Pour un soutien franc et massif à Serge Letchimy
Rappelons, pour ne pas être accusé de sortir les phrases de leur contexte, les propos exacts de Claude Guéant, tenus le samedi 4 février, devant les étudiants de l’UNI réunis à l’Assemblé Nationale : « Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique… »
Si le Ministre avait employé les termes de « valeurs morales », ou d’ « idéaux politiques », qui aurait trouvé à y redire ? Qui, aujourd’hui, dans notre société, pourrait sérieusement remettre en cause les trois piliers de la devise républicaine ? Qui pourrait, sérieusement se faire l’avocat de la tyrannie, ou le propagandiste affiché de la haine sociale ou ethnique (même si l’on sait que celle-ci se murmure volontiers, y compris dans les couloirs et les antichambres du pouvoir…) ?
Mais il a employé le terme de « civilisations », et c’est là tout le problème… Car le terme recèle une redoutable ambiguïté, qui se révèle selon qu’on passe de son emploi au singulier à son emploi au pluriel : la civilisation s’oppose à la barbarie, en cela elle est universelle, constituant un état supérieur de l’humanité ; les civilisations, quant à elles, se développent dans l’histoire comme des entités singulières, enracinées dans la durée, pouvant même être confrontées au sentiment de leur propre disparition : « Nous autres civilisations, savons que nous sommes mortelles… », a pu écrire Paul Valéry. Mais il subsiste toujours, dans ce second niveau de sens, une trace du premier : la tentation a pu en effet être grande de hiérarchiser les civilisations en fonction de leur « degré de civilisation »… On pensait cependant que cette tentation avait fait long feu et qu’elle avait été abandonnée, au fil de l’affirmation politique de l’idée républicaine d’égalité, et par la diffusion, depuis les années 50, d’un relativisme anthropologique, que le Ministre attribue à la gauche, alors qu’il fut en France lancé avec force par Claude Lévi-Strauss (dont on ne peut dire qu’il était politiquement marqué très à gauche…), dans un texte fondateur, Race et histoire…
De deux choses l’une : soit l’inculture le dispute à la bêtise, comme semblerait le laisser penser le suivisme béat, en cette affaire, de l’ineffable Arno Klarsfeld, et ses propos souffriraient d’une erreur lexicale malencontreuse. On ne peut alors que rappeler, devant une telle bévue, cette formule que l’on attribue à Albert Camus pour résumer sa pensée : « mal nommer les choses contribue au malheur du monde… ». Soit il croit à ce qu’il a dit, et on est fortement tenté d’y souscrire, en sachant que ces formules sont dues à la plume du philosophe Yves Roucaute, cet ancien homme de gauche passé au néo-conservatisme, qui fut pourtant élevé dans ce pays des Cévennes qui dut subir un jour les dragonnades de la France « civilisée » du « grand roi » Louis XIV… Il faut alors le prendre au mot. Comment ne pas lire dans ce discours un revival de l’idéologie coloniale la plus rance, qui reprend allègrement du service en ces temps préélectoraux ? Car quelle est la civilisation à laquelle il se réfère ? C’est bien évidemment la sienne, la nôtre, la civilisation occidentale, européenne, française, selon le degré d’inclusion qu’on lui attribue.
Face à ces mots, un député a eu le courage de se lever, et d’affirmer haut et fort que la coupe était pleine. Rappelons, là encore pour serrer au plus près la vérité des faits, les paroles qu’il a prononcées. S’élevant contre une « France obscure qui cultive la nostalgie » de la colonisation, il a poursuivi, parlant des propos tenus par le Ministre de l’Intérieur :
« Non, M. Guéant, ce n'est pas “du bon sens”, c'est simplement une injure qui est faite à l'homme. C'est une négation de la richesse des aventures humaines. C'est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations. Aucune civilisation ne détient l'apanage des ténèbres ou de l'auguste éclat. Aucun peuple n'a le monopole de la beauté, de la science du progrès ou de l'intelligence. Montaigne disait “chaque homme porte la forme entière d'une humaine condition”. J'y souscris. Mais vous, M. Guéant, vous privilégiez l'ombre. Vous nous ramenez, jour après jour, à des idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration au bout du long chapelet esclavagiste et colonial. Le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ? La barbarie de l'esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ? ».
C’est alors que le premier ministre a commencé à se lever et à quitter l’hémicycle, suivi par les députés de la majorité, dans un brouhaha qui a couvert les dernières paroles du député, qui évoquait cette « autre France, celle de Montaigne, de Condorcet, de Voltaire, de Césaire ou d’autres encore, une France qui nous invite à la reconnaissance, que chaque homme… », le Président de l’assemblée suspendant alors la séance. Incident grave, qui n’avait pas de précédent connu depuis… 1898, c’est-à-dire depuis l’affaire Dreyfus !
Des excuses ont été exigées de la part du député, et du groupe parlementaire socialiste, alors qu’un vent médiatique commençait à se lever, parlant d’un « dérapage », qui, même pour Libération, effacerait celui de Guéant… Bref, pour beaucoup de commentateurs, Serge Letchimy aurait franchi une limite et, par son allusion au nazisme, il bloquerait le débat, provoquant un effet de « sidération »… En témoigne l’insistance de David Pujadas, lors de son entretien avec François Hollande, le soir du 7 février, demandant à son interlocuteur : « Est-ce que vous approuvez les propos de Serge Letchimy ? » et reposant trois fois cette question sous des formes différentes (« Donc, vous ne les désapprouvez pas ? » ; « Il n'a pas été trop loin ? »),
Or Serge Letchimy ne fait que reprendre, sous une forme finalement édulcorée et même respectueuse, ce qui avait déjà été exprimé en 1950, dans le Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, son prédécesseur à la mairie de Fort de France, qui avait si magistralement, dans une prose fulgurante, démonté les prémisses coloniaux de l’avènement du nazisme… Il vaut la peine de refaire surgir in extenso cette lave incandescente du passé où l’on voudrait la contenir, alors qu’elle garde encore toute sa puissance pour rendre compte de la manière dont ce passé a constitué notre présent :
« Il faudrait d'abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l'abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu'il y a au Viet Nam une tête coupée et un œil crevé et qu'en France on accepte, une fillette violée et qu'en France on accepte, un Malgache supplicié et qu'en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s'opère, une gangrène qui s'installe, un foyer d'infection qui s'étend et qu'au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et « interrogés », de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l'Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l'ensauvagement du continent.
Et alors, un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets. On s'étonne, on s’indigne. On dit : « Comme c’est curieux ! Mais, bah ! C'est le nazisme, ça passera ! » Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c'est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c'est du nazisme, oui, mais qu'avant d'en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l'a supporté avant de le subir, on l'a absous, on a fermé l'oeil là-dessus, on l'a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s'était appliqué qu'à des peuples non européens ; que ce nazisme-là, on l'a cultivé, on en est responsable, et qu'il sourd, qu'il perce, qu’il goutte, avant de l'engloutir dans ses eaux rougies, de toutes les fissures de la civilisation occidentale et chrétienne.
Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation de l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d'Afrique.
Où veux-je en venir ? A cette idée : que nul ne colonise innocemment, que nul non plus ne colonise impunément ; qu'une nation qui colonise, qu'une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment…
Chose significative : ce n'est pas par la tête que les civilisations pourrissent. C'est d'abord par le cœur ».
Et dire que ce texte fut mis au programme du baccalauréat en 1994, sous le Ministère de François Bayrou, qui fut obligé de le retirer au bout d’un an, sous la contrainte d’Alain Griotteray et des ultras de la droite ! Ce qui n’a pas empêché le pouvoir d’organiser une célébration nationale au Panthéon en l’honneur de Césaire, une fois celui-ci disparu, événement qui prend une tournure de farce lorsqu’on se rend compte qu’on s’est empressé d’oublier la teneur de son œuvre… On pourrait dire la même chose de Claude Lévi-Strauss, considéré comme un « trésor national » à l’époque de son centenaire, et dont on foule aujourd’hui au pied l’enseignement…
Il n’est sans doute pas indifférent que Serge Letchimy soit, après que Césaire l’a été pendant un demi-siècle, député de la Martinique, issu de ces Antilles que la France a enfanté dans la douleur sans borne de l’esclavage. Et qu’elle doit aujourd’hui reconnaître, dans la parole que ces « vieilles colonies » lui adressent. Une civilisation qui a produit la traite négrière et l’esclavage, qui a ensuite produit la Shoah, n’a pas à se draper dans une quelconque supériorité, et n’a surtout pas à donner de leçon… On lui conseillerait plutôt de faire profil bas, et de la jouer modeste ! Ce n’est pas là se complaire dans la haine de soi ou dans le « sanglot de l’homme blanc », car ce n’est surtout pas occulter les grandeurs de la civilisation européenne, dont on sait qu’elle a donné au monde les Lumières, qu’elle a permis l’avènement de la pensée critique, qu’elle a vu l’affirmation de la démocratie politique, la promotion de l'égalité hommes-femmes… Mais c’est ne pas oublier que chaque civilisation, la nôtre comme les autres, a son côté obscur, et c’est, précisément, croire dans le même mouvement que chacune peut, aussi, accéder à ces valeurs universelles.
Quel député, dans l’hémicycle peut se targuer d’avoir été un personnage de roman ? C’est pourtant le cas de Serge Letchimy, l’urbaniste du roman de Patrick Chamoiseau, Texaco. « Foudroyé » d'une pierre dès son entrée dans le quartier d’habitat précaire qui porte ce nom, il n'est pas « le Fléau », « l'ange destructeur » de la mairie moderniste que les habitants redoutent, mais il va se révéler leur futur sauveur…méritant le surnom messianique de « Christ », que lui donne le « marqueur de paroles » qu’est le romancier. C’est peut-être une part de ce personnage qui l’inspirait, lui donnant le souffle de dire "non" à des paroles intolérables qui venaient d’être prononcées, restaurant du même coup l’image que la France, et la République, peuvent donner au monde.
Oui, il faut soutenir, de manière franche et massive, Serge Letchimy.


Les 5 commentaires les plus recommandés
Message: point n\'est besoin de beaucoup de mots pour réagir à votre
intervention, simplement vous dire BRAVO pour cet engagement clair
dans un débat qui abaisse certains de ces politiques qui remuent la
boue pour cacher leur impuissance et surtout leur incompétence devant
beaucoup de nos problèmes de société. voire même leur volonté de
\"ne pas faire\" pour créer un auto-asservissement de ceux qu\'ils
considèrent comme le bas-peuple. Comme je suis triste de voir comment
la majorité des journalistes et commentateurs ont promptement
tronqué votre discours, avec l\'aide du président de l\'assemblée,
entraînant ainsi \"les gens\" à vous mettre dans le même sac que
les provocateurs.! Juste vous dire MERCI d\'avoir été le digne
porte-parole de citoyens humains avant tout. Une française de
métropole qui se sent de plus en plus citoyenne du monde.
Salutations
POUR UN SOUTIEN FRANC ET MASSIF A SERGE LETCHIMY
OUI
et mille fois MERCI à Edwy PLENEL, Jean-Luc BONNIOL et toutes les voix qui, droites , sincères, humaines dénoncent le mal banalisé et cynique qui est distillé et répandu de plus en plus, devant nous, ébahis.
COMMENT EST-CE POSSIBLE ?
C'est le cas où jamais de réunir des signatures de soutien... Que ce soit le texte de Plenel, celui-ci ou celui de Stéphane Lavignotte -peut-être d'autres?- ils méritent tous d'être communiqués largement et devraient susciter un texte de pétition...
Magnifique, merci à Messieurs Bonniol et tous ceux qui... Soutien inconditionnel! Pour une pétition dénonçant l'incompétence et l'inconvenance gouvernementale!
Merci monsieur Bonniol pour cette remarquable mise en perspective de l´intervention de M. Lectchimy, héritier du poète Césaire dans son interpellation du ministre dans ce aui reste de la république française, dans l'antre et le symbole de la démocratie française foulée au pied par une politique qui rompt définitvememt les digues entre la droite et l´extrême droite: je considère cette intervention comme un appel pour combattre sans ménagement un gouvernememt de l´ímposture : ceux aui ferment les yeux et le soutiennent en raison des strapontins qu´ils semblent détenir n´ont qu´á se pencher sur le livre de Ivan Jablonka Histoires des grands parents que je n´ai pas eus, Seuil, 2012
Tous les commentaires
Message: point n\'est besoin de beaucoup de mots pour réagir à votre
intervention, simplement vous dire BRAVO pour cet engagement clair
dans un débat qui abaisse certains de ces politiques qui remuent la
boue pour cacher leur impuissance et surtout leur incompétence devant
beaucoup de nos problèmes de société. voire même leur volonté de
\"ne pas faire\" pour créer un auto-asservissement de ceux qu\'ils
considèrent comme le bas-peuple. Comme je suis triste de voir comment
la majorité des journalistes et commentateurs ont promptement
tronqué votre discours, avec l\'aide du président de l\'assemblée,
entraînant ainsi \"les gens\" à vous mettre dans le même sac que
les provocateurs.! Juste vous dire MERCI d\'avoir été le digne
porte-parole de citoyens humains avant tout. Une française de
métropole qui se sent de plus en plus citoyenne du monde.
