Sam.
30
Aoû

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Compétitivité et crise de la zone Euro, les responsabilités de l’Allemagne

Lors du dernier conseil européen, Mario Draghi a présenté aux chefs d’Etats une analyse de la situation économique de la zone euro. Ses conclusions concernant la France ont été sans appel et montrent que notre pays souffre d’un manque de compétitivité, du au coût du travail. Cela amène l’Union Européenne à demander à la France de prendre des mesures pour diminuer le coût du travail et flexibiliser le marché de l’emploi[1]. Cependant, il y a un problème avec cette analyse du président de la BCE. En effet, Mario Draghi a fait une grossière erreur dans sa présentation qui biaise totalement ses conclusions. Il a comparé l’évolution des salaires en nominal (inflation inclue) avec la productivité en réel (hors inflation). On peut voir cette erreur aux pages 9 et 10 de sa présentation[2] avec des salaires (compensation) qui explosent littéralement par rapport à la productivité. Cependant, si on reprend l’analyse en corrigeant cette erreur, on voit que la France a eu une politique équilibrée et respectueuse de la cohésion au sein de l’union, alors que l’Allemagne est ne grande partie responsable des déséquilibres et donc de la crise de la zone Euro. Voici l’analyse que Mario Draghi aurait pu faire s’il n’avait pas mélangé salaires nominaux et productivité réelle.

 

La compétitivité économique d’un pays repose sur sa capacité à produire moins cher que dans les autres pays. Elle est fonction de deux éléments : ses gains de productivité et son inflation. La productivité mesure le volume de production que l’on peut obtenir à partir d’une quantité donnée de travail, de capital et de consommations intermédiaires. Le travail est généralement fourni par les salariés. Le capital provient principalement des actionnaires, qui financent les machines et autres actifs de l’entreprise. Les consommations intermédiaires sont les ressources naturelles, les biens et les services qui rentrent dans la fabrication du produit final. Si l’on regarde en particulier le nombre d’employés nécessaires pour atteindre une certaine production, on obtient la productivité du travail. La recherche et à l’innovation permettent d’obtenir des gains de productivité. Cela permet de produire plus avec une même quantité. Les gains de productivité créent donc de la richesse supplémentaire.

 

Le tout est de savoir que faire de cette richesse accrue. Deux options sont possibles. On peut la redistribuer aux salariés en augmentant les salaires dans les mêmes proportions que les gains de productivité. Cela donne du pouvoir d’achat aux salariés qui peuvent alors consommer et/ou épargner Ou bien, on peut choisir de ne pas augmenter les salaires. Cela permet de produire à moindre coût. L’entreprise peut alors soit augmenter ses marges, soit baisser ses prix de vente et donc gagner des parts de marché. Les gains de productivité bénéficient, dans ce cas, aux actionnaires des entreprises qui peuvent réinvestir et/ou épargner. La question est donc celle du partage des gains de productivité entre le travail et le capital. Si les salaires augmentent comme les gains de productivité, les marges des entreprises restent constantes, le partage de la valeur ajoutée reste la même entre capital et travail, et le niveau de vie des salariés augmente. Si les salaires augmentent moins que la productivité, les marges des entreprises augmentent et la richesse des actionnaires avec.

 

L’autre élément qui permet à une économie de gagner en compétitivité par rapport à d’autres pays est son différentiel l’inflation. Si le taux d’inflation d’un pays, c’est-à-dire la moyenne de l’ensemble des coûts, augmente plus vite que dans les autres pays alors, soit les entreprises perdent des parts de marchés par rapport à leurs concurrents étrangers, soit elles sont obligées de réduire leurs marges, et sont par conséquent fragilisées.

 

D’où vient donc que l’Allemagne a gagné en compétitivité vis-à-vis de la France depuis la création de l’euro? Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas dû à la productivité. En effet, les gains de productivité sont similaires dans les deux pays depuis 1999 comme le montre la Figure 1. Non, l’écart de compétitivité entre la France et Allemagne provient d’une baisse des coûts relatifs allemands, en particulier des coûts salariaux. En effet, au début des années 2000, l’Allemagne a mis en place une politique visant à comprimer les salaires. Cela les a empêché progresser, relativement à la productivité, pendant quasiment une décennie (voir Figure 2). Sur la même période, les salaires en France ont progressé dans les mêmes proportions que la productivité. Les gains de productivité français ont été partagés équitablement entre le travail et le capital (voir Figure 3).

 

Figure 1 Productivité, source: Ameco

Productivite.png 

 

Figure 2 Productivité et rémunération en Allemagne, source: Ameco

Prod_et_rem_Allemagne.png 

 

Figure 3 Productivité et rémunération en France, source: Ameco

Prod_et_rem_France.png 

 

 

Cette pression sur les salaires a renforcé les entreprises allemandes par rapport aux concurrents étrangers et a fait baisser le taux d’inflation en Allemagne largement en-dessous de l’objectif des 2% de la Banque Centrale Européenne et qui correspondent au critère de convergence du Traité de Maastricht[3] (voir Figure 4). En effet, cette modération salariale associée à des hausses d’impôts a fortement comprimé la demande interne (Figure 5).  Dans le même temps, la France a scrupuleusement respecté l’objectif de la BCE (voir Figure 4). De ce fait, et n’ayant pas cherché à compresser les salaires et la demande interne, le France se retrouve aujourd’hui avec un déficit de compétitivité important vis-à-vis de son premier partenaire commercial.

