sociale et ça servirait de rempart contre les fléaux du libéralisme car bien evidemment ca ne peut etre que pire partout ailleurs. Comme quoi les Français ne manquent pas d'imagination pour maintenir en place leur conservatisme le plus évident, poussant à l'extreme limite leur conception fascisante de la démocratie: celle d'une majorité qui écrase hypocritement une minorité (de jeunes, de précaires, de bazanés etc) au nom de grands principes tout en refilant la note à d'autres.

19/12/2012, 12:12 | Par Fondation Copernic en réponse au commentaire de zorbeck le 19/12/2012 à 11:43

Bonjour Zorbeck,

La "vérité" dont vous parlez est d'abord idéologique (un point de vue sur le monde du travail, le droit du travail, les entreprises et ceux qui les dirigent). Elle est en tout état de cause la vôtre.

Quant à dire qu'elle est "indicible" ou "occultée", c'est inexact : le patronat français, soutenu en celà par l'OCDE, le FMI ou la commission européenne, la met régulièrement sur la table depuis plus de dix ans (voir par exemple les articles de la Fondation Copernic publiés aux mois de septembre 2005, de juin et de novembre 2006 : "Flexibilité = zéro emploi", "Renforcer le CDI, pas le 'réformer'" et "Contrat unique de travail et flexsécurité"). Le conservatisme n'est pas toujours là où on dit qu'il est !

Il serait, par ailleurs, intéressant que vous nous expliquiez plus précisément en quoi il est aujourd'hui difficile de licencier (ou de rompre ou de faire cesser un contrat de travail), qui est cette "majorité qui écrase hypocritement une minorité" et de quels "grands principes" (fascisants ?) elle se prévaut pour ce faire ?

 

Cordialement,

19/12/2012, 13:34 | Par Jean TRAMUSET en réponse au commentaire de Fondation Copernic le 19/12/2012 à 12:12

L' ''idéologie'', ça n'est pas ce que Zorbeck pense (sinon, il y aurait autant d' ''idéologies'' qu'il y a d'humains -sans compter les ''collectifs'' genre... ''la Fondation Copernic- ce qui évidemment n'est pas le cas !) ; l'idéologie, c'est, entre autre, ce qui fait penser à ''la Fondation Copernic'' que le chômage, c'est ce qu'elle dit que c'est. A ce sujet, se pourrait-il que ''la Fondation Copernic'' me dise ce qu'elle pense de ce que, moi, ''alternativement'' à elle (non ? -à ce sujet, cf. mon commentaire juste au-dessus de celui de Zorbeck), je pense qu'il faudrait dire du chômage si ce que l'on voulait c'était, ceci parce que, ce faisant, on serait en rupture avec les controverses parfaitement indécidables (par exemple celle entre Parisot et ''la Fondation Copernic''), savoir quelque chose de vrai sur lui, quelque chose donc qui (enfin !)pût nous donner la possibilité d'agir effectivement sur lui ? 

20/12/2012, 17:32 | Par zorbeck en réponse au commentaire de Fondation Copernic le 19/12/2012 à 12:12

C'est inexact en effet: cette vérité n'est pas indicible, elle est tout simplement inaudible parce que la plupart du temps elle est dite par des patrons.

Mais cela ne veut pas dire qu'elle est fausse.

Maintenant si vous ne voyez pas de quelle minorité il s'agit, allez faire un tour dans des agences de travail temporaire et autres marchands de viande et demandez leur combien parmi eux preferent un CDD à un CDI. Ou bien allez faire un tour dans une centrale nucléaire et regardez qui travaille le plus : les permanents d'EDF en CDI ou bien les sous-traitants des sous-traitants...

Je ne vois pas ce qui justifie que les uns aient des boulots indéboulonnables pendant que les autres triment, et c'est exactement ce que l'ont fait avec les CDDs, la sous-traitance et le travail temporaire en general.

De plus, il est évident que l'efficacité économique globale serait davantage assurée et génératrice d'emplois. Si vous voulez des exemples regardez l'Allemagne.

20/12/2012, 18:04 | Par Fondation Copernic en réponse au commentaire de zorbeck le 20/12/2012 à 17:32

Bonsoir Zorbeck,

Rien dans les constats que vous faites ne justifie qu'il faille aligner les conditions d'emploi et de travail (qui ne sont pas toujours bonnes - loin s'en faut - contrairement à ce que vous avez l'air de penser) des salariés en CDI sur celles des salariés précaires (les salariés des sous-traitants et sous-traitants de sous-traitants n'étant d'ailleurs pas toujours en CDD ou intérimaires, ni les salariés des groupements d'employeurs, ni ceux qui font l'objet d'opérations de prêt de main d'oeuvre, etc.). C'est bien plutôt le contraire qu'il s'agirait de faire.

