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Comment "la pieuvre tentaculaire " Goldman Sachs, pille les peuples et les Etats du monde entier, depuis 1929

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30/01/2012, 22:37 par Danyves

En complément :

La banque Goldman Sachs gagne depuis 1929 et place ses alliés à la tête des états

 

 

 http://www.french-revolution.fr/2011/05/23/goldman-sachs-la-grande-machine-a-bulles-americaine/

mai - 23 - 2011

Nouvelle bulle boursière : bientôt un nouveau krach ?

 

La grande machine à bulles américaine

 

Matt Taibbi

 

Rolling Stone – juillet 2009

 

Traduit de l’anglais par J.L.


ANALYSE DE LA PIEUVRE GOLDMAN SACHS

 

 

 

 

Des actions technologiques au prix élevés de l’essence, Goldman Sachs a fabriqué toutes les manipulations du marché depuis la Grande Dépression – et elle s’apprête à recommencer.

 La première chose qu’il faut que vous sachiez sur Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissement la plus puissante du monde est une formidable pieuvre vampire enroulée autour de l’humanité, enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l’argent. En fait, l’histoire de la récente crise financière, qui est aussi l’histoire de la chute de l’Empire américain ruiné par des escrocs, se lit comme le Who’s Who des diplômés de Goldman Sachs.

 

Aujourd’hui, la plupart d’entre-nous connaît les principaux acteurs. En tant que dernier ministre des finances de George Bush, l’ancien PDG de Goldman Henri Paulson a été l’architecte du renflouage, un plan louche pour détourner des milliers de milliards de VOS dollars vers une poignée de ses vieux copains de Wall Street. Robert Rubin, ex-ministre des finances de Bill Clinton, passa 26 ans chez Goldman avant de devenir président de Citigroup – banque qui, en retour, reçut de Paulson 300 milliards de dollars d’argent public. Il y a John Thain, cet enfoiré de patron de Merryl Lynch, qui s’offrit un tapis à 87.000 $ pour son bureau alors que sa société implosait. Ancien de chez Goldman, Thain bénéficia d’un don de plusieurs milliards de dollars de Paulson, lequel utilisa aussi des milliards d’argent public pour aider Bank of America à sauver la société sinistrée de Thain. Il y a Robert Steel, ancien de Goldman et patron de Wachovia, qui s’est accordé 225 millions de dollars de parachutes dorés, pour lui et ses cadres dirigeants, tandis que sa banque s’autodétruisait. Il y a Joshua Bolten, directeur de cabinet de Bush durant le renflouage, et Mark Patterson, en charge des finances dans le cabinet de Bush, qui était encore un lobbyiste de Goldman un an avant. Et Ed Liddy, un ancien directeur de Goldman que Paulson a chargé du renflouage du géant de l’assurance AIG[1]. Après l’arrivée de Liddy, AIG a versé 13 milliards de dollars à Goldman. Les directeurs des banques centrales du Canada et d’Italie sont des anciens de Goldman, comme le sont le directeur de la Banque Mondiale, le directeur du New York Stock Exchange[2], les deux derniers directeurs de la Réserve Fédérale de New York – laquelle est, à propos, maintenant chargée du contrôle de Goldman – sans parler de…

 

Mais toute tentative de construire la narration autour de tous les anciens de Goldman qui occupent des positions influentes devient un exercice absurde et sans objet, un peu comme essayer d’établir la liste de toutes les choses sur Terre. Ce que vous devez voir est le plan d’ensemble : si l’Amérique est aspirée par un siphon, Goldman Sachs a trouvé le moyen d’être ce siphon – une lacune extrêmement malheureuse dans le système capitaliste occidental, qui n’a jamais prévu que, dans une société qui se laisse passivement gouverner par le Marché libre et des élections libres, la rapacité organisée gagne toujours sur la démocratie désorganisée.

 

La puissance et le pouvoir sans précédent de la banque lui ont permis de transformer l’Amérique en une pompe à fric géante, manipulant pendant des années des secteurs économiques entiers, déplaçant ses pions quand tel ou tel marché s’effondre, et tout le temps se gorgeant de coûts cachés qui brisent des familles partout – prix du pétrole, taux des crédits à la consommation, fonds de pension à moitié mangés, licenciements massifs, futurs impôts pour rembourser les renflouages. Tout cet argent que vous perdez, il va quelque part et, au sens propre comme au figuré, il va à Goldman Sachs. Cette banque est une immense machine, hautement sophistiquée, pour convertir la richesse utile en la substance la moins utile, la plus gâchée qui soit – le pur profit d’individus déjà riches.

 

Ils réalisent cela en utilisant encore et toujours le même protocole. La formule est relativement simple : Goldman se place au milieu d’une bulle spéculative, vendant des investissements qu’ils savent être de la merde. Ils aspirent alors de vastes sommes des classes moyennes et basses de la société, avec l’aide d’un État invalide et corrompu qui leur permet de réécrire les règles en échange de quelques pourboires que la banque jette aux politiciens. À la fin, quand la bulle éclate, laissant des millions de citoyens ordinaires sur le carreau, ils recommencent tout le processus, venant à notre rescousse pour nous prêter avec intérêt notre propre argent, tout en se présentant comme des hommes désintéressés, juste une bande de chics types qui sont là pour aider la machine à tourner. Ils nous ont fait le même coup encore et encore depuis les années 1920 – et aujourd’hui, ils se préparent à le faire encore en créant ce qui pourrait bien être la plus grande et plus impudente bulle de tous les temps.

 

Si vous voulez comprendre comment nous sommes entrés dans cette crise financière, vous devez d’abord comprendre où tout l’argent est allé – et pour comprendre ça, vous devez comprendre comment Goldman s’est débrouillé dans le passé. C’est une histoire longue de cinq bulles exactement – y compris le pic du prix du pétrole l’an dernier, étrange et apparemment inexplicable. Il y eut beaucoup de perdants dans chacune de ces bulles, ainsi que dans le renflouage qui suivit. Mais Goldman n’était pas parmi eux.

 

Bulle n° 1

 

La grande Dépression

 

Goldman n’a pas toujours été le colosse de Wall Street, trop-gros-pour-faire-faillite, qu’il est devenu depuis longtemps. La banque a été fondée en 1869 par un immigrant allemand du nom de Marcus Goldman, qui l’a développée avec son gendre Samuel Sachs. Ils ont été les pionniers de l’utilisation du « papier commercial », ce qui est juste une façon chic de dire qu’ils ont fait de l’argent en prêtant à court terme à des emprunteurs occasionnels de Manhattan.

 

Vous pouvez probablement deviner l’évolution de Goldman dans ses 100 premières années : la courageuse banque, dirigée par des immigrants, gagne ses paris, se développe et se fait des tonnes de fric. Dans cette histoire ancienne, il n’y a vraiment qu’un épisode qui mérite l’intérêt, à la lumière des récents événements : la désastreuse incursion de Goldman dans la folie spéculative de Wall Street durant les années 1920, avant le crash.

 

Ce grand Hindenburg de l’histoire financière a quelques caractéristiques qui semblent familières. À l’époque, le principal instrument financier utilisé pour traire les investisseurs s’appelait un « investment trust[3] ». Semblables aux actuels fonds mutualisés, les trusts prenaient l’argent liquide des investisseurs, petits et grands, et (au moins en théorie) l’investissaient dans une palette de valeurs de Wall Street, mais les valeurs et leur montant étaient souvent cachés du public. Ainsi, un type normal pouvait investir 10 ou 100 $ dans un trust et se sentir comme un grand joueur. A peu près comme dans les années 1990, quand de nouveaux instruments tels que la spéculation intraday[4] ou la spéculation en ligne attirèrent des wagons de nouveaux pigeons qui s’imaginaient des caïds de la finance, les investment trusts attirèrent une nouvelle génération de types normaux dans le jeu spéculatif.

 

Débutant un processus qui se répètera encore et toujours, Goldman entra dans le jeu de l’investment trust tardivement, puis y plongea à fond et se goinfra. La première étape fut la Goldman Sachs Trading Corporation ; la banque émit un million d’actions à 100 $ pièce, acheta toutes ces actions avec son propre argent, puis en revendit 90 % à 104 $ à un public affamé. La Trading Corporation acheta alors sans relâche des actions, faisant monter les prix toujours plus haut. Finalement, elle se débarrassa d’une partie de ses avoirs et finança un nouveau trust, la Shenandoah Corporation, émettant des actions de ce fonds pour des millions de dollars – lequel à son tour finança encore un nouveau trust, la Blue Ridge Corporation. De cette façon, chaque investment trust servait de façade à une pyramide infinie d’investissements : Goldman se cachant derrière Goldman se cachant derrière Goldman. Sur les 7.250.000 actions initiales de Blue Ridge, 6.250.000 étaient en fait détenues par Shenandoah – laquelle, bien sûr, était en grande partie détenue par Goldman Trading.

 

Le résultat final (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?) était une guirlande d’argent emprunté, du genre délicieusement vulnérable à une baisse de performance en n’importe quel point de la chaîne. L’idée de base n’est pas difficile à voir : vous apportez un dollar et en empruntez neuf ; puis vous utilisez ces 10 $ pour en emprunter 90 ; puis ces 100 $ servent à emprunter et investir 900 $, tant que le public continue à prêter. Si le dernier trust de la chaîne commence à perdre de la valeur, vous n’avez plus l’argent nécessaire pour rembourser vos investisseurs et tout le monde est massacré.

 

Dans un chapitre intitulé « En Goldman Sachs nous croyons » de son livre The Great Crash, 1929, le célèbre économiste John Kenneth Galbraith prend les trusts Blue Ridge et Shenandoah comme des exemples classiques de la folie de l’endettement par effet de levier[5]. Les trusts, écrit-il, ont été une cause majeure du crack historique ; en dollars d’aujourd’hui, les pertes des banques s’élevèrent à 475 milliards. « On ne peut s’empêcher de s’émerveiller de l’inventivité qui a conduit à cette gargantuesque folie », observe Galbraith, comme un Keith Olbermann en tenue de soirée[6]. « Dans le domaine de la folie, l’échelle de celle-ci relève de l’Épopée. »

 

Bulle n° 2

 

Les valeurs technologiques (la bulle de l’Internet)

 

Avance rapide d’environ 65 ans. Non seulement Goldman survécut au Crack [NdT : de 1929] qui balaya tant d’investisseurs qu’elle avait grugés, mais elle est devenue la principale mandatrice[7] des plus riches et puissantes compagnies du pays. Grâce à Sidney Weinberg, qui s’éleva du rang de concierge jusqu’à la tête de la firme, Goldman a été pionnière de l’introduction en bourse des sociétés, un des principaux et plus efficace moyen par lequel les sociétés lèvent de l’argent. Durant les décennies 1970 et 1980, Goldman n’était peut-être pas encore l’Etoile de la Mort dévoreuse de planètes, politiquement influente, qu’elle est devenue aujourd’hui, mais elle était déjà dans le haut du panier, avec la réputation d’attirer les plus brillants talents de Wall Street.

 

Étrangement, la banque avait la réputation de respecter la déontologie bancaire et d’avoir une approche patiente de l’investissement excluant le profit rapide ; ses cadres étaient entraînés à intégrer le mantra de la firme : « avide de long terme ». Un ancien banquier de Goldman qui a quitté la firme au début des années 1990, se souvient d’avoir vu ses supérieurs renoncer à une affaire très profitable sur la base qu’elle serait perdante sur le long terme. « Il nous est arrivé de rendre de l’argent à des grandes sociétés adultes qui voulaient mener des opérations non éthiques avec nous », dit-il. « Tout ce que nous avions fait était légal et honnête – mais notre crédo « avide de long terme’’ nous imposait de ne pas faire tel profit si le prix collectif à payer était de nuire à la place financière. »

 

À cette époque, quelque chose se passa. Il est difficile de dire quoi exactement ; c’est peut-être le fait que le co-président de Goldman au début des années 1990, Robert Rubin, suivit Bill Clinton à la Maison Blanche où il dirigea le Conseil économique national et devint finalement le ministre des Finances[8]. Tandis que les médias américains tombaient amoureux de la paire de baby-boomers nichant à la Maison Blanche, des yuppies ayant eu 20 ansdans les années 60, il y eut aussi un franc béguin pour Rubin, qui fut présenté comme la plus brillante personne qui ait jamais existé, sans l’ombre d’un doute laissant Newton, Einstein, Mozart et Kant loin derrière.

 

Rubin était l’archétype même du banquier de Goldman. Il était probablement né dans un complet à 4.000 $, il avait sur le visage une expression qui semblait signifier « pardon d’être tellement plus intelligent que vous » et, tel un monsieur Spock, il ne semblait éprouver aucune émotion. Le seul sentiment humain qu’on aurait pu lui attribuer serait le cauchemar d’avoir à voyager en classe touriste. Il devint un cliché national que tout ce que Rubin pensait était le mieux pour l’économie – un phénomène qui atteint son apogée en 1999, quand Rubin fit la couverture du Time avec son adjoint aux Finances Larry Summers et le patron de la Fed[9], Alan Greenspan, sous le titre LE ComitÉ POUR SAUVER LE MONDE. Et « ce que pensait Rubin » essentiellement, c’était que l’économie américaine et en particulier les marchés financiers, étaient sur-règlementés et avaient besoin d’être libérés. Durant son passage aux Finances, la Maison Blanche de Clinton prit une série de mesures qui eurent des conséquences radicales sur l’économie mondiale – à commencer par l’échec complet de Rubin à contrôler son ancienne firme quand elle se lança dans sa première course folle aux profits immédiats et obscènes.

 

Le principe de l’escroquerie de la bulle Internet est très facile à comprendre, même pour les nuls en finance. Des sociétés, qui ne valaient guère plus que des idées trouvées sous l’influence du cannabis et écrites sur un coin de nappe par des fumeurs de joints attardés, furent introduites en bourse[10], leur promotion assurée par les médias et vendues au public pour des milliards. C’était comme si les banques, dont Goldman, avaient emballé dans un joli papier-cadeau des pastèques, les avaient lâchées du 50e étage tout en décrochant les téléphones pour les mettre aux enchères. Dans ce jeu, vous ne gagnez que si vous récupérez votre argent avant que la pastèque n’atteigne le trottoir.

 

Ça semble évident maintenant, mais ce que l’investisseur moyen ne savait pas à ce moment-là, c’est que les banques avaient changé les règles du jeu pour améliorer l’apparence de ces affaires. Elles avaient mis au point un système d’investissement à deux classes – une pour les initiés qui connaissaient les vrais chiffres et l’autre pour les profanes qui étaient invités à suivre des prix gonflés que les banques elles-mêmes savaient être irrationnels. Alors que l’ancien fonctionnement de Goldman était de profiter des changements législatifs, son innovation clé durant les années Internet a consisté à abandonner ses propres normes de contrôle de qualité.

 

« Depuis la Grande Dépression, il existait de strictes règles de mandatement financier que Wall Street suivait lors de l’introduction en bourse », dit le gérant d’un des premiers hedge-funds[11]. « La société doit exister depuis au moins 5 ans et elle doit avoir dégagé un bénéfice pendant au moins 3 années consécutives. Mais Wall Street a jeté ces règles à la poubelle ». Goldman a complété le rideau de fumée en gonflant les actions contrefaites : « leurs analystes disaient partout que Connerie.com valait 100 $ l’action ».

 

Le problème c’est que personne n’avait dit aux investisseurs que les règles avaient changé. « Tout le monde dans les banques savait », dit le gérant. « Il est absolument sûr que Bob Rubin connaissait les règles de l’introduction en bourse. Elles n’avaient pas bougé depuis les années 1930 ».

 

Jay Ritter, professeur de finances à l’Université de Floride, spécialiste des introductions en bourse, dit que les banques comme Goldman savaient parfaitement que de nombreuses sociétés qu’elles introduisaient en bourse ne feraient jamais un centime de bénéfice. « Au début des années 1980, les plus grandes banques exigeaient 3 années bénéficiaires. Puis, ça a été un an, puis un trimestre. Au moment de la bulle Internet, les banques ne demandaient même pas une prévision de rentabilité ».

