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May

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« Etat de siège » - Mahmoud Darwich et Olivier Thébaud

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Assiégé à Ramallah en janvier 2002, le poète note au jour le jour, en de très courts poèmes, ses impressions sur une guerre de plus en plus atroce qu’illustre à sa manière, très sobrement, le photographe Olivier Thébaud.
Reclus à Ramallah en janvier 2002, Mahmoud Darwich a écrit ce poème, composé d’une centaine de fragments, en réaction à l’offensive de l’armée israélienne dans le territoire palestinien autonome (extrait de la présentation de l'éditeur).


Poème immédiat, poème de combat, où chaque fragment capte un moment, une scène, une pensée fugitive, il ne marque pas moins, sur le plan de la prosodie, une nouvelle étape dans l’itinéraire du poète.


Les images de Palestine d’Olivier Thébaud sont le fruit de six voyages durant les trois dernières années. Elles n’illustrent pas le poème – le poète et le photographe ne se connaissaient pas –, mais le prolongent d’un douloureux témoignage sur le paysage dévasté où il est né.


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Né en France en 1972, Olivier Thébaud a créé "Tangophoto" en 1996 avec Thierry Kleiner.
Il collabore à différents journaux et magazines, dont Le Monde Diplomatique, Libération, La Revue d’études palestiniennes, The Guardian …


Ces images ont été exposées sous le parrainage de Yann-Arthus Bertrand à la Fondation Coprim, au Festival des 3 Continents de Nantes, place de l’Hôtel de ville de Paris durant la fête de la jeunesse, au Mois de la photo du 18e, au Musée d’Art Contemporain de Champlitte, lors des Transphotographies de Lille et à la gare Frêt SNCF durant les Rencontres Internationales de la Photo d’Arles 2003.

Tous les commentaires

kairos Le titre de l'anthologie des poèmes de Mahmoud Darwich, publiée chez Gallimard dans la collectionde poche "Poésie", trouve ces jours-ci un terrible écho comme jamais: "la terre nous est étroite"... "Allons-nous ainsi continuer à partir au pays, dans cette journée orangée,/Pour n'y trouver que la police des ports?"

"Lui ou moi" ainsi débute la guerre. Mais elle s'achève par une rencontre embarrassante "Lui et moi". Mahmoud Darwich merci !

***

 

*** Combien de vergers aux ombres coupées...

Et combien là-bas de poètes aux paroles murées dont les voix ne peuvent plus nous atteindre...

Merci James...

 

Les poètes ...tout le monde s'en fiche. Sauf que celui-là était capable de tenir toute une foule palestinienne par sa parole et son lyrisme. Je pense aussi à Néruda bien sûr.

"Les poètes ...tout le monde s'en fiche."

Sauf que "tout le monde" n'existe pas, mais la poésie OUI.

Je pense cependant que vous m'avez comprise.

 

Oui

 

Les murs , les hommes , les ruines et ceux qui vont mourir dans l'incendie de la mutation de la vie en enfer de la vie .

Mettre les chars et les masques de l 'enfer de la guerre à des centaines de mètres de fond pour que Ramallah puisse regarder la surface des eaux sans arrêt cardiaque .

Ma capacité à regarder cette vidéo a été un point d' orgue dans le carnage

d' un peuple sans défense.

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