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Portrait de l’auteur en braconnier
La plupart du temps, c'est un homme ou une femme entre deux âges. Mais entre deux âges, ne le sommes nous pas tous, finalement ? Vu(e) de l'extérieur, rien ne le distingue particulièrement. Il pourrait être vous, moi, votre voisin de palier, l'homme ou la femme croisé(e) ce matin dans l'autobus, qui ne vous a réellement frappé(e) que par la manière qu'il(elle) avait de regarder ou d'écouter. Car c'est bien là sa particularité. C'est un capteur. Ou une capteuse. Quelqu'un qui vit le nez en l'air et toutes les écoutilles réglées sur « ouverture maximum ».... Un pilleur de bribes. Un collectionneur. Un glaneur. Un braconnier.
Méfiez-vous, cet homme (ou cette femme)-là, est un voleur, une véritable pie, un coucou qui fait son nid dans la vie des autres gens.... Ne lui confiez jamais des souvenirs trop intimes, méfiez-vous des anecdotes que vous lui raconterez, et si par malheur, vous le croisez, dans la rue, un jardin public ou à la table d'à côté, si par malchance, à la plage, vous avez étendu votre serviette juste à côté de la sienne, un conseil : mettez-vous en mode sourdine. Ne bougez qu'un minimum. Et surtout ne le regardez jamais vraiment en face : il (ou elle) serait capable de piller au fond de votre regard des choses que vous-même ignoriez y figurer.
Il ou elle n'en a peut-être pas l'air mais il ou elle est un micro vivant. Sa caméra est branchée en permanence sur le disque dur de sa mémoire. Il (elle) aspire tout, enregistre tout, le grave, le met en conserve, le laisse mariner longtemps, le triture, le malaxe, le mélange à de nombreux autres ingrédients, d'autres bribes d'autres vies, des anecdotes soigneusement mises de côté sur ses étagères personnelles, des lambeaux glanés ici ou là - et parfois même tirés de sa vie à lui/elle -, laisse mitonner le tout à petit feu, et le moment venu, il le recrache, sous forme de nouvelles, de billets ou de romans. Vous, vous tomberez dessus un peu par hasard. Et, normalement, ça vous laissera sur le flanc... Comment il (ou elle) pouvait savoir ? Comment il (ou elle) pouvait deviner ? Des coïncidences pareilles, non, c'est impossible, ça ne peut pas exister !
Souvent, il (ou elle) traque en solitaire, juste une musette à l'épaule, mais pas forcément tout le temps. Parfois, il s'intègre à un groupe, ou chasse en couple, parfois même c'est quelqu'un que vous connaissez et avec qui vous avez juste prévu de déjeuner ou de prendre un café. Dans le strict tête-à-tête qui, jusque là, en tout cas vous l'imaginiez, était votre principale garantie de confidentialité. C'est raté ! Même au téléphone, il peut vous piéger : saisir au vol une confidence, un rire, une façon de parler ou la moindre anecdote racontée et en faire son miel. Vous avez tout le temps. Généralement, chez ce type d'individus, la digestion est lente : il (ou elle) s'accorde avant tout le temps de butiner, d'amasser, de mixer, de transformer avant de publier. Mais parfois aussi, c'est plus rapide, à peine absorbée, la matière récoltée est ré-accouchée noir sur blanc. A peine si les pistes sont brouillées, relevées ou non de quelques épices ou parsemées de quelques leurres pour faire passer : un prénom changé, une date, un lieu, une époque... Mais qui se laisserait berner ?
Il n'y a guère que si ce glaneur de bribes-voleur de vies est un membre de votre famille que vous avez quelque espoir d'y échapper. Et encore. Rien n'est moins assuré. Peut-être, seulement il (ou elle) prendra alors plus de soin pour semer le doute, distribuer des masques en forme de loups, qui ne dissimulent qu'une partie des visages, laisser planer de faux indices, bref, faire semblant de vous épargner. S'il (ou elle) est l'élu(e) de votre cœur et/ou de vos nuits, vous êtes à peu près à l'abri. Du moins tant que votre idylle durera. Parce qu'à la moindre rupture, votre compte sera bon. Vous vous retrouverez épinglé(e) tel un papillon, à son tableau de chasse et toute votre intimité sera dévoilée. La vengeance est un plat qui se mange brûlant et se passe parfaitement de piment.
