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Dans le bus 47

autnye.jpgFin juin et début juillet à Paris. Un stage de quatre semaines. Trajet Place d'Italie-Château d'Eau le matin et Château d'Eau-Place d'Italie le soir. Du régulier, pour une fois. Quasi réglé comme du papier à musique. Donc recharger son passe Navigo pour la semaine tous les samedis. Il fait chaud. Les éventails reviennent à la mode. Les poignets retrouvent presque d'instinct ce geste saccadé et si féminin que nos grands-mères maîtrisaient en reines. J'adore le trajet qui traverse tout Paris. Avec le 27, le 47 est un de mes bus préférés. Seuls bémols à la clé: les embouteillages, même si pour beaucoup les vacances ont commencé, et le boulevard Sébastopol qui me fait chaque fois rager avec ses km2 de locaux commerciaux à vendre ou à louer. Pareil sur le boulevard de Strasbourg, prolongement du Sébasto, et lui aussi, couverts de pancartes bariolées « à vendre » ou « à louer », et ce depuis des années. Pourquoi ne transforme-t-on pas ces bureaux vides en logements sociaux ? Serait-ce trop demander ? Juste un peu de bon sens et d'équité.... Incompréhension. Colère larvée.

 

Lectures. La plupart des gens dévorent 20 minutes ou Métro. « Béliers : tentez de réfréner vos impulsions, soyez plus diplomates. Amours au beau fixe. » « Balances : vous êtes préoccupés. Tâchez de vous ouvrir à d'autres, de vous confier. » D'autres, c'est le Parisien. Les pages sports ou les micro-trottoirs. Le Monde, ce sera au retour, par des voyageurs descendant à Cardinal Lemoine, Gobelins ou Maubert-Mutualité. Une scène étonnante vers Strasbourg-Saint-Denis : face à face, une femme antillaise aux cheveux gris et tirés bien serrés en arrière, plongée dans « Comment toucher un lépreux », avec en face d'elle une jeune femme aux épaisses lunettes, le nez dans « L'empathie au cœur du jeu social » de Serge Tisseron. Une fois seulement une « tablette » : un jeune cadre lisant le New York Times sous l'œil attentif de ses voisins de banquette, presque incrédules. Les autres trifouillent leurs smartphones. Des jeux. Des mails. Des SMS. Des va-et-vient agiles des pouces pour monter ou redescendre des listes interminables de messages, de noms, ou de photos.... Leur vie.

 

C'est la saison des sandales à bouts ouverts. Une palette de couleurs de vernis à ongles sur les orteils. Du rouge, du rose, du brun, du presque noir. Un peu de turquoise ou de violet aussi. Sans compter un bleu un peu métallique qui semble faire fureur. Beaucoup de foulards. De cabas colorés et folklos. Les hommes portent des polos ou des chemises à manches courtes, parfois avec cravate, parfois sans. Jean ou pantalon clair, écru, beige ou camel. Les sacs à dos sont de sortie, aussi, se cognant ici ou là aux voyageurs assis. Ça ronchonne. Ça s'engueule parfois aussi : « Mais vous pourriez laisser descendre avant de monter ! » « Ça vous ennuierait de pousser votre valise ? Vous ne voyez pas que vous bloquez le passage ? » Mais quelques fois heureusement aussi, ça échange quelques mots, ça se salue, ça se sourit. « Peut-être à demain ?» « En tout cas bonne chance pour votre entretien ! »

 

Un soir, de retour plus tard que d'habitude, la nuit était déjà tombée, un spectacle inouï. Deux hommes et une femme qui montent à Gare de l'Est soutenant une jeune femme quasi inerte, la jettent comme un paquet de linge sale sur un siège, près de l'entrée, la redressent brutalement par les épaules de la veste alors qu'elle allait glisser et se carapatent à toute allure juste au moment où la porte allait fermer et le bus redémarrer. Le tout n'a duré quelques secondes. C'est une Asiatique, la trentaine, plutôt bien habillée. On est plusieurs à s'approcher d'elle. Elle nous repousse de la main. Murmure « tout va bien ». Et s'endort. On prévient le chauffeur. Il opine : « J'ai l'habitude. » L'habitude....

