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Les mots ont-ils encore un sens ?
Cela doit être l'âge. Dorénavant tout ce que j'ai appris doit être inversé.
Depuis plus d'un an, je ne comprenais plus rien. Je pensais que ma mémoire me faisait défaut et devant la gravité de la situation je comptais consulter un spécialiste médical.Il a bien fallu se mettre à l'évidence; nous étions passés dans le Novlangue de George Orwell avec son roman "1984" transposé malheureusement en "2007". En plagiant Aldus Huxley, un état totalitaire vraiment efficient aurait la haute main sur une population humiliée, en dénaturant sa parole, ses expressions, ses mots de vie et d'espoir, en lui galvaudant ou discréditant ses symboles, en vidant de sa substance ses valeurs comme "égalité des chances", "dialogue social rénové", "développement durable", "fracture sociale", "rupture". Population victimisée qu'il serait inutile de contraindre, parce qu'elle aurait l'amour de sa servitude dans la consommation.Le mot "France" représentait pour moi l'ensemble de la collectivité vivant sur notre territoire. Aujourd'hui, grâce à notre nouveau régime présidentiel et à sa dialectique "novlangue" si particulière, ce mot caractérise les gens qui sont aux manettes; "La France qui gagne". Cette France, qui investit à l'étranger, fait vivre une population sans nom, indigente et renégate dans laquelle on retrouve tous ces fainéants, tous ces assistés ayant l'impertinence de protester, de manifester et de proposer d'autres choix irréalistes."La vraie France n'était pas à Vichy", "La vraie France, elle n'était pas dans la milice, la vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle", nous dit M. Sarkozy. Alors j'appartiens à la fausse France, à un pays sans nom car mon aïeul était pétainiste comme la grande majorité des français de l'époque. Le mot "conservateur" représentait pour moi les gens dominant la société qui étaient pour le statu quo et contre toutes réformes. J'apprends aujourd'hui que je suis conservateur pur jus et que je suis pour l'immobilisme. Bref, en ancien français, je suis de "Droite réactionnaire". Avouez que cela fait tout de même un choc de se réveiller un beau matin en apprenant que vous êtes passé, sans rien faire, dans le camp des réactionnaires. Au fond de moi, venant d'eux, j'en suis plutôt honoré et fier.
Peut-être que dans de rares occasions, la poursuite d'une juste cause impose un acte de conservatisme, le conservatisme lui-même peut devenir une juste cause.
Mais alors ! Notre nouveau régime présidentiel avec son omniprésident est de "Gauche", peut-être même révolutionnaire, puisque qu'il prône la république irréprochable [ plus personne ne pourra faire de reproches], puisqu'il prône la réforme pour une meilleure justice sociale et une société réconcilié et participative. J'en perds mes repères et mon latin.C'est curieux ! Quand j'entends "Je ne vous trahirai pas", " Je ne vous décevrai pas", je prends ma calculette Euro+Novlangue et je comprends malheureusement le contraire. Je vous fais grâce de tous les mots qui ont changé de sens. Je ne sais même plus si je suis un citoyen ou un administré en marge de la vraie France.
le 18/05/2008


Tous les commentaires
Les phrases ont-elles encore un sens ? Je pris ma calculette Euro+Novlangue et écrivis la phrase de notre cher omniprésident dans le nouvel Obs. (1/7). « Je fais de la politique depuis trente-cinq ans, je n’ai jamais été associé à un scandale quel qu’il soit, et pourtant on a enquêté sur moi sous tous les angles. Cela devrait vous assurer d’avoir un président pointilleux sur les questions d’honnêteté » Et bien, vous pouvez me croire. Ma calculette s’envoya en l’air et tomba à terre en se tortillant de rire ; comme un poisson visqueux, impossible de la reprendre. (Intraduisible... OVERFLOW) Voyant la Haute-Cour de Justice à l'horizon (la vraie, celle de notre ancienne Constitution bafouée), combien de gens gobent cette belle phrase lénifiante ? [ ..En oubliant la moitié de l'article 20 de la constitution qui précise que le premier ministre «détermine et conduit la politique de la nation». Fillon ne «détermine» plus. La conduit-il seulement? C'est à voir. Devant la représentation nationale, il a ainsi procédé à son propre enterrement. … ] http://www.mediapart.fr/journal/france/080709/francois-fillon-retrecit-le-premier-ministre Pauvre Nouvel Obs., rendu à servir la soupe !