Une fois lu la nouvelle, le roman ou le billet dans lequel vous avez cru vous reconnaître vous-même ou reconnaître un endroit ou une personne que vous connaissez, posez la question à l'auteur. Qu'a t'il bien voulu dire entre les lignes ? A qui tel ou tel passage était-il particulièrement dédié ? Alors là, j'en mets ma main à couper - oui la droite, la seule dont je sais me servir -, il ou elle lèvera les yeux au ciel et éludera.... Non, bien sûr, il s'agissait d'une fiction. Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence. Avec un peu de chance, il (ou elle) poussera un gros soupir, comme terrassé qu'on ait pu le (ou la) soupçonner. « Si j'écris, ce n'est pas pour avoir à faire les sous-titres, à chacun d'y lire ce qu'il veut, non ? » Un peu comme un peintre à qui vous demanderiez ce qu'il veut exprimer par ses tableaux : « Ben, peut-être que si je peins, c'est justement pour ne pas avoir à l'exprimer par des mots, vous ne pensez pas ? » Vous en conviendrez. Et au final, ce sera vous qui vous sentirez confus. Et lui demanderez de vous excuser.
Cette histoire, qui n'en est pas une, n'a pas de morale, aucune conclusion, et ne débouche sur aucun conseil à suivre. Parfois vivre, c'est aussi prendre des risques, y compris celui de se livrer sans le savoir. S'exposer à rencontrer sans même deviner l'ombre de ce sur quoi, peut-être, tout ça va déboucher. Le jeu en vaut-il la chandelle ? A chacun de le décider....
PS : ce billet ne vise bien entendu personne en particulier. Aussi forts soient les soupçons de cryptage, de dédicace cachée ou de sous-texte qui s'attachent actuellement parfois à certains types de billets, il est purement gratuit et toute personne imaginant que c'est à lui (ou elle) qu'il est adressé ne pourrait que se tromper....
© Illustration: La Chasse aux papillons/ Berthe Morisot


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Et bien sûr, pour la musique, voir là :
http://www.youtube.com/watch?v=JqwKebW5QZY
j'aime bien cette image du maraudeur à l'affût du moindre élément qu'il pourra utiliser ; à l'opposé de l'autophage qui se boulotte les entrailles à grand renfort de gémissements, le maraudeur aime les autres, leurs confidences, leurs silences, leurs dégaines, leurs regards et c'est presque malgré lui qu'il leur fait une petite place sur sa page blanche du soir.
Mais il n'est pas une éponge qui recrache ce dont elle s'est gorgée, il fait subir à tout ce qu'il a avalé d'étranges transformations - question de style !
Je vous l'ai dit un jour, Patrick, je crois. Chacun de vos passages sur un de mes billets, pour moi, c'est comme une rosette que l'on me décernerait. Je ne suis pas sûre qu'elles soient toutes méritées. Mais une fois encore: touchée-coulée....
euh, coulée....j'espère pas !
Ça veut juste dire "émue", quoi ! Vous le savez bien, d'ailleurs.... Alors quoi, Patrick, vous m'obligez à faire des sous-titres, maintenant ?
Toute ressemblance.... ne serait que pure coïncidence...
Tu vois, moi j'ai glané cet après-midi de soleil. Sur la plage, pas vraiment déserte - une bonne dizaine de personnes - je n'étais pas loin d'une poignée de retraités, bronzés et parisiens (à l'accent
) certainement installés sur la côte pour la belle saison (jétais sur la plage de la Madrague, à St Cyr-les-Lecques, dans le Var) et je te prie de croire que j'en ai entendu... De quoi partir même tiens, malgré le ballet des canadairs qui a duré un peu plus d'une heure, je les ai entendus voter bleu Marine...
Et tu as fait quoi, Elisa ? Tu as déguerpi ? Tu as traîné ta serviette à l'opposé de la plage ? Ou tu as sorti ton carnet de croquis pour choper des phrases à la volée et les consigner pour plus tard ?
Toute la question est là !
Je suis restée, le regard noir, et j'ai noté... héhéhé... en ricanant !
Tu vois bien ? Je ne sais pas pourquoi, ça ne m'étonne pas.....

Salut à toi, GDS (geai-déesse?)!
Ton délicieux article m'a interrogé dur-dur. Je me demandais s'il s'agissait de la position de l'analyste, ou de celle du voyeur. la différence étant que l'analyste vient, par consentement mutuel, te renvoyer la lumière des spots que tu allumes, et le voyeur vient tirer jouissance de ce que tu lui offres.
