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Le droit de mourir dans la dignité

Le combat pour le droit de mourir dans la dignité est une lutte longue, difficile, parsemée d’embûches. Il faut le mener avec ténacité et sans découragement. Le rapport que la Commission Sicard vient de remettre au président de la République peut induire une nouvelle étape, à condition que les avancées partielles qu’il propose se trouvent effectivement mises en application.

J’ai beaucoup d’estime pour le Professeur Sicard qui est une des rares autorités médicales en France qui se montre capable de porter un regard critique sur la médecine. Cela lui a valu, d’ailleurs, de ne pas être auditionné par la Commission Stasi, alors même qu’à l’époque il présidait le Comité consultatif national d’éthique. Fait inhabituel, et d’autant plus signifiant, le staff de la Commission a fait auditionner un autre membre du Conseil : ce dernier était, lui, un adorateur zélé de l’institution médicale.

Il n’en reste pas moins que j’aurais souhaité que la Commission Sicard rende un rapport plus audacieux, proposant, par exemple, d’appliquer la loi belge qui permet une euthanasie encadrée quand la fin de vie devient insupportable à celui qui la subit. Une des raisons de cette relative timidité se trouve indiquée dans le rapport lui-même. La volonté de ne pas « intérioriser des représentations sociales négatives d’un certain nombre de situations de vieillesse, de maladie et de handicap ». Le problème est sérieux et nous devons le prendre en considération : le « jeunisme » est, effectivement, une idéologie hégémonique de notre société marchande et les handicapés sont parfois victimes, en France, du refus proclamé des « accommodements raisonnables ». Mais le combat contre les stéréotypes sociaux dominants ne doit pas s’effectuer au détriment du choix de mourir dans la dignité. Autant il est nécessaire d’attirer l’attention sur ce type de problème, autant cela ne me semble pas devoir conduire à renoncer à l’émergence d’une nouvelle liberté.

Et cette nouvelle liberté doit être conquise, selon le rapport lui-même, face au risque d’une « médecine sans âme », de « l’obstination déraisonnable » d’une « culture du tout curatif ». L’institution médicale, malgré les progrès effectués, notamment depuis la loi de 2002 sur les droits des malades, reste souvent dominatrice et renfermée sur ses croyances propres. Elle veut apporter des réponses « essentiellement médicales », sous-estimant la « souffrance psychique » et donnant aux patients un sentiment « d’abandon et de capture par la médecine ».

La Commission souhaite rendre légal le suicide assisté. Au débat organisé, mardi 18 décembre, par France-Inter entre le responsable de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, Jean-Luc Romero, et Vincent Morel, responsable de la Société française de soins palliatifs, il y avait accord sur ce point. Profitons-en. C’est un premier pas et il va falloir être vigilant pour que les parlementaires puissent rapidement revoir la loi en ce sens. Ensuite, il faudra aller plus loin, car le « suicide assisté » nécessite que la personne en fin de vie soit encore capable d’organiser sa mort.

Que faire pour les cas d’extrême détresse où ce n’est pas le cas, mais où la personne a clairement indiqué auparavant son intention d’une mort douce ? On connait l’argument : peut-être, nous dit-on, le patient a-t-il changé d’avis au dernier moment. L’historien n’est pas étonné par ce type d’argument. Il a été déjà utilisé, au XIXe siècle, contre les libre-penseurs qui voulaient pouvoir mourir sans recevoir d’un prêtre les « derniers sacrements » (qui, rappelons-le, facilitaient l’accès au Paradis à une époque où la mort était socialement considérée comme le « passage dans l’au-delà »). Ces libre-penseurs avaient signé un engagement dans ce sens, mais disait-on, qui sait ? Ils le regrettent peut-être juste avant de mourir.

Curieuse conception de la liberté où on se donne le droit de forcer les gens au nom de spéculations invérifiables sur un éventuel changement d’avis. Il existe un concept en philosophie : le « volontarisme de la croyance » qui désigne l’engagement dans des convictions aux conséquences durables et/ou différées. Quand vous décidez de faire un enfant, vous savez que vous ne pourrez pas changer d’avis 8 jours après sa naissance ! De même quand vous vous engagez, hier dans le refus d’un enterrement religieux, aujourd’hui dans la volonté de mourir sans souffrance extrême ou délabrement physique et/ou psychique, vous savez que vous engagez votre avenir. C’est un choix qui doit pouvoir être respecté.

A la matinale de France-Inter que je viens d’évoquer, un auditeur belge a exprimé sa surprise devant la timidité de la France dans le domaine du droit de mourir dans la dignité. Il a affirmé ne pas comprendre une attitude aussi timorée « dans le pays de la laïcité ». Effectivement ! La mobilisation doit être plus active dans les diverses mouvances laïques. Au risque de me répéter, je trouve que, là encore, le courant laïque ne se montre pas assez combatif. Avec R. Liogier, j’ai publié un livre, Sacré médecine. Histoire et devenir d’un sanctuaire de la Raison (Entrelacs, 2011) ; la partie historique se terminait par le passage suivant : « Mourir dans la dignité : nouveau combat pour la liberté de conscience ». Eh bien je dois dire que, chez certains de mes amis laïques, je n’ai pas rencontré un accueil très favorable (et c’est une litote !).

