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Etats-Unis: risque de crise semblable à celle des années 1930, selon un dirigeant de la Fed la planche à billets verts factices
Etats-Unis: risque de crise semblable à celle des années 1930, selon un dirigeant de la Fed
WASHINGTON — Les Etats-Unis ne sont pas à l'abri d'une crise semblable à celle des années 1930, a estimé mercredi un des dirigeants de la banque centrale américaine (Fed), Charles Evans.
Il y a aujourd'hui "un risque de répétition de ce que les Etats-Unis ont vécu dans les années 1930 ou de ce que le Japon connaît depuis vingt ans", a déclaré M. Evans, président de l'antenne de la Fed de Chicago, lors d'un discours dont la Réserve fédérale a publié le texte en ligne.
Pour M. Evans, l'Amérique est victime de la "trappe à liquidités". En théorie keynésienne, c'est une situation dans laquelle la politique monétaire classique touche ses limites, avec des taux d'intérêts à court terme au plancher ne pouvant plus être abaissés pour stimuler consommation et investissement.
Cela "présente, dit M. Evans, un danger évident et réel de faiblesse économique prolongée" pouvant déboucher facilement sur une rechute de l'activité au vu des chocs externes probables, comme celui d'une "perturbation financière majeure en Europe".
La Fed maintient son taux directeur quasi nul depuis trois ans et intervient de nouveau sur les marchés depuis octobre pour faire baisser les taux d'intérêt à long terme.
Pour éviter que le pire se produise et afin de soutenir la croissance de l'économie américaine qui, plus de deux ans et demi après le début de la reprise, reste très faible, M. Evans propose depuis plusieurs mois que la Fed s'engage à maintenir son taux directeur exceptionnellement bas tant que le taux de chômage, actuellement de 8,5%, est supérieur à 7%.
Il a redit mardi que, pour tenir cet engagement, la Fed pouvait s'accommoder d'une inflation allant jusqu'à 3% alors que les dirigeants de la Réserve fédérale jugent souhaitable que la hausse des prix soit légèrement inférieure à 2,0%.
M. Evans est loin d'avoir convaincu ses collègues au sein du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) de la pertinence de ses vues.
Ainsi, Charles Plosser (Fed de Philadelphie), a jugé mercredi, lors d'un discours dont le texte a été transmis à la presse, que la Fed devait "surveiller très attentivement l'inflation, en particulier dans l'environnement actuel d'une politique monétaire très accommodante".
M. Plosser estime que l'inflation devrait ralentir à court terme après sa poussée provoquée par la flambée des matières premières du premier semestre 2011. Cependant, il juge capital que la Fed fasse preuve de "précaution quant au degré du concours financier [qu'elle apporte] à l'économie".
Très marqué par la période de stagflation de la décennie 1970 et la crise des années 1980 qui l'avait suivie, le président de la Fed de Philadelphie est d'avis que "l'inflation se développe la plupart du temps petit à petit et que si la politique monétaire attend trop longtemps pour y répondre, le coût des mesures de correction peut être très élevé".
M. Plosser est un des dirigeants de la Fed les plus optimistes pour l'économie des Etats-Unis. Il prévoit une croissance du PIB de 3% pour l'année 2012.
Le krach de 1929 à Wall Street avait débouché sur une crise économique majeure aux Etats-Unis dont le pays n'est véritablement sorti qu'avec le déclenchement de la Seconde guerre mondiale.
Lu sur AFP.



Tous les commentaires
Plus que la crise de 1930, nous avons affaire à nouveau -pour cause de dérégulation folle des barons voleurs- à quelque chose qui ressemble plus à la Grande Dépression de 1873-1896
Merci Danyves
Standard & Poor's - La France perd son triple A
La date sera facile à retenir : un vendredi 13.. Information confirmée par l'agence Reuters..
Nous allons payer les intérêts à la finance...
Les peuples européens victimes d'une escroquerie financière de dimension mondiale doivent refuser de payer l'addition !
23/02 Christophe Deloire "Circus politicus" en live sur Mediapart à 19 heures. Thème "Europe, crise financière, séisme grec et journalisme d'enquête"
EconomieEtats-Unis: Recul inattendu des dépenses de constructionMis à jour le 01.03.12 à 16h27
Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont reculé contre toute attente en janvier, affichant leur première baisse en six mois en raison de la faiblesse des investissements immobiliers, aussi bien dans le secteur privé que public.