 

Figure 4 Inflation en France, Allemagne et objectif de la BCE, source : Ameco

Inflation.png 

 

Figure 5 Demande domestique privée en Allemagne, source : Eurostat

demande_dom_allemagne.png 

 

Cette baisse de la demande interne et  l’amélioration de la compétitivité due à une baisse relative des coûts, en particulier salariaux, a provoqué une explosion du commerce extérieur allemand qui, de fait a été l’unique moteur de la croissance allemande depuis 2000. Le solde du compte courant allemand a atteint de niveaux jamais vus depuis 1950 (voir Figure 6), du même ordre que les excédents chinois. Depuis la création de l’Euro, l’Allemagne a fait reposer sa croissance sur la demande externe, c’est à dire sur les importations de ses voisins.

 

Figure 6 Compte courant en Allemagne, source : Eurostat

Compte_courant_Allemagne.png 

 

En d’autres temps, cet écart aurait été corrigé par une dévaluation du Franc, ce qui aurait fait baisser les coûts relatifs des entreprises françaises. Aujourd’hui, avec l’Euro, cette option n’existe plus.  C’est pourquoi, afin d’éviter que des déséquilibres importants naissent entre ses membres, le traité de Maastricht a instauré des critères de convergence. Ce sont des objectifs qui visent à assurer un développement cohérent et harmonieux entre les différents Etats de l’union monétaire. Ce sont les conditions indispensables pour que fonctionne correctement une union monétaire. Mais l’Allemagne a fait le choix de jouer solo. Elle est en grande partie responsable des déséquilibres qui s’accumulent dans la zone Euro. La France quant à elle, a eu depuis 2000, une politique équilibrée. Elle a su générer des gains de productivité, qu’elle a équitablement répartie entre ses salariés et ses entreprises. Elle respecté les objectifs d’inflation de la BCE. La Commission Européenne et la BCE tancent notre pays et nous enjoignent à rejoindre le modèle allemand. Mais c’est une recommandation infondée. L’Allemagne a réussi car ses voisins achetaient ses exportations. Les dirigeants européens ne comprennent pas que pour être exportateur net, il faut que d’autres pays soient importateurs nets. Vouloir comprimer les salaires et réduire les coûts pour gagner en compétitivité provoque un effondrement de la demande dans la zone Euro et une explosion des inégalités en favorisant les détenteurs de capital. La seule solution pour sortir l’Europe de la crise est de rééquilibrer les balances commerciales. Cela passe par une relance de la demande en Allemagne.

 

Comment le président de la BCE a-t-il pu faire une erreur aussi grossière dans sa présentation, avec des conséquences aussi importantes en terme de politique économique ? C’est un point qui reste à éclaircir, et la question mériterait de lui être posée.

 

 


[1] http://register.consilium.europa.eu/pdf/en/12/st11/st11253.en12.pdf

[2] téléchargeable à : http://www.ecb.int/press/key/date/2013/html/sp130315.en.pdf?237ca30514d3cb9c3e808a896ae8637d

[3] Selon la BCE : “The Governing Council has also clarified that, in the pursuit of price stability, it aims to maintain inflation rates below, but close to, 2% over the medium term.” Retrieved at http://www.ecb.int/mopo/strategy/pricestab/html/index.en.html

Tous les commentaires

15/04/2013, 10:09 | Par Matematika

Article intéressant.

###Comment le président de la BCE a-t-il pu faire une erreur aussi grossière dans sa présentation, avec des conséquences aussi importantes en terme de politique économique ?

### La question suivante est: mérite t il son (énorme) salaire??

Sinon, je crois que l'actuel gouvernement avait dit que le coût du travail n'était 

pas plus élevé qu'en Allemagne et que les hausses d'impots n'affecteraient pas 

notre compétitivité. Or par définition, ce que dit l'actuel gouvernement est vrai...

 

15/04/2013, 13:22 | Par Marie-Anne Kraft en réponse au commentaire de Serge Marq le 15/04/2013 à 10:52

Ce n'est pas contradictoire. On peut très bien avoir une évolution favorable de la productivité, répercuter dans les mêmes proportions l'augmentation sur la masse salariale (hors inflation), avec une augmentation plus forte des dividendes qui peut être compensée par une baisse des intérêts payés aux banques dans un contexte de renforcement des fonds propres et de désendettement des entreprises. Avec en parallèle une dégradation des marges des entreprises d'ailleurs, ce qui nuit à la capacité d'autofinancement, à l'investissement productif (R&D, remplacement de l'appareil productif) donc à leur productivité future.  L'autofinancement disponible pour les investissements productifs se situe en France parmi les plus bas d’Europe.

