Enfin un programme commun?
- Révolution fiscale. Suivant les idées de Picketty (ici). Suppression de l'impôt sur le revenu criblé de niches, et création d'une nouvelle CSG prélevée à la source, autant sur les revenus du capital que du travail. Cela permettrait d'établir une assiette progressive : on taxe à plus de 60% les revenus annuels par personne supérieurs à 100 000 Euros, et un % dégressif par la suite pour répartir équitablement l'assiette fiscale.
- Salaire maximal : Vingt fois le plus petit salaire dans l'entreprise, par exemple. Soit au moins 240 000 Euros par ans si l'entreprise se contente de verser le salaire minimum. L'intéressement au capital (stock options) doit être déduit de ce montant. ce montant est largement suffisant pour recruter des cadres supérieurs excellents. S'il y a départ des vieux, cela ouvrira la voie pour des jeunes cadres ambitieux. L'aisance financière est assez attractive, mais c'est surtout l'intérêt du challenge qui motive ces managers.
- Interdiction des montages financiers (sociétés écrans et fondations) qui permettent l'évasion fiscale par le truchement de d'artifices légaux, comme les holdings de Lilianne Bettencourt qui sont exempts d'impôts.
- Augmentation massive des droits de succession, en particulier les biens mis en location, non habités ou mobiliers, afin de favoriser une plus grande mobilité de l'immobilier et une meilleure répartition des richesses que celle d'une éternelle reproduction.
- Transparence fiscale : Mise en ligne des taux d'imposition de chacun, des sources de revenus, afin de pouvoir mettre à jour les éventuels trafics d'influence, en particulier en ce qui concerne les élus, les chefs d'entreprise.
- Transparence budgétaire : mise en ligne des ressources de toutes les collectivités locales et de l'utilisation de leurs ressources, y compris la part salariale et les indemnités des élus.
- Interdiction de l'achat et de la vente à découvert d'actions sur la place de Paris, pour enrayer la spéculation financière à court terme.
- Défiscalisation totale des secteurs "recherche et développement" pour encourager l'innovation industrielle des entreprises et l'implantation en France d'entreprises compétitives.
- Nationalisation progressive des écoles privées et des cliniques, investissement massif pour la réhabilitation de ces services publiques qui deviendraient des prérogatives régaliennes. Les établissements confessionnels ou à particularismes pourraient garder leur originalité, mais sous une tutelle de l'Etat et l'obligation de ne plus sélectionner les élèves et les patients. La gratuité remettrait l'égalité à l'ordre du jour.
- Relance de l'initiative européenne par le biais du droit social : faire voter des directives du droit du travail qui sont le pendant des directives économiques.
- Droit de vote aux élections locale pour tous les résidents en France.
- Vote d'un protocole et d'une charte d'engagement pour les forces de police et de gendarmerie : consignes du ministère de l'Intérieur pour que cessent les contrôles non-motivés d'identité et redéploiement des forces de sécurité vers les quartiers qui en ont vraiment besoin.
- Mise en place de coopératives de production facilités dans les domaines industriels et agricoles, où les salariés en autogestion bénéficie du même statut qu'actuellement les auto-entrepreneurs.
- Suppression du mode injuste de désignation du Sénat, remplacé par une nouvelle chambre élue à la proportionnelle.
- Suppression de l'inféodation du gouvernement au Président de la République, qui n'est plus que le représentant de la France dans le monde et le recours en cas de crise (pouvoir de dissolution, état d'urgence). Le Premier ministre doit être candidat et désigné par les deux chambres votant en congrès. Et il est révocable par l'Assemblée nationale.
Il faudrait désormais que des candidats discutent de ces propositions simples et pratiques, relativement faciles à mettre en place. Que les candidats PS ou EELV qui sont contre une ou plusieurs expliquent et motivent publiquement leur choix. Il faudrait que les candidats d'extrême-gauche acceptent ces propositions comme des cadres à leur action, sans y ajouter des pré-requis révolutionnaires datés d'une époque ou seule la violence pouvait se prévaloir de la noblesse en politique. Pragmatique, il faudra certainement se contenter du candidat qui soutient les positions les plus approchantes, ne serait-ce qu'une seule, cela méritera le déplacement du vote.