Cela m’a surpris, au premier abord. Mais ensuite, je crois avoir compris la raison de cette réaction plutôt négative. Le droit de mourir dans la dignité ne prend pas seulement ses distances avec une conception substantialiste de la « nature » que l’on trouve dans la doctrine catholique officielle. Il constitue une critique du transfert symbolique qui s’est opéré en France (plus qu’ailleurs) de la religion vers la médecine, du rapport quasi-religieux de déférence extrême que beaucoup de gens ont à l’égard de l’institution médicale.

On nous sort le Serment d’Hippocrate : quelle sacralisation, quel littéralisme fondamentaliste ! Comme si Hippocrate s’était déterminé face aux problèmes engendrés par la réussite même de la médecine contemporaine. Ce que l’on refuse de voir, à cause d’une croyance non dialectique au « progrès » extrêmement datée, d’une culture elle-même très obsolète, c’est que le dit progrès ne réalise pas le paradis sur terre, loin s’en faut. Il produit, certes, des avancées et si on vit mieux plus longtemps, tant mieux. La plupart d’entre nous se trouvent en « meilleure santé » que leurs parents ou leurs grands-parents au même âge. Très bien. Mais le progrès suscite aussi de nouveaux problèmes qu’il faut avoir le courage et l’intelligence d’affronter. Et chaque époque doit être la conquête de nouvelles libertés responsables.

On ne peut plus, mécaniquement, établir une continuité entre progrès scientifique, progrès technique, progrès moral et progrès social. On ne peut même plus opposer complètement un « progrès pacifique » au progrès des armes, comme on a pu le faire entre la  Première guerre mondiale et, disons, les années 1960. A la sacralisation des « racines chrétiennes » correspond trop souvent, chez certains laïques, la sacralisation d’autres racines, celle des Lumières, comme si le XVIIIe siècle (occidental, ou même français) constituait un horizon indépassable de la pensée humaine universelle. Cela dispense en partie de l’effort d’entreprendre une réflexion personnelle puisque les Lumières auraient établi des réponses transhistoriques. La filiation des Lumières, ce n’est pas regarder vers le passé quel qu’il soit, c’est se montrer novateur face aux problèmes d’aujourd’hui. Le combat contre « l’obscurantisme » doit être d’abord un combat contre sa propre paresse intellectuelle. Et aujourd’hui, au cléricalisme traditionnel, le combat laïque doit ajouter l’affrontement avec le cléricalisme médical chaque fois que celui-ci se manifeste. Encore un effort, camarades… 

Tous les commentaires

18/12/2012, 23:29 | Par la dame du bois-joli

ce soir, sur france inter, au "téléphone sonne" , le professeur sicard expliquait sa position et celle de la commission qu'il préside. débat très intéressant

il insistait sur le fait que la france n'a pas mis en chantier une profonde réfélexion sur la fin de vie, il s'étonne que les médecins en soins palliatifs aient moins d'importance que les médecins curatifs , et que les patients devraient anticiper leur fin de vie en disant fermement ce qu'ils veulent pour leur mort, chaque patient aurait un dossier qui le suivrait pour aussi le moment où un patient ne peut plus donner son avis

une interne est intervenue pour dire qu'elle souhaitait que dans la formation médicale, il y ait une vraie fromation à ces problèmes, et que les généralistes soient associés aux choix médicaux jusque dans les unités palliatives 

le suicide assisté peut être choquant, cela peut ressembler à une exécution ont dit deux interlocuteurs, une sédation bien refléchie et voulue par le patient est une solution souhaitable à mon sens , qui ne laisse pas les proches trop désemparés et j'ai déjà rédigé un document dans ce sens, qui servira à mes enfants quand je serai au bout du parcours

il est curieux que dans ce mois de décembre, l'on parle simultanément de la fin de vie et de la naissance et de l'adoption dans les couples de même sexe Sourire

la naissance, la vie, la mort, le droit de mourir dignement, les grandes questions de l'être

 

merci pour votre billet

20/12/2012, 09:35 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 18/12/2012 à 23:29

oui, les soins palliatifs devraient pouvoir être donnés par TOUS les médecins généralistes et spécialistes!

c'est d'ailleurs l'objet de la circulaire Laroque 1986, tombée aux oubliettes, semble-t-il...qui prévoyait une formation pour tous les médecins et infirmiers... oubliettes également!

car "soin palliatif" signifie quoi: accompagnement, écoute, soulagement des douleurs physiques et de souffrances morales, que l'on puisse guérir, vivre avec une maladie chronique, ou que l'on soit en train de mourir...

pour moi, c'est la définition, la base de toute médecine...

on sait que la guérison n'est malheureusement pas toujours possible, que vivre avec une maladie qui s'aggave chaque jour est possible jusuq'à un certain point

mourir dignement est pour vous une mort sédatée, pourquoi pas...lente? et combien de temps, 3 jours ou 3 mois?

çà n'apparait pas dans votre commentaire

il faut penser que les techniques euthanasiques sont aussi une mort sédatée: endormir et ne pas se réveiller,

mais à effet immédiat ou presque,

les techniques de sédation à double effet pouvant aller vers la mort en 24h mais aussi en 3 semaines voire plus...

la différence n'est qu'une question de durée d'agonie...

