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Bonne Année, bonne morale laïque

La laïcité va continuer à être à l’ordre du jour en cette année 2013. Espérons qu’il ne s’agira pas « d’affaires » médiatiquement montées, comme nous en avons eu trop souvent au cours des années précédentes, mais qu’au cœur de nos préoccupations, se trouveront des questions de morale laïque, qui sont, au premier chef, des questions de société. Les deux thèmes principaux de la morale laïque historique étaient la « dignité » de tout être humain et la « solidarité » des humains entre eux. Et si, notre résolution commune pour 2013 consistait à faire de ces deux sujets les critères d’évaluation des discours et actions de tous ceux et de toutes celles qui ont du pouvoir ?

Ce n’est pas vraiment ainsi qu’a fini l’année 2012 quand des stars ont volé au secours de Gérard Depardieu, que Poutine vient s’élever au rang de citoyen russe. La solidarité exprimée sentait plutôt la caste…. Les chevaliers du bien médiatique se sont, là, quelque peu dévoilés !

Au menu laïque déjà prévu de 2013 : le débat sur le mariage pour tous, les suites du rapport Sicard sur la fin de vie et les propositions, en mars prochain, de la Mission diligentée par Vincent Peillon sur la morale laïque à l’école. Continuons à réfléchir pendant que la Mission travaille sur cet important sujet. Lors d’un débat récent, sur France-Culture, auquel je participais, allusion a été faite aux deux manières d’envisager la morale laïque, celle de Ferdinand Buisson et celle de Jules Ferry. Cela vaut la peine d’examiner les choses d’un peu plus près pour tenter de savoir dans quelle filiation se situer.

Vincent Peillon a consacré un ouvrage à Buisson (1841-1932). Il a eu raison de s’intéresser à lui, car ce Prix Nobel de la Paix est une grande figure, un peu oubliée, de la laïcité française. On peut dire, qu’avec Jules Ferry, il a été le co-fondateur de l’école publique laïque et, ensuite, parmi ses multiples activités, il a présidé la Commission parlementaire sur la séparation dont Aristide Briand fut le rapporteur. Ceci indiqué, je ne suis pas sûr que l’emprunt, par le ministre, de certaines formules buissoniennes comme l’expression de « spiritualité laïque » soit vraiment judicieuse.

Buisson était un spiritualiste, à la fois protestant et libre penseur. Il croyait possible de réconcilier croyants et incroyants par une religiosité « sans dogmes et sans prêtres » et insistait sur l’enracinement religieux de la morale laïque. C’est une position très respectable, mais qui représente une option convictionnelle. Libre à chacun de s’y référer, mais elle ne peut constituer une référence commune. Le spiritualisme républicain a rapidement échoué à constituer le fondement de la morale laïque et c’est heureux car il l’aurait entrainé dans une direction particulière. Son intérêt historique a consisté à contrebalancer la tendance « matérialiste » qui, elle, voulait entrainer la morale laïque dans une direction scientiste. Or ce que certains affirmaient à partir du scientisme, souvent imprégné de « darwinisme social », n’avait en fait rien de scientifique. Il suffit de lire l’article « Femme » de La Grande Encyclopédie en 32 volumes de Marcellin Berthelot pour s’en convaincre.

L’intérêt de Jules Ferry est qu’il était un véritable agnostique. Certes, c’est également une option convictionnelle particulière, mais elle lui a permis d’envisager une morale laïque qui pouvait avoir une pluralité de fondements, et qui en retenait des valeurs partagées. Il a présenté cela de la manière la plus irénique possible en parlant de « la morale de nos pères, la vôtre, la nôtre,… » et maintenant cela fait un peu plat. Mais il en a également parlé en termes moins consensuels, en déclarant qu’il promettait la « neutralité religieuse », mais pas la « neutralité politique ». Par cette affirmation, il ne voulait pas dire que la morale laïque prendrait parti dans les débats politiques habituels, mais qu’elle ne transigerait pas sur certains principes politiques fondamentaux, tels ceux contenus dans la Déclaration des droits de 1789.

Quand on dépouille des papiers personnels de Ferry, dans ses archives à Saint Dié, on s’aperçoit d’une grande cohérence : quand Ferry lit des écrits jésuites, les indications qu’il note, montrent qu’il recherche l’accord et assume le conflit. Il se réjouit chaque fois qu’existe une consonance morale entre eux et les Républicains : on va pouvoir construire du lien social à partir de là. Il admet leurs convictions propres. Il reste ferme face au refus des droits de l’homme par les auteurs de la Compagnie de Jésus et, là, ferraille avec eux.

La filiation de Buisson risque de nous entrainer vers une morale laïque qui vire à la « religion civile » dont parle Jean-Jacques Rousseau dans le Contrat social. C’est Régis Debray qui, a y un certain temps déjà, a le mieux théorisé ce type de laïcité qui devient alors « la transcendance des transcendances ». Selon lui, la transcendance laïque est supérieure aux différentes transcendances religieuses et leur permet de coexister. C’est une sacralisation (assumée chez Debray) de la laïcité qui risque la rendre peu laïque.

A Ferry sera reprochée son attitude sur la colonisation. J’ai déjà montré que s’il s’est incontestablement trompé en n’appliquant pas à l’Empire colonial les principes politiques qui guidaient son action au sein de la République, son Rapport sur la situation en Algérie montre une évolution à la fin de sa vie. Mais qu’importe, car il ne s’agit pas, bien sûr, d’imiter Ferry mais de trier dans son héritage. Ferry a parlé de la « morale laïque qui tient debout toute seule ». On peut ajouter que, comme le cycliste, la morale laïque « tient debout toute seule » quand elle se déplace, avance, se montre mobile.

Ce qui faut retenir de Ferry, c’est qu’il a été celui qui a le mieux décrypté ce que pouvait être la neutralité de la morale laïque.

  • Une neutralité consistante, respectueuse des différentes convictions (religieuses ET non religieuses), qui ne cherche pas à devenir une transcendance, et qui donc, par certains aspects, est une morale trouée, incomplète. Il lui « manque la transcendance », reprochait Sarkozy à la morale laïque, dans son discours du Latran, fin 2007. Or c’est précisément ce précieux manque qui en fait la morale du lien social démocratique et républicain.

  • Une neutralité qui ne saurait être absolue pour autant (à ce niveau, « il n’y a que le néant qui est neutre » disait Jaurès). Car cette morale est reliée aux droits et aux libertés et quand les religions combattent ces droits et libertés, la morale laïque doit s’impliquer. Je l’ai écrit, je l’écris de nouveau et, sans doute, je l’écrirai  encore: c’est par la liberté que la laïcité s’impose aux religions. Les vifs débats sur le mariage pour tous et la fin de vie en constituent des exemples.

 

PS : L’auteur des fameux propos sur les « pains au chocolat », Jean-François Copé est la personnalité la plus détestée des français pour 2012, avec 82% d’opinions défavorables. Enfin, voilà une première place qu’il a obtenue sans aucune tricherie ! Certes, ce n’est pas cette déclaration elle-même qui lui a valu cette impopularité, mais elle était dans la tonalité générale de sa campagne pour la présidence de l’UMP. Que celle-ci se soit révélée aussi calamiteuse pour son « image » a de quoi réjouir. Espérons que les Français n’auront pas la mémoire courte : avoir Copé comme président en 2017 risquerait de nous faire regretter Sarkozy, tout comme ce dernier nous a fait regretter Chirac ! Un comble du comble ! Rien que pour nous éviter cette mahousse catastrophe, François Hollande, redressez vite la barre !  

Tous les commentaires

04/01/2013, 09:37 | Par Gilbert Pouillart

Un excellent rappel historique, que chazcun devrait lire avec attention. L'art de "prédigérer" les nouritures intellecturlles difficiles est celui du prof  de la part "générale" du supérieur. Je me souviens d'une de mes étudiantes me disant:"On est toujours tous là à vos amphis, parce que dans chacun il y a cinquante bouquins "digérés"." J''avoue avoir été sensible à la louange...et à la lucidité de cette jeune adulte.

Cependant, nous devons bâtir et mettre à jour  la laïcité d'aujourd'hui, qui ne saéurait être celle d'hier, "parce que le monde a changé" Sur quelles bases, qui ne peuvent être que plus exigeantes encore que celles de nos prédécesseurs, qu'autrement nous renierions tout en nous y référant ? "Digtnité" et "solidarité" sont si généraux qu'ils ont du mal à se raccorder aus questions présentes, autrement que dans un discours électoral.

Je propose un premier principe : "Aucune force, aucune faiblesse pazrticulières à un être humain ne doivent lui soumettre d'autres humains, ni le soumettre à d'autres humains.". Cela n'empêche pas que les forces soient des forces, les faiblesses des faiblesses.

Autrement dit, je n'empiète en rien sur les droits de qui me semble entretenir une croyance irrartionnelle , lorsque je réclame de droit de discuter avec lui de cette croyance. Et il ne m'attaque en rien s'il critique le manque d'assises de mes opinions.  "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", ce n'est pas de la laïcité.

Ce qui amène au second principe : " Le devoir de tout humain est de s'efforcer à la lucidité, et d'aider ses semblables à effectuer des pas dans le sens de la lucidité." D'où l'importance centrale de l'étude historique, qui permet d'apercevoir de plus en plus clairement comment aujourd'hui est né d'hier, et pourquoi il a cette figure .que nous lui connaissons.