Blas Otero - 1916/1979 - nous avait offert ces belles strophes pour nous aider à supporter d'en être privés de parole. Elles nous avaient bien aidés dans les temps difficiles : ME QUEDA LA PALABRA Si he perdido la vida, el tiempo, todo lo que tiré, como un anillo, al agua, si he perdido la voz en la maleza, me queda la palabra. Si he sufrido la sed, el hambre, todo lo que era mío y resultó ser nada, si he segado las sombras en silencio, me queda la palabra. Si abrí los labios para ver el rostro puro y terrible de mi patria, si abrí los labios hasta desgarrármelos, me queda la palabra. . IL ME RESTE LA PAROLE Si j’ai perdu la vie, le temps, tout ce que j’ai jeté, comme une bague, à l’eau, si j’ai perdu la voix dans un jardin de mauvaises herbes, il me reste la parole. Si j’ai souffert de la soif, de la faim, tout ce qui semblait être moi et finit par n’être rien, si j’ai moissonné les gerbes d’ombre et de silence, il me reste la parole. Si j’ai ouvert les lèvres pour voir la figure pure et terrible de ma patrie, si je les ai ouvertes jusqu’à me les déchirer, il me reste la parole. . Et en musique:
@JNSPQD, je découvre tardivement ce texte magnifique et vous remercie de nous l'avoir offert sous diverses formes
Sera-t-on obligé d'écrire, un jour, des pamphlets, des chansons ou des poèmes à la manière de Jean de la Fontaine ? On a vu cette mère de famille de Dax poursuivit pour "Oh! la menteuse" envers Nadine Morano. Cette nouvelle dictature qui arrive sera transparente et individualisée. L'individu récalcitrant, touché aux bourses, exposé à la vindicte populaire, sans aucun moyen de regroupement sera livré à lui-même. Extrait " MESSIER-MINC : CAPITALISTES DE TOUS LES PAYS... " par L.Joffrin Au fond, ce que les totalitarismes n'ont pas réussi à faire - établir l'emprise d'une minorité sur les peuples - le capitalisme moderne est entrain de le réaliser. Nous [NDJM: un milliards d’individus seulement] connaîtrons un sort plus favorable :les libertés publiques seront maintenues, les institutions respectées. Nul putschisme, nul coup d'État invisible, nul attentat contre le gouvernement. Nulle restriction des droits individuels. On laissera seulement les instruments de la souveraineté populaire, nationaux et internationaux, sécher sur pied. On développera à côté d'elle de nouvelles formes de régulation qui seront, elles, sous la dépendance financière et culturelle des nouveaux seigneurs.
Le Pigeon et le Renard (mon dernier billet)
Courage, homme rouge! L'homme blafard a la langue fourchue! Il ment, il triche, il est sans parole, il signe le grand traité qu'il jette aux vents de la plaine, après l'avoir piétiné... Il se nourrit de la vie des vieillards, des femmes, et des enfants, et se cache, apeuré quand arrive l'homme fait! Ses yeux brillent devant l'or, se ferment devant la détresse, et la misère. Fort avec les faibles, faible avec les forts, l'homme blafard écrase, exploite et opprime. La rentrée va être chaude, et l'été indien, sous le signe du sentier de la guerre, Heya! Heya! Heya! http://www.youtube.com/watch?v=X6Y4kpZ7xQk&feature=related Après le temps des grands pow-wow de l'été, il sera temps de lui reprendre les trophées qu'il nous arrache par traîtrise, depuis trop longtemps... Hugh! Courage!
La langue fait la pensée. Si l'on veut prendre le pouvoir sur les gens, on utilise les mots...
A lire en écho à votre billet, cher Jean, le dernier billet de POL sur Victor Klemperer et la langue du troisième Reich - « Quel fut le moyen de propagande le plus puissant de l'hitlérisme? Etaient-ce les discours isolés de Hitler et de Goebbels, leurs déclarations à tel ou tel sujet, leurs propos haineux sur le judaïsme, sur le bolchevisme? Non, incontestablement, car beaucoup de choses demeuraient incomprises par la masse ou l'ennuyaient, du fait de leur éternelle répétition.[...] Non, l'effet le plus puissant ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles ou des tracts, ni par des affiches ou des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu'on était forcé d'enregistrer par la pensée ou la perception. Le nazisme s'insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. » (Victor Klemperer ,LTI, la langue du IIIe Reich, pp 39-40, Pocket Agora ,1996, Albin Michel.)
Et inversement, collectivement l'on peut perdre la voix mais individuellement l'on garde "la palabra", dans ce cas "la pensée". Celle-là, le pensée de résistance, personne ne peut l'éradiquer si ce n'est soi-même par facilité, laisser-aller ou tant d'autre choses à caractère humain. C'est, tout au moins, ainsi que j'ai toujours compris les paroles du poète de ma terre: "Me queda la palabra".
Pour garder la parole, il faut rester à l'extérieur, comme l'a fait Victor Klemperer tout au long du régime nazi...soliloquer, écrire en cachette et conserver quelques rares complices... mais quelle est la force d'une parole devenue inaudible ? Elle ne peut être que "conservée" ou "travaillée" dans le plus grand secret, en attendant le retour de la "vie"... Si l'on veut prendre le pouvoir sur quelqu'un, il faut utiliser les mots et embrigader la langue...On prend ainsi la pensée...la parole se raréfie, finit par se cacher, en entendant mieux, ou cherche de rares complicités
«Le langage est foncièrement lié au désir de domination sociale. Il cherche l'ascendant. Sa fonction est le dialogue et le dialogue, quoi qu'on en dise de nos jours, c'est la guerre.» [ Pascal Quignard ]
Le dialogue, ce n'est pas la guerre, cher Jlamo, puisque c'est le dialogue. Si un mot, une phrase, un expression écrite ou orale peut faire mal, ce ne sera jamais autant qu'une balle, une grenade ou un obus. C'est sans doute pour Pascal Quignard que "le dialogue c'est la guerre", ou c'est peut-être "de nos jours" que "le dialogue c'est la guerre". Mais, en fait, le dialogue c'est le dialogue, et la guerre c'est la guerre. Le ciel n'est pas l'océan, et l'océan n'est pas la terre.
dès lors que nous ne connaissons aucune vérité absolue, pour moi tout échange renferme une négociation consciente ou inconsciente avec l'autre ou entre tous pour atteindre une satisfaction de ses désirs explicites ou non, dès lors toute forme de langage qui nommera et donnera un nom à telle ou telle chose est un moyen de la faire sien et donc de le conquérir. - on donne un nom a ses enfants par exemple pour dire qu'ils nous appartiennent, le langage est une forme de prédation parfois consciente, parfois inconsciente, mais le langage est le prolongement de l'esprit de prédation de l'humain, nous sommes à la base des prédateurs qui par le langage avons créé une forme de sociabilisation pour permettre de poursuivre notre dessein de prédateur et conquérant. - si nous étions capable de nous comprendre le langage par ailleurs deviendrait presque inutile, si l'on converse, débat, il me semble que c'est parceque l'on cherche à dépasser cet état de lutte permanent. - le ciel n'est pas l'océan, et l'océan n'est pas la terre, sans doute oui , mais le langage demeure quelquechose dont le fonctionnement tente vainement de répondre à tout cela , pour le langage le ciel peut être l'océan et l'océan peut être la terre, je suis certain que nous ne sommes pas daccord.
