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Holodomor: le communisme comme le nazisme
21 Novembre 2010
Par
hommelibre
Quand on parle du devoir de mémoire on pense essentiellement à la Shoah. Aux millions de juifs massacrés par les nazis pendant le seconde guerre mondiale. Plus récemment ce devoir de mémoire s'est étendu au génocide arménien par les Turcs en 1915-1916. Il s'étend aussi aux victimes de l'esclavage.
"Jean-François Revel, , 12 février 2000
En vidéo: le génocide ukrainien.



Tous les commentaires
Ben mon gars, tu vas t'en recevoir des réactions, du moins je l'espère !
Mettre sur le même plan Hitler et Staline est un non-sens total, que je ne préfère pas qualifier.
Si c'est ça que tu apprends aux adultes que tu "formes" !
Misère.
Je trouve aussi que c'est un non sens de mettre sur le même plan Staline et Hitler. Le nazisme, c'est une idéologie en grande partie basée sur la haine de l'Autre.. Pas le communisme. Bien sûr Staline était un dictateur, pour dire cela comme çà... Mais c'est un peu simplifier les choses que de le comparer à Hitler. Vous ne trouvez pas ?
Et ben si , pourtant... il ya de la haine de l'Autre dans le "communisme"... Haine du Bourgeois, de l'Exploiteur, du Koulak... Et plus encore du Révisionniste, Trotsky ou Boukharine, selon le moment, en tout cas de l'Hérésiaque, du Renégat, de l'Apostat !
Et cette idée géniale du petit père des peuples : la lutte des classes s'exacerbe à mesure que le socialisme triomphe ! Mao, d'ailleurs, ne se trompe pas, il fonde sa Grande Révolution Culturelle Prolétarienne exterminatrice là-dessus, et rend éternelle la chasse aux sorcières...
Quand à la liaison entre les haines sociale et raciale, soit l'antisémitisme en URSS, est-elle niable si on pense à ce fameux "complot des blouses blanches" chant du cygne stalinien ?
De la haine de l'Autre dans le communisme ? Où avez vous lu çà ? Dans les ecrits de Marx ? vous plaisantez ; un peu de sérieux, voyons !
"Ils (les communsites) proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent devant une révolution communiste ! " C'est à la fin du Manifeste du Parti Communiste...
Formule pleine d'aménité, s'il en est... Et qui n'augure en rien de ce qu'on a pu voir dans le réel historique ! Dommage que d'aucuns en aient fait une application rigoureuse. Ou alors ils auront tourné sociaux-démocrates , "révisonnistes" selon Lénine, à l'instar de Bernstein ?
1) replacez ces phrases dans le contexte historique du brulôt qu'était Le Manifeste quand des enfants de 8 ans travaillaient "gratuitement" plus de 12h00 par jour.
2) La violence sociale imposée par les "maîtres" de "notre économie" tout comme la violence d'Etat est bien pire que la véhémence d'un texte !
La perspective historique est en effet indispensable.
La permanente violence bourgeoise, (citons notamment les épouvantables conditions de travail qui produisent d'énormes profits, mais aussi les massacres notamment ceux de juin 1848), permet de comprendre la conclusion de Marx.
Ensuite l'idéal communiste dévoyé par le coup d'état et la dictature de Lénine, la dictature de Staline, etc.. c'est tragique pour les millions de victimes mais aussi pour ceux qui rêvent d'une plus grande justice sociale!
Lisez, M. Bonaventure, l'Evangile de Saint Matthieu et vous m'en direz des nouvelles, question véhémence !
Il y aura des pleurs et des grincements de dents...
Mais oui, c'est une véhémence qui a fait aussi quelques croisades ! Demandez aux Albigeois et autres Cathares ! Il y a toujours une certaine solidarité dans le massacre chez les sauveurs du genre humain ?
Marx se veut un penseur de la transformation sociale en totalité. Il ne s'intéresse pas ou de très loin, du bas des modes de production, aux instances, à leur autonomie, il néglige la morale, l'esthétique, le droit, il ne voit pas que la nation ou la famille sont des formes historiques transversales. Il s'imagine que tout le mal vient du système capitaliste, heureusement sur le point de s'écrouler du fait de ses contradictions internes insurmontables, la fameuse dernière crise mortelle qu'on attend toujours (comme les premiers chrétiens étaient persuadés d'assister au retour du Christ, au pire leurs enfants !)...
Qu'une telle matrice ait pu donner Lénine et la suite (mais aussi, il est vrai, la social-démocrati; laquelle aura eu la sagesse d'éviter la catastrophe "révolutionnaire" pour s'en tenir au bon vieux régime des libertés publiques et privées, qu'au moins garantit la démocratie bourgeoise), cela répond à une logique en quelque sorte métaphysique, et non à la perversion d'un tyran caligulesque (qui donc l'a fait roi ?) ou à la résurgence du bagne tsariste (bizarrement la seule institution de la Russie ancestrale qui aurait prospéré comme jamais !)
Maintenant vous avez raison d'en référer aux Evangiles. Marx est un théologien. Et même un théologien... gnostique ! Il veut rendre à l'homme son essence prisonnière dans l'aliénation économique que lui impose le capitalisme, ce Mal absolu, terrestre et sans remède. A cette fin il suffit que le prolétariat acquiert, grâce à l'Eveil par l'intermédiaire de la prêtrise savante d'une avant-garde politique organisée, la Connaissance salvatrice contenue dans la théorie de la plus-value...
On change le monde, on change l'homme. Mais il faut commencer par les détruire, obligé. C'est à quoi sert la Révolution qui, comme chacun sait, n'est surtout pas un dîner de gala (pleurs... et grincements des dents brisés sous les coups !)...
N'empêche, l'expérience historique (et ça compte, pour Marx, l'expérience historique, non ?) n'a pas encore vu que pour sortir des ruines accumulées vers l'infini par les régimes abusivement-d'inspiration-marxiste-mais-qui-n'ont-rien-à-voir-avec-l'auteur-du-Capital, les peuples en appelaient au Vrai Communisme de l'Idée Sainte... Ces crétins besogneux se remettent à chaque coup dans les mains du Diable libéral, ils préfèrent...
En conclusion, il me semble que la liberté humaine aura toujours plus à attendre du côté de Spinoza que de Marx.
La social-démocratie qui pour vous garantit les libertés publiques, rappelons, que ce n'est pas simplement l'assassinat de Rosa Luxemburg, c'est l'union nationale (pauvre Jaurès) pour la guerre de 14-18, les guerres coloniales, les pleins pouvoirs à Pétain, l'appel au contingent pour "pacifier" l'Algérie et j'en passe et pour ne parler qu'hexagonalement !
Quant à votre "portrait" de Marx, je le laisse aux délices de ceux qui l'ont étudié...
j'en rigole encore
JF REVEL un homme de gauche!!!!
à gauche d'Attila oui...
sinon oui dans un certain sens Staline a été un mégalomane fou et assassin mais il me semble que son idéologie (si on peut dire) n'était pas basée à la différence de celle d'Hitler sur la haine d'un peuple...grosse différence maintenant il est évidemment indéfendable mais ce vieux débat sur la compraison entre les deux n'a aucun sens à mon avis
Dés "le communisme comme le nazisme", on peut cesser de lire. Encore un qui fait dans l'inexactitude. Il vrai que "Hommelibre" aime bien passer pour une homme libre. De tout. Et de rien.
Donc, pour vous aussi, HL : regardez : deux mots : -bolchevisme
-communisme.
Deux noms : Marx
Staline.
Deux adjectifs : -russe
- international.
Deux dates : 1929
2010.
Capisch ?
Ah, la bonne vieille attaque ad hominem via le pseudo... Une bonne vieille méthode qui évite d'avoir à expliquer sur le fond pourquoi on défend l'indéfendable. La réthorique et les appellations ne changent rien aux faits.
Il faut demander aux ukrainiens et aux lituaniens, entre autres, ce qu'il y a à penser d'un régime qui a mis l'exclusion des minorités comme un système, il faut se demander ce qu'il y a à penser d'un système qui n'a pu fonctionner qu'avec la suppression de la liberté d'expression, le formatage des masses et une police efficace, premier maillon des goulags.
Le fascisme rouge est un fascisme comme les autres. Il faut le rappeler et ne jamis l'oublier.
Le fascisme et le nazisme sont deux choses bien diférentes .
Le communisme est encore autre chose .
La tyrannie est vieille comme le monde.
La Shoah est sans précédent dans l'Histoire de l'Humanité.
T 'as vraiment du mal à l'admettre toi !!
Votre pseudo n'a pas de sens "Hommelibre" ?
Et : "le fascisme rouge est un fascisme comme les autres"... Sauf qu'il est rouge. Et les autres ? De quelle couleur ?
Et : "il faut demander aux lituaniens etc." Et aux Tchétchénes, aux Ossétes, aux Kazakh, vous ne leur demandez rien ? Comment va la Géorgie, m'sieur l'homme libre, depuis que les russes sont débarrassés de ce que vous, anticommuniste primaire (c'est le moins qu'on puisse dire) nommez "communisme", et que d'autres, plus exacts, nomment stalinisme ?
Et : "défendre l'indéfendable" ... Je défends quoi, à votre avis ? Le stalinisme ? Ou le communisme ? La dictature, ou la philosophie?
Ou, mieux , une recherche dalectique d'une vérité fuyante ?
Effectivement, il faut parler de stalinisme et non pas de communisme !
Toujours le "poids des mots " !
Donc , comme vous le dites ,Pierre , ne pas se tromper de cible !
@ hommelibre
Mais ce n'est pas le communisme en tant que tel qu'il faut condamner !!!
Provocation ? Dommage que votre anticommunisme primaire prenne le pas sur votre réflexion. Du talent d'écriture gâché par votre pensée faussée.
+ 10
Discussion des plus intéressante entre François Furet et Ernst Nolte, si toutefois on estime encore devoir lire au-delà d'un titre, dans "Facisme et communisme" (Puriel - Hachette Littérature)... 140 petites pages d'un échange épistolaire, alertes, argumentées, qui cernent le semblable et soulignent les différences de ces frères ennemis dont le conflit en quelque sorte "mimétique" aura dévasté le 20ième siècle...
Il n'y a jamais eu de programme pour "la solution finale" telle que mis en oeuvre par les nazis (et leurs affidés) par la dictature stalinienne.
L'auteur de ce billet procède par de curieux amalgames rencontrés dans les cercles d'EXD.
Vouloir mettre "la solution finale" sur le même plan que les persécutions et crimes staliniens c'est relèguer la shoah à "un détail" de l'histoire du XXème siècle.
Non, merci même si, toute ma vie, mes engagements ont été antistaliniens.
Et oui ne pas "amalgamé" une solution finale raciale du régime Nazi(expérimenté entre autre sur "les communistes" allemands et une dictature stalinienne nauséabonde, certes et pire encore,mais qui n'avait pas de programme d'éradication raciale.
Le résultat fut des millions de mort dans ces deux système.
Mais homme libre, comme le dit Pierre, ne confondez pas avec l'ideal communiste qui reste à construire.
Faire une symétrie n'est pas abusif. Qu'il y ait quelques différences, sur l'organisation des massacres par exemples, oui. Mais au fond le résultat est le même avec des millions de morts. Avec le même contrôle brutal des populations, les mêmes réflexes racistes, le même hyperpouvoir, la même idéologie liberticide.
Dans une période où l'on ressort la nostalgie de la lutte des classes il faut aussi ce devoir de mémoire-là. Toute évolution de la société doit impérativement se démarquer très clairement de tout système dictatorial. L'oppression n'a pas de couleur.
Il faut chercher d'autres voies que celles qui, du nazisme au communisme (ou quel que soit le nom que l'on donne à ce système d'oppression), justifient les horreurs commises.
L'idéal communiste mériterait un débat. Personnellement je ne vois pas comment réaliser une totale égalité sans contrainte, et donc dirigeants autoritaires, police politique, etc. Sauf par la conscience individuelle. Mais ce n'est pas inclus dans les programmes de gauche - ni de droite d'ailleurs.
Pour ce qui est commenté plus haut, j'assume un anti-communisme primaire comme un antifascisme primaire. Quand aux cercles d'EXD cités ci-dessus, la malhonnêteté de l'auteur est navrante.
Je me demande pourquoi la critique du communisme tel qu'il a été vu et appliqué (ou revendiqué) et sa mise en miroir du nazisme suscite une levée de boucliers. Etonnament personne ne critique Revel et le début d'article que je cite.
Faire une symétrie est justement abusif.
C'est avec un certain dégoût que je quitte ce fil de discussion...
"Dans une période où l'on ressort la nostalgie de la lutte des classes il faut aussi ce devoir de mémoire-là."
Homme libre, libérez-vous des résumés qui caricaturent l'histoire.
Au nom de l'utopie communiste et de l'oeuvre de Marx, des politiques fanatiques et des criminels ont exterminé des millions de personnes dont de très nombreux communistes. Et vous prétendez que c'est l'idéal communiste qui est criminel?
Au nom du Christ, des religieux fanatiques et des criminels ont exterminé des millions de personnes dont de nombreux chrétiens. Prétendez-vous aussi que ce sont les évangiles qui sont responsables de tous ces crimes?
Vos raccourcis servent une idéologie qui conteste en effet la réalité de la lutte des classes. Pourquoi refusez-vous de voir par exemple qu'une Bettencourt et ses actionnaires ne peuvent s'enrichir que si des employés acceptent de ne pas recevoir un partage équitable des bénéfices de leur travail? Et savez-vous pourquoi on trouve facilement des employés qui ne peuvent pas vraiment négocier leur contrat?
La symétrie me semble abusive, oui.
Vous vous référez aux définitions "Wikipédia" un peu plus loin dans le fil.
Vous titrez votre billet ainsi " Holodomor: le communisme comme le nazisme".
Voici les deux définitions de Wikipédia:
"D'un point de vue théorique, le communisme est la conception d'une société sans classe sociale, une organisation sociale sans État, fondée sur la mise en commun des moyens de production (sans propriété privée), et qui peut être classée comme une branche du socialisme"
"Le nazisme ou national-socialisme est l'idéologie politique du NSDAP, parti politique fondé en Allemagne en 1920. Cette vision du monde divisait hiérarchiquement l'espèce humaine en races, hiérarchie au sommet de laquelle se situait la « race aryenne "."
Nous voyons donc la différence de nature...
Qui n'empeche pas le devoir de mémoire, en étant simplement juste, pour la mémoire justement.
Vous écrivez:
"Il faut chercher d'autres voies que celles qui, du nazisme au communisme (ou quel que soit le nom que l'on donne à ce système d'oppression), justifient les horreurs commises.
Communisme = Système d'oppression...
Petit rappel de la définition de Marx:
"Dans le Manifeste du Parti communiste, il définit le communisme comme « une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous."