Le trisième principe vient à la fois tempérer et aiguillonner les deux premiers. Il dirait :" Nous nous efforcerons de ne pas oublier que nous savons peu, et que nous devons toujours apprendre davantage . L'humanité est inachevée, et le restera jusqu'à sa disparition.. Avançons autant que nous le pourrons."

Au plan politique, mon opinion est que, la politique consistant dans les tâches de gestion de l'ensemble des affaires de tous , tous y sont impliqués et responsables. On parle beaucoup des droits du citoyen (générique bisexué) ;il faudrait faire un peu plus attention à ses devoirs.. Se tenir informé et débattre ; se comporter, dans chacune des multiples groupes organisés ou de rencontre où il se trouve, "en citoyen", et pas seulement en individu ; agir au quotidien pour aider et éventuellement rappeler à ses devoirs chaque responsable politique auquel il a été donné mandat pour un temps. Si l'on n'est pas citoyen, on ne peut être laïque que de nom.

J'ai encore sombré dans la prolixité... et oublié de vous présenter tous mes voeux de pugtnacité au service d'une cause qui nous est chère à tous deux...Veuillez m'en pardonner... 

04/01/2013, 17:28 | Par Agnès GOUINGUENET en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 04/01/2013 à 09:37

@GILBERT POUILLART.

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Bon, ben ça a l'air d'aller beaucoup mieux ! Hourrah pour la résurrection du gamin et joyeuses Pâques !

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@JEAN BAUBEROT.

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Ah cette morale et cette éthique ! J'en découvre tous les jours des preuves dans le Club Médiapart. Une écoute, une bienveillance, une tolérance, une joie de vivre à toutes épreuves. Que des adultes élevés dans les écoles françaises, publiques ou religieuses. Un délice de bonne éducation et respect de l'autre qui ne pense pas pareil. Car tout ce petit monde est francophone, semble-t-il.

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Sourire

05/01/2013, 13:15 | Par vieille dame en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 04/01/2013 à 09:37

j'ai eu en fac un ou deux  profs qui construisaient leurs théories devant nous - au début j'étais paumée - mais ce fut quand même drôlement plus intéressant que de subir de régurgitation de bouquins, même bien digérés !!!

07/01/2013, 18:17 | Par Andrée Hélène en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 04/01/2013 à 09:37

Vous parlez de "citoyen" mais y- a t-il vraiment une Cité dont les responsables feraient preuve d'une exemplarité universelle?. j'évite le mot laïque à dessein car je ne reconnais que la laïcité de Jules Ferry.

A propos de votre 2e principe " le devoir de tout être humain est de s'efforcer....(est) d'aider ses semblables..."

Que pensez-vous de ce fait historique toujours voilé? Prof d'anglais en 2002 à Paris 9e , je me souviens d' enseignants "recrutant" les élèves du 2e cycle pour manifester pour l'élestion de Monsieur Chirac. Etait-ce bien nécessaire d'appeler ça "être laïc"? Ces collègues nombreux et hystériques n'auraient-ils pas dû étudier les chiffres du 1er tour, région par région? Ils auraient vu que Chirac gagnait au-delà de 50%. Cela lui aurait éviter de faire des erreurs  tant "ses" 82,21% l'avait conforté.

 Ce jour-là, je suis restée au travail dans ma classe à étudier "Amadeus" .Je me suis abstenue de voter 15 jours plus tard,. Mr 82,21% a été élu.

Je viens d'une famille ouvrière anti-cléricale laïque intransigeante. Née sous Pétain je fus la seule demon village creusois à ne pas être baptisée (chose ignoble alors!). Ceci me valut des représailles constantes à la Communale. L'institutrice n'intervenait pas. J'ai appris la laîcité à "la dure" et je pense que nos élites  doivent cesser d'être si sophistiqués dans leurs exposés et ils doivent descendre dans la FOSSE.

La laïcité c'est simple il suffit de faire preuve de justice et de traiter tout un chacun sur un pied d'égalité et sans "prêcher".

Tout est dans l'histoir de notre monde depuis l'Antiquité. Mr Peillon devrait se presser dans ses lectures  et ses réformes...

Merci de porter votre attention sur ce "simple billet"

 

 

04/01/2013, 09:46 | Par françois périgny

.(Puisqu'il s'agit de "morale laïque"  - et républicaine-  j'aimerais réfléchir à plusieurs, aussi, la question de l'honnêteté. Allusion, bien sûr, à la bande, la caste qui prétend nous gouverner en baignant dans la corruption. Quelle serait la voie contraire de la corruption ? Une justice indépendante,  républicaine et morale ? Il faudra reparler, non pas de la Terreur, mais de ce que signifie le nom de Robespierre.)

04/01/2013, 10:30 | Par MARIE FRANCE NIETO TAVERNIER

Excellent billet, comme vous je pense qu'il est essentiel de défendre nos libertés dans un paysage méditico politique de plus en plus musellé. La Laïcité doit être une de nos préoccupation  en  2013 pour permettre de trouver les voies d'une société plus éclairée et où règne l'égalité des Droits...!!!

06/01/2013, 09:51 | Par Andrée Hélène en réponse au commentaire de MARIE FRANCE NIETO TAVERNIER le 04/01/2013 à 10:30

En 2013 la priorité c'est apprendre à partager richesse et pauvreté.

Je suis une antique dame de 70 ans, prof d'anglais à la retraite et j'ai l'impression de tourner en rond et d'être victime d'Alzeimer!

Toutes ces réunions, ces écrits , ces rapports jusqu'aux disserts de mon adolescence sur la laïcité. Et cela continuera jusque au dernier jour.

Et tout cet argent dépensé sans résultat semble-t-il.

Est-ce la fin du début ? le commencement de la fin?

 

 

04/01/2013, 10:43 | Par hmaitte

Pour ceux qui veulent défndre la laïcité allez sur le site de la Fédération Nationale de la Libre Pensée : http://www.fnlp.fr/

04/01/2013, 10:51 | Par Alain Montfort

Très utile ce billet, nécessaire périodiquement pour alimenter les réflexions. J'ai, au début de l'année 2012, noté des propos de V.Peillon dans une vidéo (je n'ai plus la ref.) il disait au sujet de la 3ème République : "La République pour s'établir a besoin de former sa propre religion qu'ils vont appeler d'ailleurs, paradoxe incroyable et surprise, la laïcité..." Grave erreur, il n'y a pas de "religion civile" (Buisson) sinon il y a dogme et la laïcité n'en a pas. Elle est "au-dessus" ou pour le moins ailleurs sans parler de "transcendance sacralisée". L'esprit est consubstantiel à l'homme, l'être humain a une spiritualité, hors ou dans une religion, sans hiérarchie.

Pour alimenter la réflexion une citation de E.Pisani : "la laïcité c'est la tolérance devenue militante sans pourtant se perdre."

04/01/2013, 10:53 | Par Belange

la liberté de se marier pour avoir des droits que ne donnent pas l'union libre ou le célibat, moi qui croyais que tous les citoyens étaient égaux  en droit mariés ou pas  .

Si la laïcité ,c'est la liberté et les droits, pourquoi tant de chômage , tant d'inégalités , d'injuustice ? ?

En vertu de quelle morale laique , laisse-t'on mourir les gens  de froid dans la rue ?

La morale laïque,ça n'existe pas  ; il y a des lois soit on les respecte ,soit on les détourne , soit on les viole .

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04/01/2013, 12:20 | Par FranckD en réponse au commentaire de Belange le 04/01/2013 à 10:53

 Je ne comprend pas...

La laïcité ne peut pas s'émanciper du cadre légal?  Il ne faudrait pas confondre la loi avec le principe qui l'anime, une loi peut être inspiré par un principe moral tout à fait légitime et s'avérer un échec: la tentative US d''imposer la tempérance par la prohibition, est un assez bon exemple d'une loi totalement contre productive.

La morale ne pourrait être qu'issue d'une religion? Et si c'était le contraire...

04/01/2013, 12:25 | Par Belange en réponse au commentaire de FranckD le 04/01/2013 à 12:20

Les religions n'on t pas plus de morale que les autres . Quant aux lois , si on les trouve indignes on n'a le  devoir d 'y désobéir .

04/01/2013, 10:55 | Par Vivre est un village

 Je m'adresse à vous tous pour que cette télévision visible sur Free avec la chaîne 531 bénéficie, au plus tôt, d'un sous-titrage en français.

Je crois que plutôt que d'essayer de réinventer l'au chaude, traduire cette parole profondemment laïque et républicaine est de pla plus haute urgence...Cool

A bientôt.

Amitié.

Tele Sur1 est une chaîne de télévision généraliste vénézuelienne à vocation pan-latino-américaine. La chaine est diffusée sur le réseau hertzien et sur le câble au Vénézuela. Elle est reprise par plusieurs satellites, qui lui assurent une couverture des cinq continents. En France, elle est disponible en clair sur le fournisseur Internet français Free.

Sommaire  [afficher

Histoire de la chaîne[modifier]

Basée au Venezuela, Tele Sur a été lancée le dimanche 24 juillet 2005, jour anniversaire de la naissance de Simón Bolívar, à l'initiative du président vénézuélien Hugo Chávez, conjointement par le Venezuela, l'Argentine, l'Uruguay et Cuba, avec comme objectif de permettre aux habitants de l'Amérique latine d'avoir, selon les statuts de la chaîne, un média défendant « leurs propres valeurs, divulguant leur propre image, débattant de leurs idées et diffusant leurs propres programmes, de façon libre et égale ».

