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May

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La touche pause

180037parisaucomptoirdelafourmijpg.jpgC’est un troquet comme beaucoup de troquets. Il n’est ni vraiment clinquant ni totalement glauque, ni spécialement bien fréquenté ni outrageusement mal famé, raisonnablement laid dans sa déco mais sans excès et attire un public varié selon les heures de la journée . Disons que c’est même sa principale qualité, la banalité, avec cela qu’en plus, il est plutôt bien placé. Une petite place ronde, tout ce qu’il y a de plus parisienne. Le métro aérien. Un kiosque à journaux. Une station de taxis généralement désertée. Une horloge arrêtée. Bref, un bistrot de quartier comme il y en a dans tous les quartiers.

 

Comment se fait-il que lorsque nous avons emménagé ici il y a une dizaine d’années, ce soit sur celui-ci que notre choix s’est arrêté ? Par défaut, peut-être : le XVIIIe arrondissement dont nous venions regorgeait de possibles QG avenants et animés où il était possible de refaire le monde des après-midis entiers, ce qui n’est pas le cas du XIIIe. Et puis c’était l’été : la place ronde, les marronniers, la proximité, la moitié des autres rideaux de fer baissés….

 

Je me souviens, la première fois que nous y sommes entrés, nous étions encore en travaux et je repeignais la cuisine. Du vert céladon satiné. Un sandwich et un demi au comptoir, histoire d’appuyer sur la touche pause quelques instants. Et là, juste à côté, une équipe de vrais peintres en vraie tenue de vrais peintres. Ils me dévisagent de la tête aux pieds, hilares : « Il est joli, Madame, votre vert, mais, vous en mettez aussi sur les murs ? » Eclats de rire. Le sandwich était frais et bon, le demi salvateur. Le sort était jeté. Ce serait notre café.

 

Ce qu’il y a de bien dans un troquet où vous prenez vos habitudes, c’est que très vite, on vous y connaît sans vous connaître mais tout en vous connaissant. De vue, disons. On vous sourit, on vous salue, on vous demande comment ça va, mais ça n’engage pas plus que ça. On s’y sent admis. On se sent presque quelqu’un. Mais on vous laisse vivre votre vie. Le vieux chien de la maison aux oreilles indiquant invariablement 4 heures moins 20 vient vous flairer les mains et parfois même réclame des câlins. Puis part chercher sa dîme vers une autre table. Les piliers de comptoir s’habituent à votre présence et ne vous dévisagent plus comme des intrus. La serveuse vous dit de l’appeler par son prénom et vous lui suggérez d’en faire autant. Ce qu’elle finira par faire, quatre ou cinq ans plus tard. Mais seulement quand elle apprendra que vous risquez de perdre votre boulot…

 

On s’y retrouve. On s’y donne rendez-vous avant de rentrer. On vient y prendre un bol de sociabilité en fin de journée après un long week-end pluvieux et enfermé. On y donne rendez-vous à des inconnu(e)s pour la finalisation d’improbables transactions eBay ou autres. On va y boire un verre avec quelqu’un pas vu depuis longtemps sur lequel on vient juste de tomber à la sortie du métro. On vient parfois seul y écrire aussi, quand les quatre murs du bureau ne laissent plus passer la moindre inspiration ou qu’on a besoin de se sentir un peu plus en prise directe avec la vie. On y croise d’ancien(ne)s collègues avec lesquel(le)s on a tant et tant à ragoter sur ceux qui sont restés. Mais la plupart du temps, on s’y retrouve à deux. On s’y parle. Ou on se tait. On écoute. On regarde. On imagine. On s’imprègne. On enregistre. On glane. L’observation des tables d’à côté, l'imprégnation de l'ambiance, un sport dans lequel on excelle depuis des années. Au point qu’on n’a même plus besoin de mots pour échanger.

 

« Ah, ça oui, on peut appeler ça le nerf de la guerre. Ah ça oui, c’est bien le nerf de la guerre. On pouvait pas trouver mieux comme expression que le nerf de la guerre », répété à l’envi…. « Dommage qu’ils n’aient pas eu d’enfants. Des enfants, on a beau dire, ça soude un couple. Oui, ça soude un couple, les enfants ! » « Mais j’ai entendu dire qu’elle avait toujours été du genre culotte au vent… » « Mais tu vas te laisser faire comme ça combien de temps ? Tu ne vas pas un jour mettre le poing sur la table et te tirer avec les enfants ? » « Oui, elle est canon, mais un peu trop typée pour moi. La même chose, mais un peu coupé d'occidental, ce serait parfait ! » « Non, ils ont dit que c’était juste une hernie. Mais je crois qu’il faut quand même faire gaffe avec les hernies. C’est délicat, les hernies ! »

 