 

Goldman a nié avoir changé les normes de l’introduction en bourse durant les années Internet, mais ses propres statistiques démentent son affirmation. Comme elle avait fait pour les investment trusts dans les années 1920, Goldman commença doucement les années Internet et finit surexcité. Après avoir introduit en bourse en 1996 une société peu connue, Yahoo !, Goldman devint ensuite rapidement le roi de l’introduction en bourse de l’ère Internet. Parmi les 24 sociétés que la banque introduisit en bourse en 1997, un tiers perdaient de l’argent au moment de l’introduction. En 1999, au sommet de la bulle, la banque introduisit en bourse 47 sociétés, parmi elles des mort-nées comme Webvan et eToys, des offres d’investissement qui ressemblaient beaucoup à Blue Ridge et Shenandoah. Dans les quatre premiers mois de l’année suivante, Goldman introduisit en bourse 18 sociétés dont 14 perdaient de l’argent à ce moment-là. Comme premier mandataire des actions Internet durant la bulle, Goldman produisit un résultat beaucoup plus volatile que ses concurrents : en 1999, les actions des sociétés introduites en bourse par Goldman montèrent de 281 % au dessus de leur prix d’introduction, comparé à une moyenne de 181 % pour Wall Street.

 

Comment Goldman réalisa-t-elle des résultats aussi extraordinaires ? Une réponse est qu’ils utilisèrent une pratique appelée « laddering[12] », ce qui n’est qu’un mot chic pour dire qu’ils ont manipulé les prix des actions offertes. Voici comment ça marche : disons que vous êtes Goldman Sachs et que la société Connerie.com vient vous voir pour vous demander de l’introduire en bourse. Vous vous mettez d’accord sur les conditions habituelles : vous évaluez l’entreprise, déterminez le nombre d’actions offertes au public et embarquez le PDG de Connerie.com en tournée pour papoter avec les investisseurs, tout ça pour une commission substantielle (typiquement 6 à 7 % du capital récolté). Vous promettez alors à vos meilleurs clients le droit d’acheter de gros paquets d’actions au prix d’introduction – disons que Connerie.com débute à un prix de 15 $ l’action – en échange de la promesse que ces clients achèteront encore d’autres actions plus tard, sur le marché. Cette exigence, apparemment innocente, vous donne une connaissance d’initié de l’évolution du prix de l’action, connaissance qui n’était pas partagée avec les couillons de traders banals, lesquels n’avaient que le prospectus pour se faire une idée. Vous savez que certains de vos clients qui ont acheté X actions à 15 $ vont aussi en acheter Y de plus à 20 ou 25 $, ce qui garantit pratiquement que le prix va monter jusqu’à 25 $ et au-delà. De cette façon, Goldman pouvait faire monter artificiellement le prix de l’action, ce qui, évidemment, profitait à la banque – une commission de 6 % sur 500 millions de dollars, c’est de l’argent.

 

Goldman fut poursuivi plusieurs fois par des actionnaires pour s’être livré au laddering à l’occasion de l’introduction en bourse de plusieurs sociétés Internet, dont Webvan et NetZero. Ces manœuvres frauduleuses attirèrent aussi l’attention de Nicholas Maier, manager de Cramer & Co., le hedge fund dirigé à l’époque par le maintenant célèbre animateur de télévision, cet enfoiré de Jim Cramer, lui-même un ancien de Goldman. Maier dit à la SEC[13] que, quand il travaillait pour Cramer entre 1996 et 1998, il a été forcé à plusieurs reprises de participer à des opérations de laddering pour les introductions en bourse de Goldman.

 

« D’après ce dont j’ai été témoin, Goldman était la pire délinquante », dit Maier. « Ils ont complètement nourri la bulle. Et c’est précisément ce genre de comportement qui a causé l’effondrement du marché. Ils ont bâti ces actions sur une base illégale – ont manipulé le prix à la hausse – et, vers la fin, ce sont les petits qui ont fini par acheter ». En 2005, Goldman accepta de payer 40 millions de dollars pour ses fraudes de laddering – une amende ridicule comparée aux énormes profits que la banque a réalisés. (Goldman, qui a nié avoir mal agi dans tous les procès qu’elle a arrêtés par une négociation, a refusé de répondre aux questions concernant cette histoire.)

 

Une autre pratique à laquelle Goldman s’est livrée durant la bulle Internet était le « spinning », mieux connu sous le nom de corruption. Dans ce cas, la banque offrait aux cadres dirigeants de la société mise en bourse des actions à un prix très préférentiel, en échange de leur clientèle future. Les banques qui pratiquaient le spinning sous-estimaient le prix initial d’introduction, s’assurant ainsi que ce prix bas, dont elles faisaient profiter les initiés, allait très probablement monter rapidement, apportant ainsi des gains immédiats aux cadres favorisés. Ainsi, au lieu de Connerie.com offert à 20 $, la banque approchait le PDG de Connerie.com et lui offrait un millions d’actions de sa propre société à 18 $ en échange de sa clientèle – avec comme effet de voler tous les nouveaux actionnaires de Connerie.com en détournant vers le compte privé du PDG des liquidités qui, sinon, seraient allées sur le compte de la société.

 

Dans un cas, on prétend que Goldman aurait ainsi offert plusieurs millions de dollars au PDG d’eBay Meg Whitman, lequel rejoignit plus tard le directoire de Goldman, en échange de la clientèle future d’eBay. D’après un rapport du comité des services financiers de la Chambre des représentants, Goldman a fait cette offre spéciale aux cadres dirigeants de 21 sociétés qu’elle a introduites en bourse, y compris le cofondateur de Yahoo ! Jerry Yang et deux des plus grands gredins de l’âge des scandales financiers – Dennis Kozlowski de Tyco et Ken Lay d’Enron. Goldman dénonça avec colère le rapport, le qualifiant de « flagrante distorsion des faits » – peu de temps avant de payer 110 millions de dollars pour mettre fin à une enquête sur le spinning et autres malversations lancée par les autorités de l’État de New York. « Le spinning lors des introductions en bourse n’était pas une peccadille sans importance », dit le procureur général de l’époque, Eliot Spitzer. « Au contraire, c’était une partie intégrante d’un schéma frauduleux destiné à gagner des parts du marché de la banque d’affaires. »

 

De telles pratiques ont contribué à faire de la bulle Internet un des plus grands désastres de l’histoire : quelques cinq mille milliards de dollars de richesse furent effacés sur le NASDAQ seulement. Mais le vrai problème n’est pas l’argent perdu par les actionnaires, c’est l’argent gagné par les banquiers d’affaires, qui reçurent de copieuses primes pour avoir faussé le marché. Au lieu d’avoir appris à Wall Street que les bulles finissent toujours par dégonfler, les années Internet ont démontré aux banquiers que, à l’âge du capital circulant librement et des sociétés financières privées, les bulles sont incroyablement faciles à créer et les primes individuelles sont en fait plus grosses quand la folie et l’irrationalité l’emportent.

 

Nulle part ceci n’a été plus vrai que chez Goldman. Entre 1999 et 2002, la firme a versé 28,5 milliards de dollars de primes – en gros une moyenne de 350.000 $ par an et par employé. Ces montants sont importants parce que l’héritage clé de la bulle Internet est que l’économie est maintenant conduite en grande partie par le maintien des énormes salaires et bonus que de telles bulles rendent possibles. Le mantra de Goldman, « avide de long terme », s’est évanoui quand le jeu est devenu toucher son chèque avant que la pastèque ne touche le trottoir.

 

Le marché n’était plus un lieu gouverné par la raison pour développer des entreprises rentables : il était devenu l’immense océan de l’argent des autres où les banquiers attiraient de vastes sommes par tous les moyens imaginables, pour essayer de convertir cet argent en bonus et salaires le plus vite possible. Vous avez fait du laddering et du spinning avec 50 introductions de sociétés Internet, et alors ? Le temps que la SEC vienne vous mettre une amende de 110 millions de dollars, le yacht que vous avez acheté avec vos bonus avait déjà 6 ans. De plus, vous n’étiez probablement plus chez Goldman à ce moment-là, en charge des finances du pays ou de l’État du New Jersey. (Un des moments vraiment comiques de l’histoire de l’effondrement de la bulle Internet fut quand le gouverneur du New Jersey Jon Corzine, qui dirigea Goldman de 1994 à 1999 et partit avec 320 millions de dollars grâce aux introductions en bourse, affirma en 2002 : « Je n’avais jamais entendu le terme laddering jusqu’à aujourd’hui. »)

 

Pour une banque qui paye 7 milliards de dollars par an en salaires, 110 millions d’amendes à payer 5 ans plus tard étaient rien moins que dissuasives – c’était une plaisanterie. Une fois que la bulle Internet avait éclaté, Goldman n’avait aucune incitation à réexaminer sa nouvelle stratégie de recherche du profit ; la banque chercha juste une autre bulle à gonfler. Il s’avéra que, en grande partie grâce à Rubin, une autre était prête.

 

Bulle n° 3

 

La vogue de l’immobilier

 

Le rôle de Goldman dans le désastre absolu que fut la bulle immobilière n’est pas difficile à retracer. Là aussi, la combine de base fut une dégradation des règles bancaires, bien que dans ce cas il ne s’agissait pas des règles d’introduction en bourse, mais de celles des prêts immobiliers. Maintenant, presque tout le monde sait que, pendant des décennies, les prêteurs exigeaient des emprunteurs qu’ils soient capables de fournir au moins 10 % d’apport personnel, qu’ils aient des revenus réguliers, une bonne côte de crédit ainsi qu’un vrai prénom et patronyme. Mais, à l’aube du nouveau millénaire, les prêteurs jetèrent subitement tout ce caca par la fenêtre et commencèrent à signer des prêts sur des serviettes en papier à des serveuses et d’ex-taulards ayant en poche cinq balles et une barre de Mars[14].

 

Rien de cela n’aurait été possible sans les banquiers d’affaires comme Goldman, qui créèrent des véhicules pour emballer ces adorables prêts et les vendre en masse à des compagnies d’assurance et des fonds de pension sans défiance. Ceci créa un marché de masse pour la dette toxique qui n’aurait jamais existé avant. Dans l’ancien temps, aucune banque n’aurait voulu avoir en portefeuille le prêt d’un quelconque ex-taulard camé, sachant la probabilité qu’il ne soit pas remboursé. En d’autres mots, vous ne pouvez signer de tels prêts que si vous avez quelqu’un à qui les vendre, quelqu’un qui ignore ce qu’ils sont en réalité.

 

Goldman utilisa deux méthodes pour dissimuler la saleté qu’ils vendaient. En premier lieu, ils ont fait des liasses de centaines de différents prêts immobiliers dans des instruments appelés CDO[15]. Ensuite, ils ont vendus aux investisseurs l’idée que, parce qu’une liasse de ces prêts se comporterait bien dans l’ensemble, il n’y avait pas de raison de s’inquiéter trop des « adorables[16] ». Le CDO, dans son ensemble, était solide. Ainsi, les prêts notés comme des déchets ont été transformés en investissements notés AAA[17]. En second lieu, pour se couvrir contre le risque sur ses propres paris, Goldman obtint une assurance de compagnies comme AIG[18] – assurance connue sous le nom de CDS[19] – sur les CDO. Les CDS étaient fondamentalement un pari sur une course de chevaux entre AIG et Goldman : Goldman parie que les ex-taulards vont faire défaut sur leur prêt, AIG parie qu’ils le rembourseront.

 

Il y avait un seul problème avec ces affaires : toute leur mécanique était exactement le genre de spéculation dangereuse que les agences fédérales sont supposées refréner. Les produits financiers dérivés comme les CDO et les CDS avaient déjà provoqué une série de catastrophes financières : Procter & Gamble et Gibson Greetings y perdirent tous deux des fortunes. En Californie, le comté d’Orange fut forcé de se déclarer en cessation de paiement en 1994. Cette année-là, un rapport du bureau de comptabilité du Gouvernement[20] recommandait de réglementer strictement ce type d’instruments financiers – et, en 1998, la présidente de la commission des transactions à terme sur les matières premières[21] [CFTC], Brooksley Born, confirma cette recommandation. En mai 1998, elle écrivit une lettre à l’administration Clinton et aux dirigeants économiques suggérant que les banques soient tenues de fournir plus de détails sur le négoce des dérivés et qu’elles soient aussi tenues de faire des provisions pour amortir les pertes.

 

Plus de règlementation n’était pas exactement ce que Goldman avait en tête. « Les banques sont furieuses – elles veulent bloquer la réforme », dit Michael Greenberger, qui travaillait pour Born comme directeur des marchés et des transactions financières à la CFTC et qui est maintenant professeur de droit à l’université du Maryland. « Greenspan, Summers, Rubin et [le patron de la SEC Arthur] Levitt veulent aussi la bloquer. »

 

Cette bande des quatre de Clinton régnant sur l’économie – « spécialement Rubin », selon Greenberger – convoqua Born pour une réunion et ils plaidèrent leur cause. Malgré cela, Born refusa de faire machine arrière et continua à demander une meilleure règlementation des dérivés. Aussi, en juin 1998, Rubin dénonça publiquement la position de Born, recommandant finalement que la CFTC soit privée de son pouvoir de règlementation. En 2000, le dernier jour de sa législature, le Congrès adopta la – maintenant fameuse – loi de modernisation des transactions à terme sur les matières premières[22], loi qui fut insérée à la dernière minute dans un collectif budgetaire de plus de 1000 pages, avec presqu’aucun débat au Sénat. Les banques étaient maintenant libres d’échanger des CDS en toute impunité.

 

Mais l’histoire ne se termina pas là. En 2000, AIG, le principal fournisseur de CDS, approcha le département des assurances de l’État de New York pour lui demander si les CDS seraient règlementés en tant qu’assurances. À l’époque, le bureau des assurances était dirigé par Neil Levin, un ancien vice-président de Goldman. Celui-ci décida que les CDS ne seraient pas règlementés. Devenue libre d’émettre des CDO et d’acheter des CDS autant qu’elle voulait, Goldman se jeta frénétiquement dans le marché du prêt immobilier. En 2006, à l’apogée de la bulle, Goldman avait émis pour 76,5 milliards de dollars de produits dérivés basés sur des prêts immobiliers – un tiers de ces prêts étant des subprime -, la plus grande part de ces produits étant vendue à des investisseurs institutionnels comme des fonds de pension et des compagnies d’assurance. Et, dans ces émissions massives, il y avait de vastes marécages de merde.

 

Prenons une émission de cette année-là, GSAMP Trust 2006-S3 pour 494 millions de dollars. De nombreux prêts correspondaient à un second emprunt par les emprunteurs et leur capital moyen ne valait que 0,71 % de leur emprunt. De plus, 58 % des prêts étaient peu ou pas documentés – pas de nom de l’emprunteur, pas d’adresse, juste le code postal. Malgré cela, les deux principales agences de notation, Moody’s et Standard & Poor’s, donnèrent à 93 % de l’émission la note « qualité pour investisseur »[23]. Moody’s prédisait que moins de 10 % des prêts feraient défaut. En réalité, 18 % furent en défaut de paiement dans les 18 mois.

 

Mais Goldman n’était pas exposée au risque. La banque pouvait acheter ces prêts affreux, complètement irresponsables, à des firmes pires que des gangsters comme Countrywide et les revendre à des municipalités et des retraités – des vieux, bon sang ! – en affirmant que ce n’était pas la pire bouse de vache qu’on ait jamais vue. Mais tout en faisant cela, la banque prenait des positions à la baisse sur ce marché. En clair, elle pariait contre la merde qu’elle-même vendait. Pire encore, Goldman s’en félicitait publiquement. « Le secteur du prêt immobilier continue à être faible », se vantait David Viniar, responsable financier de la banque, « en conséquence, nous avons subi des pertes sur nos positions acheteuses… Cependant, notre gestion du risque sur ce marché consistait à être baissier et notre position nette vendeuse a été bénéficiaire ». En d’autres termes, les dérivés de prêts immobiliers que Goldman vendait étaient pour les crétins. On ne pouvait gagner de l’argent qu’en pariant contre ces mêmes prêts immobiliers.

 

« Voilà jusqu’où ces salopards ont osé aller », dit le gérant d’un hedge fund. « Au moins, avec les autres banques, vous pouviez dire qu’elles étaient seulement stupides – elles croyaient à ce qu’elles vendaient et elles ont implosé avec la bulle. Goldman savait ce qu’elle faisait ». Je demande au gérant comment il se peut que vendre quelque chose et parier contre – surtout si vous en savez plus sur les faiblesses des produits que le client – ne soit pas considéré à un délit d’initié.

 

« C’est exactement un délit d’initié », dit-il, « c’est le cœur même du délit d’initié ».