Dans ton texte, d'essence philosophique, j'oscille sur ton choix et ce que tu veux nous dire. Du coup, j'aimerais bien en savoir plus sur les "attendus" de ton propos.
Bises virtuelles (ce qui n'a pas grand intérêt -pas les bises, le virtuel-)
JCD
Bises virtuelles acceptées, Silence. Et même reçues avec plaisir. Non, ni la position (ou posture ?) du psychanalyste ni celle du voyeur. Ni même, d'ailleurs, celle du philosophe. Simplement celle du "capteur" d'humanité qui passe.... Celle du gourmand. Celle du croqueur. Celle du collectionneur de bribes ou de tranches, de moments.
Mais peu importe. Vous savez, Silence (vous permettez que je vous appelle comme ça ?), il ne faut pas me prendre au sérieux tout le temps !
Amicalement....
Bonjour.
Je rentre tout hébété d'un tour dans la capitale captive d'un printemps pétillant et tombe sur votre billet. Je n'en suis pas étonné car vous savez ce qu'est l'écriture... Ne vous décrivez-vous pas un peu, du moins la façon de glaner, d'engranger, de digérer avant de régurgiter sous une autre forme? Il me semble que vous avez omis une motivation d'importance propre à beaucoup d'écrivains, celle de noircir des lignes pour survivre...
Merci pour ce très beau texte.
Deuxième rosette pour moi (voir plus haut ma réponse à Patrick Rodel). Et vous savez pourquoi, Sokolo, je crois. Autre chose: votre "tour dans la capitale captive du printemps", dont vous rentrez "hébété", je sais qu'on va le retrouver demain ou après-demain plus ou moins en filigrane dans un de vos prochains billets. Photos à l'appui. Et c'est pour moi pur bonheur d'avance....Il n'y a que cela qui compte.
PS: "noircir des lignes pour survivre..", non. Pour aider à vivre, oui. D'ailleurs, il faut être terriblement vivant pour écrire ce que vous écrivez.... Aux autres: pardon pour cet aparté !
Tout y est, même le "toute ressemblance avec... serait le fruit du hasard" ...
Bravo Grain, tu nous prouves, une fois de plus, qu'un style bien maîtrisé, une approche très personnelle sont à même de fouailler au coeur d'un questionnement ou d'une interrogation suspecte ou perçue comme telle.
Mais qui serait alors responsable ? Le braconnier ou celui ou celle qui se laisse aller à des confidences qui l'affaibliraient si, par hasard, elles venaient à être divulguées ?
Dans les deux cas, il faudrait en conclure que toute confidence est interdite. Mais ce serait oublier qu'écrire un billet ou une nouvelle, voire même laisser des commentaires, c'est toujours donner un petit peu de soi-même, dévoiler par des détails des penchants, des tendances, des a priori, des choix, des réticences, des engouements et donc lever le voile.
Alors, ne plus écrire, se taire ? C'est se priver d'oxygène, non ?
Me contraignant à ne laisser que des commentaires, j'en témoigne.
Qui serait responsable ? Le braconnier ou le braconné ? Mais les deux mon capitaine ! On est forcément tour à tour l'un et l'autre ! Et si cela te pousse à ne plus faire de confidences, ne plus rien révéler de toi, ni de l'autre côté ne plus rien écrire et te forcer à se taire, c'est trop dommage, même presque perdu d'avance. Autant continuer de respirer et d'être comme on est, sans se brimer, pour que jamais pour le braconnier comme le braconné, l'oxygène dont tu parles ne vienne à manquer....
Amitiés.
Ouf ! Je n'en respire que mieux !
J’ai aimé votre texte. Merci.
Je ne résiste pas à mon envie d’y « ajouter mon grain de sel »
J'aime le personnage du braconnier « à l'ancienne » (genre Raboliot) ; j'en fis un temps un modèle pour vivre. Une manière d'être.
Aujourd'hui, mes jambes le plus souvent, inefficaces, dépêchent à la chasse oeil et oreille.
Et attention.
Un terrain vague.
Invisible sous la pluie,
le haïku du jour…
Merci à vous, Gilbert ! Malgré tous les hiéroglyphes l'encadrant, votre message est fort bien passé ! Et le haïku du jour est parfaitement adapté. Ravie de vous rencontrer....
Braconnier de vie , quel beau métier, une façon de la retenir un peu...