Salutations
Merci monsieur Bonniol pour cette remarquable mise en perspective de l´intervention de M. Lectchimy, héritier du poète Césaire dans son interpellation du ministre dans ce aui reste de la république française, dans l'antre et le symbole de la démocratie française foulée au pied par une politique qui rompt définitvememt les digues entre la droite et l´extrême droite: je considère cette intervention comme un appel pour combattre sans ménagement un gouvernememt de l´ímposture : ceux aui ferment les yeux et le soutiennent en raison des strapontins qu´ils semblent détenir n´ont qu´á se pencher sur le livre de Ivan Jablonka Histoires des grands parents que je n´ai pas eus, Seuil, 2012
POUR UN SOUTIEN FRANC ET MASSIF A SERGE LETCHIMY
OUI
et mille fois MERCI à Edwy PLENEL, Jean-Luc BONNIOL et toutes les voix qui, droites , sincères, humaines dénoncent le mal banalisé et cynique qui est distillé et répandu de plus en plus, devant nous, ébahis.
COMMENT EST-CE POSSIBLE ?
SOUTIEN TOTAL BIEN EVIDEMMENT !
Merci Messieurs PLENEL & BONNIOL,
Soutien total absolument !!
C'est le cas où jamais de réunir des signatures de soutien... Que ce soit le texte de Plenel, celui-ci ou celui de Stéphane Lavignotte -peut-être d'autres?- ils méritent tous d'être communiqués largement et devraient susciter un texte de pétition...
100% O.K avec vous pour une pétition !
OK AUSSI, pour une pétition ET demander à chacun de nos députés POURQUOI ;ils ne se sont pas élevés contre la coupure de l'intervention qui ne l'a pas rendue audible à chacun même d'entre eux. Et à nos députés de Gauche( laquelle?), POURQUOIce silence assourdissant! POURQUOI messieurs Fillon et consorts n'ont pas attendu la fin pour sortir. Tout ça était cousu de fil blanc.. mais probablement l'Assenblée Nat. n'est pas composée de couturières.
Oui pour un soutien franc et massif à Serge Letchimy, et au-delà de sa personne au sens de son intervention, et à chaque occasion qui se crée, dans ces pages de Mediapart, ou ailleurs !
Outre une pétition, il faudrait rassembler tous les billets qui sont autant de soutiens et de soilidarités en faveur d'une résistance vitale.
Magnifique, merci à Messieurs Bonniol et tous ceux qui... Soutien inconditionnel! Pour une pétition dénonçant l'incompétence et l'inconvenance gouvernementale!
Bonjour,
voici 2 de mes commentaires que j'ai écrit en 2011. C'est exactement ce que je pensais en 2011 (et même bien avant). Bien sûr, un soutien par pétition à Serge Letchimy est un devoir humanitaire, nous ne pouvons laisser planer les pensées pleine de vérité et même vitales de Monsieur Letchimy, ce serait encore une marche de plus vers l'enfer, si nous ne réagissons pas.
Je préconise d'avance envers les quelques anti-pétitions en abaissant au plus bas Monsieur Bonniol de manque de ♥ et d'intelligence, qu'ils peuvent s'en prendre à moi pour l'ortographe, voir la construction de mes textes. Je devance leurs critiques négatives.
Bonne journée à toutes et tous.
GRAVES aperçus en vrac , si le seul dénominateur commun passe en 2012 !!!!!!
07 Mars 2011 Par giseleh
Cette pente vertigineuse (dénominateur commun) qui nous a mené, et voulant nous mener dans les abîmes des profondeurs de la misère, de la souffrance, de la soumission, de la privation de LIBERTE, Si en 2012 Sarkosy est réelu, afin d'achever son oeuvre dictatoriale.
Sarkozy rêve depuis son élection en 2007 d'une recette politisée très spéciale, mais il lui manque encore des ingrédiants qui bientôt seront mûrs Si, en 2012 ....???? (le totalitarisme à la chinoise "là ce sont les baguettes qui manques", la dictature à la Kadaphi "là il a déjà une grande tente où est installée sa grande tribue" il lui manque juste de mener à lui les p'tites tribues faciles à manipuler dernièrement il s'est mis dans sa poche Zémmour "Mr RACISTE des Anti-racistes, judiciairement Mr Courroye (coté protections financieres, +++++ des p"tits bébés de mauvaises herbes de nouveaux petits partis même au point de le critiquer, cela s'appelle de la manipulation, N'oublions pas Enrico Macias je conseille à ceux qui veulent obtenir la nationalité française deviennent bons copains avec Macias comme en 2007, si vous êtes trop pauvres ce n'est pas la peine, etc.....Tout cela sous couvert d'un voile démocratique et laïque (juste les mots) tellement fin que par moment sarko tremble de froid, mais il a un gros stock de rustines, malheureusement.
C'est à chacun de Nous de prendre une par une les rustines par chacun de nos votes à son encontre. Attention, "la prise de la Liberté" par les votes négatifs pour lui, sera extrêmement dure, ne nous laissons pas aveuglés par les images "choc", par les beaux discours, par les nouveaux de la réserve de Sarkozy et surtout de ses JOCKERS dont leurs vitrines paraîtront mêmes miraculeuses, mais derrières celles-ci se trouvent un enfer pour la France, surtout qu'il sera emplement aidé par les états de politique extra libérale (enfin pour eux) aie aie aie sans compter et c'est le cas de l"écrire du monde des finances qui tire les ficelles de chaque Pays, exemple : il nous faut une guerre par-ci, une famine par là, en ce moment dans les pays soi-disant démocratiques, il faut que les états membres de ces pays ramènent au maximum nos salaires au plus bas , en fournissant l'excuse aux peuples que c'est la crise, etc....Comme Mr Trichet (il me semble qu'il est président de la banque financière européenne ) a dit qu'il faut encore mettre encore +++++ de rigueur dans les pays européens (bravo Mr Trichet).
Les intellectes (chercheurs de tous sujets de la société, les philosophes chauffant leurs pensées pour une meilleurs société, et bien d'autres), que SARKO veut éliminer du champs de la campagne présidentielle ces cerveaux de matières grises que la société ne peut vivre sans celles-ci, afin de la faire évoluer vers un monde meilleurs et plus juste, mais cela n'arrange pas Sarko vu que l'ensemble de cette matière grise va à son encontre, d'ou la nécessité de les écraser par tous les moyens soit-disant démocratique (rustines cité ci-dessus), bien sûr une matière "noire" comme Allègre (et bien d'autre) Sarko les adore, même à leur proposer d'être dans le gouvernement, quelle """pouffiasserie perverse""" dont Sarko est le roi collé à son siège (si en 2012 plus de sarko, je parie qu'il va piquer tous les trônes de l'élysées, il faudra bien lui dire qu'il prenne pas les trônes des toilettes, "lol").