 

Finalement, de nombreux investisseurs fâchés se sont regroupés. Après l’éclatement de la bulle immobilière, comme une répétition virtuelle de la bulle Internet, Goldman fut touché par une vague de procès, dans lesquels la banque fut accusée d’avoir caché l’information pertinente sur la qualité des prêts immobiliers qu’elle émettait. Les autorités de l’État de New York poursuivent Goldman ainsi que 25 autres courtiers pour avoir vendu des liasses des prêts merdeux de Countrywide à des fonds de pension de fonctionnaires, lesquels ont perdu 100 millions de dollars sur leur investissement. Le Massachusetts aussi a enquêté sur Goldman pour les mêmes raisons, agissant au nom de 714 détenteurs de prêts prédateurs. Mais cette fois encore, Goldman s’en est sortie pratiquement indemne, écartant les menaces en acceptant de payer une somme dérisoire, 60 millions de dollars – environ ce que son département des CDO gagnait en un jour et demi pendant le boom immobilier.

 

Les conséquences de la bulle immobilière sont toutes bien connues – elle a conduit, plus ou moins directement, à l’effondrement de Bear Stearns, Lehman Brothers et AIG, dont le portefeuille toxique de CDS était composé, pour une part significative, d’assurances que des banques comme Goldman avaient achetées pour couvrir le risque de leur propre portefeuille immobilier. En fait, au moins 13 milliards de dollars d’argent public, donnés à AIG pour son renflouage, sont allés à Goldman, ce qui signifie que la banque a gagné deux fois sur la bulle immobilière : elle a d’abord arnaqué les investisseurs qui ont acheté ses CDO pourris en pariant contre ses propres produits merdeux, puis elle s’est retournée et a arnaqué le contribuable en le faisant payer ces mêmes paris.

 

Et de nouveau, tandis que le monde s’effondrait autour de la banque, Goldman s’assura que tout irait très bien du côté des rémunérations. En 2006, le montant des rémunérations grimpa à 16,5 milliards de dollars – une moyenne de 622.000 $ par employé. Comme l’expliqua un porte-parole de Goldman, « Nous travaillons très dur ici ».

 

Mais le meilleur était encore à venir. Tandis que l’effondrement de la bulle immobilière expédia la plupart du monde financier vers la sortie ou la prison, Goldman doubla la mise – et, presque seul, créa encore une autre bulle, une dont le monde ignore encore que la firme y est impliquée.

 

Bulle n° 4

 

4 $ le gallon

 

Au début de 2008, le monde financier était en plein désarroi. Wall Street avait passé les 25 dernières années à provoquer un scandale après l’autre, ce qui ne laissait pas grand-chose à vendre qui ne fût avarié. Les termes junk bond[24], IPO, subprime mortgage[25] et autres mets financiers qui furent en vogue un temps, étaient maintenant fermement associés à des escroqueries dans l’esprit du public. Les termes CDS et CDO allaient bientôt les rejoindre. Les marchés de crédit étaient en crise et le mantra qui avait sous-tendu l’économie fantasmatique des années Bush – la croyance que les prix de l’immobilier ne baissent jamais – n‘était plus qu’un mythe effondré, laissant Wall Street réclamer à grand cris un nouveau paradigme de connerie à lancer.

 

Où aller ? Avec un public réticent à mettre de l’argent dans quoi que ce soit qui ressemble à un investissement papier, la Street déménagea en douce le casino vers le marché des matières premières physiques[26] – les trucs que vous pouvez toucher : maïs, café, cacao, blé et, avant tout, les matières premières énergétiques, surtout le pétrole. En conjonction avec la baisse du dollar, la restriction du crédit[27] et l’effondrement de l’immobilier provoquèrent une « fuite vers les matières premières »[28]. En particulier, le prix du pétrole à terme[29] est monté en flèche, le baril passant de 60 $ mi-2007 à un plus haut de 147 $ à l’été 2008.

 

Cet été là, tandis que la campagne présidentielle montait en puissance, la raison donnée pour expliquer la montée du prix de l’essence jusqu’à 4,11 $ le gallon[30] était que le monde faisait face à un problème d’approvisionnement en pétrole. Dans un classique exemple de la façon dont Républicains et Démocrates répondent aux crises par de féroces polémiques sur des points stupides et hors-sujet, John McCain prétendait que mettre fin au moratoire sur l’exploitation en mer[31] serait « très utile à court terme », tandis qu’Obama, en bon yuppie libéral, défendait l’idée qu’un investissement fédéral dans la voiture hybride était la solution.

 

Mais tout était mensonger. Il est vrai que la production pétrolière globale va finir par s’épuiser, mais la production à court terme était en fait en augmentation. Selon l’administration pour l’information sur l’énergie[32], dans les six mois qui ont précédé l’envolée des prix, l’offre mondiale de pétrole était passée de 85,24 millions de barils par jour à 85,72 millions. Sur la même période, la demande avait chuté de 86,82 millions de barils par jour à 86,07 millions. Non seulement l’offre à court-terme avait augmenté, mais la demande avait baissé – ce qui, en termes économiques classiques, aurait dû faire baisser les prix à la pompe.

 

Alors d’où provenait l’énorme hausse des prix du pétrole ? Devinez. Évidemment, Goldman a été aidé – il y avait d’autres joueurs dans le marché des matières premières physiques – mais la cause initiale a tout à voir avec le comportement d’un petit nombre de puissants acteurs déterminés à transformer en casino spéculatif ce marché qui avait été, jusque-là, sérieux. Goldman procéda en convaincant des fonds de pension et d’autres grands investisseurs institutionnels d’investir dans le marché à terme du pétrole[33] – en acceptant d’acheter du pétrole à un certain prix à une date fixée à l’avance. L’initiative transforma la nature du pétrole : d’une matière première rigidement soumise à la loi de l’offre et de la demande, il devint un objet de paris, comme les actions. Entre 2003 et 2008, le volume d’argent spéculatif dans les matières premières passa de 13 milliards à 317 milliards de dollars, un accroissement de 2.300 %. En 2008, un baril de pétrole changeait de main, sur le papier, 27 fois en moyenne avant d’être livré et consommé.

 

Comme c’est souvent le cas, il existait une loi, datant de la Grande Dépression, pour empêcher spécifiquement ce genre de choses. Le marché des matières premières était d’abord destiné à aider les agriculteurs. Un cultivateur préoccupé par une éventuelle future baisse des prix pouvait signer un contrat de vente de son maïs à un certain prix, pour une livraison plus tard ; grâce à cela, il lui était moins utile de stocker lui-même sa récolte. Quand personne n’achetait du maïs, l’agriculteur pouvait vendre à un intermédiaire appelé « spéculateur traditionnel », lequel stockait le grain pour le vendre plus tard, quand la demande était plus forte. De cette façon, il y avait toujours quelqu’un pour acheter à l’agriculteur, même quand le marché n’avait pas besoin, temporairement, de sa récolte.

 

Cependant, en 1936, le Congrès reconnu qu’il ne devait jamais il y avoir plus de spéculateurs dans ce marché que de producteurs et de consommateurs. Si cela arrivait, les prix seraient alors affectés par autre chose que l’offre et la demande et la manipulation des cours s’ensuivrait. Une nouvelle loi donna le pouvoir à la CFTC[34] – le même organisme qui tenta vainement plus tard de règlementer les CDS – d’imposer des limites aux opérations spéculatives sur les matières premières. Grâce à la supervision de la CFTC, la paix et l’harmonie régna sur les marchés de matières premières pendant plus de 50 années.

 

Tout cela changea en 1991 quand, à l’insu de presque tout le monde, J. Aron, une filiale de Goldman spécialisée dans le négoce des matières premières, écrivit à la CFTC en utilisant un argument inhabituel. Les agriculteurs possédant de gros stocks de maïs, argumentait Goldman, n’étaient pas les seuls qui avaient besoin de se couvrir contre le risque de baisse des prix – les négociants de Wall Street qui font de gros paris sur le prix du pétrole avaient, eux aussi, besoin de se couvrir contre leur risque, parce que, eh bien, eux aussi risquaient de perdre beaucoup d’argent.

 

C’était vraiment n’importe quoi – la loi de 1936, rappelez-vous, avait été écrite pour faire spécifiquement la distinction entre les négociants qui achetaient et vendaient une marchandise réelle, tangible et ceux qui traitaient seulement du papier. Mais la CFTC, étonnamment, accepta l’argument. Elle donna à la banque un laissez-passer, appelé « exemption pour couverture de bonne foi »[35], permettant à la filiale de Goldman de se prétendre négociant de matières premières réelles et d’échapper ainsi à toutes les limites imposées aux spéculateurs. Dans les années qui ont suivi, la commission accorda discrètement des exemptions à 14 autres compagnies.

 

Goldman et d’autres banques étaient alors devenues libres d’attirer plus d’investisseurs dans les marchés de matières premières, permettant aux spéculateurs de faire des paris de plus en plus gros. Cette lettre de Goldman en 1991 conduisit plus ou moins directement à la bulle pétrolière de 2008, quand le nombre des spéculateurs sur le marché – motivés par la crainte de la chute du dollar et l’effondrement de l’immobilier – submergea finalement producteurs et consommateurs. En 2008, les trois quarts au moins de l’activité sur les marchés de matières premières était spéculative, selon un employé du Congrès qui a étudié les chiffres – et ce chiffre est probablement sous-évalué. Vers le milieu de l’été 2008, malgré une offre en hausse et une demande en baisse, nous payions 4 $ le gallon chaque fois que nous nous arrêtions à la pompe.

 

Ce qui est encore plus stupéfiant c’est que la lettre d’exemption à Goldman, ainsi que la plupart de celles qui ont suivi, furent données plus ou moins en secret. « J’étais le chef de la division des marchés et Brooksey Born était la patronne de la CFTC », dit Greenberger, « et ni elle ni moi ne connaissions l’existence de cette lettre ». En fait, les lettres ne furent connues que par accident. L’année dernière, un employé du comité pour l’énergie et le commerce de la Chambre[36] se trouvait à une réunion quand des officiels de la CFTC firent une référence impromptue aux exemptions.

 

« J’avais été invité à une réunion que la commission organisait sur l’énergie », raconte l’employé, « et, soudain, au milieu de la réunion, ils commencent à dire « Ouais, nous écrivons ces lettres depuis des années maintenant’’. J’ai levé la main et dit « Vraiment ? Vous avez écris une lettre ? Puis-je la voir ?’’ Ils firent des « Hum, hum’’ d’embarras, la discussion tourna en rond un moment et à la fin, ils ont dit « Il nous faut l’accord de Goldman Sachs’’. J’ai demandé « Qu’est-ce que vous voulez dire par `demander l’accord de Goldman Sachs ?’’’ »

 

La CFTC cita un règlement qui interdisait de communiquer toute information concernant la position courante d’une société sur le marché. Mais la demande de l’employé concernait une lettre écrite 17 ans plus tôt. Elle n’avait plus aucun rapport avec la position courante de Goldman. De plus, l’article 7 de la loi de 1936 sur les matières premières donne au Congrès le droit d’obtenir de la CFTC toute l’information qu’il veut. Pourtant, dans une parfaite illustration de la mainmise totale de Goldman sur le gouvernement, la CFTC attendit l’accord de la banque avant de transmettre la lettre.

 

Armée de son exemption à moitié secrète conférée par le gouvernement, Goldman était devenu l’architecte en chef d’une gigantesque salle de paris. Son Goldman Sachs Commodities Index – indice qui suit les prix des 24 principales matières premières, mais dans lequel le pétrole est surpondéré – devint le lieu où les fonds de pension, les compagnies d’assurance et d’autres investisseurs institutionnels pouvaient placer des paris massifs à long terme sur les prix des matières premières. Tout aurait été très bien s’il n’y avait eu quelques petits problèmes. L’un de ces problèmes était que les spéculateurs sur indice font surtout des paris à la hausse[37] et rarement sur la baisse[38]. Si ce type de comportement est bon pour un marché d’actions, il est désastreux pour les matières premières, parce qu’il fait continuellement monter les prix. « Si les spéculateurs sur l’indice avaient aussi pris des positions à la baisse comme à la hausse, vous auriez vu les prix monter et descendre », dit Michael Masters, gérant d’un hedge fund qui a contribué à révéler le rôle des banques d’affaires dans la manipulation du prix du pétrole. « Mais ils poussent les prix dans une seule direction : vers le haut. »

 

Pour aggraver encore le problème, Goldman elle-même a utilisé toute sa puissance pour encourager la hausse du prix du pétrole. Arjun Murti, un analyste de Goldman, salué comme un « oracle du pétrole » par le New York Times, prédit un « super pic », pronostiquant un prix du baril à 200 $. Dans le même temps, Goldman était lourdement investie dans le pétrole, à travers sa filiale J. Aron ; la banque possédait aussi une part d’une des plus grandes raffineries dans le Kansas, où elle stockait le brut qu’elle achetait et vendait. Bien que l’offre de pétrole suivît la demande, Murti lançait en permanence des alertes de pénurie mondiale de pétrole, allant jusqu’à révéler publiquement qu’il possédait deux voitures hybrides. Le prix élevé, prétendait la banque, est d’une certaine façon la faute de ce cochon de consommateur américain. En 2005, les analystes de Goldman répétaient qu’on ne saurait pas quand le prix allait cesser de monter tant qu’on ne saurait pas « quand les consommateurs américains arrêteront d’acheter des SUV[39] gouffres à essence et chercheront des alternatives moins gourmandes. »

 

Mais ce n’était pas la consommation réelle de pétrole qui faisait monter les prix – c’était le négoce du pétrole papier. À l’été 2008, les spéculateurs sur les matières premières avaient acheté et empilé assez d’options sur le pétrole[40] pour remplir 1,1 milliards de barils de pétrole ; ce qui signifie que les spéculateurs possédaient plus de pétrole à terme, sous forme papier, qu’il n’y avait de pétrole physique stocké dans toutes les cuves de stockage du pays, y compris celles de la Réserve Stratégique[41]. C’était une répétition à la fois de la bulle Internet et de la bulle immobilière, quand Wall Street faisait exploser les profits du jour en vendant à des idiots des parts d’un avenir fantasmatique où les prix monteraient éternellement.

 

Dans ce qui était devenu un processus douloureusement familier, la pastèque du pétrole frappa brutalement le trottoir durant l’été 2008, causant une perte massive de richesse ; le prix du brut plongea de 147 $ à 33 $[42]. À nouveau, les grands perdants étaient des gens ordinaires. Les retraités, dont les fonds de pension avaient investi dans cette merde, furent massacrés : CalPERS[43], le fonds de pension des fonctionnaires de Californie, avait 1,1 milliard de dollars investi dans les matières premières quand la chute arriva. Et les dégâts ne provenaient pas que du pétrole. Gonflés par la bulle des matières premières, les prix alimentaires provoquèrent des catastrophes sur toute la planète, réduisant à la famine environ 100 millions de personnes et allumant des émeutes de la faim dans tout le tiers-monde.

 

Aujourd’hui, le prix du pétrole monte à nouveau : il a pris 20 % au mois de mai et a, jusqu’à présent, doublé cette année. À nouveau, le problème n’est pas l’offre et la demande. « L’offre de pétrole est au plus haut des 20 dernières années », dit Bart Stupak, député démocrate du Michigan, membre du comité sur l’énergie de la Chambre. « La demande est au plus bas des 10 dernières années. Et pourtant, le prix est à la hausse. »

 

Quand on lui demande pourquoi les politiciens continuent à rabâcher des choses comme forer de nouveaux puits ou les voitures hybrides, alors que l’offre et la demande ne sont pas la cause du prix élevé, Stupak secoue la tête. « Je pense qu’ils ne comprennent pas très bien le problème », dit-il. « Vous ne pouvez pas l’expliquer en 30 secondes, donc les politiciens l’ignorent. »

 

Bulle n° 5

 

La magouille du renflouage

 

Après l’implosion de la bulle pétrolière à l’automne 2008, il n’y avait plus de nouvelle bulle pour faire ronronner la machine – cette fois, l’argent semble vraiment parti, comme dans une dépression mondiale. Le safari financier a donc déménagé ailleurs et le gros gibier de la chasse a été le seul tas de capital restant, bête et non gardé : l’argent des impôts. C’est ici, dans le plus grand renflouage de l’Histoire, que Goldman Sachs a vraiment commencé à montrer ses muscles.

 

Ça a débuté en septembre 2008, quand le ministre des finances d’alors, Paulson, prit une série de décisions essentielles. Bien qu’il ait déjà organisé le renflouage de Bear Stearns quelques mois auparavant et qu’il ait aussi renfloué les prêteurs quasi-privés Fannie Mae et Freddie Mac, Paulson choisit de laisser Lehman Brothers – un des derniers concurrents réels de Goldman – s’effondrer sans intervention. (« Le statut de super héros de Goldman resta intact », dit l’analyste du marché Eric Salzman, « et un concurrent dans la banque d’affaires, Lehman, disparaissait. ») Le lendemain même, Paulson donna le feu vert au renflouage massif – 85 milliards de dollars – d’AIG, lequel se retourna immédiatement et paya à Goldman 13 milliards de dollars qu’il lui devait[44]. Grâce au sauvetage, la banque finit donc par être payée en totalité pour ses mauvais paris. Par contraste, les retraités de l’industrie automobile qui attendent le renflouage de Chrysler auront de la chance s’ils reçoivent 50 cents sur chaque dollar qui leur est dû.