 

 

 

 

20/12/2012, 09:35 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 18/12/2012 à 23:29

oui, les soins palliatifs devraient pouvoir être donnés par TOUS les médecins généralistes et spécialistes!

c'est d'ailleurs l'objet de la circulaire Laroque 1986, tombée aux oubliettes, semble-t-il...qui prévoyait une formation pour tous les médecins et infirmiers... oubliettes également!

car "soin palliatif" signifie quoi: accompagnement, écoute, soulagement des douleurs physiques et de souffrances morales, que l'on puisse guérir, vivre avec une maladie chronique, ou que l'on soit en train de mourir...

pour moi, c'est la définition, la base de toute médecine...

on sait que la guérison n'est malheureusement pas toujours possible, que vivre avec une maladie qui s'aggave chaque jour est possible jusuq'à un certain point

mourir dignement est pour vous une mort sédatée, pourquoi pas...lente? et combien de temps, 3 jours ou 3 mois?

çà n'apparait pas dans votre commentaire

il faut penser que les techniques euthanasiques sont aussi une mort sédatée: endormir et ne pas se réveiller,

mais à effet immédiat ou presque,

les techniques de sédation à double effet pouvant aller vers la mort en 24h mais aussi en 3 semaines voire plus...

la différence n'est qu'une question de durée d'agonie...

 

 

 

 

19/12/2012, 00:58 | Par poppie

Chaque cas est unique et légiférer pratiquement impossible.  L'humanité doit fonctionner à fond.  Ce dont je suis certaine en tous cas, c'est que des poursuites pénales sont franchement odieuses pour ceux qui ont déjà eu la douleur de franchir le pas en aidant un être cher à en finir.

19/12/2012, 14:35 | Par vieuxschnock en réponse au commentaire de poppie le 19/12/2012 à 00:58

"légiférer pratiquement impossible"

Laisseriez-vous entendre que nous sommes plus stupides que les Belges, le Néerlandais, les Luxembourgeois, etc....?

Des lois existent depuis pas mal de temps sur ce sujet dans ces pays (et d'autres dont j' ai oublié les noms) et à ma connaissance personne ne s'en plaint !

 

19/12/2012, 14:41 | Par vieuxschnock en réponse au commentaire de poppie le 19/12/2012 à 00:58

"légiférer pratiquement impossible"

Laisseriez-vous entendre que nous sommes plus stupides que les Belges, le Néerlandais, les Luxembourgeois, etc....?

Des lois existent depuis pas mal de temps sur ce sujet dans ces pays (et d'autres dont j' ai oublié les noms) et à ma connaissance personne ne s'en plaint !

 

19/12/2012, 17:01 | Par ENDYMION en réponse au commentaire de vieuxschnock le 19/12/2012 à 14:41

Effectivement, il gatouille, le "vieux schnock". Deux fois le même commentaire ... Il est mûr pour la "mort dans la dignité" mais il pourra choisir le film et la musique comme E.G. Robinson dans "Soleil Vert", un film écolo de 1973, pas ringard, pas de droite, pas coinços, même pas catho.

19/12/2012, 17:20 | Par vieuxschnock en réponse au commentaire de ENDYMION le 19/12/2012 à 17:01

Ce n'est pas à vous que je m'adressais, mais à Poppie.

Quant à "mourir dans la dignité", je vous invite à consulter le site de l' ADMD afin que vous appreniez ce que serait (ce qu'est chez nos voisins) une loi sur l'euthanasie. Si vous vous donnez cette peine, vous comprendrez vite que nous sommes loin des clichés dont vous nous inondez plus bas dans ce même forum.

Sur le reste, je vous répondrai que le pseudo que j'ai choisi, j'en suis fier, car il ne signifie pas, contrairement à ce que vous affirmez, une déchéance mentale. Il désigne celui qui rabâche sans cesse les choses sensées que la jeunesse refuse de voir.

Au fait, "Soleil Vert" n'est pas un film écolo, mais un film de science-fiction.

19/12/2012, 19:41 | Par poppie en réponse au commentaire de ENDYMION le 19/12/2012 à 17:01

Je me méfie toujours des certitudes.   Des pays ont trouvé des réponses, c'est bien, sont-elles "sur mesure" pour tous?

Je crains toujours la rigidité des cadres que l'on impose, qui pourraient se révéler cruels dans certains cas. 

20/12/2012, 09:39 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de poppie le 19/12/2012 à 00:58

chaque cas est unique, oui

mais le médecin qui accompagne connait ce cas, et peut être de bon conseil

seul l'intéressé doit par contre décider de sa vie, la faire prolonger, laisser mourir et accélérer le processus de mort

 

il faut légiférer puisque notre loi ignore l'euthanasie, tout simplement... elle n'y figure pas

pas de définition

pas de mort aidée dans nos lois, quelque vocabulaire qu'on ait choisi

sans loi, un médecin pourra toujours être inquiété et passer au tribunal.. et perdre son métier... momentanément ou définitivement...

impossible de cesser les poursuites odieuses dont vous parlez sans une loi...

19/12/2012, 07:43 | Par Philips Michel

Mr Bauberot,

Merci pour votre réflexion. Elle pose bien, entre autre, la bascule de cette "sacralisation" du religieux vers le médical en France.

Ce n'est pas pour rien si l'on dit souvent, en parlant de la France, qu'elle est "la fille ainée de l’Église".

Nous avons tendance à l'oublier, mais pendant des siècles et des siècles, le Pouvoir et l’Église étaient unis comme des doigts de la main. Pensons à l'Etat sous Pétain.

Pas étonnant, dans ces conditions, que les repères (Ta vie appartient à Dieu) donnés par l’Église, consciemment ou inconsciemment, continuent à peser sur notre façon de fonctionner !