C'est effectivement cela qui s'est passé.

Sur la période avant 2007 :

S'il est vrai que la part des dividendes dans la valeur ajoutée a augmenté, ce n'est pas au détriment de celle des salaires, qui est restée stable depuis 1984, mais au détriment des intérêts bancaires, du fait d'un fort desinvestissement des entreprises qui s'étaient fortement endettées et à taux élevé après le choc pétrolier (pic en 1983).

Voir cette intéressante analyse : http://resultat-exploitations.blogs.liberation.fr/finances/2010/10/dividendes.html

Screenshot - 21_10_2010 , 20_50_16

Source : INSEE

Screenshot - 23_10_2010 , 13_24_43

 Source : INSEE ; part des dividendes, des intérêts et de l'impôt sur les sociétés dans la valeur ajoutée des sociétés françaises.

On observe que la part des dividendes dans la Valeur Ajoutée a augmenté en même temps que la part des intérêts a fortement chuté. En revanche la part des salaires dans la Valeur Ajoutée est restée stable depuis 1984. En valeur absolue, les versements annuels de dividendes en France sont passés de 55 Mds€ annuels en 1990 à 120 Mds€ en 2000 puis 230 Mds€ environ sur 2007/2008/2009. En même temps les entreprises se sont désendettées après s'être fortement endettées à taux élevés à partir du choc pétrolier jusqu'en 1983 (pic d'endettement).

2volution du partage de la Valeur Ajoutée

 Valeur-ajoutee-international.jpg

 

Screenshot - 23_10_2010 , 17_53_10

Source : INSEE 

15/04/2013, 15:06 | Par Juliette BOUCHERY en réponse au commentaire de Marie-Anne Kraft le 15/04/2013 à 13:22

L'explication est technique, compliquée, mais dès la première phrase, je bute sur "... avec une augmentation plus forte des dividendes qui peut être compensée par une baisse des intérêts payés aux banques dans un contexte de renforcement des fonds propres et de désendettement des entreprises.". La phrase semble promettre d'expliquer que la répartition a bien été équitable entre actionnaires et salariés ; or elle dit aussitôt qu'il y a eu a) augmentation des dividendes + b) baisse des intérêts payés par les entreprises aux banques. À mes yeux, ça veut dire que les entreprises ont gagné deux fois, les salariés la moitié d'une.

15/04/2013, 15:29 | Par Jean-Louis DOLFUS en réponse au commentaire de Marie-Anne Kraft le 15/04/2013 à 13:22

Si les intérêts bancaires ont si fortement baissé c'est que la capacité d'autofinancement des entreprises a servie au désendettement et non à l'investissement matérien et immatériel dont il faudrait connaître l'évolution comparative avec l'Allemagne. Il n'y a pas eu d'augmentations de capital se substituant aux emprûnts qui pourraient justifier la hausse des dividendes : les actionnaires - dont les fonds de pension américains - se sont servis et les inégalités s'accroissent... !

En bonne logique les dividendes auraient du être réinvestis pour financer avec un crédit bancaire maintenu à des taux avantageux, la RetD et l'investissement productif : le capitalisme français est financier et vise le court terme, le capitalisme rhénan est plus technologique et voit à moyen terme.

Bravo pour cette étude très intérressante !

15/04/2013, 16:15 | Par Bertrand Groslambert en réponse au commentaire de Marie-Anne Kraft le 15/04/2013 à 13:22

Merci Marie-Anne pour ces explications complémentaires.

Le graphique sur l'évolution de la part de la rémunération des salaries dans la Valeur Ajoutée est particulièrement parlant. On y voit la courbe de l'Allemagne baisser fortement à partir de 2000.

Cordialement.

15/04/2013, 11:11 | Par Leséparges

Oui, c'est évident et c'est le problème de base :

Par son refus de toute inflation l'Allemagne protège le capital et non les salariés .

Sa puissance économique lui permet de s'en sortir , à peu près , car elle aussi est endettée .

Chez nous l'euro fort et durable ne peut provoquer que du chômage de masse .

Nous nous sommes privés , en acceptant l'euro fort , du levier traditionnel qui permet une progression du capital correcte tout en luttant pour l'emploi .

Aujourd'hui nous assistons à l'explosion d'un capital légitime mais aussi douteux avec toutes les armes qu'offrent les institutions financières .

Dans ces conditions il ne faut pas s'étonner de l'évasion fiscale , des paradis fiscaux et de l'élaboration de grosses fortunes en dépit de la "crise" .

Et comme ça n'a pas l'air de déranger les dirigeants que les multinationales , états dans les états , échappent aussi à la fiscalité légalement , je ne vois pas pourquoi ni comment  ça pourrait s'arrêter .

Les oligarchies financières devenues très puissantes et hors contrôle , nous tiennent entre leurs mains .

J'espère au minimum qu'un jour quand leurs beaux châteaux de cartes s'écrouleront à nouveau que ce ne soit pas les contribuables qui paient encore  pour les remettre en selle .

De toutes façons viendra le jour qu'ils en seront dans l'impossibilité .