Bonjour Grain
Bonsoir, Nadja ! Malheureusement, tu sais, ce n'est pas un métier. Je pense souvent à toi....
Ça me rappelle aussi les employés de l'usine de son père ou les habitants de sa ville natale, qui se reconnaissaient dans les chansons de Jacques Brel...
"PS : ce billet ne vise bien entendu personne en particulier. Aussi forts soient les soupçons de cryptage, de dédicace cachée ou de sous-texte qui s’attachent actuellement parfois à certains types de billets, il est purement gratuit et toute personne imaginant que c’est à lui (ou elle) qu’il est adressé ne pourrait que se tromper…"
Bien entendu, puisque si tu écris, ce n’est pas pour avoir à faire les sous-titres, à chacun d’y lire ce qu’il veut, n'est-ce pas?..
:-)
Absolument, Axel ! Je vois qu'on se reçoit toujours 5 sur 5.....
Ton billet ne peut viser les innocents(es) dans mon genre, Grain : sur moi, ni petit carnet, ni crayon, rien que des objets utiles à ma mission sur cette terre qui est de marcher droit sans penser à ce que mon prochain peut faire dans sa petite bulle.
Du coton dans les oreilles, le nez pincé, les yeux toujours rivés sur le trajet ou la tâche à accomplir, les mains abritées sous les mitaines de peur qu'elles ne trahissent quelque émoi mal maîtrisé...
Je le jure
!
Je ne te crois pas un seul instant, Luciole, la bien-nommée....
"On ne peut pas tout prévoir,il faut donner quelque chose au hasard". Juste cette hésitation dans le regard qui cherche à fuir ,un léger tremblement de la lèvre inférieure,c'est fait,le temps fluide s'arrête,l'instant figé de la photo commence,rien dans la minute précédente ne laisse supposer la connection entre les deux,l'un est dèja le dévoré vivant,l'autre le prédateur ,la bête appâtée se croit aussi chasseur,l'indécision du "qui mange qui" peut se résoudre vite ou réinterprété des années durant.Petits ou grands capteurs de vie,peu importe, la sorcellerie que nous exerçons d'individu à individu est foudroyante ,nôtre tête,nôtre coeur,nos viscères lui sont soumis.Hasard de cette nécéssité d'exister sous le regard intrusif de l'autre,oui sans doute ,mais nécessité pour toute la vie d'être un voleur-violé ,un photo-graphe photo-graphé.
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=e7IUgCEsZYc
Bonsoir , grain de sel .
Braconniers nous le sommes tous ,et vous m'en parliez,voici peu , puisqu'à vous lire j'etais gibier .
Nous, nous nourissons tous de l'autre , qu'il soit consentant ou pas , et meme de ses silences ou
absences .
Je parle là de connaissances , réelles ou virtuelles laissant libre cours à notre imagination .
Quant aux "cheres images aperçues ", elles peuvent
devenir poémes , ou bien journal : " Choses vues ".
Nous le sommes tous disais je .
Mais tous n'ont pas votre talent ,d' apres avoir attapé et digéré la proie,de la restituer en une plaisante histoire
Ou bien en recits de vies à jamais , dans la rubrique des souvenirs .
Veuillez m'excuser , pour la longueur et certainement la
lourdeur de ce commentaire .
Voilà qui vous donne , à vous et autres talentueux billetistes , matiere à nous combler en nos prochaines lectures.
Merci à vous .
Bonjour Saine colère, vous dites les choses "bien". C'est pourquoi je me permets de vous répondre, alors que votre message ne m'est pas adressé.
Je vous envoie un brin de romarin, des iris jaunes, du soleil et plein d'amitié pour votre journée
Je ne me souviens pas vous avoir décrit comme "gibier", saine colère....
Mais mille fois d'accord avec vous lorsque vous dites: "Nous, nous nourissons tous de l'autre , qu'il soit consentant ou pas , et meme de ses silences ou absences ."
Bien à vous !
Le billet est très bien écrit et la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=JqwKebW5QZY
est très touchante...
Merci grain de sel.
Heureux de constater qu'il arrive que Vivre est un village puisse consacrer une partie de son temps à faire autre chose que remonter systématiquement sur le tracker les billets de son copain Utopart et son équipe. Billets qui suintent la haine et qui devrait lui interdire de se prévaloir d'un quelconque "humanisme" comme il tente de le faire dans un commentaire qui suit celui-ci !