La chaîne a aussi pour but annoncé de contrecarrer « l'hégémonie de l'information trop libérale et trop dépendante des États-Unis »[réf. nécessaire] comme CNN en Español et Univisión. L'élu républicain de FlorideConnie Mack IV, a fait adopter un amendement par la Chambre des représentants qui permettrait d'émettre à partir des États-Unis pour diffuser une information « précise, objective et complète » face à « l'antiaméricanisme de Tele Sur  » et à « la rhétorique anti-américaine et contre la liberté » d'Hugo Chávez[réf. nécessaire].

Disponibilité[modifier]

Tele Sur est disponible en signal ouvert via satellite en Amérique latine, aux États-Unis, en Europe occidentale et en Afrique du Nord. La couverture au travers de la télévision par câble est assez limitée en Amérique latine étant donné la ligne éditoriale de la chaine vis-à-vis de divers événements et gouvernements de la région ; le directeur de programmation en 2007Aram Arahonian expliqua dans une interview que « les propriétaires de câbles ne nous donnent pas accès à leurs services (…) cela n'arrive pas souvent, mais nous a affecté dans des pays importants. Par exemple, au Mexique existent deux monopoles, Televisa et TV Azteca. En Argentine, quasiment tout est contrôlé par le groupe Clarín. Au Brésil, la couverture par le réseau câblé est très minime, il y a 3,5 millions de connectés sur [un pays de] 190 millions d'habitants, ainsi, il s'agit d'un nombre très marginal ».

Controverses et critiques[modifier]Accord de coopération avec Al-Jazeera[modifier]

L'accord de coopération entre Tele Sur et Al-Jazeera fut envisagé dès l'année 2005, inquiétant le Congrès des États-Unis2. Les accords d'échange de contenus audiovisuels furent conclus en février 2006. Le membre de laChambre des représentants des États-Unis Connie Mack IV, qui à différentes occasions avait déjà critiqué la chaîne, considéra que « cette nouvelle alliance entre Al-Jazeera et teleSUR a pour effet de créer une chaîne de télévision globale pour les terroristes et autres ennemis de la liberté »3.

Le directeur général de la chaîne, l'Uruguayen Aram Arahonian répondit aux critiques de Mack signalant que la chaîne « croit fermement en la démocratie, la liberté d'expression et le pluralisme : les valeurs qui sont indispensables dans n'importe quelle démocratie. Nous n'avons aucun problème pour conclure des accords avec n'importe quelle organisation qui profitera à notre chaîne »4.

Les accords de Tele Sur avec d'autres organisations de presse et médias comme la BBC5,6IRIB7 et la Télévision chinoise8,9 ne furent aucunement critiqués par Mack ou le gouvernement des États-Unis.

Couverture du coup d'État au Honduras[modifier]

Le 29 juin 2009, la journaliste de Tele Sur Adriana Sívori, qui couvrait avec son équipe de télévision les incidents résultants de la crise politique qui eurent lieu après le coup d'État fut arrêtée par un groupe de militaires, en même temps qu'une équipe de télévision et divers journalistes internationaux. Ils furent menacés et leur passeports confisqués10.

Quand la communauté internationale apprit cette détention, les détenus furent rapidement libérés. Sívori déclara avoir été agressée par les soldats pendant la détention. TeleSUR a été la seule chaîne de télévision à transmettre en direct les incidents dans les rues de Tegucigalpa. La couverture de la crise par la chaine fut considérée comme une des raisons selon les partisans du président déchu Manuel Zelaya pour lesquelles la situation put être médiatisée dans le monde sans censures, et jusqu'à certain point put faire connaitre la situation au peuple du Honduras lui-même, lui faisant connaitre le lieu ainsi que les opinions politiques du président Zelaya.

Le 30 juin, diverses organisations sociales et syndicats de journalistes au Venezuela firent partie d'une marche jusqu'au siège de la chaine en signe de solidarité avec les journalistes emprisonnés11.

Le 2 juillet, l'équipe de Tele Sur et du Sistema Nacional de Medios Públicos de Venezuela fut arrêtée tôt le matin par la police dans l'hôtel où elle se trouvait. Après une révision de leurs papiers et avoir été prévenue que de continuer à travailler dans le pays mettait leur vies en danger, le personnel fut remis en liberté mais sans avoir le droit de sortir de l'hôtel12,13. Les équipes décidèrent de quitter le pays, sachant qu'il ne leur était pas possible de continuer à travailler. TeleSUR émit un communiqué de presse, expliquant que la chaine essayait de faire des efforts pour « garantir une information véridique, rigoureuse, opportune et sans censure aussi bien pour le monde que pour le peuple hondurien, dans une circonstance historique si complexe.» La Federación Latinoamericana de Periodistas, la Comisión Interamericana de Derechos Humanos et laSociedad Interamericana de Prensa condamnèrent ce qu'ils considérèrent comme « une volonté de restreindre le libre flux de l'information sur la situation dans le pays.»14,15

Émissions de Tele Sur à Cuba[modifier]

Même si Tele Sur a le gouvernement de Cuba comme l'un de ses principaux parrains et fournisseurs de programmation, la chaine n'est pas totalement disponible pour les habitants de l'île. Ce ne fut pas avant fin 2007 que la chaine put transmettre dans le pays. Elle ne put le faire qu'avec des restrictions, c'est-à-dire entre 10:30 du soir et 6:30 du matin et sur la Chaine éducative 2, une chaine qui a peu d'audience au niveau national16. Une partie de la programmation de la chaine est transmise sur l'île en horaire diurne sous forme de résumé des principaux titres des nouvelles de la chaine et d'un bref documentaire d'une heure, "Le meilleur de teleSUR"17, et, selon le thème abordé, la "Table Ronde Internationale", programme produit pour Tele Sur par l'Instituto Cubano de Radio y Televisión. Selon l'analyste suédois Nathan Shachar, de cette manière, le gouvernement cubain censure tout type d'information qui ne serait pas favorable à son système politique18, notamment en ce qui concerne les "élections libres, le pluripartisme, les grèves et mouvements de protestation qui constituent des phénomènes inexistants sur l'île"19,20.

Organisation[modifier]Dirigeants[modifier]

Présidents :

  • Aram Aharonian : 2005-2006
  • Andrés Izarra : depuis 2006

Aram Aharonian est le fondateur de la revue Question.

Ancien journaliste, Andrés Izarra fut brièvement ministre de la Communication et de l'information (MCI) du Venezuela, mais travailla aussi pour NBC Canal de Noticias, CNN en Español et Radio Caracas Television.

Conseil de surveillance : Le conseil de surveillance de Tele Sur est composé de nombreuses personnalités et intellectuels de gauche venant de différents pays, comme le prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel, le poète Ernesto Cardenal, les écrivains Eduardo GaleanoTariq Ali et Saul Landau, le pionnier du logiciel libre Richard Stallman et l'acteur américain Danny Glover.

Capital[modifier]

Le capital de base de la chaîne est de 10 millions de dollars américains, détenu à 51 % par le Venezuela, 20 % par l'Argentine, 19 % par Cuba et 10 % par l'Uruguay. Depuis le 6 avril 2006, le président Evo Morales, ami d'Hugo Chávez, a autorisé la Bolivie à prendre 5 % du capital.

D'autres pays, comme le Brésil, collaborent en fournissant programmes et technologie.

Programmes[modifier]

Par ses programmes, la chaîne entend informer, former et divertir ses téléspectateurs.

  • Noticias desde el Sur : principal programme d'information transmis depuis Caracas avec des correspondants à travers toute l'Amérique latine.
  • Memorias del Fuego : émission diffusant des documentaires independants sur l'Amérique latine contemporaine.
  • Mesa Redonda Internacional : programme télévisé politique cubain.
  • Visión 7 Internacional : programme hebdomadaire argentin de Canal 7 Argentina sur la politique internationale.
  • Resumen Aló Presidente : résumé du programme hebdomadaire du président vénézuélien Hugo Chávez Aló Presidente.
  • Medio tanque : programme documentaire sur la culture et la vie en Uruguay.
  • Noticias de Brasil : programme quotidien d'information brésilien en collaboration avc TV Brasil.
  • De este lado : émission de débat et d'opinion animée depuis Mexico par Blanche Petrich.