Cette liste est personnelle, chacun doit composer la sienne. la constitution d'un programme politique commun passe ensuite par une synthèse de compromis acceptable par le plus grand nombre.
Apports des commentaires :
1/ Supprimer tout lien hiérarchique entre pouvoir judiciaire et pouvoir exécutif ( plus de parquet aux ordres ) 2/ Un conseil constitutionnel formé uniquement de magistrats.3/ Une cour des comptes dotée d'un véritable pouvoir d'assignation en justice pour dilapidation où mauvaise gestion des finances publiques....(03/02/2011 10:24Par aetius)


Tous les commentaires
Un programme commun
Malheureusement non communément partagé !
Je ne sais pas supprimer ce qui est inutile : partager....
La position du PS sur les questions institutionnelles reste très timide : Voir l'article de Mediapart ici.
A cette liste, intéressante, devrait, à mon avis, pour faire sens, être ajoutées les questions de socialisation des biens communs (eau, transports, énergie, communications etc.) sans préjuger de leur forme ni de leur niveau d'appropriation sociale (l'eau peut être en régie municipale, certains transports en régie régionale, l'énergie ou le crédit bancaire en national et La Poste au niveau européen, d'autres moyens de production ou de services mis en coopératives etc.).
D'autres "réformes" radicales seraient indispensables comme la suppression du secret bancaire et bien d'autres démantèlements de 'emprise oligarchique sur notre pays.
Bel effort, néanmoins.
La liste que je propose est arbitraire et personnelle. Pour vous, il manque des éléments "indispensables", pour d'autre, il y a des choses "inacceptables". C'est irréconciliable. Essayons donc d'éviter la rhétorique du "tout ou rien" pour admettre que les progrès sont tous bons à prendre, même si le dénominateur commun nécessaire à l'union n'est pas l'Idéal.
La beauté du monde dépend des yeux qui le regardent.
Si votre programme n'est en rien amendable et qu'il n'est pas possible d'avancer une idée sans se faire sévèrement tancer, ne l'appelez pas commun mais "perso" !
D'autant que s'il n'y a aucune réforme économique radicale avec des appropriations sociales telles que je les indique dans mon post, votre programme peut être considéré comme nul et non avenu.
Je ne voudrais surtout pas vous gêner en intervenant sous votre billet mais vous devriez titrer "Enfin, le programme Gavanon" !
Vous avez mal lu : c'est le mot "indispensable" qui me gêne. Rien n'est indispensable, il n'y a pas de préalable à avoir. C'est tout.
Bien vu, Velveth !
Kilaicon, Gavananon !
Je vous plains.
Kelkon...
C'est une base de travail intéressante, à discuter ...
La révolution tient dans le fait d'une meilleure équité fiscale, très mal en point depuis 30 ans et en déconfiture depuis 3 ans ...
Une assiette élargie de l'impot et progressive va dans le bon sens.
Et un impôt lisible sera plus facilement accepté que l'actuel système où chacun tente de passer entre les mailles du filet fiscal. Même pour les riches : afficher clairement sa contribution redeviendrait une preuve de civisme et de respectabilité.
Comment passer de ce billet ici sur Médiapart à un document qui pourrait servir de grille d'analyse et permettre de choisir le candidat le mieux disant?
Et comment motiver chaque candidat à se prêter à cet exercice et obtenir des engagements?
L'intention est louable mais paraît difficile à réaliser.
C'est vraiment la question que je me pose. L'idée de Mediapart de mettre ce billet en première page m'a surpris, mais si elle permet de relayer cette grille, de l'amender et de la transmettre, pourquoi pas?