Oui, la défense de la laïcité est un combat qui doit prévaloir dans notre pays. Au delà de ce qui est simplement affirmé (La France est un État laïque).

19/12/2012, 10:14 | Par ENDYMION

"Ne t'inquiète pas Mammy, on fera tout pour que tu puisses mourir dans la dignité. Ce n'est pas une vie que la vie que tu vis".

Légiférer sur ce sujet parce que ça se pratique en cachette ? Comme si faire apparaître au grand jour nos faiblesses et nos abandons leur donnait un semblant de légitimité.

Je constate simplement que pour leur dignité, on va priver de vie des hommes et des femmes. Pour leur dignité ? Pour ne pas les avoir sur le dos oui ! Ne soyez ni naïfs, ni hypocrites.

Mais l'Etat est cohérent, les retraites sont en déséquilibre, les vieux coûtent chers. On met avec cette loi le doigt dans un engrenage infernal qui donnera à la société le droit de dire qui peut et qui ne peut pas vivre. Ne voyez-vous pas la tyrannie arriver ?

Et ne parlez pas sans cesse des croyants et de l'Eglise. Leur refus de l'euthanasie est désintéressé. A la limite plus vite on les tue plus vite ils rejoignent leur Paradis. Mais les autres ? Vous troquez la seule chose qu'ils aient, leur vie, contre un prétendu instant de dignité.

Comment peut-on ainsi tordre l'usage des mots sans être aveugle, fou ou pervers.

19/12/2012, 14:47 | Par vieuxschnock en réponse au commentaire de ENDYMION le 19/12/2012 à 10:14

Renseignez vous avant d'écrires de telles inepties !

www.admd.net

19/12/2012, 16:50 | Par ENDYMION en réponse au commentaire de vieuxschnock le 19/12/2012 à 14:47

Comment dois-je réagir quand mes propos sont traités, sans argumentation aucune, d'inepties par quelqu'un qui s'appelle de lui-même "vieux schonck" ?

Peut-on dans ce cas parler de dialogue ?

19/12/2012, 17:29 | Par vieuxschnock en réponse au commentaire de ENDYMION le 19/12/2012 à 16:50

Je vous ai répondu plus haut. Otez vos oeillères et suivez mon conseil. Renseignez vous sur le site de l' ADMD. Vous y trouverez toute l'argumentation nécessaire. Si toutefois celà ne vous suffisait pas, je vous conseille de faire un tour dans ce que l'on nomme si gentiment les "maisons de retraite". Vous en sortirez refroidi. Et si ce n'est pas assez, faites un tour dans les cliniques et hopitaux, dans les services des maladies incurables. Un vrai bonheur !... Vous avez encore envie de mourir lentement en souffrant le martyre ou en vous faisant dessus ? C'est votre droit. Mais n'entravez pas le progrès lorsqu'il se présente.

 

19/12/2012, 18:00 | Par Ourse Blanche en réponse au commentaire de vieuxschnock le 19/12/2012 à 17:29

Quel progrés,on reve,partout en Europe les gens meurrent chez eux comme ils le desirent,sauf en France ou on meurt a l'hosto,c'est anormal,l'euthanasie est pratiqué sans cesse dans les hopitaux sans le consentement des gens concernés,ce n'est pas au corps medical de faire ce geste,juge et parti,le serment d'hyppocrate c'est du vent alors,mourir chez soi,soins palliatifs chez soi,legiferer est une vaste connerie,la loi Leonetti est deja bien suffisante et il y a des gens qui croient a la survie de l'ame et qui veulent vivre leur mort,le coma n'est pas une inconscience,souffrir mais pourquoi tant de peur,chacun est maitre de son corps et de son esprit,la Suisse est pour moi le pays qui a fait le meilleur choix,ne pas legiferer,mais interdire que cela soit les medecins qui tuent leurs patients mais une association independante du corps medical qui ne peux abuser des gens concernés par cette demande ou volonté.

19/12/2012, 19:01 | Par vieuxschnock en réponse au commentaire de Ourse Blanche le 19/12/2012 à 18:00

"chacun est maitre de son corps et de son esprit,"

Mais tout à fait. personne ne vous force.

"sans le consentement des gens concernés"

C'est précisément ce qui serait évité avec une loi sur l'euthanasie, qui prévoirait d'avoir au préalable donné ses directives de fin de vie par écrit quand on en est encore capable.

"une association independante du corps medical"

Oui, mais pour la défense de ceux qui veulent avoir recours à l'euthanasie le cas échéant. Mais l'acte lui-même relève bien de la pratique médicale. Pourquoi les vétérinaires peuvent-ils le pratiquer pour abréger la souffrance de nos animaux de compagnie, alors que les médecins sont passibles des tribunaux ?