Bribes de phrases, lambeaux de rêves, fragments de vies… Quelques scènes d’anthologie, aussi, comme cette très jeune fille venue se faire aider par un vieil Asiatique germanophone et un peu sourd pour rédiger une longue lettre à ce qui semblait être un soupirant allemand. Au bout d’un moment, le vieux traducteur se fâche et hausse la voix: « Mais vous lui dites oui ou vous lui dites non, finalement ? Vous voulez vous le garder au chaud pour plus tard ? C’est ça ? » Et la jeune fille fondant en larmes dans son Coca… Ou cette femme, venue en milieu d’après-midi s’avaler cul-sec trois cognacs bien tassés et s’écrouler en sanglots sur la banquette, une mallette vide de transport pour chat à ses pieds. Ou encore ce couple enlacé et fiévreux, lui l'implorant quasi les larmes aux yeux : « Non, reste encore un peu. Juste quelques minutes, s'il te plaît… » A peine était-elle partie, un bon quart d’heure plus tard, qu’il se redressait, sortait son portable et d’une voix très calme assurait son rendez-vous d’après.

 

Et bien sûr aussi, les « habitués ». Parmi eux, les reines à nos yeux, ces deux jeunes femmes brunes, auxiliaires de vie aux petits soins pour un couple âgé et handicapé qu’elles ont jour après jour pendant des années patiemment amené prendre un chocolat, un thé, et surtout un semblant de socialisation pour se changer les idées. Le jeune homme avec son portable, frappant des heures durant sur son clavier, l’air torturé. La femme blonde éternellement enrhumée qui enchaîne les menthes-à-l’eau et les coups de téléphone tonitruants sur son Smartphone dernier cri. La vieille Madame Blanche qui sourit à tout le monde et dodeline doucement. Ou les deux copines entre deux âges dont l’une rabroue sans cesse l’autre…. (« Te laisse pas faire, tu es bien trop gentille, tu vas encore te faire avoir, je te dis ! ») mais a toujours oublié son porte-monnaie au moment de payer....

troquet.jpg

 

Il s’est remis à pleuvoir derrière la vitrine. L’horloge de la place est toujours arrêtée. L’affiche sur la protection des mineurs a un coin déchiré. Mais voilà qu’on m’apporte l’addition. Encore un café et je vais y aller. « Cécile ? Non, elle est toujours en maladie…. Bien sûr, je lui transmettrai. Mais pas sûr qu’elle puisse reprendre ce boulot quand elle sera rétablie. C’est que c’est usant, vous savez ? »

 

Troquets de Paris, vous êtes des parcelles de vie.Aussi longtemps vous existerez, le quotidien continuera d’avoir du sens. Et depianoter doucement sa petite mélodie de comptoir sur fond de percolateurs. Sous les néons de l’existence.

 

 

 

 

© Gérard Laurent/ Le Bistrot de l’Histoire (en haut)

 

© Jacqueline Hubert artiste peintre (en bas)

 

 

Tous les commentaires

Il n'est bon bec que de… Gds. Un savoureux croquis d'un troquet parisien qui me donne la nostalgie de ces pauses rythmant les vies citadines…

 

Je ne saurais mieux dire.

Merci GdS.

Mmmmh, ça fait envie, d'avoir un lieu de "pause" comme ça ....

C'est vrai qu'on en glane, des bribes de vie, des mots, des instants des autres, dans ces troquets ... (et après on dit à nos enfants qu'il ne faut pas regarder les gens ni les écouter parce que c'est pas poli, mais bon ... c'est sans malignité ni jugement, c'est juste histoire de dire qu'on est tous de la même planète, non ?)

Merci grain, c'est drôlement bien croqué et écrit.

Même manque depuis qu'on a quitté le 19°. Rien qui remplace notre rade. Longtemps cherché d'ailleurs.

Manque crucial depuis lecture de ton très beau billet.

 

Je ne suis plus parisien depuis plus de 20 ans, mais mes souvenirs de troquets sont comme dans ton billet, grain, à la fois tendres et tenaces. Et puis, on peut y faire de si belles photos, comme celle-ci, signée Gérard Rondeau.

Bernard FrankBernard Frank© Gérard Rondeau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n'ai jamais été Parisienne, mais dans ma petite grande ville presque natale, j'allais au Petit café rose, du temps que j'étudiais en tant qu'étudiante. Et c'est vrai qu'il était peint en rose de partout, ce café. Une horreur esthétique de partout, pour tout dire: l'intérieur, l'extérieur, c'était en accord. Mais l'ambiance, c'était un peu celle que vous dites: de l'affection, de la gêne face aux malheurs, tout ça, et des consolations exprimées n'importe comment, mais exprimées. C'était beaucoup.