Il faudrait imaginer un engagement (du type de celui que Hulot avait proposé) de candidats à respecter à minima certaines propositions, pas forcément toutes, pas forcément tout de suite.
Quand j'ai voulu l'amender, je me suis fait tancer.
Je me garderai bien désormais de toucher à cet édifice qui est vôtre même s'il n'a que la couleur d'une alternance sans alternative puisqu'en rien il ne s'en prend à l'oligarchie qui régit tout.
Construire ou détruire d'abord. C'est tout le débat. Nous ne sommes pas d'accord sur ce point. Je pense que l'on ne peut pas être crédible quand on ne propose rien de concret. La remise en cause d'un système n'est pas une question de stratégie, c'est une question de créativité. Cette inversion des priorités était déjà reprochée à Trotsky par Lénine ("trop attiré par le côté administratif des affaires"). "Le communisme, c'est l'électricité".
Que viennent faire ici Lénine et Trotsky dans un programme qui est moins à gauche que celui avancé par Bayrou ?
Vous avez le sens de l'humour.
J'ai bien ri.
Merci Velveth ! Moi aussi, je me fends bien la poire avec Kelkon-qui-me-plaint-ouin...
@ Y Najiels
Que proposeriez vous, vous, de constructif ?
Et je te réponds : parce que tu trouves que la clique capitalo-parlementaire UMPS a construit quelque chose ? Ben mon vieux, elle aurait mieux fait de s'abstenir ! De fait, ceux qui nous disent de mettre les mains dans le cambouis nous ont bien souvent mis dans la m... !
On-gave-un-âne est de ceux-là. Apparemment vous aussi.
_
@Velveth :
Les citations de Lénine sont vraies. Mais c'est du folklore, vous avez raison. Sur ce qui est concret et que vous avez proposé dans ce fil, Delanoë vient d'annoncer une baisse de 5 à 10% de la facture d'eau des Parisiens grâce à la municipalisation du service. C'est un exemple encourageant, mais certaines gestions publiques locales ont été calamiteuses, et il faut que chaque collectivité choisisse de s'investir/s'associer dans ces politiques autonomes. La contrainte légale me semble contraire à la liberté locale d'organisation. Par contre, comme le propose aetius sur ce fil, des procédures de la cour des comptes pour démontrer la pertinence des choix opérés permettraient sans doute d'orienter le vote vers les listes qui proposent ces re-municipalisations.
Quand j'emploie - à dessein - le terme de socialisation, c'est bien pour que l'objectif d'appropriation sociale des "biens communs" soient décidés par les usagers et les salariés et restent sous leur contrôle et non sous celui d'élus corrompus comme j'ai pu en connaître (RPR, UDF, PS et PC) lorsque je travaillais, à un haut niveau, au sein de la Générale des Eaux.
Alors nous sommes d'accord. La démarche doit venir de l'auto-détermination des usagers, et la liberté de chaque territoire doit être maintenue. Encourager la socialisation des biens essentiels.
Dans votre programme commun des "Frères Ennemis", y'a comme un os dans l'pâté, l'un cherche l'autre depuis 1984 !
Je suppose que vous ne l'avez pas fait exprès !
Démarche intéressante et positive ....
Merci. Mais corrigeons ce brouillon.
Tu te prends pour Adam ?
Le changement radical dont on a besoin, n'est-il pas qu'au lieu d'annoncer la liste de ce qu'il faudrait faire, changeons la façon de s'y prendre pour prendre les décisions.
Le train de mesure, et hop, tout s'arrange.
Y'a qu'à, faut qu'on.
JMG est bien intentionné. Mais il ne sait pas comment penser en dehors du système qui produit le problème à résoudre.
Il n'y a jamais, jamais de solution aux problèmes produits par un système, à l'intèrieur de ce système. Dans aucun cas. Par définition. Par pure logique. Il ne peut pas y en avoir. Aménager, c'est prolonger, renforcer.
@ Bernard Colin
Y'a pas qu'à, faut pas qu'on ...