Vous écrivez ensuite :
"Personnellement je ne vois pas comment réaliser une totale égalité sans contrainte"
le communisme parle d'une égalité de moyen(outil de production) et de résultat(fruit du travail), pas d'égalitarisme comme moyen de nivellement empechant l'altérité. Il ne s'agit pas de contraintes mais de droits de chacun quelque soit leur origine.(pour faire très court!)
Enfin:
"Je me demande pourquoi la critique du communisme tel qu'il a été vu et appliqué (ou revendiqué) et sa mise en miroir du nazisme suscite une levée de boucliers."
Simplement par la différence de nature de ses deux systèmes conceptuels et de leurs objectifs....
Il eut fallu "titrer" différement....
Chapeau Monsieur Fourcine,
brillante amorce d'un cours de philo ou d'histoire, si vous êtes enseignant, vos élèves ont bien de la chance.
Merci JM Paris
Métier fabuleux, transmettre, le plus beau(idéalement), mais non!!
Enfin pour mes enfants, oui!!
Mais transmettre nécessite honneteté, probité, courage et volonté...d'échange.
Bonne journée.
Billet misérable ; rance comme le temps qui l'autorise. Des staliniens, il y en eut de valeureux ; des nazis, point. Mao, que ça vous plaise ou non, a alphabétisé et nourri la Chine, comme Castro, Cuba. Eh oui, M. le révisionniste, comme disait Lénine, Les faits sont têtus.
Le communisme du XXème siècle constitua une tentative ratée d'émancipation. Ni le fascisme, ni le nazisme ne furent cela. Le marxisme, c'était la promesse du ciel sur la terre.
Ne venez pas cacher vos horreurs réactionnaires sous couvert d'objectivité et de vertu.
+ 1
@Ivan Najiels
"Des staliniens, il y en eut de valeureux", étrange affirmation sans explications? Sans toutefois faire contre la belle "idée" du communisme un procès, elle s'est suffisamment discréditée toute seule, ni contre la folie nazie qui historiquement a un sens, cruel mais sens tout de même, je me demande quels "stalinien valeureux" ont eu le culot sympa de frapper et mettre en interrogatoire cet immense philosophe tout court et politique majeur pour la cause de la liberté que fut Jan Patocka mort en 1977 après une folle nuit dans la salle de police politique tchèque avec "eux" ou cet immense théologien considéré comme le Einstein russe, Pavel Florensky mort au bagne de Solovski en 1943? Qu'en pensent ces millions de morts en ex-URSS de vos propos? Vite des noms, nommez ces "valeureux staliniens" pour qu'on sache ce que fut ce ciel sur terre pour eux et, surtout, pour ne pas faire d'erreurs subjectives. Merci pour votre réponse.
Ce que veut dire Yvan, c'est qu'il y eut des milliers de militants sincères, des millions de par le monde, qui ont été staliniens à leur insu tant ils pensaient oeuvrer pour l'émancipation sociale.
C'est fou mais c'est comme cela.
Lire "Sans patrie ni frontière" de Jan Valtin, par exemple...
N'oublions pas que parmi les premières victimes du stalinisme furent des militants bolcheviks de la première heure, tétanisés par Staline !
Merci Velveth
C'est bien résumer la tragédie d'une utopie généreuse qui a été dévoyée par des criminels.
Ce qui n'est pas du tout le cas du nazisme qui au moins dès la publication de mein kampf, annonce clairement ses projets criminels.
Il ne faut surtout pas refuser ce débat, le recul historique permet de mieux comprendre faits et mentalités et de gommer les méprises.
Tout à fait d'accord avec vous.
Merci, Velveth.
Vous ne m'avez pas répondu.
Jean-Pierre Timbaud, épris de la cause prolétarienne mondiale, était stalinien. Que voulez-vous ? Il faisait partie de ceux qui pensaient qu'ici-bas, entre autres, il n'y aurait plus de chagrins d'amour après la révolution rouge. Le fond messianique des staliniens sincères est là ; c'est Génie de Rimbaud. Pouvez-vous me dire ce que vous attendez d'un nazi ou d'un fasciste sincère ? Cette idée de sincérité a-t-elle même un sens ?
Primo Levi disait qu'on peut imaginer le communisme sans les camps mais pas le nazisme ou le fascisme.
Voilà. Autre chose ?
@Velveth
Je connais cette perspective et je n'en suis pas dupe, les militants sincères, les (...) "bolcheviks de la première heure" victimes de ce dont justement nous nous posons la question, celle du communisme équivalent au nazisme comme régime totalitaire. Sauf que ces "milliers de militants sincères" obéissaient à des ordres provenant d'une hiérarchie poliitique qui elle, à son sommet, fit le totalitarisme comme expression d'une idéologie dite "communiste". Sinon à ce compte on met au même niveau un tortionnaire de Pinochet avec un "militant sincére". La morale ne fait pas distinction idéologique, il me semble. Et encore! Les "militants sincères" avaient-ils les mêmes pouvoirs que Staline? La société entière et sincère désirait-elle ce qui arriva en URSS? Pourquoi autant d'innocents dans les goulags, d'intellectuels, de prêtres??? Étaient-ils tous en train de menacer la sincérité et la vaillance de ces militants et comment? Au vu de ma naïveté, vous le voyez bien, j'aimerai comprendre.
pour comprendre un peu mieux, le vécu de Jacques Rossi, un communiste français victime de Staline.
http://www.jacques-rossi-goulag.org/Bibliographie-de-Jacques-Rossi.html
« Ce qu'il y a dans le national-socialisme de plus essentiel, c'est son rapport au marxisme, au communisme particulièrement, dans la forme qu'il a prise grâce à la victoire des bolcheviks » Ernst Nolte, (La Guerre civile européenne). Il est vrai que la réflexion est bien plus entamée en Allemagne et pour cause qu’en France. Mais je pencherai sur ce que pense Furet en disant ne pas être d’accord avec Nolte sur le rapprochement que ce dernier fait entre le fascisme italien et le national-socialisme nazi comme des idéologies a priori antimarxistes, si ma mémoire est bonne. Bref, réfléchissons sans réflexes à ces réflexions non prolo-tiquement correctes.
Mais ne pourrions-nous pas penser que ces "totalitarismes" se battaient contre l'héritage du siècle des Lumières, le fameux Aufklärung, puisque la conquête de l'individualisme (voir ce que dit déja Kant avec son "Sapere Aude! Aie le courage de te servir de ton propre entendement! Voilà la devise de l'Aufklärung" en 1784) en gestation dans les sociétés occidentales devenait un refus de se soumettre comme caractéristique culturelle de l'autonomie moderne du sujet en quête d'autonomie subjective et objective (ce qui permit les droits de l'homme). Autonomie contre totalitarisme. C'est une forme de définition de notre modernité. La volonté de nuit (Ernst Weiss) se chargera du reste...
Yvoniko, votre questionnement est pertinent.
Merci mais ça reste sans réponse comme d'habitude. Le révisionisme prend des formes très étranges de nos jours.
Sans faire référence aux querelles de chiffres entre les historiens sur le nombre de victimes des régimes totalitaires se réclamant du communisme, je rappellerais néanmoins une estimation qui fait aujourd’hui quasi-unanimité, celle de 20 millions de morts pour des raisons politiques sous Staline (victimes du goulag , des exécutions et de la collectivisation). Au-delà des singularités propres aux trois formes de totalitarisme qui ont sévi au XX siècle, le fascisme, le nazisme et le communisme, il y a des particularités communes essentielles entre ces trois régimes et tout à fait inédites par rapport aux autres formes de dictatures qui ont jalonné l’histoire de l’humanité, dont notamment l‘institutionnalisation de la terreur. Comme l’historien Bernard Bruneteau le montre dans son ouvrage « Le Totalitarisme - Origines d'un concept, genèse d'un débat. 1930-1942 », la réflexion est déjà lucide durant la période de l'entre-deux-guerres parmi les intellectuels sur la question de la définition du totalitarisme et des particularités fondamentales que présentent en commun le fascisme, le nazisme et le communisme. Au rayon des ouvrages intéressants sur la comparaison entre ces trois formes de totalitarisme, je vous recommande également : «Communisme et totalitarisme.» de Stéphane Courtois.
C’est dommage qu’un tel travail comparatif de vérité sur l’Histoire puisse être vécu, pour certains, comme une banalisation de la Shoah, pour d’autres, comme une insulte à l’égard d’un noble projet de société humaniste, utopiste ou pas, celui de la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme. Je rappellerais juste qu’un tel projet, qu’on le qualifie de marxiste, de communiste, de socialiste ou tout simplement d’humaniste, ne doit pas être confondu avec les régimes qui se sont réclamés ou se réclament encore du marxisme ou du communisme…..et qui ont tous, au nom de ce projet, mis en place des dictatures sanguinaires. On peut, et on doit rester fier d’être marxiste, communiste ou socialiste au sens d’adhérer à ce projet tout en ayant le regard de la vérité historique sur des régimes organisés autour du crime d’État et qui ont fait plusieurs millions de victimes..... de l'ordre de plus de 70 millions au moins ! Et cette lucidité n’est aucunement une forme d’amnésie par rapport à d’autres victimes, celles du capitalisme…..et à travers lui, celles de l’esclavage, de la colonisation, des guerres économiques…..et plus proches de nous, de l’exploitation du travail des enfants par les firmes multinationales dans les pays du tiers monde, des suicides au travail, etc…..Mais là, je m’éloigne du sujet initial….
Pour revenir au sujet initial, je vous rejoins donc Monsieur «L’homme libre» sur le point fondamental de votre billet : tous les totalitarismes sont égaux face au devoir de mémoire ! C’est le sens éclairé qu’il faut aussi donner à la déclaration du Parlement européen du 19 septembre 2008 sur la proclamation du 23 août comme journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme :
— vu la convention des Nations unies sur l'imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité,
— vu les articles suivants de la convention du Conseil de l'Europe de sauvegarde des Droits de l'homme et des libertés fondamentales: l'article 1 — Obligation de respecter les Droits de l'homme, l'article 2 — Droit à la vie, l'article 3 — Interdiction de la torture, et l'article 4 — Interdiction de l'esclavage et du travail forcé,
— vu la résolution 1481 (2006) de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur la nécessité d'une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires,
— vu l'article 116 de son règlement,
A. considérant que le pacte Molotov-Ribbentrop, conclu le 23 août 1939 entre l'Union soviétique et l'Allemagne, partageait l'Europe en deux sphères d'influence au moyen de protocoles secrets,
B. considérant que les déportations de masse, massacres et travaux forcés commis lors des agressions du stalinisme et du nazisme relèvent de la catégorie des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.
.......Et pour réagir face à certains commentaires, je ne doute pas un seul instant que Karl Marx aurait approuvé cette déclaration !
doublon ("proxy error")
doublon
(p.e)
"tous les totalitarismes sont égaux", oui, d'un certain point de vue (disons : de point de vue de ceux qui ne sont sous la coupe d'aucun totalitarisme). Mais : le communisme, même celui pensé par Marx* ou à partir de Marx, se veut un processus, ou pense un processus d'émancipation, la où le nazisme se veut et se fait un processus d'asservissement.
On peut dire ensuite que Staline est un descendant historique du Tsar de toutes les Russies, et Hitler un rejeton du Saint-Empire Germanique.
Je crois qu'il serait bon de ne pas confondre trajectoires historiques, et pensées idéologiques.
*on atteste de l'apparition du communisme, du mot donc du concept, avant Marx.
Ensuite : il y a eu une pensée communiste non bolchévique, non soviétique, non maoiste, non-etc.
Blanqui parle du communisme
Enfin : que je sache, s'il faut s'ériger tranquillement en tribunal de 'l'Histoire", aprés coup, bien au chaud, le premier massacre systématique, pour départager réactionnaires et communistes, se sont les Versaillais qui l'ont commis contre les communards, et non pas l'inverse. Me trompé-je ?
Enfin, s'il faut comptabiliser tous les morts de toutes les guerres, dans quelle catégorie Hommelibre a-t-il l'intention de "ranger" ceux qui furent victimes des russes "blancs" ?
Et pourquoi s'arrêter en si bon chemin : où "ranger" les hommes, les femmes et les enfants massacrés par les rednecks en Amérique du Nord, les esclaves, le bois d'ébéne, massacrés par nos bons démocrates, et excusez-moi, j'ai envie de vomir.
@ Yves Besançon, je comprends bien qu'il y ait eu un idéal et que peut-être on peut en trouver encore des traces. Mais à condition de nettoyer le marxisme originel des tentatives totalitaires. En ces temps où le discours se radicalise et il la tentation de revenir à d'anciennes recettes n'est pas exclue, il faut redire ce que fut le passé afin de ne plus recommencer cela. Il faut réinventer un projet, dont on prendrait des éléments dans tous les bords là où il y a du bien.
".......Et pour réagir face à certains commentaires, je ne doute pas un seul instant que Karl Marx aurait approuvé cette déclaration !"
Ah bon!!!
Crime contre l'humanité de ces "deux régimes", oui il aurait souscrit...
Se réclamer du communiste, n'est pas etre en culpabilité de cette idée fourvoyée...
"tous les totalitarismes sont égaux face au devoir de mémoire !"
Trouvez un idéal communiste qui réfute cela, et ce n'est plus un idéal communiste, par essence ou sens....
Hommelibre dans ses oeuvres !!!
Vous vous disiez que vos derniers billets n'avaient pas fait assez de buzz et que Marine Sentin risquait de regretter de vous avoir recruté pour animer le club ?
Joli titre, archi-faux mais joli titre quand même !!!
Quand au texte, n'en parlons même pas !!!
Vous avez dû bien étudier le billet au 2nd degré de Michel Philips sur les 1000 et une manières de faire du commentaire !!!
Allez je vous propose un sujet et un titre pour votre prochain billet :
Dr Mengele : bienfaiteur de l'humanité et inventeur de la chirurgie moderne !!!
Pour le texte, je vous fais confiance...
Hey concombre, coup de casque après l'match....
Heu c'est qui Marine(jolie la peinture) Sentin, sansteint, sans thym, sanstain....
Salut Didier...
J'avais déjà lu le billet ainsi que les 2 premiers commentaires ce matin et je m'étais juré de revenir y faire un petit tour ce soir...
Je me doutais bien du résultat et je n'ai pas été déçu !!!
Mais j'ai l'habitude avec Hommelibre !!!
Pour les coups de casque, y'a pas d'heure, surtout les virtuels, ça fait moins mal !!!
Amitiés...
PS : Marine Sentin est une journaliste et une animatrice du Club de Médiapart et au cours de l'un de mes nombreux dêmélés avec Hommelibre, celui-ci nous avait glissé dans un commentaire plein de modestie que Marine Sentin l'avait incité à rejoindre Médiapart tant il créait du buzz le cher Hommelibre...
Et c'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd !!!
Je la ressors donc dès que j'en ai l'occasion et là, l'occasion était vraiment trop belle vu le succès relatif des derniers billets d'Hommelibre...
A plus...
