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Je suis entré en RESISTANCE.
Pliant sous le chantage, on a laissé les clés de l’asile aux fous et on s’en « fou(t) ».
Dans notre monde ubuesque, il n’a jamais été prévu de consommer moins un instant pour vivre mieux après.
Comme certains dirigeants d’EADS irresponsables, Daniel Bouton, après la catastrophe Kerviel, spécule sur sa propre entreprise empochant ainsi une plus-value de 1,3 million d'euros en quatre mois (Martine Orange sur Médiapart).
Est-ce immoral ?
Qui a abdiqué devant les marchés financiers, qui a ouvert les stock-options en France ?
Comme dit Fabius, socialiste apprenti-sorcier : « On a joué avec le feu ».
Daniel Bouton n’est qu’un virtuose cynique, un affairiste avisé comme Alain Minc, au service d’une force qui le dépasse et que l’on ne pourra malheureusement plus contrôler. Entre-nous le terme « ignominieux » d’Alain Minc - en boucle toutes les heures sur France-Info - sur les parachutes dorés des patrons virés, venant de lui, me fait doucement sourire. Mais « chez ces gens là, Monsieur », on ne compte pas. Il faut bien vivre en donnant des conseils précieux à 603000 Francs ou en jouant de son influence. Bouton et Minc ressemblent à ces individus sans aucune sensibilité, sans aucune humanité - humanoïdes, comme chez Fortis, capables de festoyer à Monaco après le renflouement de leur entreprise sur notre dos. Ouf ! Sous le chantage, les politiques ont craqué, les gogos ont craché au bassinet, cela s’arrose.
Que sommes-nous à leurs yeux ? De pauvres bougres avec un petit pois dans le cerveau, auxquels il faut parler gentiment et hypocritement ? De pauvres esclaves consentants dans une prison à ciel ouvert ?
"Un état totalitaire vraiment efficient […] aurait la haute main sur une population d'esclaves qu'il serait inutile de contraindre, parce qu'ils auraient l'amour de leur servitude" (Aldus Huxley).
Nous nous approchons du "Meilleur des mondes" d'Aldous Huxley dans lequel la caste bullocratique "Alpha Plus tendance fils à Papa" se reproduit entre-elle et impose une savante dictature consentie, basée d'un coté sur le conditionnement médiatique et spychotique, de l'autre, sur le hold-up des richesses, de l’expression, du vocabulaire et des symboles (Jaurès, Môquet, etc..).
Cette crise financière a au moins le mérite de soulever le tapis sous lequel notre fameuse dictature bullocratique se cachait depuis un certain temps. Le cœur sur la main, le verbe adapté aux moutons de panurges, la gentillesse, le sourire, l’émotion et le « people » à point, se cachant derrière les droits de l’homme et de la démocratie inaliénable, cette dictature fera tout – soyez en assuré - pour détruire nos derniers espaces de liberté et nous enfermer dans un conditionnement à la soviet.
Elle embrigadera et fliquera l’expression sur l’internet portant plainte pour insulte ou outrage dès la première critique – un principe : faire peur et faire taire. Elle poursuivra tous les empêcheurs de cultiver en Monsanto.
Elle cassera - aux portefeuilles - tous leaders de manifestation sous des prétextes fallacieux.
Elle calomniera toutes les figures de l’opposition sauf celles qui pourraient servir leurs intérêts comme une certaine candidate présidentielle.
Grâce à ses chiens de gardes, elle discréditera et calomniera tous les traitres à la cause comme Laurent Mauduit et bien d’autres aux parcours tortueux – le mien également - qui ont dit un jour « ça suffit, on ne veut plus être des oies que l'on gave pour avoir le cerveau en foie gras servant aux banquets de la finance».
Demain, elle nous ordonnera de porter un casque à vélo et de payer des impôts sur ce moyen de transport bien trop libertaire. On ne touche pas impunément à l’automobile avec son pétrole et ses taxes – moyens efficaces avec les anxiolytiques, la publicité et le sport pour contenir et faire rêver les masses.
Alors, JE SUIS ENTRE EN RESISTANCE et j’en sortirai quand nous aurons repris démocratiquement notre destinée en mains en France comme en Europe. Je veux faire mentir tous ces "Minc" et leur donner une bonne leçon de civisme et de citoyenneté.
Je voudrais plagier le fameux discours du général de Gaulle et le mettre à notre époque :
« Ce gouvernement, alléguant la défaite de notre système politique, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force néo-libérale, financière, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les dictats financiers qui nous font reculer... C’est la tactique financière qui a surpris nos chefs politiques au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour nous. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle est unie avec ses voisins. Elle peut faire bloc avec l'Europe. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis.
Foudroyés aujourd'hui par la force financière, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force financière différente. Le destin du monde est là. »
Dans notre monde ubuesque, il n’a jamais été prévu de consommer moins un instant pour vivre mieux après. Je ne suis pas à mon premier coup d’essai. Je remercie donc secrètement Dominique de Villepin et Jacques Chirac d’avoir dissout l’assemblée nationale, car sans leur aide et leur aveuglement, je commençais, il est vrai, à fatiguer. Faire la grève de la consommation sous le gouvernement Juppé depuis fin 1995 commençait à être difficile.
Chose étrange, comme aujourd’hui, il a suffit d’un an et demi pour que les choses bougent. Là, on peut remercier la politique bushiste, simpliste et puérile des USA et des bons et dociles disciples européens.
Les pères fondateurs de l’Europe doivent se retourner dans leur tombe.
Aussi, comme sous l’occupation, la résistance peut être des petites choses anodines et légales:
- Plus de voiture pour le boulot (que du vélo qui fait du bien pour la santé même sous la pluie).
- Plus de voiture sur les longues distances. (moins de radars privés et moins de stress).
- Plus aucunes Pubs, ni de Télévision (sauf quelques films surtout sans pub, hélas ça limite).
- Plus de grandes surfaces (50% en moins, le reste chez la Coop BIO dans la commune voisine).