Quant à l'Allemagne, où plus de 26 % des salariés (surtout des salariées) travaillent à temps partiel (contre un peu moins de 18 % en France, ce qui est déjà beaucoup), où il n'y a pas de salaire minimum, où plus de 7 millions de personnes n'ont que des "mini jobs" (dont le salaire est plafonné à 400 euros brut par mois) et où la proportion de gens vivant dans une famille sans travail est pratiquement la même qu'en Espagne (voir ici), qu'elle constitue pour vous un modèle en matière sociale est pour le moins surprenant (ou révélateur). A ce sujet également, notre précédente contribution : "La compétitivité, une voie sans issue, absurde et régressive".

Cordialement,

 

21/12/2012, 13:55 | Par zorbeck en réponse au commentaire de Fondation Copernic le 20/12/2012 à 18:04

Je reconnais sans ambage que la situation de l'emploi en Allemagne n'est pas parfaite, je me contente juste de remarquer qu'elle est bien meilleure qu'en France et que l'endettement de l'Etat allemand est davantage sous controle qu'ici, malgré le poids exorbitant du cout de la reunification. Je travaille pour une boite allemande, me rend regulierement en Allemagne et ne voit nulle part les affres et autres abominations décrites dans la presse française (je ne dirais pas la meme chose de l'Angleterre de Cameron).

Maintenant, si je voulais partager l'hypocrisie ambiante, je vous dirais qu'il n'y a qu'à interdire les CDDs pour resoudre le probleme evident d'inegalité devant l'emploi. En théorie, mais en théorie seulement, cela resoudrait le probleme. En réalité, dans le meilleur des cas, cela ne ferait que mieux le cacher car tout se passerait au noir et hors de tout controle.

Pour revenir à mes propos de départ, c'est bien à une dictature d'une majorité que l'on a à faire: une majorité de CDIs ou d'employés d'Etat qui tiennent absolument à surprotéger à tout prix leurs "acquis" en induisant un gel de toute mobilité qui permettrait de remplacer les moins productifs d'entre eux. Que cette situation de fait satisfasse le plus grand nombre n'en fait pas pour autant un synonyme de justice sociale, car ce sont evidemment les plus faibles qui se retrouvent sur le carreau, pas forcément les moins performants, et à ce jeu là, c'est l'efficacité économique de la société dans son ensemble qui en subit les conséquences. Tres majoritairement.

PS Je signale en passant que le lien que vous donnez référence une injustice flagrante: à savoir la part croissante qui revient aux actionnaires (à court terme, ce qu'omet de dire l'article) au détriment des investissements utiles au futur. Il y a là aussi une propension à viser une situaiton de rente à court terme (apres moi le déluge).

21/12/2012, 21:31 | Par Pierre Roc en réponse au commentaire de zorbeck le 21/12/2012 à 13:55

Non. Il y a une autre solution : la solidarité. Des CDI, et des CDI qui paient correctement et permettent de financer de bonnes cotisations. Ceux qui sont au chômage ou naviguent en CDD, le temps qu’ils trouvent un boulot stable, sont correctement rétribués et n’ont pas trop à souffrir des périodes d’inactivités.

24/12/2012, 11:15 | Par zorbeck en réponse au commentaire de Pierre Roc le 21/12/2012 à 21:31

Mais justement ! Il n'y a aucune solidarité dans un système à 2 vitesses par lequel une majorité s'assure les boulots stables et indéboulonnables pendant que les autres sont au chomage ou vivent d'expédients. Et si vous voulez vraiment réduire le chomage, il faut réviser la séparation...

19/12/2012, 12:22 | Par Pipotin en réponse au commentaire de zorbeck le 19/12/2012 à 11:43

Bonne idée, Zorbeck! Associons l'utile et l'agréable: Travail et Tourisme!

Ils ne sont pas bien, là, les "travailleurs libres"? Pas de problème de toit à réparer, toujours à se balader l'accordéon sur le dos et les mains dans leurs poches trouées, bande de veinards!

19/12/2012, 11:47 | Par Theo Tymen

19/12/2012, 12:11 | Par Jerlau

Je crois qu'on raisonne trop comme si la France était encore à l'époque de l'AEF et del'AOF (pour les jeunes, Afrique Equatoriale Française et Afrique Orientale Française. Les frontières étaient fermées et la France faisait au total 300 millions d'haibants, soit 10% environ de la population mondiale. Aujourd'hui  la France ne représente plus que 1% de la poupulation mondiale,  les frontières sont ouvertes et les patrons ne sont plus les maîtres de forge d'il y a 150 ans. La référence du coût du travail en France, c'est le coût du travail mondial. et ne songeons pas  à fermer les frontières, ce serait encore pire. Mais regardons le coût du travail en Espagne.  Pour  un salaire de  3000 E net en Espagne, lescharges sociales totales salariales et employeur sont de 1200 E (vieillesse, sécurité sociale et autres). En France les charges totales pour 3 000 E net sont de 4500 E. C'est à  dire que les charges en  France ( 4500 E )  sont près de 4 fois celles en Espagne !!!!.  Avec1 salaire en France,vous vous payez 2  salariés en Espagne. ( références http://www.cleiss.fr/docs/cotisations/espagne.htm).