Merci Concombre
......Messieurs : nous sommes donc bien d'accord........Comme je l'exprime clairement dans mon commentaire, il nous faut bien distinguer l'idéologie communiste au sens marxiste du terme au service du noble projet humaniste de la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme, et les régimes totalitaires dits "communistes" tels qu'ils se sont inscrits dans l'histoire qui ont été aussi, certes avec un visage différent, des régimes criminels comme le régime nazi.
Quant à mon "droit" à la mémoire face à l'horreur et à la barbarie humaines, il ne peut et veut faire la distinction entre les hommes et femmes exterminés par le régime nazi, et ceux et celles assasinés par le pouvoir stalinien...car il s'agit bien dans les deux cas d'un crime contre l'humanité !..... .
Votre droit humaniste est tout à votre humanité.
Faudra que l'on m'explique la différence entre la négation de la reconnaissance a être considéré comme un être humain que cela soit au nom de la "race" ou au nom de la "classe"
Plus globalement sur le sujet, 2 livres :
Marcel Gauchet, son tome 3 sur la Démocratie
Ernst Nolte : Fascismet et Totalitarisme
NE PAS CONFONDRE :...le Communisme et ses avatars historiques, tels que le Stalinisme, le Castrisme sans oublier Mao.
Le Stalinisme et le Nazisme sont deux variétés de la même essence. Ceci dit, est ce que l'application détournée et vicieuse du Marxisme doit condamner celui-ci à jamais ? Il est évident que la Droite et les Sociaux-démocrates le voudraient bien, ce qui condamnerait pour toujours la lutte des classes.
L'application correcte du Communisme reste à faire, elle n'a jamais été faîte jusqu'à présent !
De même, Thiers était républicain tout en faisant fusiller une centaine de milliers de Communards; Giscard aussi est républicain alors qu'il représeente la Droite attardée, quant aux socialos en peau de lapin, ils n'ont de socialistes que le nom.
Ah....la magie des mots.....
Vous vous intéressez vraiment à ce sujet ? Voici une réponse de Madame Lacroix-Riz à propos de ce bobard, "Holodomor".
L’HOLODOMOR, NOUVEL AVATAR DE L’ANTICOMMUNISME « EUROPÉEN »
Annie Lacroix-Riz, professeur d’histoire contemporaine, université Paris 7 Depuis novembre 1917 se sont sans répit succédé des campagnes antibolcheviques aussi violentes que diverses, mais celle de « la famine en Ukraine » lancée en 1933 a depuis vingt ans pris le dessus. Elle se déchaîne quand les grands impérialismes, Allemagne et États-Unis en tête, avides depuis le 19e siècle de piller les immenses ressources de l’Ukraine, se croient en mesure d’y parvenir. La conjoncture sourit au Reich en 1932-1933, quand le Sud de l’URSS (Ukraine et autres « terres noires », Nord du Caucase et du Kazakhstan) fut frappé par une considérable baisse des récoltes et l’ensemble de l’Union par des difficultés d’approvisionnement entraînant le retour à un strict rationnement. Grave « disette », surtout pendant la « soudure » (entre deux récoltes), non spécifiquement ukrainienne, selon la correspondance diplomatique française; « famine » ukrainienne selon les rapports de 19331934 des consuls allemands et italiens, exploités par les États ou groupes affairés à la sécession de l’Ukraine : Allemagne, Pologne, centre majeur d’agitation à Lwow, et Vatican. Cette disette ou cette famine résultait de phénomènes naturels et sociopolitiques : une sécheresse catastrophique se doubla des effets de la rétention croissante des livraisons (abattage du bétail compris), depuis le tournant des années vingt, par les anciens koulaks (paysans les plus riches) rebelles à la collectivisation. Cette fraction, en lutte ouverte contre le régime soviétique, constituait, en Ukraine, une des bases du soutien à l’« autonomisme », habillage sémantique de la sécession, au bénéfice du Reich, de la région agricole reine des « terres noires », en outre premier bassin industriel du pays. L’appui financier allemand, massif avant 1914, s’était intensifié pendant la Première Guerre mondiale, où l’Allemagne transforma l’Ukraine, comme les Pays Baltes, en base économique, politique et militaire du démantèlement de l’empire russe. La République de Weimar, fidèle au programme d’expansion du Kaiser, continua à financer « l’autonomisme » ukrainien. Les hitlériens affichèrent à leur arrivée au pouvoir leur plan de saisie de l’Ukraine soviétique, et tout l’autonomisme ukrainien (les fonds policiers, diplomatiques et militaires convergent) se rallia entre 1933 et 1935 au Reich, alors plus discret sur ses visées sur le reste de l’Ukraine. L’URSS ne contrôlait alors en effet que l’Ukraine orientale (Kiev-Kharkov), redevenue soviétique depuis 1920, après la sécession opérée pendant la guerre civileétrangère : de gros morceaux de l’Ukraine lui avaient été arrachés ou non attribués, en dépit de l’appartenance ethnique de leur population, des promesses françaises, en 1914, de remettre des dépouilles de l’empire austro-hongrois à la Russie tsariste alliée et de la fixation en 1919 de la « ligne Curzon ». L’impérialisme français, un des deux maîtres (avec Londres) de la guerre étrangère faite aux Soviets puis du « cordon sanitaire » qui suivit son fiasco, offrit à la Roumanie dès 1918 la Bessarabie (Moldavie, capitale Kichinev), ancien pan de l’empire russe, et la Bucovine; la Tchécoslovaquie en reçut d'emblée la Ruthénie subcarpathique; la Pologne de Pilsudski, en 1920-1921, l’Ukraine occidentale ou Galicie orientale, naguère autrichienne - capitale Lemberg (en allemand), Lvov (en russe), Lwow (en polonais), Lviv (en ukrainien) -, avec l’aide du corps expéditionnaire français dirigé par Weygand. Et ce alors que la « ligne Curzon » (nom du secrétaire au Foreign Office) avait en 1919 estimé « ethniquement » russe ce territoire, reportant la frontière russo-polonaise de 150 km à l’Ouest de l’Ukraine russe : la « Russie » devait le recevoir de ses alliés quand eux-mêmes et les Blancs auraient chassé les bolcheviques, ce qui ne se produisit point. Ce distinguo géographique est décisif, car Lwow devint - et Lviv demeure - un centre majeur du tapage sur la « famine en Ukraine » allemand, polonais et vatican qui commença à l’été 1933, c'est à dire après qu’une excellente récolte soviétique eut mis fin à la crise des approvisionnements. S’il y avait eu en 1932-1933 famine, portée à son maximum pendant la « soudure » (entre les deux récoltes), juillet 1933 marqua son terme. La campagne fut relayée par tout le camp antisoviétique, États-Unis inclus, où la presse germanophile du groupe Hearst s'en empara. La famine n’avait pas été « génocidaire », ce qu’admettent tous les historiens anglo-saxons sérieux, tels R.W. Davies et S. Wheatcroft, non traduits en français, à la différence de Robert Conquest, agent des services secrets britanniques devenu prestigieux « chercheur » de Harvard, idole de la « faminologie » française depuis 1995 1. La campagne originelle n’avait même pas brandi le « génocide » : Berlin, Varsovie, le Vatican, etc. maudissaient Staline, les Soviets ou les judéo-bolcheviques, stigmatisaient leur férocité ou leur « organisation » de la famine et décrivaient une Ukraine poussée par la faim au cannibalisme. Les Français, quant à eux, imputaient aux plans sécessionnistes du trio ce vacarme lancé alors que le Reich promettait au dictateur polonais Pilsudski, si celui-ci restituait Dantzig et son corridor, de lui remettre sur un plateau l’Ukraine soviétique qu’ils conquerraient bientôt ensemble : François-Poncet, délégué du Comité des Forges et ambassadeur à Berlin, ricanait des sanglots quotidiens versés par la presse du Reich sur le martyre ukrainien, grosse ficelle à visées extérieures (annexer l’Ukraine) et intérieures (« flétrir les résultats du régime marxiste » 2). L’abondante correspondance militaire et diplomatique d’époque exclut la thèse de la naïveté des « benêts » prosoviétiques, aveugles, pendant leur voyage de septembre 1933 en Ukraine, aux mensonges et cachotteries de Moscou, tel Édouard Herriot : c'est à dire la thèse soutenue en 1994 par le démographe Alain Blum qui a initié en France le chiffre des « 6 millions de morts ». Ce symbole concurrentiel auxquels les Ukrainiens antisémites tenaient tant – il fallait faire au moins aussi bien que les juifs, avant de faire beaucoup plus, 7, 9, 10, 12, jusqu'à 17 millions à ma connaissance (pour un effectif total d’une trentaine de millions d’Ukrainiens soviétiques) -, fut adopté dans Le Livre noir du Communisme en 1997 par Nicolas Werth. Encore celui-ci réfutait-il alors la thèse « génocidaire » qu’il soutient depuis son engagement en « 2000 dans un projet de publication de documents sur le Goulag (6 volumes, sous l’égide de la fondation Hoover et des archives d'État de la Fédération de Russie) » 3. Chiffre doublement irrecevable : 1° Alain Blum le déduit d’estimations démographiques, puisque l’URSS ne fit aucun recensement entre 1926 et 1939 : or, entre ces dates, dans le cadre d’un boom industriel voué, depuis le début de la grande crise capitaliste, à la défense contre la menace allemande, eurent lieu de gigantesques mouvements de population interrégionaux, affectant particulièrement l’Ukraine agricole collectivisée. La faible croissance de la population ukrainienne entre les deux recensements n’autorise donc pas l’équivalence : déficit démographique égale morts de famine; 2° le mode de calcul de l’estimation est absurde : Alain Blum s’est aligné sur des statisticiens russes qui en 1990 ont regroupé la décennie 1930 de pertes présumées - 6 millions - sur la seule année 1933 4. Le chiffre fatidique fut repris par des « soviétologues » français liés, tel Stéphane Courtois, ou non aux champions de « l’Ukraine indépendante » orange. Absurdité suprême, dans l’Ukraine orientale seraient donc mortes en quelques mois autant de victimes - voire deux ou trois fois plus - que de juifs furent exterminés, de 1939 et surtout de 1942 à 1944, sur un territoire étendu de la France à l’Oural; et ce sans laisser aucune des traces visibles, photos ou écrits laissés par le génocide nazi. 1 Respectivement, The years of Hunger, Soviet agriculture 1931-1933, New York, Palgrave Macmillan, 2004, et Harvest of Sorrow, New York, Oxford University Press, 1986, traduit en 1995 (et ma mise au point Internet, bibliographie sommaire)2 Dépêche 727 à Paul-Boncour, Berlin, 5 juillet 1933, Europe URSS 1918-1940, vol. 986, relations Allemagne-URSS, juin 1933-mai 1934, archives du Quai d'Orsay (MAE).3 http://www.ihtp.cnrs.fr/spip.php?article98 (site IHTP); sur le rôle antisoviétique officiel de cette fondation étroitement liée au Département d’État, référence de la n. 1.4 Alain Blum, Naître, vivre et mourir en URSS, 1917-1991, Paris, Plon, 1994, p. 96-99 et n. 61, p. 243. C’est dans ce contexte que s’agitèrent en France des groupes « ukrainiens », telle l’association « Ukraine 33 » qu’hébergea l’archevêché de Lyon, avec pour président d’honneur Mgr Decourtray. Elle relève de l'autorité du Congrès ukrainien mondial, sis à Washington et présidé par Askold S. Lozynskyj, dont le New-York Times publia le courrier suivant du 18 juillet 2002 : « quand les Soviets furent contraints à la retraite devant l’invasion des nazis en juin 1941, ils massacrèrent leurs prisonniers […] d’Ukraine occidentale arrêtés et internés par dizaines de milliers en 1939 […]. Ce fut accompli avec l’aide des communistes locaux, surtout ethniquement juifs. Ce massacre ne constituait malheureusement pas une aberration des oeuvres soviétiques en Ukraine. En 1932-33 en Ukraine orientale, les Soviets avaient déjà assassiné environ 7 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ukrainiens au moyen d’un génocide stratégiquement planifié de famine artificielle. L’homme choisi par Joseph Staline pour perpétrer ce crime était un juif, Lazare Kaganovitch. Le célèbre historien britannique Norman Davies a conclu qu’aucune nation n’avait eu autant de morts que l’ukrainienne. Ce qui fut dans une large mesure le résultat des oeuvres à la fois des communistes et des nazis. Les Russes et les Allemands étaient des barbares. Mais les juifs étaient les pires. Ils trahirent leurs voisins et le firent avec tant de zèle! » 5. Ces antisémites frénétiques se montrèrent plus discrets en France, où ils flagornèrent des associations juives et la Ligue des Droits de l'Homme dans des « colloques internationaux » et débats sur « les génocides » (juif, arménien, ukrainien) 6. Ils exigèrent en 2005-2006 mon exclusion de l’université du président de Paris 7 puis du président de la République Jacques Chirac, me taxant de « négationnisme » pour avoir adressé par Internet à mes étudiants un recueil critique (cité plus loin) d’archives sur les bobards de la campagne germano-vaticano-polonaise de 1933-1935. Ils ne me pardonnaient surtout pas d’avoir rappelé en 1996 le rôle, dans l’Ukraine occupée par la Wehrmacht, de l’Église uniate de Galicie orientale soumise au Vatican et confiée à l’évêque (de Lwow), Mgr Szepticky, qui bénit les tueries de la division ukrainienne SS Galicia issue des groupements du nazi uniate Stefan Bandera 7. Ajoutons à ces dossiers compromettants pour les hérauts de « l’Holodomor » que j’ose affirmer que la diabolisation du communisme et de l’URSS ne relève pas de l’analyse historique mais de campagnes idéologiques, que, non contente d’être marxiste, je suis juive et qu'un de mes grands-pères a été tué à Auschwitz - fait que j’ai rendu public en 1999, face à une autre campagne 8, et que ces excités connaissaient 9 : tous éléments de nature à les mobiliser. Faillit se réaliser le rêve d’arracher jusqu'à l’appui des juifs de France à une campagne contre une « judéo-bolchevique » travestie en « négationniste »! Le harcèlement, contre lequel se dressèrent le Snesup et le PRCF, qui lança en juillet 2005 une efficace pétition soutenue par la (seule) Libre Pensée 10, se relâcha après que les « Ukrainiens » eurent le 25 mai 2006, sous la protection de la police du ministre de l'intérieur N. Sarkozy, rendu hommage à l’Arc deTriomphe au grand pogromiste Petlioura. Émigré en France après ses forfaits de 1919-1920, il 5 http://zustrich.quebec-ukraine.com/news02_shmul.htm, traduction ALR. Le polonophile Davies, qui a obtenu son doctorat à Cracovie, doit sa notoriété à sa minimisation de la destruction des juifs de Pologne, qui l’a opposé à plusieurs historiens américains (Lucy S. Davidowicz, Abraham Brumberg et Theodore Rabb).6 « Mémoires partagées des génocides et crimes contre l’humanité », « colloque international » du « Collectif Reconnaissance », 28-29 avril 2006, ENS Lyon, etc. (documentation Internet intarissable). 