- Plus de fromage thermisé (le lait cru se fait rare, désolé pour mes amis paysans)
- Plus de placements financiers douteux. (je veux savoir ce que l’on fait de mon pécule)
- Plus de consommation superflue (c’est difficile à réaliser avec toutes les tentations).
- Plus de match de football.
- Plus d’achats avec grossistes (que du direct producteurs, avec plus de vrais contacts humains).
- Plus de départ en vacances (sauf en famille).
- Plus de presse aux ordres ou sous perfusions (Le Monde, Nouvel Obs, etc..) (que des médias libres Médiapart, @SI, Télélibre, Le canard, etc..).
Heureusement qu’il y a - encore – Médiapart, le Canard et d’autres médias.
EN PLUS CA FONCTIONNE. Je suis vraiment désolé pour les dommages collatéraux qui touchent mes amis.
- moins 12 % de consommation de pétrole en France cet été. (moins de Km/Voiture sur les routes)
- moins de TVA sur l'essence.
- moins de morts sur les routes (merci à Borloo, sur sa prévention, de ne pas l'avoir noté, mais également plus de morts à vélo).
-L'Action de Carrefour en baisse et un super parachute doré pour son ex-patron Daniel Bernard.
-La presse qui fait des états généraux pour ne pas mourir et surtout ne pas se remettre en cause.
Dans nos sociétés consuméristes, le premier pouvoir d’un citoyen est sa consommation.
Notre crise économique, amplifiée par la crise financière mondiale, est avant tout une crise de gouvernance industrielle. Et là j’en reviens à la Société Générale et à EADS avec le Mal français oublié consciemment par toutes nos élites. De leur part, cela se comprend. Comment ne pas hurler quand on voit l’aveuglement et la naïveté de ces dirigeants déconnectés ? Ils nous disent que la France est inadaptée et qu’elle doit évoluer selon des dogmes. Ils donnent des ordres, quelques fois surréalistes, sans vérifier la bonne application sur le terrain, sans vérifier l’intégrité de la chaîne de commandement paniquée et terrorisée (voir le taux de suicide au travail). Alors pour mettre leurs « smileys » au vert et respecter leur charte de qualité et leur norme ISO, on triche sans vergogne, on bouche un trou par un autre – ni vu ni connu, l’enfumage par excellence, « Le » sport national. C’est « le monde du mensonge qui se détruit par le mensonge » comme le disaient N.Domenach et L.Neumann dans le dernier Marianne. Malheureusement pour EADS, le réveil a été douloureux et les exemples de ce type vont encore se multiplier. Devant ces dirigeants « rois soleil », despotes avec leur cour et leur suffisance dans leur monde virtuel, les vrais patrons qui ont les pieds sur terre se font rares – les seuls à rétablir un lien de confiance dans notre monde industriel en perdition.
A moins que.. - J’ai un doute qui me taraude depuis fort longtemps -. A moins, selon la stratégie du choc de Naomi Klein, que tout cela soit calculé, que la crise financière ne soit qu’un élément, un petit aléa nécessaire et salvateur pour mieux rebondir et assurer l’hégémonie de puissances cachées. A moins que, devant des incidents troublants, ces Bouton et Minc et consorts ne soient que des grands prêtres, des têtes bien faites et bien remplies, une « nomenklatura » parfaite, des guignols au service de quelque chose qui nous échappe.


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Effectivement, il n'est plus besoin de société autoritaire ni disciplinaire, puisque nous nous auto contraignons. Votre dernier paragraphe me font penser aux réflexions d'Alain Minc sur France 2 cette semaine: genre la crise est celle de la régulation, car la cause de la crise est celles des régulations mises en place aux Etats-Unis. Ce retournement des réalités, les interventions de l'Etat ont toutes visées à déréguler, c'était donc une régulation, fonde la légitimité des ultra-libéraux à réclamer qu'il n'y ait plus du tout de régulation et qu'on laisse enfin les marchés s'auto-réguler. Ce pourrait être comique si ce n'était la plus parfaite illustration de ce que les intérêts privés veulent se déconnecter des responsabilités sociales. Les grands groupes veulent rentrer dans un monde virtuel de producteurs et de consommateurs non limités par des barrières étatiques, nationales ou boursières. Si on analyse les conséquences de la crise, quelles sont-elles: création de mastodontes financiers aux USA sous surveillance de l'Etat qui peuvent ainsi faire face aux économies centralisées autoritaires et à leurs politiques boursières (de déstabilisation éventuelle, le danger est là). Redistribution de l'équilibre mondial en termes de domination économique: la crise dans les pays émergents fait plus de dégâts que dans les vieux pays industriels, reprise du contrôle des pays producteurs des pays de matières premières, non par le fait de guerres d'invasion mais par un rappel brutal de leurs soumissions au marché du crédit. Et nous verrons que cette crise aura pour effet de lever les résistances des pays émergents à supprimer leur protectionnisme, le deal pouvant être celui du donnant donnant, si vous voulez accéder au marché américain vous devez levez les obstacles au libre échange. Le contexte étant celui d'une Amérique cherchant à se désengager de ses aventures militaires visant à être le gendarme du monde mais ne renonçant pas à le contrôler.. D'aucuns produiront une théorie du complot, j'y vois plutôt des acteurs qui essayent de tirer parti au mieux de la crise pour faire avancer leurs intérêts financiers et commerciaux. De ce point de vue, l'Europe capitaliste avec ses divisions et sa vision étriquée, banco-boursière de la crise, ne saisissant pas le potentiel de réorganisation du monde que la crise recèle, passera subira au lieu d'en être l'acteur. De ce point de vue, dans ce monde irréel de réorganisation stratégique de la production, de la consommation et des finances, l'ouvrier, le pauvre, voir le consommateur n'a pas sa place sauf comme entité abstraite. Faute de comprendre que l'organisation territoriale de la création de valeur s'effectue dans des champs sociaux différents et que pour l'y intégrer il faut les faire évoluer et non les détruire, le capitalisme rentre dans sa dernière phase, si ce projet aboutit, celui d'un monde de producteurs au service du capital, mais dans lequel le capital aurait tous les droits sans aucun devoir. Si vous vous souvenez du traité constitutionnel européen, la capacité d'un patron à mettre à la porte les ouvriers en cas de conflit social inscrivait cette rupture du droit et du devoir pourtant inscrit dans toutes les sociétés depuis l'antiquité (punition du propriétaire qui maltraite son esclave). Ce genre de soumission totalitaire au capital a déjà fait sa première victime en Inde: à la suite d'un désaccord, un patron indien a licencié ses salariés et a voulu leurs faire signer une lettre humiliante d'excuses, il est mort sous les coups de la foule en colère. Voilà le monde dans lequel nous entrons, non qu'il serait nouveau mais imposé à tous partout. L'uniformisation des conditions sociales de production peut-être une chance pour la résistance. Nous parlerions de la même chose où que nous nous trouvions sur cette planète.