En décembre, ces dépenses avaient atteint leur plus haut niveau depuis plus d'un an et demi.
Selon les chiffres publiés par le département du Commerce, les dépenses de construction ont baissé de 0,1% pour atteindre le montant annuel de 827,0 milliards de dollars, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une augmentation de 1,0%.
Les dépenses des chantiers de construction privés sont restés inchangés en janvier à 538,7 milliards de dollars, dans le public elles ont reculé de 0,2% à 288,3 milliards.
Reuters
Le journal le Monde se réveille..
Le MES n'est pas un mécanisme de solidarité européen
Point de vue | LEMONDE.FR | 01.03.12 | 09h20
Le MES n'est pas un mécanisme de solidarité européen
Point de vue | LEMONDE.FR | 01.03.12 | 09h20
par Claude Debons, Jacques Généreux, Janette Habel, Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa, Marie-Christine Vergiat et Francis Wurtz
Dans un point de vue publié dans Le Monde du 25 février ("Mécanisme européen de stabilité : la bourde historique de la gauche"), des députés européens écologistes et des économistes proches d'eux s'en prennent à ceux qui, à gauche, se sont opposés au Mécanisme européen de stabilité (MES). Passons sur l'outrance rhétorique qui consiste à comparer cette opposition à celle des députés de droite sur la loi Veil instaurant le droit à l'avortement et venons-en au fait. Le MES serait "un premier pas vers une Europe fédérale avec son propre Trésor public et un budget conséquent". Au-delà du fait qu'il faudrait discuter précisément des fondements d'une telle Europe fédérale, s'il s'agissait d'"un fonds solidaire", comme ils l'affirment, s'opposer au MES serait effectivement "une bourde historique". Hélas, comme lors du débat sur le Traité constitutionnel européen (TCE), nos amis prennent leurs désirs pour la réalité.
Un Trésor public européen aurait pour objectif de financer des politiques publiques européennes. Rien de tel dans ce qui nous est présenté. Le MES n'a pas vocation à conduire des politiques publiques d'investissement au niveau européen, ce qui pourtant serait bien utile, ni même d'aider à la convergence des trajectoires économiques et sociales des Etats membres. Et surtout, loin de permettre à l'Union européenne de s'émanciper de la toute puissance des marchés financiers, il en consacre la domination. Il vise simplement à prêter des fonds aux Etats qui auront du mal à emprunter directement sur les marchés financiers. Comment cela se passera-t-il ? D'abord, les Etats emprunteront sur les marchés financiers pour constituer le capital du MES, plusieurs centaines de milliards d'euros. L'Allemagne empruntera à un peu moins de 3 %, la France à un peu plus, et les autres pays à beaucoup plus. Premier résultat donc, la dette publique va s'accroître.
Mais il est fort probable que ces sommes risquent d'être insuffisantes en cas d'aggravation de la crise. Si le MES devait "secourir", outre la Grèce, l'Irlande et le Portugal, mais aussi l'Espagne et l'Italie – des pays aujourd'hui sur la sellette, mais appelés eux aussi à répondre aux appels de fonds du MES –, il serait vite dépassé. D'où le fait que le MES soit autorisé à emprunter sur les marchés financiers avec pour objectif d'arriver par "effet levier" à emprunter trois à quatre fois son capital. Mais pour le faire à un taux faible, il faut qu'il soit bien noté par les agences de notation. Or, tous les pays sont plus ou moins soumis à la défiance des marchés. Le risque est donc grand que le MES subisse aussi cette défiance. Cela a d'ailleurs été le cas du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui a perdu son triple A suite à la dégradation de la plupart des pays européens. Comment donc "des pays ayant perdu toute crédibilité auprès des marchés internationaux", comme l'affirment nos auteurs, peuvent-ils en se coalisant retrouver cette crédibilité ? De plus, comment le MES remboursera-t-il sa dette si les pays contributeurs, qui seront aussi ses débiteurs, sont en difficulté et si les taux grimpent ?
Loin de sortir les Etats et la zone euro de l'emprise des marchés financiers, le MES la renforce encore. Les banques, qui peuvent emprunter à 1 % auprès de la Banque centrale européenne (BCE), prêteront au MES à un taux nettement supérieur. Le MES prêtera aux Etats à un taux encore supérieur et ces fonds serviront à payer la charge de la dette qui entrera dans les coffres des banques. C'est la solidarité version néolibérale, les banques solidaires avec elles-mêmes.