7 Le Vatican, l'Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, 1996, rééd. 2007, p. 414-417, et infra. 8 Quand fut contesté mon travail sur la fabrication et la livraison au Reich de Zyklon B « français » (de l’usine de Villers-Saint-Sépulcre) par la société mixte Ugine-Degesch, Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy, Paris, Armand Colin, 1999, index. 9 Et dont leur prose a régulièrement fait état au cours de leur campagne de 2005-2006.10 Parmi les organisations sollicitées non signataires, le PCF, la Ligue des Droits de l'Homme, le MRAP, diverses associations juives, le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire, l’Association des Professeurs d'Histoire et Géographie (APHG), etc. avait été abattu en 1926 par le juif russe émigré Schwartzbard, et la défense de celui-ci avait généré la Ligue contre l'antisémitisme (LICA) devenue en 1979 LICRA. Celle-ci dénonça enfin, le 26 mai 2006, via son président Patrick Gaubert - après plusieurs vaines mises en garde de la prétendue « négationniste » Lacroix-Riz -, ces antisémites de choc. Le tapage des groupuscules « ukrainiens » va-t-il reprendre ici, stimulé par le Parlement européen? L’Ukraine occidentale orange, tutrice (officielle) de l’Ukraine entière, occupe à nouveau le centre d’une campagne qui, depuis l’ère Reagan – phase cruciale du démantèlement de la Russie mis en oeuvre depuis 1945 par les États-Unis -, doit tout ou presque à Washington, de même que la précédente devait tout à l’argent allemand. Ses champions empilent les millions de morts d’une Ukraine orientale dont les ressortissants, pourtant concernés au premier chef, n’ont jamais rejoint la meute. La CIA a joué en revanche les chefs d’orchestre, appuyée sur 1° des « Ukrainiens » antisémites et antibolcheviques, collaborationnistes éminents sous l'Occupation allemande, émigrés quand la Wehrmacht futchassée d’Ukraine ou après mai 1945 aux États-Unis, au Canada ou en Allemagne occidentale; 2° sur certaines universités américaines prestigieuses, dont Harvard et Stanford, relayées ensuite par les universités « occidentales » (Europe orientale incluse) que les financements américains ont gratifiées (en pleine misère des crédits publics de recherche) d’une foule de colloques et commandes éditoriales sur « la famine génocidaire en Ukraine ». Le soutien financier et politique américain a généré la campagne « Holodomor » des gouvernants ukrainiens - qui ont en 2008 érigé en héros national Stefan Bandera, « chef de l’organisation terroriste ukrainienne en Pologne » 11 prétendument « indépendantiste » (pas du Reich), criminel de guerre émigré en 1945 en zone d'occupation américaine, organisateur, depuis sa base de Munich, d’assassinats de masse jusqu'aux années cinquante dans l’Ukraine redevenue soviétique 12. Privé d’un tel soutien, le vacarme s’arrêterait ou perdrait tout écho international. Le « Parlement européen », en reconnaissant le 23 octobre 2008 « l’Holodomor (famine provoquée artificiellement de 1932-1933 en Ukraine) comme “un crime effroyable perpétré contre le peuple ukrainien et contre l'humanité” », révèle sa stricte dépendance envers les États-Unis, maîtres de l’Ukraine « indépendante », en concurrence avec l’Allemagne, dont la grande presse affiche un zèle pro-ukrainien égal à celui de l’actuelle Pologne, héritière des « colonels » Josef Beck et consorts. Bibliographie sommaire : conjoncture ukrainienne germano-vaticano-polono-américaine, Annie Lacroix-Riz, Le Vatican (réf. n. 7); Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, 2006, rééd. 2007; De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, même éditeur, 2008; et surtout mise au point imminente de la synthèse présentée à mes étudiants en 2004, « Ukraine 1933 mise à jour de 2008 », (« Sur la “famine génocidaire stalinienne” en Ukraine en 1933 : une campagne allemande, polonaise et vaticane », www.historiographie.info), qui a déclenché la fureur des tenants de « l’Holodomor ». Retenir de la bibliographie Douglas Tottle, Fraud, Famine and Fascism. The Ukrainian Genocide Myth from Hitler to Harvard, Toronto, Progress Book, 1987, épuisé mais téléchargeable: cet ancien photographe y a montré que les photos des campagnes ukrainiennes de 1933-1935 puis de l’ère reaganienne (articles, ouvrages, films) provenaient des collections de la famine de 1921-1922, bilan de 7 ans de guerre mondiale puis de guerre étrangère et civile, et a éreinté de façon très argumentée les sources écrites et photographiques de l’ouvrage maître de Conquest (chapitre 7, « Harvest of deception » (« moisson de tromperie ») et surtout p. 86-90; Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars: From World War to Cold War, 1939-1953. New Haven & London: Yale University Press, 2006, qui estime à « 35 000 cadres militaires et du parti en Galicie orientale [soviétique] entre 1945 et 1951 » le bilan des massacres perpétrés par les banderistes, p. 325. 11 Dépêche 30 de Léon Noël, ambassadeur à Varsovie, 15 janvier 1936, SDN, vol. 2169, Pologne, dossier général, février-juillet 1936, MAE. 12 Lacroix-Riz, Vatican, loc. cit., Tottle, chap. 9-10 ; Mark Aarons et John Loftus, Des nazis au Vatican, Paris, O. Orban, 1992, index Bandera ; Christopher Simpson, Blowback. America’s recruitment of Nazis and its effects on the Cold War, New York, Weidenfeld & Nicolson, 1988, index Bandera, etc.
Eh bien ! C'est une mise au point ! Merci pour cet effort.
Merci jcg pour votre intervention, que je trouve si éclairante que je propose d'aller la lire en direct pour une lecture plus confortable que ne le permet le moteur Mediapart : http://www.historiographie.info/holodomor08.pdf
Où l'on voit que l'hommelibre prend des libertés d'un homme esclave de ses préjugés.
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La différence fondamentale entre le nazisme et le communisme stalinien tient à ce que le nazisme a voulu exterminer une race - selon sa terminologie - pour le seul fait de son existence, alors que le stalinisme a mis en place un système concentrationnaire "de classe" sans volonté exterminatrice systématique.
Si on fait le décompte des victimes on peut voir les choses autrement... mais il y a une différence fondamentale de nature.
Se méfier à jamais du concept de pureté : de race, d'idéologie... je vous laisse ajouter ce que vous souhaitez - qui a été à la source des grands désastres du XX° siècle.
Il faut être prudent quand on emploie le terme "système concentrationnaire de classe" ou autres expressions employées plus haut dans ce fil.
Une caste totalitariste a dévoyé la révolution d'octobre 17 mais que je sache, celles et ceux envoyés au goulag ou supprimés par la police politique stalinienne ne l'était pas au nom d'une classe. La plupart, d'ailleurs, étaient de simples travailleurs et beaucoup étaient communistes...
En tous les cas, ce régime totalitaire n'a aucunement à être mis sur le même plan que le nazisme qui a organisé "la solution finale" pour les juifs et les tziganes.
Faire un rapprochement entre nazisme et communisme (et même stalinisme) est, je l'ai dit, faire de la shoah un "détail" de la violente et tragique histoire du 20ème siècle...
Enfin, merci à jcg !
Velveth
"Faire un rapprochement entre nazisme et communisme (et même stalinisme) est, je l'ai dit, faire de la shoah un "détail" de la violente et tragique histoire du 20ème siècle... "
Alors là, vous charriez! Ici, dans une intervention, j'ai fait un parallèle entre Nazisme et Stalinisme, une comparaison, avec des faits, pas du bla-bla idéologique dont beaucoup se gargarisent ici, multipliant les contre- vérités (la notion d'avant-garde n'est pas de Marx, mais de Lénine, il me semble mais mes lectures sont anciennes),et il me semble aussi mon cher Velveth que bien que le sachant vous n'avez pas rectifié... Beaucoup ici veulent occulter la relation directe entre le parti bolchévick et son évolution en organe de répression, laquelle repression n'a pas commencé sous Staline, et encore une fois, ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre. Cronstadt, vous vous souvenez? J'ai les izvestias sous les yeux, éditions Belibaste... Le camarade Trotski a organisé la répression au nom de quoi, d'une classe, d'une caste?... Concernant la Shoa, mot que je n'emploie pas, il y en a d'autres qui intègrent toutes les victimes et pas seulement les juifs, je ne vois pas en quoi une juxtaposition de deux régimes effroyables à des fins de réflexion vous permet d'affirmer que c'est minimiser l'extermination nazie et d'user au passage d'un mot, "" détail "avec une allusion bien grasse à Le pen!
1) Demandez-vous pourquoi j'utilise à votre égard comme à l'encontre de l'auteur de ce billet le terme "détail"...
2) Quand on veut se faire critique du marxisme et du léninisme, les "à-peu-près" tombent vite dans le ridicule.
3) Dire que le stalinisme est le totalitarisme d'une classe est à peu près aussi fondé que de prétendre que la révolution d'octobre fut fomentée par la classe ouvrière russe !
Franchement, jamais je n'aurais cru avoir ce genre de débat, avec vous, qui un jour avez affirmé vous être toujours réclamé du Communisme Libertaire!!! J'en suis pantois. J'ai bien compris cette insulte à propos de détails et découvre l'assimilation avec l'auteur de ce billet que je n'ai jamais défendu. Vous portez quoi, comme lunettes?...
"Quand on veut se faire critique du marxisme et du léninisme A aucun moment je n'ai fait ici la critique du marxisme, mais du léninisme, je pourrais si j'avais du temps à perdre. Je remarque que vous polémiquez avec moi, sans jamais répondre à ce que je dis et préferez l'insulte et c'est curieux, ça me rappelle... Pour mémoire, Staline était un vieux militant du parti blochévick et n'est pas sorti de dessous le tapis à la mort du camarade Lenine. Mais je sais, vous allez me sortir le fameux testament... qui même s'il est authentique, ce qui n'est pas certain, n'explique pas sa place dans la hierarchie du pouvoir... Ce ne serait qu'à l'agonie, que Lenine, plus lucide, aurait eu cette vision de génie: Staline est dangereux... Que n'est-il pas mort plus tôt! Je n'ai jamais dit que le stalinisme est le totalitarisme d'une classe. Heureusement, vous ne pouvez modifier le contenu des interventions... Les insultes, la torsion de la réalité, c'est drôle, les réflexes...
Il n'y a aucune insulte dans mon post.
Si j'ai mal interprété vos propos, mille excuses.
Telle n'était évidemment pas mon intention.
Il ne s'agit ni du testament de Lénine ni de l'exégèse des oeuvres de Marx et Engels mais bien, de la part de l'auteur du billet, d'une énième tentative de dédouaner le nazisme de "la solution finale" qui n'a strictement rien à voir avec les crimes des staliniens.
J'ai toujours condamné tous les totalitarismes. Celui prétendant être "communiste" avec tout autant de force que le fascisme et sa particularité du nazisme qui, en aucun cas, ne peut être sérieusement mis sur le même plan que le stalinisme, aussi horrible que fut cette dictature.
L'un des bouquins qui m'a ouvert, très jeune, à ces questions est, entre autres livres et documents, l'oeuvre de David Rousset, trotskyste, déporté à Buchenwald et le premier à utiliser en 1946 le terme goulag dans son livre "L'univers concentrationnaire" (prix Renaudot 1947).
C'est un livre majeur et très actuel comme l'est, dans un autre genre, celui de Jan Valtin (Sans patrie ni frontière) qui, mieux que cent historiens, nous fait comprendre comment des millions d'hommes, qui se dressaient contre les "puissants" au nom de l'idéal communiste, ont été horriblement trompés par le stalinisme.
J'accepte vos excuses:-)) Il est vrai que d'intervenir ici, avec cette profusion de commentaires, nous pousse à répondre à l'un, tout en parlant de l'autre parfois...
"le parti bolchévick et son évolution en organe de répression, laquelle repression n'a pas commencé sous Staline"
Monsieur Sokolo, c'est exact et le coup d'état d'une minorité qui prétend avoir raison contre les autres, est une déclaration de guerre civile!
Tout à fait d'accord sur ce point. De même que la prise de pouvoir des communards en 1871, est aux yeux de grands bourgeois comme Thiers, un danger bien plus grand que l'invasion prussienne. D'où cette férocité des versaillais, une brutalité plus grande encore qu'en juin 1848. Mais si Thiers avait défendu la France et non ses seuls amis propriétaires, la démocratie aurait perdu moins de temps et l'Europe aurait peut-être été ensuite plus apaisée !
Il ne faut pas se voiler la face, Octobre 17 doit beaucoup aux révolutions européennes du XIXème siècle et notamment aux révolutions françaises de 1830, 1848 et 1871.
Précision: Avant la révolution de 1848 qui abolit l'esclavage et instaure le suffrage universel, 1 français sur 3000 avait le droit de vote. Les plus fortunés seuls pouvaient décider.
Autre précision: quand les petits bourgeois comme Ledru-Rollin, Marie, Lamartine, etc. se sont autoproclamés gouvernement provisoire, ils n'ont accordé le droit de vote qu'aux hommes. Les communistes, depuis le début des années 1840, demandaient en plus le droit de vote des femmes et leur émancipation.
Il y a de très nombreuses études, très documentées, sur les conditions de vie et de travail du peuple en France depuis la Monarchie de juillet (1830 - 1848) jusqu'à la victoire temporaire du monarchiste Thiers en 1871. Pendant que des fortunes considérables se confortent et se transmettent, chaque année des centaines de milliers d'enfants n'atteignent pas l'âge adulte, épuisés par la misère et un travail forcé dégradant. Sous la Monarchie de juillet, le Dr Gosselet, à Lille, établit dans un rapport sur les taudis de la ville que, sur 21000 nouveau-nés, il en meurt 20700 avant l'âge de 5 ans!!
Est-ce que ça n'est pas un génocide? Est-ce que ça ne justifie pas qu'on lutte pour survivre?
De même pour la Russie avant 1917.... Quand on veut comprendre l'histoire des tragédies humaines, plutôt que de les juger hâtivement, on se campe beaucoup moins souvent dans des certitudes.
Nous allons attendre patiemment la réponse des "hommes libres" à cette mise au point de Jcg.