Merci de votre impressionnante réponse. J’avais pris un jour de congé pour lire le TCE et voir ce qui se cachait derrière. « la capacité d'un patron à mettre à la porte les ouvriers en cas de conflit social » m’avait échappé. J’ai bien fait de voter NON.
Avez vous le lien vers « la capacité d'un patron à mettre à la porte les ouvriers en cas de conflit social » Sauf erreur, le texte se trouve ici : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000627571&dateTexte= Merci
Moi la resistance, j'y viens...sauf que je ne peux pas encore me passer de la turvoi pour le taf, alors aux grands maux les grands remèdes, je vais commencer par me passer de ce taf là, et tenter d'en trouver un autre où je pourrai me passer de la turvoi ! (si c'est pas un vrai acte de resistance ça !!) Y'a belle lurette que je vais pire que tout en prenant l'avion pour les grandes distances... mais je paie ma taxe en plus de l'avion sur un site dédié (ça me donne bonne conscience cote environnement, c'est dèjà ça !!). La télé, je ne l'ai jamais eu depuis age d'étudiante, avant c'etait pas moi qui decidais ! Les courses, je fais au plus près (le plus près c'est la marchande de légumes, le poissonnier et le charcutier (j'habite au dessus litteralement). Le fromage, je l'achète thermisé ou pas.... les placements financiers, la question ne se pose pas (y'en a guère), la consommation, ben je fais comme je peux (j'aime les fringues et les chaussures, on fait avec !). Le foot ca ne me manque pas ! Les vacances, alors là, je suis EGOISTE.... je l'affirme haut et fort ! Question d'equilibre ! Quant à la presse, je lis tout quand meme, j'achete de temps en temps, mais je ne suis abonnée et je milite que là où je m'y retrouve ! :)
Je suis comme vous. Nous sommes coincés par nos obligations, les emprunts, la vie de famille, la scolarité des enfants, etc.. Nous sommes dans le système. Mais rien que le fait d’être ici en payant, c’est déjà quelques choses. J’ai l’impression d’avoir un lien plus étroit avec les journalistes et les contributeurs de Médiapart , comme vous en achetant chez vos petits commerçants. C'est autre chose qu'une multinationale qui spécule sur votre dos. On veut défendre certaines valeurs ; la liberté entre autres.
La résistance économique, acheter moins, oui bien sur mais il ne faut pas penser que cela va affecter le fond du problème, car le fond du problème c'est la financiarisation, qui dépends de très peu de l'économie réelle. Les mecs qui brassent des milliards spéculatifs se foutent totalement de ce qui est réellement produit. J'ajouterai que le résistance économique directe c'est une chose, mais comme vous dites elle affecte avant tout les entreprises et les travailleurs (le fermier, l'agence de voyage locale, etc..). Il faut également s'interroger sur les formes dominantes de pensées en matières sociale, scientifique, médicale, et bien sur politique.
Malheureusement, je n’ai aucune action sur les marchés financiers, je n’ai ni d’actions, ni d’obligations ni de varrants. J’essaie de voter le plus stratégiquement et on se barre collectivement en vrille. Alors Monsieur PPDA que faut-il faire ? Je vous le demande, que faut-il faire ? Faut-il laisser cette pauvre société traverser à pied l’autoroute de la financiarisation ? (je suis un mauvais imitateur) Plus sérieusement, comme l’effet papillon nous avons individuellement un minuscule pouvoir et je pense que l’on peut attaquer le sommet par la face économique et faire trembler la face financière. Si vous avez des relations, on pourrait peut-être téléphoner aux chinois qui ont un pouvoir énorme avec leurs fonds souverains. Ah ! Si je m’appelais Georges Soros ! Donnez-moi d’autres moyens et je les prends si je peux !
L'appel du 18 octobre c'est parfait, même avec cinq jours d'avance. La somme des individus ça fait beaucoup de monde (si tout le monde se mettaient à...), mais ça fait peu aussi quand chacun est sur son siège de chauffeur d'automobile ou de spectateur d'un spectacle... et sur la capacité de résistance des individus il est bon de relire ce que René Char écrivait des ses compagnons de combat... cette mise en réflexion personnelle pour dire que les chiffres et les réalités, si pentues soient-elles, je crois que tout le monde s'en fout. L'humanité fonctionne à la légende. Pour l'instant la légende dominante tient le haut du pavé et ça rend difficile d'aller chercher la plage dessous. Je crois que c'est la légende qu'il faut combattre, fabriquer de la contre légende comme l'a fait Soljenitsyne (mon billet : la deuxième vie d'Alexandre Soljenitsyne). Parce que savoir le désastre ne suffit pas. A l'expliquer on s'essouffle, à en rire on le domine de l'oeil mais on le prend sur la tête, à en gémir on se noie dans ses propres larmes, à taper dans le mur ce sont les orteils qui finissent par crier pouce. Serge Koulberg
Je n’ai malheureusement pas votre talent d’écrivain. Je partage la description des frontières que vous faites « Lettre ouverte à mes médiamis de droite », alors j’écoute, je lis, j’analyse et je cherche l’endroit pour mettre le coin dans l’arbre, je cherche la faille dans nos symboles.