 

Immédiatement après le renflouage d’AIG, Paulson annonça le sauvetage de l’industrie financière par le gouvernement fédéral, un plan de 700 milliards de dollars appelé le TARP[45], « programme de soulagement des avoirs en déshérence » et plaça un banquier de Goldman, Neel Kashkari, âgé de 35 ans et jusqu’alors inconnu, en charge de gérer ce fonds. Afin de profiter de l’argent du sauvetage, Goldman annonça qu’elle se transformait en une holding bancaire, cette conversion lui donnait accès non seulement à 10 milliards de dollars du TARP, mais aussi à toute une galaxie de financements publics moins voyants – notamment des prêts à taux réduits de la Réserve Fédérale. Fin mars 2009, la Fed aura prêté ou garanti au moins 8.700 milliards de dollars, pour une série de nouveaux renflouages – et grâce à une obscure loi autorisant la Fed à refuser la plupart des audits du Congrès, les montants versés et leurs bénéficiaires demeurent presqu’entièrement secrets.

 

Se convertir en holding bancaire présente également d’autres avantages : l’organisme chargé du contrôle de Goldman est maintenant la Réserve fédérale de New York, dont le président au moment de l’annonce de la conversion était Stephen Friedman, un ancien co-président de Goldman Sachs. Friedman violait les principes de la Réserve fédérale en conservant son poste chez Goldman alors qu’il était supposé contrôler la banque. Pour régler le problème, il demanda et obtint du gouvernement une exonération pour conflit d’intérêts. Friedman devait aussi se débarrasser de ses actions de Goldman après que la banque soit devenue une holding[46], mais, grâce à l’exonération, il fut autorisé à acquérir 52.000 actions supplémentaires de son ancienne banque, ce qui le rendit plus riche de 3 millions de dollars. Friedman quitta son poste en mai 2009, mais l’homme qui est maintenant responsable du contrôle de Goldman – le président de la Fed de New York William Dudley – est encore un ancien de Goldman.

 

Le message global de tout ceci – le renflouage d’AIG, l’approbation immédiate de la conversion en holding bancaire, les fonds du TARP – est que quand il s’agit de Goldman Sachs, il n’est plus question de marché libre. Le gouvernement pourrait laisser d’autres joueurs du marché mourir, mais il ne laissera tout simplement pas Goldman échouer, en aucun cas. Son emprise sur le Marché est soudain devenue une déclaration publique de privilège suprême. « Dans le passé, c’était un avantage implicite », dit Simon Johnson, professeur d’économie au MIT[47] et ancien officiel du Fonds monétaire, qui compare le renflouage au capitalisme de copinage qu’il a vu dans les pays du tiers-monde. « Maintenant, c’est plus un avantage explicite. »

 

Une fois les renflouages en place, Goldman retourna immédiatement aux affaires habituelles, rêvant à des schémas toujours plus alambiqués pour nettoyer la carcasse américaine de son capital mal gardé. Un de ses premiers actes de la période d’après renflouage a été de repousser discrètement le calendrier qu’elle suit pour annoncer ses résultats, essentiellement pour effacer de ses comptes décembre 2008 et ses pertes de 1,3 milliard de dollars avant impôt. En même temps, la banque annonça un profit hautement suspect de 1,8 milliards de dollars pour le premier trimestre 2009 – profit qui incluait apparemment une grosse part d’argent payé par les contribuables via le renflouage d’AIG. « Ils ont complètement truqué les résultats du premier trimestre », dit un gérant de hedge fund. « Ils ont caché les pertes dans le mois orphelin et appelé bénéfice l’argent du renflouage. »

 

Deux chiffres de plus ressortent de ce stupéfiant retournement au premier trimestre 2009. La banque a payé la somme incroyable de 4,7 milliards de dollars en bonus et primes, soit une augmentation de 18 % par rapport au premier trimestre 2008. Elle a aussi levé 5 milliards de dollars par émission de nouvelles actions juste après avoir publié son résultat trimestriel. Considérés ensemble, ces deux chiffres montrent que, au bout du compte, Goldman a emprunté pour payer 5 milliards de dollars de primes à ses cadres, et cela au beau milieu d’une crise économique mondiale qu’elle a contribué à provoquer, usant d’artifices comptables douteux pour embobiner des investisseurs, quelques mois à peine après avoir reçu des milliards des contribuables.

 

Encore plus stupéfiant, Goldman fit tout ça juste avant que le gouvernement n’annonce les résultats de son nouveau « test de stress » pour les banques cherchant à rembourser l’argent du TARP – ce qui suggère que Goldman savait exactement ce qui allait arriver. Le gouvernement essayait de planifier soigneusement les remboursements pour tenter de prévenir de futurs problèmes dans les banques qui ne pourraient pas rembourser immédiatement. Mais Goldman balaya ces préoccupations, étalant effrontément son statut d’initié. « Ils semblaient connaître tout ce dont ils avaient besoin avant que le test de stress ne sorte, contrairement à tous les autres qui devaient attendre la sortie du test », dit Michael Hecht, directeur de gestion chez JMP Securities. « Le gouvernement vint déclarer « Pour rembourser le TARP, vous devez avoir émis de la dette à 5 ans qui ne soit pas assurée par le FDIC[48] – ce que Goldman venait de faire une semaine ou deux plus tôt. »

 

Et voici le coup de grâce. Après avoir joué un rôle central dans quatre bulles catastrophiques, après avoir contribué à faire disparaître du NASDAQ 5.000 milliards de dollars de richesse, après avoir refilé des milliers de prêts immobiliers toxiques à des retraités et des municipalités, après avoir contribué à pousser le prix de l’essence jusqu’à 4 $ le gallon et provoqué la faim de 100 millions de personnes dans le monde, après avoir mis la main sur des dizaines de milliards de dollars des contribuables à travers une série de renflouages gérés par son ancien PDG, combien Goldman Sachs rendit au peuple des États-Unis en 2008 ?

 

Quatorze millions de dollars.

 

C’est ce que la firme a payé en 2008, un taux effectif d’imposition d’exactement un, vous lisez bien, un pourcent. La banque a payé 10 milliards de dollars en primes et bonus la même année et a fait un bénéfice de plus de 2 milliards de dollars – pourtant, elle a payé au Trésor moins d’un tiers de ce qu’elle a casqué à son PDG Lloyd Blankfein, qui a reçu 42,9 millions de dollars l’année dernière.

 

Comment est-ce possible ? Selon le rapport annuel de Goldman, le faible niveau d’impôts est dû en grande partie à des changements dans la « répartition géographique des profits ». En d’autres mots, la banque a déplacé son argent de manière à ce que ses profits soient situés dans des pays étrangers ayant de faibles taux d’imposition. Parce que notre système d’imposition des grandes sociétés est complètement foutu, des sociétés comme Goldman peuvent expédier leurs revenus dans des paradis fiscaux et reporter indéfiniment les impôts sur ces revenus, même si elles réclament par avance des déductions sur ces mêmes revenus non imposés. C’est pourquoi n’importe quelle grande société avec un expert-comptable qui soit à jeun au moins de temps en temps, peut, en général, trouver une façon de réduire à zéro ses impôts. En fait, un rapport du bureau de Comptabilité du gouvernement[49] a trouvé qu’entre 1998 et 2005, environ deux tiers de toutes les grandes sociétés opérant aux États-Unis n’y ont payé aucun impôt.

 

C’est un scandale qui justifierait une levée de fourches – mais je ne sais comment, quand Goldman publia son imposition d’après le renflouage, c’est à peine si quelqu’un le commenta. Un des peu nombreux qui remarquèrent le scandale fut le représentant Llyod Doggett, un Démocrate du Texas qui siégea au comité des moyens et solutions[50] de la Chambre. « Tandis que la main droite mendie l’argent du renflouage », dit-il, « la gauche le cache dans des paradis fiscaux ».

 

Bulle n° 6

 

Le réchauffement global

 

Avance rapide jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes début juin à Washington D.C., Barack Obama, un jeune politicien populaire dont le plus important contributeur privé à sa campagne électorale fut une banque d’affaires du nom de Goldman Sachs – ses employés ont donné quelques 981.000 $ pour sa campagne – occupe la Maison Blanche. Ayant navigué sans encombre dans le champ de mines politique de l’ère du renflouage, Goldman est à nouveau retournée à ses affaires habituelles, cherchant des failles dans un nouveau marché créé par le gouvernement, avec l’aide d’un nouveau groupe d’anciens de la banque occupant des positions clé au gouvernement.

 

Hank Paulson et Neel KashKari sont partis ; à leur place se trouvent le directeur du cabinet des Finances Mark Patterson et le patron du CFTC Gary Gensler, tous deux anciens de Goldman (Gensler était le co-directeur financier de la firme). Et à la place des dérivés de crédit ou des CDO ou des options sur le pétrole, les crédits de carbone sont le nouveau jeu à la mode – un marché de mille milliards de dollars en plein essor, qui existe encore à peine, mais qui existera si le Parti Démocrate, qui a reçu 4.452.585 $ de ce marché lors de la dernière élection, se débrouille pour créer une nouvelle bulle de matières premières qui fera trembler la Terre, déguisée en « plan environnemental » appelé cap-and-trade[51].

 

Le nouveau marché des crédits de carbone est une répétition virtuelle du casino des matières premières qui a été si bon pour Goldman, sauf qu’il a une savoureuse nouvelle particularité : si le plan avance comme attendu, la montée des prix sera imposée par le gouvernement. Goldman n’aura même pas à truquer le jeu. Il le sera dès le départ.

 

Voici comment ça marche : si la loi passe, pour les usines et installations fonctionnant au charbon, les distributeurs de gaz naturel et de nombreuses autres industries, il y aura des limites sur les émissions de carbone (dioxyde de carbone, gaz à effet de serre) qu’elles peuvent produire chaque année. Si une société dépasse son quota, elle pourra acheter des « allocations » ou crédits à d’autres sociétés qui ont produit moins d’émissions de carbone. Le président Obama estime qu’au minimum 646 milliards de dollars de crédits de carbone seront mis aux enchères dans les sept premières années. Un de ses principaux conseillers économiques prédit que le chiffre réel sera deux, voire trois fois plus élevé.

 

La particularité de ce plan qui lui confère un attrait spécial pour les spéculateurs, c’est que le contingent[52] sera continuellement diminué par le gouvernement, ce qui signifie que les crédits de carbone deviendront, année après année, de plus en plus rares. Il s’agit donc d’un marché tout à fait inédit, où il est garanti que la matière première négociable verra son prix monter au cours du temps. Le volume en valeur de ce nouveau marché s’élèvera jusqu’à dépasser mille milliards de dollars par an. Pour comparaison, le chiffre d’affaires combiné de toutes les compagnies d’électricité aux États-Unis est de 320 milliards de dollars par an.

 

Goldman veut cette loi. Le plan est (1) d’entrer sur terrain d’une législation qui change de paradigme, (2) de s’assurer que la banque aura bien la part rentable de cette législation et (3) de s’assurer que cette part sera une grosse part. Goldman a commencé à faire pression pour l’adoption du cap-and-trade il y a longtemps, mais les choses n’ont vraiment décollé que l’année dernière, quand la firme a dépensé 3,5 millions de dollars pour du lobbying sur les questions climatiques (un de leurs lobbyistes à ce moment était Patterson, maintenant directeur du cabinet des Finances). En 2005, quand Hank Paulson était PDG de Goldman, il participa personnellement à la rédaction de la politique environnementale de la banque, un document qui contient des éléments surprenants pour une firme qui, dans tous les autres domaines, a été constamment opposée à toute règlementation gouvernementale. Le rapport de Paulson défendait l’idée que « l’action volontaire seule ne peut résoudre le problème du changement climatique ». Quelques années plus tard, le chef du secteur carbone de la banque, Ken Newcombe, soutenait que le cap-and-trade seul ne serait pas suffisant pour régler le problème du climat et demandait des investissements publics en recherche et développement. Ce qui est pratique si l’on considère que Goldman a investi tôt dans l’énergie éolienne (elle a acquis une filiale du nom de Horizon Wind Energy), le biodiesel (elle a investi dans une société appelée Changing World Technologies) et l’énergie solaire (elle a un accord de partenariat avec BP Solar), exactement le genre d’affaires qui vont prospérer si le gouvernement force les producteurs d’énergie à utiliser de l’énergie plus propre. Comme Paulson l’avait dit à l’époque, « nous ne faisons pas ces investissements pour perdre de l’argent. »

 

Goldman possède une part de 10 % dans la bourse d’échange de carbone de Chicago[53], où les crédits de carbone seront négociés. De plus, la banque possède une part minoritaire dans Blue Source LLC, une société de l’Utah qui vend le type de crédits de carbone qui sera très recherché si la loi passe. Le lauréat du prix Nobel Al Gore, qui est intimement impliqué dans la programmation du cap-and-trade, a cofondé une société du nom de Generation Investment Management avec trois anciennes huiles de Goldman Sachs Asset Management, David Blood, Mark Ferguson et Peter Harris. Leur domaine ? Investir dans les crédits de carbone. Il y a aussi un fonds de 500 millions de dollars, Green Growth Fund, créé par un ancien de Goldman pour investir dans les technologies vertes… La liste peut continuer ainsi indéfiniment. Goldman est à nouveau en avance des annonces, attendant juste que quelqu’un fasse pleuvoir au bon endroit. Ce marché sera-t-il plus gros que le marché à terme sur l’énergie[54] ?

 

« Oh, il va le dépasser de plusieurs têtes », dit un ancien membre du comité sur l’énergie de la Chambre[55].

 

Bon, vous pourriez dire, quelle importance ? Si le cap-and-trade réussit, ne serons-nous pas tous sauvés de la catastrophe du réchauffement global ? Peut-être – mais le cap-and-trade, vu par Goldman, est juste un impôt sur le carbone bâti de telle façon que des intérêts privés en collectent le produit. Au lieu d’imposer simplement une taxe gouvernementale fixe sur la pollution par le carbone et obliger les producteurs d’énergie sale à payer pour la pollution qu’ils engendrent, le cap-and-trade va permettre à une petite tribu de Wall Street de se goinfrer comme des porcs en transformant encore un autre marché de matière première en système de collecte privée d’un impôt. Ceci est pire que le renflouage : ça permet à la banque de capter l’argent du contribuable avant même qu’il soit collecté.

 

« Si ça doit être une taxe, je préfèrerais que Washington la mette en place et la collecte », dit Michael Masters, le directeur de hedge fund qui a dénoncé la spéculation sur le marché à terme du pétrole, « mais nous sommes en train de parler de Wall Street déterminant la taxe et Wall Street la collectant. C’est la dernière chose au monde que je veuille. C’est complètement dingue. »

 

Le cap-and-trade va arriver. Ou, sinon, quelque chose du même genre arrivera. La morale est la même que pour toutes les autres bulles que Goldman a contribué à créer, de 1929 à 2009. Dans presque tous les cas, la même banque qui s’est comportée de manière irresponsable pendant des années, surchargeant le système par des prêts toxiques et de la dette mortelle, ne produisant rien d’autre que des bonus énormes pour quelques patrons, cette même banque donc a été récompensée par des montagnes d’argent pratiquement donné et la garantie du gouvernement – tandis que les vraies victimes de ce désordre, les contribuables ordinaires, sont ceux qui payent pour lui.

 

Il n’est pas toujours facile d’accepter la réalité de ce que nous laissons faire impunément à ces gens ; il y a une sorte de déni collectif qui s’enclenche quand un pays traverse ce que l’Amérique a subi ces derniers temps, quand un peuple perd autant de son prestige et de son statut que nous ces dernières années. Vous ne pouvez pas vraiment prendre acte du fait que vous n’êtes plus un citoyen d’une démocratie prospère de premier plan, que vous n’êtes plus à l’abri de vous faire voler en plein jour ; parce que, tel un amputé, vous pouvez encore sentir des choses qui ne sont plus là.