Et il y a beaucoup  de pays comme l'Espagne.  Et il  est très facile aujourd'hui  de délocaliser.  Avant, à l'époque des maîtres de forge,  le lieu de vie, le lieu de travail, le lieu de paye, étaitent au même endroit.  Mais aujourd'hui, vous pouvez être payé en Espagne, tout en travaillant en France en  y étant détaché,  vous pouvez vivre où vous voulez.  Le M2 en Espagne, pour se loger est de 7 à 12 E / mois à Barcelone en plein centre,  animé, et à Paris le prix pour des quartiers équivalents est de 20 à 30E leM2. Beaucoup de payes de jobs quittent la France tout en continuant à travailler en France. Depardieu en est un excellent exemple.

La vérité elle n'est ni au MEDEF, ni chez les salairiés.  Elle est sur le marché mondial. Allez en Chine et comptez le nombre  de voitures françaises que vous voyez dans les rues. Vous  allez les compter tous les jours sur les doigts d'une seule main.

L'heure n'est plus à savoir de quel coté est la vérité. La vérité n'existe que s'il y des clients solvables au prix demandé. Le reste fait partie des colonies de vacances.

Et en plus de notre coût de travail très élevé,  nous avons à ce prix là à supporter le coût  du travail qui ne sert  à rien : tâches de bureau non productives,  tâches administratives pour  servir l'Etat,  les multiples contrôles. Mettez à zéro le salaire des jobs directement productifs, bien souvent le prix de revient ne descend que de quelques % même avec fort coût du travail.

Il est peut-être urgent de cesser de se  regarder le nombril !

 

 

 

 

19/12/2012, 12:16 | Par Fondation Copernic en réponse au commentaire de Jerlau le 19/12/2012 à 12:11

Bonjour Jerlau,

Quelques conseils de lecture pour "cesser de se regarder le nombril" et sortir de "l'époque des maîtres de forge", en effet : "En finir avec la compétitivité" et "La compétitivité, une voie sans issue, absurde et régressive".

Cordialement,

19/12/2012, 14:11 | Par Jerlau en réponse au commentaire de Fondation Copernic le 19/12/2012 à 12:16

Quand on veut raisonner dans le monde dual de son propre monde, il est bon de vérifier que l'ensemble de la pensée  a basculé tout entier  dans ce nouveau monde. Or la France ne représente  que 1% du monde actuel. Et si on ne bascule que 1% du monde initial  dans un monde dual, il se peut que ce 1% finisse en poussière et au  moindre coup de vent on n'en trouvera plus trace.

19/12/2012, 15:07 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Jerlau le 19/12/2012 à 14:11

bon , et alors pourquoi il y a encore plus de chomage en Espagne qu'en France alors ?

sinon la mondialisation libérale est une construction politique. Si je compend bien votre résonnement nous sommes trop petit pour la changer...  mais cette mondialisation libérale , vous la trouvez juste efficace globalement positive ? ou vous trouvez qu'elle est mauvaise, injuste, inefficace globalement ... mais irréversible?

parce que si vous la trouvez plutôt efficace mais que vous argumentez sur cette irréversibilité, ce serait une argumentation malhonnête, même si la réversibilité de la mondialisation peut paraitre effectivement difficile .

 

et si vous la trouvez injuste ? pourquoi être défaitiste ?

les usa eux même mettent en place une securité sociale, l'amérique du sud offre certaines perspectives,  des prix "nobel" libéraux au départ pronent un vrai changement... c'est sûr que si chaque pays se dit qu'il ne peut pas agir seul donc il n'agit pas , jamais rien ne se fera... mais si un se lance il sera probable que d'autres seront prêts à le suivre puisque déjà ils ne seront plus seuls, et puis l'europe pèse lourd mondialement, si  une majorité moins libérale se dessinait en europe, ou même dans deux ou trois pays gros pays européen, on pourrait renverser la situation sans problème.

 

19/12/2012, 18:02 | Par Jerlau en réponse au commentaire de [email protected] le 19/12/2012 à 15:07

La mondialisation libérale est une bonne chose dans l'absolu.  Ricardo l'a démontré il y a déjà quelques siècles.  Chaque pays progresse en bénéficiant des progrès des pays avec lesquels il commerce. C'est le principe. Mais cela suppose que chaque pays trouve sur le marché des clients. Cela marche à merveille aujourd'hui pour les BRICS et cela ne marche pas pour lespays dits développés. Si cela ne marche pour les pays développés c'est que leur production  ne convient pas à ces BRICS ( environ  85% de la population mondiale!) Il faut donc partir de cette lapalissade. Pourquoi cela ne marche-t-il pas? Il y avoir toujours de types de  raisons principales : le produit ne correspond pas au besoin et le prix n'est pas adapté au marché. Il y eu une erreur de base dès les années 75.  Quand nous avons ouvert les frontières, nous n'avons pas cherché à produire des produits convenant à ces pays(lesBRICS). Nous avons continué  à nous battre entre nous à coup de pub, de démarches commerciales coûteuses.  Cela nous a permis de vendre entre nous, mais cela nous a terriblement éloignés des prix praticables dans les BRICS.  Et on a perdu ces marchés. On a augmenté nos prix de revient et on ne sait plus vendre aux BRICS.