"négociation" est le mot qui convient, mieux que guerre, et "commerce". "Converser", "commercer", "comprendre", fondent une civilisation. On donne (j'ai donné) un prénom et un patronyme (celui qu'on m'a transmis) aux enfants issus de ma semence non pas pour dire qu'ils "m'appartiennent", ils appartiennent à la Vie, mais pour dire que je les adopte, à la façon Romaine: je les ai reconnus. J'ai adopté mes propres enfants: i.e. je leur offre protection le temps qu'ils sont "infans" puis "adolescens". Ils n' "appartiennent" pas à une filiation, à une famille; ils "sont" d'une filiation, d'une famille. Les histoires de sang sont ce qu'elles sont, les histoires de legs sprirituel sont d'une autre nature, plus "aérienne", moins lourde. Nous sommes à la base des prédateurs, oui, certes. A la base. Mais au sommet vers lequel nous tendons, depuis que nous nous sommes mis debout, nous sommes des partageurs: négose, commerce, là encore. Discussion, disputes et dialogues tiennent de l'humanité, pas de l'animalité. (Même si l' "anima" et l' "animus" y ont leur part. Il s'agit d'une "tension" vers le haut, pas d'un laisser aller. La notion de "vir-tus" a quelque chose à voir avec cela.) Nous sommes capables de nous comprendre grâce au langage: négoce, encore, commerce, dialogue, diplomatie: compromis dans la confiance: pourvoir à la foi en l'autre: la "parole donnée". Oui, "parce que l'on cherche à dépasser ( à contrer, à résister à) cet état de lutte permanent" vous le dites bien. Comme vous dites bien que " pour le langage le ciel peut être l'océan et l'océan peut être terre". A condition d'ajouter "poétique" à langage, et poéticien. Cordialement, amicalement. (Réédité)
Cher Pierre Ferron, Jlamo emploie une métaphore quand même assez juste, il me semble. "Casse-toi-pauv'con", si ce n'est pas la guerre, cela lui ressemble... Certains mots font tellement mal... Quand d'autres nous feraient presque aller au paradis ! Mes meilleures salutations,
il sagissait bien entendu de guerre symbolique au sein du langage, car toute action renferme un enjeu , une contradiction, le langage entre les humains n'échappe pas à cette rêgle il me semble. - sans pour autant, que le langage ne soit synonyme d'une lutte armée en permanence, mais la violence nait dabord à mon sens de l'incapacité pour le langage de dépasser nos contradictions et de transcender notre part " d'animalité ".
Oui, il y a des mots qui blessent et qui tuent (avec d'autres moyens comme le harcèlement). Sur Médiapart, cela a été le cas. On voit les critiques à la personne (vous êtes un faible vous reviendrez.), la haine (Tiens, vous êtes revenu ?), la domination (Allez vous coucher, vous êtes trop vieux, laissez les jeunes...), le mépris, l’esprit de caste, l'élitisme et les élites de demain. Oui, le langage peut se faire dominateur (un patron sermonnant ses collaborateurs soumis, un délégué syndical haranguant les travailleurs silencieux). D’ailleurs tout cela me fait peur et je m’écarte volontairement si je vois un soupçon de cynisme ou de malhonnêteté. Mais le langage, c’est aussi, dans le respect, un échange, du lien social, une construction et plein d'autres choses. Tout cela pour vous dire « bonne soirée à vous ».
Chère Mithra, "Casse-toi pauv' con", ce n'est pas la guerre, c'est l'expression de la peur. Si à la peur et à l'incompréhension répondent une autre peur et une autre incompréhension (méprise et mépris), ce peut être la guerre. Si le dialogue mène à la négociation, ce peut être le compromis. Le compromis n'est pas la compromission, mais la compréhension: je ne suis pas l'autre, l'autre n'est pas moi, non plus. Je peux combattre les idées de l'autre, il ne s'agit pas, pour autant, d'une guerre, qui comporte la furie, et la furie emporte. Combattre les idées de l'autre, c'est lui ouvrir les yeux, cela implique qu'il peut en faire autant: voilà où je suis, voilà d'où tu parles, voilà où nous en sommes. Peut-être que parler c'est négocier sans cesse le sens des mots. Les mots peuvent avoir plusieurs sens, comme certains ont des origines obscures, lointaines, mais qu'on peut toujours rechercher. Les mots peuvent avoir plusieurs sens, mais des accords sont possibles sur un sens, même s'il est transitoire.