Alors à tous les non-Parisiens qui se sont exprimés ci-dessus (et peut-être aussi ci-dessous), j'offre la tournée dans mon bistrot préféré lors de leur prochain passage à Paname. Ça va comme marché ?

Mais oui, Gds, rendez-vous en février dans ton troquet préféré !

 

Bonjour. Le bistrot est vraiment l'endroit idéal pour observer, écouter, rêver. Ensuite, encore faut-il savoir le transmettre aux lecteurs, et ça, madame grain de sel:-)) vous le faites à merveille... Tant de personnages en quelques lignes. Je vais y revenir nuitamment, y piocher l'un, alpaguer l'autre, les fourrer dans un sac, enjamber la fenêtre... Et puis non, ils vous appartiennent, se sont installés sur votre billet, y vivent, se chuchotent des secrets dont on sait que ce sont des confidences transmises à un seul à la fois, et apostropheront d'autres lecteurs, pour leur plus grand plaisir.

PS: c'est curieux, cette manie de peindre les cuisines en vert:-))

Une grande émotion de vous lire.

sokolo

Quelque chose contre les cuisines vertes, Sokolo ? Il faut développer ! Mais sachez que quand on a emménagé, elle était peinte en orange vif, version RATP des années 70, et toute écaillée.... Il a bien fallu sévir !

Quant à leo, merci pour la superbe photo de Rondeau. Et rendez-vous aussi plus tard, dans ce bistrot.... où il ne manque que la fumée des cigarettes pour être vraiment rétro !

Grain, faut publier un recueil de vos textes.

Ils sont trop beaux.

Joël, ce serait avec plaisir. Si vous avez un éditeur à me conseiller.... En tout cas, je suis très touchée, ce n'est pas la première fois que vous me dites ça et je me sens chaque fois touchée-coulée !

Essayez chez Albin Michel. C'est un grand éditeur tous azimuts. je pense qu'un recueil de textes courts l'intéressera autant que des romans, des essais ou du contrepet.

J'ai eu la chance de faire sept bouquins chez eux et le huitième est dans les tuyaux.

Vos textes sont tout simplement merveilleux, limpides, frémissants, drôles, émouvants, tout sonne juste et quelle belle écriture!

Bonne chance, vous la méritez.

PS - Vous l'avez peut-être remarqué, je n'ai rien d'un flagorneur. Mes compliments sont on ne peut plus sincères.

Même les odeurs arrivent à passer dans les interstices de ce bout de zinc: le café du matin, la mousse, le pastis. Les rombières d'un instant, la faune du jour durant, et les courants d'air pour rincer tout ça. Un pur régal.

Et une pensée pour les serveuses, ces filles qui respirent les fumées des cigarettes, qui supportent l'odeur de sueur, qui arrivent (pas toujours) à arrêter une main aux fesses, qui gèrent la brutalité des clients avinés, qui sont sur leurs jambes toute la journée, qui finissent par avoir des douleurs aux bras et les doigts déformés à force de porter les plateaux chargés.

Celles à qui certains disent à peine bonjour, celles que l'on siffle pour le sel ou "la même chose", qui se font insulter si ça ne va pas assez vite...

Comment je le sais ? Je ne fréquente aucun troquet. J'ai une fille qui a fait ce métier pendant des années.

Non, mais elisa, là c'est une belle plume qui nous fait de la poésie avec des brèves de comptoir, ceux qui les commettent et l'air tiède qui enveloppe le tout.

Pour le reste, les imbéciles, les machos et les cons sont équitablement répartis dans tous les endroits que fréquente le public. Y compris dans les institutions de la République et les lieux de culte. Clin d'oeil

Ah ben alors ça, je venais de poster un commentaire en réponse à Jonas, Marielle et Elisa, mais il s'est envolé dans les tuyaux.... Ça parlait du fait que les bistrots, ce n'était pas une enclave d'autre chose dans la vraie vie mais bel et bien souvent un simple concentré de vie. Donc avec tout, la bêtise, la tendresse, les machos, la douceur, le racisme, le sexisme, les poivrots, la fatigue, la souffrance, l'amour, l'ennui, la vieillesse, l'insouciance, la solitude, la maladie et le reste....

A plus tard, je vais baisser le rideau !

Pause café et douceur.

Bien belle évocation d'un de ces lieux qui devraient être remboursés par la Sécurité Sociale !

 

Bien vu, Emmanuel ! Meilleur que tous les anti-dépresseurs.... Et plus varié !

Au risque de me répéter, c'est très beau chère gds, et puis quel plaisir de se retrouver sur le billet des amis de la première heure sans courir le risque de lire des commentaires ineptes !

Beaucoup de souvenir pour moi aussi dans les troquets. Quand j'étais étudiant en particulier. Plus rarement par la suite. Mais de plus en plus souvent maintenant qu'on y fume plus.