Même si je ne suis pas d'accord avec ce billet, parce que simpliste,faisant un amalgame entre Communisme et Stalinisme, il y a des ressemblances entre Nazisme et Stalinisme, sans oublier le Maoïsme. D'autres l'ont dit avant moi, des historiens, et pas que des gens de droite... ceci pour stopper toute accusation stérile. Le culte de la personnalité, tout d'abord. L'embrigadement de la jeunesse, la persécution des opposants, leur internement et leur élimination physique, la fascination pour la mise en scène spectaculaire et théâtrale de type militaire. La construction d'un empire totalitaire. La dictature de la pensée, la suppression du droit d'expression et j'en passe, je n'ai pas le temps d'y réfléchir plus... La comparaison me semble tout à fait de mise. S'il y a eu plus de morts sous Staline, c'est simplement que le régime a duré plus longtemps. Devant les monceaux de cadavres, je me moque de savoir si à l'origine était une volonté de mal ou de bien. J'aurais même tendance à pardonner encore moins à ceux qui ont trahi de grands espoirs... mais en fait, je ne pardonne à personne. Des Staliniens sincères, en France, j'imagine? Thorez, planqué en URSS durant la guerre? Ceux qui approuvaient les unes de l'Humanité, vendant le journal sur le marché, quand elle changeait de cap en fonction de Moscou?... Certains ici ont la mémoire courte car je ne leur ferait pas l'affront de l'ignorance. A lire certains, on a l'impression que le petit père des peuples fait tout de même partie du bon camp... Chacun sa famille...
Devoir être contraint, car lisant ce qui précède je m'étais dit je ne me mêle pas à ce qui ressemble à une guerre idéologique d'un autre temps, de préciser certains faits me sidère!...
Sur le stalinisme comme "essence", nous sommes d'accord, Sokolo. Sur le stalinisme comme existence (découlant de conditions historiques et géographiques), sans doute un peu moins.
Mais quelque chose me "met la puce à l'oreille", cher Sokolo... Votre phrase, si souvent entendue : "Thorez planqué en URSS"... Je n'ai aucune sympathie particuliére pour Thorez, je me demande juste comment sonnerait la phrase : "De Gaulle planqué à Londres", ou "Roosevelt, planqué à Washington"... Vous voyez ce que je veux dire ?
Pardonnez-moi de me montrer auss isoupçonneux, mais c'est que le billet de Hommelibre a bien pour titre "Communisme comme nazisme", et non pas "Stalinisme comme nazisme" (ce qui d'ailleurs serait tout aussi faux. Mais ce n'est pas le salinisme qui est attaqué,ici, mais bien le communisme.)
Et puisque nous en sommes à comptabiliser les cadavres et les horreurs, je redemande ici sous quelle rubrique mettre les millions de morts causées par nos chéres démocraties libérales, sur tous les continents, et dans tous les temps ? Pas de "devoir de mémoire", pour ça ?
Je vais écrire un billet, intitulé : Démocratie comme communisme et comme nazisme. On y ferait une comptabilité.
En attendant, lisez, s'il vous plait, le post de Jcg. Une mise au point salutaire.
Pierre Ferron
Rappel de ma première phrase:
Même si je ne suis pas d'accord avec ce billet, parce que simpliste,faisant un amalgame entre Communisme et Stalinisme,
Concernant Thorez, je me demande quelle est donc cette puce et cette oreille? De quoi parlez-vous donc... Soyez précis. Je ne suis pas histoiren, je ne prends pas le temps de vérifier, mais il me semble ce que monsieur est parti à Moscou en 39, après la signature du pacte de non-agression dit pacte Staline-Hitler...Du coup, non, je ne vois pas ce que vous voulez dire en comparant avec De gaulle, ou Roosevelt...
"planqué", Sokolo. C'est seulement le mot "planqué", qui me fait douter de votre objectivité. "Parti à Moscou" eût été préférable, en effet. Comme De Gaulle ne s'est pas "planqué" à Londres, mais y est parti. C'est tout.
Pierre Ferron
Sauf que De Gaulle a quitté un pays occupé pour organiser la résistance et Thorez a gagné un pays, l'URSS, qui avait signé un pacte de non agression avec l'Allemagne nazie. Désolé de radoter mais vous avez dû sauter une ligne. De plus, comme effectivement j'ai une dent contre le parti communiste français, je vous rappelle qu'il a passé un pacte avec l'occupant, de quelques mois il est vrai, de non agression, afin d'obtenir l'autorisation de publier l'Humanité... Cf Charles Tillon.
Juste un petit mot en passant : n'oubliez pas que de Gaulle a quitté la France sur un désaccord durable et la volonté de résister, et pour cela, De Gaulle a été condamné à mort par le régime de Vichy.
Rien à voir avec Thorez, qui est parti en URSS à la faveur d'un pacte mortel pour toutes les gauches européennes, et pour des pays entiers dont la Pologne.
Tout à fait, n'oublions pas Gide et Guilloux qui à leur retour d'URSS dès 1936, ont dénoncé ce régime qui trahissait leur idéal et qui ont été traînés dans la boue. N'oublions pas non plus les coups bas reçus par Camus face à l'aveuglement stalinien de Sartre, Aragon, Triolet, Eluard,... Comme quoi une grande sensibilité artistique n'est pas une protection contre la bêtise.
Ces raccourcis à la hâte et simplismes des hurluberlus entre le communisme et le nazisme, comme on vient de le voir ici sur ce billet, relatent et reflètent en effet par démarche ce qui a caractérisé l'essence même du fascisme et l'antisémitisme en Allemagne.
C'est par ce genre de raccourcis, par ce genre d'écrits et discours que les juifs Allemands ( les plus émancipés socialement en Europe en cette époque) furent ainsi ramenés à représenter et devenir "tête de Turc" de toutes les défaites qu'avaient connue l'Allemagne en cette période; et, c'est ce genre de platitudes aussi qui a fait du juif, en Allemagne, le responsable de cette défaite morale, matérielle et humiliation historique qu'avaient été pour l'Allemagne les accords de Versailles (1919), dont s'en ait accaparé Hitler et fait son fond de commerce .
C'est ces précipitations dans les écrits et discours sans efforts de cogitations ni de réflexions sur le fonds des choses qui ont fait sombrer le pays le plus émancipé d'Europe sur la question juive et qui s'est transformer progressivement à partir de 1926/27 en un sac de crabes pour le juif, mais pas seulement, puisque le communiste, le syndicaliste, l'athée, le bolchevik etc., ont eu à subir leur part de barbarie humaine découlant des raccourcis soufflé, craché, débité par Hitler dans ses fameux et innombrables discours anesthésiants.
Ce raccourcis dangereux, de communisme et fascisme, dangereux parce que il n'explique rien et ne dit rien, nous invite pas à réfléchir et à reconsidérer les choses dans leur essences et leur prolongements respectives et comment une telle ou telle chose a évolué vers une telle monstruosité.
Ce phénomène ou les évolutions de ces phénomènes ne peuvent trouver explications conséquentes, scientifiques, rationnelles dans cet étiquetage et attributions de couleurs, comme le fascisme brun, fascisme rouge ou alors le fascisme vert (mouvement islamiste). C'est des couleurs certes, mais à regarder de près le brun n'est pas aussi brun comme on peut le penser, le rouge également et idem pour le vert etc... Trop souvent d'ailleurs les couleurs elles sont là pour nous tromper, car fondamentalement elles sont trompeuses comme ces pauvres raccourcis...
Bref ! Pourtant, tout a été dit sur cette question dans ce livre-fleuve:" Le livre noir du communisme", de S. Courtois, il y a déjà 10 ans, qui tout compte fait, n'a été au fond qu'un coup d'épée dans l'eau pour ne pas dire un pète d'oiseau.
PS: Aucune nostalgie stalinienne de ma part, ma vie, depuis tout jeune, fut aux côtés et avec ceux qui furent les premiers antistaliniens, qui n'avaient pas attendus "L'Archipel du goulag" (1974) d'Alexandre Soljenitsyne pour prendre conscience de cette forme de barbarie.
Bien à vous !
Bien d'accord.
C'est pourquoi je rappelai l'ouvrage de 1947 de David Rousset ("L'univers concentrationnaire") mais j'aurai pu parler de Souvarine !
"au dela de ressemblances evidentes,je crois pouvoir observer d importantes differences entre les camps sovietiques et les Lager nazi.
La principale de ces differences tient aux buts poursuivis;De ce point de vue ,les Lager allemands constituent un phenomene unique dans l histoire pourtant sanglante de l humanite :a l antique objectif visant a eliminer ou a terroriser l adversaire politique,ils ont adjoint un objectif moderne et monstrueux, celui de rayer de la surface du globe des peuples entiers avec leurs cultures..................
...........En conclusion ,les camps sovietiques n en demeurent pas moins de deplorables exemples d illegalite et d humanite.Ils n ont rien a voir avec le socialisme et defigurent au contraire le socialisme sovietique; sans doute faut il y voir une subsistance barbare de l absolutisme tsariste dont les gouvernements sovietiques n ont pas su ou voulu se liberer.........Mais il est possible , facile meme d imaginer un socialisme sans camps , comme il a du ete du rste realise dans plusieurs endroits du monde. Un nazisme sans Lager n est pas concevable;" PRIMO LEVI SI C EST UN HOMME.........................
M.Zucca
Velveth,
D'accord avec vous en partie. Travail des enfants, etc. Je pense aussi aux usines où les ouvriers devaient baisser la tête et se taire quand le patron passait. Le 19e siècle a été dramatique à bien des points de vue.
Mais les massacres sous régimes communistes sont injustifiables. Cela doit être dit au même titre que les massacres des nazis. Plus jamais ça. Ni d'un bord ni de l'autre. Revel soulignait depuis longtemps la complaisance à l'égard des régimes incriminés. Il avait raison. Et il semble qu'une certaine complaisance perdure chez certains. Je suis loin de lire des condamnations aussi fermes que pour les nazis.
Le contexte historique: bien obligé d'en prendre un bout. mais très dangereux: on peut aussi expliquer le nazisme avec le contexte historique.
Les 7 millions ou plus de morts ukrainiens, je crois que cela vaut le nazisme en terme d'horreur - sans compter le reste. Et Mao n'a pas été non plus un modèle...
Mais ce n'est pas parce que les crimes staliniens sont injustifiables qu'ils doivent conduire à mettre un trait d'égalité entre nazisme et communisme et même stalinisme.
La "solution finale" ?
Cela vous parle ?
On dirait pas !
C'est pourtant tout ce qui fait la différence et quelle différence !!!
Il y a suffisamment d'explications, plus haut, pour que je n'en rajoute pas ici.
"Je pense aussi aux usines où les ouvriers devaient baisser la tête et se taire quand le patron passait. Le 19e iècle a été dramatique à bien des points de vue."
Monsieur libre
votre perception de la condition ouvrière au 19ème siècle, c'est du Walt Disney!
L'auteur de ce billet nous livre un scoop en recopiant des arguments du prêt-à-penser néololibéral avec citation du journaliste mort JF Revel .
On parle trop des génocides des nazis et pas assez des massacres de masse de Staline et Mao? Sinistre mensonge.
Il y a eu des massacres d'Etat dans la Chine de Mao et l'Urss de Staline et successeurs? Les guerres civiles y furent effroyables? Assurément.
D'où l'idée, portée par les ennemis de toute utopie émancipatrice, d'une matrice commune, totalitaire, au communisme et au nazisme. Entre l'Etat qui se disait démocratique et égalitaire et internationaliste (et ne l'était pas), et celui qui portait le nationalisme et l'antisémitisme à incandescence dans son projet même.
Les historiens sont divisés, mais il y a des historiens pour défendre la non-symétrie entre ces deux mouvements du 20ème siècle.
Le communisme prend sa source dans une histoire qui va de la Révolution française à la Commune, au nom des idéaux des Lumières. Le nazisme est explicitement un mouvement anti-universaliste, anti -Lumières, cultivant une pratique et une esthétique de la violence barbare dans sa conception-même.
@ pascal b: quelle que soit son origine idéologique, la matrice totalitaire est la même dans l'esprit de ceux qui la développent, et ses méthodes sont quasi identiques.
Vous n'avez donc rien lu de ce que des esprits éclairés ont tenté de vous expliquer tout au long de ce fil de discussion ?
Velveth
Avez-vous déjà discuté avec un scientologue ou un évangéliste? vous pouvez leur présenter des arguments clairs et précis, leur pensée revient inexorablement au même point. Certains concepts ne sont pas audibles.
J'ai entendu récemment sur France Inter, une conversation de Mermet avec des apôtres créationnistes américains... comme ici des formules reviennent qui relancent le débat à son point de départ, et vous n'avez pas d'autre choix que de les abandonner à leur foi!
La foi, en effet, ça ne se discute pas. Les gens qui veulent croire, veulent bien vous convaincre mais entendre que vous ne les croyez pas, c'est difficilement concevable!
La pensée est un phénomène bien mystérieux, non?
@ jean-michel: et hop, encore une petite attaque perfide ad hominem.
Mais je pourrais vous dire exactement la même chose et demander de quelle secte vous êtes, pour certains ici incapable de dialoguer autrement qu'en dénigrant.
Il faudrait donc se soumettre à votre vue dans le fil d'un billet pour être du bon côté? Encore faudrait-il que je sois convaincu par la pertinence des arguments. Tant que ce n'est pas le cas je ne change pas d'avis. Ce qui me semble plutôt être une qualité.
Vous semblez pratiquez le proverbe: "Si tu veux abattre ton chien dis qu'il a la rage"...
Non je ne cherche pas à vous abattre, je constate seulement que vous vous accrochez à une interprétation superficielle des faits, parce que ça vous arrange d'entretenir la confusion entre communisme et totalitarisme. Pour quelle raison?
Pour reprendre une question déjà posée:
Au nom du Christ, des religieux fanatiqueset des criminels ont exterminé des millions de personnes dont de nombreuxchrétiens. Prétendez-vous aussi que ce sont les évangiles qui sont responsablesde tous ces crimes? La bible serait-elle une incitation à la haine et au meurtre, au même titre que mein kampf?
Personne ne conteste que le léninisme, le stalinisme, le maoïsme, etc... qui se réclamaient de l'idéal communiste, et des essais philosophiques de Marx, ont été des régimes politiques criminels qui présentent de nombreuses similitudes avec le nazisme.
Ce que contestent ici de nombreuses personnes, c'est de réduire l'aspiration communiste (à une plus grande justice sociale) à ces régimes policiers qui ont manipulé et confisqué le légitime espoir des peuples à se libérer des régimes précédents qui étaient tout aussi monstrueux.
soyez rassuré, vous ne serez pas abattu!
Sur les religions, je pense qu'elles contiennent au moins trois éléments de totalitarisme. Le premier est la prétention au titre de vérité une, unique et universelle. Cette conception a ouvert la porte à la mise en place de pouvoirs les plus absolus - dont par exemple l'inquisition est un aboutissement logique,
Le deuxième est le combat, la guerre introduite dans la vie des gens. "Je suis venu apporter non la paix mais l'épée". On peut l'interpréter de bien des manières, y compris le premier degré. Dans l'islam, pour ce que j'en connais, les infidèles peuvent aussi être passés par le fil de l'épée.
Le troisième est la conversion, qui introduit une rupture mentale, une discontinuité psychique de nature à cliver l'individu, le fragiliser, le soumettre à un groupe se prétendant porteur du salut. Cette conversion procure aussi la certitude d'être enfin dans La vérité absolue.