Liens externes[modifier]

Références[modifier]

  1.  En français : Télé Sud
  2.  Telesur keen on Aljazeera link up [archive], Al-Jazeera English, 28 juillet 2005
  3.  Mack: New Alliance Between Chavez’s Telesur and Al-Jazeera Creates Global Terror TV Network [archive], Site internet du Représentant, 1 février 2006. Consulté le 21 janvier 2009
  4.  Venezuela defends Al-Jazeera tie-up [archive], Al-Jazeera English, 2 février 2006. Consulté le 21 janvier 2009
  5.  teleSUR y BBC firman acuerdo para intercambiar contenidos [archive], teleSUR, 30 octobre 2006. Consulté le 21 janvier 2009
  6.  Acuerdo de la BBC con Telesur [archive], BBC Mundo, 31 octobre 2006. Consulté le 21 janvier 2009
  7.  Ministerio de comunicación venezolano acuerda alianza con televisora de Irán [archive], Ministerio del Poder Popular para la Comunicación e Información de Venezuela, 29 novembre 2004. Consulté le 14 février 2009
  8.  China y Venezuela suscriben 26 acuerdos que incluyen ampliación de Fondo Pesado [archive], Ministerio del Poder Popular para la Comunicación e Información de Venezuela, 24 septembre 2008. Consulté le 14 février 2009
  9.  Venezuela fortalece vínculos estratégicos con China [archive], teleSUR. Consulté le 19 février 2009
  10.  (es) Arrestan a periodistas en Honduras [archive], El Universal, 29 juin 2009.
  11.  (es) Comunicadores Socialistas respaldan a teleSUR [archive] sur Aporrea.org, 30 juin 2009
  12.  (es) Policía retiene varias horas a periodistas extranjeros en hotel de Tegucigalpa [archive], La Tribuna, 12 juillet 2009
  13.  (es) Periodistas de teleSUR y VTV fueron arrestados por golpistas hondureños [archive] sur Ministerio de Información y Comunicación de Venezuela, 12 juillet 2009
  14.  (es) Felap condena abusos contra periodistas de Telesur y VTV [archive], Agencia Bolivariana de Noticias, 12 juillet 2009
  15.  (es) TeleSUR reafirma compromiso de informar pese a atropello contra periodistas en Honduras [archive], teleSUR, 12 juillet 2009
  16.  "TeleSUR amplía su alcance para llegar a Ecuador, Nicaragua y Europa" [archiveMinisterio de Información y Comunicación de Venezuela [archive], 9 de octubre de 2007 (Obtenido el 11 de julio de 2009)
  17.  Programación Canal Educativo 2 [archiveJuventud Rebelde [archive] (Obtenido el 8 de marzo de 2009)
  18.  "Telesur: ¿Censurada en Cuba?" [archive] [http://www.cubanet.org/ [archive] CubaNet (Obtenido el 8 de marzo de 2009)
  19.  "Radikal tv-kanal får kritik" [archiveDagens Nyheter [archive], 5 de agosto de 2005 (en sueco) (Obtenido el 8 de marzo de 2009)
  20.  "Por qué Fidel Castro censura a Telesur" [archiveHarryMagazine.com [archive] (Obtenido el 8 de marzo de 2009)

 

05/01/2013, 13:20 | Par vieille dame en réponse au commentaire de Vivre est un village le 04/01/2013 à 10:55

que conseillez vous de faire pour obtenir ce sous-titrage ?

04/01/2013, 11:10 | Par JoëlMartin

Remarquable billet que j'ai recommandé.

J'ai particulièrement apprécié cette phrase :

"Buisson était un spiritualiste, à la fois protestant et libre penseur. Il croyait possible de réconcilier croyants et incroyants par une religiosité « sans dogmes et sans prêtres »"

Cette "religiosité sans dogme et sans prêtres" ne serait-ce pas tout simplement ce qu'on appelle "la foi" non polluée par les diktats d'intermédiaires répressifs autoproclamés affirmant que la vérité qu'ils affirment détenir est la seule vérité ?

Bonne année de tolérance.

PS - L'amie Marie-Anne Kraft, contrepétophile dont les progrès sont fulgurants, souhaite pour sa part :

Photo

 

04/01/2013, 11:27 | Par MORDANV

Les gauches avaient abondonnées les règles de vivre ensemble, du respect d'autruis, de la solidarité, du partage, de  l'ampathie et pourquoi pas des luttes pour la justice.

Je me rappel que les cours d'éducation civique étaient totalement supprimés au profit d'histoire et de géo ( afin de términer ces programmes).

Les dérives de cette société; de l'égoïsme, de l'arbitraire, de la finance sans contrôle, du saccage des droit sociaux etc.se traduisent par un profond mal être dans notre société, oui l'argent et l'abondance de bien matériel ne remplacera jamais l'affection et l'amour.

Le crise que nous traversons est dû aux cadeaux fait au capitale depuis les année 80 ( réduction des impots, fraudes fiscales, niches fiscales, subventions et exoneration charges sociales).

Il ne faut pas laisser les éducations du vivre ensembles aux seules religions qui ne respectent pas les loies de la république en particulier celle de l'égalité des sexes et de la democratie en sein de leur institutions( femmes: pape, rabin, himame, dalai lama. Election de ( pape, evèque etc aux suffage universel), transparence financière ..

Si il y a crise et que l'on doivent demander des efforts aux salariés( licenciement) alors le salaire des dirigeants doit être diminué dans la même proportion que la baisse de la masse salariale et les dividendes des actionnaires supprimer j'usqu'à la fin de la crise de l'entreprise.

Oui la gauche doit s'approprier l'éthique laïque et être sans concession avec le néolibéralisme, aucune morale ou éthique ne peux admettre qu'on puissent licencier pour uniquement augmenter les dividendes de privilègiés.

 

05/01/2013, 13:26 | Par vieille dame en réponse au commentaire de MORDANV le 04/01/2013 à 11:27

Plus que des cours d'éducation civique, un pratique démocratique et son commentaire (dans des associations scolaires ou lycéennes) pourraient être extrêmement plus motivants. Je crois que j'ai aimé la démocratie quand j'ai vu, lors d'une assemblée des coopératives Freinet, un garçon de mon âge (11 ans, je pense) élu, diriger une assemblée nombreuse avec maestria, et décidant de donner la parole à des adultes qui se pliaient au cérémonial démocratique.

04/01/2013, 11:54 | Par XipeTotec

N'y aurait-il pas ici confusion entre laïcité et oeucuménisme ?

Le "respect des religions" me semble être bien loin du principe de la laïcité qui consiste à ignorer le champ des religions plutôt que de s'en préoccuper.

Et face à des Jésuites hostiles aux droits de l'homme (?), par exemple, il s'agit moins d'affirmer une "morale laïque" que de pratiquer la lutte idéologique.

04/01/2013, 14:40 | Par Jacques Bolo

La question de la laïcité se posait, au début du vingtième siècle, sous la forme d'un certain complexe envers la religion, d'où l'idée de "spiritualité". Mais cette notion a gardé une acception religieuse. En France, actuellement, on a dépassé ce stade, mais ce n'est pas le cas dans la plupart des pays du monde (à l'exception de la Chine, sans doute).

Que Peillon veuille revenir à Buisson est sans doute regrettable en cela qu'il partage cette option et sans doute qu'il en est toujours à ce point où le "fait religieux" s'impose à lui (comme à Debray). Mais les autres pourraient travailler cette question en étudiant mieux cette époque pour contribuer à répondre à ceux pour qui ce problème est toujours présent. Et ça pourrait être utile à beaucoup un peu partout dans le monde. C'est même urgent.

04/01/2013, 14:51 | Par JoëlMartin

Peillon vient de déclarer en substance sur France-Inter qu'il lui paraissait fortement inopportun d'intrumentaliser les enfants des écoles privées, du moins celles sous contrat, qui sont sous la responsabilité de l'Education nationale, en lançant dans leurs classes un débat sur le mariage pour tous.

Je partage cette opinion.

Connaissant l'engagement des catholiques contre le mariage homosexuel, un tel "débat" serait pur endoctrinement.

Peillon a rappelé qu'il y a quatre fois plus de suicides chez les jeunes homosexuels que chez les jeunes en général.

Arrêtons le massacre...

04/01/2013, 16:36 | Par pier45 en réponse au commentaire de JoëlMartin le 04/01/2013 à 14:51

C'est malheureusement anormal qu'ils se suicident, mais s'ils se sentaient "normaux" ils ne se suicideraient peut-être pas ?

04/01/2013, 20:57 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de pier45 le 04/01/2013 à 16:36

Ils se suicident parce qu'ils sont stigmatisés par des gens comme vous qui les considèrent comme anormaux.

05/01/2013, 13:30 | Par vieille dame en réponse au commentaire de JoëlMartin le 04/01/2013 à 20:57

je pense qu'il est effectivement important de tenir compte, lorsqu'on parle d'un problème, du caractère stigmatisé de la population dont il est question - et ceux qui se sont lancé contre le voile devraient aussi y penser.

05/01/2013, 09:15 | Par françois périgny en réponse au commentaire de pier45 le 04/01/2013 à 16:36

Ces adolescents sont le plus souvent "suicidés", rejetés par la famille, l'entourage, la société. La "normalité".

04/01/2013, 20:52 | Par Agnès GOUINGUENET en réponse au commentaire de JoëlMartin le 04/01/2013 à 14:51

@JOËLMARTIN.

-

Peillon a rappelé qu'il y a quatre fois plus de suicides chez les jeunes homosexuels que chez les jeunes en général

-

Dans certains pays, je comprends; mais en France, pourquoi ?

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/l-homosexualite-un-crime-dans-de-nombreux-pays_727353.html

-

Embarrassé

04/01/2013, 20:59 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Agnès GOUINGUENET le 04/01/2013 à 20:52

Réponse juste au dessus, Agnès.

Tant qu'il y aura en France, des gens qui considèreront les homos comme des anormaux, des jeunes homos se suicideront.

04/01/2013, 16:37 | Par pier45

Tous ces commentaires de soi-disant intellectuels qui se prennent au sérieux et se croient indispensables me prouvent qu'ils  pensent être nécéssaires à la gauche !!!!!!Je ris ou je pleure ? 

04/01/2013, 20:58 | Par Agnès GOUINGUENET en réponse au commentaire de pier45 le 04/01/2013 à 16:37

@PIER45.

-

Non, pas forcément des intellectuels; des gens intéressés par certains sujets, tout simplement, et qui ont envie de débattre à bâtons rompus, tout en réfléchissant un peu quand même.

-

Non, pas forcément "de gauche"; d'ailleurs, cela veut dire quoi ? Vous avez des gens qui se disent "de gauche" et n'ont aucun humanisme, tellement ils sont agressifs, intolérants, bruyants et irrespectueux.