20/12/2012, 12:04 | Par Ourse Blanche en réponse au commentaire de vieuxschnock le 19/12/2012 à 19:01

80 % des medecins sont contre :proceder a cet acte enthanasique sur leurs patients,ils ne veulent pas être juge et parti,ils en abusent a ssez comme cela dans les hopitaux,40% des gens sont mis sous  sédatifs létals , sans le consentement famille et patients,vous aviez lu le  contrendu edifiant et effarant a ce sujet dans l'etude de Sicard, faite dans les hopitauxvous appellez cela comment vous,le corps medicale ne doit pas avoir ce droit exorbitant de tuer son patient,et ce sont des gens indépendans,comme en Suisse,de ce grand corps malade, qui procederait a la sédation mortelles,point,quand a cette sociéte qui gomme ,efface,la mort,la mort cela se vit,souffrant ou pas,c'est un choix personnel et aucune loi ne peux definir ce que chaque personne vit dans son intimité absolue,quelle horreur,legiferer ,la loi va être sur le suicide assisté, pas sur euthanasie,les vétos enthanasient a tour de bras parce que ils touchent du fric,les bons n'euthanasient pas,juste des calamants,les animaux aussi peuvent mourir tranquillement et dignement , sans les tuer dès que ils sont vieux,c'est honteux,la france brille par ces pratiques borders lines a ce sujet.Abréger la souffrance ,mais comment savez vous si la bête ou la personne veux qu'on la tue,moi je sais que a 80%, personne ne veux de cette sédation mortelle,souffrir est il donc le maillon pour ne plus vivre sa mort ,souffrance ou pas.Je trouve cette étude baclée ,3 mois ici sans un rond comme dit Sicard,15 ans d'etudes dans tout les pays avant de ne pas legiferer sur donner la mort,il y a une raison,la vie est subtile ,les gens aussi,si la loi française autorise le suicide assisté soit fait par un médecin,alors le mot medecin et le serment d'hyppocrate c'est de soigner ,pas de tuer.L'abus est deja tres important en France,donc les medecins s'arrogent de flinguer dans les hostos des patients qu'ils pensent fichus,ils s'arrogent le pouvoir de vie et de mort,mais cela ne les regarde pas,le corps appartient a celui qui y est et la mort c'est lui qui la vit,legalement ces medecins sont des criminels ,et cela est legion ,je suis totalement opposée    a ce que des medecins et le pouvoir exorbitant de tuer un patient,ce  n'est pas sa fonction,ni son role,vous imaginez ce que cela peux devenir,les medecins ne sont garants de rien du tout ,des humains faillibles comme tous ,alors legiferer est la pire connerie,la loi Leonetti est deja tres claire,elle suffit,largemment.

19/12/2012, 19:45 | Par poppie en réponse au commentaire de vieuxschnock le 19/12/2012 à 17:29

Si c'était aussi simple...

Ces situations on connaît,  c'est bien pour ça qu'on n'a pas un jugement toujours aussi tranché.

19/12/2012, 23:12 | Par vieuxschnock en réponse au commentaire de poppie le 19/12/2012 à 19:45

Je comprends vos réticences. Mais, encore une fois, personne ne songe à rendre le suicide assisté obligatoire. Ceux qui préfèrent en rester à la situation actuelle pour eux-mêmes sont libres. Tout ce que nous voulons, c'est qu'une loi encadre ce qui de toute façon se pratique (dans la clandestinité) afin d'éviter toute dérive. En fait, on peut comparer ce problème à celui de l' IVG jusqu'à la loi Veil.

Lisez bien le commentaire ici plus bas de René Gruneisen. Il dit beaucoup mieux que moi ce que je voulais exprimer.

 

20/12/2012, 09:45 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de ENDYMION le 19/12/2012 à 10:14

non, les vieux coutent cher à la collectivité mais rapportent beaucoup aux privés

l'or gris est une manne....

les EHPAD fleurissent comme au printemps les pissenlits chez moi...(la Creuse)

meilleur placement financier

on ruine des familles obligées de vendre leurs biens pour payer des sommes considérables pour maintenir en vie des personnes qui le souhaitent (tant mieux) mais aussi ceux qui réclament la mort à grands cris et qu'on empêche au maximum de se suicider...

la loi que l'on demande est l'inverse de ce que vous craignez:

la loi protégerait autant ceux qui veulent vivre le plus longtemps posible, quel que soit leur état de santé

que ceux qui veulent ne pas vivre leur déchéance physique et cérébrale,

en donnant à l'intéressé la décision sur sa vie, contrairement à ce qui se passe actuellement, où d'autres décident pour nous... médecin en tête, appuyé par la loi...

 

 

20/12/2012, 12:10 | Par Ourse Blanche en réponse au commentaire de jacqueline salenson le 20/12/2012 à 09:45

absolument pas il existe des mandats pour que, si vous êtes en etat coma ou autre vous donniez a une personne choisit de faire tout ce que vous avez demandé qui preserve votre integrité et votre dignité, et que cela soit respecté par les medecins ce qui n'est pas le cas,je peux vous le dire,obligée d e retirer un ami ,car ils ne voulaient pas respecter ses volontées dont j'avais la charge légale,je me suis castagnée avec les medecins qui voulainet le tuer, et j'ai fini par le sortir de l'hopital et de le ramener chez lui avec palliatifs a la maison comme partout en Europe sauf en France ,ou il est mort tranquillement ,c'est une honte,entre ce que on vous baratine et ce qui se passe dans ses services c'est epouvantable!!

19/12/2012, 13:20 | Par LA PARIGOTTE

J'ai entendu un reportage sur une grande journaliste américaine qui se voyant très diminuée (aveugle etc...) et ne pouvant plus rien faire pour ses proches et ses concitoyens a décidé de se suicider. Son biographe insistait sur le fait qu'elle avait choisi un mode de suicide "digne" : une pillule qui donne la mort "en douceur et sans souffrance" (sic) ! fournie par un ami médecin. Ce qui veut dire que nous autres péquins qui n'avons pas d'ami médecin, qui ne sommes pas riches et célèbres nous n'avons plus qu'à nous suicider de façon brutale et douloureuse...