15/04/2013, 11:47 | Par Jeff LARTIGUE

On fait dire ce que l'on veut aux chiffres.

Et à ce niveau, ce n'est pas une erreur, c'est forcément volontaire.

16/04/2013, 09:08 | Par parmeau en réponse au commentaire de Jeff LARTIGUE le 15/04/2013 à 11:47

Jeff LARTIGUE

"Et à ce niveau, ce n'est pas une erreur, c'est forcément volontaire."

C'est clairement ça ! L'Allemagne tient absolument à briller en première place et "l'erreur " faite dans ce rapport n'est qu'un coup de main entre amis ! Ces gens connaissent très bien leurs sujets et les travers à utiliser pour tromper l'opinion ! Dans ce cas, la ficelle est trop grosse ; la preuve ! Espérons que, cette fois, des membres bien avisés et honnêtes du "sommet européen " ont fait le nécessaire pour rectifier cette tromperie qui est tout sauf innocente ! Par ailleurs - et avec du temps pour des personnes incultes comme mois en ce qui concerne les questions économiques - divers paramètres, mais un en particulier, trahissent la très mauvaise santé de nos amis allemands ! La contraction salariale dans ce pays, la baisse de la demande européenne, et donc un ralentissement de leur commerce extérieur - environ 20% or de l'Europe, sont autant de critères, parmi d'autres, qui ne leur laissent pas présager des lendemains mirobolants ! Ce paramètre souligné plus haut, et qui concerne la baisse importante des taux des prêts à la consommation en particulier - plus voyant grâce à une pub envahissante sur nos écrans, "das auto" - est un indice annonciateur d'une forte inflation à court terme ! C'est inutile de rentrer dans les détails, mais son mécanisme destructeur a déjà fait ses preuves outre-Atlantique ! Celui-ci a conduit les USA à une situation dont ils ne peuvent toujours pas se sortir malgré toutes leurs tentatives pour nous faire croire le contraire ! 

15/04/2013, 13:08 | Par miha

Puisqu'on est dans les chiffres et qu'on parle d'inflation :

La loi française de 1973, reprise par les traités européens, qui interdit à l'état d'emprunter auprès de sa banque centrale à des taux d'intérêt nul ou très bas se justife par une soi-disant lutte contre l'inflation.

Or, le tableau ci-dessous prouve qu'il n'en est rien et l'on constate, au contraire, une forte augmentation de l'inflation dans les années qui ont suivi la mise en place de cette interdiction :

http://france-inflation.com/inflation-depuis-1901.php

Cet argument ne tient pas, donc. Par contre, les intérêts versés aux banques privées et aux marchés augmentent les déficits publics que l'on veut réduire uniquement en nous spoliant de nos acquis sociaux et de la protection sociale garante d'une solidarité équitable.

Quand cette loi sera-t-elle supprimée ?

Et aussi : quand la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales sera-t-elle prioritaire ?

15/04/2013, 13:34 | Par diaslaki

L'erreur de Draghi est volontaire, il travaille pour G-S. Ce qui pose question, c'est le fait que Draghi se permet d'avancer une argumentation biaisée sans qu'aucune personne l'écoutant ne relève cette prétendue erreur. Ou bien on a affaire à une bande d'incapables, ou bien à une une bande de maffieux, ou bien les deux à la fois. 

22/04/2013, 00:19 | Par jeanNimes en réponse au commentaire de diaslaki le 15/04/2013 à 13:34

Salopards, je trouve ça assez précis et adéquat...

15/04/2013, 15:32 | Par Danyves

http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9993790/Wealth-tax-to-pay-for-EU-bail-outs.html

 

 

Commenter's avatar

josej

38 minutes ago

Dear author and readers,One can be in favour or against bailout policy but what is unethical is to manipulate public opinion with half truths and lies. There is an outrageous campaign in the German media (FAZ, Die Welt, Der Spiegel, etc.) to convince everyone that Germans are poorer than Southern Europeans. They have made some calculations strategically omitting crucial facts to assess the real wealth and standard of livings of a country (e.g. the entire public sector goods and services, pension schemes, etc.) and have made comparisons using data of housing prices for Spain and Greece before the burst of the housing buble.

There is an article at LSE European Politics and Policy that explains it clearly: http://bit.ly/153gr2FSimilarly at LSE Euro Crisis in the Press: blogs.lse.ac.uk/eurocrisispres... …Please read and share if you find it interesting

15/04/2013, 15:10 | Par Juliette BOUCHERY

Plutôt que de relever les chiffres faussés, nos chers élus vont marcher, le doigt sur la couture du pantalon, en répétant leur refrain habituel : "C'est pas nous, c'est l'Europe". On peut porter plainte auprès de l'ONU pour crimes contre les populations ?

15/04/2013, 16:03 | Par Colza en réponse au commentaire de Juliette BOUCHERY le 15/04/2013 à 15:10

Bonjour,

Pour porter plainte contre quelqu'un, il faut que ce quelqu'un ait une personnalité juridique.