-

Sourire

04/01/2013, 21:00 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de pier45 le 04/01/2013 à 16:37

"Tous ces commentaires de soi-disant intellectuels qui se prennent au sérieux et se croient indispensables me prouvent qu'ils  pensent être nécéssaires à la gauche !!!!!!Je ris ou je pleure ? "

Commentaire totalement hors-sujet qui cumule l'amalgame et le procès d'intention.

07/01/2013, 18:29 | Par Andrée Hélène en réponse au commentaire de JoëlMartin le 04/01/2013 à 21:00

Moi j'en pleure à force de rire!

Je pensais que que participer spontanément aux discussions des abonnés de Médiapart apportait des  échanges de vues calmes,  une réflexion approfondie. Un plus à mon savoir.

Suis déçue.

Parfois ça tient du combat de boxe verbal ...

05/01/2013, 09:17 | Par françois périgny en réponse au commentaire de pier45 le 04/01/2013 à 16:37

Votre commentaire, il est quoi ? Tout sauf intellectuel, en tout cas. Et vous êtes nécessaire à quoi, vous ?

05/01/2013, 13:33 | Par vieille dame en réponse au commentaire de pier45 le 04/01/2013 à 16:37

votre argumentation est solide, constructrice et modeste, un rien et j'aurais pu être convaincue... (smiley sarcastique).

04/01/2013, 23:17 | Par Georges HADDOU

 

« Instruction et éducation sont à la fois le but et le moyen de la République, le but parce qu’elles seules permettent à chacun de devenir pleinement un citoyen, le moyen parce que seuls les citoyens font fonctionner la République ».

(Jules FERRY)

 

 

 

 

 

 

 

04/01/2013, 23:33 | Par jlf51

l'historicité, la pensée des pères, toutes choses légitimes et intéressantes mais qui noient peut-être une pensée claire de la laicité qui sur le fond est très simple et devrait faire attention à le rester pour être partageable :

la laicité est le moyen de faire vivre ensemble des humains de confessions  différentes, faire en sorte qu'une "loi" religieuse ne puisse pas s'imposer à ceux qui ne la partagent pas parce qu'elle n'est pas universelle

naitre dans une religion suffit pour la pratiquer, c'est le cas de probablement 99% des croyants, mais d'une part il serait improbable que ce seul acte de naissance suffise à donner raison absolue, le plus souvent contre l'autre moitié de l'humanité, et d'autre part la genèse des religions actuelles est un sujet très largement éclairé, grace au travail de milliers de chercheurs, comme un produit purement humain

ces réalités incontestables suffisent, dieu existe peut-être, j'en sais rien, mais les religions sont (seulement) humaines

pour vivre ensemble malgré tout un seul moyen est emruntable : confronter chaque religion à sa voisine, et l'emmener à se centrer sur ses frontières

bon ...

04/01/2013, 23:38 | Par jlf51

je voudrais juste ajouter cette question aux chrétiens : qui, de dieu ou du diable, a tué, ou fait tuer en son nom, le plus de personnes ?

05/01/2013, 08:17 | Par cogilp

à BELANGE,

D'accord avec vous : la morale laîque me laisse rêveur ! quand je vois ce que "les prétendants à cette morale font ?)

Tout d'abord "les laïcards" qui bouffent du curé ! Pourquoi cette attitude ? Pourquoi visent ils seule la religion catholique ? ou est leur bon sens ?

Ensuite : république laîque : Pourquoi le le ministre de l'éducation nationale intervient il auprès des recteurs pour leur demander la vigilance sur la "parole dans les seules écoles privées" au sujet du mariage pour tous. Pourquoi pas cette même vigilance dans les écoles publiques ?

Pourquoi "accuser" d'homophobie le privé ? Pourquoi ne pas poser la question dans le public ? je voudrais bien qu'on m'explique ?

J'aimerais bien voir le niveau de la "neutralité" dans les DEUX CAS ?

Certains seraient probablement très surpris. J'ai connu un enseignant communiste qui lisait l'humanité devant ses élèves, et le commentait : si ce n'est pas du bourrage de crâne celà ? OU est la neutralité ?

Le mariage : (définition primaire ! du dictionnaire : UNION d'un homne et, d'une femme en vue de procréer).

Enseignant, je ne parlerais pas du tout du mariage pour tous qui, ne veut absolument rien dire) je parlerais du mariage, au sens du dictionnaire, je parlerais de l'union homo au sens propre du terme, je parlerais des droits civiques qui devraient être commun pour tous, MAIS, je mettrais l'accès sur le fait qu'un enfant nait d'un père et d'une mère ! et, qu'en aucun cas 2 hommes, ni 2 femmes ne peuvent concevoir UN ENFANT ?, j'expliquerais aussi que parent 1 et parent 2 ne veulent rien dire !

Les enfants sont suffisamment ouvert et comprendraient parfaitement ?

Celà serait FRANC et ne répondrait pas du tout à l'attente d'un CLAN !!!!!

Gilbert Perrin

05/01/2013, 13:41 | Par vieille dame en réponse au commentaire de cogilp le 05/01/2013 à 08:17

ce qui est remarquable, c'est de voir les catholiques se baser sur le biologique pour justifier leurs idées sur le mariage, alors que pendant des années (je ne sais pas où ils en sont) les batards n'avaient dans leurs murs que le droit d'être dissimulés, niés, privés d'héritage, et rendus responsables du "péché" de leurs parents....

05/01/2013, 15:55 | Par cogilp en réponse au commentaire de vieille dame le 05/01/2013 à 13:41

Je n'ai jamais connu ce type de segrégation, ce sont des histoires "laïcardes", je ne suis cependant pas tout jeune, Madame.

Cessons donc avec cette hgistoire ancienne que vous nous ressortez !

MERCI

G.P.

05/01/2013, 08:32 | Par Claude DOUCET

Rien que pour cette phrase : "Une neutralité qui ne saurait être absolue pour autant (à ce niveau, « il n’y a que le néant qui est neutre » disait Jaurès). Car cette morale est reliée aux droits et aux libertés et quand les religions combattent ces droits et libertés, la morale laïque doit s’impliquer" votre article est utile.

Un partie de la gauche a oublié que les religions sont toutes et toujours en lutte contre les libertés de penser et d'imaginer, contre la liberté des femmes et pour des dogmes étroits et aliénants.

Ne pas s'en souvenir c'est commettre une lourde erreur.

Merci également de rappeler les apports de Buisson à nos valeurs et aussi celles de Jules Ferry que l'on peut critiquer à certains égards mais qui reste un grand passeur d'idéaux.

05/01/2013, 09:51 | Par Belange en réponse au commentaire de Claude DOUCET le 05/01/2013 à 08:32

Que l'état se mette en accord avec lui-même , je vous rappelle que la laïcité n'est pas respectée sur tout le territoire français .

Les citoyens sont censés connaître la loi mais on ne l'apprend pas à l'école . Pourquoi?

05/01/2013, 19:33 | Par Claude DOUCET en réponse au commentaire de Belange le 05/01/2013 à 09:51

Je ne comprends pas bien le sens de votre réflexion. Donnez la liste des lieux où la laïcité n'est pas respectée et nous verrons mieux de quoi vous voulez parler. J'ai une petite idée....

07/01/2013, 18:37 | Par Andrée Hélène en réponse au commentaire de Belange le 05/01/2013 à 09:51

Les enseignants ne sont pas formés pour enseigner la Loi mais les lois contradictoires et éphémères.

05/01/2013, 10:37 | Par jean michel lahieyte

J'ai un peu de mal avec cette histoire "d'enseigner la morale" ou "d'enseigner la morale laïque". La laïcité est au coeur de tout ce que l'on enseigne, en histoire notament, au coeur  des pratiques visant à faire de la vie même de l'école un objet de réflexion pour les élèves:  relations filles garçons, vie individuelle et collective, etc.... La laïcité doit permettre à l'enseignement public d'être au rendez-vous de son époque en enseignant le genre, en montrant ce qui peut d'ores et déjà l'être derrière les idées reçues et qui  les remet en cause ou au moins les interroge. Il y a des moments où l'on explique ce qu'est la laïcité même dès les petites classes mais au delà  c'est surtout un principe permanent de notre enseignement.

05/01/2013, 11:10 | Par Vivre est un village

Des établissements sans classements ni redoublements

En Finlande, la quête d’une école égalitaire

Au mois de novembre, des parents d’élèves et des enseignants de Seine-Saint-Denis ont organisé la quatrième Nuit des écoles dans le département. Leur objectif : dénoncer les inégalités territoriales en matière d’enseignement. Dans ce domaine, la Finlande s’érige depuis quelques années en modèle, en raison des excellents résultats qu’elle affiche dans les enquêtes internationales mesurant les acquis des élèves.

par Philippe Descamps, janvier 2013

Aperçu

Pour entrer dans l’école élémentaire de Rauma, sur la côte du golfe de Botnie, en Finlande, on ne franchit ni portail ni clôture. On passe simplement devant un grand garage à vélos et des jeux. Du gymnase à la salle de musique, tout semble avoir été pensé pour accueillir des enfants. En quarante-cinq minutes de cours, la professeure d’anglais enchaîne cinq activités différentes. Elle capte l’attention de tous dès les premières secondes, grâce à une balle qui circule en même temps que la parole. Un dispositif qui n’est pas inconnu des salles de classe d’autres pays mais qui, avec un nombre moyen de 12,4 jeunes par enseignant finlandais — soit l’un des meilleurs taux d’encadrement pour le primaire en Europe —, semble tout particulièrement efficace ici.