19/12/2012, 13:39 | Par sokolo

car le « suicide assisté » nécessite que la personne en fin de vie soit encore capable d’organiser sa mort.

C'est ce que j'ai cru comprendre en entendant monsieur Sicard à France Inter. Le demander ne suffira pas, encore faudra-t-il se faire une piqûre dans la fesse, avoir la force d'avaler un breuvage. Ce ridicule cache une volonté de ne pas laisser aux humains le choix de leur sort. Les médecins continueront de penser à leur place... Remarquez, "les élites" ne traînent jamais longtemps au bout d'un goutte à goutte.

Ce qui m'a choqué dans  l'émission, où les auditeurs sont choisis en fonction de leurs questions et certainement avec l'accord de certains invités, ne soyons pas naïfs, c'est cette intervention de Sicard qui évoque le bouleversement des petits-enfants au moment du suicide assisté pour aller dans le sens d'un auditeur... Quand le grand-père ou la grand-mère est réduit à un légume maintenu en vie, pas de problème de chagrin, j'imagine.

Remettant une couche, il rapporte le témoignage d'un de ses collègues qui s'est retiré dans un  monastère, et oui, vivant mal ses ordonnances qui en fin de compte délivraient les mourants. C'est une rengaine qui revient sans cesse lorsque les arguments font défaut: la condamnation de ces salauds de mourants qui refusent de tenir compte de la douleur de leurs proches. C'est vrai, vous avez raison, monsieur Sicard, on ne devrait pas mourir, ça crée de la peine à l'entourage...

Quand on pense que cet homme a été responsable de la rédaction d'un rapport sur ce sujet....

Pardon pour le ton, mais mon histoire personnelle remonte instantanément sur ce sujet... L'ADMD n'a pas fini de lutter...

20/12/2012, 09:48 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de sokolo le 19/12/2012 à 13:39

entièrement d'accord avec vous

écrivons nos directives anticipées, c'est indispensable, le départ de la possibilité d'être respecté dans ses choix de vie jusqu'à sa fin

et le plus tôt sera le mieux, la mort ne prévient pas toujours, et elle peut arriver à n'importe quel âge...

 

19/12/2012, 13:39 | Par René Gruneisen

Dans les pays, permettant légalement de mettre fin à ses derniers jours, les personnes âgées, même grabataires, n'ont pas disparu! Dans ces pays, il n'y a pas eu de chute libre de la morale, non plus. Par contre, les citoyens sont devenus conscients qu'ils vivent toujours et qu'il vaut la peine d'en profiter, pour chacun à sa juste mesure.

Pourquoi vouloir défendre à une personne adulte, d'agir en personne responsable? Agir pleinement en connaissance de cause, après réflexion personnelle et sans pression externe - ne confondez pas maintenant vos propres peurs et appréhensions - où un libre choix peut-il se manifester plus librement mais aussi plus lourdement qu'au moment de vouloir quitter ce monde? Quand vous ne supportez plus de voir votre estime propre diminuer continuellement par un corps qui se décompose, ne réagissant plus à votre volonté; quand vous ne supportez plus la douleur (physique ou psychique) et si vous devez demander de l'aide pour mettre fin à vos jours, vous devenez coupable - mais de quoi exactement? -; certains vous considèrent même comme un lâche, à les entrendre parler, sans être eux-mêmes confontrés à la situation. 

Surtout les gens pieux ne peuvent et ne veulent pas comprendre! Mais ne croyez surtout pas que leur mort est plus sereine qu'une autre. Sans morphine - produit comme beaucoup d'autres, qui dissout lentement le libre choix - ils seraient bien embarrassés. Même les papes! Ainsi les centres de soins palliatifs jouent une grande importance et sont nécessaires. Mais, qui les réclame le plus farouchement? Regardez-y de plus près pour voir surtout ceux qui tournent autour, et vous comprendrez mieux, pourquoi!

Alors? Luttez pour le libre choix! En définitive, plus tard, vous pourriez toujours changer d'avis. Mais sans ce choix, vous êtes exposés à des étrangers, à ceux qui décideront de votre "bien-être" et de votre estime-propre. C'est ce que vous pourriez déjà accepter aujourdhui?

Et en ces moments-là?

20/12/2012, 10:05 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 19/12/2012 à 14:31

pas du tout d'accord avec ce monsieur qui veut imposer sa pholosophie, liée à sa religion ou croyance, aux autres

qu'il la garde pour lui, soit

mais il ne respecte pas les autres!

19/12/2012, 14:49 | Par vieuxschnock

Au fait...Bravo Jean Boberot !

Très bon article.

19/12/2012, 17:51 | Par juan23

Oui,je revendique le droit de mourir dans la dignité sans pour cela être arrivé au stade d'une quelconque maladie qui me clouerait au lit.
Je retiens l'exemple digne de Mr Roger Quilliot ancien maire de Clermont-Ferrand qui, se sentant diminué, se donna la mort en compagnie de sa femme.
Cette dernière survécut,raconta le choix qu'ils firent à ce moment de leur vie, et mourut quelques temps après.

20/12/2012, 10:06 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de juan23 le 19/12/2012 à 17:51

oui, mais elle a été contrainte d'abord à survivre, contre son gré, ensuite à un suicide violent... dommage

interdit à un vieux couple de s'endormir ensemble définitivement!!!

quelle tristesse...