La résistance, oui, j'ai l'impression d'en faire à votre manière mais j'en suis venue cette année à me poser la question d'un ré-engagement politique ! Tout en sachant qu'il n'existe aucun parti qui ne correspond / correspondra exactement à mon idéal, mais je me dis qu'il faut être pragmatique et ne plus différer. Je pense qu'il n'y a pas de solution si on ne combine pas des positions personnelles (dans la façon de consommer, dans sa pratique professionnelle, culturelle ...) et des mobilisations collectives autour d'analyses politiques. Tout est dans les rapports de force établis.
C'est amusant, j’ai fais la même chose que vous. Exactement la même analyse. Comme quoi, nous sommes nombreux. Combien ? Le plus possible. Des fourmis qui veulent renversent la grosse bête. J'ai repris une carte et pourtant je m'étais juré depuis 2002 de laisser tomber la politique.
Bonjour, Personnellement je ne suis pas sûr que la référence au meilleur des mondes soit d'actualité dans le sens ou le meilleur des mondes fourni de façon abondante : nourritures, psychotropes et tous les moyens de faire du contrôle social par la consommation. D'une certaine façon il n'y a plus de morale, hors notre monde est emplie de morale (certes elle change mais je ne pense pas que quantitativement la pression morale soit moins grande). Je vous trouve plus juste dans votre parallèle avec le système soviétique, en effet le pouvoir a pour moi les mêmes dérives (même si il faut dire que les situations n'ont (encore ?) rien de comparable dans la vie des citoyens) : - Disqualification des (vrais ?) opposants (Rumeurs, antisémitisme, ...) - (Tentative de) "Flicage" de la société (Caméra de surveillance, Edvige, Fichage ADN, ...) - Augmentation de l'insécurité juridique (multiples affaires pour insulte envers le président, l'affaire de l'accident de scooter de son fils, ...) - Un point particulier sur les "sans papiers", pour moi ce qui se passe correspond clairement à de la déportation, au sens ou l'objectif n'est évidement pas de tué des êtres humains mais tous de même de nier leur humanité en supprimant tout rapport d'altérité. D'un point de vue plus global, je pense que nous assistons à un processus de déshumanisation généralisé qui a ceci de particulier qu'il ne fait pas que déshumaniser les hommes mais il humanise les machines (au sens large) et même parfois l'économie (l'argent constituant le sang de l'économie). Par exemple, les champs sémantique de la réparation (des machines) et du soin (des êtres vivants) se recoupent, de même les êtres humains se réduisent à des rouages d'un appareil productif qu'il faut optimiser (pourquoi ?, pour qui ?). Le système capitaliste (au moins dans sa version actuelle) n'a d'autre objectif que la performance et l'optimisation. Cette dérive, qu'il serait intéressant de confronter avec notre obsession (occidentale) du rationnel, me semble être la clé de voute du système (La proposition du président de l'assemblé nationale à propos des "évadés fiscaux" est un exemple frappant). Le système est, pour moi, Totalitaire dans le sens ou il réduit tout à cette logique d'optimisation. Il me semble urgent de remettre non pas l'Homme (qui peut jeter dans la monstruosité se qui sort de sa définition) mais l'émancipation de l'Homme au centre du système. Pour être plus explicite, il est urgent de faire voler en éclat toutes les normes et les bien "pensences" actuelles pour enfin accepter l'être humain dans toute la complexité de ses espoirs et de ses peurs, de ses désirs et de ses plaisirs. Le plus dur étant de se libérer de soi même. PS : Pour lever toute ambiguïté ma référence à l'antisémitisme est à rapprocher de l'affaire siné.
@Léon Pour aller dans votre sens, je suis toujours choqué d’entendre parler de ressources humaines. Pour eux c’est l’entreprise qui est citoyenne gérée par des fonds financiers. Dans mon billet « La soviétisation de la France » je terminais par : « Après tout, pour cette oligarchie, malgré les beaux discours émouvants et les belles apparences, le « Personnel » n’est qu’une ressource humaine jetable ou reprogrammable à côté des écrous et des boulons inoxydables. Ce n'est sûrement pas avec des éléments de "Mécano" même certifiés que l'on construira notre avenir. »
On pourait épiloguer sur "Notre monde a-t-il encore de la morale ?". On voit le mot "Morale" comme le mot "Durable" à tous les coins de rue. On les entend partout. N'est-ce pas pour mieux nous aveugler ? Quand il y a excés, je suis toujours méfiant.
Oui, ça fait un bout de temps que j'ai repéré la montée de ce mot, que je transforme volontiers en "moraline", terme de Nietsche, bien-pensance dégoulinante qui obture tout. Mais plus fort, il y a le mot "valeur", que nous est jeté à la figure, faute de réelle "conviction" ; ce mot venant opportunément détourner l'attention du politique pour mettre en avant quelque chose comme une forme d'humanisme mou, dont chacun se targue à peu de frais.