L'UE n'en a pas...

Vous porteriez plainte contre qui?

18/04/2013, 18:09 | Par Juliette BOUCHERY en réponse au commentaire de Colza le 15/04/2013 à 16:03

On a déjà vu des chefs de gouvernements traînés en justice pour leurs actes !

15/04/2013, 17:12 | Par Danyves

 

Germany, a safe haven for money laundering | Germany | DW.DE ...

www.dw.de/germany-a-safe-haven...money-laundering/a-16343313

Oct 30, 2012 – That's a record high since 1993, when Germany's Anti-Money Laundering Act came into effect. From then on, banks had to report large ...


According to a study published by the Tax Justice Network that examined 70 countries, Germany is one of the biggest havens for tax evasion - ranking even before Switzerland, the Cayman Islands, Luxembourg or Jersey.

15/04/2013, 19:22 | Par Marie-Anne Kraft

Des nouvelles d' Etoile66, résidant depuis de nombreuses années en Allemagne, qui s'est déshabonnée l'an dernier mais continue à suivre certains de nos blogs. Elle m'autorise à poster ce commentaire de sa part :

***

Il y aurait tant à dire sur cet article !!!   Qui juge sans emprise avec les réalités du pays...

On demande à l'Allemagne de consommer davantage. Or justement, en Allemagne, comme dans tout le Nord de l'Europe, il y a un mouvement de fond qui se demande si consommer est vraiment le top. On renonce plutôt à la consommation pour rechercher d'autres "biens".


J'avais écrit un article à ce sujet sur Mediapart il y a un an lorsque j'ai fait mes adieux au Club: Avant de partir... un grand merci à des gens extra ! 

 A contre-courant - La croissance à tout prix ? Des chefs d'entreprise la refusent...

Et un autre sur les nouveaux styles de consommations qui sont des courants très forts dans le pays, mais qui commencent juste à venir en France:

http://blogs.mediapart.fr/blog/etoile66/060212/nouvelle-consommation-nouvelle-croissance-ce-qui-est-moi-est-toi

L'article http://blogs.mediapart.fr/blog/etoile66/310112/quelle-est-lalternative-au-capitalisme cite un article de Zeit de novembre 2011, il y en a eu de nombreux depuis, dans tous les médias. 

Je lis dans un commentaire ce qui se lit un peu partout dans la presse en France :

Chez nous l'euro fort et durable ne peut provoquer que du chômage de masse .
Nous nous sommes privés , en acceptant l'euro fort , du levier traditionnel qui permet une progression du capital correcte tout en luttant pour l'emploi .

Comme si c'était la faute de l'Allemagne qui aurait imposé l'Euro à la France et à toute l'Europe. C'est oublier l'Histoire !!!

C'est oublier que ce n'est pas du tout l'Allemagne qui a voulu l'Euro, elle voulait garder le D-Mark qui servait de monnaie d'échange dans de nombreux pays à côté du Dollar, en Europe de l'Est, dans les Balkans et au Proche-Orient - Kouchner qui a été au Kosovo doit l'avoir constaté.

C'est la France qui a pratiquement obligé l'Allemagne à abandonner le D-Mark pour créer l'Euro, c'était la "monnaie d'échange" pour l'accord concernant la réunification. La condition d'acceptation par l'Allemagne était que cette future monnaie soit forte et ne dévalue pas constamment comme le faisait le Franc et la Lire. C'est d'ailleurs pour sa stabilité que le D-Mark était une monnaie d'échange parallèle au Dollar dans de nombreux pays - et pas le Franc qui n'inspirait pas confiance en raison de ses dévaluations répétées.

 Pour rafraîchir la mémoire de certains, deux articles l'un en français http://www.diploweb.com/p5jese01.htm qui évoque le comportement de Mitterrand. Ce que personne n'a oublié en Allemagne.

L'autre en allemand, provenant du Spiegel - de gauche - qui rappelle les faits en septembre 2010: http://www.spiegel.de/politik/ausland/historischer-deal-mitterrand-forderte-euro-als-gegenleistung-fuer-die-einheit-a-719608.html

 Il ne faudrait pas inverser les rôles...

Si tu veux, tu peux me citer et envoyer le bonjour aux lecteurs...

 

16/04/2013, 15:41 | Par Bertrand Groslambert en réponse au commentaire de Marie-Anne Kraft le 15/04/2013 à 19:22

Bonjour,

Vous avez raison, la France et Mitterand ont voulu l'Euro pour "arrimer" l'Allemagne après la réunification. Mais je dirais qu'aujourd'hui peu importe. Allemagne et France sont dans le même bateau et nos deux pays doivent tout faire pour que tous les citoyens européens se retrouvent dans ce projet.

Or depuis sa création, l'Euro n'a servi que les intérêts de l'Allemagne, en raison d'une politique économique basant tout sur les exportations et favorisant le capital au détriment des salariés. Ce n'est pas être anti-allemand que de faire ce constat, et tant mieux pour les allemands s'ils ont pu en profiter après la décennie difficile qu'ils ont connue pendant les années 90. Cependant, nous devons tous être conscients que cela ne peut pas continuer comme cela. Tôt ou tard les déséquilibres macroéconomiques vont provoquer l'explosion désordonnée de la zone Euro. Les taux de chômage en Espagne, en Italie, au Portugal et en Grèce (et en France), sont aussi la conséquence de la politique allemande.