Les médias, sarko à déjà depuis belle lurette tissé sa toile d'araignée et continue de l'agrandir (il faut lui dire que le peuple français n'a plus les moyens d'acheter de la soie (voir la hausse "spéculation" en bourse) "lol". Sarko, maintenant il vend la liberté d'expression , c'est à la tête du client, comme cela il est tranquille et en plus il a horreur de la concurrence, autant que les médias parlent le même langage que lui, il déteste les étrangers qui parlent un autre language que lui. Depuis, et bien avant il a commencé à appprendre le premier pas dans son parti, c'est comment manipuler la "guillotine" là vous ne pouvez pas dire le contraire, il est le meilleur ***bourreau*** en France il a eu de grands maîtres, après il n'est plus nécessaire d'avoir en main des diplômes, doctorat, et faire de grandes études, etc.... pour être Président.
Les jockers, malheusement je pense au otages français, pour Sarko se sont des aides de propulsions de sondage en sa faveur en se servant d'eux, quoique très sincèrement je souhaite de tout mon coeur (et notre coeur à tous) qu'il sorte ses jockers par la libération des otages meme si elle est manipulée, peu importe. Et il en a des jockers (meme les plus monstrueux pour l'insécurité, les étrangers, etc..), en manipulant le peuple français par la peur dégagée de temps à autre par un p'tit rayon de soleil, mais surtout n'oublions pas que Sarko a l'appareil entre ses mains du beau ou mauvais temps. Je pense qu'il faudra prendre un bon parapluie (météo campagne Présidentielle : tendance "du pouvoir" à de forts orages égocentriques )...
giseleh
KARCHER, MASSACRE, ABATTAGE de L'UMP
22 Octobre 2011 Par giseleh
Pour la 1ere fois Sarkozy va jusqu'au bout des paroles aux actes sur ce qu'il nous cache, en abattant toutes les personnes fonctionnaires ou pas proches du PS et d'autres par de minutieux complots, afin de faire le ménage au karcher, le massacre de toutes personnes gênantes pour sa campagne présidentielle. Quant-il présentera officiellement sa candidature, cet acte de massacre à la tronçonnage à grande échelle , va lui élargir sans contrariété sa campagne afin, de pouvoir installer sa mythomanie perverse....
Monsieur Sarkozy beaucoup de couches sociales de la France , celles des cadres, travailleurs moyens, de pauvres, d'exclus et de + vous avez "décadré" celle du budget des cadres supérieurs, vous croyez que vos belles paroles vont encore nous endormir, NON nous ne sommes pas des aliénés, nous savons réfléchir, dialoguer, parler (chacun avec ces mots) , penser et faire acte devant l'urne ne pas mettre votre "NOM = NON" où "NOM c'est NON" !!!!!
Comme il faut, faudra se serrer la ceinture avec grande rigueur, je préfère l"accepter avec justice sociale , et non avec injustice comme vous le faîtes, d'ailleurs je me pose la question qui est-ce qui est tombé dans l'aliénage avec vos doubles taxes sur les sodas etc...Bientôt vous mettrez des taxes sur chaque bulle d'air d'un sodas, vraiment du n'importe quoi.
Par la même, j'aimerai bien connaître (comme beaucoup de personnes) votre budget totale pour votre campagne présidentielle, ainsi que tous les partis d'ailleurs. Pas de triche et surtout pas de tueries indirectes pour remplir les poches de votre parti dans l'illégalité. Sur l'affaire de Liliane Bétencourt c'est bizarre comme cela tombe bien pour vous, soit, Liliane Bétencourt est brûlée, mais il y a toujours les "chéquétines" , et surtout la fille, complot ou pas ????????????????
Je suis certaine que vous allez faire flamber la France par des violences (filiales secrètes) , afin d'augmenter la non sécurité pour meubler votre campagne sur la sécurité, car coté croissance, dettes, votre gouvernance partiale vers vos amis, et principalement votre égo, de ce côté là vos meubles ont été saisie par le peuple Français.....!!!!!
Le lien ombilical mondial dont vous et vos amis dépendez volontairement de la politique du marché financier mondial qui est entrain de modeler le "veau d'or" sculture faîte avec les outils de toutes les perversités sans âme....
C'EST VRAIMENT LA GUERRE MONDIALE
L'europe est prise en otage, les pays arabes ont intérêt à ne jamais tourner le dos à ces faux amis qui les aurait aidés, mais dans ce monde sans âme il y a toujours, et toujours une arrière pensée d'argent bénéficiaire de + en + intense. J'ai un gros soupçon sur la mort de KADAPHI , encore un être humain ( un monstre) à ABATTRE, mais il devait savoir beaucoup de choses illégales vous concernant Monsieur Sarkozy, vos mains (par mission officieuse) ont-elles vos empreintes sur le canon du fusil ??????
Une chose importante parmi tant d'autres, c'est d'avoir réussi votre jeu diabolique d'arracher aux parents le cordon ombilical leurs enfants , ils vous appartiennent et les parents sont en deuils (cela ne vous rappelle pas un certain homme avec petite moustâche) d'avoir désorienté tous les repères vitaux de la jeunes en pleine adolescence, les isoler, faire semblant de les aider en leurs vendant du rêve (alccol, drogues, etc...) en culpabilisant fortement les parents de ne pas prendre leurs responsabilités, en leurs coupant le lieu des portes SOS, en leur supprimant les allocations familiales, etc...Maintenant vous vous attaquez aux enfants de la grande maternelle afin de les évaluer pour les ficher afin de les éjecter du circuit scolaire, qui peut prétendre à dire avec totale vérité que tel ou tel enfant sera apte ou pas apte, personne !!!!!! Beaucoup de critères rentre en ligne de compte, le HIC c'est que cette jeunesse emprisonnée et parallèlement abandonnée par vos soins va tomber DANS LA DELINQUENCE par votre faute, et l'on voit déjà actuellement les effets négatifs de votre plan diabolique depuis votre investiture au gouvernement de Chirac. Quant aux parents vous les abaissez et mettez le feu à vif aux tripes de leurs dignités.
Les personnes Agées , tant de promesses, tant de promesses, vous les abandonnez à leur sort dans la solitude totale. Horreur de votre part.
En 2007, je voyais et sentais en vous votre idéologie de pouvoir de tuer ou de ne pas tuer, d'éliminer ou pas , d'écarter ou pas, etc......Par la seule PHRASE que vous avez dîte avec une grande lueur dans les yeux :
JE VEUX UNE NOUVELLE CIVILISATION
Cette phrase a propulsé mes pensées vers HITLER et TOUS LES DICTATEURS
Même mes propres enfants me disaient, mais non ....................Et bien , constat.....
Grave, toutes les réorganisations des CAC/40, et de la fonction publique, sous couverture du bien être des travailleurs, dont les graines OGM font à merveille leur travail sur une immense étendue de propriétairfication des privés.