Je citerai aussi le culte de la personnalité qui prépare le croyant à suivre son gourou. Le fait de penser par un livre et une grille d'analyse pré-fournie et non par soi-même (ce que l'on retrouve aussi ailleurs: lecture de Marx pour adopter sa grille d'analyse - où est la secte?). Embrigadement des jeunes dès le plus jeune âge.
L'esprit guerrier et missionnaire est inclus explicitement dans les religions révélées. Elles sont potentiellement dangereuses par leur dogme et porteuses des abus que l'on connaît.
Pour revenir au communisme, tant qu0il sera fait mention de la dictature du prolétariat on seradevant une matrice totalitaire qui, avec d'autres mots et pour u n pseudo-idéal humaniste, ne veut qu'être calife à la place du calife et est prêt à tout pour cela, jusqu'à justifier idéologiquement la dictature.
Problème: sans cette dictature, comment en finir avec la lutte des classes?
Il faut sérieusement repenser Marx, sa grille d'analyse dominante et ses conclusions. Pour cela il faut aussi penser par soi-même.
En attendant les propositions de Marx préparent le totalitarisme. En terme de totalitarisme se donnant tous les droits sur les individus, le communisme n'est pas différent du nazisme. Staline n'a fait qu'aller au bout de la logique prévue de remplacement d'une oppression par une autre.
Que beaucoup aient projetés sur le communisme une aspiration à plus de justice sociale, certes. Se font-il avoir, la question se pose.
Mais comment pouvez-vous prétendre que l'oeuvre de Marx prépare le totalitarisme !
Vous n'avez pas du en lire une seule ligne pour sortir une telle énormité.
Pareille ineptie éclaire l'ensemble de "votre oeuvre"....
On peut tout expliquer historiquement. Le moule totalitariste est le même, je persiste malgré les esprits "éclairés"... C'est bien de cela qu'il est question. la déportation dans les goulags n'a peut-être pas eu la justification idéologique que l'on trouve chez les nazi à propos des juifs. Belle consolation pour les victimes.
De plus je ne suis pas convaincu que le communisme, bien qu'il soit présenté comme un idéal humaniste, puisse réellement exister sans passer par la contrainte, la violence, la police politique, etc. A moins qu'il n'en appelle à la conscience de chacun. Mais ce n'est pas vraiment le cas.
Beaucoup de gens se réfèrent encore aujourd'hui du communisme. Et ben...
Je pense qu'il faut un autre projet et tout repenser.
Monsieur libre
"On peut tout expliquer historiquement." dites-vous. On ne peut pas discuter quand on est suspecté de faire dire ce qu'on veut aux faits.
Vous poursuivez "Le moule totalitariste est le même, je persiste malgré les esprits "éclairés"..." Vous décrétez qu'on peut analyser les faits avec des recettes (image du moule) et refusez d'autres analyses qui bousculent votre idée déjà figée.
ou encore "la déportation dans les goulags n'a peut-être pas eu la justification idéologique que l'on trouve chez les nazi à propos des juifs. Belle consolation pour les victimes". La chute est une pirouette sentimentale pour faire oublier que vous ne pouvez pas contester nos arguments sur ce point.
Monsieur libre, personne ne vous imposera sa vérité, vous pouvez jalousement conserver la vôtre. On peut seulement se demander pourquoi vous avez voulu l'exposer aux autres?
+ 1
CQFD voir les commentaires.......
Holodomor est bien le terme utilisé par Homme Libre.
http://en.wikipedia.org/wiki/Holodomor
Ce mot désigne la famine de 1932-33 provoquée en Ukraine par la confiscation des récoltes pour forcer les paysans à la collectivisation sous la supervision de Lazar Moiseyevich Kaganovich (1893 1991)
http://www.rense.com/general85/holodo.htm
http://www.google.com/search?ie=UTF-8&oe=UTF-8&q=Ukraine+famine&sa=Search&domains=rense.com&sitesearch=rense.com
Ceux qui se battent pour que cesse le maquillage de l'Histoire ont raison de se plaindre du tintamarre Shoahtique car comme le dit Homme Libre au moyen de citations, il nous assourdit au point qu'on ne peut plus percevoir les autres génocides. Et pourtant, il y en a eu de nombreux, en Arménie et en Ukraine en particulier, et ces deux génocides-là ont été perpétrés par des juifs. Des juif-Turcs et des juifs-Russes.
Dès lors n'a-t'on pas de bonnes raisons de suspecter que le tapage médiatique sur la Shoah ait pour but de dissimuler la culpabilité des juifs dans d'autres génocides qui eux ont fait beaucoup plus de six millions de morts?
J'ai l'impression que c'est cela que cherche à nous dire Homme Libre.
Kamomil
vous dites
"en Arménie et en Ukraine en particulier, et ces deux génocides-là ont été perpétrés par des juifs. Des juif-Turcs et des juifs-Russes"
Savez-vous comment on nomme une telle falsification de l'histoire? Je vous conseille de revoir rapidement votre copie...
"tintamarre Shoahtique" dit kamomil.
Shoahtique: un pléonasme très spécial. Je ne connaissais pas.
Un pléonasme digne des officines négationnistes.
Jean-Michel, la "copie" que vous avez commentée ici me semble bien être la vérité de la "liberté" dont il s'agit pour l'auteur de ce fil et ses soutiens.
lhommelibre écrit: "En ce qui concerne la première moitié du 20e siècle et la deuxième guerre mondiale on parle surtout des nazis et du génocide des juifs. On oublie de parler des génocides communistes."
Puis il pourra écrire que certes on peut dire que le syntagme "génocides communistes" n'est peut-être pas approprié, sauf pour les Khmers rouges... lequel génocide des Khmers rouges est pour lui un de ces génocides dont on lui parle trop. Contradiction sauf si:
La question est pour lui celle des génocides de la seconde guerre mondiale et ce génocide des Juifs (et les tsiganes?) dont on lui parle trop. "Tintamarre" dit l'autre.
+ 1
Remarque, quand on prend JF Revel pour un homme de gauche, cela donne une idée d'où se situe l'homme dit libre sur l'axe politique !
@pascal B
Vous vous trompez de mot. Je crois que vous vouliez dire "néologisme" au lieu de pléonasme. En effet j'ai inventé ce mot de toute pièce au moment où j'ai écrit mon commentaire, on ne peut guère faire plus neuf que ça en matière de néologisme.
Dire qu'on en a ras la casquette d'entendre parler de la Shoah n'est pas du négationnisme. C'est vrai qu'ils nous les brisent avec leurs mines éplorées comme si personne d'autre qu'eux n'avait subi des atrocités dans l'Histoire.
La leçon de ce billet c'est que quand on cherche un peu on les retrouve du côté des bourreaux et que les atrocités qu'ils ont commises rivalisent en cruauté et en nombre celles dont ils ont été victimes sous le nazisme.
Les Arméniens et les Ukrainiens ne font pas tant d'histoires, c'est vrai qu'il n'y en a pas beaucoup qui contrôlent les médias.
J'ai fait en effet une erreur grossière, et je voulais écrire "néologisme", en effet.
Vous avez trouvé un néologisme bien dégueulasse. Votre propos est de type négationniste comme celui d'hommelibre.
+ 1
Beurk.
pascal b, nous sommes une fois encore camarades.
Au-delà des désaccords, nous sommes en effet des camarades. Et nous n'utilisons, ni Velveth ni vous ni moi, pas l'insinuation. Notre propos politique est exprimé avec franchise et aussi subtilement que possible.
Ni la fourberie haineuse du pro-fasciste, ni la simplification mensongère et manipulatrice (consciemment) du néolibéral.
Je réponds au commentaire reproduisant une contestation du génocide ukrainien, par Annie Lacroix-Riz.
Concernant la famine intentionnelle ou non à l’égard des ukrainiens, la controverse subsiste. Comme pour le génocide arménien d’ailleurs. On trouve en littérature et sur le net diverses sources d’informations issues de recherches historiques. Certaines nient l’intentionalité de la famine, d’autres parlent d’amplification d’une famine existante.
L’aspect météo de la famine en ukraine est elle-même diversement interprété. Certains mentionnent une sécheresse, d’autres une pluviosité excessive ayant entraîné la maladie de la rouille.
Mis en cause également: la famine dans d’autres régions de l’URSS et le transfert de récoltes - déjà faibles - de l’Ukraine vers d’autres régions. La collectivisation forcée battait son plein et il semble que la relève des kolkhozes n’ait pas fonctionné.
A noter que même les négationistes du génocide comme Weatcroft et davies reconnaissent ne pas pouvoir expliquer la famine et les morts par des raisons uniquement naturelles. De plus ils ne nient pas les déportations et massacres de paysans expropriés de leurs terres par la collectivisation forcée (dékoulakisation).
Des historiens connus plaident pour l’aspect génocidaire de la famine, d’autres pas. Il y a eu des approximations selon les époques où les recherches ont été effectuées, et l’affaire des photos de 1922 a été reconnue par son auteur comme étant des illustrations de la situation mais pas la réalité de 1932.
Wikipedia, dont je connais certaines lacunes, propose cependant une courte synthèse et des pistes pour comprendre cet événement dans l’Ukraine indépendantiste vis-à-vis de Staline.
«Les partisans de la thèse du génocide soulignent qu'un zèle particulier dans les réquisitions des vivres vis-à-vis des paysans ukrainiens qui montraient une démotivation pour la collectivisation stalinienne fut appliqué par les escadrons de la « Commission extraordinaire pour la réquisition du blé » (TchKhK) dirigée par Viatcheslav Molotov en novembre 1932. Ce zèle allait jusqu'aux confiscations complètes de la récolte (natoural'nyï chtraf) des paysans qui ne coopéraient pas[62]. Molotov n'hésite pas à se rendre en personne dans l'Ukraine affamée par l'Holodomor pour inciter les communistes défaillants à rester fermes vis-à-vis des paysans révoltés et décimés par la faim.
Avec le décret du 27 décembre 1932 sur les passeports pour les citadins et les cachets de résidence[63], le régime stalinien a installé un système limitant drastiquement les migrations des populations des paysans (dépourvus des passeports internes) vers les villes (où un tel passeport avec un tampon de résidence fixe était exigé). Encore dans la Russie impériale, même après l'abolition du servage, les déplacements des paysans étaient compliqués, l'introduction par la collectivisation stalinienne des règlements en jours-travail (troudodni) et l'obligation d'obtenir une autorisation du comité du village pour un déplacement de courte durée rendait les migrations des paysans encore plus problématiques. De plus, il fut légalement interdit de porter secours et assistance aux « koulaks » qui pouvaient déambuler dans les villes.
En plus des mesures restrictives des déplacements applicables dans toute l'URSS, une directive du Conseil des Commissaires du peuple et du Comité central du PC pansoviétique des bolcheviks datée du 22 janvier 1933 « Sur le départ illégal de paysans au-delà des limites de leur région de résidence et sur l'obligation de leur reconduction par la force vers leurs anciens lieux de résidence » était spécifiquement dirigée contre les déplacements des paysans de l'Ukraine et du Kouban[64]. Cependant, plus tard, son action fut étendue au krai de la Volga du sud, majoritairement peuplé de Russes[65].
Malgré de telles limitations, un flot de paysans affamés avait pu affluer au nord pour se réfugier en Biélorussie, relativement épargnée par la famine[66].
Les historiens Andrea Graziozi et Dominique Negrel se sont posé la question si Holodomor relevait du génocide ou pas et si oui, pourquoi. Suite à une analyse minutieuse de plusieurs sources historicographiques, ils ont finalement penché pour une affirmation de la thèse du génocide, tout en soulignant que, contrairement à l'Holocauste juif, la famine ukrainienne n'était pas au départ voulue, planifiée ou organisée par Moscou et que les Russes, eux aussi, ont souffert de cette famine. Selon les auteurs, les dirigeants du parti communiste (y compris ukrainiens) avec Staline en tête ont plutôt tiré parti de la famine causée par leurs propres erreurs, pour faire une leçon à la paysannerie ukrainienne et à toute la population ukrainienne à travers elle. À partir de l'automne de 1932 les autorités ont pris des mesures politiques répressives ayant provoqué la mortalité de masse, ce qui constitue, selon les auteurs, du génocide[67].
Sceptique sur la validité de la thèse du génocide lors de la rédaction du Livre noir du communisme, Nicolas Werth explique dans une interview au journal Le Monde, suite à l'exhumation des lettres de Staline, l'évolution de sa position : « Est-ce un génocide ? Plutôt oui. Par rapport aux autres famines qui ont touché l'Union soviétique, celle-ci se distingue par la volonté d'éradiquer le nationalisme et de punir les paysans. Elle a été volontairement aggravée. Il y a une spécificité »[68].»
http://fr.wikipedia.org/wiki/Holodomor#Arguments_des_partisans_de_la_th.C3.A8se_du_g.C3.A9nocide
Sur cette page se trouvent également les positions des adversaires de la notion de génocide. En voici un extrait:
«Les analystes qui rejettent le terme de génocide et le caractère intentionnel de la famine insistent sur l'origine non-ethnique de la tragédie résultant de la politique pan-soviétique de collectivisation forcée des paysans soviétiques, de réquisitions excessives de leurs récoltes et de la dékoulakisation. Pour eux, il n'existerait pas de directive prouvée qui ordonnerait une action ciblée des autorités soviétiques contre la nation ukrainienne dans son ensemble, mais plutôt contre une classe sociale, les paysans aisés, dits les koulaks.
Ainsi, Stephen Wheatcroft et Robert W. Davies[69] soutiennent que la famine a été une conséquence accidentelle de politiques mal conçues et que l'Ukraine a particulièrement souffert pour des raisons démographiques[83]. Selon ces historiens, il ne s'agit donc pas d'une famine volontairement provoquée par les dirigeants soviétiques pour réprimer le nationalisme ukrainien.
La même thèse est défendue par John Arch Getty, professeur à l'université de Californie à Los Angeles, pour qui « les victimes de famines causées par la stupidité et l'incompétence d'un régime » ne peuvent pas être mises sur le même plan que « le gazage délibéré des juifs »[84]. Pour sa part, l'historien Arno Joseph Mayer estime « qu'en définitive, la pleine responsabilité de ce drame revient à Staline et à ses partisans qui s'obstinèrent à aller de l'avant [...] aveuglés par leur volonté d'industrialiser rapidement le pays et d'améliorer ses capacités militaires, ainsi que par l'exaspération que leur inspiraient les moujiks. »
A noter que c’est en particulier le terme de génocide qui est contesté. Certains auteurs parlent plutôt de démocide.
Presque tous les auteurs des deux bords reconnaissent la volonté de rétorsion de Staline à l’égard au minimum des koulaks, paysans possédant leur terre.