"Casse-toi pauvre con", c'est tout le contraire du dialogue "dialogue" ...la guerre c'est la fin du dialogue
Je ne me souviens plus de ce qu'était "l'autre partie" de cette absence de dialogue. N'était-ce pas : "Je ne serre pas les mains sales", ou quelque chose comme ça? Méfions-nous du manichéisme, il ne m'inspire pas confiance. Nous finirions par faire de Sarkozy un bouc émissaire. On sait ce qu'il en est de cette démarche. Autre chose: la politique, cela a toujours été l'histoire d'un rapport de force. La négociation n'est possible que quand les forces parviennent à un certain niveau d'équilibre. On ne peut pas reprocher à l'adversaire son propre niveau de faiblesse, je veux dire le nôtre propre. Notre niveau de faiblesse. On peut s'interroger sur notre niveau de faiblesse. Voulez-vous que nous tentions de dater le début de la chute, pour ce qui est de la gauche? Nous pourrions toujours regarder les chiffres des suffrages depuis... disons la fin de la dernière guerre. Nicolas Sarkozy a été élu. Pourquoi et comment fut-ce possible? Qui a voté pour lui, et pourquoi? Qui n'a pas voté pour les forces progressistes, et pourquoi? Comment se fait-il que la chute continuelle des suffrages exprimés en faveur de la gauche coïncide avec la chute continuelle des suffrages en faveur du Parti Communiste (sur la longue durée, s'entend)? A rapprocher, peut-être, des dernières déclarations connues du brillant fédérateur de ce qui fut le PSU, Michel Rocard, quelque chose comme: "la croissance est liée à la consommation du petit peuple". Monsieur Rocard, ai-je envie de dire, le petit peuple vous emmerde. Et ceci n'est pas une déclaration de guerre, c'est une constatation. Quelque chose d'épidermique, aussi, comme ce que un bouffon pourrait exprimer en parlant d' "enfoiré": quelqu'un a fait sous lui, et ne sait pas s'en défaire. Un peu de mauvaise humeur de ma part, Renard, veuillez me la pardonner. Je vais me reposer un peu, et ça ira mieux (je souris).
Vous avez raison, Pierre, le "casse-toi pauv'con" de Sarkozy n'était pas un dialogue, même pas une absence de dialogue, mais juste une expression du mépris, de l'agacement et de la fatigue que Sarkozy éprouvait au contact de "tous ces cons". Aux antipodes d'un Chirac qui, lui, aimait sincèrement cette foule de passionnés des choses de l'agriculture. L'homme avait simplement dit «Touche-moi pas, tu m'salis", et Sarko s'en détournait simplement, comme ennuyé par une des trop nombreuses mouches qu'il était obligé de côtoyer ce jour-là pour les caméras: http://www.youtube.com/watch?v=d2_Oy0MpMeo
Chirac aimer les choses de l'agriculture !!! Décidément, il était très bon !
Bizarre, bizarre, cette importance qu'on accorde d'un coup à la parole. On atterrit semble-t-il, alors que dès la campagne de 2007, et même avant, le discours sarko, c'était déjà l'intox la plus voyante. Le mensonge établi devient la parole dominante. Ce n'est pas neuf, mais les proportions ont enflé sans commune mesure avec ce qui se faisait. Mais est-ce que cela suffit pour tenir le public? Non, quand la pièce est mauvaise, pour que les gens restent dans la salle, il faut tenir, les portes, y mettre de gros bras, et faire asseoir tout le monde. La parole ne suffit pas, il faut aussi la force. Pour faire rentrer certaines idées dans la tête des gens, il faut se souvenir que les nazis ont commencé par couper toutes les têtes où la porte était scellée. Et il ne s'agit pas du figuré. La propagande nazie, sans violence, n'aurait pas suffi à installer la doctrine. D'ailleurs, même avec la violence, elle n'a jamais pu définitivement s'installer. Et pour cause, qui prétend installer la démence et le crime, dans les aspirations d'un pays? Pour preuve la situation de l'Allemagne d'aujourd'hui, qui ne peut pas reconnaître le nazisme comme une partie de l'histoire de la construction du pays. Pour les allemands, la défaite de 1945 a été une libération. Le nazisme, une page sombre, comparable à une grande épidémie. Mais pas pour les psychologues. Sarkozy chante tout seul, pourtant chacun sait qu'il peut bien aller jusqu'à s'égosiller, un seul espace dans le mur du la propagande qu'il assène, et elle s'écroule. Tant qu'il n'aura pas fini de mettre ses nervis en place. C'est toute la nullité, et la complicité, en même temps que l'inconscience, des ânes de la soi-disant opposition, trop bien installés dans leur fromage, hors Ségolène ou Bayrou, qui ne trichent pas là-dessus, de ne pas enfoncer le coin dès qu'ils ont la parole. Les mots ont un sens, dans une discussion de gens qui se respectent, mais qui n'a pas compris que Sarkozy veut rester seul? Qu'il cesse un instant de sonner de toutes ses sirènes, et dans le silence alors éclatant, on découvrira le montage invraisemblable de ses mensonges et de ses méfaits. Il faut, définitivement, cesser de jouer le jeu du dialogue avec celui qui le pervertit, et s'afficher, non pas antisarkozyste primaire, mais antisarkozyste total. Il n'y a rien de bon chez sarkozy, on ne peut pas se tromper. Et quand il ferait quelque chose de positif, c'est de la poudre aux yeux, et de la manipulation. Mais ce peuple est castré, apparemment. C'est certainement chimique, avec toutes les saloperies qu'on ingère depuis tant d'années, forcément, la vitalité baisse. Et le fantoche des intérêts les plus particuliers du pays, fait marcher même ceux qui se regardent et s'écoutent parler le plus brillamment. Il a la langue, lui laissera-t-on le temps de se faire des bras? A coup sûr, si l'on ne se met pas à consommer bio, et à se souvenir qu'il y a un devoir de se révolter contre la tyrannie.