Cette planification d' OGM, ils l'ont mise directement sur l'ancienne immense étendue, brutalement, sans retourner, préparer délicatement les anciennes semences qui finissent par étouffer et se laisser mourrir (suicides, qui malheusement grandira de plus en plus) .
Se sont ces nouvelles réorganisations, (travail, santé, scolaire, sociale, économique, personnes âgées,, handicapées, enfin tous liens qui font fonctionner un pays démocratique juste et social, pour combien de temps ?????? Déjà les effets macabres (suicides) grandissent de + en + , Nous pouvons, peuple Français remettre avec du temps, de l'espoir, avec souffrance et rigueur, une démocratie française de justice, de solidarité, sociale, soit, elle ne sera pas immaculée mais la couleur blanche réaparaîtra en expulsant au KARCHER la couleur noire. NON à SARKOZY
Nous aussi nous voulons une nouvelle civilisation humaine dont son coeur sera La Liberté, L'égalité et La Fraternité c'est notre DROIT....NOUS LES INDIGNES
Monsieur Bonniol, qui semblez être Professeur des Universités en anthropologie, votre propos est fondé sur une superbe méconnaissance de l'étymologie des mots ... ou alors sur un racisme sous jacent !. Vous opposez "civilisation" à "barbarie" : si on examine l'origine du terme "barbare" on rappellera que " la barbarie" était le terme utilisé par les Européens jusqu'au XIX ème siècle pour désigner le littoral de ce qui est maintenant le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Libye. Vous opposer donc la "civilisation" à des terres d'islam, faisant ainsi pire que M. Guéant : personnellement je pense qu'en terme d'incompétence et d'inconvenance ous disputez la palme au Ministre de l'Intérieur. Et ceux qui sont béats d'admiration devant vos propos démontrent leur manque total de culture : si l'on veut critiquer le choix des mots, il faudrait peut être faire attention à ceux que l'on utilise.
La civisation dont parle Bonniol concerne le processus, pas "une" civilisation particulière. L'étymologie ne prouve rien, et certainement pas celle de "barbarie". C'est juste une surenchère d'intello qui pinaille sur le mode heideggerien et qui aboutit généralement à un délire sans intérêt.
Un texte se comprend par l'ensemble, et le texte de Bonniol ne parle pas de ça.
On mettra ça sur le compte d'un biais de juriste procédurier importé dans les sciences humaines - ce qui est aussi un mode de fonctionnement fréquent dans ce milieux.
"Si le Ministre avait employé les termes de « valeurs morales », ou d’ « idéaux politiques », qui aurait trouvé à y redire "
Quand on critique la terminologie utilisée, il faut faire attention à la terminologie que l'on utilise. Il ne s'agit donc pas d'un "biais de juriste procédurier" mais d'un simple rappel à une cohérence élémentaire
Un rappel à la cohérence élementaire est un "biais de juriste procédurier importé dans les sciences humaines". (Je vous rappelle que l'histoire de la pensée, depuis les sophistes, est fondée sur la pratique juridique, ce qu'on oublie souvent).
Comme il est dit plus bas "civilisation" et "civilisationS" ne sont pas la même chose, justement, en matière de terminologie.
Mais le point important est que le texte ne parle pas de ce dont vous parlez. Et c'est ça la véritable cohérence. Il est possible que le glissement se fasse à la lecture des commentaires, ce qui est souvent le cas. Sinon, il s'agit d'un détournement trollistique.
Furfande,
Si vous possédiez un minimum de "culture" vous ne conjugueriez pas à l'infinitif au lieu du présent de l'indicatif le verbe "opposer". Avant de rechercher vos mots dans le dictionnaire des synonymes et vos connaissances dans Wikipédia, commencez donc par apprendre les règles élémentaires de grammaire.
@touritourist
En ce qui vous concerne vous devriez commencer par apprendre les règles élémentaires de courtoisie, ce qui vous permettrait de constater qu'il s'agit d'une faute de frappe, mais faudrait il encore que vous ayez un minimmum d'intelligence
Vous ne parlez pas de la même chose, civilisation et civilisationS sont deux termes et deux concepts foncièrement différent et dont la définition et l'utilisation est acceptée largement. Il le précise d'ailleurs dans le texte, le terme de civilisation au singulier s'oppose de façon usuelle au terme de barbarie. Elle ne désigne pas une civilisation en particulier. Pour parler deS civilisationS, dans le sens de conglomérat de culture relativement unifiée créant un groupe plus large. Pour un développement plus long sur la différence entre civilisation et civilisationS, sur les définitions, etc. je vous donne à lire l'ouvrage de Tzvetan Todorov "La peur des barbares".
De toute façon, j'ai l'impression que vous cherchez la petite bête et que vous aviez parfaitement compris le propos du texte.
ET ,vous les règles de base d'un débat de fond, où il est si facile de ramener le texte à l'orthographe ou la typographie quand on n'a pas d'arguments à opposer à l'adversaire. Ce n'est pas ainsi que vous ferez avancer la pensée!
@ Georges de Furfande
C’est, il me semble, à Lewis Henry Morgan (1818 – 1881), souvent considéré comme le fondateur de l’anthropologie, que revient la classification de l’humanité en « civilisation », « barbarie » et « état sauvage ». Dans un contexte évolutionniste, on passe de l’inférieur au supérieur ou on disparait. C’est là que réside le fondement théorique du « devoir de civilisation » : pour le progrès de l’humanité, les civilisés doivent civiliser les barbares et les sauvages. Et si les dits barbares et sauvages se montrent récalcitrants, leur disparition est inéluctable, et leur destruction est dans l’ordre naturel. Aussi les génocides coloniaux sont inscrits dans un ordre naturel.
C'est bien ça le sujet. Mais c'est aussi un pb. Parce que ceux qui critiquent Guéant pensent évidemment la même chose (sans parler de lhistoire de la colonisation auquel tous les courants ont participé). Simplement, ils sont plus modernes dans l'expression de la notion de progrès (qui en comprend la critique).
Bref, la véritable critique de Guéant est qu'il n'est pas lui-même au sommet de la civilisation (c'est pour cela que j'ai développé ailleurs la notion de compétence comme moyen d'interprétation du monde et des débats eux-mêmes).
@Georges de Furfande
Merci pour cette leçon de malhonnêteté intellectuelle flagrante:
1) Je pense que c'est faire bien trop d'honneur à monsieur Bonniol que de lui attribuer la paternité de l'opposition "civilisation" et "barbarie". A moins que monsieur Bonniol ne soit également un des auteurs du Littré, il suffit d'ouvrir ce dictionnaire pour y lire: "barbarie: manque de civilisation..."
2) Vous osez parler étylomogie des mots d'un côté, et de l'autre vous vous contentez d'attribuer le mot "barbarie" au littoral sud de la méditérannée, ce qui n'en est absolument pas son origine.
3) Vous faites sciemment l'amalgame entre civilisation et civilisationS alors que c'est au centre du sujet abordé ici.