 

Mais c’est ainsi. C’est le monde dans lequel nous vivons maintenant. Et dans ce monde, certains doivent jouer suivant les règles, tandis que d’autres obtiennent un mot du Principal les dispensant de faire leur travail jusqu’à la fin des temps, plus 10 milliards de dollars dans un sac en papier pour s’acheter leur déjeuner. C’est un État gangster, vivant sur une économie de gangster où même les prix ne signifient plus rien : dans chaque dollar que vous payez se cachent des taxes. Et peut-être bien que nous ne pouvons plus l’arrêter, mais nous devons au moins savoir où tout cela nous conduit.

 

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[1] NdT : American International Group, AIG, géant de l’assurance.

 

[2] NdT :le New York Stock Exchange, NYSE, est la principale bourse de New York.

 

[3] NdT : un investment trust était l’équivalent d’un fonds d’investissement.

 

[4] NdT : la spéculation intraday est une méthode de spéculation avec laquelle toutes les positions sont ouvertes en début de séance et fermées en fin de la même séance.

 

[5] NdT : l’effet de levier désigne le mécanisme consistant à emprunter 9 avec 1, par exemple.

 

[6] NdT : Keith Olbermann est le chroniqueur de l’émission Countdown sur la chaîne du câble MSNBC. Libéral au sens américain, il est connu pour ses critiques sans concession des politiques.

 

[7] NdT : underwriter, mandataire.

 

[8] NdT : Treasury Secretary, l’homologue d’un ministre des Finances.

 

[9] NdT : la Fed, ou Federal Reserve, est la banque centrale – privée – des États-Unis.

 

[10] NdT : Initial Public Offering, IPO, introduction en bourse avec levée de capital par vente d’actions au public.

 

[11] NdT : un hedge-fund, ou « fonds de couverture » est en fait souvent un fonds spéculatif.

 

[12] NdT : laddering pourrait se traduire par « échelonnement ».

 

[13] NdT : Securities and Exchange Commission, SEC, le gendarme de la bourse new-yorkaise.

 

[14] NdT : il s’agit ici d’une description, volontairement caricaturale, des souscripteurs des fameux prêts « subprime », considérés comme déclencheurs de la crise financière de 2008.

 

[15] NdT : Collateralized Debt Obligations, CDO, des obligations garanties sur de la dette, en l’occurrence des prêts immobiliers.

 

[16] NdT : il s’agit des prêts « subprime ».

 

[17] NdT : la note AAA est la plus élevée, en principe réservée aux investissements les plus sûrs.

 

[18] NdT : American International Group, AIG, géant de l’assurance.

 

[19] NdT : Credit-Default Swap, CDS, assurance couvrant le risqué de défaillance de l’emprunteur.

 

[20] NdT : Government Accountability Office.

 

[21] NdT : Commodity Futures Trading Commission, CFTC.

 

[22] NdT : Commodity Futures Modernization Act.

 

[23] NdT : la note investment grade, qui est une bonne note.

 

[24] NdT : obligation pourrie.

 

[25] NdT : prêt immobilier subprime.

 

[26] NdT : commodities, les matières premières minières et aussi agricoles : or, fer, pétrole, gaz, charbon, uranium, blé, maïs, etc.

 

[27] NdT : credit crunch.

 

[28] NdT : flight to commodities.

 

[29] NdT : oil futures.

 

[30] NdT : le gallon US est un volume de 3,785 litres.

 

[31] NdT : offshore, il s’agit ici d’un moratoire sur l’installation de nouvelles plateformes pétrolières sur le plateau continental le long des côtes états-uniennes.

 

[32] NdT : Energy Information Administration, EIA, une des deux agences de référence sur l’énergie.

 

[33] NdT : oil futures.

 

[34] NdT : Commodity Futures Trading Commission, CFTC.

 

[35] NdT : BonaFide Hedging Exemption.

 

[36] NdT : House Energy and Commerce Committee.

 

[37] NdT : to make a long bet ou to be long signifie parier sur la hausse.

 

[38] NdT : to take a short position ou to be short signifie parier sur la baisse.

 

[39] NdT : sport utility vehicles, SUV.

 

[40] NdT : oil futures, options d’achat (ou de vente) de pétrole à terme.

 

[41] NdT : Strategic Petroleum Reserve.

 

[42] NdT : la baisse de 147 $ à 33 $ a pris moins de cinq mois…

 

[43] NdT :California Public Employees’ Retirement System, CalPERS.

 

[44] NdT : cette somme correspond aux CDS que Goldman avait achetés à AIG pour couvrir son risque dans l’immobilier.

 

[45] NdT : Troubled Asset Relief Program, TARP.

 

[46] NdT : En devenant une holding, Goldman Sachs tombait sous la juridiction de Friedman en tant que président de la Réserve fédérale de New York.

 

[47] NdT : Massachussetts Institute of Technology, MIT, une des universités et centres de recherche les plus réputés au monde.

 

[48] NdT : Federal Deposit Insurance Corporation, FDIC, institution qui assure les dépôts bancaires des particuliers ainsi que, désormais, certaines dettes des institutions financières.

 

[49] NdT : Government Accountability Office, GAO.

 

[50] NdT : House Ways and Means Committee.

 

[51] NdT : il s’agit d’une législation, non encore définitivement adoptée, qui organise le commerce (trade) d’une marchandise – en l’occurrence l’autorisation d’émission de gaz carbonique – tout en contingentant cette marchandise (cap).

 

[52] NdT : the « cap ».

 

[53] NdT : Chicago Climate Exchange.

 

[54] NdT : energy-futures market.

 

[55] NdT : House Energy Committee.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/goldman-sachs-la-gran...

 

 

 Reportage en 6 vidéos

Le fabuleux destin de Goldman Sachs

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Goldman_Sachs 

Le 4 décembre 1928, la compagnie crée le Goldman Sachs Trading Corp., une société d'investissement à capital fixe (en) avec des propriétés similaires à celle d'une chaîne de Ponzi. La société échoue à la suite du Krach de 1929, nuisant à la réputation de la firme pour plusieurs années6.

Une autre crise financière pour la firme s'est produite en 1970, quand la Penn Central Transportation Company a fait faillite avec plus de 80 millions de $ en papier commercial en circulation, la plupart émis par Goldman Sachs. La faillite était de grande ampleur, et les poursuites en découlant ont menacé le capital du partenariat et la vie de l'entreprise. C'est cette faillite qui a entraîné la création de notations de crédit pour chaque émetteur de papier commercial aujourd'hui émises par plusieurs services de notation de crédit.

En 1990 Robert Rubin et Stephen Friedman prennent la tête de Goldman Sachs. Robert Rubin quitte la firme pour devenir le 70e Secrétaire au Trésor des États-Unis de 1995 à 1999 pendant l'administration Clinton

 

Jon Corzine prend la tête de la firme en 1994. Il la quitte pour devenir sénateur puis gouverneur du New Jersey dans les années 2000.

GS est critiquée lors de la crise financière russe de 1998, conseillant la Russie tout en spéculant contre sa capacité à payer sa dette8.

Dans la deuxième partie de l'année 2007, Goldman Sachs est l'une des seules entreprises dans le domaine financier à ne pas avoir perdu d'argent en anticipant la crise des subprimes10.

 

Le 21 septembre 2008, en raison des pertes considérables subies par leurs implications dans la crise des subprimes, le groupe demande et reçoit l’approbation de la Réserve Fédérale (Fed) pour un changement de statut : de banque d’investissement (investment bank) elle devient la quatrième holding company du pays11. Le groupe peut alors bénéficier des nouvelles liquidités de la Réserve Fédérale débloquées par le plan Paulson12. Puisque Henry Paulson est un ancien président et directeur de la banque Goldman Sachs, Ce sauvetage semble ne pas être sans contreparties : le capital de Goldman Sachs change de mains. Ainsi, Warren Buffett entre officiellement dans le capital de la banque en injectant 5 milliards de dollars.

Goldman Sachs a reçu, à l'automne 2008, près de 13 milliards de dollars que lui devait American International Group, qui lui-même a été renfloué par la Fed13.

En juillet 2009, le magazine américain Rolling Stone publie un article de l'écrivain politique Matt Taibbi où ce dernier accuse Goldman Sachs d'avoir provoqué la plupart des « manipulations de marché » ou bulles, lors de ces 80 dernières années14.

En février 2010, le New York Times affirme que GS porte une responsabilité directe dans l'agravation de la crise de la dette publique grecque. Elle aurait aidé le gouvernement grec à camoufler sa dette grâce à des outils financiers qui lui auraient permis de dissimuler ses transactions tout en renflouant ses comptes avec l'aide d'autres banques américaines. Goldman Sachs en aurait tiré 300 millions de dollars de bénéfices15

En avril 2010, la Securities and Exchange Commission poursuit Goldman Sachs et Fabrice Tourre, un de ses vice-présidents, pour fraude dans les événements entourant la crise des subprimes, « une affaire qui pourrait avoir coûté plus d'un milliard de dollars aux investisseurs »16,10. Le 15 juillet 2010, la société a décidé de verser 550 millions USD pour mettre fin à la poursuite17.

En mai 2010, le Département de la Justice des États-Unis « a ouvert une enquête pénale sur Goldman Sachs au sujet de vente de titres adossés à des crédits hypothécaires à risque »18.

Le 30 août 2010, Axa cesse d'être le premier actionnaire de Goldman Sachs.

Le 2 septembre 2011, le gouvernement des États-Unis entame des poursuites judiciaires contre Goldman Sachs pour son rôle dans la crise des subprimes19.

En octobre 2011, La Tribune publie un article dans lequelle elle soupçonne Goldman Sachs ainsi que d'autres gros acteurs du marché des matières premières de créer artificiellement, avec la complicité du London Metal Exchange, une pénurie de zinc et d'aluminium et ainsi spéculer à la hausse sur les cours20.

En novembre 2011, la crise de la dette grecque en Europe nécessite plusieurs remaniements dans les gouvernements. En Grèce, le premier ministre Geórgios Papandréou est remplacé par Loukás Papadímos, ayant travaillé à Goldman Sachs21. En Italie, le Cavaliere est remplacé par Mario Monti, ayant aussi travaillé à Goldman Sachs21. Mario Draghi, vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs de 2002 à 2005, succède à Jean-Claude Trichet le 1er novembre 2011 à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE).

En 2012, plus besoin de présidentielles…http://www.come4news.com/en-2012,-pas-besoin-de-presidentielles-335756

D’aucuns croiroww.come4news.com/en-2012,-pas-besoin-de-presidentielles-33575nt que Silvio Berlusconi a été obligé de démissionner car il faisait honte à l’Italie à cause des bunga bunga genre DSK. Au bout de 15 ans, place à la morale. Niente ! C’est la dette qu’il préfère ! (chanson coton).

A sa place une vedette des jeux vidéo Super Mario dit Monti (un nouveau serpent monétariste).

En Grèce, l’evzone Papandréou a lui aussi démissionné, pour être remplacé par Papadémos, ex-vice président de la BCE. En plus, l’exzone avait eu la témérité de tenter de demander l’avis de son peuple. Il avait un peu poussé le bouchon de résiné trop loin.

Si l’on ajoute, changement prévu, que M. Draghi est le nouveau Président de la BCE, que constate-t-on ?

En premier lieu que la démocratie républicaine est en lente agonie, à moins qu’elle ne soit déjà morte, à l’insu de notre plein gré.

Faisons le point. MM Monti et Draghi ont fait (sans doute) les beaux jours de Goldman-Sachs -GS ou « la Firme »-.

Ainsi tous ceux qui ne veulent pas marcher au pas financier sont priés de laisser la place au capitalisme qui cette fois montre le bout du nez, ceux que J. Julliard appelle les modernes Caliban.

L’Europe sera donc ouvertement gouvernée par la BCE, le FMI et GS, dont la probité est « reconnue ». Sous le bienveillant contrôle de M. Lesagences.


Il ne va pas tarder d’en être de même pour nous. Le 3A n’étant qu’un bientôt proche souvenir. A la veille de 2012, force est de constater que nous n’aurons le choix qu’entre l’orthodoxie bancaire, NS et FH, et l’aventure Mélenchon ou MLP.

Certes des différences apparaîtront en NS et FH. On pourrait choisir le côté du bouclier qui nous semble le plus protecteur. Mais ce sera pour des plans de rigueur de toute façon. Autant donner tout de suite la clé du coffre vide à ceux qui nous ont encouragés à le vider.

La trilogie citée plus haut n’aura que faire des voix du peuple. Sauf s’il lui prend envie de descendre dans la rue, un muguet à la main et « l’indignez-vous » en bandoulière. En mai, fait ce qu’il te plaît ! Pourquoi pas ? Sans crise, en 68, on jeta quelques pavés dans la mare endormie. L’an prochain, ce pourrait être dans les vitrines de nos banques impécunieuses.

Il n’est pas très sage de rétrécir une situation trop complexe pour l’entendement économique, mais peut-être assez pour le bon sens citoyen, non ?

http://en.wikipedia.org/wiki/LadderingOther Usage

Laddering also describes a process where, in order to purchase shares at a given price, investors must also agree to purchase additional shares at a higher price. This artificially inflates the price of the stock and allows insiders to buy at the lower price, with a guarantee that they will be able to sell at a higher price. This practice is illegal.

 

De la dérégulation aux bulles spéculatives. Lorsque les bornes sont franchies.....


En marge

MF Global Said ‘Never Been Stronger’ a Week Before Failure

Pour la traduction, avec Firefox voir :  FoxLingo

Un sourire quand même : Publicité interdite  Swiss América interdite sur les chaines de télé américaines . 

A mon avis GS et JP Morgan ne sont pas étrangers à cette interdiction . 

 

Et Il aura fallu 29 000 Milliards de dollars injectés par la FED depuis 2008 Pour sauver ces maffieux , ces sauvetages n'ayant servi qu'à appauvrir un peu plus la planète .. en provoquant une crise sans précédent . 

 


Qui va déposer une plainte au procureur de New York contre Loyd Blankfein ?

Il y en a eu plusieurs de déposées .. Aucune n'a jamais abouti . 

Un peu comme les fausses informations de MF Global .

Pour la même chose les dirigeants d'Enron avait été condamnés à 25 ans de prison . Mais la loi américaine a du changer , aujourd'hui visiblement la diffusion de fausses informations n'est plus un délit aux States si c'est une banque qui diffuse . 

Remarques , on s'oriente vers la même chose en France . Il n'y a qu'à lire le surprenant rapport d'activité du premier semestre 2011 , publié par Dexia le 4 Aout 2011 , moins de deux mois avant sa cessation de paiement . 

 

Même au niveau de l'Union Européenne , les enquêtes n'aboutissent plus .. On a toujours aucun résultat sur l'enquête démarrée en Juin dernier sur l'entente entre les majors américains au sujet des CDS .. Un de mes premiers billets de blog . 

@Danyves

Ils ont même facebook pour nous ficher,  faire des fichages biométriques des photos mises en ligne par tous les abrutis de la planètes et organiser les révolutions..pour leur empire global !

 

Facebook pourrait déposer son dossier d'entrée en Bourse mercredi

"Le jour exact" de cette étape préliminaire avant l'entrée en Bourse serait toujours en discussion, selon le quotidien financier, qui avançait par ailleurs que la banque d'affaires Morgan Stanley avait de bonnes chances de piloter l'opération, Goldman Sachs étant également pressentie pour jouer un rôle important.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Enron

 

Le 25 mai 2006, Kenneth Lay, 64 ans, fut reconnu coupable de six chefs d'accusation, dont la fraude et le complot ; mais il décéda d'un infarctus le 6 juillet avant de commencer à purger sa peine. L'ancien numéro deux d'Enron, Jeffrey Skilling fut reconnu coupable de 19 des 28 accusations, dont fraude, complot, fausses déclarations et délit d'initié et condamné à vingt-quatre ans et quatre mois de prison le 23 octobre 2006.

La Cour suprême des États-Unis a décidé jeudi 24 juin 2010, d'annuler la condamnation de Jeffrey Skilling, ancien PDG d'Enron, pour manquement à ses "obligations morales" lors de la faillite de la société en 20011.

Les anciens partenaires de l'entreprise sont également inquiétés par les poursuites judiciaires, notamment : le cabinet d'Arthur Andersen, Citigroup, JP Morgan, Merrill Lynch, Deutsche Bank, la CIBC, et la Banque Barclays2.


C'est quasiment Le Talon de fer de Jack London.

Bravo pour cet énorme travail, Giulietta.

Bonsoir Joël

Cet article a fait scandale aux Etats-Unis, en bonus l'analyse journaliste expliquant la méthodologie de Goldman Sachs.

ANALYSE DE LA PIEUVRE GOLDMAN SACHS

Merci, Giulietta.

Il existe une autre pieuvre : Monsanto.

 

Marie Caroline

Tout le monde dort..depuis 30 ans..