Mais ce n'est pas tout, car ces "aides" aux Etats se font "sous une stricte conditionnalité" qui sera définie par la Commission européenne, la BCE et le Fonds monétaire international (FMI). C'est cette troïka qui est en train de mettre le peuple grec à genoux à force de réductions de salaires, de privatisations, de remise en cause des droits des salarié-es. Pour avoir accès au MES, il faudra en passer sous les fourches caudines de l'austérité drastique. Nos auteurs sont bien conscients du problème et affirment qu'ils sont "pour une conditionnalité, mais pas celle imposée à la Grèce". Mais ce ne sont pas eux qui définiront cette conditionnalité, mais la troïka dont on sait quelle conception elle en a.
Cerise sur le gâteau, l'octroi d'une aide financière sera, à partir du 1er mars 2013, conditionnée par la ratification du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l'Union (TSCG). Or ce traité, comme le note la Confédération européenne des syndicats – qui avait pourtant soutenu vigoureusement tous les traités antérieurs – "ne fait que stipuler la même chose : l'austérité et la discipline budgétaire". Nos auteurs indiquent que ce couplage entre le MES et le TSCG n'a pas de valeur légale. Mais le problème n'est pas juridique mais politique. En adoptant le MES, les Etats s'engagent politiquement à adopter le TSCG.
Bref, loin d'être un mécanisme de solidarité européen, le MES va être une camisole de force pour soumettre les peuples aux exigences des marchés et le S de MES risque fort d'être celui de servitude. La crise actuelle de l'UE et de la zone euro est la résultante de l'application des traités européens antérieurs marqués du sceau du néolibéralisme. La sortie de crise implique un changement de logique. Les députés écologistes et les économistes qui leur sont proches ont de la constance à défaut de cohérence. Ils avaient soutenu le TCE qui empêchait la BCE d'être un prêteur en dernier ressort pour les Etats et ils soutiennent le MES qui ne pourra pas emprunter à la BCE et qui a été inventé pour éviter d'avoir à modifier le statut de la BCE.
Il existe pourtant une autre solution pour sortir de l'emprise des marchés : que la BCE finance, sous contrôle démocratique européen, les déficits publics des Etats. Cela est d'ailleurs possible dès aujourd'hui car l'alinéa 2 de l'article 123 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne autorise la BCE et les banques centrales nationales à prêter aux établissements publics de crédit qui pourraient donc par là-même financer les déficits publics. Sortir la dette publique de la mainmise des marchés est la condition de toute politique progressiste.
Claude Debons, syndicaliste, Jacques Généreux, économiste, Janette Habel, universitaire, Jean-Marie Harribey, économiste, Pierre Khalfa, syndicaliste, Marie-Christine Vergiat, députée européenne, et Francis Wurtz, député européen honoraire, soutiennent la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle.
Le MES, avec la crise arrivant des CDS, va devenir un sujet chaud.
La Chine vient de réduire drastiquement son exposition à la dette US ...
FORTE BAISSE DE L'EXPOSITION DE LA CHINE À LA DETTE PUBLIQUE DES USA
L'exposition de la Chine aux obligations du Trésor des Etats-Unis a fortement baissé au quatrième trimestre de 2011, selon des données publiées mercredi par le département du Trésor.
Au 31 décembre, les investisseurs chinois (Hong Kong compris), premiers détenteurs étrangers de la dette publique américaine, possédaient des obligations d'Etat américaines pour une valeur de 1.273,6 milliards de dollars soit 7,8% de moins qu'à la fin du mois de septembre, indiquent ces chiffres.
Le Trésor ne donne aucune explication sur cette baisse.
Celle-ci pourrait traduire aussi bien un désengagement net des Chinois vis-à-vis des titres du Trésor américain, qu'à une moindre intervention des autorités de Pékin sur le marché des changes dans la mesure où, lorsqu'elle agit pour contrer la hausse de sa monnaie face au dollar, la banque centrale de Chine achète des titres américains (ce qui revient à vendre des yuans).
Fresh U.S. Treasury data suggest that China has lost its taste for investing as much of its $3.2 trillion in foreign-exchange reserves in U.S. dollars. 8:59 PM