A la mi-août, les moissons n’étaient pas encore terminées lorsque Mmes Fanny Soleilhavoup et Fabienne Moisy ont accompagné leurs enfants pour une seconde rentrée dans ce pays. Enseignantes françaises en disponibilité pour suivre leurs conjoints, elles n’imaginaient pas que leur choix de l’école locale, plutôt que de l’établissement français à leur disposition, bouleverserait leur approche de l’éducation. « Mes trois fils sont en train de devenir des gens bien, ajoute Mme Claire Herpin, décidée à rester loin de la France. On respecte leur différence. Ils respectent les autres. Les professeurs savent les encourager et révéler ce qu’il y a de meilleur en eux. » Dyslexie, simple décrochage ou précocité, ces familles étaient confrontées à des situations pourtant communes, mais que le système français prend difficilement en compte.

Certains auront du mal à croire possible ce qu’elles décrivent : une école sans tension nerveuse, sans compétition entre élèves, sans concurrence entre établissements, sans inspecteurs, sans redoublements, voire sans notes les premières années, et qui aurait les meilleurs résultats du monde.

Les enquêtes du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (...)

Taille de l’article complet : 2 016 mots.

Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique de janvier 2013, actuellement en kiosques, et dans l’édition électronique.

Philippe Descamps

Journaliste.

05/01/2013, 15:48 | Par vieuxschnock en réponse au commentaire de Vivre est un village le 05/01/2013 à 11:10

Hé oui...mais dans "le pays des droits de l'homme" ( ? ) on est trop coincés pour faire ça.

Cela dit, je suppose qu'en Finlande, et autres pays nordiques socialement bien plus avancés que nous, on a déjà compris que la surnatalité n'était pas une bonne idée...

 

07/01/2013, 18:59 | Par Andrée Hélène en réponse au commentaire de vieuxschnock le 05/01/2013 à 15:48

Pas tous coincés, mais souvent seuls  à inventer des méthodes innovantes (inspirées de Suède par exemple), raillés par beaucoup de collègues, "encouragés" par des inspecteurs oublieux. Seuls certains chefs d'établissement épaulent ces méthodes.

Et souvent on est débordé par un travail de recherche insurmontable.  Je parle du lycée oû connaitre à la perfection tous ses étudiants est impossible.

Or un prof est comme un médecin : il ne peut enseigner sans trouver" le médicament" qui déclenchera la volonté d'apprendre.

De plus l'évaluation à la française pose un problème pour l'apprentissage : elle ne pense qu'à chiffrer les résultats et ne prend pas en compte les efforts .Trop de choses à dire. Vive Célestin Freinet!

05/01/2013, 11:54 | Par Le journal de personne

La peur Noël
http://www.lejournaldepersonne.com/2012/12/la-peur-noel/
Qu'est-ce qu'il nous reste pour rire ?
Puisqu'il n'y a plus rien à dire... Tout est désormais interdit... 

05/01/2013, 13:10 | Par Jacques Bolo

En fait, "laïque", c'est le mot de gauche pour dire "neutralité".

(mais la gauche a du mal à concevoir qu'on puisse être neutre de par sa tradition marxiste)

05/01/2013, 13:44 | Par jean michel lahieyte

Clin d'œilAttention à ce que neutralité ne soit pas le mot de droite pour ne pas dire laïque

05/01/2013, 14:05 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de jean michel lahieyte le 05/01/2013 à 13:44

C'est justement ce que je dis: "Neutralité" est perçu de droite par la gauche.

(sinon "neutralité ne soit pas le mot de droite pour ne pas dire laïque" ne veut strictement rien dire).

06/01/2013, 12:51 | Par Vivre est un village

UN PETIT RAPPEL QUI ME SEMBLE IMPORTANT...

Jean Zay est un avocat et une personnalité politique française de la IIIe République né à Orléans (Loiret) le 6 août 19041 et mort assassiné par des miliciens à Molles (Allier) le 20 juin 1944, probablement sur ordre du gouvernement de Vichy.

Au cours de sa vie, Jean Zay assure les fonctions de conseiller généraldéputé du Loiret, sous-secrétaire d’État à la présidence du conseil et ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts.

Sommaire  [afficher

Biographie[modifier]

Maison natale de Jean Zay au 29 rue du Parc à Orléans

Enfance et études[modifier]

Jean Zay naît le 6 août 1904 à Orléans, dans le département du Loiret. Son père, Léon Zay, directeur du journal radical-socialiste Le Progrès du Loiret, est né de parents juifs alsaciens. Sa mère, Alice Chartrain, institutrice protestante, est originaire de la Beauce1.

Il suit des études au lycée Pothier d'Orléans où il rencontre René Berthelot, futur directeur du conservatoire national de musique d'Orléans, qui deviendra l'un de ses proches[réf. nécessaire]. Il y fonde un journal lycéen[réf. nécessaire], et obtient un prix de composition de littérature française au concours général de 1922 puis de philosophie au concours de 19231.

Débuts professionnels[modifier]

Pour payer ses études de droit, Jean Zay devient clerc d'avoué et secrétaire de rédaction au Progrès du Loiret. En avril 1925, il fonde avec quelques amis, notamment René Berthelot et Roger Secrétain, une revue littéraire orléanaise, Le Grenier, qui, après 18 numéros, deviendra Le Mail.

Avocat en 1928, il s'inscrit au barreau d'Orléans.

Carrière politique[modifier]

Jean Zay s'engage très tôt en politique. Dès ses études secondaires, il adhère aux Jeunesses laïques et républicaines, puis, à sa majorité (21 ans) s'inscrit au Parti radical. Il fréquente les cercles républicains, devient membre de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, responsable de la Ligue de l'enseignement et se fait initier à la loge maçonnique Étienne Dolet en 1926.

En 1932, à 27 ans, il est élu député du Loiret sous l'étiquette radical-socialiste, battant Maurice Berger, député sortant du parti démocrate populaire. Il est alors le plus jeune député de France. Il constitue l'un des piliers des « Jeunes Turcs », ces membres du parti qui souhaitent le rénover. Vite remarqué, il devient l'un des espoirs de ce parti et c'est à lui qu'est confié le rapport de politique générale du congrès de 1935 qui décide l'adhésion du parti radical au Front populaire. En 1936, le président du conseil des ministres Albert Sarraut le nomme sous-secrétaire d'État à la présidence du conseil. Quelques mois plus tard, il est réélu et devient, à 32 ans, le 4 juin 1936, membre du gouvernement du Front populaire comme ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts. En mars 1937, il est élu conseiller général du canton d'Orléans-Nord-Est.

Seconde Guerre mondiale[modifier]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, malgré son état de santé déficient, Jean Zay démissionne le 2 septembre 1939, pour rejoindre l'armée française et suivre le sort de sa classe d'âge. Son courage et son dévouement, au sein de la IVe armée, sont attestés par ses chefs militaires : « volontaire pour les missions les plus périlleuses et les plus délicates »2.

Sous-lieutenant rattaché à l'état-major de la IVe armée, il séjourne en Lorraine pendant la « drôle de guerre » de 1939-1940. En juin 1940, avec l'autorisation de ses supérieurs, il rejoint Bordeaux pour participer le 19 juin 1940 à la dernière session du Parlement qui s'est replié avec le gouvernement dans cette ville et qui débat de la question d'un abandon de la métropole aux troupes allemandes et d'un transfert du gouvernement français en Afrique du Nord. Aucune décision n'est prise mais, le21 juin 1940, en fin d'après-midi, Camille Chautemps, vice-président du conseil, les présidents des deux chambres, Jean Zay et Pierre Mendès France ainsi que vingt-cinq autres parlementaires embarquent au Verdon à bord du Massilia. Arrivés àCasablanca, au Maroc, le 24 juin 1940 en raison d'une grève de l'équipage puis de l'attente d'une demande d'asile au gouvernement britannique, les passagers du Massilia sont d'abord consignés par le résident dans un grand hôtel, et quatre d'entre eux, dont Jean Zay, sont arrêtés le 15 août 1940 pour désertion devant l'ennemi3,4. Renvoyé en métropole, Jean Zay est interné le 20 août 1940 à la prison militaire de Clermont-Ferrand5.

Pendant des mois, une violente campagne de presse orchestrée par Philippe Henriotministre de l'Information du gouvernement de Vichy, réclame la condamnation à mort du « juif Jean Zay » comme juif, franc-maçon, anti-munichois, anti-hitlérien et ministre du Front populaire6.

Le 4 octobre 1940, le tribunal militaire permanent de la 13e division militaire, siégeant à Clermont-Ferrand, le condamne comme officier pour désertion en présence de l'ennemi7 à la déportation à vie et à la dégradation militaire, contre six ans de prison pour Pierre Mendès France, huit ans de prison avec sursis pour Pierre Viénot et un non-lieu pour Alex Wiltzer8,9,10,11. Ses prises de position très antimilitaristes et pacifistes avant la déclaration de guerre ne sont sans doute pas étrangères à cette sévérité. Pour Olivier Loubes, « bouc émissaire idéal », Jean Zay a été condamné « à une peine qui vise à rappeler celle d'Alfred Dreyfus12 ». Transféré le 4 décembre 1940 au fort Saint-Nicolas, à Marseille, pour être déporté, sa peine de déportation dans un bagne est muée par le régime de Vichy en simple internement en métropole et, le 7 janvier 1941, il est incarcéré au quartier spécial de la maison d'arrêt de Riom13,14.