 

Il y a la femme aux sacs, aussi. Une habituée. Une femme entre deux âges, toute voûtée, qui semble ne jamais arrêter de marmonner pour elle seule. Monte à Banquier, avec une multitude de sacs en plastique quadrillé ou à fleurs, type cabas pour faire le marché. Descend juste après Châtelet. Et passe tout le trajet à placer et déplacer ses sacs, les redresser, les changer de place, les entasser, les ramasser. Elle s'installe à l'endroit où se mettent généralement les poussettes ou les voiturettes des handicapés et dès que l'une ou l'autre vient à monter, elle s'exécute obligeamment en continuant à marmonner : un sac, puis l'autre, puis l'autre encore, quelques mètres plus loin. La pile vient à s'écrouler. Et elle de ramasser.... Arrivée à sa station, elle rassemble le tout et prouesse incroyable : arrive à concentrer toutes les anses de tous ses cabas dans ses deux mains. Et elle s'éloigne, en boîtillant, en marmonnant, toujours voûtée. Elle seule sait.

 

Mon stage est fini. J'y aurai beaucoup appris et suis ravie. D'autant qu'il s'agissait pour l'essentiel de nouvelles technologies et que je me sentais tout sauf une « geekette », comme on dit. Découvert mieux tout un quartier aussi, celui de la rue des Petites-Ecuries, avec ses coiffeurs africains et leurs « rabatteurs », ses manucures chinois, ses restaurants turcs, pakistanais, kurdes ou vietnamiens. La rue d'Hauteville et ses fourreurs grecs. La rue de Paradis et sa vaisselle. Le boulevard de Strasbourg et ses produits pour peaux noires ou pour cheveux crêpus. Le Passage de l'Industrie et ses articles pour salons de coiffure. Le passage Brady, Bollywood-sur-seine. Les bazars. Les marchands de journaux. Les pharmacies. Les taxiphones pour téléphoner à bas prix à l'étranger. Une immigration métissée comme jamais dans Paris : toutes les origines semblent cohabiter et se respecter.. Mais les travaux aussi. Les bâches. Les échafaudages qui bouffent les trottoirs étroits. Les camions de livraison arrêtés en pleine rue et les concerts de klaxons. A découvrir vite avant que les bobos qui rachètent un à un tous les appartements aient tout transformé et affadi.

 

Quant au 47, je n'ai plus de raisons de le prendre tous les jours. Mais il reste gravé lui aussi : son trajet, ses habitués, ses scènes inattendues, les dialogues que j'ai pu y nouer, les bouchons, le chauffeur trop brusque qui semblait avoir chaque fois fait un pari horaire et envoyait régulièrement tout valdinguer dans la travée, les autres, qui attendaient gentiment lorsque quelqu'un arrivait en courant pour ne pas le louper. Moi, bien souvent.

 

Après leur avoir dit tous les matins et tous les soirs cinq jours par semaine « Bonjour ! », aujourd'hui, je leur dis juste « Merci ! ». Et « à bientôt, sûrement ! » Oui, sûrement. Même si à d'autres heures et autrement....

 

© Photo: Kevin

 

 

Tous les commentaires

On y était peut-être toutes les deux, Paule Emile ! Dommage qu'on ne se soit pas croisées... Une petite mousse en terrasse, au coin de la rue du Faubourg Saint-Denis, ça aurait été plutôt bienvenu, non, tu ne crois pas ?

Que de transports, en ce début d'été, chère Grain...Merci pour ces bribes de vie si bien décrites.

Que de "transports" ? Peut-être, Patrick, je ne me rends pas compte. Surtout l'encre qui s'est remise à couler du vieux stylo qui commençait à dessècher.... Alors forcément, ça coule à flots. Et ça fait aussi parfois des pâtés !