Tous ces ahuris, cette génération textos,  ne pensent qu'à  consommer, et à se payer un Iphone, quand Aple, prévoit d'automatiser, car les petits chinois commencent à se rebeller..et puis les machines rapportent plus de profit et ne font pas gréve..

 

De la rapacité généralisée : 

Outrage As Freddie Mac Bets Against Homeowners

Daily Ticker

NPR and ProPublica released an explosive report Monday that found government-owned mortgage giant Freddie Mac betting against homeowners. More »

 

NPR and ProPublica released an explosive report Monday that found government-owned mortgage giant Freddie Mac betting against the very homeowners it is supposed to help. According to the news article, the investment division of Freddie Mac (or as Henry calls it, Freddie's "gambling desk") placed billions of dollars of bets against homeowners who were trying to refinance their mortgages at lower rates.

According to NPR/ProPublica's review of public documents, Freddie Mac invested in securities called "inverse floaters," which receive all the interest payments from a specified mortgage-backed securities. "If lots of people 'pre-pay' their old loans and refinance into new, cheaper ones, then Freddie Mac starts to lose money," ProPublica's Jesse Eisinger and NPR's Chris Arnold explain. "If people can't refinance, then Freddie wins because it continues to receive that flow of older, higher interest payments."

Although Freddie Mac's bets are legal, they're highly offensive. Rightly or not, many Americans blame Freddie Mac and Fannie Mae -- which was not mentioned in the NPR/ProPublica report -- for the housing boom and subsequent bust. Nearly all Americans would agree the company's should not be focused on generating profits, now that they are officially wards of the state and are using taxpayer dollars to make these bets, as Aaron and Henry discuss in the accompanying video.

Freddie Mac plays a significant role in determining mortgage rates and is one of the "gatekeepers" with the power to decide whether a homeowner can refinance at a lower rate. If homeowners can reduce their mortgage payments, then Freddie Mac loses money. Hence the conflict of interest and the concern Freddie has been turning down refi requests in order to benefit its proprietary trades.

 

Mêmes méthodes que Goldman Sachs, John Paulson , JP Morgan & Co

 

La main invisible du marché dans une concurrence pure et parfaite.

 

Ce que Gayraud a appelé les Prêts à neutrons . 

Wall Street Is An Illegal Cartel That Needs To Be Busted Up: William Cohan

The big Wall Street banks have achieved so much control over their industry that they amount to an illegal cartel, says William Cohan, a former banker and the author of many books and articles about Wall Street, including "Money And Power," a book about Goldman Sachs.

The pricing power and profits that the big banks have is similar to that of Standard Oil, Cohan argues, referring to the gigantic oil monopoly owned by John Rockefeller that was broken up a century ago.

Cohan observes that prices of transactions like IPOs and M&A deals are basically fixed across the industry and produce humongous profits. And smaller "boutique" firms are not able to compete on price because they lack the distribution and influence of the biggest banks.

Cohan believes that the government should intervene, breaking the cartel's stranglehold. He notes, however, that a prior case brought against the industry 60 years ago failed. And even if the government were to successfully intervene, the specific remedy is not clear.

 

William Cohan

Wall Street Wants a Rebound, Needs a Shakeup: William D. Cohan

29 Jan 2012 - Bloomberg Opinion

Pour résumer Bernard Madoff et Loyd Blankfein, même combat, seulement le premier l'a joué petit bras à l'ancienne.

@Danyves

Tu connais  la série Damage ?

Non, nous n'avons jamais eu de télévision !

@Danyves

Lol j'ai les DVD, la série est géniale !   La dernière saison parle de la crise et de Madoff..

 

Oui, excellente série , Damages.Rigolant

@Netmanou

J'ai découvert cette série par hasard sur M6, j'ai acheté toutes les saisons. La série est très intelligente et palpitante.

goldman-sachs31.jpg

Bonsoir et merci Giulietta,

Si seulement on avait des journalistes qui puissent poser les bonnes questions!!!!

 

ça nous changerait des chiens de garde!

Bonsoir Malto,

Merci pour la vidéo.

Petit moral.. L'heure est grave..Si  les peuple ne se rebellent pas, ils vous nous "niquer"..

Ils ont tout détruit, et maintenant, ils nous demandent de payer et de retourner en arrière  en exerçant un chantage et une pression sur tous les peuples.

Tu te rends compte qu'Aple ne se contente pas d'exploiter les pays émergents, ils calculent déjà de les remplacer par des machines, pour anticiper leur réveil à la démocratie et à être considéré non pas comme des bêtes de sommes mais comme des êtres humains.

Ce sont des vautours prenant l'humanité pour des chiens  !!

 

Pour eux c'est simple, il y a trop de gens sur terre; beaucoup de gens meurent déjà partout sur la planète à cause de leurs méfaits, de leur conneries; il faut se lever!!!

En explorant les liens de la version dans french-revolution, mentionnée en tête du billet :

Des nouvelles des #banksters

qui a été utilisé dans un autre billet ici.

mundel_fleming_princeton pdf

 

bonne_dette_US_miammiam.png

 

Tu peux m'expliquer ce graphisme, la couleur des Etats Unis est dominante ? Et nous voyons à peine le jaune..

http://www.investopedia.com/terms/t/term-auction-facility.asp

http://articles.businessinsider.com/2010-12-01/wall_street/30080365_1_discount-window-term-auction-facility-funding

On devrait retrouver les 29 000 Mds $ indiqués par Marie-Caroline.

Au milieu le "quantitative easing" pour la crise de 2008.

Le graphique est compressé, ce sont des colonnes superposées.

Abstract de la conférence :

Global Banking Glut and Loan Risk Premium
Hyun Song Shin Princeton University hsshin@princeton.edu
January 2012
2011 Mundell-Fleming Lecture
Abstract
European global banks intermediating US dollar funds are important in in uencing credit conditions in the United States.    US dollar-denominated assets of banks outside the US are comparable in size to the total assets of the US commercial bank sector, but the large gross cross-border positions are masked by the netting out of the gross assets and liabilities.    As a consequence, current account imbalances do not re ect the in uence of gross capital    ows on US    nancial conditions.    This paper pieces together evidence from a global    ow of funds analysis, and develops a theoretical model linking global banks and US loan risk premiums.    The culprit for the easy credit conditions in the United States up to 2007 may have been the \Global Banking Glut" rather than the \Global Savings Glut".

(47 pages, pas encore lu, juste survolé)

@Danyves

La rage !!

 

30/01/12 17:53 GOLDMAN SACHS : Les cours approchent les niveaux de résistance

http://bourse.lci.fr/bourse-en-ligne.hts?urlAction=bourse-en-ligne.hts&idnews=AOT120130_00855986&numligne=7&date=120130

CFTC to Step Up Focus on High-Frequency Trading
The CFTC is planning to take a closer look at high-frequency trading, with an eye on getting a clearer understanding of how electronic trading affects commodity markets and participants.
http://online.wsj.com/article/SB10001424052970203920204577193130888885956.html?mod=djemTEW_t

Euler Hermes: Goldman Sachs relève son opinion.

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/euler-hermes-goldman-sachs-releve-son-opinion-61648

Cercle Finance | Publié le 30/01/2012 à 15:53 | Mise à jour le 30/01/2012 à 15:53

Goldman Sachs a relevé lundi son opinion sur Euler Hermes, passant de 'neutre' à 'achat, et inclus la valeur au sein de sa liste d'achat fort. Son objectif de cours est de 65 euros, ce qui représente un potentiel de hausse de 34%.

D'après l'analyste, les investisseurs se montrent trop pessimistes concernant le risque de non-paiement dans le monde.

Selon lui, le cours actuel de l'action intègre le scénario d'un bond de 8,5% des impayés en 2013, une hypothèse jugée exagérée puisqu'il table de son côté sur une parfaite stabilité.

A ce titre, Goldman estime que la sous-performance de 22% du titre Euler Hermes l'an dernier a largement aplifié la hausse de 3% des non-paiements constatée en 2011.

Il souligne, de manière plus générale, le profil risque/rendement attractif des 'midcaps' européennes de l'assurance, un phénomène qu'il attribue - pour pour qui concerne Euler Hermes - à l'activité de 'niche' du spécialiste de l'assurance crédit.

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Germany Guarantees BayernLB Loan for Nordex Turbines in Turkey 26 Jan 2012

statement from Euler Hermes Kreditversicherungs AG (HKV), the credit insurer... spokeswoman at Euler Hermes ... Euler Hermes, based in Hamburg, also insured loans to buy wind turbines...

De la pieuvre à l’Hydre, une nouvelle façon de penser la domination

A explorer en complément, avec circonspection.

merci pour tous tes liens précieux Danyves. Personne n'aborde le sujet et parler des ramifications monstres.

  • Sur Facebook, les personnes sont devenues des documents» Entretien | 26 janvier 2012 | 12:24 | Vincent Truffy Un collectif de chercheurs francophones tente de réinscrire le Web dans l’histoire plus vaste du document. A partir de cette approche, Jean-Michel Salaün décrypte les stratégies et les modèles économiques du monde numérique. Vu, lu, su: les architectes de l’information face à l’oligopole du Web de Jean-Michel Salaün, Ed. La Découverte «Cahiers libres», 130 p., 16 euros. A paraître le 9 février. Blog: http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms
  • Engooglés Chronique | 25 janvier 2012 | 3:05 | Vincent TruffyMardi 24 janvier, Google a annoncé la révision de ses conditions d’utilisation et de sa politique de confidentialité. (La chronique cite la nouvelle Scroogle de Cory Doctorow. On peut la trouver traduite en français à l’adresse http://cfeditions.com/scroogled).
  • Sur Facebook, les personnes sont devenues des documents» Entretien | 26 janvier 2012 | 12:24 | Vincent Truffy Un collectif de chercheurs francophones tente de réinscrire le Web dans l’histoire plus vaste du document. A partir de cette approche, Jean-Michel Salaün décrypte les stratégies et les modèles économiques du monde numérique. Vu, lu, su: les architectes de l’information face à l’oligopole du Web de Jean-Michel Salaün, Ed. La Découverte «Cahiers libres», 130 p., 16 euros. A paraître le 9 février. Blog: http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms
  • Engooglés Chronique | 25 janvier 2012 | 3:05 | Vincent TruffyMardi 24 janvier, Google a annoncé la révision de ses conditions d’utilisation et de sa politique de confidentialité. (La chronique cite la nouvelle Scroogle de Cory Doctorow. On peut la trouver traduite en français à l’adresse http://cfeditions.com/scroogled).

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Christophe Dubois et Christophe Deloire présentaient leur nouveau livre intitulé "Circus Politicus" qui traite des réseaux ploutocratiques mondialistes de David Rockefeller et qui oeuvrent à l'établissement d'un gouvernement mondial sous hégémonie américaine depuis 1954 hors de tout contrôle démocratique (Groupe de Bilderberg, Commission Trilatérale, CFR).
http://livre.fnac.com/a3794848/Christophe-Deloire-Circus-politicus
Source :
http://www.pluzz.fr/soir-3-2012-01-31-22h15.html
Pour en savoir plus sur le Groupe de Bilderberg, visionnez :
http://www.dailymotion.com/playlist/xua7v_jackyshow38_le-groupe-bilderberg

"A quelques mois de l’élection présidentielle de 2012, les Français sont saisis d’angoisse à l’idée que la fête électorale débouchera sur une gueule de bois. La crise aidant, la politique se révèle un théâtre d’ombres où les signes du pouvoir servent surtout à masquer l’impuissance. Qui gouverne ? Qui décide ? Circus politicus révèle les dessous d’un véritable « putsch démocratique », une tentative de neutralisation du suffrage universel par une superclasse qui oriente la décision publique. Il montre comment le Pouvoir a capitulé devant les puissances financières. Il dévoile les stratégies de double discours et d’hypocrisie française entre Paris et Bruxelles. Histoires, anecdotes, preuves, documents… tout dans ce livre tend à démontrer que les Indignés ont raison de réclamer une « vraie démocratie » ! Entrons dans ce Circus politicus où le peuple est jugé dangereux et la démocratie archaïque. Nous voici dans les réunions ultra secrètes des Conseils européens où tout se joue, dans les coulisses, dans de mystérieux clubs d’influence où les banquiers américains expliquent la vie à nos politiques, dans les officines et les bureaux d’agents secrets… La France est sous la tutelle d’un pouvoir aveugle. La souveraineté, nationale ou européenne, n’est plus qu’une image pieuse entretenue par des « idiots utiles ». Une enquête inédite, iconoclaste qui fait surgir une réalité qu’il vaudrait mieux affronter plutôt que de la nier. Christophe Deloire est directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ), ancien journaliste d’investigation au Point. Christophe Dubois est grand reporter pour l’émission 7 à 8 sur TF1."
http://livre.fnac.com/a3794848/Chri...

Nouveau traîté européen de rigueur, la City  abritant l'argent des profits libéraux et l'argent sale, refuse de signer ce traité, décidés par cela même qui nous ont ruiné, et  qui ont pris la gouvernance des Etats européens !!!

 

 

04/02/2012, 15:23 par MARIE CAROLINE PORTEU

Cette année encore ils ne se sont pas oubliés ;

Goldman Sachs: le PDG Lloyd Blankfein reçoit 7 M USD de prime en actions
NEW YORK - Les trois principaux dirigeants de Goldman Sachs, dont son PDG Lloyd Blankfein, ont reçu des primes en actions de plus de 7 millions de dollars chacun au titre de 2011, d'après des documents remis vendredi par la banque d'investissement américaine aux autorités boursières.
Lloyd Blankfein a reçu 61.702 actions ce qui représente 7,25 millions de dollars au cours de clôture de l'action vendredi (117,53 dollars), selon les documents remis à la SEC. A cela s'ajoute le salaire de base de M. Blankfein, qui est de 2 millions de dollars.
En 2010, Lloyd Blankfein, avait reçu au total plus de 14,1 millions de dollars.
Le directeur financier David Viniar et le directeur d'exploitation Gary Cohn ont reçu un montant d'actions équivalent, en plus d'un salaire de base de 1,85 million de dollars.
Le directeur juridique Gregory Palm s'est vu distribuer 14.809 titres.
Goldman Sachs a publié à la mi-janvier des résultats pour 2011 et le quatrième trimestre en forte baisse, déplorant un environnement de marché atone.
Pour l'ensemble de 2011, la banque a dégagé un bénéfice net part du groupe de 2,5 milliards de dollars, en baisse de 67% sur un an et inférieur aux attentes.
GOLDMAN SACHS GROUP
(04 février 2012 00h41) 
http://www.romandie.com/news/n/_Goldman_Sachs_le_PDG_Lloyd_Blankfein_recoit_ 7_M_USD_de_prime_en_actions040220120002.asp

PUTSCH GOLDMAN SACHS GOUVERNANCE EUROPEENNE

Le MES est le nouveau dictateur européen. Quand il veut, et aussi souvent qu'il veut, il peut simplement exiger des pays de la zone euro de payer des milliards d'euros sous 7 jours!!! Il peut ruiner un gouvernement en moins d'une semaine!!! Lisez davantage sur www.courtfool.info

23/02 Christophe Deloire "Circus politicus" en live sur Mediapart à 19 heures. Thème "Europe, crise financière, séisme grec et journalisme d'enquête"

LES VAMPIRES ONT REUSSI LEUR COUP !!! AUJOURD HUI ILS ONT L ARME FATALE LE MES GRACE A L ABSTENTION DU PS !!!

 

Mario Draghi : "le modèle social européen est mort"

 

24 février 2012 | Par Martine Orangehttp://www.mediapart.fr/journal/international/240212/mario-draghi-le-modele-social-europeen-est-mort

 

Pendant les premiers quatre mois de sa présidence à la Banque centrale européenne, Mario Draghi a d’abord consacré son temps et ses forces à parer au plus pressé : éteindre l’incendie dans la zone euro. Il a noyé les marchés sous une montagne de liquidités  et de facilités financières, au point que le bilan de la BCE, en quelques mois, est plus dégradé que celui de la Réserve fédérale au bout de quatre ans de crise. Mais cela a apporté un répit,  au moins momentané : les fortes tensions sur les dettes se sont un peu dissipées et le plan de sauvetage de la Grèce a  été adopté par les pays de la zone euro.

Fort de ce succès, le président de la BCE s’autorise maintenant à aller sur le terrain politique, domaine où jusqu’alors il n’avait osé s’aventurer. Dans un entretien au long cours au Wall Street Journal, Mario Draghi livre sa vision politique de l'Europe et de sa mission. Pour lui,  «  il n’y a pas d’alternative » aux mesures d’austérité imposées aux pays de la zone euro.  « Il n’y a  pas de compromis possible entre les réformes économiques et l’austérité fiscale. Rediscuter les objectifs budgétaires entraînerait une réaction immédiate des marchés », prévient-il. 