Que faire pour être compétitif  dans les BRICS ? il faut automtiser,robotiser,y compris les bureaux. Il faut raisonner en  milliards et pas en unité. Et il faut limiter les emplois de bureau. On ne mange pas un steak de listing ! La Chine fait merveilleusement aujourd'hui ce tranfert.  Elle produit,elle automatise, elle augmente les salaires, Il y a un cycle. Nous  on a bien automatisé les usines.Mais il y a eu une explosion des coûts dans les bureaux. Et cela a coulé notre compétitivité. Aujourd'hui  dans l'absolu,il faut 10 fois trop d'emplois dans les bureaux pour pouvoir vendre aux BRICS. C'est cela qui nous a coulé.Ce n'est pas la mondialisation qui nous a coulés. Et on continue à envoyer les gens dans les bureaux. C'est notre drame. En définitive pour revenir dans le marché,il faut abaisser fortement nos prix,raisonner en milliards, robotiser les bureaux, transformer les emplois de bureaux en  emplois de production, et produire pour les BRICS ( des milliards de tricycles électriques à 100 Euros,par exemple) aux prix des BRICS.

Mais quand on a voulu adopter lesidées de Ricardo, on a oublié l'essentiel: comment se mettre dans un marché ?  Il y eu certainement crise chez les élites. Il n'y avait plus de lumières pour lire.

 

 

 

 

 

 

 

 

19/12/2012, 20:54 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Jerlau le 19/12/2012 à 18:02

Ricardo l'a proposé il y a des siècles, et depuis personne n'a réussi à le démontrer, et les contre-exemples s'accumulent ce qui démontre que c'est faux !

D'ailleurs vous rajoutez des conditions puis d'autres conditions, vous concédez que ça ne marche pas ...mais que c'est la faute des élites ! Mais elles sont imprégnées de Ricardo, les élites ! Elles suintent Ricardo ! mais d'après vous ça ne marche pas parce qu'elles ne sont pas assez Ricardo ...

Le communisme n'a pas marché en urss . ( là vous êtes d'accord... ) que disait les Staliniens ? Il y a encore des freins au communisme à l'interieur et si plus de pays étaient communistes la dynamique serait meilleure ! Remplacez ... et voilà !

 "Ca marche pour les BRICS" ... Demandez donc aux ouvriers indiens qui , pour ne pas crever de faim, désamiantent nos navires en tee-shirt. Et la Chine va mieux me direz vous, il ne crèvent plus de faim, les travailleurs migrants , sans papiers dans leur propre pays, fuyant toujours la misère des campagnes, vous remercient . Magnifique ! Le capitalisme (étatique) fait un peu mieux que les gigantesques famines du maoïsme jusqu'au boutiste (voir stalinisme juste au dessus) . Une merveille que ce capitalisme et ce maoisme qui se donne la main , ils vont bien ensemble. Ce n'est pas notre petit Denis Kessler qui me contredira. ( Mao sous Mao, tatcherien sous sarko , un bonheur). Et ne me sortez pas la fameuse classe moyenne des Brics, elle est minime. Et bien sûr qu'il y en a qui profitent de la mondialisation en Inde et en Chine,  il y en a aussi en occident qui en profitent sur le dos des petits, ce sont les mêmes . Il y a juste un vieux réflexe colonialiste qui s'étonne que, dans ces pays aussi, certains puissent jouer et gagner à la roulette capitaliste . Ce n'est donc pas brics contre europe : c'est l'oligarchie qui détient les capitaux contre ceux qui n'en ont pas.

( et je remarque donc que vous argumentiez effectivement par détours sur l'irréversibilité de la mondialisation au lieu d'argumenter sur ses qualités propres )

19/12/2012, 12:38 | Par chantal messines en réponse au commentaire de Jerlau le 19/12/2012 à 12:11

d'où sortez vous des chiffres pareils ?? avez-vous préparer des bulletins de salaires? établis des bordereaux de cotisations sociales, pour sortir des anneries aussi grosses ????? .............

19/12/2012, 12:50 | Par Jerlau en réponse au commentaire de chantal messines le 19/12/2012 à 12:38

Allez sur le site que j'ai donné en références. Il y a tous les taux utilisés. L'exemple est tiré de nosfeuilles de paye. A 3 000 E net le salaire complet nous revient  à 7 500 E en France (nous en avons l'expérience ) et en Espagne le même salaire net nous revient  à 4 200E

19/12/2012, 16:01 | Par LIONEL MUTZENBERG en réponse au commentaire de Jerlau le 19/12/2012 à 12:50

Les cotisations sociales sont moins élevées en Grande Bretagne, en Allemagne, aux Etats Unis; il n'y a pas d'impôts sur la fortune, les taux sont plus modérés; les salaires sont plus bas en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Italie. Mais, y-a-t-il moins de pauvres dans ces pays ? Moins de chômage, moins de misère ? Sont ils mieux soignés que dans notre pays ?

Vous aimez les statistiques ? Et bien, regardez les ! Sites Français ou Européens. Et donnez nous les sources.