Vous me semblez bien intentionné vous aussi, alors que proposez vous ??
@Bernard :
Y a qu'à tout casser alors?
Comme le disait José Marti, sous les cendres, il y a le lueur des brasiers.
Je préfère vivre ici et maintenant en colmatant les fuites que de jouer à la roulette russe de la Révolution violente pour m'entendre dire qu'on est sur la bonne voie pour le paradis de dans mille ans.
@ JMG
En attendant le grand soir, ou l'aide du futur ministre tunisien des affaires étrangères, rien n'empêche de creuser ce sillon pour voir où il nous mènera.
@JMG, donc c'est par crainte de la violence que vous proposez de conserver ce système. Mais cher ami, il n'y a pas que le choix entre tout casser, amener la violence, et amenager pour que ça tienne encore un peu.
Je ne propose pas la violence, je la dénonce. Je propose de renverser ce régime ultraviolent.
Je propose de l'aider à tomber, de le pousser un peu, le vioque. Je propose d'arrêter l'acharnement thérapeutique. Je propose de prendre le problème de l'extérieur, en modifiant d'abord la façon dont on prend les décisions. C'est à dire de changer de régime politique. D'entrer dans une république qui corresponde à la société, aux mentalités d'aujourd'hui. Et de préparer l'avenir. Je propose que l'on opère pour que les élus retrouve la confiance du peuple.
Il n'y a rien d'indigne.
@BC : Changer les relations au politique sans violence, mais pas non plus par des réformes (institutionnelles ou économiques). La métaphore des soins palliatifs est parlante, mais concrètement, en faisant quoi? Quelle action entreprendre? Il ne s'agit pas de principes, ni de numéro de république, ni de personnel, alors?
J'aime bien parler avec vous, parce que j'ai l'impression d'un certain voisinage et en même temps d'une telle distance, que j'en reste comme deux ronds de flans.
Bien sûr on ne peut pas refaire le Quoi Faire, ici sur ces fils. Je dis qu'il n'y a pas adéquation entre le peuple (au sens large) et la façon dont la vie politique se déroule. J'en conclus qu'il faut des changements (économiques, sociaux, institutionnels, constitutionnels).
Ces changements peuvent prendre la forme de réformes, ou de révolutions. La fonction d'une réforme étant d'actualiser un régime, la fonction d'une révolution étant de rendre un régime révolu.
(Certaines réformes sont plus violentes que certaines révolutions.)
J'insiste sur le fait que la façon dont on engage ces changements, les oriente. (Les Etats Géneraux étaient là pour ça. relisez les nombreuses fois où les Etats Généraux ont été convoqué.)
C'est pourquoi, je dis qu'il est plus efficace plus riche, plus productif, de changer de république, que de la modifier. La Vème était une solution parfaite au sortir de la colonisation, et de l'instabilité. Après 53 ans d'histoire et une palanquée de modifications, elle n'est plus adaptée à nos besoins politiques. Trop de concentration de pouvoir et pas assez de pouvoir réel, en même temps.
je dis qu'il faut redynamiser la démocratie, en se la réappropriant.
Après quoi faire, comment faire.
Tout d'abord, arrêter avec les mesurettes symboliques, les micro-améliorations du pas à pas qui recule plus vite qu'il n'avance. Arrêter de les penser, arrêter de les proposer, arrêter de défendre des élus qui les proposent.
(métaphores: ravauder un tissu qui craque de partout. Faire un peu la vaisselle le dimanche, après une engueulade de couple.)
Ensuite écouter les corps sociaux.
Je propose la mise en oeuvre d'une constituante.
Je pense que le Conseil Economique et Social, réformé, consolidé, élargi, doit faire partie du pouvoir législatif.
Je pense que le président de la république pose plus de problème qu'il n'en résout.