Vous êtes balance, espoir ? Mille amitiés....

Mille et une pour vous Grain,sur l'horoscope des "Balance" ,y'at'il de l'espoir pour les prochaines cinquante années?

idem !

Très joli commentaire, merci Jonas ! Mais moi, non, je ne tiens pas mon destin bien serré dans mon cabas, au contraire. Dans les transports en commun, je regarde, j'écoute, j'observe, je dévisage, je recueille, j'enregistre, exactement comme dans les restaus ou les troquets aux tables d'à côté. C'est ça qui me plait. Parce que c'est ça qui m'enrichit. Et que je suis faite comme ça, avec les yeux ouverts... C'est un peu indiscret, je pense parfois. Mais c'est plus fort que moi !

C'est exactement ce que je dis chère braconnière. Dans mon esprit, le terme "chacun" s'applique aux observés pas à l'observateur. Sachant qu'il y a sans doute d'autres braconniers chez les observés.

A quand un texte sur les braconniers entre eux.

superbe tableau d'un Paris que j'ai connu. Sensations comme si j'y étais, j'entends même les commentaires des voyageurs. Pas de nostalgie, juste des réminiscences, comme un film auquel il manquerait des images...

La semaine dernière j'étais à Paris, je me suis plongé dans la fourmilière, mais plutôt façon entomologiste : visages tirés, fatigués, désabusés, yeux dans le vague, accrochés à la vie, leur vie par ce petit appareil qu'on appelle téléphone. Cette semaine je les retrouve sur la plage près de chez moi, enjoués, heureux ou faisant semblant de l'être. Ils viennent animer notre paysage pendant deux mois, ils repartiront avant les hirondelles, la tête pleine d'images et de sons, quand la fin de la récréation aura sonné. Le 47 ou le 231 les attendent pour quelques mois, jusqu'à la prochaine récréation ...

"... ils repartiront avant les hirondelles, la tête pleine d'images et de sons, quand la fin de la récréation aura sonné...."

C'est pas plutôt les martinets ? Je vais me renseigner sur le trajet du 231. Vous avez un très joli pseudo, Jipé !

Dans mon dernier séjour parisien, j'étais sidérée par la faculté des gens dans le métro (j'ai pas pris le bus) à se plonger, quoi qu'il arrive, dans leurs journaux, leurs bouquins, leurs portables. Ils sont là, debout, se tiennent d'une main à la barre, tournent les pages et soutiennent le livre de l'autre. Les portes s'ouvrent. Sans un regard, ils plient bagage et descendent.

J'avais l'impression d'être sur une autre planète. Pour ma part, j'étais agrippée à je ne sais trop quoi, des deux mains, terrorisée de rater l'arrêt...

Ici, dans les bus, chacun se tape la discute, la pluie, le soleil, la chaleur :

"bou diou, que fa caù aujourd'hui ! et j'ai pas pris le capéoù ! atchedeu ! et le chauffeur, qué dormiasse ! boulègue que je vais faire les commissions !

Bon, en gros, tout le monde y va de son mot, et le chauffeur boulègue...surtout quand y a degun !! Sourire

Edit : heu, GdS, y avait rien sur les scorpions ? J'ai pas écouté chérie fm aujourd'hui Innocent

J'ai pas lu pour les scorpions. je lis toujours les béliers, les verseaux et les balances. Parfois un coup d'œil aux taureaux. Si tu a cette image-là des transports à paris, c'est que tu n'as jamais pris le bus avec moi ! Tu sais combien j'en ai des ami(e)s rencontré(e)s dans le bus avec lesquel(le)s on est resté(e)s en contact ?La prochaine fois peut-être ?

Enfin déjà ça que tu ne te sois pas fait dévaliser par un pickpocket lors de ton passage à Paris.... Pour ternier encore un peu plus l'image que ceux qui viennent de régions se font de la capitale, rien de tel que se faire tirer son portif dans le métro....Clin d'oeil Marrant, d'ailleurs, à croire que ce n'est qu'à eux que ça arrive !