De sa prison de Riom, Jean Zay peut continuer à recevoir régulièrement sa femme et ses deux filles, dont la cadette est née après son arrestation. Il peut écrire et communiquer avec ses amis. Là, il fait le choix de rester dans la légalité et refuse une évasion que la Résistance intérieure française aurait pu réaliser sans peine, étant donnée sa puissance dans la région. Il continue à travailler pendant sa captivité, préparant les réformes qu'il pense pouvoir mettre en œuvre après la Libération.

L'assassinat[modifier]

Mémorial sur le mur de l'école primaire deBeaumont dans le Puy-de-Dôme

Le 20 juin 1944, trois miliciens du collaborateur Joseph Darnand viennent le chercher à la prison, ils présentent un ordre de transfert15 pour Melun signé par le directeur de l'administration pénitentiaire, Baillet, également milicien, ce document contient aussi des instructions de Clémoz, qui est alors chef de cabinet de Darnand à Vichy. Les trois miliciens lui laissent entendre ensuite qu'ils sont des résistants déguisés qui ont pour mission de lui faire rejoindre le maquis, et l'assassinent dans un bois, près d'une carrière abandonnée, au lieu-dit Les Malavaux dans la faille du Puits du diable, à Molles, dans l'Allier16,17.

Les tueurs le déshabillent, lui ôtent son alliance, le fusillent, jettent la dépouille dans un puits et y lancent quelques grenades de manière à ce qu'il ne puisse pas être identifié.

Le 22 septembre 1945, son corps et ceux de deux autres personnes sont retrouvés, enfouis sous un tas de pierres, par des chasseurs de Molles et de Cusset, et enterrés sur ordre de la municipalité de Cusset dans une même fosse du cimetière communal18.

Faisant le rapprochement entre le cadavre et la disparition de Jean Zay, les enquêteurs retrouvent l'identité du milicien qui a signé le registre de levée d'écrou, Charles Develle19, et l'interpellent à Naples en Italie, où il s'était réfugié. Exhumés fin1947, les restes de Jean Zay sont identifiés grâce à sa fiche dentaire et aux mensurations données par son tailleur. Jugé en février 1953, le milicien est condamné aux travaux forcés à perpétuité par le tribunal militaire de Lyon20,21.

Jean Zay est inhumé dans le grand cimetière d'Orléans depuis le 15 mai 194817.

Réhabilitation posthume[modifier]

Le 5 juillet 1945, la cour d’appel de Riom réexamine les faits reprochés au sous-lieutenant Jean Zay, constate qu’à aucun moment il ne s’est soustrait à l’autorité militaire, et que « les poursuites intentées contre le sous-lieutenant Jean Zay ne peuvent s’expliquer que par le désir qu’a eu le gouvernement d’atteindre un parlementaire dont les opinions politiques lui étaient opposées et qu’il importait de discréditer en raison de la haute autorité attachée à sa personnalité. »

Elle annule donc le jugement du 4 octobre 1940, et Jean Zay est pleinement réhabilité à titre posthume.

Jean Zay au ministère de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts[modifier]Le sens des réformes[modifier]

« Pour Jean Zay, la République repose avant tout sur le civisme et l'intelligence des citoyens, c'est-à-dire sur leur éducation intellectuelle et morale. […] Contre la conservation sociale mais aussi contre les utopies révolutionnaires, la politique est ce mouvement par lequel l'humanité s'approfondit et devient en quelque sorte plus digne d'elle-même. » (Antoine Prost).[réf. nécessaire]

Jean Zay estime dès sa majorité que « l’intellectuel ne peut pas ne pas prendre parti dans la controverse qui chaque jour sur le forum dresse les citoyens les uns contre les autres »22.

Une des caractéristiques du système éducatif que Jean Zay déplorait le plus était celle qui occasionnait la perte, pour la République, de sujets précieux, travailleurs et doués, qui, faute d’argent, ne pouvaient accéder à des postes où ils auraient pu donner le meilleur d’eux-mêmes. À l’inverse, des esprits médiocres et nonchalants, grâce à leur fortune, pouvaient sans difficulté accéder à la haute fonction publique, sans même disposer d’une formation adéquate. Ce fut alors l’idée de l’ENA, qui ne vit le jour qu’après la guerre.

Son grand projet de réforme du système éducatif (déposé en 1937, mais « torpillé » par la commission de l'enseignement de la Chambre des députés qui ne l'a jamais discuté), un des plus élaborés jamais conçus et un des plus démocratiques pour l'époque, partait de la même conviction que la vertu, les capacités intellectuelles, et, pour employer une expression désuète, le cœur, n’étaient pas l’apanage des classes aisées, et que la société avait tout à gagner d’accorder le maximum de chance à tous, ainsi qu’à former au mieux le plus grand nombre. Son projet de réforme a notamment concerné les lycées de jeunes filles et les Écoles normales primaires. Il faut aussi replacer son action, d’un point de vue plus temporel, dans l’action du gouvernement de Front populaire, qui avait pour optique d’étendre jusqu’aux classes laborieuses une vie de bien meilleure qualité, ce qui pour Jean Zay passait par la culture et l’instruction, tout autant que par les loisirs, ces fameux « congés payés », que l’on retient davantage aujourd’hui comme emblématiques de cette période.

Les réformes effectives[modifier]

Jean Zay prolonge de 13 à 14 ans l'obligation scolaire par la loi du 6 août 1936) dès la rentrée scolaire 1936. Au lieu de définir aussitôt par circulaire le contenu et les programmes de cette année de fin d’études primaires, il laisse « toute liberté d’initiative » aux instituteurs. Il leur fixe seulement la triple mission d’assurer dans ces classes un complément d’instruction, une initiation à la culture et une orientation professionnelle. Sa méthode consiste à susciter les initiatives, pour faire ensuite le tri. Pour introduire trois heures d’éducation physique dans le primaire, il lance une expérimentation dans trois départements, puis dans vingt neuf. Il développe de même les activités dirigées, les classes promenades, l’étude du milieu par l’observation active dans le primaire, les loisirs dirigés dans le secondaire. En septembre 1938, de nouvelles instructions officielles viennent encadrer et étendre ces innovations.

Le 2 mars 1937, il dépose au nom du gouvernement un projet de réforme de l'enseignement qui s'inspire des réflexions et propositions d'école unique depuis la Première Guerre mondiale. Ce projet de démocratisation heurte les défenseurs du secondaire traditionnel qui l'enterrent.

Jean Zay réorganise par décret l'administration, remplaçant les directions du secondaire et du primaire par celles du second et du premier degré. Il donne au premier cycle du second degré et au primaire supérieur les mêmes programmes. Il expérimente à la rentrée 1937 dans 175 établissements une classe de 6e d'orientation pour observer les élèves avant de les diriger vers l'une ou l'autre section du second degré, un tronc commun d'où partiraient plusieurs branches23,24. Cette architecture sera reprise et étendue par les classes nouvelles de la Libération, et adoptés, mais sans véritable tronc commun, dans les années 1959-1963.

D'autres mesures sont prises telles que la mise en réseau des centres d'orientation professionnelle, la création du comité supérieur des œuvres en faveur de la jeunesse scolaire et universitaire (ancêtre des Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) qui verront le jour après la Seconde Guerre mondiale. Avec l'aide d'Irène Joliot-Curie puis de Jean Perrin, comme sous-secrétaires d'État, il organise la recherche scientifique et prépare la création, en octobre 1939, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS)25.Il tente de créer une École nationale d'administration, mais le projet de loi, déposé le 1er août 1936, se heurte à de nombreuses oppositions26. Il arrête les procédures qui visent à supprimer l'école du Pioulier de Célestin Freinet, à Vence. Il conçoit un stage de formation de trois mois pour donner une spécialisation à des instituteurs en fonction. À Pâques 1937 s'organise le stage qui donne naissance aux centres d'entraînement aux méthodes d'éducation actives (CEMEA). Jean Zay estime souhaitable de faciliter l’étude de l'espéranto. Son enseignement est admis dans le cadre des activités socioéducatives par une circulaire ministérielle du 11 octobre 193827.

Comme ministre des Beaux-Arts, on lui doit la création de la réunion des théâtres lyriques nationaux et le musée national des arts et traditions populaires25, il encourage par ailleurs le principe de bibliothèques mobiles appelées bibliobus28,29. Il propose également la création du festival de Cannes, dont la première édition aurait dû se tenir en septembre 1939 si la Seconde Guerre mondiale n'avait pas débuté25.

Écrits[modifier]

Les Carnets secrets de Jean Zay sont des notes prises par Jean Zay pendant son ministère. Confiées par lui à l'un de ses amis, elles ont en fait été vendues à la presse. Les premiers documents paraissent dans Je suis partout le 28 février 1941, puis dans Gringoire. Ces « documents » sont enfin publiés sous forme de livre par les éditions de France en 1942, accompagnés de commentaires de Philippe Henriot30. La publication était sans doute orientée, afin de confirmer les positions du régime de Vichy ; il s'agissait de dénoncer à des fins de propagande le « bellicisme » de Jean Zay31. Toutefois, les originaux ayant disparu, toute comparaison est impossible. Cette publication tronquée porte atteinte à l'honneur de Jean Zay et, en 1948, sa veuve, Madeleine Zay, obtient en partie réparation en justice en faisant condamner Gringoire et les héritiers de Philippe Henriot à verser des dommages-intérêts pour la calomnie de cette publication.

Jean Zay écrit pendant sa captivité Souvenirs et solitude, qui est publié la première fois en 194532. Le livre est construit comme un journal, décrivant les événements qu'il vit dans sa prison et commentant l'actualité telle qu'il en a connaissance. C'est aussi l'occasion d'exprimer des réflexions sur la justice ou l'emprisonnement, de rappeler des souvenirs et d'évoquer des projets pour la France de la Libération25.