Il semblerait que les affreux avantages acquis de nos compatriotes, ceux du bas de l'échelle, naturellement, ne soient pas l'horrible handicap de notre économie, décrit par tous nos savants sachants, repris à l'unissons par nos médias indépendants... de notre démocratie.

Dites, des salaires de 3000 euros en net, soit 7500 euros en brut, vous comptez quoi dans cette somme ? Votre commisssion ? 

19/12/2012, 17:20 | Par Jerlau en réponse au commentaire de LIONEL MUTZENBERG le 19/12/2012 à 16:01

Il faut quand même sérier les problèmes. Tout d'abord une réponse :l'exemple cité et chiffré montre simplement que pour 3000 E payé au salarié,  l'entreprise paye au total 4200 E en  Espagne ( 3000 E Net + 1200 E de charges salariales et patronales)  et en France l'entreprise paye au total 7500 E, (3000 E Net + 4500 E de charges salariales et patronales),il y a donc un rapport de  1200 à 4500 entre  l'Espagne et la France,et à salaire net identique en  France on paye pratiquement 4  fois plus de charges.

Y-a - t -il plus ou moins de pauvres en Espagne ? Pour un studio à Paris, 30 M2, on paye à peu près 1 000 E. Si notre salarié à 3 000 E, y loge, il lui reste  2000 E. A Barcelone, il se loge pour 10 E le M2 soit 300 E. Pour arriver au même salaire net logé de  2700 E notre parisien sera obligé de gagner 3700 E net ,soit 700 Euros net de plus et donc 2.5 fois * 700 E,soit  1800 E pour le patron s'il payait le logement,  et on arrive alors à 6300 E de charges au total ( 4500+ 1800)contre 1500 pour l'Espagnol. Et le rapport de charge passe de moins de 4 à 6300/1500,soit 4,2. Le fossé  s'aggrave. En France le travailleur ainsi plus de chances pour devenir pauvre et en Espagne, le non travailleur a plus de chances de trouver  un boulot en Espagne et/ou en..........France.

Ainsi  il n'y a pas que ceux qui partent dela France .Il y a ceux qui y arrivent. Les Espagnols arrrivent en France avec des tarifs défiants toute concurrence pour faire des travaux,livrer,vendre. Les Français perdent leur travail. C'est mécanique. Sur toute la frontière espangole, jusqu'à 200 km à l'intérieur en France, la société espagnole et/ou portugaise est largement compétitive. 

Les Français,hommes politiques,et salariés ne voient pas le tsunami salarial qui arrive. Et l'Espagne est en train de se refaire une santé à toute vitese sur tous les plans. Des immeubles vides ? On met un atelier en bas de l'immeuble,on  y élève des "lapins" ou des "lapines"  pour faire court. L'heure n'est plus  aux discussions pour savoir qui a raison. Celui qui a raison, c'est celui qui encaisse, des salaires ou des factures et qui en vit bien.  Nous en France que fait-on?On bavasse à tous les étages. Et on vit mal.

 

 

 

19/12/2012, 14:04 | Par Jerlau en réponse au commentaire de chantal messines le 19/12/2012 à 12:38

Les  chiffres sont impressionants parce qu'on a l'habitude de comparer le cout complet du salaire par rapport au salaire brut.  On a ainsi en France un cout complet de 7500 (salaires+ chargestotales) pour un salaire brut de 3900 E,soit un cout complet qui fait presque 2 fois le salaire brut, ce qui est un chiffre classique.

Mais le salarié en France à des charges salariales de 30% du salaire brut. Pour unsalaire brut de 3900E, il va toucher 3 000 net. et  le cout complet du salaire est toujours de 7500E qu'il faut comparer au 3 000 E net touché par le salarié. Le cout complet du salaire au total comparé au salaire net,est alors de 250%,2 fois et demi

En Espagne il n'y a que 6% de charges salariales, Donc pour un salaire net de 3000E,il faudra un salaire but de 3200 E environ pour avoir un salaire net de 3000 E. Au total il y aura en Espagne 1200 E de charges salariales et patronales, et les 4500 E de charges en France  représentent presque   4 fois les charges totales espagnoles. Habituellement on raisonne par rapport au même salaire brut. Ces chiffres peuvent surprendre parce qu'on  raisonne ici par rapport à un même salaire net ( 3000 E) touché par le salarié. et non pas rapport au même salaire brut. C'est ce qui explique les réactions violentes  de certains commenentateurs en  voyant  ces chiffres. Mais il n'y a bien que 2 choses fondamentales : c'est ce que touche le salarié d'une part et d'autre part ce que paye l'employeur. Et l'écart important dans les taux de  charges salariales, 6 % pour l'Espagne,  et 30% pour la  France conduit à avoir  un effet de levier sur le ratio ( cout total salaire/salaire net), 7500/3000 pour laFrance, 4200/3000,pour l'Espagne, soit 2.5 pour la France,  et 1.4 pour la France, et au rapport de 1 à 4 presque entre les charges en France et les charges en Espagne.

Cela montre toute la difficulté à parler des chiffres. Mais les chiffres ne mettent jamais en colère. Ils restent froids. A bon calculateur Salut!