C'est ce que l'ancien Chancelier Helmut Schmidt, a fort bien expliqué ici (et ici en français) et je le cite : "Celui qui croit que l'Europe peut réussir à recouvrer la santé uniquement grâce à des coupes budgétaires devrait étudier plus en détail la politique déflationniste du Chancelier Heinrich Brüning en 1930-1932. Elle avait déclenché une dépression et un chômage d'une telle ampleur qu'elle avait ainsi initié la disparition de la première démocratie allemande."

16/04/2013, 17:18 | Par Marie-Anne Kraft en réponse au commentaire de Bertrand Groslambert le 16/04/2013 à 15:41

Je ne suis pas du tout d'accord avec cette façon de tourner les choses quand vous accablez l'euro en disant " l'Euro n'a servi que les intérêts de l'Allemagne, en raison d'une politique économique basant tout sur les exportations et favorisant le capital au détriment des salariés. "

- l'euro a servi l'ensemble de la zone euro en préservant stabilité des prix, évitant une volatilité des changes intra-zone, avec un commerce international majoritairement intra-zone ;

- la politique allemande n'a pas tout basé sur les exportations, elle a concentré énormément d'énergie à la réunification. Il se trouve que les Allemands sont forts en exportations car ont de bons produits (deutsche Qualität !) et une bonne stratégie. La modération salariale leur a donné en plus un avantage compétitif relatif (amélioration relative) mais leur coût du travail industriel reste néanmoins égal au nôtre et même un peu supérieur.

- on ne peut pas dire que les Allemands ont favorisé le capital au détriment des salariés. C'est vrai "relativement" pendant environ 6 ans entre 2003 et 2009 où les salaires stagnent mais regardez comme ça augmente après 2009, avec une productivité qui augmente de la même manière qu'en France pour revenir à un niveau avant crise !

Figure 2 Productivité et rémunération en Allemagne, source: Ameco

Prod_et_rem_Allemagne.png 

Figure 1 Productivité, source: Ameco

Productivite.png 

17/04/2013, 23:42 | Par Bertrand Groslambert en réponse au commentaire de Marie-Anne Kraft le 16/04/2013 à 17:18

- L'inflation a effectivement baissé depuis 10 ans mais est-ce nécessairement un bien ? La stabilité des prix n'est pas un objectif absolu surtout si elle se fait au détriment de la croissance. Un peu d'inflation n'est pas une mauvaise chose, en particulier pour les salariés et les entrepreneurs. L'inflation n'est pas bonne pour les rentiers et pour les pays dont la stratégie est de gagner en compétitivité vis-à-vis des partenaires comerciaux étrangers. La priorité absolue donnée à l'inflation a été une bonne chose pour l'Allemagne car à la sortie de la guerre, ce pays a  appuyé sa reconstruction puis sa croissance sur une balance commerciale positive. Ce n'est pas une stratégie qui peut fonctionner à l'échelle d'un continent entier sauf à supposer que l'Asie et l'Amérique vont accepter d'avoir en permanence des déficits commerciaux avec l'Europe. Ce n'est pas le chemin que prend le Japon actuellement avec son nouveau premier minsitre et le nouveau gouverneur de la banque centrale.

- Depuis 1999, toute l'économie allemande est tirée par les exportations. En pourcentage du PIB, les chiffres sont éloquents : la consommation des ménages était d'environ 58-59% du PIB, elle maintenant autour de 56-57,5%, l'investissement était autour de 20-22% du PIB, il tourne maintenant à 17-18%, les dépenses publiques sont restées stable autour de 19% du PIB. Seuls les échanges extérieurs ont progressé : elles sont passées de 1-2% du PIB à 5-7% du PIB. 

- Effectivement, après 2009 les salaires ont recommencé à progresser car ils ne pouvaient éternellement privilégier le capital au détriment du travail. Mais "le mal était fait", les gains de compétivité étaient acquis et n'ont pas été rendus depuis.

Je ne cherche pas à jeter l'opprobe sur les allemands. Simplement, il faut bien comprendre que des surplus commerciaux aussi énormes, ne peuvent pas perdurer au sein du union monétaire telle que la zone Euro car cela crée une accumulation de dettes chez les pays débiteurs et de créances chez les pays en surplus. Sans redistribition entre pays, cela ne peut durer éternellement. Ce déséquilibre commercial, pour ce qui concerne la France du moins, n'est pas du à un problème de productivité plus faible qu'en Allemagne mais provient essentiellement de la politique économique allemande de compression de sa demande interne et de baisse de ses coûts.