« Chat échaudé craint l’eau froide » Alors, je suis méfiant. Billet « La fin des indulgences politiques. »
non pas asperger, mais psychopathie au col blanc
@ GNV, Comme dans l'autisme, il y a différents degrés. Je connais quelques cas d'Asperger et, croyez-moi, ils sont impressionnants intellectuellement et d'une nullité sans fond émotionnellement, - cerveau émotionnel atrophié -. . Ils n'ont aucune poésie, aucun humour. Ce sont des gens froids qui jouent de l’émotion et des relations sociales par calcul, cynisme et intelligence. Malheureusement cela sonne faux, ils le font sans aucun talent, sans aucune sincérité. Nul besoin de leur venir en aide, ils sont dans les classes dirigeantes. (entre nous, on est loin du "cercle des poètes disparus", L'enseignant n'est-il qu'un "Faiseur de games de musique " ? Je sens que je vais faire un billet là dessus)
@Léon Vous dites : « Personnellement je ne suis pas sûr que la référence au meilleur des mondes soit d'actualité dans le sens ou le meilleur des mondes fourni de façon abondante : nourritures, psychotropes et tous les moyens de faire du contrôle social par la consommation. » En excluant le choc que l'on va subir, je crois que l’on est (était) en plein dedans avec des zones de la planète ou l’on parque tous les exclus de ce « Meilleur des Mondes ». Qu’est-ce l’Afrique, le mouroir de ce monde ? Au nom de la chrétienté on leur refuse même le préservatif. Via des dictatures bien pratiques, on leur pique toutes leurs ressources. Pas questions de leur mettre des panneaux solaires dans leurs deserts. Alors on entend même : "Pourquoi font-ils tant d'enfants ? on devrait les stériliser" (chanteur disparu maintenant). J'entends encore Mr Lustiger sur un plateau de TV nous dire, avec son "Amour du prochain", que la mondialisation est merveilleuse. J'entends encore Jacques Juillard nous dire, à propos du TCE, qu'il n'y avait pas de misère en France, uniquement dans les pays en SD. J’avais écrit dans un de mes billets : Malheureusement, il y a encore pire : nous avons des armées entières d’ayatollahs enseignants - la honte des vrais enseignants - qui comme dans les couveuses sélectives du « Meilleurs des mondes » permettent, non pas par la quantité d’alcool dans le sang, mais tout simplement par l’argent des parents, la sélection pour entrer dans le monde des « Alpha Plus – Classe Prépa.». Que dire des professeurs effaçant la correction au tableau avant même que les élèves puissent prendre et comprendre cette correction ! Seuls les parents fortunés peuvent se payer le luxe de cours particuliers sans garantie de résultats. Ces enseignants illuminés nous fabriquent de bons soldats, de bons robots hyper rapides calculant dix opérations à la fois, écrivant dix synthèses en même temps, mais malheureusement souvent psychorigides, dociles, sans créativité, sans génie et sans richesse humaine. Combien de vrais potentiels ont été broyés par leur méthode ? L’esprit critique est de nos jours une valeur du passé.
C'est bien ce que je dis, la différence avec le "meilleur des mondes" est que dans nos sociétés la misère sociale existe réellement même si on essaye de la cacher. Pour ce qui est de la mondialisation, je ne suis pas contre par principe, mais je pense que la mondialisation que nous vivons, basée entre autre sur le libre échange sans aucune réglementation, est source de souffrances et porteuse de guerres. La sélection effectuée au sein de l'école (en général), bien que réelle et condamnable, me semble être un leurre. La vrai sélection se fait sur les réseaux et les connaissances. Personnellement je travaille dans un centre de recherche (INRIA), j'ai été amené à rencontrer un certains nombre de polytechniciens/centraliens (il sont tous aujourd'hui de "simples" chercheurs). Ce qui ressort des discussions que j'ai pu avoir est que bien plus que le parcours scolaire l'appartenance à un milieu social et l'appartenance à un réseau constitue les leviers essentiels pour "faire carrière" à la sortie de ces "Grandes Ecoles", même si il y a toujours des exceptions.
Quand je vois les journaux de 20h00, on ne voit guère la misère sauf quand elle explose. On voudrait tellement nous faire croire que l'on vit dans un monde calme et apaisé - Surtout ne pas troubler le gentil consommateur - . Je suis d'accord avec vous sur l'appartenance à un réseau.
Je suis désolé; je ne pensais pas que mon pouvoir de "non consommation" était si grand. J'y suis allé un peu fort par rapport à 1995. Avouez que le danger était plus grand. Notre mafiacratie va sûrement édicter une loi pour interdire le refus de consommer, pour regarder les cinq minutes de monsieur Cyclozy à 20h30 pendant que TF1 passe ses pubs inutiles et obliger le plébéien à voter pour eux tout les 5 ans.
On assiste en ce moment à la bataille des Ardennes, juste à côté de Charleville-Mézières. Sachant que les résistants sont dispersés, la grosse Berta est utilisée pour que tout continue comme avant. Certes on met bien, pour le camouflage, une petite couche de « VERT », mais sur le fond rien n’a changé – un véritable bombardement médiatique –, on nous prévoit même la sortie du tunnel et le retour à notre petite vie tranquille pour bientôt. Les Politiques sont toujours les godillots de cette puissance obscure et les esclaves consuméristes doivent rentrer dans le rang et penser à leur bien-être nombriliste. Pas vagues, on s’occupe de vous ! Nous sommes comme ces personnages de dessins animés, courant dans le vide. Il faut 10 secondes avant le plongeon final. Comme Titi, par la force cinétique et se pédalage dans le vide, on pense rejoindre le bout du tunnel par la force de conviction ;->)
Un clin d'œil à Bertrand, Roger et Laurent Mauduit. "Ne pas savoir dire NON est le premier pas vers la servitude"
Ben ! moi, j’ai compris la logique de la sarkozie sans passer par le SIECLE. ( ~ http://fr.wikipedia.org/wiki/Think_tank ) Sur BFM, un vaillant internaute pose une question webcam à Martine Aubry sur LE SIECLE, regroupement des politiques, des banquiers, des industriels, des journalistes et même des syndicalistes (avec JF. Copé N. Sarkozy PPDA, Chain, etc..). http://www.dailymotion.com/video/x75d3k_martine-aubry-sur-le-siecle_news Réponse de Martine Aubry : le Siècle est un club créé par un journaliste pour faire en sorte qu’en France, ces gens se rencontrent et discutent. Bon d’accord, cela fait 10 ans qu’elle n’a pas participé à ce club. D’autre part, combien la mairie de Lille a perdu en misant sur du Natixis ? (Vous savez ces sub-primes déguisés en profits alléchants). Je suis désolé ; Cette connivence oligarchique dans cette bullocratie. Les conseils utiles à 603 000 F de DSK licites. Les chaussures à 11 000 F de Dumas licites. Le train de vie de 1 000 000 E par an pour Julien Dray, licite également. Etc... Ah! les conseils. Je suis trop nul, je devrais faire de même. "Attendez pour consommer", vous me devez 1 000 Euros. Merci bien ! Je n'en peux plus.