Les bistrots, les troquets, les bars....j'aime....et te lire quel bonheur....merci.

@ Lemur et Estérel

Moi, au contraire, Maki, la fumée me manque. Ce qui fait que je n'arrête pas de m'échapper pour aller en griller une dehors.... C'est agaçant, me disent les gens. Surtout au beau milieu d'une phrase, peut-être. Mais, les volutes, c'était aussi quand même le propre (si j'ose dire) des bistrots ! Et toi, Estérel, tu fouilles les tréfonds de ton sac pour retrouver ton briquet avant de te résoudre à taper du feu à la table d'à côté ? Ne dis pas non....

Et surtout un vrai régal pour le cancer de la serveuse. Désolée, j'y reviens, mais faudrait peut-être pas tout peindre d'une jolie couleur sépia sans oublier les côtés "néfastes" du troquet tel que vous le décrivez.

Bonne journée d'une non fumeuse, exaspérée souvent de l'égoïsme du fumeur, qui se fout bien de laisser une porte ouverte et un courant d'air glacial geler la pauvre standardiste ! Clin d'oeil

Grain...exact, je ne retrouve jamais mon briquet...je ne retrouve jamais rien d'ailleurs au moment où j'en ai besoin....mon sac est un gouffre sans fond et mystérieux...

Elle est jolie, cette touche impressionniste

Bonne Année à toi, grain

Bonne année, Péné ! Je trinque à ta santé.....

Bonjoir GdS

« Il est joli, Madame, votre vert, mais, vous en mettez aussi sur les murs ? »

bon sang! une journée est belle quand cela vanne comme cela, cela fait du bien d'aimer les gens après cela!!! de la famille d'un instant.

bonne année avec ou sans vert mais avec un café serré!

courage et sourires,

bonne-voglie (♂)

en squat prov...sur le compte de son amie "le miel aux pates";o)

 

bien joli texte où l'on se sent bien dedans, accoudé.

pour le repos

Ah, les petits estaminets où l'on a le plaisir de s'accouder...

Moël Jartin

Merci, grain de sel

Vous me donnez la nostalgie de Paris. J'ai connu un troquet comme ça, en bas de la Rue Saint-Jacques, quand j'étais étudiante.

Je m'y sentais bien . Il n'y avait pas d'étudiants . Le troquet en contre-bas, pas bien éclairé. Pas un lieu de rencontre: un lieu pour bosser la licence, quand on s'ennuie trop, seule dans sa chambre mal chauffée. Et le temps qu'il a fallu pour se faire accepter par les habitués, chauffeurs de taxi pour la plupart.Je n'ai jamais compris pourquoi parce que la station la plus proche était loin.

Ils devaient s'y sentir chez eux.

Odeurs mêlées de bière, de vin et de cigarettes.

Et puis, un jour, on se sent acceptée , parce qu 'un des clients dit aux autres; " faut faire moins d'bruit, y a la fille qui bosse".

Souvenirs .

 

Moi c'est la réaction du traducteur qui m'a encore plus fait rigoler.

Je cherche depuis hier soir une place ronde dans le XIIIéme... Square des Peupliers, prés de la Poterne du même nom ? Prés de la rue de la Colonie ? Il y avait deux troquets, dans le coin. Deux dont un.

Non, Pierre, tu brûles, mais ce n'est pas ça.... Cherche mieux !

 

Place Albert Londres ?

Non, Léo, désolée ! D'ailleurs, je ne savais même pas que ça existait et j'ai été obligée de regarder sur un plan pour la repérer.... Cela dit, ce n'est pas loin, en effet. Disons 10 à 15 minutes à pied ? Enfin, cela dépend bien sûr du nombre d'arrêts-troquet qu'on fait pendant la balade !

Pas la place d'Italie, quand même !

Non, encore perdu ! Il me semblait avoir donné tous les indices pourtant..... Cela dit, Pierre, surtout l'été à cause des terrasses, il nous arrive de faire des infidélités à notre troquet et de "monter" jusqu'à la Place d'Itlaie !

Remettez-nous ça ! La tournée de la patronne ?

Volontiers, Xavier ! Qu'est ce que je vous sers ? Un Picon-bière ?

Surtout pas ! Jamais de bière ! Mais un Saint-Espèphe, c'est possible ?

Comme disait Gilbert Centmilvolts : "L'important, c'est la pause..."

On est bien dans ce troquet parisien, c'était l'heure de ma pause et je suis bien content de l'avoir faite ici. Merci Grain de Sel.