Non, pas pickpocketée... Sourire Mais peut-être les bus sont plus agréables que le métro. Je viendrai avec toi, la prochaine fois.

L'image des grandes villes est toujours particulière pour les gens qui comme moi, vivent dans une relative tranquillité. Et c'est assez terrorisant j'avoue.

D'ailleurs, le fait est qu'il y a beaucoup trop de monde, dans ces grandes villes. Comme sur les plages en juillet et août, mois où l'on n'y met pas les pieds.

Superbe texte. w00b3qua.gif

Bon, moi je prend plutôt le 38, mais comme ils ont un trajet commun entre Cité Palais de (d'in)Justice et Gare de l'est, on aurait pu se faire un petit coucou en passant !

L'ambiance Château-d'eau est vraiment sympa, mais ce n'est pas le seul quartier de Paris où ça mélange grave !

J'aime mieux les bus que le métro : c'est beaucoup plus facile de communiquer avec des gens divers, même si parfois c'est un peu électrique.

Un conseil aux non-parisiens : ne prenez jamais la ligne 13 au-delà de Place de Clichy vers le nord aux heures de pointe, malheureux ! : c'est boîte à sardines (sans huile) garantie ! Je me demande comment font les gens pour ne pas s'entretuer dans ces conditions.... Moi, à chaque fois que j'ai été obligée de la prendre, j'ai attendu plus d'une demi heure sur le quai que les conditions de transport redeviennent humaines... Et tant pis pour le retard : je deviens claustrophobe !!!

Oui, le 38, parfois aussi, notamment quand le 47 tarde à se présenter à la mairie du 10e.... Avec changement à Luxembourg pour le 27. Et à l'aller, j'adore regarder les kilomètres de touristes faisant la queue pour aller visiter la Sainte-Chapelle. Moi aussi, WataYaga, je suis bien plus bus que métro, même si ça met plus longtemps, et surtout quand il fait beau....

Et qu'est ce qui vous prouve qu'on ne se l'ait pas fait, ce petit coucou, sans savoir que c'était nous ? Clin d'oeil

Belle balade parisienne en bus, Grain ! Un trajet comme la plupart en journée, calme, plein de richesse pour les tempéraments observateurs et, luxe suprême, avec l'agrément que la répétition et la chaleur estivale viennent instiller.

Du coup, le parcours hivernal "Petite chronique nantaise", trajet en tramway sur mon blog fait film de gangsters Marche moi dessus !

 

 

Le lien ne marche pas : c%27est%20po%20juste.gif

Petite chronique nantaise

Apparemment, on ne peut plus joindre un extrait de ce qu'on a pondu dans un commentaire... "la page n'existe pas". Nous voilà propres Sourire !

Tiens, j'ai vu une Luciole passer.... Elle brillait. Les lucioles, ça sait briller comme personne..... Ça rend heureux et ça porte chance. Mais le plus beau: ça se laisse jamais vriament apprivoiser ! C'est aussi pour ça qu'on les aime....

Ben du monde, déjà, d'puis c'matin, dans c'bus. Zut, j'ai encore oublié d'prendre un ticket. J'espère qu'y aura pas d'contrôleur avant mon arrêt.

Bon, j'écoute c'qui disent tous, ça m'passionne, même qu'j'aurais ben aimé avoir un d'ces trucs qu'y font pour enregistrer.

Minute, papillon ! Ça cause d'sacs tenus serrés dans des cabas, d'martinets, de scorpions et d'braconniers, et puis aussi d'sardines… J'sais plus si on étions en ville, à la campagne ou au bord d'la mer. En tout cas, y semblent tous se connaître. Et que j'te cause, et que j'te réponds…

J'me d'mande ben c'que ça peut être un “portif”. J'ai dû mal entendre, ou p'têt ben qu'c'est elle qu'aurait bouffé le “s”. Mais de là à “se faire tirer son sportif dans le métro”… Même si j'comprends pas tout, y m'vient des tas d'images. Y a pas à dire, z-ont quand même des mœurs bizarres, ces Parisiens !