@ patrick44
Bonjour Patrick,
Je suis très heureux que Utopart ait rédigé une charte des meilleures pratiques pour le club : http://blogs.mediapart.fr/blog/utopart/010411/le-club-ca-bouge-enfin-la-direction-tranche
Je peux concevoir qu'on la critique, il m'est difficile de la trouver haineuse!!!
Comment sortir du désastre de l'atelier "Où va le club" de la dernière porte ouverte Médiapart ?
Personellement, ne voyant venir aucun compte-rendu ni vidéo de l'évennement, j'en ai fait un compte-rendu que j'ai dirigé à mon ami Thierry Ternisien d'Ouville dont j'ai pratiquement appris par coeur le livre "Réinventer la politique avec Hannah Arendt".
Thierry m'a répondu que mon compte-rendu ne correspondait pas à son ressenti, sans toutefois me faire parvenir sa vison de l'évennement...
Comme je l'ai dit à Thierry, dans mon compte-rendu, j'ai été fortement impressionné par l'intelligence et l'exposition du point de vue sur la liberté devant régner au sein de notre Club et carrément enchanté de découvrir la qualité d'écriture de grain de sel.
Découvrir, le surlendemain de l'atelier, la tentative de résiliation d'abonnement au Club pour spirit of sigmund et de ambre a été un choc très rude face auquel nous avons tous essayé de réagir au mieux.
Le principal a été obtenu spirit of sigmund et ambre font toujours partie du club, reste maintenant à construire.
Dans ce sens, la proposition de Utopart me semble être très intéressante.
Pour toutes les choses importantes, comme l'est la vie du Club, je trouve toujours du temps de libre et je mets à ta disposition tout le temps nécessaire pour éclirer mon point de vue.
A bientôt.
Amitié.
Merci à vous, Vivre, l'homme aux 838 contacts.... dont je me demande parfois comment il arrive à se repérer !
L'homme Vivre est un village http://youtu.be/-JvxLmwax7Y a une tête chercheuse qui sait détecter de très loin les véritables humaniste comme toi, grain de sel.
Ma "tête chercheuse" a reçu des données complémentaires essentielles en te connaissant et surtout en t'écoutant
Je bénéficie de 838 contacts et de 498 demandes de contact qu'une "panne" informatique "généreuse" m'attribue.
Comme il se trouve que comme mon "ami" Socrate «Rien de ce qui est humain ne m'est étranger», je m'éclate comme une bête.
A bientôt.
Amitié.
http://youtu.be/3omN_zJxfXg
C'est bien braconnien tout ça...!
Superbe, james, je ne connaissais pas cette braconnerie-là ! Merci de ce Kdo.....
Il y a aussi le braconnier des âmes...
A travers son art, Berthe Morisot nous pénètre jusqu'à la moëlle !
héhé...j'avoue parfois, je demande à mes compagnos de table de se taire car ce qui se dit à la table d'à côté est vachement plus intéressant....voire d'ailleurs aussi ici, un autre braconnier!
http://blogs.mediapart.fr/blog/noel-casale/080411/lundi-4-avril-peur-sur-la-rue-des-dames
Oui, Noël Casale m'a bien l'air, lui aussi, d'un grand braconnier bien à l'affut dans son safari quotidien de choses vues, entendues.... Ne lui répète pas, Mima, mais je suis une fan !
Bon, en dehors de ça..... tu es sûre que tu choisis bien tes compagnons de table ?
C'est une invitation à déjeuner déguisée ?
On se mettrait bien loin de toute table d'à côté, sinon, entre toi et moi, les pauvres n'oseraient plus parler !
en voilà une idée qu'elle est bonne! quand tu veux....et j'essayerai de rentrer mes grandes oreilles qui trâinent (mon côté cocker)
on appelera ça les monologues du voisin..(bon d'accord, c'est nul)
Ce peut être UN ENFANT ... aussi ...!!! b*
Et comment, Marie-Jeanne que ça peut être un enfant ! Il n'y a pas d'âge pour commencer à braconner.... Je pense même que les enfants n'ont que ça à faire, très longtemps, pour comprendre comment ce monde est fait et apprendre ce qu'est la vie... Braconniers par obligation !