Le troquet du XXIIIème a émigré dans Médiapart et les commentaires des nouveaux habitués y prolongent le réalisme de rève de ces pauses que fait vivre GDS. Plusieurs "consommateurs" ont dit et pensé, (ou à peu près) :" GDS, écrivez en d'autres, des morceaux de notre vie à tous, comme vous le faites si bien!! Ecrivez-en d'autres, et publiez-les...Pour notre plaisir à tous. Et on s'en sentira aussi un peu les auteurs, nous qui en avons eu la primeure, et qui avons détecté en GDS une très très grande auteure." Il faut l'en convaincre...Tous ensemble: " Ecrivez-en d'autres et publiez-les".

C'est trop gentil, Lydie, merci ! Je suis très touchée et surtout ravie que vous ayez apprécié mon bistrot d'à côté. Je vous y invite prendre un verre quand vous voulez....

PS: j'habite le XIIIe pas le XXIIIe. Enfin, ça dépend du nombre de verres déjà ingurgités !Clin d'oeil

Je suis sûr qu'on ne t'avait jamais dit que tu es trés en avance sur ton siécle ...

Ca sera comment au XXIIIéme, dis-nous ?

@ Lydie 13:55

Vive la famille !

A la tienne, Grain ! J'avoue aller rarement au bistrot maintenant pour y avoir passé un temps fou (du matin au soir !) toute ma période de sorties de jeunesse. Maintenant c'est juste pour une méga soif en été ou avant un petit restau entre amis. Tu sais bien faire partager la diversité des gens qui stationnent dans ton troquet, la convivialité du service et son côté commerçant. D'un côté comme de l'autre, c'est vrai qu'on rencontre toutes les humeurs aussi. Les cafés plutôt de jour sont plus sages que ceux qui ferment au petit matin, c'est bien connu.

Merci pour votre billet gds... Beaucoup de nostalgie à sa lecture ("La Capitale rue du fg du temple... devenu un mac do Pleurs. J'y déjeûnais le midi pour 5 francs, à l'étage-self...). Et puis le titre m'a donné envie de faire chez vous... une pause. Temps, euh ton orageux par ailleurs. Clin d'oeil

Tiens ... un café du commerce . on se croirait sur Médiapart !

C'est sympa !

Je me permets de préciser :

Sur Médiapart, le jour où tout le monde est de bon poil...

SourireSourire !!

merci grain - vos billets sont un peu, dautres l'ont dit, le troquet du club de Médiapart. Et ceux qui se sont enguirlandés avant-hier (— "vieux stal !" — "sarkozyste !" — "tu travaillerais pas pour le FMI, toi ?" )s'y retrouvent de bon poil, comme dit JoelMartin sans penser qu'ils se crêperont le chignon demain ou après-demain...

 

et puis, on vous découvre toujours dans le travail manuel : aujourd'hui la peinture , je crois qu'il était question de parquet à ponçer voilà quelque temps... quel programme...

 

Et oui, Bibliophylos, c'est qu'on n'a pas les deux pieds dans la même moufle par chez moi !

Bien à vous !

 

Bonjour grain de sel,

C 'est exactement cela le bistrot parisien !

Comme votre texte : une brassée de poésie.

Toujours indispensable ce troquet, lieu charnel, où dès la porte franchie le regard, l'ouïe deviennent plus alertes, en empathie avec les autres.

Ces mêmes autres qui croisés sur le trottoir vous sont quasiment invisibles.

Magie du zinc, du petit noir, de la minuscule table ronde devenant, le temps d’un demi et du quotidien parcouru, le réceptacle des affaires du monde.

 

Dans celui-là, elles sont carrées MG2 ! Je vous/t'y invite à boire un verre la prochaine fois que tu/vous viendrez "sur" Paris ! Marché conclu ?

Amicalement....

 

Top là grain : marché conclu !

Mais cela porurrait aussi se passer dans le XVIIIème près de chez moi....

On n'écrit plus de chansons sur les bistrots parisiens, je voulais mettre "Les petits bistrots" de Jean Ferrat, pas trouvé la vidéo, je me rabats sur Brassens, il y aurait bien aussi "Chez Laurette" de Delpech... La nostalgie, camarades...

Ce n'est pas de la nostalgie, Xavier, ce troquet existe bel et bien aujourd'hui tel qu'il est et je pense qu'il doit en exister des centaines du même genre actuellement dans Paris ! Ce qu'il ne faudrait pas, c'est qu'ils disparaissent et soient peu à peu remplacés par des MacDo, comme celui de Dianne plus haut, par des agences immobilières ou des marchands de lunettes... Car il a beau être fou, Afflelou, il est aussi assez encombrant, je trouve !

Et pour empêcher ça, une seule solution: tous au bistrot !

Je suis sûr, mais pas certain, que le "Merle moqueur "existe toujours bel et bien. Mais la place n'est pas ronde. Et ce n'est pas une place.