19/12/2012, 12:35 | Par ralbol

Et si tout ces " pauvres grands pachas" du CAC 40,laissaient leurs salaires,toutes leurs indemnités diverses,les stock options et autres avantages, durant seulement une année ,aux plus démunis!!!avec tous ce qu'ils ont amassés, dans les paradis fiscaux etc...il pourraient encore vivre à l'aise, comme des "petits pachas"

19/12/2012, 12:47 | Par Christian Gourdet

Excellent article, mais très mauvais titre. Il ne faut jamais laisser supposer même par jeu (de mots) que l'adversaire puisse avoir raison… Toute personne qui lit seulement le titre et pas l'article (et il doit y en avoir) peut avoir un doute et se dire : au fait, oui, pourquoi pas ?

 

19/12/2012, 13:25 | Par Pierre Ch en réponse au commentaire de Christian Gourdet le 19/12/2012 à 12:47

d'accord avec vous, Christian Gourdet, sur la qualité de l'article.
Quant au titre ... je trouve qu'il incite au contraire à venir lire jusqu'au bout de quoi il retourne.
Merci à la Fondation Copernic pour cet article éclairant!

19/12/2012, 13:32 | Par Fondation Copernic en réponse au commentaire de Christian Gourdet le 19/12/2012 à 12:47

Bonjour Christian Gourdet,

Comment pourrait-il ou elle le dire si il ou elle ne lit par l'article ?!

Allons, un peu d'humour ! Ça ne fait jamais de mal !

Cordialement,

19/12/2012, 19:37 | Par Jean TRAMUSET en réponse au commentaire de Fondation Copernic le 19/12/2012 à 13:32

Bonjour Fondation Copernic,

Il est... l'heure qu'il est, et je note que vous n'avez toujours pas répondu à mon commentaire de 13H34 !

Allons, un peu de sérieux ! S'agissant du chômage, je vous assure que personne n'aura à s'en plaindre !

Jean Tramuset

20/12/2012, 09:06 | Par Fondation Copernic en réponse au commentaire de Jean TRAMUSET le 19/12/2012 à 19:37

Bonjour Jean Tramuset,

Vous dites : "Il est... l'heure qu'il est, et je note que vous n'avez toujours pas répondu à mon commentaire de 13H34 !"

Votre commentaire en question était le suivant : "ce se pourrait-il que ''la Fondation Copernic'' me dise ce qu'elle pense de ce que, moi, ''alternativement'' à elle... je pense qu'il faudrait dire du chômage si ce que l'on voulait c'était, ceci parce que, ce faisant, on serait en rupture avec les controverses parfaitement indécidables..., savoir quelque chose de vrai sur lui, quelque chose donc qui (enfin !) pût nous donner la possibilité d'agir effectivement sur lui".

D'abord, nous ne pouvons répondre à tous les commentaires (les lecteurs et lectrices de Mediapart s'en chargent par ailleurs souvent très bien). Pour vous répondre, ensuite, encore faudrait-il que nous comprenions la question. Malheureusement et à cette heure, tel n'est pas le cas...

Cordialement,

20/12/2012, 15:28 | Par Jean TRAMUSET en réponse au commentaire de Fondation Copernic le 20/12/2012 à 09:06

Hello Fondation Copernic,

D'abord, je n'ai pas dit : ''ce se pourrait-il... etc, etc...'', j'ai dit : ''se pourrait-il... '' : convenez que ça n'est pas la même chose. Maintenant, l'essentiel. Ce que je crois est que, en toute rigueur (en toute rigueur !), la solution au problème du chômage n'est ni ''celle'' de Parisot (cela va de soi !) ni la vôtre. Pourquoi tant d'assurance ? Eh bien parce que (puisque ce que j'ai proposé, c'est d'aller à l'essentiel), la solution de Parisot étant celle du marché, et la vôtre celle du contrôle du marché (non ?), tous les deux, forcément, vous êtes dans l'erreur. Pourquoi tant d'assurance (bis) ? Eh bien parce que ce que l'on DOIT dire, c'est que le coeur du capitalisme, ça n'est pas le marché. Pourquoi tant d'assurance (ter) ? Eh bien considérez les faits (les FAITS !). Franchement, quand les biens arrivent sur le marché, n'ont-ils pas DEJA un prix ? Et ceci n'est-il pas la preuve irréfutable qu'en effet, dans le capitalisme, ça n'est VRAIMENT pas sur le marché que se nouent les grands équilibres économiques (ceux qui disent le niveau de l'emploi et ceux qui disent le niveau des échanges économiques entre les pays -ou ils sont égaux, ou ils ne le sont pas).

La moralité de tout cela ?

Eh bien, puisqu'il s'agit du chômage, et puisque la solution n'est ni de libéraliser ni de contrôler le marché, et si (décidément !) vous alliez voir du côté de mon billet intitulé : ''Contre le chômage comme ''Vérité'' : la vérité du chômage'' ?

Bonne lecture ?