Ensuite, ça leur passe, généralement vers l'adolescence, pour être plus à l'écoute de soi-même et apprendre à voler de leurs propres ailes. Quitte à leur revenir plus tard, par simple appétit, car c'est aussi une forme de jubilation. Et puis il y en a aussi à qui ça ne passe pas.... Et qui demeurent braconniers à jamais, quitte à parfois se faire taper sur les doigts. Mais on ne se refait pas !
Dans Le Braconnier de Dieu (René Fallet) c'est aussi une histoire de rencontres!!!
Un grand souvenir de cet ami disparu .
Merci GDS,
@ Marie -Jeanne
@ Grain, à défaut de "la naissance du monde" ce tableau " les braconniers" de Gustave Courbet
“Si l'on pouvait tout dire, le besoin de parler serait épuisé, et un silence joyeux tomberait sur le monde” (Bernard Noël, Treize cases du je).
Les braconniers ont encore de beaux jours devant eux…
Qu'est-ce que c'est beau ce truc de Noël. Merci, Anne, et bonsoir!
Et ben moi, je trouve ça beau, en effet, mais je ne suis pas sûre d'être d'accord: si le besoin de parler était un jour épuisé, je ne pense que ce serait un silence joyeux qui tomberait sur le monde.... Peut-être même bien au contraire ! Cela dit, j'ai beau avoir lu et relu la phrase, je l'ai peut-être comprise totalement de travers !
@ grain de sel
Bonjour,
Quel plaisir de te lire, grain de sel.
Ce petit morceau de phrase si le besoin de parler était un jour épuisé, m'a été une invitation à la valse des paroles de ce merveilleux évennement du théâtre du Rnd-Point http://www.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_evenement.cfm/93864-diriger-un-orchestre-sans-connaitre-la-musique-.html avec ce chef d'orchestre qui m'était inconnu : Bruno dal bon, Jean-Yves Clément, l'ex directeur de France Musique et bien sûr Michel Onfray de par leurs modesties nous ont permis de comprendre ce chef Italien venu du lac de Cosne nous présenter son Université Populaire de pratique de la musique classique...
Je me rappelle, en particulier, la manière dont ce merveilleux chef Italien qui a abandonné une carrière internationale trés brillante, nous a expliqué et montré par une reproduction d'une gestuelle de direction, comment Sergiu Celibidache épuisait les partitions d'Anton Bruckner, en particulier celle que j'ai entendu à Madrid lorsque j'étais stage à Electronic Datat System dirigé par le sinistre Ross Perrot http://fr.wikipedia.org/wiki/Ross_Perot...
Le prodigieux silence que Sergiu Celibidache est l'un des rares chefs à obtenir...
Silence joyeux ?
Oui, bien sûr tant il est rare, puisqu'il faut savoir diriger en même temps l'orchestre et le public.
Essentiel, néanmoins, pour diriger vraiment Anton Bruckner !!!
Ross Perot dans tout ça ?
Il se trouve que lui ou l'un de ses semblables a été le "professeur" de Vincent Boloré et que nous souffrons tous du mal de cet "enseignement"...
Puisse la vie t'épargner, à partir d'aujourd'hui, les larmes de ce mal.
Ton chant nous est essentiel et tu mérites d'en recueillir tous les lauriers...
A bientôt.
Amitié.
"Petite" réflexion à faire en pensant à Generali et Vincent Boloré
http://youtu.be/peFC8xo2Pwo
http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/280910/la-desobeissance-civile
Merci par avance de la faire.
A bientôt.
Amitité.
http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/040610/plaidoyer-pour-la-creation-dune-ecole-de-psychotherapie-destin
http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/271010/defendre-un-philosophe-engage-en-prise-avec-une-philosophe-de-
Bonjour,
C'est avec une profonde tristesse que je découvre ce billet, parmi les éditions recommandées par le rédaction !!!
Que de déceptions réunies et que d'espoir évanoui en ce qui concerne la vie du club dont j'avais déjà chaudement remercié utopart pour sa participation dans son redémarage !!!
A quoi a-t'il servi que je me décarcasse avec mes billets :
http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/040610/plaidoyer-pour-la-creation-dune-ecole-de-psychotherapie-destin
http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/271010/defendre-un-philosophe-engage-en-prise-avec-une-philosophe-de-
http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/231010/les-poules-auront-elles-des-dents-avant-que-elisabeth-roudines
http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/161110/une-reflexion-pour-depasser-httplmsinetproposition-de-loi-pour
Constater que Elisabeth est toujours intégralement investie dans son emploi de dame pipi de la psychanalyse avec comme principal intérêt est que je jet de l'argent continue à être correctement dirigé; c'est à dire dans la cognote sdes psychanalystes officiels



Que penser, en particulier, de sa totale absence pour l'affaire Generali



Dame pipi de la psychanalyse officielle, garde chiourne du capitalisme officiel, même combat ?