Parmi ses autres œuvres, on peut citer Chroniques du Grenier33La Réforme de l'enseignement34La Bague sans doigt35.

Le 8 juin 2010, les deux filles de Jean Zay font don aux Archives nationales françaises de l’ensemble de ses « papiers36 ».

Hommages[modifier]

Plaque commémorative apposée sur la façade de l'ancien lycée Pothier d'Orléans

Un mémorial situé à Molles dans la faille du diable, sur les lieux de son assassinat, porte l'inscription suivante : « À Jean Zay (1904-1944), ancien ministre de l'éducation nationale mort pour la France, assassiné au Puits du Diable le 20 juin 1944 par les complices de l'ennemi. Il a gravi ce chemin en allant au supplice ». Une colonne jouxte le mémorial et porte l'inscription « Ici, Jean Zay fut lâchement assassiné le 20 juin 1944 par les complices de l'ennemi. Il est mort en criant vive la France ». Sa tombe, située dans le grand cimetière d'Orléans porte l'inscription « Jean Zay (1904-1944), ancien ministre assassiné par les ennemis de la France le 20 juin 1944 »17. Une plaque apposée sur la façade de l'ancien lycée Pothier mentionne « Jean Zay, député du Loiret, ministre de l'éducation nationale et des beaux-arts 1936-1939, a fait ses études ici de 1916 à 1923. Emprisonné par le régime de Vichy à partir de 1940, il fut assassiné par la milice le 20 juin 1944 ».

Jean Zay est cité à l'ordre de la Nation par le président du gouvernement provisoire de la République française (GPRF) Félix Gouin, en avril 1946, et un hommage public lui est rendu dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris le 27 juin 194737.

Jean Zay est cité au Panthéon de Paris parmi les 199 « Écrivains morts pendant la guerre de 1939-1945 » sur une plaque regroupant 157 « Écrivains morts pour la France » Il existe une association « Jean Zay au Panthéon » fondée à Orléans, qui œuvre pour le transfert de ses cendres au Panthéon.

En juin 1994, un hommage lui est rendu à Orléans, en présence du président de la République François Mitterrand38.

Le prix Jean-Zay est un prix littéraire français créé en 2005.

En mai 2009, la fondation maçonnique du Grand Orient de France crée à Sciences Po Bordeaux, une « chaire Jean Zay » inaugurée en présence des filles de Jean Zay, Hélène Mouchard-Zay et Catherine Martin-Zay, le 22 janvier 2010. L'éloge est prononcé par Olivier Loubes, professeur d’histoire.

Le 14 janvier 2012, la promotion 2012-2013 de l'École nationale d'administration (ENA) a choisi de lui rendre hommage en se baptisant « promotion Jean Zay »39.

La rue Jean-Zay est une rue du quatorzième arrondissement de Paris. La résidence universitaire Jean-Zay est un grand ensemble de logement sociaux pour étudiants situé à Antony dans les Hauts-de-Seine.

La rue Jean-Zay est une rue situé dans la commune de Anizy-le-Château, dans le département de l'Aisne, en Picardie. Elle comporte le collège Louis Sandras.

Notes et références[modifier]

  1. ↑ ab et c « Jean Zay » , dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore [archive]]
  2.  Jugement de réhabilitation, rendu le 5 juillet 1945 par la cour d'appel de Riom.
  3.  Debordes 2003, p. 124-125
  4.  Payan-Passeron 2006, p. 24
  5.  Ruby 1969, p. 401
  6.  Debordes 2003, p. 124
  7.  Le tribunal de la IVe armée, dont il dépendait, a été dessaisi. Voir Christiane Rimbaud, L'Affaire du Massilia, été 1940, Paris, Éditions du Seuil, 1984, 253 p., p. 197(ISBN 2020067641).
  8.  Debordes 2003, p. 125
  9.  Ruby 1969, p. 475
  10.  Pierre Mendès France, Liberté, liberté chérie... choses vécues, p. 139.
  11.  Payan-Passeron 2006, p. 24
  12.  Olivier Loubes, « Jean Zay, Vichy et la Résistance », Revue d’histoire moderne et contemporaine, janvier-mars 1996, pp. 151-167, et « D'un drapeau l'autre. Jean Zay (1904-1944) », Vingtième siècle, revue d'histoire, n° 71, 2001/3, 156 p. (ISBN 2724628969), pp. 37-51, note 3.
  13.  Debordes 2003, p. 125
  14.  Chavardès 1965, p. 104
  15.  L'assassinat [archive], Sa vie sur aegir.cndp.fr [archive]Centre national de documentation pédagogique. Consulté le 14 mai 2012
  16.  Chavardès 1965, p. 106
  17. ↑ ab et c Philippe Landru, « Zay Jean (1904-1944). Grand cimetière d'Orléans (45) [archive] », Personnalités sur www.landrucimetieres.fr [archive], Cimetières de France et d’ailleurs, 10 août 2011. Consulté le 14 mai 2012
  18.  Debordes 2003, p. 133-134
  19.  Des deux autres miliciens, Cordier a été tué par des maquisards à la Libération dans la région de Lyon, et Henri Milou a disparu en Allemagne, peut-être tué dans un engagement militaire.
  20.  Debordes 2003, p. 134-135
  21.  Selon Pierre-Louis Emery, sur le site du Cercle Jean Zay, dans « À la mémoire de Jean Zay » [archive], il aurait bénéficié de circonstances atténuantes d'où la condamnation aux travaux forcés à perpétuité.
  22.  Phrase citée par Nicole Debrand, « Jean Zay écrivain », dans le fascicule de l'Association « Jean Zay au Panthéon » paru en avril 2007 et diffusé par le Grand Orient de France, p. 17. Cette phrase est tirée d'une chronique publiée dans Le Grenier, revue mensuelle d'art, de littérature et de critique, revue que Jean Zay a fondé à Orléans en mars 1925 et disparue en mai 1926. Ses articles ont été réédités dans Chroniques du « Grenier », Orléans, l'Écarlate, 1995, 89 p.(ISBN 2-910142-02-7).
  23.  Payan-Passeron 2006, p. 21-25
  24.  Antoine Prost, pages 63 à 68 in Regards historiques sur l'éducation en France, Paris, 2007, 272 p., (ISBN 2-7011-4604-1)
  25. ↑ abc et d A. Prost, « Jean Zay : la politique et la méthode », dans Id., Regards sur l'éducation en France (XIXe-XXe siècles), p. 63-68, spécialement p. 67. Voir aussi Jean-François Picard, La République des savants. La Recherche française et le C.N.R.S., Paris, Flammarion, 1990, pages 50 à 72.
  26.  A. Prost, « Une école pour les hauts fonctionnaires », dans Id., Regards historiques sur l'éducation en France (XIXe-XXe siècles), p. 121-124, spécialement p. 123.
  27.  Anne-Sophie Markov, « Le mouvement international des travailleurs espérantistes 1918-1939 [archive] », Mémoire de maîtrise d'Histoire de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines sur www.esperanto-sat.info [archive], Association Sennacieca Asocio Tutmonda Amikaro, juin 1999. Consulté le 14 mai 2012
  28.  Ruby 1969, p. 223
  29.  La Nouvelle revue socialiste, Société des cahiers socialistes, n° 3-6, 1974, p. 89.
  30.  Carnets secrets de Jean Zay (de Munich à la guerre), publiés et commentés par Philippe Henriot, Paris, Les Éditions de France, 1942, VI-95 p.
  31.  Pierre Bousquet, Histoire de l'administration de l'enseignement en France, 1789-1981, Paris, Librairie Droz, 1983, 154 pages, p. 62.
  32.  Souvenirs et solitude, avec une préface de Jean Cassou, Paris, R. Julliard, 1946, 490 pages. Nouvelle édition, avec une préface de Pierre Mendès France, une introduction et des notes d'Antoine Prost, Le Rœulx (Belgique), Talus d'approche, 1987, 376 p.
  33.  Chroniques du Grenierl’Écarlate, 1995, 89 pages.
  34.  La Réforme de l'enseignement (conférence à l'Union rationaliste le 29 novembre 1937, documentation rassemblée par Henri Belliot), Paris, C. Rieder, 1938, 123 p.
  35.  La Bague sans doigt (sous le pseudonyme de Paul Duparc), Paris-Vichy, Éditions Sequana, 1942, 192 p.
  36.  Journée d'étude du 8 mai 2010 « Les papiers Jean Zay entrent aux Archives nationales » ; Caroline Piketty, Éric Landgraf, Papiers Jean Zay 667 AP. Répertoire numérique détaillé, Paris, Archives nationales, mai 2010 ; Voir sur le programme site des Archives nationales [archive]
  37.  Ruby 1969, p. 422
  38.  Marieke Aucante a proposé à Alain Meilland d’être la voix de cet homme dans son film Dans la lumière de Jean Zay après quoi, lors de cet hommage, il lira des extraits de Souvenirs et solitude.
  39.  Communiqué de presse. Nom de la promotion 2012-2013 des élèves de l’Ecole nationale d’administration : Jean Zay [archive] sur www.ena.fr [archive]École nationale d'administration, 14 janvier 2012. Mis en ligne le 16 janvier 2012, consulté le 14 mai 2012

07/01/2013, 19:06 | Par Andrée Hélène

Bien placé ce rappel pour illustrer la laïcité.

Merci!

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