Mais il faudra, la prochaine fois que je "monte à la capitale", avec mon petit panier sous le bras, (et dans le panier : un kil de rouge, un sifflard et un canard déchainé) que nous nous invitions au "Temps des cerises", voir si ça existe toujours bel et bien.

En attendant, je n'ai toujours pas trouvé la place ronde. Et pourtant j'ai sillonné le XIII iéme de long en large, de haut en bas, jusqu'au troisiéme sous-sol de l'esplanade des Olympiades.

Ce n'est tout de même pas la place de l'Abbé Hénocque ?

Enfin, du moment que ce n'est pas au 25 de la rue Poliveau, ni rue Corvisart (il y a trop de brouillard)...

La place Jeanne d'Arc est trop carrée.

Place Nationale ?

La place existe, mais on n'y arrive jamais, comme dans les rêves ou le roman d'André Dhôtel ?

J'ai bien peur que Grain nous balade de place en place, histoire de nous faire déplacer du XIIIéme au XXIIIéme...

Mais tiens, je me demande une chose, ça se dit toujours un "rade" pour un bistrot ?

Oui, Pierre, le Temps des Cerises existe toujours.... Et c'est un des seuls qui soit resté à peu près tel quel, même si les années ont passé.... et le public changé !

Et non, ce n'est ni la place de l'Abbé Henocque, ni la place Jeanne d'Arc ni même la place Nationale....

Un nouvel indice ? Si des journalistes d'un certain mensuel (dont je ne dirai rien de plus) sont abonnés à Mediapart et qu'ils ont lu ce billet, ma main à couper qu'ils ont reconnu mon troquet car il leur arrive parfois aussi de faire partie du décor... mais un peu à part, sans s'y intégrer tout à fait !

@ Xavier B: oui, j'imagine qu'on dit aussi toujours "rade". Il faudrait faire une liste des différents surnoms qu'on donne aux troquets ! Je ne sais plus où j'ai fourré mon dictionnaire d'argot....

Le "rade" correspondait sans doute à l'habitude de "descendre la rue de la soif", comme la rue "Bouffetard", par exemple... On entrait dans le rade comme le navire naufragé entrait dans la rade.

Mais : un mensuel ? Dans le XIIIéme ?

C'est vrai qu'il a beaucoup changé, le XIIIéme.

Tu voudrais pas nous faire un billet sur l'argot des bistrots et leur étymologie imaginaire dans l'édition "Boulevard des Mots", Pierre ? Elle tombe un peu en déshérence depuis que le principal de ses co-fondateurs est parti....

Le rade a donné naissance au mot dérivé assez péjoratif "radasse", qui désigne une dame attendant près du zinc l'arrivée d'un éventuel client désirant échanger des sous contre du réconfort charnel.

A ne pas confondre bien-sûr avac la rade, où de sympathiques embarcations attendent leurs vaillants navigateurs.

Exemple : "Une rade pleine de pinasses."

Moël Jartin

Un nouvel indice ? Pas besoin, j'ai trouvé !

C'est ici

Bravo Lemur ! Tu es un as..... A mon avis, c'est Pierre et Leo qui te doivent la tournée ! Au poteau que tu les as grillés !

 

Avec grand plaisir pour la tournée, mais il faudra vous déplacer loin loin loin vers le sud, dans un endroit où il n'y a pas beaucoup de troquets... Pas même l'adsl :-((

© leo de lune

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plus belles montagnes du monde ! (En tout cas une si belle photo !)

D'accodac pour la tournée. Mais, si Leo est d'accord, ce sera en derviche (une 2CV spéciale) et en passant par les gorges de Galamus.

Vous ne serez pas déçu-es du voyage ... (Dans le sens de "trip").

Un café parisien tout-à-fait ordinaire, un rien ennuyeux, où j'avais bu un lait chaud un après-midi d'hiver. Je passe devant quelques jours plus tard un peu avant minuit, je rentre et y découvre un monde plein de vie d'hommes bien habillés en jolis vêtements féminins, sympas, qui ont éclaté de rire devant ma jeune surprise. Un lait chaud s'il-vous-plaît !

j'arrive un peu tard et j'ai peur de voir le rideau tomber. C'est vraiment ça qui me manque à Bordeaux - il n'y a pas cette culture du bistro qui fait le bonheur des parisiens et faisait le mien dans les années soixante. Chez Guimard, rue St Jacques, chez Piron rue Gay-Lussac, j'y jouais au flipper jusqu'à pas d'heure, mais le plus accro était Clément Rosset.

J'adore votre texte, chère Gds, une bouffée de rêve en ces journées plutôt moroses. Et la preuve qu'on peut faire se rejoindre plein de commentateurs qui ne s'étaient peut-être pas parlé jusqu'à présent...