L'aliénation est dans la vue de celui qui ne sait plus détourner le regard du miroir aux alouettes, ayant cru au miroir, et pas aux alouettes. Le politicien est une icône. Il y en a d'autres, plus subtiles, plus élevées. Et puis il y a des textes sans images, des lieux de recueillement et de prière sans statues.
"Et puis il y a des textes sans images, des lieux de recueillement et de prière sans statues." Magnifique.
Je rebondis sur le titre. "Les mots ont-ils un sens ?" Oui, il n'y a même plus guère qu'eux qui en aient un. A condition de savoir les décrypter, les déjouer, en tous cas ne jamais les prendre au mot !
Ne rien prendre au pied de la lettre...les mots doivent toujours être questionnés...dans le dialogue, le sens des mots se tisse à deux
Oui, trouver un accord, même transitoire, sur le sens des mots, sur un sens, c'est le dialogue, la négociation pour le négoce, comme on négocie un virage.
C'est bien là le problème. Si le "tisse à deux" n'existe plus, le sens des mots est perdu. Nous savons que l'on sait plus rien et çà c'est très fort. Notre société, depuis plus de 20 ans, a élaboré une nouvelle science "La Manipulation industrialisée". http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-mezieres/181108/halte-a-la-science-du-cynisme
Non, les mots n'ont pas un (1) sens, ils en ont autant que de locuteurs, et ces sens ne durent pas !
Ouah !! Les amis, Merci ! J'ai fait un petit, un tout petit buz ; autant de réactions, c'est une première pour moi. Bon d’accord je suis très loin des records (plusieurs centaines de réactions) ! Je reviens sur deux idées. - accaparement des mots de l'adversaire complètement désorienté et livide. -> Violence physique. - Comme dans "1984", le fait de briser la résistance en brisant les têtes, - lavage de cerveau qui donne des esprits consentants (voire plus ;->) comme Lang, Rocard, etc.. ).
Puis-je me permettre ce renvoi ? Ça fait toujours un peu auto-pub, mais croyez bien que mon intention n'est que de nourrir le débat ! http://www.mediapart.fr/club/edition/pole-emploi-mon-amour/article/120509/appeler-un-chat-un-chat
Oui, Jean Mézières, Votre billet est bien tourné, et vrai à tous points de vue. Le détournement systématique des mots, pour ne pas dire des idées de l'adversaire, ou alors sa réduction à être une roue de secours comme en appoint, de la représentation du pouvoir, qui se dit mener elle-même le jeu dont il serait chargé, défense des intérêt des défavorisés, mise en place ou recherche de solutions à des problèmes criants, désoriente, et désempare l'opposition trop facilement, sauf trois ténors, que, personnellement, j'ai toujours vu retourner la situation: Mélenchon, Ségolène Royal et François Bayrou. Pour ce qui est de la trahison ds plus hautes instances d'un certain parti, il ne s'agirait pas de victoire idéologique, mais bien de corruption, et c'est autrement bien plus grave. Cette trahison ne s'avoue pas sur la parenté, un cousinage de pensée, mais surtout d'habitudes, et de partage de valeurs, fondamentales, mais peu politiques, et pas du tout humanistes. En fait, ils se prennent pour la race des seigneurs. De vrais féodaux, droit de cuissage et taille, gabelle et tout ce que vous voudrez, compris. Et il est temps de les empêcher de chevaucher, pour leur plaisir, à travers nos champs, qui ne suffisent plus à nous nourrir.
Entendu aujourd'hui une interview de la directrice de RFI : Le journaliste (France Culture) parle de plan de licenciement (206 licenciements prévus, quand même....). Elle enchaine tout de go, en rétablissant/traduisant à sa façon : "le plan de sauvegarde de l'emploi" Puis bla bla bla. Elle avait dit l'essentiel de ce qu'elle était payé pour dire. N'est-ce pas écoeurant ? cynique ? Habituel, quoi, pour les temps qui courent.
Encore une inversion : Plan de licenciement -> plan de sauvegarde de l'emploi. On nous brosse tous les jours la catastrophe pour accepter le désastre (20% pour EDF, etc..) Comme beaucoup de métiers (journalistes,etc..), en tenant à son emploi, elle s'autocensure. Le système lui demande de faire de la bouillie, alors elle en fait. La prostitution des esprits (peut-être qu'elle écrit sous Médiapart pour se défouler et se laver la tête).
Peut-être ! Hello, directrice ou je ne sais quoi de RFI, bonjour, Responsables des ressources humaines (alias opérateurs de licenciements), ça fait quoi d'exercer ces doux métiers de pouvoir ?
Et bonsoir Axel, oui, on se retrouve, dans les priorités : le langage, sans quoi on ne sera plus que quoi ? Leurs outils, leurs robots, leurs jouets ? Défendons-nous, défendons l'usage des mots qui ont encore du sens.
Le vrai problème, c'est que PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) est devenue l'expression consacrée pour dire "on-va-dégraisser" !
Franchement Grain, je ne l'avais jamais entendu aussi directement qu'aujourd'hui dans la bouche de cette directrice. ça m'a semblé proprement surréaliste.
@ Fantie : j'ai vécu le plus "directement" possible un "PSE", qui s'est finalement soldé par un "PDV," et je suis désormais "DE". Ce n'est pas surréaliste, ça ? Et je te jure qu'à vivre, c'est encore plus que surréaliste !