Enfin pour éviter d'aborder le fond du sujet, vous déportez le débat sur les attaques personnelles.
Il y a, je crois, 577 deputes et je n'en ai entendu qu'un seul. Ce silence assourdissant m'interpelle et me rappelle un poeme d'Aragon "fading de la tristesse oubli, le bruit du coeur brise faiblit et la cendre blanchit la braise".
Desormais c'est clair, il y a 2 France : l'une raciste, ancree sur un mythe du passe et fuyant l'avenir, c'est la France en zone occupee par les politiques creux n'ayant plus rien a proposer et denoncant alors l'Autre comme seule solution. Et aujourd'hui tous les Autres s'appellent Ali. Cette France est surrepresentee a l'Assemblee dite populaire et nationale.
L'autre France vit en zone libre, elle est bien plus jeune que l'autre et assume pleinement sa pluralite; ele est ancree dans ce XXIe siecle ou internet lui permet de communiquer a l'autre bout du monde et d'apprendre avec une facilite deconcertante sans passer par le clerge educatif. Petite precision : souvent cette France est un peu plus bronzee que l'autre, ce qui renforce les sentiments de peur de l'autre France. Bien que majoritaire, cette France n'est pas representee a l'Assemblee dite populaire et nationale. Et elle s'en moque. L'avenir est ailleurs !
L'éloge de la jeunesse, qui fut une base des idéologies fasciste et nazie, et une référence à la couleur de peau (je suppose que c'est ce que veut dire "est un peu plus bronzee que l'autre") comme caractéristique d'une supériorité. Décidément, la lepénisation des esprits fait des ravages! Les plus rigolo, c'est que cette démonqtration qu'il existe deux France, l'une supérieure à l'autre si j'ai bien compris, croit réagir à ce qu'a dit Guéant. On est vraiment mal barré!
Soutien massif à Monsieur Letchmi, ici et sur son blog, ainsi qu'à vous !
Il fait honneur aux valeurs d'un pays bien malmené par une clique qui agite des chiffons bien dangereux.
nous avons honte d'être représentés par de tels personnages;mais je pense que tout était prémédité,il suffit de lire les déclarations de n.sarkosy sur le figaro magazine de demain !!
je suis écoeurée de telles déclarations indignes de tels dirigeants;j'ai de plus en plus honte d'habiter en France;taisez vous Guéant,Morano,Berra et les autres;de bien tristes sires !!!
Dans quelle France vivons nous?il faut se taire si nous n'avons pas les idées d'en haut!!nous avons perdu une partie de nos libertés et nous devons subir ces horreurs a savoir diviser les gens pour alors mieux régner bien sûr
Cette belle analyse m'a permis de découvrir ce magnifique texte de Césaire que je ne connaissait pas. Merci beaucoup!
Parmi toutes les insanités, les commentaires désobligeants, les idioties habituelles,... que j'ai pu entendre ou lire (même libé s'y est collé ! Sartre réveille toi ils sont devenus fous!!!) je voudrais au passage signaler l'intervention de Mr Aphatie sur canal : pour lui Guéant a dit "quelque chose de faux" à quoi le député Letchimi a répondu de "manière outrancière".
Je suggère à ce brave Mr Aphatie de prendre le temps de lire attentivement les 2 déclarations (il peut facilement les trouver sur le site mediapart) et nous redire de quel côté se trouve l'outrance...
Quand bon nombre de journalistes et de commentateurs de médias télévisé emboîtent le pas aux oies blanches de l’assemblée nationale sans prendre l’exactitude des propos du député Serge Lechtchimy, nous sommes en droit de penser qu’ils ont fauté professionnellement ou bien font ils de l’entrisme, alors qu’ils aient le courage de dire publiquement qu’il respire la fielleuse sarkozy dangereuse : n’oublions pas que la propagande du III Reich a prôné la supériorité de la civilisation aryenne, et nous savons ce qu’elle a produit d’inhumain.
Monsieur le député de la Martinique, en votre qualité de digne représentant du peuple français je tiens à vous féliciter pour votre verbe juste et déclencheur de vigilance car il est vrai que ce met en place une ambiance malsaine ou de nouveau l’individu sera stigmatisé.
Quand certains voudraient un référendum sur les chômeurs, nous atteignons l’indicible.
Entièrement d'accord, il faut soutenir M. Letchimy. Il s'est exprimé avec dignité en représentant du peuple, il n'est certainement pas allé trop loin. Comme d'autres, je suis moins choqué, politiquement parlant, par les propos de M. Guéant, qui ne font qu'exprimer une conception inégalitaire et intellectuellement bien courte dont on savait depuis longtemps qu'elle est la sienne, que par la mollesse du soutien à M. Letchimy du Parti socialiste (M. Hamon lui faisant l'injure de dire que ses propos avaient certainement dépassé sa pensée).C'est un signe atterrant de l'ampleur de la dérive à droite de ce parti.
Arrêtons aussi de parer les paons des plumes qu'ils agitent devant nos yeux : M. Roucaute a des diplômes de philosophie, certes, comme beaucoup d'entre nous, mais il n'est pas philosophe --il n'a jamais été recruté en philosophie à l'université et à dû se rabattre sur la science politique, discipline apparemment moins regardante sur les contenus. Et il a toujours été de droite.
Ceci dit pour revenir sur l'article, sur le (très beau) texte de Césaire et certains commentaires, et si l'on veut comprendre et non pas seulement condamner (deux actes l'un et l'autre nécessaires, mais distincts), il me semble qu'il vaut mieux ne pas tout mélanger trop vite dans la même soupe de l'horreur jusqu'à dire que le nazisme vient de la colonisation. Césaire nous rappelle que la torture avilit le bourreau, non sa victime. Puis nous dit que les pratiques de la colonisation ont ouvert la voie aux pratiques du nazisme. Peut-être. Mais la causalité est, au moins, moins directe. Les grandes nations colonisatrices ne sont pas à l'origine du nazisme. Et sur le plan idéologique cette fois, il y a une histoire et une généalogie proprement européennes de la conception nazie de l'humanité, qui comme les conceptions colonisatrices (celles de Jules Ferry, par exemple, "les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures", discours de 1885) sont issues des pensées inégalitaires (voire anti-égalitaristes) du 19° siècle, mais en sont un autre rameau, une autre branche, plutôt qu'une conséquence (faire de Jules Ferry un précurseur du nazisme serait un peu fort de café, quand même). Pour ce qui concerne le nazisme, c'est du côté de l'exacerbation des nationalismes européens à la fin du 19° siècle, plutôt que du côté de la colonisation, qu'il faudrait aller voir, je crois.