Donc on peut admettre que certains aspects soient discutés. Ce qui n’enlève rien aux conséquences de la politiques totalitariste et terroriste de l’URSS. Quand à l’historienne citée, Annie Lacroix-Riz, il me semble que sont langage n’est pas neutre.
"Quand à l'historienne citée, Annie Lacroix-Riz, il me semble que son langage n'est pas neutre"... Je ne sais pas s'il est nécessaire d'ajouter quelque chose ... Juste dire, peut-être, qu'il est bon de commencer la journée par un éclat de rire.
Il est neutre, le vôtre, "Hommelibre" ? Vous maintenez que communisme et stalinisme sont la même chose ? Vous maintenez que Blanqui était stalinien ? Vous maintenez que Balzac fait usage du mot "communisme" pour désigner un terrorsime ? Bref : vous maintenez le titre imbécile de votre billet ?
"terroriste" ... Me fait penser à l'Affiche rouge, tiens.
Alors, en mémoire de toutes celles et ceux qui se sont battus jusqu'au sacrfice de leur vie pour un monde plus juste, je vais vous en lacher une petite derniére : sectariste !
Ps : petite question amicale ; c'est quoi un "formateur d'adulte" ? J'espére que vous ne pratiquez pas le formatage...
Mais riez, mon bon, riez, si cela vous fait du bien. Vous citez Balzac. En effet il a fait une critique des inégalités. Mais il soutenait la venue d'un homme providentiel et fort. Pas spécialement révolutionnaire, cela. Vous le citez pour souligner le fait que dans le mot communisme il y avait un idéal.
Oui. Dans le nationalisme aussi il y avait un idéal. Cioran y a cru aussi un temps, avant de voir ce que c'était vraiment. Pourtant on ne peut guère lui coller l'étiquette de fasciste.
Des soldats de l'armée rouge se sont battus pour notre liberté. Merci à eux qui ont donné leur vie. Mais pourquoi donc les les lituaniens ont d'abord accueilli les soldats allemands en libérateurs après le départ de l'armée rouge?
On peut gloser longtemps sur la différence entre stalinisme et communisme. Moi je regarde les faits et je constate que tous les pays qui se sont réclamés du communisme ont fait taire le peuple. Comme dans le régime nazi ou les régimes fascistes en général.
Quand à votre dernière remarque, elle dénote tout-à-fait une mentalité nauséabonde: attaquer sur la profession. Moche, petit, terroriste... Intellectuellement lamentable.
Voulez-vous que nous parlions de la "formation d'adultes" et du "coaching" ?
Il y a beaucoup de choses à en dire, et ça, je ne doute pas un instant que vous le savez.
Mais pour revenir à ce qui sous-tend votre billet : vous dites "on peut gloser longtemps" : faisons-le au lieu de perdre notre temps sur votre amalgame "communisme=nazisme". Parlons un peu de la Commune de Paris, par exemple. Parlons du communisme de Blanqui... Regardons les faits. Mais pas comme vous le faites, en "historien propagandiste". reparlons de la "neutralité du langage". Voulez-vous que nous fassions un peu de sémantique ? Beaucoup de sociologie ?
Voulez-vous nous dire (c'est un nous pluriel : votre billet s'adresse au monde) d'où vous parlez ? A partir de quelle situation particuliére et sociale vous parlez ?
"Moi je regarde les faits" Oui, bien sûr. Mais comment, et à travers quelle grille ? Vous vous regardez les faits, et les autres ils font quoi ? Vous savez et les autres ignorent ? Totalitaire !
Nous reparlerons surement de communisme, Homme libre. Et d'anticommunisme. Je dispose de peu de temps en ce moment (disons pour quelques mois) et la "glose" en demande beaucoup, si nous voulons le faire vraiment et calmement. Et si ce n'est pas impossible sur un champ de foire (un forum). Et si vous le voulez vraiment.
En attendant, pour apaiser les choses entre nous, sachez que ma critique du "communisme", à moi, la mienne, -ma maniére actuelle, pour parler comme Agamben- s'est nourrie de la lecture de Simone Weil. Pas de Jean-François Revel. Une autre dimension de l'engagement, vous en conviendrez, j'espére. Une autre dimension de la critique aussi.
(Mais n'allez pas déformer les choses ; je lis Simone Weil. Je ne crois pas. J'essaie de penser. C'est sans doute ce qu'on nomme philosophie, c'est en tout cas ce que j'ai appris avec Pham Cong Thien et Doatea Nuri, par exemple.)
Non seulement l'emmental n'est pas neutre - non plus - mais en plus il a des trous. Terrible, l'alliance de l'emmental, des TCC et des briseurs de minarets...
Mais pourquoi donc les les lituaniens ont d'abord accueilli les soldats allemands en libérateurs après le départ de l'armée rouge?
...Peut-être à l'idée de s'entendre avec plus antisémites qu'eux ?
Pour Cioran, Eliade, etc... Lisez Sebastian, M. Libre. Ces intellectuels roumains marchaient avec la Garde de Fer d'Antonescu. Décidément, votre camp se précise.
L'aspect sartrien de la situation commence à me plaire.
Je pense à quelque chose, là, maintenant (vous m'avez mis en forme, ce matin, Hommelibre, avec votre bonne blague sur "le langage pas neutre" -de l'autre, bien sûr, pas le vôtre. Vous, vous êtes neutre, objectif, sérieux. Un vrai historien, quoi.) :
Hitler était un homme. Hitler était un salaud. Donc tous les hommes sont des salauds. Tout est équivalent, nous sommes tous malades, et nous avons besoin d'un bon formatage d'adulte, et d'un bon coach naturopathe. Il y en a un : c'est vous.
Il y a beaucoup de choses à dire, Hommelibre, sur le communisme et sur les soviets et sur le bolchevisme et sur Blanqui et sur Trotski et sur Staline et sur tous ces gens, anonymes, qui ont sacrifié tant de choses pour une cause qu'ils croyaient, et qu'ils voulaient, juste... beaucoup de choses à dire. Mais votre maniére de faire ... disons que je la trouve rance. Quelque chose de Stolz. Quelque chose de réactionnaire, quelque chose de conservateur, mais d'une conserve qui aurait mal tournée. Quelque chose comme votre antiféminisme primaire, aussi. (Voir d'autres de vos billets).
Mais cela n'a rien de personnel, d'intime. Si vous voulez, on peut vous proposer un déformatage d 'adulte. Une culturopathie... Aprés tout, ce n'est pas de votre faute si vous avez été déformé.
Pierre, vous êtes un vrai malade, vous.
Merci, John.
Introduire le normal et le pathologique dans la politique... Vous voilà démasqué, énième avatar du Temple solaire ! Et Mediapart qui publie ça en "Une"... L'hallu !
Merci Yvan de relever cette incongruité...
Une derniére chose : il est quand même trés étrange de voir cette chose, ce billet, en une du journal depuis si longtemps. Lit-on les billets que l'on met en une, à Mediapart ? Et les fils qui les suivent ? Il n'y a vraiment rien de plus intéressant à mettre en une ? Serait-il vrai que ce genre de billet est là pour "faire du buzz" ?
très bon sujet mais traitement du sujet un peu léger :
le devoir de mémoire est un abus de langage : il n'y a aucun devoir à avoir de la mémoire, d'autant que la mémoire est sélective et fausse notre vision du passé.
En revanche, il y a une obligation morale, démocratique et scientifique à rétablir l'histoire lorsque celle-ci a été occultée ou niée.
C'est le cas des massacres de Katyn, où la version communiste officielle a longtemps été de faire croire qu'ils étaient dus aux nazis et non aux staliniens.
cette version a été officiellement démentie en 1992 je crois quand Boris Eltsine a remis aux autorités polonaises le manuscrit de l'ordre du massacre par Joseph Staline lui-même.
C'est le cas aussi de la Shoah qui n'a pas été niée en tant que tel (sauf par les négationnistes) mais dont l'implication des Etats européens autres qu'allemand dans l'extermination des juifs a longtemps été niée (reconnue officiellement par J. Chirac en France à propos de la raffle du Vel d'Hiv)
Ceci étant, on ne peut pas comparer les uns aux autres les massacres et génocides qui sont de nature, de contexte et de résultats fort différents.
Le rôle de l'histoire est aussi de recontextualiser les évènements car l'histoire, même si elle bégaye, ne se répète pas.
Affirmer que Jean François Revel est un homme de gauche relève du scoop!
Faire du devoir de mémoire une affaire de comptabilité est une méthode souvent utilisée par le FN. Bientôt on va lire quelqu'un comparer Hitler au Sida qui tue allègrement...
Aprés lecture de toutes les interventions, je pense que, plus que la comparaison entre Communisme et Stalinisme, le débat doit se hisser à l'étage en dessus, CAD, entre le Stalinisme et le Marxisme.
Le livre de Courtois aurait dû s'intituler : les crimes du Stalinisme.
Par ailleurs, nos discussions trés interessantes ,se doivent d'être uniquement idéologiques en évitant les attaques personnelles qui ne sont que le reflet d'insuffisances argumentaires.
Pour ce qui est des "insuffisances argumentaires" et des emportements, je dirais pour ma défense (je me sens concerné) qu'on peut parfois en avoir plus qu'assez de répéter les mêmes choses à des gens qui les ignorent, soit en ne les lisant pas, soit en les méprisant ou en se méprenant.
Nous avons assez de spécialistes de l'anticommunisme primaire -parfois même certains sont payés pour ça (souvenir de Revel et de tant d'autres) pour que cette ignorance et ce mépris soient trop fréquents.
Quant à élever le débat "à l'étage au-dessus", entre stalinisme et marxisme, tout à fait d'accord avec vous. Comme je serais d'accord pour départir une réflexion entre communisme et ce qu'en dit Simone Weil, par exemple. Mais pas à partir de tracts historiquement contestables, que j'assimile à de la propagande. Le communisme est avant tout une question de philosophie. L'attaquer sur le plan de l'histoire sans faire référence aux histoires qui ont précédées (dans la durée longue) et à la géographie (en l'occurence, dans le billet en cause, les histoires croisées de l'Ukraine, de l'Allemagne, et de la Russie -en fait : de l'histoire mondiale , circonstantielle, forcément circonstantielle) est pour moi de la pure propagande.
Allez Hommelibre, je vous fais le 100ème !!!
Sympa le Concombre, non ?
Concombre, il semble que tu avais raison, au sujet du buzz (un autre mot pour la rumeur). Et ce que tu as dit autour de ça. Voir ce billet en page une encore ce matin a quelque chose de ... bizarre.
Yvan dit "j'hallucine". Je suis plus vieux et rassis, je dirais que "ça m'interpelle quelque part au niveau du vécu"...
Salut Pierre...
Ben c'est que je le connais bien Hommelibre ou du moins j'ai bien repéré son mode de fonctionnement, qui est d'ailleurs identiques à certains autres !!!
Je te balance une énormité en titre de billet, je te sors un texte d'un tendancieux à faire peur dans le style "je dis que mais pas tout à fait tout en le disant quand même", histoire de me ménager quelques portes de sortie honorables sous-entendant que ce sont les autres les horribles fachos de service, bref rien que du très commun...
Et j'utilise l'art de la pirouette du "ad hominem" pour me sortir d'affaires quand ça devient un peu chaud !!!
Donc, et là mon "je" redevient moi-même, je ne m'emmerde plus à essayer de débattre sur le fond avec ce genre de ouistiti, je fais direct dans l'ironique et je lui rappelle régulièrement cette mgnifique petite phrase concernant son soi-disant recrutement par Marine Sentin, ce qui en dit beaucoup sur la psychologie du ouistiti en question...
Ses petites manipulations à 2 balles me font doucement marrer et j'espère pour lui que sa clientèle ne les repère pas parce que, quant à moi, le jour où j'aurais besoin d'un "coach naturopathe formateur d'adultes", ce n'est certainement pas à lui que je m'adresserais...
Pour ce qui est de la présence de ce billet en une de Médiapart, là-encore, mystère et boule de gomme !!!
Les voies de la rédaction étant impénétrables, plus rien ne m'interpelle quelque part au niveau du vécu ou ne me fait halluciner depuis longtemps !!!
Amitiés et à bientôt...
Concombre tu es un vrai pilier sur lequel s'appuyer ! Et longue vie à tonton Mandryka !
Si c'est le nombre de morts qui fait qu'on compare un dirigeant à Hitler, alors tous les présidents américains sont des nazis.
Après la guerre aux minarets, haro sur les rouges ! Bienvenue en Suisse ! La France de Sarkozy saura, je n'en doute pas, vous décorer !
En tout cas, je réponds un peu longuement à votre épouvantable billet, c'est là.
@Yvan najiels
Vous n'avez pas répondu à mes questions ainsi que Velveth. J'ai comme l'impression que vous seriez le pendant inversé du révisionnisme vu par le Front national parce qu'à vous lire on penserait que ces "valeureux staliniens" avaient un autre plus valeureux qu'eux, Staline. Merci pour le dialogue démocratique et peut-être communiste à votre façon.
Comment ça ? Il y a un idéal émancipateur communiste, oui ou non ? Quelle en est l'Idée (indépendamment de ses effets) ? Est-elle équivalente, cette idée, au dessein nazi ?
Quant à Staline, c'est un dictateur dans la tradition russe, si vous voulez mais ce n'est pas Hitler. Il vaut mieux vivre sous Jospin ou Sarkozy (beurk !) que sous Staline, certes. Mais Staline est préférable à Hitler. Non ?
"Comment ça ? Il y a un idéal émancipateur communiste, oui ou non ? Quelle en est l'Idée (indépendamment de ses effets) ? Est-elle équivalente, cette idée, au dessein nazi ?" Répondez alors, c'est ma question.
"Quant à Staline, c'est un dictateur dans la tradition russe, si vous voulez mais ce n'est pas Hitler."
"si vous voulez" Mais non je ne le veux pas parce que ce n'est pas à moi de changer l'Histoire passée, sauf à la penser.
"(...) dictateur dans la tradition russe" Staline? C'est quoi ça la tradition russe?
"Mais Staline est préférable à Hitler. Non" Pourquoi donc? Argumentez, s'il vous plait.
"Mais Staline est préférable à Hitler" . Yvoniko, ne pensez-vous pas que ce que signifie le nom de Staline (pas l'action de la personne Staline, mais l'élan révolutionnaire russe qui l'a précédé) est préférable (préférable, pas adorable) à ce que signifie le nom de Hitler ? Autrement dit : que la volonté d'extermination systématique, "rationnelle", méthodique, rapide, est pire que le chaos meurtrier de la révolution russe ?
Autrement dit : l'idéal émancipateur communiste (fût-il russe, et bolchevique, ou soviétique) est-il équivalent (est-ce la même chose) au dessein nazi ?
Autrement dit : le dessein nazi était-il, est-il, d'émancipation ou d'extermination d'une soi-disant race, ou de toute différence?