19/12/2012, 17:55 | Par Belange

Le droit de vivre et de mourir dans la dignité , je suis pour ! Plus de pauvres, plus de précaires, plus de maisons de retraite mouroir , on peut rêver .......

19/12/2012, 18:53 | Par vieuxschnock en réponse au commentaire de Belange le 19/12/2012 à 17:55

Bien sûr ! Je souligne, car vous ne le dites que discrètement, le droit aussi de VIVRE dans la dignité . Tout à fait d'accord !

 

20/12/2012, 10:07 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de Belange le 19/12/2012 à 17:55

il faut rêver et se donner les moyens pour que nos rêves se réalisent

19/12/2012, 19:17 | Par profil_inactif_268226

Pas la peine de s'inquieter, nous allons de plus en plus avoir le droit d'etre elimine sans douleur (esperons) des que nous aurons cesse d'etre utiles et regardables si on a ete salarie toute sa vie utile et ne pouvons justifier d'un certain capital.

Par contre, choisir nous meme, je ne crois pas que ca arrivera jamais, nous subirons toujours les choix de quelqu'un d'autre, souvent un medecin, mais de plus en plus une assurance ou une entreprise mandatee pour gerer hopitaux, maison de retraite etc...

20/12/2012, 10:08 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de profil_inactif_268226 le 19/12/2012 à 19:17

pourquoi ce pessimisme?

si c'est votre choix de subir, oui, mais la révolte est nécessaire...

20/12/2012, 12:12 | Par Ourse Blanche en réponse au commentaire de profil_inactif_268226 le 19/12/2012 à 19:17

c'est déja le cas.

19/12/2012, 22:14 | Par LRS

La polémique nage dans la confusion.

91% des français ont répondu oui à la question "Etes vous pour la pratique de l'euthanasie dans certaines conditions?" (Sondage ADMD). Combien auraient répondu à la question inverse: "Etes vous contre l'euthanasie dans certaines conditions?"  Tout dépend des conditions, précisément..... Ces sondages n'ont aucun sens.

Plus de la moitié des médecins seraient prêts à pratiquer l'euthanasie sur leurs patients (sondage JIM). Maintenant demandez à votre médecin s'il y est prêt. Il vous répondra peut-être comme le mien: "Bien sûr que oui. Je ne vais pas vous laisser étouffer!". " Et si je vous le demande parce qu'avant d'étouffer je souffre trop? ". "Ah bah là non! Il y a les soins palliatifs!". Là encore tout est dans les consitions.....Dernière question à poser si vous avez le courage d'être franc, clair et précis:  "Et si je vous le demande parce que je suis las de vivre, j'ai perdu définitivement tout intérêt pour la vie, je n'ai plus aucune raison de vivre ? " Moi, je n'ai pas encore osé la poser à aucun médecin.

Maintenant renseignez vous sur la proportion de médecins qui ont refusé de pratiquer l'euthanasie sur leurs clients parce qu'ils ne les trouvaient pas en assez mauvais état, ou qu'ils ne souffraient pas tant que cela à leurs yeux, ou qu'ils étaient dépressifs (je vous conseille de rester très joyeux pour votre fin de vie si vous voulez anacer l'heure de votre mort)....Ca va de 30% aux Pays Bas à 80% en Belgique wallonne.

Ne comptez sur les médecins ni pour vous donner la mort selon votre convenance, ni pour vous signer une ordonnance d'overdose hypnotique pour vous suicider.

ET  C'EST  NORMAL !  Ce n'est pas son boulot.

 

 

20/12/2012, 10:16 | Par jacqueline salenson en réponse au commentaire de LRS le 19/12/2012 à 22:14

ce n'est pas donner la mort à ma convenance que je réclame

d'abord, je ne veux pas qu'on me "donne la mort", je veux que la médecine accompagne ma fin de vie, comme elle devrait accompagner ma vie

je veux que ma vie reste digne de moi, de la vie que j'ai menée jusque là, libre et indépendante autant que possible

je ne veux pas poursuivre ma vie en état de décrépitude physique et cérébral, c'est mon choix, d'autres peuvent faire d'autres choix

peut-être la nature fera que j'éviterai cela, mais sinon?

 je peux avoir besoin d'aide, et j'espère pouvoir en obtenir,

de la part d'un médecin qui seul a le droit de faire une ordonnance pour des médicaments utiles à un suicide doux, ou euthanasie

de la part d'amis qui pourront m'accompagner moralement

et je ne veux pas que le médecin  ni mes amis soient inquiété par la justice, parce qu'il m'auront accompagné vers ma mort

seule la loi modifiée peut éviter cela

 

 

 

 

20/12/2012, 19:17 | Par Ourse Blanche en réponse au commentaire de jacqueline salenson le 20/12/2012 à 10:16

moi pas ,je ne veux pas que la medecine accompagne ma vie et ma mort,cela ne les regarde en rien.

20/12/2012, 08:01 | Par mathurin_93

Je vais etre assez cynique,mais je pense qu'il y a un critere:Remplissage des lits des hopitaux.

Un lit vide ne rapporte rien!!!

Deux cas precis:Mon Pere et un Voisin,ils sont retes chacun quinze jours dans un lit d'hopital (je ne le citerais pas) avec des tuyaux partout et pompes a morphine,je pense.