J'ai un peu honte, Patrick, mais je n'ai jamais su jouer au flipper et me serais damnée il y a quelques années pour savoir... A l'époque, je trouvais que cela aurait parfaitement cadré avec "mon genre de beauté" (ou en tout cas, celui que je voulais me donner...) Vous m'apprendrez ?

@ mhjozoux, plus haut:

Pas de souci, un verre de lait bien chaud, je vous apporte ça tout de suite !

Manque juste les bruits familiers ( suffit d'imaginer ) dans ce bistrot numérique . Les habitués y côtoient les commentateurs de passage, les ajusteurs de mots, les raconteurs d'histoires et autres anecdotes . Tous entrant dans une conversation de bistrot à partir d'un texte chaleureux...A suivre ?

Le plaisir d'être dans ton café, Grain.

De tels lieux sont les sources des liens, de la vie qui s'entretient en se croisant.

 

Fantie, tu as un vrai talent pour les mots, il n'y a pas à dire : ton "Grain de café" est plein d'arômes !

Bon, demain, j'essaierai d'insérer des photos que j'ai faites dudit troquet avec mon portable cet après-m' pour les sieurs Pierre & Leo qui cherchent toujours à situer l'emplacement.... Mais je me suis débrouillée pour n'avoir ni l'enseigne ni une plaque de rue dans le champ, ce serait trop fastoche !

(ouh là là, Grain, si je dis que je n'ai pas fait expès, mais que j'ai un peu trituré ma phrase jusqu'à ce qu'elle me semble bien ! et que je ne savais pas pourquoi jusqu'à te lire...)

'Jour m'sieurs dames!

Ce serait pas sur la Place Pinel par hasard vot' troquet?

Bravo Cendrine . Tu vois avec Lemur plus haut pour le flash d'arrivée ? Vous êtes en tout cas les deux gagnants de ce concours du jour....

Amitiés +++

Et on peut y déjeuner dans ce troquet ? Ou faut aller dans une brasserie à côté ?

Voilà la carte, Dominique....

© GdS

A moins qu'elle ne soit plus lisible là ?:

© GdS

Clin d'oeil

 

Bon, la carte, c'est une chose, mais peut-on garer sa deudeuch devant?

(ou, peut-on y aller en métro quand on vient en passant, mais de loin !)

Non, il y a une station de taxis.... avec presque jamais de taxis d'ailleurs ! Une rue adjacente, peut-être ?

 

Beaux vos textes ,pleins de vie bon enfant !

du Simenon rajeuni dans un bon Maigret , du Boris Vian mâtiné de ....je ne dis pas car cela vous paraîtrait flatteur ;mais je le pense.

Au moins c'est une littérature qui fleure bon la vie ,un peu "temps arrêté"

au cadran de la montre ,et heureusement ,pour n'en garder que les bons moments.

Belle tronches de vie à se tartiner de vôtre encre. j'ai le bonheur d'en goûter presque tous les jours avec mes très vieux parents ,dont j'assure ce dernier voyage au troquet du coin ,j'ai le plaisir d'y voir tous les piliers de bar se précipiter pour ouvrir la porte devant le fauteuil roulant ,avec une tournée de bises ,souvent avinées ,tous les trois nous ne pouvons plus nous en passer.

Je viens de faire pause dans votre troquet, grain de sel. Merci. Les miens - de troquets - sont maintenant répartis un peu partout dans Paris, sans fidélité particulière. J'aime en été changer de crèmerie pour un petit déj. matinal ou un café dans des lieux inattendus. Mais votre billet si évocateur m'a donné la nostalgie de mes habitudes d'étudiante (lointaine). Ils ont raison vos amis, c'est bien écrit, on aime à traîner là avec vous et à y rencontrer de l'humanité en barre ...

Un petit café en ta compagnie avant de partir au taf. Ce week-end, une pause tranquille fait du bien ...

Bonne journée, grain

@ Pomone, espoir, cereb & les autres

Merci à vous d'être passés. La porte reste toujours ouverte, vous pouvez faire un saut quand vous voulez. La maison n'accueille pas que les habitués, vous savez !

@ Anne Gentry

Bonne journée, docteur. Hier, j'ai passé l'après-midi dans ce qui doit être ton environnement professionnel et j'ai pensé très fort à toi. Et je comprends parfaitement que tu puisses avoir besoin de te jeter un petit noir bien serré au zinc avant de partir bosser !

savoureux comme la vie!

Merci, j viollon, c'est gentil.... Mais je suis sûre que vous avez l'équivalent dans votre quartier ! En cherchant bien....

Un ami, à qui je l'ai raconté, m'a suggéré de refaire un autre billet. Une sorte de "Touche pause bis", en somme. Mais comme, finalement, nous allons quand même assez souvent dans ce bistrot, cela risquait de tourner au feuilleton...