Vouloir répliquer la recette qui a fait le succès de l'Allemagne pour rétablir l'équilibre des balances commerciales n'est pas faisable car elle supposerait que des pays acceptent de devenir déficitaires. Or, toute la zone euro s'est engagée dans une course à la compétitivité, c'est donc un jeu de dupe dont personne ne pourra sortir gagnant. On le voit dans les chiffres économiques de la zone euro depuis un an.

17/05/2013, 18:27 | Par Pizzicalaluna en réponse au commentaire de Bertrand Groslambert le 16/04/2013 à 15:41

+ 1

15/04/2013, 20:06 | Par Oliv92

Article qui passe à côté de l'essentiel. Prétendre qu'une Golf se vend mieux qu'une Mégane à l'international parce que la main d'oeuvre de VW est moins payée que celle de Renault est à la fois faux et stupide.

Est plus compétitif un pays qui vend plus, pas qui a la meilleure productivité. On peut avoir une productivité au top... pour fabriquer de la daube qui ne se vend pas.

15/04/2013, 21:02 | Par Franc HENRY

D'une manière générale, on fait comme si l'Allemagne était un pays comme les autres, toutes choses égales par ailleurs. Et on en fait l'étalon de la bonne gouvernance. Or justement, les choses ne sont par ailleurs PAS égales. Par ailleurs, 3/5e de l'Allemagne a absorbé les 2 autres cinquièmes:

• destruction et rénovation d'au moins 1/3 de l'appareil productif (en partie aux frais de l'Europe)

• incorporation de centaines de milliers de médecins, ingénieurs, enseignants, techniciens hautement qualifiés gratuitement dans l'économie (et pour des salaires "de l'Est"),

• acceptation par les travailleurs de conditions inacceptables en contrepartie de la "réunification" (seulement acceptable par des Allemands), obligation renforcée par les symboles de l'occident, l'échange de monnaie à 1 pour 1, liberté de circuler, etc…

… de sorte qu'aucun pays ne peut détruire la partie de son appareil productif la moins rentable, ET incorporer une masse de haute qualification ET faire taire les aspirations au mieux-vivre simultanément. De ce point de vue l'Allemagne est, de loin, sans concurence possible. De plus les partenaires de l'Allemagne, et les français en premier font preuve d'un angélisme à la mesure de leur ignorance de la nature de la RDA (et de la RFA d'ailleurs), Etat moderne très qualifié dont les compétences étaient incorporées dans les hommes plus que dans l'argent, quels que soient les limites de la "démocratie" par ailleurs.

Ce que les allemands partagent et taisent, autrefois la dénazification en échange d'un brevet d'anticommunisme, avec un consensus politique entre les forces de droite et social-démocrates, est aujourd'hui une puissance économique à l'échelle du continent (un Zollverein), construite sur ce silence et sur l'illusion d'une compétitivité relative au reste de l'Europe. Avant longtemps les Allemands n'auront d'autre projet européen que germanique. Un observateur malveillant ferait observer que la situation visée par les dirigeants allemands pourrait être de faire vivre les années 30 à leurs voisins, ou l'avant-1ère guerre… ils ont un tel désir d'être les meilleurs. Mais ce serait malveillant.

Faut-il alors dresser des courbes de "compétitivité"? Certes "les marchés" ne connaissent que les chiffres… et les lois qui s'imposent à eux. Faut-il mettre les territoires en compétition, l'économie de l'éducation, l'économie de la solidarité, du logement, des marchés publics, du principe de vie chère? Pourquoi ne pas faire en sorte de baisser le logement de 200€/mois (soit construire du HLM), ça ferait un gain de compétitivité (comme en Allemagne: là où il y a plus de logement, celui-ci est moins cher), ouvrir le marché du générique, soustraire la solidarité au marché, ça ferait un gain de compétitivité. Ou est-ce pour augmenter l'assiette du marché qu'ils veulent démanteler les fondements de la Libération (pas de société à deux vitesses, l'essentiel sous la coupe de la solidarité nationale) et qu'ils attendent cette mise en œuvre de la droite ou de la gauche, peu importe qui?

Mais alors que veulent dire ces courbes, taux, rendements, sinon une justification de l'austérité libérale. Que le gouvernement ou le président ne disent-ils quelque chose?

17/05/2013, 18:26 | Par Pizzicalaluna en réponse au commentaire de Franc HENRY le 15/04/2013 à 21:02

+ 1

18/04/2013, 22:31 | Par joseph françois pellissa

Très juste analyse,sauf que:

L'augmentation de productivité n'est pas forcément la panacée.En séminaire,du temps de ma splendeur,mon DGA avait eu cette merveilleuse "saillie"à l'encontre de notre Président,"mais,en raisonnant bêtement,si durant 5 ans nous faisons 20 % de productivité / an,nous perdrons notre job,car nous n'aurons plus rien à faire."Hilarité générale dans la salle.Ce que l'on ne nous avait pas dit,c'est que ça ne se ferait pas sur 5 ans,et que cet effort n'avait pour seul but que de faire monter le cours de l'action en bourse ce qui fit que peu de temps après,l'entreprise fut vendue à son concurrent et nous eumes comme seul recours que la fuite ou se faire manger par ceux qui nous avaient achetés.Je choisis la fuite.