Ma réponse est oui



A bientôt.
Amitié.
Post scriptum : je ne pêux pas écouter la video : http://www.youtube.com/watch?v=JqwKebW5QZY
sans éclater en sanglots, tant elle m'évoque un début de vie prometteuse assassiné par Vincent Bolloré
Désolée, mais pas tout compris de votre message, Vivre....
@ grain de sel
Bonjour,
Normal que vous n'ayez pas tout compris puisque j'ai oublié de préciser que la source de mon indignation était : http://blogs.mediapart.fr/blog/christophe-lemardele/160411/la-psychanalyse-selon-onfray-suite qui étrille,une fois de plus, Michel Onfray qui est le seul intervenant dans le monde psy qui ait essayé quelque chose pour les chômeurs à travers son Université Populaire de Caen qui présente l'inconvénient définitif aux yeux d'Elisabeth Roudinesco et de sa clique, d'être gratuit!!!
Ce billet m'est totalement incompréhensif car Chirtophe Lemardelé est quelqu'un de vraiment très bien !!!
A bientôt.
Amitié.
A propos et en lien avec l'aventure au BHV de Noël Casale et la chasseuse de papillon, mon commentaire sur le blog de ce dernier :
Je vous préfère en braconnière qu'en horrifiée.
Il m’arrive un peu de moins m’aveugler.
Alors, je me vois sujet d’inattentions chroniques et de fâcheuses conséquences
Quand on me prête un peu d’attention je vois mieux.
Les horribles à oeillères sont-ils des mal aimés?
Des mal vus aussi par ceux qui croyaient voir?
A dire et maudire les horreurs, les abaissé-je?
Si je braconne plus large, ça déconnera-t-il plus étroit?
Aimez-moi à mieux voir.
A batailler sans damner.
Je vous préfère en braconnière qu'en horrifiée.
Du coup, je mets le lien avec le billet (que j'ai adoré) de Noël Casale, enchantement:
http://blogs.mediapart.fr/blog/noel-casale/300411/samedi-23-avril-voir-ou-ne-pas-voir
Mais j'ai l'impression qu'il y a un malentendu (à cause de notre jeu de mise en abyme via les commentaires ?).... Ce n'était pas du tout vos propos qui me laissaient horrifiée, bien au contraire ! Juste le regard aveugle de l'acheteur de télé dépeint par le billet de Noël. Peut-être me suis-je mal fait comprendre....
Vous avez un très joli pseudo !
Ah non mille pardons.
J'ai parfaitement compris ce vous laissait horrifiée.
C'est moi, trop elliptique sans doute, qui n'est pas su me faire comprendre.
Je tentais de vous dire pourquoi je vous préfère braconnière qu'horrifiée par le comportement de l'acheteur de télé et tous ces gens qui ne voient ou ne veulent voir.
Vous dire que moi-même ne suis pas toujours voyant.
Mais que je vois mieux quand on me manifeste de l'amour.
Et que c'est peut-être valable pour ce monsieur.
Que je préfère lui manifester de la bienveillance que de la hauteur.
Que cela pourrait être à nous, les soi-disant voyants, de chercher des solutions pour éviter les aveuglements que l'on constate et leurs très fâcheuses conséquences, plutôt que de ne manifester que notre effroi, voire notre mépris. Peut-être.
Vous avez aussi un très joli pseudo.
Délicatement.
Incroyables, ce billet et cette écriture, à couper le souffle.
Et quelle leçon.
+ 1
Guérande peut ramasser son sel à la main
Je vois ici des grains de sel
Écrits du bout du coeur
Oui enfin, on regrette quand même un peu la Baleine...
:-)
(pas celui-ci, plutôt le modèle en carton, celui qui reste en place même quand on déménage, celui qui est déjà dans la cuisine, même quand on emménage)
Elle reviendra ! mais c'est quand j'ai appris que les Salines du Midi, propriétaires de la marque, étaient en partie propriété de Ben Ali....
En attendant, un avant-goût :
Le sel de la vie de grain de sel est vraiment très doux


