Donc voilà, on y a fait un nouveau un saut ce week-end (samedi fin de journée pour être précis) et je me suis rendu compte qu'il y a un habitué dont j'avais oublié de parler dans mon billet: un Maghrébin souriant, âgé d'une cinquantaine d'année, qui passe à peu près tous les jours en fin de journée et que les autres habitués, ceux qui passent leur temps accoudés au comptoir, surnomment "Cousin". Et tous de s'offrir la tournée. "T'en reprends un petit, Cousin ?" "La prochaine, c'est pour toi, hein, Cousin !"

En dehors de ça, une mère et sa fille, environ 50 ans et 25 ans mais bâties sur le même modèle (plutôt court et large) et coiffées pareil (cheveux tirés en queue de cheval haut sur la tête avec élastique mauve pour l'une et rose pour l'autre). La mère en tête qui fonce impérieusement vers la table qu'elle avait repérée et choisie de l'extérieur. Sa fille qui suit à 3 mètres avec les cabas: "On se met où tu veux, Maman, ça n'a pas d'importance..."

Comme si on lui avait demandé son avis ! La mère était déjà installée et avait retiré son manteau quand la fille a rejoint la chaise qui lui était assignée....

Super! Mais j'arrive en retard; heureusement, c'est encore ouvert.

l'oeuf dur

Grain s'est remise à écrire !!!!! C'est la fête !!!


Alors cadeau d'un chanson qui fut longtemps mon hymne préféré:

"Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un' place,
L'est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.
Si t'as le bec fin,
S'il te faut du vin
D' premièr' classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d'ici
Te dépasse.
Mais si t'as l' gosier
Qu'une armur' d'acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.
Tu trouveras là
La fin' fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.
Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La bell' du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.
Que je boive à fond
L'eau de tout's les fon-
tain's Wallace,
Si, dès aujourd'hui,
Tu n'es pas séduit
Par la grâce.
De cett' joli' fé'
Qui, d'un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu'en bas,
Bien en place.
Ces trésors exquis,
Qui les embrass', qui
Les enlace ?
Vraiment, c'en est trop !
Tout ça pour ce gros
Dégueulasse !
C'est injuste et fou,
Mais que voulez-vous
Qu'on y fasse ?
L'amour se fait vieux,
Il a plus les yeux
Bien en face.
Si tu fais ta cour,
Tâch' que tes discours
Ne l'agacent.
Sois poli, mon gars,
Pas de geste ou ga-
re à la casse.
Car sa main qui claqu',
Punit d'un flic-flac
Les audaces.
Certes, il n'est pas né
Qui mettra le nez
Dans sa tasse.
Pas né, le chanceux
Qui dégèl'ra ce
Bloc de glace.
Qui fera dans l' dos
Les corne' à ce gros
Dégueulasse.
Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un' place,
Une espèc' de fé',
D'un vieux bouge, a fait
Un palace.

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un' place,
L'est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.
Si t'as le bec fin,
S'il te faut du vin
D' premièr' classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d'ici
Te dépasse.
Mais si t'as l' gosier
Qu'une armur' d'acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.
Tu trouveras là
La fin' fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.
Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La bell' du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.
Que je boive à fond
L'eau de tout's les fon-
tain's Wallace,
Si, dès aujourd'hui,
Tu n'es pas séduit
Par la grâce.
De cett' joli' fé'
Qui, d'un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu'en bas,
Bien en place.
Ces trésors exquis,
Qui les embrass', qui
Les enlace ?
Vraiment, c'en est trop !
Tout ça pour ce gros
Dégueulasse !
C'est injuste et fou,
Mais que voulez-vous
Qu'on y fasse ?
L'amour se fait vieux,
Il a plus les yeux
Bien en face.
Si tu fais ta cour,
Tâch' que tes discours
Ne l'agacent.
Sois poli, mon gars,
Pas de geste ou ga-
re à la casse.
Car sa main qui claqu',
Punit d'un flic-flac
Les audaces.
Certes, il n'est pas né
Qui mettra le nez
Dans sa tasse.
Pas né, le chanceux
Qui dégèl'ra ce
Bloc de glace.
Qui fera dans l' dos
Les corne' à ce gros
Dégueulasse.
Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un' place,
Une espèc' de fé',
D'un vieux bouge, a fait
Un palace"

Georgs Brassens

On y est repassés l'autre soir. On ne recueille plus de nouvelles de Cécile qu'à voix basse. Réhospitalisée. Le pancréas. C'est maintenent presque sûr, elle ne reviendra pas. Elle a déjà été remplacée, mais peut-être simplement par une serveuse en CDD ? Cécile, bats-toi ! Ce billet t'est dédié..... On ne t'oublie pas !

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