Oui, vous avez largement raison... Le problème de la généalogie du nazisme est complexe, et, parmi ses causes directes, l'exacerbation des nationalismes européens de la fin du 19° siècle (puis la tuerie de 14-18, suivie de la frustration allemande du "coup de poignard dans le dos") est certainement majeure. Mais le mérite du texte de Césaire est de démonter un contexte idéologique plus général du rapport entre les peuples, dans lequel cette généalogie s'enracine également. Les impérialismes de la fin du 19° siècle ne sont-ils pas entièrement liés au choc des nationalismes de l'époque (l'Allemagne fut effectivement en la matière un acteur de second plan, mais elle y joua malgé tout son rôle) ? La colonisation, dans sa première version, esclavagiste et mercantiliste, puis dans sa deuxième version, impérialiste et capitaliste, a été le principal vecteur de la brutalisation des rapports enttre les peuples, et s'est largement appuyée sur une conception raciale de ces rapports, que le nazisme a ensuite amplifiée, jusqu'à la lutte pour l'"espace vital" et la "solution finale"...
Hier dans le Soir3 , Najat Valaud Belkacem a défendu avec clarté et force M.Letchimy . Je n'ai pu m'empêcher de comparer avec la "tiédeur" des propos de Hollande sur ce même sujet (je n'ai pas entendu les autres socialistes) . Mais voilà , on sait d'où vient Najat n'est-ce pas ! Elle reste fidèle à la façon d'agir courageuse et déterminée de Ségolène .( même chose quand on entend Delphine Batho !)
Je pense que M. Serge LETCHIMY a dit tout haut ce que beaucoup de Députés pensent de M. GUEANT.
Depuis qu' il a été nommé Ministre de l' Intérieur, il multiplie les interventions provocatrices et racistes, s' ennorgueillit d' avoir "expulsé" plus de 30 000 étrangers en 2011.
Dans toutes ses interventions, il "distille des phrases" sur la préférence nationale.
Sa place est au FN !
Sarkozy est bien encadré, Guéant et Buisson, ancien de Minute, Hortefeux, Besson, Estrosi, Morano entre autres qui agissent sur ses ordres. Il devrait être condamné pour le financement frauduleux de sa campagne 2007 (avec Woerth)
Bientôt ces personnes ne seront plus au "plein Pouvoir"
Bravo pour le courage dont a fait preuve M.Serge LETCHIMY.
Pour un soutien franc et massif à Serge Letchimy :
OUI !
A Serge Letchimy, reprenant Aimé Césaire, et sauvant l'honneur d'un pays aux mains d'obscurantistes que plus rien ne semble arrêter : RESPECT ! MERCI POUR NOUS.
Pour un soutien massif à Serge Letchimy ,il était tant qu' on dise haut et fort STOP à tous ces propos nauséabonds à but électoraliste
Oui, bien sûr.
Pour un soutien franc et massif à Serge Letchimy :
OUI !
Il sauve l'honneur de l'Assemblée Nationale
http://blogs.mediapart.fr/blog/stephanelavignotteorg/100212/incident-lassemblee-le-tabou-leve-par-serge-letchimy
http://blogs.mediapart.fr/blog/olivier-favier/080212/le-futur-dune-allusion-gueant-letchimy-et-la-probabilite-pour-les-nu
http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-wittorski/070212/soutien-monsieur-letchimy
Et ci-dessous, lisez les contributions dont celle de Patrick Chamoiseau :
Soutien total
http://www.martinique.franceantilles.fr/opinions/polemique-letchimy-gueant-vos-tribunes-10-02-2012-144234.php
Mossieu Guéant est le sinistre de l'irriteur. Mossieu de Furfande s'estime au logis mais il est bien seul pour défendre les indigènes de la droite dure.
Bravo à M.Letchimy qui est aujourd'hui l'honneur de la France comme Zola en son temps, ou Hugo.
Bon rappel d'Aimé Césaire, qui me confirme que le nazisme est venu du colonialisme et du génocide des peuples indigènes d'Amérique, Nord et Sud, et d'ailleurs. Si on avait pu exterminer dans le silence les peuples d'Amérique, le petit moustachu s'est dit qu'il pourrait faire de même en Europe.
Il y a pas mal d'années le Canard tenait une rubrique de l'anti-France (par antiphrase) : M. Letchimy mériterait d'y figurer.
Allez voir aussi l'article de P. Chamoiseau sur le site du Monde.
n+1
Oui ! Il faut soutenir Serge Letchimy.
Au-delà de l'homme qui , à le voir fier et calme, à l'entendre aussi, suscite mon profond respect de citoyen pour son attitude républicaine, en intervenant ainsi devant l'Assemblée Nationale pour stigmatiser les propos des "Princes de la République" au langage sans mesure, il n'a fait que défendre l'humanité. "L'injure faite à l'homme" est réelle. Oui, je me suis senti humilié et injurié par Claude Guéant.
Et puis je me suis souvenu d'un livre, "Anthologie du roman maghrébin, négro-africain, antillais et réunionnais d'expression française de 1945 à nos jours" (Ed. CILF-DELAGRAVE, 1986). Page 66 on y découvre ceci, un texte d'Aimé Cézaire emprunté à son premier livre:
"Mais parlons des colonisés.
Je vois bien ce que la colonisation a détruit : les admirables civilisations indiennes et que ni Deterling, ni Royal Dutch, ni Standard Oil ne se consoleront jamais des Aztèques ni des Incas.
Je vois bien celles -condamnées à terme- dans lesquelles elle a introduit un principe de ruine : Océanie, Nigéria, Nyassaland. Je vois moins bien ce qu'elle a apporté.
Sécurité ? Culture ? En attendant, je regarde et je vois, partout où il y a face à face, colonisateurs et colonisés, la force, la brutalité, la cruauté, le sadisme, le heurt et, en parodie de la formation culturelle, la fabrication hâtive de quelques milliers de fonctionnaires subalternes, de boys, d'artisans, d'employés de commerce et d'interprètes nécessaires à la bonne marche des affaires.
J'ai parlé de contact.
Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, l'impôt, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.
Aucun contact humain, mais des rapports de domination et de soumission qui transforment l'homme colonisateur en pion, en adjudant, en garde-chiourme, en chicote et l'homme indigène en instrument de production.
A mon tour de poser une équation : colonisation = chosification.
J'entends la tempête. On me parle de progrès, de -réalisations-, de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux mêmes.
Moi, je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, de cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées.
On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer.
Moi, je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure où j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à la danse, à la sagesse.
Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme.
On m'en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d'hectares d'oliviers ou de vignes plantés.
Moi, je parle d'économies naturelles, d'économies harmonieuses et viables, d'économies à la mesure de l'homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières.
On se targue d'abus supprimés.
Moi aussi, je parle d'abus, mais pour dire qu'aux anciens -très réels- on en a superposé d'autres- très détestables. On me parle de tyrans locaux mis à la raison ; mais je constate qu'en général ils font très bon ménage avec les nouveaux et que, de ceux-ci aux anciens et vice-versa, il s'est établi, au détriment des peuples, un circuit de bons services et de complicité.