Merci ! Le lien sur les think tank, sur Wikipedia, m'a conduite sur celui concernant l'influence, qui, bien que n'étant noté que comme ébauche, me semble intéressant.
Je vais voir de ce pas. Ouf ! Martine Aubry n'est pas membre du Groupe Bilderberg. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bilderberg ) Je suis rassuré. Par contre je pense que Jean Gandois (CNPF) a démissionné par écœurement et non par trahison. Que pouvait-il obtenir de plus ? la flexibilité, l'évaluation individuelle, les objectifs précontraints irréalistes, l'encartage et le fichage informatisé, les discours gentillés et puériles s'adressant à des bébés Epsilon-mois, La Com. pour gogos sur papier glacé, les primes d'intéressement, le nouveau management avec le stress comme outil de pression (mieux que le fouet), etc... Bref ! ... le décervelage des actifs ! France, pays des morts vivants tremblant de peur ! http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-mezieres/100908/la-sovietisation-de-la-france http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-mezieres/150609/le-%E2%80%98smiley-rouge-nous-tues La droite et maintenant la sarkozie n'ont fait que transformer l'essai.
A Jean Mézières,
J'ai lu certains de vos billets et je trouve souvent vos analyses pertinentes mais vous affaiblissez votre propos quand vous dites ceci : Comme dans l'autisme, il y a différents degrés. Je connais quelques cas d'Asperger et, croyez-moi, ils sont impressionnants intellectuellement et d'une nullité sans fond émotionnellement, - cerveau émotionnel atrophié. Ils n'ont aucune poésie, aucun humour. Ce sont des gens froids qui jouent de l’émotion et des relations sociales par calcul, cynisme et intelligence. Malheureusement cela sonne faux, ils le font sans aucun talent, sans aucune sincérité. Nul besoin de leur venir en aide, ils sont dans les classes dirigeantes.
Nul besoin d'utiliser les diagnostics 'psy' ni le prétendu 'cerveau émotionnel' pour argumenter en politique... J'ai rencontré pendant quelques années un jeune garçon Asperger : d'origine roumaine (gitan), il avait été 'oublié' dans une voiture et recueilli ensuite par les services sociaux belges. Sans papiers, hébergé à l'enseigne du petit bonheur la chance, il étonnait chacun mais rien qui le prédispose à appartenir aux 'classes dirigeantes'. Je ne sais où il est maintenant ni ce qu'il est devenu mais quelle poésie et quel humour chez cet enfant... à condition qu'on l'entende et qu'on l'aide à se faire entendre. Les autistes, et parmi eux les Asperger, ne sont pas dans les classes dirigeantes et ils ont besoin de l'aide qu'une société digne de ce nom peut leur apporter. Si vous souhaitez les entendre, autrement qu'en les jugeant, lisez donc (entre autres) Donna Williams ou Danniel Tammet peut-être ?
à Johal008 Je tiens à m’excuser devant votre vécu. Je tiens à m’excuser devant ce petit garçon. Je suis vraiment désolé. J’en sais, ce qu’on m’en dit, donc aucun moyen d’étudier des situations. J’écoute mon entourage scientifique (les prétendus scientifiques avec doctorat, et diplômes assimilés). Ces gens voient des autistes, des aspergers partout et donnent des valises de médicaments aux supposés malades. Alors j’en étais presque à me dire que tout le monde en a une couche à différents degrés. Aussi, il me vient une question. J’en appelle aux vrais experts. Comment appelle-t-on ces gens du type de notre omniprésident ? Comment appelle-t-on ces gens hyper intelligents, jadis brillant élèves, gentils en apparence, d’une froideur à vous glacé le sang, ces gens qui n’ont pas une once d’émotion et de chaleur (feintes et mal à propos), ces gens qui serait capable de tuer père et mère pour arriver à leur fin ? En scrutant leurs regards, on voit les sept cerveaux fonctionner à la vitesse de la lumière. J’ai l’impression d’en voir beaucoup dans les élites aujourd’hui. ‘Les aliens sont là’ ;->) Votre commentaire me permettra de mettre quelques distances avec ces prétendus scientifiques qui sont sûrement bien malades également.
Merci de vos excuses pour ce petit gars. Vous posez la question de 'comment appeler les gens comme Sarkozy'. Est-il vraiment nécessaire de les nommer d'appellations 'psy' empruntées au vocabulaire des 'experts' pour dénoncer leur politique ? La pléthore de dits 'experts' peut aussi être dénoncée : c'est une mode contemporaine qui tend à retirer leur droit de décisions nuancées aux psys de terrain auxquels j'appartiens. A la différence de ces 'experts', nous accompagnons les patients longuement et nous sommes souvent amenés à lutter contre ces avis d'experts à la 'science infuse' nordaméricanisée. Bon, ce n'est pas l'objet principal de votre billet mais si cela vous intéresse, il y a un document pdf (le numéro 4) qui peut être téléchargé à l'adresse du site 'Critique de la marchandisation des esprits' : CRIME n. 4 - février 2008 - Les experts : analyse du rôle croissant de l'expertise en politique http://lieuducrime.free.fr/
Pour en revenir au texte initial, "Résistance": j'adhére, j'applaudis et j'abonde. Pour faire remonter, aussi. Les fleuves sont fait de petites gouttes d'eau.
http://www.mediapart.fr/club/blog/gabriel-colletis/021109/la-crise-n-est-pas-celle-que-l-croit.
Grand Merci.
Ayant commencé bien avant la crise, faire de la résistance pour rien devenait lassant.
Je crois même que l'on me dissuada. Ne pas respecter mon statut "Esclave-consommateur" était un acte de terrorisme passif !
Comme la Droite avec ses valises en Suisse dans les années 80, aujourd'hui, refuser de consommer devient plus dangereux que de casser.
Adieux primes, cadeaux , réductions, attrappe-gogos ! Faire de la résitance c'est aussi ne pas succomber aux sirènes des petits profits et des bonnes affaires.