Merci, Grain de Sel, pour le lien. Il y a eu aussi par exemple sur le blog de Thierry Ternisien, ceci http://www.mediapart.fr/club/blog/thierry-ternisien/141208/debattre-sur-mediapart-est-ce-possible et aussi http://www.mediapart.fr/club/blog/thierry-ternisien/010209/le-dernier-mot ce dernier comportant notamment un morceau (par Anne GC) du cynisme dévastateur entrevu dans l'échange Jlamo-Pierre plus haut.
Ça fait du bien de voir que nous sommes plusieurs sur ce site à ne pas "laisser tomber" sur le sens des mots, à ne pas perdre de vue qu'il en va de notre survie, de ne pas sombrer dans la novlangue et le "propagandage" de nos cerveaux si fragiles et influençables.
Oui, Axel, et le mot 'cerveau' a d'ailleurs remplacé le mot 'psychisme' dans la novlangue... Aidons-nous donc les uns les autres à refuser la novlangue.
Oui...Refuser la novlangue...dont le but est de rendre impossible l'expression des idées...
de quoi parlez-vous ?
Merci Jean Mézières de soulever quelques mots pour nous apercevoir que la poussière sournoise , au sens propre, les a défiguré. Comme souligné plus haut, je ne pense pas que les mots par leur seule puissance soulèvent les divagations sanglantes de notre confraternité humaine. Les totalitarismes se sont installés par la violence, mais les mots y ont pris leur part, les mots ont ratissé large les soumissions et les consentements, les mots ont dénaturé par avance toute pensée résistante. Regarder ce qu'ils cachent est donc une tâche de tous les instants, une action aussi importante que l'information sur les faits. En fait, une information sur des faits de langage par lesquels les classes possédantes poursuivent à plus soif leur lutte des classes contre le petit peuple qui les entretient. Dans ce sens, il n'est pas faux de dire que les mots sont en guerre. Nos élites se bousculent pour prendre la tête des confusions... mais l'anti-élitisme est dangereux et l'équation n'est pas facile à résoudre.
Quand quelqu'un n'a plus rien, il lui reste le langage, pour "tenir" en son for intérieur, ou pour tenter d'agir sur son environnement humain. Qui donc a intérêt à la confusion du langage ? Sûrement pas ceux qui ont un idéal véritablement émancipateur.
Nous vivons dans un monde en trompe-l’œil. La mascarade, le galvaudage, les rumeurs, le colportage, la médisance, la diffamation et l’inversion de sens sont monnaies courantes. - José Bové voulant faire accoucher sa femme dans la paille. - L’Abbé Pierre étant un grand boursicoteur. - Les opposants à la Sarkozie sont des rétrogrades, des conservateurs, et bientôt des terroristes. Ils empêchent la France de se redresser. - Etc.. Si notre omniprésident est un grand révolutionnaire par rapport à Besancenot. Etant minoritaire et pas représenter du tout, si ce que je pense est faux (53% sont d’accord), dans cette confusion de langage, comment dois-je parler ? Les mots me manquent à moins d’être plus blanc que blanc comme Coluche avec OMO. En entendant des discours qui sonnent faux de tous côtés, on en vient à avoir des soupçons sur tout le monde. C’est là le grand point fort de cette mafiacratie. Etant peu nombreux, sans vecteurs médiatiques, nous sommes, pour longtemps, inaudibles et sous contrôle.
tout à fait daccord, et parallélement, je me permettrais d'ajouter au risque à nouveau de devoir subir la calomnie et le mépris, que parmis cette confusion entretenue se situe notamment certains rouages proches de la maçonnerie et de l'ensemble des religions, dont le judaïsme mais pas seulement n'est pas de reste. - cela rejoint une question philosophique et métaphysique, qui définit notre ordre politique.
. Les mots ont-ils (encore) un sens ? Exemple : . "L'on ne peut pas tout réfléchir."... Peut-on "tout réfléchir" ? : Cela n'a aucun sens. "On ne peut pas tout dire" : Voilà une parole "sensée". Non ?
Je comprends pourquoi j'ai mal à la tête. Je réfléchis sur tout, jusqu'au sujet philosophique "On ne peut pas tout dire" (sur les secrets d'Etat ;->). C'est épuisant, on tourne en rond dans tous les sens. Aller ! je m'arrête, cela cogne trop fort.
Hervé Le Tellier (du Monde) a écrit (en 2008, je crois) : "Aucun ministre n'a voulu inaugurer la Cité de l'immigration, porte Dorée. Brice Hortefeux se réserve sans doute pour la Cité de l'identité nationale, porte Blindée". . Cela aussi, ça a du sens... . Bonne soirée,
Un billet lié à ce sujet de la langue déformée pour bloquer la pensée : http://www.mediapart.fr/club/blog/patrick-rodel/090709/victor-klemperer-lti-la-langue-du-iii%C2%B0-reich
Merci beaucoup. En plus Patrick Rodel et moi sommes voisins sans le savoir (moi technicien et lui lettré). On peut rajouter que cette méthode de manipulation a été remise au goût de jour depuis 30 ans. Ayant fréquenté pas mal de partis, (comme sympathisant ou adhérent) je peux vous assuré que l'électeur n'a pas plus d'importance qu’une mouche. Seul compte les bons petits soldats. Nous sommes dans l'art du pot de confiture, l'art de la quête des mouches. J’ai également assisté à ces cours. « Comment escroquer, à leur insu, la confiance des gens et gagner des élections ? » Tout est question de persuasion et de moyens financiers. On est bien loin du devoir d’une démocratie ; élever le niveau des citoyens. Avec d’innombrables disciples, Sarkozy n’est que la quintessence de cette science. Même les néo-cons américains nous l'envient.