Je pense qu'il faut fusionner toutes les caisses (sécu, retraites, chômage, tp, impôts et taxes, cotisations) en un seul organisme géré de façon paritaire par les corps sociaux, syndicats, élus spécifiques, représentants à étudier) et mettre en place le prélèvement à la source, avec une répartition affichée et négociée.
Je pense qu'il faut publier le budget de l'armée, commenté et analysé séparément par plusieurs courants politiques.
Je pense qu'il faut des mandats spécifiques sur des dossiers.
La philosophie générale de tout ça, c'est un contrat social qui tienne compte de la réalité de l'humain, et d'une situation historique donnée.
Encore beaucoup de choses, des chapitres entiers, l'économie, l'institution, la socièté, la constitution,...) Pas la place ici, ce post est déjà beaucoup trop long.
PS à propos de la violence: La révolution française a fait 17 000 condammnés à mort en 2 ans. La terreur.
La répression de la commune de Paris a fait le même nombre de mort en une semaine, sans procès. Plus tous les autres dans les 2 années qui ont suivi (je n'ai plus le chiffre en tête). L'horreur.
D'accord avec beaucoup de points.
Sans faire une fixette, je répète néanmoins qu'un changement radical simultané doit s'opérer dans les domaines des institutions, économiques et sociaux et écologiques.
Rien ne pourra durablement changer sans priver l'oligarchie régnante de ses pouvoirs.
D'où l'importance de la socialisation des biens communs que j'ai développé par ailleurs.
Merci du rappel Velveth.
Le prix Nobel d'économie 2009, Elinor Olstrom, a démontré que les biens communs, gérés hors institutions, hors sous traitant, mais directement par le rassemblement citoyen (cad le politique en fait) était viable économiquement.
PS, toi Velveth, qui est un fervent démocrate, es-tu prêt à accepter que la démocratie mène à des endroits que tu réprouves ?
@Bernard Colin :
J'ai fait mes diplômes universitaires sur la Révolution. Je crois en avoir assez de souvenirs pour bien comprendre. Vos propositions rejoignent assez souvent les miennes et sont tout à fait complémentaires. Il me semble que l'idée de la Constituante (si l'on veut être révolutionnaire, parlons de Convention) est un chemin, pas un but. De toutes manières, il faudra d'abord passer par l'élection d'un président et d'une législative ordinaire qui pourront mettre en place l'élection d'une Constituante : sacré risque pour des députés. Cette élection doit se faire sur un programme institutionnel : il faut donc une chambre exceptionnelle qui soit élue sur des propositions constitutionnelles.
S'il n'y a pas de projet de Constitution, ce n'est pas faisable. Le processus me semble donc compliqué à mettre en oeuvre.
Une solution beaucoup plus simple serait de légiférer par référendum : créer une nouvelle constitution en amont des élections et s'engager ensuite à la faire ratifier par la population.
Sur les mesures non-institutionnelles, nous convergeons dans deux principes : transparence des budgets, simplification des prélèvements obligatoires. Le constat de la nécessaire lisibilité de l'action publique et des contributions de chacun est assez commun. C'est un thème qui doit être creusé. Y joindre une réflexion sur l'écart acceptable des salaires et la fin de la course à la dissimulation fiscale est à mon avis essentiel.
PS : Robespierre était un farouche opposant à la peine mort, grand lecteur de Rousseau. La Terreur n'est justifiable, pour le Comité de Salut Public, que par la situation de guerre civile et étrangère. Et elle n'a pas été tolérée plus que nécessaire, la Terreur. Le discrédit qu'elle a fait naître sur ses auteurs a du coup emporté la très belle Constitution de 1793 pour la remplacer par celle, réactionnaire et bancale, de 1795 (source du Directoire).
Bien d'accord pour la constituante comme chemin, et non comme finalité.
ça peut passer par un président élu qui la prévoyait à son programme, mais pas forcément. Les régimes tombent.