Et apres quinze jours de soins,lors de ma derniere visite a l'un et a l'autre,je les ai retrouve dans une piece vide,froide.......................par contre leurs lits de soins etaient ,eux,occupes par des personnes dans le meme etat.

Mon impression:Le lit vas etre garni,mettons les dans le mouroir.

Cela est peut etre une forme de mort "assistee"dans les hopitaux???

20/12/2012, 12:16 | Par Ourse Blanche en réponse au commentaire de mathurin_93 le 20/12/2012 à 08:01

Ouaih e t c'est immonde et cela se passe ainsi,vu cent fois,une horreur,ils tuent les patients vieux et malades dans les hostos  et maisons de retraite pour pauvres sedatifs a outrance et medocs qui abregent la vie sans consentement aucun,on ne doit plus mourrir dans les hopitaux,mais chez soi,comme dans tout les pays europeens,soyons humain

20/12/2012, 12:15 | Par Philips Michel

Je ne crois pas que quelqu'un ait évoqué une chose qui me semble essentielle dans ce domaine de la fin de vie : la CONFIANCE.

La confiance entre le médecin et son patient, la confiance entre le patient et sa famille, la confiance au sein de l'équipe médicale qui prend en charge le patient.

La confiance dépasse le contrat. Sans confiance, chacun reste en retrait, personne ne prend d'initiative, c'est le silence et toutes les conséquences possibles: incompréhension, méfiance.

Et cette confiance ne peut naitre d'un coup, comme ça, à partir de rien.

La confiance, ça se construit, ça se bâtit, ça se travaille.

Bref, si vous voulez avoir la chance que votre fin de vie ne se passe pas trop mal, il est indispensable d'en discuter avant : évoquer le sujet avec son médecin avec sa famille, ses proches; dire son point de vue, ses désirs, ses souhaits. Bref, "bâtir" la confiance.

20/12/2012, 12:29 | Par Ourse Blanche en réponse au commentaire de Philips Michel le 20/12/2012 à 12:15

Vous êtes medecin et ce n'est pas votre rôle de tuer vos patients,il y a des solutions plus douces,l'hopital flingue les vieux sans leurs consentements et 70% des gens en France meurrent a l'hosto,le seul pays au monde ou cela soit ainsi,c'est anormal,la mort se vit chez soi,le medecin de confiance n'a pas a faire un acte d'euthanasie,il est pas plus digne de confiance que un autre humain,il n'a pas a influencer les familles,il est faillible, et il abuse si souvent de sa situation, qu'il croit dominante  et sachante,sur la faiblesse de celui qui est dans la croyance que le médecin serait celui qui sait,mais c'est la personne qui souffre qui sait pour elle,ce qu'elle veux ou pas,mais la mort ne regarde pas la médecine,mais la personne humaine seule,que vient foutre le médecin dans cette histoire,c'est grave,je ne connais pas un ami medecin qui ne soit d'accord avec  ce projet de loi ou cela searit le médecin qui......:que ce seraient eux qui  procedent legalement a tuer son patient,legiferer est une erreur,3 mois pour ce sujet en France sans un rond,ni bureua,ni fric pour les hotels pour faire cette etude si subtile  ,mais le PS se fout du monde,15 ans en Suisse,12 ans au Portugal etc,et pas de loi sur,mais des associations agrées qui font ce travail de donner la mort,suicide assisté .

20/12/2012, 12:16 | Par René Gruneisen

Pour bien clarifier les termes employés et utilisés dans le milieu professsionnel, voire approfondir le sujet, un article fort intéressant reste à découvrir sur wikepedia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Euthanasie 

20/12/2012, 12:34 | Par daniel kilmétis

Pour ce qu'on en devine il semble que la future loi ne devrait concerner que les personnes "en fin de vie" , sans espoir de guérison et subissant des douleurs intolérables . C'est payer cher le droit à mourir dans la dignité qui serait réservé à des personnes très diminuées et très dépendantes . Il faut avoir été malade à l'hôpital  , ou dans certaines maisons de retraite ,  pour avoir une idée de la perte de dignité .

En plus de l'héritage encombrant de toutes les religions il faut aussi lutter contre la prétention du corps médical à nous guérir . Comme l'a très bien dit Martin Vinclair lors d'un récent passage sur France Inter la médecine ne nous guérit que rarement . Dans le meilleur des cas elle nous empêche de souffir . On peut comprendre que pour un médecin pratiquer un acte d'euthanasie soit ressenti comme une défaite , la négation de sa vocation . Pour cette raison il ne faut pas cette affirmation de notre liberté individuelle dépende d'une décision médicale . Comme pour l'avortement c'est le choix d'une personne dans lequel la médecine n'a pas à intervenir . On voit bien aujourd'hui que pour l'avortement les médecins servent très souvent de freins au nom de prétendues risques médicaux et moraux .

Pour l'euthanasie le médecin pourra aider moralement comme accompagnant et pratiquement pour les personnes dépendantes . Ce que j'attend de la loi c'est qu'elle me facilite le passage à l'acte le jour ou je déciderai que j'ai assez vécu ou que je refuse une thérapie qui ne pourra que me prolonger artificiellement .

21/05/2013, 14:25 | Par GILSA

Et que dire d "un centre de soins palliatifs , qui actuellement fait retarder la sortie d'une patiente qui désire finir sa vie chez elle , sachant qu'elle ne sera pas sans accompagnement, les soins palliatifs à domiciles existent , la famiile et les amis aussi , mais ils s'obstinent ......

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