Et un site, parmi des tas d'autres, qui aiment à décortiquer les mots: http://nouvellelanguefrancaise.hautetfort.com/dictionnaire_critique_de_la_nlf/ J'y ajoute mon préféré: http://correcteurs.blog.lemonde.fr/correcteurs/2005/02/branch.html
Et même un autre, un peu différent, mais qui a son charme aussi: http://membres.lycos.fr/mjannot/froggy/argot.htm
http://www.lesmotsontunsens.com/
«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» [le sens des mots] (Jean Jaurès) http://www.lesmotsontunsens.com/ Alors le prochain qui vous dit "je vous aime", ou "je suis solidaire avec vous", méfiez-vous du coup de couteau dans le dos !
Et les sens ont-ils encore des mots ?
La boucle est bouclée... Et si les sens n'ont plus de mots, si on ne peut plus dire "Cette politique nous conduit droit dans le mur !", il ne reste plus que la violence qui, à son tour, permet la terreur et la dictature larvée. Le temps que les ex-citoyens drogués se réveillent (pour faire des citoyens actifs et responsables de la dernière heure), des dizaines années se seront écoulées. La bavure du flashball sera vite oubliée. Ils n'avaient qu'à respecter le couvre-feu du terrain nettoyé au karcher. Comme le mot "sommation" ne veut plus rien dire, on a "Halte, on tire !" dit en sourdine ou peut-être rien du tout.
Fermez les yeux, mettez du coton dans les oreilles pour assourdir le son et devinez qui tient ces propos. Besancenot ? Melechon ? Aubry ? Bayrou ? Intervention du 09 juillet 2009 sur les bonus... http://www.dailymotion.com/video/xa3j0x_sarkozy-plus-on-speculait-plus-on-e_news Marc Vasseur http://marc.vasseur.over-blog.com/article-34702438.html C'est très fort. Comment critiquer les bonus aussi bien ? La cote de NS remonte et les 54 % de votants se disent : "Quel homme de conviction ! Il peut vraiment faire quelques choses." L'hypnotiseur est passé par là. Remarquez la prouesse, grâce aux médias serviles, l'hypnotise de plusieurs millions de personnes d'un coup ! http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-mezieres/240509/france-terre-de-retraites-terre-de-voyages
7 - Ce dont on ne peut parler, il faut le taire (Ludwig Wittgenstein, trad. Pierre Klossowski) Et aussi, avant : 3.142 - Seuls les faits peuvent exprimer un sens, une classe de noms ne le saurait.
Si je vous dis "Arrêtons deux minutes cette chasse à l'homme". Vous pensez jungle de Calais, sans-papiers, etc...
Et bien NON ! C'est Luc Chatel prenant la défense de Jean Sarkozy prenant la Défense.
"Veulent-ils interdire l'élection à un candidat de par son origine, sociale, son nom, son faciès ?" dit-il.
Je ne peux même pas dire : Les bras m’en tombent. On se fout du monde.
C’est déjà pris.
Oui,
ils osent vraiment tout. Je l'ai vu aussi, ce soir au journal TV.
Franchement, ceux d'entre nous qui ne regardent jamais la TV, genre Fantie et tous ces gens intéressants qui avaient décidé déjà depuis de nombreuses années de jeter leur télé, ceux-là vont vraiment courir aujourd'hui le risque de gravement sous-estimer ce que ces gens-là s'autorisent,
tant ça va au-delà de ce qu'on peut imaginer!
Merci de nous l'avoir transmis, en tout cas ! Et d'avoir réactualisé ce fil.
"son origine, sociale, son nom, son faciès"
J'arrête de commenter (plus de bras !)
Hélas Avec la sarkozie "[Ensemble] .... tout devient possible"
Et encore ! On n'a rien vu. Le pire est devant nous.
Après la manipulation des masses, on est entrain de passer au contrôle des masses par un Hyper Système d'Information HADOPI 3 & LOPPSI 2 - contrôler les têtes de réseaux (du style : Julien Coupat) - pour tuer toutes contestations dans l'oeuf et avoir ainsi une population docile, individualisée et décervelée.
Il ne nous restera plus qu'à quémander quelques assistances en regardant "LA France, Leur France" (Total, Dassault, EADS, CAC40 & Co) qui investira à l'étranger - Joli prison à ciel ouvert où les agriculteurs arroseront leur champ avec leur lait, où les salariés, sans leurs piquouzes de "drogue psycho.", se suicideront, où tout le monde s'appelera Winston Smith.
Ah! j'oublais : La musulmania, l'estasia, l'océania et l'eurosia seront en guerre.
Puisque ce fil revient :
Le dialogue n'est pas la guerre. Le dialogue est un "terrain", un "Théâtre d'opérations". Les médias sont utilisés depuis plus de 30 ans dans 2 formes de guerre : La guerre d'influence et la guerre de désinformation. Le KGB en son temps était maître dans ces deux formes. Cela ne l'a pas empêché de perdre la guerre.
Le terrrorisme, médiatisé, entre dans ces deux formes de guerre. A la question : La parole politique actuelle, assénée par la mainmise médiatique, est-elle une forme efficace de guerre "contre-révolutionnaire" ?
On peut en douter.
Internet joue-t-il le rôle joué par les transistors dans le putsch, à la fin de la guerre d'Algérie ?
Oui, au minimum. Il joue en plus le rôle de "soutien hors frontières", nécessaire dans toute guerre révolutionnaire.
Le contingent n'était pas plus politisé en 1960, que la "population docile, individualisée et décervelée" de maintenant. Je ne crois pas qu'elle soit aussi "docile, individualisée et décervelée" que vous le dites.