Ajoutons :1/ Supprimer tout lien hiérarchique entre pouvoir judiciaire et pouvoir exécutif ( plus de parquet aux ordres ) 2/ Un conseil constitutionnel formé uniquement de magistrats.3/ Une cour des comptes dotée d'un véritable pouvoir d'assignation en justice pour dilapidation où mauvaise gestion des finances publiques.4/Un haut conseil de déontologie doté lui-aussi de pouvoir de justice dans le cas de manquement à l'honneur et à l'éthique de la part d'un élu où d'un haut fonctionnaire....5/ Une sixième République....
Je reprends les propositions 1,2 et 3 : la justice ne doit pas être politique, la politique doit être justiciable.
Je suis réservé sur la 4, bien que j'en saisisse l'idée, car les tribunaux spéciaux sont aussi souvent devenus des inquisitions aux ordres... ce qui est précisément à éviter d'après le premier point.
Le point 5, n'est qu'une histoire de nom. Les modifications institutionnelles peuvent donner lieu à une nouvelle constitution validée par référendum (Sénat, Parquet, gouvernement indépendants...)
J'avais écrit sur un autre fil :
Utopie surement, mais dans une hypothétique 6éme république, je verrais bien le parlement composé de 500 députés dont 100 citoyens tirés au sort sur le modèle des jurés d'assises renouvelés à chaque session parlementaire ou tous les ans maximum, les autres étant élus à la proportionnelle (intégrale ou majoritaire, à préciser) pour la durée du mandat actuel.
Les votes du parlement se feraient à bulletin secret pour les tirés au sort, à bulletin public pour les autres.
Cela limiterait les petits arrangements entre amis (et même "ennemis")
J'avais rajouté :
On pourrait réduire à 100 + 300 en tout
On en rediscutera le jour où il ne restera que ce point à régler !!
Le choix des dieux, comme le pratiquaient les Athéniens, reste cependant assez hasardeux. Ils avaient renoncé à désigner leurs stratèges de cette manière.
@ JMG
Je suis trop ignare pour connaître la façon qu'avaient les athéniens de choisir leurs dieux et je ne vois pas le rapport avec votre fil ou mon commentaire.
Soyez plus explicite, pour faire avancer votre projet bien sur.
Ils tiraient au sort certains de leurs représentants (bouleutes et héliastes), certains magistrats aussi. Ils jugeaient que ce tirage au sort correspondait au "choix des dieux". Mais pour les fonctions les plus importantes (stratèges), ils préféraient se fier à l'élection (choix des hommes).
@ JMG
Merci de votre réponse.
Il me semble que ma proposition est un bon compromis, qui permet aux élus de remplir leur mission sous le regard bienveillant du peuple à travers ceux que le sort a désignés.
C'est qui ké le Gavanon ??
Un martien ?, qui n'a jamais mis les pieds sur la planète terre habitée par des humains ?
Faudrait qu'il se renseigne sur la nature, la psychologie des habitants de cette planète, et qu'il fasse un prèlèvement ADN de ces créatures avant d'essayer de leur imposer des choses contre nature (humaine).
Remarquez si ce Martien Gavanon est fort en génétique, il peut toujours essayer de modifier les gènes et l'ADN humains pour en faire des êtres à son souhait par manipulation génétique.
D'autres humanoides le siècle dernier s'y sont essayé par Goulag interposé, trois générations après échec total.
Plus haut je suis jaune comme Bayrou, d'après vous complice de Staline. Je ne saisis pas votre argumentation.
Jean Marc, ne perdez pas de temps avec ses urluberlus...
ce qui m'intéresse, c'est que F. HOLLANDE est d'accord avec PICKETTY, au sujet de la nouvelle fiscalité, et les propositions suivantes semblent venir de chez MELANCHON, ce qui me va très bien aussi !
Continuez à faire du remu-méninges !
Bien cordialement
Merci. La révolution à gauche, c'est de comprendre qu'il n'y aura pas de révolution. Quelle évolution!
Vous devriez relire Victor Hugo, vous seriez surpris des fraternités que vous endossez, avec une telle prophétie.