La CAPITULATION
« C’est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat. Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt à rechercher avec nous, .., les moyens de mettre un terme aux hostilités. Que tous les Français se groupent autour du Gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n'écouter que leur foi dans le destin de la Patrie. »
http://www.mediapart.fr/journal/economie/050210/de-financiere-la-crise-devient-celle-des-etats
http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/2010-02/la-tempete-qui-ebranle-l-euro-5678391.html
YESSSSSSS !!!! Nous y voilà !
La crise de la peur d'avoir peur de la crise.
La finance internationale a fait vivre le monde réel et productif dans l'irréel, dans cette spéculation dans ces bulles, dans ces flux astronomiques.
Vous savez le monde où tout vaut quelque chose : Le Louvre, la Sorbonne, la tour Eiffel, le Mont st Michel, le Parthénon ! Bref tout peut se vendre ; Guernesey aux anglais, le reste aux fonds spéculatifs.
La bulle explosa quand tout le monde menaça, dans ce poker menteur de demander « tapis » avec les actifs pourris.
Le chantage des marchés était ignoble : « refaites nous la santé si non on ouvre les vannes de la catastrophes finales ! ». Alors on leur donna des milliards de milliards de milliards de dollars. On sauva le capitalisme ;-).
Pauvres imbéciles drogués de la finance !
C’était des milliards « en toc », car tout le monde sait bien qu’ils sont faux et basés sur du vent et non de l’argent-dette des esclaves humains qui vont bientôt crever de faim.
Alors grosse panique ! Au voleur ! Les états nous ont trompés.
Rendez nous notre argent irréel !
ça , c'est grand !
http://www.marianne2.fr/Un-million-de-dollars-Non-merci_a189970.html
Article dans le Monde Diplo juin 2010.
A Bruxelles «les garants de la démocratie»
Les peuples ont le suffrage, les industriels ont le lobbying. Des groupes de pression qui instruisent les élus et inspirent la Commission européenne ...
PAR FRANÇOIS RUFFIN
Les députés européens passent, [note de moi ;-) : bien payés, s’occupent de l’interdiction de la fessée en Europe ] , la plaque, elle, ne bouge pas. « C'est par les discours, les débats et les votes que doivent se résoudre les grandes questions, avec détermination, patience et dévouement. » Cette phrase s'y lit, au pied d'un arbre, à l'entrée de l'Assemblée bruxelloise. « Inaugurée le 6 décembre 2001 par Nicole Fontaine, présidente du Parlement européen. » Mais c'est autre chose qui surprend, entre la sentence et la signature. Un logo: « SEAP. Society of European Affairs Profes¬sionnals. Incorporating Felpa. Fédération euro¬péenne du lobbying et public affairs. »
La Society of European Affairs Professionnals compte parmi ses membres des dirigeants d'Uni¬lever, de Carrefour, de Gaz de France, de Volvo, de L'Oréal, de Suez ... Que des philanthropes. A l'adresse indiquée sur son site Internet - 79, boulevard Saint-Michel, Bruxelles - se dresse une maison banale. A la conciergerie, l'interphone annonce: « Pour le SEAP, sonnez à Unesda. » La société qui parvient à apposer son logo devant le Parlement n'a même pas son nom sur une boîte. Imagine-t-on la même chose à Paris, à Rome ou à Madrid? Un hommage du Mouvement des Entreprises de France (Medef) à l'Assemblée nationale déposé au pied de l'Hémicycle? Ou les lobbies du nucléaire qui remercieraient le Sénat dans les jardins du Luxembourg.
« Cette organisation s'est constituée en 1997, au moment où s'ouvrait un débat sur la régulation des lobbies, explique Olivier Hoedeman, de l'association Corporate Europe Observatory (1). Eux sont arrivés en prônant l' "autorégulation": la profession allait édicter ses propres règles, elle se chargerait de son éthique, il n'était pas nécessaire d'en passer par la loi, etc. Ils ont défendu le statu quo, et ils ont gagné: ils ne respectent même pas les règles minimales qu'ils s'étaient fixées, se déclarer comme lobbyistes avant de pénétrer dans les bâtiments. De toute façon, le Parlement européen est connu, parmi les universitaires, pour être le pire de tous. Notamment parce qu'il n’y a pas d' œil public. Ici, il n’y a pas de peuple. Il n'y a personne pour dire: "Vous n'avez pas le droit." Les députés sont laissés dans le vide, loin de leurs électeurs, adossés à rien. Et donc ce sont les lobbies qui remplacent le peuple!
POUR BÂTIR L'EUROPE, M. DELORS A NOUÉ UNE ALLIANCE FAUSTIENNE ......
Je vous laisse lire la suite, les détails et les références dans le Monde Diplo.
Ah! Si en refusant de se présenter à la présidence - "Je n'aurai pas les moyens d'agir" -, si M. Delors avait dit "ce monde va à la catastrophe", il serait rentré dans la postérité et le respect de l'Histoire!
Merci François Ruffin
Et si c'est le contraire.
Pour ces élites, les peuples sont des débiles légers votant pour des guignols ou des tyrans.
Et si, chères élites, c’étaient votre folie qui faisait que les peuples n’ont pas d’autres choix! Dois-je vous rappeler vos accointances, d'autrefois, avec Hitler ?
Article dans Marianne de cette semaine.
Le CAC 40 entre à l'assemblée ( armé de bouclier, de parachute dorée, de moyens de pressions et de paradis fiscaux ).
"Les français ont le suffrage, les industriels ont le lobbying. Des groupes de pression qui instruisent les élus et inspirent le parlement."
Quel rapprochement avec le parlement européen (voir ci-dessus)!
Le CAC 40 entre à l'assemblée
Le 16 juin, les députés auront droit à un colloque où leur seront présentées les beautés des grands groupes français cotés au CAC 40. Une idée du rapporteur (UMP) de la commission des lois, Philippe Houillon. celui-ci cherche-t-il à se faire pardonner son rapport affûté sur les salaires des patrons en 2009?