La guerre, cette guerre, n'est pas perdue. Il n'est pas très démocrate de penser : "tous des cons, sauf moi". Excusez-moi, j'exagère, c'est pour faire court.
Je vous pardonne. Surtout que je suis un peu dans cette population ; on a tous quelques choses à perdre.
Pour 1960, à cette époque, il y avait de grands idéo. Aujourd'hui c'est plus compliqué.
Pour le concours de "les mots ont-ils encore un sens", Yves Jégo postule :
"Cette chasse à l'homme contre Jean Sarkozy, c'est le début du totalitarisme",
a tenté l'ancien ministre Yves Jégo".
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gsLMdAc5G...(trouvé sur un fil de Mediapart, posté par verovero)
Même les mots "Fascisme" et "Totalitarisme" sont galvaudés.
Il faut que l'on soit inventif et pédagogique (Il faut que les gens apprennent rapidement avant 2012 à parler autrement).
LE SARKOPOTISME variante du népotisme à la mode de chez nous.
LE SARKOTOTALITARISME variante du totalitarisme bien de chez nous.
LA SARKOEDUCATION variante pour caser ceux qui croient encore à la réussite scolaire.
Mettez SARKO dans tous les mots, ils ne risquent de nous les piquer.
Si je vous dis "Arrêtons deux minutes cette sarkochasse à l'homme (avec un croc de boucher)". Vous ne pensez plus à la jungle de Calais, aux sans-papiers, etc... MAIS A ......
Excellent éditorial d'Hubert Huertas sur le thème des mots tordus jusqu'au renversement, au journal de France Culture, ce midi.
J'ai repensé à ce fil.
H. Huertas était optimiste, il pense que l'affaire de Jean Sarkozy sera le point culminant de la novlangue sarkozyste.
d'après H Huertas, F. Amara elle aussi y est allée d'une phrase pour le concours, mais je n'ai pas eu le temps de la retenir !
Par contre Rama Yade se démarque de ses collègues.
A écouter quelque part par ici :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/information/accueil/index.php?index=5
itpc://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10059.xml
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/information/accueil/index.php?index=5
Plus généralement, l'ensemble de ce journal vaut l'écoute : faim dans le monde, sécu, nucléaire , et conditions de travail du XIXème des ouvriers dans le métro.
La gagnante provisoire ?
"Le meilleur d'Isabelle Balkany parlant de Jean Sarkozy lors de l'émission "C à dire" du vendredi 16 octobre sur la 5, "Il est comme tous ces étudiants qui doivent travailler pour payer leurs études"
A lire sur le blog de Jean-Jacques Huet, la suite n'est pas mal non plus.
"Je ne suis pas venu vous tenir un discours..... que vous avez déjà entendu".
Ben ! voyons !
Le syndrome de la sarkozite aiguëe : dire la vérité en commençant une phrase et ne pas terminer celle-ci volontairement pour ne pas dire un gros mensonge si par inadvertance vous deviez mettre un complément ou un adverbe circonstanciel.
On est en plein dedans : ces agriculteurs, n'ont sûrement pas entendu l'ancien discours 10 mois avant.
Désolé pour ceux qui étaient aux deux endroits ! La gestuel et les intonations sont aussi identiques.
Pour eux : Oh ! le menteur !!
http://www.wat.tv/video/sarkozy-plagie-sarkozy-1w2sb_ovzl_.html
http://www.mediapart.fr/club/edition/pol-en-stock/video/281009/sarkozy-aime-l-agriculture-la-preuve-par-deux
http://www.lepost.fr/article/2009/10/29/1765550_recycler-des-elements-de-vieux-discours-c-est-normal-selon-l-elysee.html
http://blogs.lexpress.fr/media/2009/10/le-beau-copiecolle-de-sarkozy.php
Ils profitent vraiment de tout. Etes-vous un IBMeur ? IBM vous a compris, il est de votre côté. Même Sarko est de votre côté. Le Durable, l'écologie, bref tout est de votre côté.
Quand il n'y a plus qu'un seul côté, on se retrouve sur le fil du rasoir à ne plus bouger.
Comme le mot "racisme", où est le sens du mot « antisémitisme » ? On le voit à tous les coins de rue.
Je trouve que la politique israélienne est criminelle et suicidaire pour la planète, je fais de l'antisémitisme.
Un humain d'origine juive vous insulte dans la rue, comme son arrière-grand-père a connu l'Enfer sur terre, vous n'avez pas le droit de répondre car vous faites de l'antisémitisme.
Mais le plus beau ! Cette nuit à Rome, en cette veille de Pâques, un sermon catholique fait le rapprochement entre les attaques contre les prêtres pédophiles, « les enculeurs d'enfants de cœur » et l'antisémitisme contre l'Eglise catholique qui a couvert ces crimes abjects.
Les mots n'ont plus de sens. Donc rien n'est grave, juqu'au jour .... ! Ce jour là, nous serons sans voix, sans mots.
Selon notre régime d'extême-n'importe-quoi, cela serait le peuple ou les média d'opposition qui serait fasciste ou collabo voire stalinien. Bref le "bien" qui est représenter par eux.
Il ne nous reste pls qu'à crier "Les anges démission".
compte-rendu de l'assemblée :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010-extra2/20102014.asp#P254_9274
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" Collabo ! "
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Woerth trahi par le compte-rendu de l’Assemblée Lors d'un débat houleux dans l'hémicycle sur la réforme des retraites, le ministre du Travail a été accusé par les députés PS d'avoir traité une de leurs collègues de «collabo». Insulte qui figure bien dans le script de la séance.