Bon, c'est pas qu'j'm'ennuie, m'sieurs-dames, mais faut qu'j'descende à la prochaine. J'ai encore mon ménage à faire, rapport au neveu d'ma cousine qui vient dépapiéter et r'faire la peinture d'main.

Merci pour la balade. On s'y croirait vraiment**********.

"On s'y croirait vraiment..." C'était le but du jeu ! Vous faire prendre le 47 avec moi, surtout les non-Parisiens ou les ex-Parisiens.... Et même les parisiens, d'ailleurs, tant qu'à faire !

Pour le reste, madame, vous avez votre billet ? Vous pouvez me le montrer ? Non ? Vous payez l'amende tout de suite ou on vous l'envoie ? Je vous préviens tout de suite, le prix n'est pas le même..... Vous décidez quoi ?

Hé ! Parlez pas si vite, ça m'embrouille les neurones et j'pense même plus à sortir mon billet. Attendez qu'j'fouille un peu dans l'tyoube. Ah, ça y est, le voilà :

Ça vous va ?

Et comment que ça nous va ! La Clepsydre de Haas, c'est bien ça ?

Bravissimo*. Comme tu vois, Je profite de la moindre occasion pour lui faire de la pub.

Dialogue (résumé) pour ceux qui aimeraient aller plus loin :

"Vos billets ?

– Monsieur le contrôleur, par pitié, que se passe-t-il ici ?

– Du calme, pas de panique. Les faits sont rangés dans le temps, enfilés sur sa continuité. C'est important pour la narration.

– Mais que faire des faits qui n'ont pas leur place dans le temps, qui sont accomplis trop tard, quand le temps a déjà été réparti ? Le temps serait-il trop étroit pour les contenir ?

– Le temps a ses voix secondaires, pas très sûres, mais ne soyons pas trop exigeants pour des faits irreprésentables. Qui sait… en ce moment, nous avons peut-être déjà passé l'aiguillage et nous nous trouvons sur une voie sans issue…

– Mais alors, comment en sortir ?

– Peut-être en essayant encore une fois… sous le lit… ”

*Avec un seul “a”, toutefois.

Je n'ai aucun mérite ! J'ai une amie très chère qui me l'a fait découvrir (ou disons redécouvrir) il y a quelques années....

J'adore cette phrase: "Mais que faire des faits qui n'ont pas leur place dans le temps, qui sont accomplis trop tard, quand le temps a déjà été réparti ? Le temps serait-il trop étroit pour les contenir ?"

On peut se poser la question, en effet !

Et les faits accomplis trop tôt, ces usurpateurs qui n'avaient finalement pas leur place dans le temps que nous nous croyions imparti.

Pas d'inquiétude, Jonas, ils sont aussi dans ce film… de tous les temps.

De vrais transports... en commun ;)

(J'ai longtemps pris cette ligne. On y est avec ton texte. Habité au sud, Gobelins, puis tout au Nord, même chose avec la ligne 7 du métro d'ailleurs, un tropisme. ).

Il n'y a de transports, Christine, qu'en commun..... Clin d'oeil Je t'embrasse !

Merci pour ce billet !

J’adore prendre le bus, c’est tellement vivant et agréable. Les conducteurs sont très gentils et les gens sont sympathiques et toujours prompts à discuter ou autres.

Je me demande souvent, aussi comme vous, où ces gens vont, quelle est leur histoire et je fais attention à ce qu’ils portent (le style dit beaucoup de choses sur la personne). Je prends aussi le 27 (que j’aime bien lorsqu’il longe les quais, puis passe par le Louvre), mais aussi le 68/69/63/84/89/94.