L’avertissement  semble valoir pour tous. Autant pour l’Espagne, qui, en pleine récession, demande à revoir le plan d’austérité qui lui a été imposée, que l’Irlande, qui elle aussi redemande à renégocier les conditions de son sauvetage, ou la Grèce qui pourrait être tentée de redéfinir les termes imposés par l’Europe après les élections législatives d’avril, voire la France, à la veille de l’élection présidentielle.

Alors que les plans d’austérité imposés à l’ensemble de l’Europe sont de plus en plus discutés, Mario Draghi considère que le débat n’a pas lieu d’être : «  le modèle social  tant vanté de l’Europe est mort », tranche-t-il.  La sécurité de l’emploi et les filets de sécurité  sociale ne peuvent plus exister. Jamais banquier central européen n'avait parlé aussi clair.

Son entourage a certainement dû voir le danger d'une déclaration aussi brutale de la part d'un dirigeant non élu : la première version de l'entretien a disparu, remplacés par des propos plus diplomatiques : le modèle social européen est seulement en train de disparaître, sous l'effet du chômage.  Avec pour précisions:  «  Il y avait une époque où l’économiste Rudi Dornbusch avait l’habitude de dire que les Européens étaient si riches qu’ils pouvaient se permettre de payer les gens pour ne pas travailler. C’est fini ».

Pour lui, les pays européens n’ont plus le choix. Ils doivent renoncer à leur passé, appliquer l’austérité et la  déflation sociale,  et aller vers une union encore plus étroite et plus contraignante entre eux. Mais  le président de la BCE en est persuadé : après tous ces efforts, la prospérité reviendra  en Europe. Plus tard. Un jour.

 

France 2 parle enfin des criminels  comme Goldman Sachs, l'un des plus grand  responsable de la ruine mondiale, et de la ruine de l'Europe.

http://jt.france2.fr/13h/ le 25 février 2012

Après nous avoir ruiné, la crise leur donne le prétexte de  ils rachétent des pans entiers de nos Etats, dans l'obligation de privatisés. de détruire nos  services publics, nos droits, pour nous réduire à l'état de pauvreté, quand ces vampires, avides continuent de s'enrichir par milliards, et cachent leur argent, leur or, dans des coffres secrets des paradis fiscaux.

Aujourd'hui, celà même qui nous ont ruiné veulent nous faire payer en suçant jusqu'à notre sang.

Nous devons refuser le racket organisé par cette mafia financière mondiale allié à des groupes libéraux occultes.

Le Parti socialiste n'a pas voté CONTRE  le MES, le traité de rigueur  est une arme offerte sur un plateau, visant à nous faire perdre notre souveraineté et nous alliéner un peu plus à cette mafia tentaculaire.  Les socialistes avaient la majorité pour faire rejetter ce traité mais ils se sont tous entendus pour botter en touche. Arnaud Montebourg, nous a montré sa vraie  nature  !

Sur le Blog d'Arnaud Montebourg :

Danyves dit :Votre commentaire est en attente de modération 
24 février 2012 à 19 h 13 min Dans une brève de Martine Orange, Mario Draghi sonne le glas du modèle social européen et annonce TINA.
C’est bien à cela que l’abstention sur le MES et l’adoption du TSCG, voudraient aboutir:
« Fort de ce succès, le président de la BCE s’autorise maintenant à aller sur le terrain politique, domaine où jusqu’alors il n’avait osé s’aventurer. Dans un entretien au long cours au Wall Street Journal, Mario Draghi livre sa vision politique de l’Europe et de sa mission. Pour lui, « il n’y a pas d’alternative » aux mesures d’austérité imposées aux pays de la zone euro. « Il n’y a pas de compromis possible entre les réformes économiques et l’austérité fiscale. Rediscuter les objectifs budgétaires entraînerait une réaction immédiate des marchés », prévient-il.
L’avertissement semble valoir pour tous. Autant pour l’Espagne, qui, en pleine récession, demande à revoir le plan d’austérité qui lui a été imposé, que l’Irlande, qui elle aussi redemande à renégocier les conditions de son sauvetage, ou la Grèce qui pourrait être tentée de redéfinir les termes imposés par l’Europe après les élections législatives d’avril, voire la France, à la veille de l’élection présidentielle.
Alors que les plans d’austérité imposés à l’ensemble de l’Europe sont de plus en plus discutés, Mario Draghi considère que le débat n’a pas lieu d’être : « Le modèle social tant vanté de l’Europe est mort », tranche-t-il. La sécurité de l’emploi et les filets de sécurité sociale ne peuvent plus exister. Jamais banquier central européen n’avait parlé aussi clair.

@Danyves

Tu crois encore à ce faux Q et sa nana reprochant à De Villepin de n'être pas restée longtemps au  repas du CRIF et sa consoeur de trop défendre les palestiniens ?

Les articles Dexia et Draghi ont été envoyé à François Hollande, avec cette phrase liminaire : pour information cet article qui interpelle avant le vote du Sénat du mardi 28 février;

@Danyves

Il n'en n'a rien à faire, si il n'était pas au pas, de la finance,  libération ne l'aurait jamais aussi bien reçu..

Je le savais pertinemment.

Le MES n'est pas un mécanisme de solidarité européen

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/01/le-mes-n-est-pas-un-mecanisme-de-solidarite-europeen_1649890_3232.html

Point de vue | LEMONDE.FR | 01.03.12 | 09h20

par Claude Debons, Jacques Généreux, Janette Habel, Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa, Marie-Christine Vergiat et Francis Wurtz


Dans un point de vue publié dans Le Monde du 25 février ("Mécanisme européen de stabilité : la bourde historique de la gauche"), des députés européens écologistes et des économistes proches d'eux s'en prennent à ceux qui, à gauche, se sont opposés au Mécanisme européen de stabilité (MES). Passons sur l'outrance rhétorique qui consiste à comparer cette opposition à celle des députés de droite sur la loi Veil instaurant le droit à l'avortement et venons-en au fait. Le MES serait "un premier pas vers une Europe fédérale avec son propre Trésor public et un budget conséquent". Au-delà du fait qu'il faudrait discuter précisément des fondements d'une telle Europe fédérale, s'il s'agissait d'"un fonds solidaire", comme ils l'affirment, s'opposer au MES serait effectivement "une bourde historique". Hélas, comme lors du débat sur le Traité constitutionnel européen (TCE), nos amis prennent leurs désirs pour la réalité.

Un Trésor public européen aurait pour objectif de financer des politiques publiques européennes. Rien de tel dans ce qui nous est présenté. Le MES n'a pas vocation à conduire des politiques publiques d'investissement au niveau européen, ce qui pourtant serait bien utile, ni même d'aider à la convergence des trajectoires économiques et sociales des Etats membres. Et surtout, loin de permettre à l'Union européenne de s'émanciper de la toute puissance des marchés financiers, il en consacre la domination. Il vise simplement à prêter des fonds aux Etats qui auront du mal à emprunter directement sur les marchés financiers. Comment cela se passera-t-il ? D'abord, les Etats emprunteront sur les marchés financiers pour constituer le capital du MES, plusieurs centaines de milliards d'euros. L'Allemagne empruntera à un peu moins de 3 %, la France à un peu plus, et les autres pays à beaucoup plus. Premier résultat donc, la dette publique va s'accroître.

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Mais il est fort probable que ces sommes risquent d'être insuffisantes en cas d'aggravation de la crise. Si le MES devait "secourir", outre la Grèce, l'Irlande et le Portugal, mais aussi l'Espagne et l'Italie – des pays aujourd'hui sur la sellette, mais appelés eux aussi à répondre aux appels de fonds du MES –, il serait vite dépassé. D'où le fait que le MES soit autorisé à emprunter sur les marchés financiers avec pour objectif d'arriver par "effet levier" à emprunter trois à quatre fois son capital. Mais pour le faire à un taux faible, il faut qu'il soit bien noté par les agences de notation. Or, tous les pays sont plus ou moins soumis à la défiance des marchés. Le risque est donc grand que le MES subisse aussi cette défiance. Cela a d'ailleurs été le cas du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui a perdu son triple A suite à la dégradation de la plupart des pays européens. Comment donc "des pays ayant perdu toute crédibilité auprès des marchés internationaux", comme l'affirment nos auteurs, peuvent-ils en se coalisant retrouver cette crédibilité ? De plus, comment le MES remboursera-t-il sa dette si les pays contributeurs, qui seront aussi ses débiteurs, sont en difficulté et si les taux grimpent ?

Loin de sortir les Etats et la zone euro de l'emprise des marchés financiers, le MES la renforce encore. Les banques, qui peuvent emprunter à 1 % auprès de la Banque centrale européenne (BCE), prêteront au MES à un taux nettement supérieur. Le MES prêtera aux Etats à un taux encore supérieur et ces fonds serviront à payer la charge de la dette qui entrera dans les coffres des banques. C'est la solidarité version néolibérale, les banques solidaires avec elles-mêmes.

Mais ce n'est pas tout, car ces "aides" aux Etats se font "sous une stricte conditionnalité" qui sera définie par la Commission européenne, la BCE et le Fonds monétaire international (FMI). C'est cette troïka qui est en train de mettre le peuple grec à genoux à force de réductions de salaires, de privatisations, de remise en cause des droits des salarié-es. Pour avoir accès au MES, il faudra en passer sous les fourches caudines de l'austérité drastique. Nos auteurs sont bien conscients du problème et affirment qu'ils sont "pour une conditionnalité, mais pas celle imposée à la Grèce". Mais ce ne sont pas eux qui définiront cette conditionnalité, mais la troïka dont on sait quelle conception elle en a.

Cerise sur le gâteau, l'octroi d'une aide financière sera, à partir du 1er mars 2013, conditionnée par la ratification du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l'Union (TSCG). Or ce traité, comme le note la Confédération européenne des syndicats – qui avait pourtant soutenu vigoureusement tous les traités antérieurs – "ne fait que stipuler la même chose : l'austérité et la discipline budgétaire". Nos auteurs indiquent que ce couplage entre le MES et le TSCG n'a pas de valeur légale. Mais le problème n'est pas juridique mais politique. En adoptant le MES, les Etats s'engagent politiquement à adopter le TSCG.

Bref, loin d'être un mécanisme de solidarité européen, le MES va être une camisole de force pour soumettre les peuples aux exigences des marchés et le S de MES risque fort d'être celui de servitude. La crise actuelle de l'UE et de la zone euro est la résultante de l'application des traités européens antérieurs marqués du sceau du néolibéralisme. La sortie de crise implique un changement de logique. Les députés écologistes et les économistes qui leur sont proches ont de la constance à défaut de cohérence. Ils avaient soutenu le TCE qui empêchait la BCE d'être un prêteur en dernier ressort pour les Etats et ils soutiennent le MES qui ne pourra pas emprunter à la BCE et qui a été inventé pour éviter d'avoir à modifier le statut de la BCE.

Il existe pourtant une autre solution pour sortir de l'emprise des marchés : que la BCE finance, sous contrôle démocratique européen, les déficits publics des Etats. Cela est d'ailleurs possible dès aujourd'hui car l'alinéa 2 de l'article 123 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne autorise la BCE et les banques centrales nationales à prêter aux établissements publics de crédit qui pourraient donc par là-même financer les déficits publics. Sortir la dette publique de la mainmise des marchés est la condition de toute politique progressiste.

Claude Debons, syndicaliste, Jacques Généreux, économiste, Janette Habel, universitaire, Jean-Marie Harribey, économiste, Pierre Khalfa, syndicaliste, Marie-Christine Vergiat, députée européenne, et Francis Wurtz, député européen honoraire, soutiennent la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle.

Goldman Sachs et d'autres banques sous le coup de poursuites de la SEC

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00429665-goldman-sachs-et-d-autres-banques-sous-le-coup-de-poursuites-de-la-sec-296309.php

La banque d'affaires Goldman Sachs a reconnu faire l'objet d'une enquête du gendarme de la Bourse américaine pour une fraude supposée dans sa politique de prêts immobiliers à risque ("subprime") aux Etats-Unis.
Goldman Sachs indique dans un document mis en ligne mardi sur le site de la Securities and Exchange Commission (SEC) que cette dernière pourrait lancer une procédure au civil sur des prêts consentis au moment de la dernière bulle immobilière (2006), pour un montant d'environ 1,3 milliard de dollars.
Le Wall Street Journal indique qu'une autre grande banque, Wells Fargo, est visée par la SEC dans le cadre de la même enquête, tandis que JPMorgan Chase devrait faire une annonce identique dans la journée.
Le quotidien financier affirme par ailleurs que l'un des hauts dirigeants de Goldman Sachs est visé par une enquête de la SEC pour un éventuel délit d'initié.
David Loeb, directeur général de Goldman, aurait transmis des informations internes sur des valeurs technologiques à des fonds spéculatifs ("hedge funds") clients, indique le journal.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la banque d'affaires s'est refusé à tout commentaire sur ces informations.

 

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  • Goldman gets Wells notice from SEC: filing
  • ...Securities and Exchange Commission notifiedGoldman SachsGroup Inc...deal, which was underwritten byGoldmanin 2006...Wells notice indicates thatSECstaff plans...
  • Wed Feb 29, 2012 9:02am EST

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Les voies de Dieu, dans la nature comme dans l’ordre de la Providence, ne sont point nos voies ; et les types que nous concevons n’ont aucune mesure commune avec la vastitude, la profondeur et l’incompréhensibilité de ses oeuvres, qui contiennent en elles un abîme plus profond que le puits de Démocrite.

Joseph Glanvill

Quand Dieu passe la main ... Goldman S. récolte ...!


 

 

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... Mais, maintenant, nous courions droit sur le gouffre lui-même, et avec une pareille tempête ! « À coup sûr, pensai-je, nous y serons juste au moment  de l’accalmie, il y a là encore un petit espoir. »

Mais, une minute après, je me maudissais d’avoir  été assez fou pour rêver d’une espérance quelconque. Je voyais parfaitement que nous étions condamnés, eussions-nous été un vaisseau de je ne sais combien de canons ! ...

Une descente dans le Maelström -  Edgar Alan Poe - ( trad. Baudelaire )

 

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Goldman Sachs, enquête sur une société secrète

A lire sur le Monde.fr

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/11/goldman-sachs-enquete-sur-une-societe-secrete_1698970_3234.html

Depuis la crise de 2008 dont il est sorti grand gagnant, le groupe n'a cessé d'engranger succès sur succès. Mais le monde a changé. Depuis 2010, Goldman Sachs travaille en permanence sous les projecteurs des médias. Si la banque continue de maintenir sa position de leader sur le front de la finance, son image s'est considérablement ternie. De la crise des crédits à risque subprimes au maquillage des comptes grecs, des paris contre les clients au réseau d'influence politique tentaculaire... elle ne sait plus où donner de la tête face aux attaques de la presse qui entachent sa réputation. Autrefois synonyme d'excellence, l'étiquette de Goldman est désormais parfois lourde à porter.

Un petit retour en arrière s'impose à ce stade. C'est à Londres que l'aventure européenne de GS a commencé dans la foulée du "Big Bang" de 1986, la libéralisation totale de la City. Goldman Sachs International, la première filière à l'étranger, voit le jour. Les premiers conseillers pays non américains sont recrutés. Ces missi dominici doivent se servir de leur carnet d'adresses pour faire connaître la banque, qui est à l'époque un partenariat de taille moyenne sur le continent, l'informer des us et coutumes de la vie des affaires et de la situation politique.

A la fin des années 1980, le groupe s'étend au reste de l'Europe, en particulier en France, en Italie et en Allemagne. Dans l'Hexagone, Jacques Mayoux, ancien président de la Société générale qui fut également le patron du groupe sidérurgique Sacilor, est nommé vice-président de Goldman Sachs Europe. En 2004, Charles de Croisset, ancien patron du Crédit Commercial de France (CCF), lui succède.

Bon nombre de ces nominations ont été supervisées par l'ancien commissaire européen Peter Sutherland. L'Irlandais sait renvoyer l'ascenseur. Ainsi, en mai 2010, il a coopté Mario Monti pour le remplacer à la présidence européenne de la Trilatérale, un des plus prestigieux cénacles de l'élite internationale.