On me parle de civilisation, je parle de prolétarisation et de mystification."
Discourssur le colonialisme, p. 20-23, Paris, Présence Africaine, 1955.
Oui ! Soutenons Serge Letchimy et lançons cette pétition indispensable à la défense d'un homme qui n'est pas un pion et honte à Claude Guéant, au gouvernement qui a fui l'hémicycle et ses responsabilités comme les députés de la majorité qui ont approuvé et suivi comme des moutons par peur d'un vrai débat.
Soutien inconditionnel à Serge Letchimy, bien évidemment
Que dire de plus?Bravo messieurs pour votre honnetete , pour votre liberte d etre des hommes de la belle pensée au sens noble du terme.Merçi pour eux,pour nous Monsieur Letchimy de nous redonner de la dignité.
Oui, oui, oui au soutien à Serge Letchimy.
Tout mon soutien à Serge Letchimy,un député courageux.
Vous avez raison, le soutien à Serge Letchimy est essentiel!
LETCHIMY PRESIDENT !!!!!
avec tout mon soutien
soutien total et entier ;
Les propos de Mr Guéant sont une insulte grave à l'humain, à l'humanité.
Soit il emploie le mot "civilisation" de façon impropre, au lieu du mot "société" par exemple, c'est de l'incompétence totale et il n'a rien à faire au gouvernement, soit il emploie ce mot "civilisation" par calcul politique, politicien, où par calcul partisan, c'est totalement méprisable.
En outre cela accrédite totalement "le choc des civilisations" de feu Huttington, formule qui avait ravi les marchands d'armes de tout poil et les réactionnaires de Davos, et comble d'aise tous les archarnés de l'ultra- nationalisme au lieu de travailler au principe de citoyenneté du monde, de citoyenneté universelle.
Monsieur LETCHIMY , Bravo et Merci !!!!
accés a la pétition. www.petitions24.net/aucune_excuse_aucune_sanction_soutien_total_a_m_letchimy
Je suis en accord complet avec ce texte. Je voudrais simplement y ajouter un commentaire sur l'Histoire. En effet le Ministre de l'Intérieur ne fait qu'emboîter le pas de toutes les manipulations de l'Histoire dont le Président de la République est si friant. De citations de Jaurès aux Glières en passant par les délires morbides de l'adoption d'un enfant mort en déportation par un élève en CM2 au discours de Dakar et aux poursuites des "trois de Tours" qui ont comparé l'action du M. Hortefeux à celle de Vichy: la coupe est pleine et donne envie de vomir. Car c'est une des spécialité de l'extrême droite post-hitlérienne de reprendre l'histoire en retaillant les perspectives à sa guise. L'Histoire n'est en fait qu'un magasin d'accessoires pour travestir son action. Au fond la droite hait l'Histoire qui est associée, dans l'esprit de M Sarkozy, à la repentance... J'en suis témoin en ce qui concerne les anciens déportés civils (politiques) pour lesquels, en particulier, il y aurait un devoir de mémoire, où ça? pour qui ? à qui? Moins on le caractérise plus on peut l'invoquer à tout moment et à tout instant. C'est ce que ne manque pas de faire le Président de la République!
Jean Weil écrivain, interné à Drancy (gardé par la gendarmerie française) presque deux ans et déporté un an à Bergen Belsen (Allemagne) de 4ans à presque 7 ans, inscrit sur le mur des noms.
21 050 signatures:
www.soutenirsergeletchimy.fr
Deux autres pétitions ont aussi reçu 6 250 signatures à elles deux !! soit 27 300 signatures au total
soutenons sl
soutenons de toutes nos forces serge Letchimy!
MERCI,MERCI,MERCI à Serge Letchimy,vous redonnez un sens au mot POLITIQUE qui en a bougrement besoin!!!!!!!!!!
MERCI ,MERCI,MERCI à Médiapart de nous antidoter de tous ces remugles infects et nauséabonds !
peu de choses a ajouter , mais le clan des fans de g...l'entendra t-il ? drapé dans leur besoin de supériorité, justement parce qu'il se savent si petits.
Un dicours magnifique, un député courageux. honte à la bande de minus de l'autre côté.
Ernest Pépin a adressé le 7 février à Claude Guéant une lettre ouverte qu'a publiée France-Antilles dans son numéro des 11 et 12 février en courrier des lecteurs. "J'espère que mes propos indignés auront la résonnance que l'on doit à la dignité bafouée" écrit-il.
L'intervention solitaire de Serge Letchimy devant l'Assemblée Nationale a été courageuse et fera date.
Le président du conseil régional de la Martinique aura-t-il le même courage pour s'interroger sur le bienfondé de la surrémunération des fonctionnaires dans les DOM (40% aux antilles et en Guyane, 53% à la Réunion) ? Cette surrémunération dont l'application remonte à une loi du 3 avril 1950 est-elle encore justifiée ? Le poids des dépenses de personnel et la faiblesse de la fiscalité locale dans les DOM sont à l'origine des difficultés financières très graves des collectivités territoriales. Selon le rapport de la mission commune d'information sur la situation des DOM (n° 519; 2008-2009), la part des dépenses de personnel dans les dépenses de fonctionnement des régions d'outre-mer est égale à plus du double de ce qu'elle est en moyenne pour l'ensemble des régions françaises...Certes, une partie, mais une partie seulement de la surrémunération est justifiée par la cherté de la vie. Et, paradoxalement, cette surrémunération pèse sur les prix. Elle est aussi facteur d'éclatement de la société : d'un côté des fonctionnaires assurés de leur emploi et bien rémunérés, de l'autre, une population à l'emploi précaire et moins bien rémunérée ou touchée massivement par le chômage. Il en naît de fortes tensions sociales comme celles qui ont abouti aux mouvements sociaux du début de l'année 2009. Si ces mouvements ont débouché sur d'invraisemblables (au plan juridique) accords mettant à la charge de l'Etat, des régions et départements une part de la rémunération des salariés du public et du privé percevant une rémunération inférieure à 140% du SMIC, on observera que les plus démunis n'y ont rien gagné et que l'écart s'est donc encore creusé. On retiendra aussi que les agents de la Sécurité sociale, qui avaient jusqu'alors, une majoration de salaire de 25%, ont obtenu qu'elle passe à 40%.
M. Letchimy, n'est-il pas temps de réfléchir à tout cela et d'amorcer une marche arrière progressive qui inciterait au développement des emplois dans le secteur privé, entraînerait une diminution des prix et serait ainsi profitable à l'ensemble de la population ?
Merci à Jean-Luc Bonniol pour son excellent billet (qui m'a rappelé notre conversation au bord de la piscine)