JT 

21/12/2012, 10:53 | Par Jean TRAMUSET en réponse au commentaire de Jean TRAMUSET le 20/12/2012 à 15:28

Bonjour Fondation Copernic (j'espère que vous êtes bien réveillée !),

Ben quoi, en vous répondant hier (le 20/12 à 15H28), puisque ce matin je n'ai toujours pas de réponse à ma réponse, j'ai encore dit quelque chose que vous ne comprenez pas (cf. votre réponse du 20/12 à 9H06) ? 

19/12/2012, 13:38 | Par Baptiste CLEMENT

La rupture conventionnelle permet aujourd'hui de se "séparer" d'un collaborateur, sans qu'on appelle ça un licenciement : le licenciement peut toujours être contesté aux prudhommes, pas la rupture conventionnelle qui est soumise à l'avis de la direction régionale du travail et de l'emploi... avis qu'elle n'émet pas, submergée par l'explosition du nombre de ruptures conventionnelles.

Or, c'est principalement le risque d'annulation du licenciement par les Prudhommes, ou de paiement d'indemnités exhorbitantes exigées par leur jugement, qui rendait incertain et dangeureux un licenciement pour l'entreprise. Sauf en cas de faute manifeste du salarié.

Aujourd'hui, la rupture conventionnelle permet de négocier une indemnité avec le salarié, qui ne pourra être contestée : on signe un papier et la procédure de "séparation" est définitive. A condition qu'il y ait accord du salarié. Le CDI n'est donc plus le contrat qui ne peut être rompu sans risque que par démission, le licenciement étant réservé à une situation de faute. La séparation d'un commun accord est possible aujourd'hui (plus facile que la transaction qui existait avant).

Car le principal problème, pour ajuster l'activité et l'emploi, est sans doute la procédure complexe et lourde du licenciement économique. Je ne vois pas comment cette procédure peut être à la portée d'une TPE... Qui dans la plupart des cas, essaie de préserver l'emploi de son personnel : quand vous travaillez tous les jours avec  5 ou 6 personnes, c'est quand même pas facile de jouer le rôle de DRH auprès de personnes qui sont plus vos collègues que vos subordonnés... que ce soit pour de simples recadrages ou pour des procédures disciplinaires ou économiques.

Sans souscrire, loin s'en faut, aux arguments du MEDEF, il faudrait quand même que le code du travail soit pensé un peu plus en résonnance avec le fonctionnement "normal" des TPE... et peut-être que la puissance publique (loi / collectivités / organismes régulateurs) ne soit pas une difficulté qui s'ajoutent à d'autres, lorsqu'elles surviennent.

BC

19/12/2012, 16:38 | Par thomas75013 en réponse au commentaire de Baptiste CLEMENT le 19/12/2012 à 13:38

Mme Parisot défend les intérêts catégoriels des grandes sociétés cotées en bourse et n'a que faire des TPE et PMI. Elle est à la tête d'un syndicat qui par bien des aspects ressemble au mastodonte du monde agricole, la FNSEA, qui est bien loin de représenter le monde agricole dans sa diversité et toutes ses composantes au profit des intérêts prioritaires des gros céréaliers, éleveurs industriels, grands producteurs laitiers. Ce qui convient aux entreprises de taille petite ou moyenne n'a que peu de rapport avec des sociétés qui ont à leur disposition des services juridiques et des fiscalistes, car ils ne boxent pas dans la même catégorie ! Les entrepreneurs n'ont pas de temps à consacrer à l'action syndicale, ils délèguent vers leur chambre professionnelle et la CGPME, y compris pour ce qui relève de la formation permanente et continue, ou pour valider des référenciels avec l'éducation nationale (Bacs pros et BTS), où je ne retrouvais que des intervenants patronaux issus de grandes sociétés. Les TPE et PMI ont fini par ne plus avoir leur juste place, ce qui est un non sens, je vous l'accorde bien volontiers. L'aide aux entreprises, provisoirement rejetée par le Sénat, telle que prévue par ce gouvernement  aurait dû tenir compte d'effet de seuil afin de privilégier ce tissu entrepreneurial plus fragile, pour le moment il n'en est rien. Ce déséquilibre des moyens est encore plus visible pour ce qui relève de l'obtention de concours bancaires. Ne négligez pas de voter pour des gens qui vous représentent vraiment, vous avez tout à y gagner. 

19/12/2012, 14:14 | Par Hocky

Plus qu’au patronat c’est au système qu’il faut s’en prendre, car dans ce système ouvert à la concurrence tout azimut, la société étant transformé en champ de bataille, il ne peut y avoir que des victimes et des gagnants et non pas que des heureux.

Ainsi pour le patronat en concurrence il lui faut en permanence, ajuster ses prix au plus bas, moduler, transformer sa production sans cesse donc pouvoir faire varier quasiment en continu tous les paramètres parmi lesquels figurent les employés entrainant donc inéluctablement un conflit avec le désir légitime de ces derniers à ne pas être réduits à une variable, mais rester des êtres vivants avec leurs besoins physiques, psychologiques, affectifs, émotionnels.