François.

14/05/2013, 00:33 | Par Danyves

Redoutable :

Le livre qui révèle le passé communiste d'Angela Merkel

13/05 | 18:14 | Les Echos

565981_0202760148557_web.jpg

« La première vie d’Angela M. » affirme que la chancelière était responsable de l’agitation et la propagande au sein des Jeunesses communistes d’Allemagne de l’Est. L’intéressée ne dément pas.

14/05/2013, 08:20 | Par XipeTotec

Ce graphique montre comment la mise en place de la monnaie unique a servi la compétitivité de l'Allemagne en s'appuyant non pas sur la productivité, comme vous le montrez, mais sur le dumping salarial. Si cela n'illustre pas la classique discipline allemande en ordre de marche, ni une guerre économique contre ses supposés partenaires, alors les mots n'ont plus de sens :

EuroCompetitiveness-thumb-570x371-121226

http://www.theatlantic.com/business/archive/2013/05/the-euro-is-still-doomed-in-2-charts/275767/

17/05/2013, 17:33 | Par Bertrand Groslambert en réponse au commentaire de XipeTotec le 14/05/2013 à 08:20

C'est bien ce que j'ai écrit :

"D’où vient donc que l’Allemagne a gagné en compétitivité vis-à-vis de la France depuis la création de l’euro? Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas dû à la productivité. En effet, les gains de productivité sont similaires dans les deux pays depuis 1999 comme le montre la Figure 1. Non, l’écart de compétitivité entre la France et Allemagne provient d’une baisse des coûts relatifs allemands, en particulier des coûts salariaux. En effet, au début des années 2000, l’Allemagne a mis en place une politique visant à comprimer les salaires."

Je ne suis pas certain de comprendre en quoi votre commentaire diffère des conclusions de l'article.Incertain

17/05/2013, 17:54 | Par Danyves

L'Allemagne risque de redevenir "l'homme malade de l'Europe" si elle ne se réforme pas, a déclaré vendredi Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne et lui-même allemand.

L'expression "homme malade de l'Europe" était régulièrement employée pour qualifier l'Allemagne il y a dix ans, alors que le pays était affaibli par le coût de sa réunification. Mais l'économie allemande apparaît aujourd'hui comme la plus solide de l'Union, avec un taux de chômage de 6,9% seulement.

Si le pays a longtemps été moins affecté que ses voisins par la crise de la zone euro, il en subit désormais les retombées: il a échappé à la récession au premier trimestre mais sa croissance n'a été que de 0,1% après une contraction de 0,6% sur les trois derniers mois de l'an dernier.

"Je crois qu'il y a de bonnes raisons de penser que le deuxième trimestre sera meilleur que le premier", a dit Jörg Asmussen.

Membre du Parti social démocrate (SPD) avant de rejoindre la direction de la BCE, Jörg Asmussen a estimé que l'Allemagne recueillait aujourd'hui les fruits des réformes entreprises par les gouvernements antérieurs, notamment celles du marché du travail.

"Mais si elle ne continue pas à se réformer, elle sera de nouveau l'homme malade de l'Europe dans cinq à dix ans", a-t-il poursuivi en mettant l'accent sur la nécessaire modernisation du système éducatif, des infrastructures et de la fiscalité, trop complexe à ses yeux.

L'UNION BANCAIRE D'ICI MI-2014

"C'est difficile de comprendre que si vous achetez un cheval pour le monter, vous paierez 19% de TVA alors que si vous l'achetez pour faire des lasagnes, vous paierez 7%", a-t-il dit. "Que se passe-t-il si vous montez le cheval pendant deux ans et qu'ensuite, vous en faites des lasagnes?"

Jörg Asmussen a assuré que la BCE maintiendrait une politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire.

"Mais nous devons garder en tête le fait qu'une politique prolongée, permanente, de taux d'intérêt bas implique des risques parce qu'elle encourage les investisseurs à rechercher des rendements ailleurs, ce qui peut conduire à une mauvaise allocation des capitaux", a-t-il ajouté.

Il a ensuite réaffirmé s'attendre à ce que la totalité des éléments nécessaires à l'union bancaire européenne soient en place d'ici la mi-2014, y compris une autorité centralisée apte à démanteler une banque en difficulté si le besoin s'en faisait sentir.

"Un superviseur qui n'a pas la crédibilité nécessaire pour fermer une banque parce qu'il ne sait pas ce qui se passera ensuite est comme un tigre privé de dents", a-t-il dit lors d'un événement organisé par une association de journalistes.

"Nous avons besoin de tous les éléments d'une union bancaire (...) et je crois que nous pouvons y arriver avant l'été prochain si nous travaillons dur", a-t-il ajouté.

 

logo_reuters.gif

17/05/2013, 18:51 | Par Danyves

El escándalo de nepotismo en el Parlamento bávaro salpica a Merkel

Juan Gómez Múnich 85

Durante años, dirigentes de la CSU han tenido en nómina a padres, hijos y cónyuges

Newsletter