(c'est çà le nouveau management, également mangement des députés : les fortes têtes, les grandes gueules, on les brise en les tenant par les bourses avec des affaires sorties de placards occultes, on leur demande, le pistolet sur la tempe, de se charger d'une mission. La vie ou la mort! Quel bonheur de voir un valeureux résistant s'humilier en public !)
Le colloque sera sponsorisé par Total, Nyse Euronext (la Bourse de Paris), Manpower et l(Afep, l'association des grands groupes. Les parlementaires retrouveront tous les lobbyistes qui les "conseillent" assidûment lors de l'examen des projets de loi sensibles.
Hervé Nathan
Aucun amendement n'a vu le jour sur le projet de loi "Régulation bancaire et financière" Les subprimes, la tritisation à la française !!!!
Très intelligents, ces gens là se sont dit : l'Amérique a infesté les pays riches avec les subprimes (les prêts sur la misère des gens, la misère des américains), comme les français seront bientôt également dans la vraie misère, pourquoi ne pas en faire autant avec les pays pauvres? TRES FORT ! Refaire la même escroquerie qu le grand frère! Ils prennent vraiement les gens pour des cons !
Aucun parlementaire n'a trouvé à redire !
Entrevue avec Josef Hohneck, par Jean-Luc Mercier
http://www.pauljorion.com/blog/?p=12854#more-12854
Pour renouveler l'action collective, si on relisait Socrate?
Ce 23 sept 2010 deuxième manif. importante du mois. En fin de manif une grosse dizaine de gens aisés sortent, sur le balcon d'un hôtel très chic, pour narguer et rire aux éclats de la tête des pauvr'cons en bas - ces gueux -, ces gens qui n'en peuvent plus du cynisme de nos dirigeants. Succé assuré, comme si Eric Woerth sortait faire un bras d'honneur à ces ploucs devant travailler jusqu'à 167 ans pour avoir droit à une petite retraite à taux plein. Hypothèse stupide, car notre ministre est quelqu'un de très cultivé, courtois et poli !
Hypothèse encore plus stupide : il y a un 1 de trop, encore que....87 ans serait envisageable !
Ah! j'oubliais voici la version journalistique :
... Le point de retour était situé sur la place [], où les clients de l'hôtel de luxe [ ] ont été hués. La terrasse de l'établissement a même été pliée en catastrophe, mais aucun incident n'a été signalé. ...
Pauvres journalistes ! (ils ont dû arriver trop tard ;-)
Comme la prochaine catastrophe : détection trop tardive... Désolé pour les dommages collatéraux ! Il l'ont fait à l'insu de leur plein gré.
J'en suis désolé pour les dommages collatéraux ; je viens de passer la vitesse supérieure.
SE FAIRE MAL AUJOURD'HUI EN COMSOMMANT MOINS POUR VIVRE AUTREMENT DEMAIN.
Les annulations et les accusés de réceptions de résiliation pleuvent. Notre seul pouvoir qui nous reste dans cette pseudo-démocratie, est la non-consommation.
Notre pouvoir de votation pour des candidats nuls etr serviles : ridicule.
Notre pouvoir de manifestation dans la rue : bafoué.
Notre pouvoir de citoyens : inopérant devant ces millions de brebis faisant l'autruche.
(même taper sur une casseroles, c'est trop difficile pour ces autruches collaboratives qui veulent voter François Hollande ou DSK en 2012 pour retrouver prospérité et petite vie tranquille) Des casseroles contre la réforme des retraites!
La France (3ème pays au monde possédant le plus de millionnaires) vient de se prostituer sur tapis rouge avec la Chine pour gagner quoi ? Quelques 60 avions, le transfert définitif de savoir, de technologie et la fourniture de combustible nucléaire extrait de mines africaines.
REFUSER DE PARTICIPER SELON LES RÈGLES ACTUELLES, par zébu sur le blog Paul Jorion.
Je m’apprêtais à transmettre un billet sur une analyse concernant l’impasse actuelle quant aux méthodes utilisées (jusqu’à maintenant) pour transformer la situation économique, sociale, politique, financière désastreuse que nous subissons. Jérome Grynpas et le Yéti m’ont devancé.
J’ajouterais juste à ce tableau quasi exhaustif des méthodes utilisées pour lutter contre les causes et les effets de la crise qu’en France (mais aussi très certainement un peu partout en ‘Occident’) une partie de l’opposition se joint au concert des pleureuses sur le sort de la dette publique et de la croissance, pour entonner in petto le chant de la réduction irréfragable de ces mêmes déficits.
De l’autre côté de l’Océan Atlantique, ceux que l’on dénommait les « indignés » des États-Unis, les ‘révoltés’ du Wisconsin, n’ont pas pu et ne pourront sans doute pas non plus inverser les rapports de force sur la mise en œuvre d’un plan d’austérité par le gouverneur républicain de l’État, Scott Walker, malgré une procédure inégalée de ‘recall elections‘ (élection ‘rappelée’ par les électeurs insatisfaits) par 9 sénateurs de l’État, les républicains étant d’ores et déjà assurés de conserver la majorité au sénat de l’État du Wisconsin. La loi très réactionnaire sur les syndicats publics et le plan d’austérité drastique resteront donc applicables.
Si on y ajoute donc l’incapacité actuelle des indignés à transformer leurs mouvements en actes politiques, les très fortes mobilisations grecques qui se sont toutes écrasées sur le mur, l’échec des grèves et manifestations à répétition sur la réforme des retraites en France, la récupération réactionnaire du pouvoir en Grande-Bretagne face aux émeutes et même la difficulté des révoltes arabes à traduire en programme politique leurs désirs de justice sociale et de lutte pour une meilleure répartition des richesses, force est de constater que tous les moyens, y compris l’insurrection contre les pouvoirs en place, ont été utilisés avec le résultat que l’on connaît : le maintien et même l’accroissement des politiques d’austérité, le maintien et même l’accroissement des inégalités de répartition de richesses.
On pourrait évidemment souligner, comme le fait Jérome Grynpas, que ...
(...)