"Dictateur dans la tradition russe" : Yvoniko, qu'est-ce qui a précédé l'histoire chaotique de la révolution russe ? Le long fleuve tranquille de la démocratie ? Ou le long silence glacial de l'autocratie tsariste ? (Vous n'ignorez pas, bien sûr, que le goulag existait déjà du temps des tsars. Qu'en matiére de répression, d'oppression, d'horreurs diverses ce que signifie le mot "tsarisme" est quelque chose aussi)
Mais je voulais vous poser tranquillement une question, Yvoniko, pour essayer de penser ensemble : que signifie pour vous le mot "communisme"? Je parle du mot même, pas des pré-jugés qui y sont associés, d'une maniére ou d'une autre. Je parle de ce qu'on penser et dire à partir de ce mot : communisme.
A côté de ce mot de communisme, mettez simplement ce que signifie simplement "nazisme". "National-socialisme".
Vous n'ignorez pas que le régime qui était en place en Russie du temps de Staline était qualifié par les russes au pouvoir eux-mêmes de "socialisme réel".
Vous n'ignorez pas que le régime mis en place par la clique hitlérienne était qualifiée etc. de "national-socialisme". Est-ce équivalent ? Est-ce identique ?
Pour en revenir au titre ignoble de ce billet , "communisme comme nazisme", est-il juste ? Est-il neutre ? Est-il "innocent" ?
A quoi peut-il bien servir ? Quelle cause?
Je pense souvent, Yvoniko, que ce sont les anticommunistes qui font de moi un communiste. Comme les antisémites font de moi un juif.
Je veux dire par là que le communisme est pour moi une pensée (penser le monde en commun) et non un état, une identité. Comme le fait de lire la Bible et le Coran ne font de moi ni une statue juive, ni une statue musulmane, penser le communisme ne fait pas de moi une gravure de marbre, mais m'aide à me relier aux autres -et dans "les autres" on peut mettre les autres cultures, les autres peuples, les autres individus, les différences, et sans ce lien aux autres, et sans ce que je peux apporter aux autres et ce que les autres peuvent m'apporter, et sans ce "relier" (joint à un "relire") je ne suis rien, comme une cellule humaine sans corps humain n'est rien, n'existe tout simplement pas.
Et que les anticommunistes me "fixent" (comme les flics peuvent "fixer" quelqu'un) dans cette forme de pensée parce que, l'ignorant, ils la rejettent. Et c'est entre anticommunisme primaire et nazisme que je vois, moi, une proximité : la haine de la culture, de la réflexion approfondie, bref de ce que je nomme philosophie, recherche, "doute méthodique" pour faire court.. (Et, pour autant que je sache, c'est pour cela que le nazisme ne suscitait pas d'antipathie particuliére dans les milieux capitalistes mondiaux, au contraire de tout ce qui pouvait relever de la pensée communiste, marxiste ou socialiste, qui, c'est le moins qu'on puisse dire, a toujours suscité une répression féroce.)
Entre communisme et nazisme il y a pour moi la différence fondamentale d'une pulsion de vie et d'une pulsion de mort.
Giorgio Agamben dit sur le sujet d'autres choses bien mieux que je ne saurais le faire, dans "La communauté qui vient". Et Simone Weil, à sa maniére "mystique" le dit autrement, par l'usage qu'elle fait du mot "Dieu" et du mot "religion".
J'ai vu quelque part que vous étiez lecteur de Miguel de Unanumo, me semble-t-il. Me trompé-je ? A partir de ce que l'on a appelé l' "unanumisme, ne pouvons-nous essayer de penser un communisme ?
Yvan! quelle question.
Je ne suis pas d'accord avec John, mais comment peut-on vous suivre ici?
"Mais Staline est préférable à Hitler. Non ?"
Non, choisir entre deux tortures, est-ce vraiment un choix?
@Jean-Michel Paris, je profite du côté participatif de ce média...
J'espère que vous aurez une réponse cohérente enfin pour une fois puisque c'est sur cette question que je suis intervenu. Avec Hitler, élu hélas démocratiquement mais dont il faudrait examiner le processus sans arrêt puisque cette monstruosité n'a pas à revenir (comme c'est difficile ces révisionnismes pro-stalinien et/ou pro-nazie), les intellos allemands ont pu quitter leur pays et pas des moindres. Avec Staline, ils ont vite fini d'une balle dans la tête ou dans des camps avec de "valeureux staliniens" comme gardiens. Je reste pour ma part très choqué par tant de bêtises pro-totalitaires. J'ai hâte donc à la réponse.
@ Yvoniko
ci-dessous le message que je lui ai laissé après avoir découvert son blog:
La colère populaire, la révolte contre l'injustice peuvent justifier les révolutions, pas le crime organisé.
Tout à fait d'accord avec vous, les crimes de la bourgeoisie libérale notamment au XIXème siècle, doivent aussi être dénoncés. Voir mes interventions sur le blog de l'homme libre suisse.
Mais l'approximation de la plupart des arguments exposés ici, me semble aussi dangereuse. Et des expressions du genre "Pour ma part, je veux bien répondre de Pol Pot ou de Staline mais je laisse à la droite Hitler " c'est aussi terrifiant que "Mais Staline est préférable à Hitler. Non ?" ça m'a rappelé ces petits gosses il y a quelques années en Angleterre qui avaient assassiné un clochard, pour s'amuser!
Ce n'est pas un jugement, c'est une incompréhension panique devant ce qui est parfois peut-être en effet "l'insoutenable légèreté de l'être".
Après ça, chute vertigineuse vers le degré zéro de l'espoir!
@Jean-Michel Paris,
Woah! Comme ça fait du bien le dialogue. Le dialogue est un prolégomène à un monde de liberté. C'est cette espèce de révisionnisme aveugle qui m'accable d'un point de vue humaniste et politique. Il serait bon de faire appel aux documents soviéto-communistes quant à la question juive dans ce paradis des "valeureux staliniens". Ils ne savent même pas, pour aller vite, qu'au début de 1953 il y avait une odeur pestilentielle d'antisémitisme à Moscou, une odeur de progrom qu'alimentait un prétendu "complot des blouses blanches", i.e. ces médecins juifs accusés d'avoir assassiné des dirigeants soviétiques, et qui fut déjà commencé dès la seconde guerre mondiale par Staline. Il est vrai qu'il était délicat de montrer sa patte antisémite après la 2ième guerre. Mais le salut vint pour ces "comploteurs" grâce à la mort de celui qu'on nommait à l'époque le pharaon rouge, i.e. Staline le valeureux stalinien sincère qui donnait l'exemple à tous les autres valeureux staliniens composant à cette époque le peuple "russe". N'oublions pas qu'Il (celui qu'on préfère à Hitler. Quelle réponse en réalité bizarre préférer Staline à Hitler???) n'avait pas hésité à éliminer avant les dirigeants du comité antifasciste juif. On semble sourds et aveugles à l'Histoire des années 40 et 50 sur cet aspect antisémite de l'État soviétique. J'ajouterai à cela que monsieur Najiels a commis un billet sur Annie Lebrun qui défend la mémoire d'André Breton et on ne comprend plus parce qu'un des plus virulents voyant anti-soviétique fut bien André Breton. (voir ceci avec ses démêlés entre lui et le parti communiste stalinien français de l'époque avant guerre déjà).
Je comprends fort bien votre allusion avec cette citation Kunderesque, "l'insoutenable légèreté de l'être" et à cela ils devraient faire un tour dans les écrits de Hrabal, surtout ceux du tchéque Jan Patocka en n'oubliant pas le georgien Mamardachvili et sa notion de Pensée interrompue à propos du stalinisme et de l'Idée de communisme. Le drame national des juifs n'a pas pris fin avec la victoire sur le fascisme. Etc., etc...Merci.
Yvoniko,
pourquoi ne citez-vous pas le nom de Vaclav Havel ? J'aimerais bien que nous parlions aussi un peu de Vaclav Havel, de ce que signifie ce nom (de ce dont il fait signe).
Et qu'est-ce qu'un "point de vue humaniste et politique" ?
Sur quoi fondez-vous votre pensée ? Sur les mots, n'est-ce pas ? Que sont les mots "Staline" et "Hitler". Ne sont-ce pas des signifiants ? Que signifient-ils ? La même "chose" ? Une chose identique ?
Yvan a-t-il dit qu'il préférait la personne Staline à la personne Hitler ? Ou a-t-il dit qu'il préférait Staline à Hitler ? Ce que signifie le nom, le mot, Staline au nom, au mot, Hitler ?
Et a-t-il dit qu'il aime ce que signifie ce nom, ou qu'il préfére ?
Yvoniko, donc, juge que Staline est pire que Hitler et son argument repose sur la prétendue élection du Führer. Enorme !
Yvoniko passe son temps à faire la leçon et à décerner des brevets de rigueur mais lui-même raconte n'importe quoi. Hitler a été appelé par Hindenburg à la Chancellerie et ce alors que le NSDAP commençait à baisser électoralement et que les caisses du parti nazi étaient vides. Le rôle de Hindenburg est donc épouvantable ; il remet en selle les nazis. Apparemment, l'infatué Yvoniko ne savait même pas ça... Ah la la...
Comme il ignore que le peuple chinois vénère Mao et le vietnamien, l'oncle Hô.
Têtus, les faits, hein...
Jean-Michel Paris,
tranquillement au chaud, chez soi, ni pourchassé par les polices politiques, ni tenaillé par la faim, on peut ne pas choisir. Dans le chaos de l'histoire réelle, pressé par l'urgence de sa propre survie ou de celles et ceux qui nous sont chers, c'est autre chose.
De plus il ne s'agit pas de choisir "entre deux tortures" mais entre deux idéologies. Pour l' "Histoire" (comme s'il n'y en avait qu'une, et qu'elle n'était pas recherche historique) c'est autre chose.
Ce que Yvan dit, c'est que "ce que signifie le nom de Staline" a très largement participé au fait que nos parents ont vécu moins longtemps sous le joug nazi. (Demandez à vos parents ce que signifie le nom de "Stalingrad", la bataille, pour celles et ceux qui écoutaient radio Londres, et pour tous les résistants. Vous n'ignorez pas, de plus, que ce sont les russes qui ont pris Berlin : à quel "prix", selon vous ?) Pour tout ce qui peut ressembler, de prés ou de loin, à un tzigane, un homosexuel, un handicapé mental, un juif, un arabe, un noir, un social démocrate, un communiste, un être humain, cela fait une grosse différence. N'est-ce pas ?
Ce nom de Riz-Lacroix me dit quelquechose. Où donc l'ai-je vu en lettres dorées sur fond bleu?
Kamomil... Il me semble que j'ai déjà lu quelques... choses signées de ce pseudo. Il me semble que j'ai failli "alerter".
Monsieur Ferron
J'ai déjà prévenu ce monsieur qui récidive, et j'ai alerté... Tout en restant bien au chaud dans mes pantoufles.
Par ailleurs vous voulez défendre l'indéfendable (léninisme, stalinisme, maoïsme, etc), ça vous regarde. En 68 et après, j'ai connu des avocats d'exterminateurs comme vous. C'est une humanité qui ne m'est pas sympathique. Et je préfère qu'on réfléchisse en pantoufles, à Londres par exemple comme De Gaulle réfugié en 1940 alors qu'un Thorez avait rejoint Staline l'allié objectif d'Hitler. Staline livrant ses matières premières très utiles à la saloperie nazie en marche. Stalingrad, bien entendu que c'était un tournant. Mais si Staline avait combattu Hitler avant d'être agressé, il serait considéré autrement aujourd'hui. Seulement pour combattre Hitler avant d'y être contraint, il aurait été un autre homme assurément. Sur cette époque je choisis sans hésiter le gaullisme, après 1948 c'est une autre chose.
Si vous avez le temps de relire Camus, Les Justes, c'est tout le mal que je vous souhaite.
Monsieur Paris,
je ne suis ni russe, ni chinois, et je ne vis ni en 1930 ni en 1940, mais ici et maintenant. Je n'ai donc aucune capacité particuliére à juger de l'intérieur le vécu de cette histoire. Pour ce qui est de la recherche historqiue -qui n'est pas, comme vous le savez, une science exacte, je n'ai pas non plus de qualifications particuléires.
Je ne défend rien, j'attaque tout ce qui attaque injustement (ou inexactement).
Même Klaus Barbie a eu droit à un avocat, c'est la moindre des choses dans un sytéme politique qui se veut démocratique, et j'espére bien qu'il en serait de même pour la personne Staline. Même le diable aurait droit à un avocat. même la démarche d'un Sarkozy, et même la mienne sont compréhensibles, expliquables. C'est cela que l'on appelle la recherche historique, si on veut le faire avec détachement.
Pendant que "Staline" "livrait ses matiéres premiéres" à "Hitler", les américains faisaient des affaires avec ce dernier et des britanniques trouvaient son systéme politique "pas si mal que ça".
Nous pouvons continuer longtemps comme ça, mais ce serait perte de temps, vous ne croyez pas ? Ayez donc l'amabilité de lire ce que je dis plus haut à Yvoniko.
Tout cela est un peu en vrac, vous voudrez bien me le pardonner, il est tard, il faut que je me prépare pour aller à la manif. De l'histoire réelle en action (et en réflexion).
Ps : j'ai lu Camus avec plaisir et intérêt.
Monsieur Ferron
Nous sommes presque d'accord. Presque parce que c'est Staline qui décide de pactiser avec Hitler et de lui livrer ses matières premières. Il ne le fait pas comme ces capitalistes pour qui le fric n'a pas de drapeau. Ce qui n'est aucunement une excuse pour les capitalistes qui n'ont pas plus ma sympathie que Staline.
Dans le cas des américains, des sociétés en effet comme IBM, FORD, etc. ont commercé avec les nazis mais pas Roosevelt. Sans Pearl Harbour, quand auraient-ils décidé de combattre? Ce n'est pas très glorieux.
Quant aux anglais, effectivement même dans la famille royale, il y avait des admirateurs d'Hitler, mais pas Churchill qui a pu obtenir les pleins pouvoirs pour combattre les nazis.
Ensuite à relire certains de vos propos, si je suis d'accord pour ne pas faire la confusion entre l'aspiration communiste et les régimes qui s'en réclamaient, parfois il faut admettre que des camarades disent des bêtises
"Mais Staline est préférable à Hitler" . Yvoniko, ne pensez-vous pas que ce quesignifie le nom de Staline (pas l'action de la personne Staline, mais l'élan révolutionnairerusse qui l'a précédé) est préférable (préférable, pas adorable) à ce que signifie le nom de Hitler ? Autrement dit : que la volonté d'extermination systématique, "rationnelle", méthodique, rapide, est pire que le chaos meurtrier de la révolution russe ?
Non Staline et Pol Pot ne sont pas préférables à Hitler. Non la peste n'est pas mieux que le choléra. Staline a donné raison aux adversaires de Blanqui, aux adversaires de Marx. Par sa brutalité criminelle et un aveuglement paranoïaque, il a contribué à saper l'espoir et l'intelligence.
Heureux d'apprendre que vous lisez Camus.