Leur tâche prioritaire consiste à recueillir des informations en toute légalité sur les opérations à venir ou sur la politique de taux d'intérêt des banques centrales. La banque aime placer ses hommes sans jamais laisser tomber le masque. C'est pourquoi ses hommes liges cachent cette filiation quand ils donnent une interview ou mènent une mission officielle. Bien introduits, ces "ex" bavardent de choses et d'autres avec leurs interlocuteurs. Les langues se délient devant des personnages d'une telle trempe. Ils "sentent le vent" comme on dit familièrement. Les informations exclusives circulent ensuite dans les salles de marché de la banque.

Un ancien associé de Goldman Sachs à la BCE, un ex-entremetteur à la tête du gouvernement italien, un proche au pouvoir en Grèce : pour ses contempteurs, la banque dispose aujourd'hui d'un fantastique relais à Francfort, Rome et Athènes qui pourrait s'avérer utile en ces temps tourmentés.


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Le Sénat démontre que Goldman Sachs s'est enrichie grâce à la crise

http://www.france24.com/fr/20100424-courriel-goldman-sachs-senat-commission-crise-profit-banque

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François Hollande et le monde des affaires. Par Geoffrey Geuens

January 30, 2012

 Quand le CAC40 prépare l’alternance

Par Geoffrey Geuens

En choisissant comme directeur de campagne le vice-président du Cercle de l’Industrie – lobby réunissant les PDG des principaux groupes industriels français – le candidat de la gauche de droite aux prochaines élections présidentielles a envoyé un signal, on ne peut plus clair, aux marchés financiers : l’alternance ne constituera pas une menace, bien au contraire, pour les classes possédantes. Après José Sócrates, José Luis Zapatero, George Papandréou et Elio Di Rupo, François Hollande sera-t-il le prochain dirigeant socialiste à prétexter la « crise des dettes publiques » pour imposer aux travailleurs l’austérité et la régression sociale ? Au vu du pédigrée de ses responsables de campagne, il y a tout lieu de le craindre : c’est que les principaux conseillers dudit candidat se signalent par leur proximité avec le monde des affaires et leur volonté de rassurer l’Europe des marchés. A moins de quatre mois des élections, un passage en revue des troupes s’imposait.

Pierre Moscovici(directeur de campagne)

Ex-ministre en charge des Affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin,  Pierre Moscovici est vice-président du Cercle de l’Industrie. Ce lobby, représentant les intérêts des trusts français à l’échelle européenne, a été créé en 1993 par Raymond Lévy, alors président de Renault, et Dominique Strauss-Kahn, qui venait tout juste de quitter le ministère de l’Industrie et du Commerce extérieur. Partenaire du MEDEF, de l’Institut de l’Entreprise et de la Table ronde des Industriels européens, le Cercle de l’Industrie s’est doté du conseil d’administration bipartisan suivant :

Denis Ranque (président)
Administrateur de CMA-CGM, de Saint-Gobain et du Fonds Stratégique d’Investissement français ; ex-PDG de Thalès

Pierre Moscovici (vice-président)
Membre du Parti socialiste, ancien ministre chargé des Affaires européennes (1997-2002)

Alain Lamassoure (vice-président)
Membre de l’UMP, ancien ministre chargé des Affaires européennes (1993-95)

Jean-Yves Naouri (trésorier)
Directeur des opérations du groupe Publicis. Son frère, Jean-Charles Naouri, a été directeur de cabinet de Bérégovoy à Bercy et associé-gérant de Rothschild & Cie Banque, avant de prendre le contrôle du groupe de distribution Casino, et de devenir l’une des plus importantes fortunes de France estimée, en 2011, à 883 millions d’euros par le magazine écofi Challenges. Jean-Charles Naouri est aussi conseiller de la Banque de France, administrateur de Rothschild & Cie Banque et de Fimalac. Cette dernière holding, chapeautant l’agence de notation Fitch Ratings, appartient à un proche de Laurent Fabius : Marc Ladreit de Lacharrière.

Benoît Potier (administrateur)
PDG d’Air Liquide, administrateur de Danone et de Michelin, vice-président de la Table ronde des Industriels européens

Louis Gallois (administrateur)
PDG d’EADS, administrateur de Michelin, ex-directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement au ministère de la Défense

Pierre-André de Chalendar (administrateur)
PDG de Saint-Gobain, administrateur de Veolia Environnement

Pierre Gadonneix (administrateur)
Président d’honneur d’EDF, ex-administrateur de France Télécom, Elf-Erap, Usinor, Renault

Bertrand Collomb (administrateur)
Administrateur des sociétés Total, DuPont et Reuters Founders Share Company, conseiller de la Banque de France, président d’honneur de Lafarge et ex-vice-président d’Unilever

Michel Sapin (responsable du projet présidentiel)

Ancien ministre délégué à la Justice (1991-92), ministre de l’Économie et des Finances (1992-93), et ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État (2000-02), Michel Sapin pourra, en cas de victoire à la présidentielle, s’appuyer sur ses ex-conseillers : Thierry Aulagnon (directeur de cabinet à Bercy) est membre du comité de direction de la Société générale ; Eric Lombard (conseiller technique à Bercy) est président de BNP Paribas Cardif et du Groupement français des Bancassureurs ; quant à Godefroy Beauvallet (conseiller e-Government au ministère de la Fonction publique), il dirige actuellement le Fonds Axa pour la Recherche.

Les conseillers économiques de François Hollande (1)

Elie Cohen
Directeur de recherche au CNRS et à Sciences Po, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, il est aussi administrateur des firmes EDF Energies Nouvelles, Steria et PagesJaunes, ex-administrateur d’Orange et Vigeo.

Jean-Hervé Lorenzi
Professeur à l’Université Paris-Dauphine, président du Cercle des économistes, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, ex-conseiller du président du groupe Havas et du Premier ministre socialiste Edith Cresson, actuel administrateur de BNP Paribas Assurances, de la Cie financière Edmond de Rothschild, et membre du conseil d’orientation de l’Institut Montaigne, think tank créé par Claude Bébéar (Axa).

Jean-Paul Fitoussi
Président de l’Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE), membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, ex-coordonnateur de la « Commission sur la performance économique et le progrès social » – lancée à l’initiative du président Sarkozy – et président de la sous-commission de la « Commission des Nations-Unies sur la Réforme du système monétaire et financier international », ce chroniqueur du Monde et de La Republicca est aussi administrateur du trust financier italien Sanpaolo IMI, de Telecom Italia et de Banca Sella Holding.

Emmanuel Macron
Ancien membre de la « Commission Attali pour la libération de la croissance » – installée par le président Sarkozy – et actuel associé-gérant chez Rothschild & Cie Banque.

Stéphane Boujnah
Ex-membre de la « Commission Attali pour la libération de la croissance » et conseiller de Dominique Strauss-Kahn à Bercy, il est aujourd’hui le patron de la branche française du groupe financier espagnol Santander.

Forts de leurs positions dans le monde des mass-médias (Libé, Le Nouvel Observateur, Le Monde), les jeunes loups du capitalisme à la française sont désormais en mesure de faire coup double : dénoncer, à longueur de chroniques ampoulées, les « excès » des marchés financiers, tout en bénéficiant des profits symboliques et, plus encore, matériels associés à leur statut de dirigeants de la haute banque et de la grande industrie. Un économiste tel que Daniel Cohen – membre de l’équipe de campagne de Martine Aubry – a pu ainsi prêcher la bonne parole « régulationniste » dans l’émission de France Télévisions « Fric, Krach et gueule de bois », à l’appui de poncifs sur les traders fous, l’aveuglement libéral et la droite de Reagan et Thatcher, sans que Pierre Arditi, animateur de la soirée, ne juge bon de préciser que cet éditorialiste au Monde siégeait, au même moment, à la banque d’affaires Lazard, au conseil scientifique de la Fondation Jean-Jaurès et au think tank « A Gauche, en Europe », une boîte à idées sociale-libérale créée par Rocard, Strauss-Kahn et Moscovici. La boucle est bouclée.

(1) Pour plus d’informations sur la contribution apportée par ces économistes à la campagne de François Hollande, lire Fanny Guinochet et Gaëlle Macke, « Ces économistes et ces patrons qui soutiennent François Hollande », Challenges, 16 octobre 2011.

Pour en savoir plus sur les travaux de Geoffrey Geuens, vous pouvez lire son ouvrage, La finance imaginaire, aux éditions Aden : http://www.aden.be/index.php?aden=la-finance-imaginaire

http://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffrey_Geuens

Lu sur

http://www.jolimai.org/?p=193

  

La nomination de Jouyet à la CDC approuvée par le Parlement malgré des réserves

La nomination à la tête de la Caisse des dépôts (CDC) de Jean-Pierre Jouyet, ancien ministre de Nicolas Sarkozy mais aussi ami personnel de François Hollande a été approuvée mardi par le Parlement.

Lu sur le Parisien


Rubrique "Maîtres du Monde" Emmanuel Macron, Associé-gérant chez Rothschild pilotera les questions économiques à l'Elysée.

http://blogs.mediapart.fr/blog/giuliettalasubversive/160512/rubrique-maitres-du-monde-emmanuel-macron-associe-gerant-chez

 

 

Ce "monde de la finance" autour d'Hollande

http://lelab.europe1.fr/t/ce-monde-de-la-finance-autour-d-hollande-666

 

 

 

 

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Itinéraire politique : le Manuel de la Valls hésitation


Du Siècle à Alain Bauer

en passant par le Grand Orient

 http://www.bakchich.info/france/2012/05/11/itineraire-politique-le-manuel-de-la-valls-hesitation-61363

Le talent en moins, qu’il compense, croit-il par la robustesse de ses réseaux : ceux de la MNEF, mère-nourricière des jeunes responsables socialistes de l’Unef-ID , du Siècle qu’il fréquente du bout des lèvres, de l’Infini maçonnique la loge-mère d’Alain Bauer devenu Grand Maître du Grand 0rient de France le 8 septembre 2000.

 

Paradoxe amusant, alors que la sécurité serait la préoccupation dominante des français, Valls fait preuve d’une timidité de jouvencelle et d’une extrême discrétion sur sa grande proximité avec Bauer, gourou auto-proclamé de la sécurité urbaine et de la délinquance des jeunes au CV impressionnant, qui deviendra le parrain de son second fils et emploiera son ex-épouse Nathalie Soulié de 1994 à 1997 au sein de son cabinet de conseil AB Associates.

 

D’une curiosité insatiable, Le député Maire d’Evry n’aura pas non plus le courage de refuser l’invitation qui lui est faite en 2008, de passer 2 jours en juin aux frais du mystérieux et célébrissime groupe de Bilderberg, lors de la sauterie annuelle des maîtres du monde organisée au Westfields Marriott Hotel de Chantilly en Virginie. 

 

Souvenirs de Bilderberg

 

Il en rendra compte avec une gêne dissimulée avec peine le 5 juillet 2011 : « …J’étais invité, euh, euh, à assister, euh, à deux jours de cette réunion, euh, à Washington ; je ne m’en suis absolument pas caché ; j’ai trouvé que c’était très passionnant d’entendre un certain nombre  de grands responsables internationaux parler de l’état du monde. Voilà, je ne suis pas membre ; ni fondateur, euh, mais j’étais invité ; euh, ça peut être intéressant. Il faut rappeler que c’est un rassemblement qui est né, euh, après la guerre, dont la base était très atlantiste hein ; et d’ailleurs elle le reste, c’est dommage ; essentiellement Europe, Amérique du Nord et Turquie. Peu ouverte encore à ce stade sur le reste du monde. Dans un moment de guerre froide, euh, le choc des blocs de l’Est et de l’ouest, euh, euh, voilà. Vous savez, dans un monde très ouvert, euh, ça existe ; ce qu’il faudrait euh, c’est qu’en revanche euh, euh, les syndicats le font aujourd’hui, au niveau européen comme au niveau mondial. Le parti socialiste essaie de le faire au niveau du parti Socialiste Européen. L’internationale socialiste, aujourd’hui a du mal à être vraiment utile ? ce qu’il faudrait c’est que les grandes organisations internationales politiques de gauche, sociales, euh, moi je voyage beaucoup…. » Suivront des considérations du plus haut intérêt sur la politique de jumelage d’Evry…

 

 

 

Fidèle au mot d’ordre du groupe d’influence, Valls n’a fourni aucun indice sur la teneur philosophique des discussions ; on le comprend : a notamment été évoquée lors du mystérieux symposium de juin 2008, l’éventualité et les conséquences d’une implantation massive de puces électroniques sous la peau de millions de rebuts de l’humanité au prétexte de lutter contre le terrorisme international. Pour leur faire avaler la pilule, on y inscrirait le contenu de leur « carte vitale » histoire de faciliter leur traitement médical d’urgence en cas de besoin…

 

 Le maire d’Evry fait mine d’avoir oublié que le but avoué du groupe de Bilderberg est d’œuvrer à l’avènement d’un effrayant «gouvernement mondial ». 

 

Lors d’une des réunions du groupe tenue au Sofitel de Rottach-Egern en Allemagne le 5 mars 2005, David Rockefeller, l’un des co-fondateurs du groupe n’avait-il pas eu ce cri du cœur , « …Il aurait été presque impossible pour nous de développer notre plan pour le monde, si nous avions dû nous soumettre aux projecteurs publics pendant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et mieux préparé pour progresser vers un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et des banquiers du monde est sûrement préférable à l’autodétermination nationale ayant eu cours aux siècles passés… »

 

Quant au Prince Bernhard des Pays-Bas, né Zur Lippe Biesterfeld, l’un des autres co-fondateurs du groupe qui s’est réuni pour la première fois en 1954 à l’Hôtel Bilderberg  de la charmante commune néerlandaise de Oosterbeck, instruit par son appartenance au parti Nazi des Travailleurs Allemands (Nationalsozialististische Deutsche Arbeiterpartei) jusqu’au 9 septembre 1936, date à laquelle il rendit sa carte de membre pour se fiancer avec Juliana, future reine des Pays Bas, il a eu cette formule savoureuse : « Il est difficile de rééduquer ceux qui ont été habitués au nationalisme, à l’idée d’un abandon partiel de souveraineté en faveur d’une entité supranationale… ».

 A l’heure ou l’Union Européenne n’est plus très loin de faire l’unanimité des peuples contre elle, Hollande serait bien avisé de nommer Valls à la tête de la diplomatie tricolore. Nul doute qu’avec l’appui de ses nouveaux potes de Bilderberg aux commandes, la question européenne serait vite réglée…

Page 2 du Canard Enchaîné du 18 juillet 2012

 

Autre explication de texte délibérée par Hollande après son  intervention télévisée. Elle concernait le pacte budgétaire, que le chef de l'Etat veut inscrire dans une loi organique., et non dans la constitution, où il deviendrait immuable.

"La règle d'or s'applique sur plusieurs années a-t-il rappelé. A la limite, on peut prendre des engagements, pour un retour à l'équilibre sur cinq ans "Mais, en temps de crise, celà peut-être intéressant de doper la dépense publique, plutôt que de la réduire."

Hollande omet d'ajouter et il a sciemment oubié d'en informer les téléspectateurs, que le fameux pacte prévoit précisément un recourt au déficit en cas de circonstances exceptionnelles"

En réalité, le chef de l'Etat cherche à minimiser l'importance dudit pacte afin de ménager le Front de gauche, voire la gauche du Ps qui y sont imposés.

L'inscrire dans le marbre de la Constitution supposerait le nécessaire soutien de l'UMP pour atteindre la majorité nécessaire des 3/5 du Parlement. Tandis que la majorité simple suffit pour le vote d'une loi organique...

 

Lettre à François Hollande : Non au « Pacte budgétaire » !

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic

 LETTRE OUVERTE À FRANÇOIS HOLLANDE NON AU « PACTE BUDGÉTAIRE »,  PAS D’EUROPE SANS CITOYENS !

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article695

La crise européenne est à un point crucial. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance. Le "Pacte budgétaire" a été concocté par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour corseter définitivement les politiques économiques. François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels.
A l’initiative d’ATTAC et de la FONDATION COPERNIC, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum.

Merci de la signer et de la faire circuler largement autour de vous.

 

 

Goldman Sachs finalise sa prise de contrôle économique sur l’Europe


"... Le nouveau patron de la Bank of England (BoE) doit succéder à l’actuel gouverneur en juin 2013.

Mark Carney a fait des études à Harvard et Oxford, puis travaille treize ans pour la compagnie Goldman Sachs International à Londres. Il s’impliquera notamment dans l’économie post-apartheid de l’Afrique du Sud ainsi que dans les opérations de Goldman Sachs liées à la , en conseillant la Russie de parier contre la capacité du pays à rembourser sa dette..."

http://www.crashdebug.fr/index.php/international/5744-goldman-sachs-finalise-sa-prise-de-controle-economique-sur-l-europe

 

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