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Dégaze de là, nouveau mot d'ordre de la gendarmerie

La vidéo qui tourne en boucle sur Internet ne finit pas de susciter à juste titre de l’émoi. On y voit un commandant de gendarmerie, excusez du peu, asperger avec le plus grand sang-froid en pleine tête des manifestants pacifiques. La scène s’est déroulée le 21 janvier dernier en gare d’Anduze dans le Gard. Si un participant n’avait pas mis en ligne la scène saisie avec son caméscope il est vraisemblable que cette bavure serait restée confidentielle. La balle est désormais dans le camp de la gendarmerie dont on attend des explications et une enquête administrative, ce qu’elle refuse jusqu’à présent.
À l’origine, une simple manifestation d’environ 300 personnes composée d'habitants et d'élus d’Anduze venus protester contre les velleités du Grand Alès d'absorber leur Communauté de communes jugée trop petite en termes d’habitants. Pour manifester leur opposition, les habitants se sont donnés rendez-vous dans la gare d’Anduze afin de retarder le départ du petit train touristique à vapeur des Cévennes dans lequel se trouvent les élus du Grand Alès dont son président ainsi que le sous-préfet.
Le commandant Warion de la compagnie de gendarmerie d’Alès vient saluer les élus. Il est mutuellement convenu que la manifestation ne durera pas et qu’il s’agit simplement de retarder le train de quelques minutes. Cinq minutes plus tard, avec un naturel et une décontraction sidérante, le commandant de gendarmerie, constatant que les manifestants usent de toute leur inertie pour ne pas dégager les voies, intervient.
Le commandant Warrion qui depuis son arrivée ne s’est pas départi d’une imposante bombe lacrymogène remonte alors le quai et sans sommation gaze tranquillement, à bout portant, sans discernement d’âge ou de sexe, les manifestants à sa portée.
Il s’en suit un mouvement de panique et de bousculade dans lequel le vaillant officier ira naturellement prendre toute sa part.
De nombreux manifestants ont décidé de porter plainte. Les élus présents et victimes devraient le faire sou la forme d’une plainte collective.
Pour sa part, la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) a indiqué mercredi n’avoir “aucun commentaire à faire pour l’instant” avant de préciser “qu’à ce jour (mercredi) il n’y a pas d’enquête disciplinaire engagée” contre l’officier mis en cause.
De façon informelle la Direction de la gendarmerie qui ne confond pas Sainte Geneviève et Saint Thomas laisse entendre que la vidéo, parcellaire, ne révélerait pas la réalité de la situation et notamment, une hostilité latente à l’égard des forces de l’ordre.


Tous les commentaires
Donc le nom du grand salopard c'est :
commandant Warion
de la gendarmerie d'Alès.
charmant personnage!
une mesure disciplinaire s'imposerait
Ce mec a un visage qui respire l'intelligence.
Il aura de la promotion dans la nouvelle politique de civilisation de notre Grand Chef d'Etat.
http://actu.en24heures.com/polemique-autour-dune-intervention-musclee-de-la-gendarmerie-contre-des-manifestants
Ne serait-ce pas quelque chose de courant mais qui n'est jamais filmé ?
Le fait que le commandant se promène avec sa bombe dès le départ témoigne d'une certaine préméditation.
A-t-il reçu un ordre de la part du sous-préfet qui se trouvait dans le train avec les élus UMP de la région, ou simplement anticipé pour les satisfaire et ne pas passer pour des incompétents ? Un excès de zèle.
Pourquoi le sous préfet n'est-il pas descendu du train ? Pourquoi le président de l'agglomération d'Alès n'est-il pas descendu du train ? Ce sont eux aussi qui sont responsables.
Un provocation politique des élus dans le train.