Bonjour AS B ! Moi je suis une fana du 27, qui passe juste en bas de chez moi et que je prends sans arrêt (enfin si, à la station où je descends ! Clin d'oeil) Quand j'ai des amis qui viennent de l'étranger ou de province, j'adore leur faire faire le voyage: Place d'Italie, Gobelins, Luxembourg, le Quartier latin, le Palais de Justice, Châtelet, les quais, puis le traversée de la Seine en passant par le Louvre, Palais-Royal, Opéra, les Grands Magasins, Saint-Lazare.... Et le soir, à la tombée de la nuit, c'est magique !

Par ailleurs, je viens juste de me rendre compte que les deux derniers billets de mon blog étaient très RATP. L'avant-dernier avait pour illustration une bouche de métro et celui-là un bus.... Sans compter un billet sur les anciens métros, les "Sprague-Thomson" aux voitures rouges (1e classe) et vertes (2e classe) dans l'édition "Je me Souviens"....Je vais finir par me faire embaucher par la Régie !

Bien à vous...

Il est vrai que le 27 a été dès mon arrivée à Paris, mon bus préféré. Mais, j’ai appris à apprécier les petits bus.

Je vous souhaite bonne chance pour tout et le meilleur pour la suite. Sourire

PS : cela fait plaisir votre dynamisme, sympathie et bonne humeur !

Pourtant, il y a des jours, si vous saviez.....

Je vous rassure, il y a toujours des jours où... c’est le cas pour tout le monde.

Mais, il ne faut pas vous laisser abattre parce que votre (bonne) humeur/attitude positive est très communicative. Clin d'oeil Et, c’est très important IRL.

Jolie promenade, merci.

Touchée-coulée, Jean-Michel ! D'autant que j'adore ce que vous écrivez.... Mais ce n'était pas une "promenade", vous savez ! Pour une fois que j'allais régulièrement bosser....Clin d'oeil

Beau texte merci, qui m'emplit de nostalgie pour le bus de mon enfance le 174, à grande plate-forme, dont de temps en temps le contrôleur, après avoir mouliné mes deux tickets bleus de deux tours de manivelle , me permettait de tirer la sonnette pour faire démarrer le bus: DING!

Un jour j'ai enfin osé aller jusqu'au terminus, loin, après les fortifs, au milieu des minuscules bicoques et jardinets de la banlieue des années 50...

YES :-))!

Et en plus merci avec les super images: c'est bien lui !

 

J'ai connu aussi les bus à plate-forme, avec la chaîne recouverte de cuir pour maintenir la plate-forme fermée quand le bus démarrait. Et la sonnette, qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à la queue du Mickey qu'on essayait d'attraper au manège. Et les petits tickets de bus pliés en accordéon: deux tickets pour une section. Et le contrôleur à képi qui, une fois le bus mis en branle et la chaîne refermée, passait de voyageur en voyageur et le faisait passer dans une petite boîte métallique avec une manivelle pour le poinçonner.......

Moi, j'ai pris longtemps le 115, de Mairie de Montreuil à Bagnolet-Stalingrad, la station juste après Place Villiers. Toute une époque, quand même ! Rien que d'en parler....

Petit Kdo spécial nostalgie:

050007_autobus_plateforme_pantheon.jpg

 

Avec les pavés en prime :-)!

C'est que si je ne m'abuse en regardant la photo, il y avait encore 68 à faire !

Mais qu'avait-elle cette asiatique, la trentaine ? Ça m'interloque. L'habitude ?

Aucune idée ! Alcool ? Médocs ? GHB ? Opium ? Tout est possible.... Mais j'avoue que je me suis, moi aussi, pas mal posé la question !

Sous_titre possible :

les transports amoureux

Si bien écrits, si bien décrits, ces transports... On n'est pas loin des transports amoureux...

Merci pour ce billet plein d'attention et d'humanité :)

J'aime toutes les villes, un peu plus Paris...

 

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