Une des difficultés majeures pour sortir de cette situation réside dans nos désirs contradictoires, nous avons crée une société consumériste donc le fonctionnement est addictif  exigeant de ce fait le renouvellement continu de notre consommation. Pour alimenter le dispositif il faut toujours plus de produits, toujours nouveaux, toujours moins chers mais toujours plus d’argent pour les acheter dans une fuite en avant éperdue, or il existe chez tout individu à un moment donné un désir de sérénité, d’un havre que ce type de société ne lui permet plus d’espérer, nos vies sont condamnées au stress perpétuel du guerrier, comme un funambule sur son fils, impossible de s’arrêter et de mettre le pied à terre, avancer ou chuter dans le vide.

19/12/2012, 14:23 | Par PORTAT PIERRE

Madame Parisot doit certainement avoir raison au premier degré puisque certains de nos dirigeants d'un grand syndicat "progressiste" continuent à défendre les avancées pour la sécurisation , même s'ils demandent un peu de modération quant aux revendications du patronat.!!!!

19/12/2012, 14:48 | Par Pipotin en réponse au commentaire de PORTAT PIERRE le 19/12/2012 à 14:23

On appelle ça "négocier le poids des chaînes".

19/12/2012, 14:46 | Par Tobold

Laurence Parisot a effectivement tout compris : c'est classe contre classe !

19/12/2012, 16:40 | Par QUASAR-17

Au lieu de parler de taux de chômage et de flexibilité, si on parlait de taux d'emploi (% des personnes en age de travailler qui ont un emploi).

En France le taux d'emploi en 2010 des personnes de 15 à 64 ans est de 63.8%. Cela veut dire que 36.2% n'ont pas d'emploi.

Le nombre d'heures travaillées en France en 2010 est de 40.1 milliards pour 40 millions d'actif (15/64 ans), soit 1071 heures de travail en moyenne par actif. Cette même année la durée de temps de travail des temps pleins est de 1679 heures.

Si l'on a comme objectif que chacun ait un emploi, il faut qu'un temps plein soit de 1071 heures par an, soit 22 heures par semaine.................

19/12/2012, 17:03 | Par fiche_doublon_154876

une erreur...? une guerre plutôt !  que les salariés sont bien en passe de perdre hélas..

19/12/2012, 18:08 | Par Pierro Juillot en réponse au commentaire de fiche_doublon_154876 le 19/12/2012 à 17:03

Ne peut on pas dire aussi : Une guerre qu'ils perdront s'ils acceptent d'être battus d'avance...? Et alors, ayant dit cela..., il est légitime de se demander quelle est la responsabilité (les intérêts cachés...) des syndicats dans cette défaite que vous semblez prophétiser...? Puis au delà des syndicats..., tant la responsabilité citoyenne des "employés-es" que celle des politiques comme des médias est aussi à mettre en cause, non...?

20/12/2012, 08:10 | Par Marie-Hélène Dumas

Depuis quelques années nous assistons à un démantélement des droits des salariés. Finalement  en France, un travailleur coûte de l'argent, l'idée s'installe petit à petit, le salarié ne rapporte pas, il coûte à l'entreprise!!!!! Nous sommes en France de bien mauvais soldats, nous voulons travailler pour vivre dignement, mais cela n'est plus possible, il faut absolument casser le monde du travail, afin de retrouver une caste de travailleurs laborieux en survie qui seront enfin flexible. Après 5 ans de Droite, nous pensions une ouverture avec l'election de F. Hollande. Que nenni, c'est exactement la même politique voire même le fait d'être de gauche autorise le pire. en définitif je me demande si cette crise n'est pas une aubaine pour nos élites, asservir le peuple en pretextant la crise. Tous ces beaux parleurs qui n'ont pas évalué les risques, qui se sont servis de notre argent pour jouer à un jeu duquel nous avons été exclus, ils sont toujours présents et restent au chaud, et ce sont toujours eux qui préconisent une austérité qu'ils ne subiront pas. La république, la démocratie que des mots dont nous nous servons pour colorer la misére.

20/12/2012, 08:11 | Par Marie-Hélène Dumas

Depuis quelques années nous assistons à un démantélement des droits des salariés. Finalement  en France, un travailleur coûte de l'argent, l'idée s'installe petit à petit, le salarié ne rapporte pas, il coûte à l'entreprise!!!!! Nous sommes en France de bien mauvais soldats, nous voulons travailler pour vivre dignement, mais cela n'est plus possible, il faut absolument casser le monde du travail, afin de retrouver une caste de travailleurs laborieux en survie qui seront enfin flexible. Après 5 ans de Droite, nous pensions une ouverture avec l'election de F. Hollande. Que nenni, c'est exactement la même politique voire même le fait d'être de gauche autorise le pire. en définitif je me demande si cette crise n'est pas une aubaine pour nos élites, asservir le peuple en pretextant la crise. Tous ces beaux parleurs qui n'ont pas évalué les risques, qui se sont servis de notre argent pour jouer à un jeu duquel nous avons été exclus, ils sont toujours présents et restent au chaud, et ce sont toujours eux qui préconisent une austérité qu'ils ne subiront pas. La république, la démocratie que des mots dont nous nous servons pour colorer la misére.

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