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Un hôpital grec sous contrôle ouvrier

Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu'il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier.
 

Hôpital de Kilkis, Macédoine nordHôpital de Kilkis, Macédoine nord© libcom.org
<http://libcom.org
 
L’hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) est maintenant sous contrôle ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l’ESY) ne pouvaient être résolus.
 
Les travailleurs ont répondu à l’accélération du régime des mesures impopulaires d'austérité en occupant l'hôpital et l'ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les « travailleurs de l’assemblée générale ».
 
Carte de la Macédoine Nord, en GrèceCarte de la Macédoine Nord, en Grèce© Inprecor/JR

L'hôpital a déclaré que « Le gouvernement n'est pourtant acquitté de ses responsabilités financières et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communauté locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de santé publique gratuits soins et de renverser le gouvernement et tous les politiques néolibérales. »

À partir du 6 février, le personnel hospitalier ne traitera que les soins d'urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas payées. Ils demandent également un retour aux niveaux des salaires qu'ils percevaient avant la mise en œuvre de mesures d'austérité.
 
La prochaine assemblée générale aura lieu le 13 février, et une conférence de presse le 15.

...

La déclaration suivante a été émise par les travailleurs :
 
 1. Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l'ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d'une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.
 
2. Nous constatons aussi, qu'en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d'un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d'un front uni et populaire à l'échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l'appauvrissement social créé par les autorités politiques.
 
3. Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd'hui sous l'attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre défendues jusqu'au bout afin d'aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.
 
4. La seule façon d'y parvenir est de remettre en question, dans l'action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d'un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.
 
5. Les travailleurs de l'Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l'hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L'hôpital de Kilkis sera désormais auto-gouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l'Assemblée générale de ses travailleurs.
 
6. Le gouvernement n'est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d'informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour : 
 
(a) la survie de notre hôpital 
 
(b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits
 
(c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l'actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d'où qu'elle vienne 
 
(d) une démocratisation profonde et substantielle, c'est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.
 
7. Le syndicat de l'hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n'assurant que les soins d'urgence jusqu'au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu'il était avant l'arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l'hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu'il prenne ses responsabilités, en espérant qu'il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.
 
8. Nous décidons qu'une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l'hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l'occupation des services administratifs et réaliser avec succès l'auto-gouvernance de l'hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l'instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l'hôpital.

Nous appelons à la la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu'au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu’à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s’en aillent. C’est eux ou nous!
 
Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d'une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi 15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire de cette mobilisation réussie.
 

Nous appelons :
 
► a) Nos concitoyens faire preuve de solidarité avec notre mouvement,
 
► b) Tout citoyen injustement traité de notre pays à agir par des actions de contestation et d'opposition contre ses oppresseurs,
 
► c) Nos collègues d'autres hôpitaux à prendre des décisions similaires,
 
► d) les employés dans d'autres domaines du secteur public et privé et les participants à des organisations syndicales et progressistes à agir de même, afin d'aider notre mobilisation à prendre la forme d'une résistance universelle ouvrière et populaire et de soulèvement, jusqu'à la victoire finale contre l'élite économique et politique qui aujourd'hui opprime notre pays et le monde entier.
 

Tous les commentaires

Si le mouvement s’étend et si le gouvernement ne bouge pas il n’y aura plus qu’une chose à faire : décider les citoyens à suspendre le paiement de leurs  impôts pour financer directement les Services publics.

Jean-Claude Bauduret, Jean-Jacques M’µ

CQFD, Marie-Caroline, merci.

Jean-Jacques M’µ

Marie Caroline,

Des nouvelles fort inquiétantes passées par le député Panagiotis Lafazanis - qui font pendant à cette intiative du personnel hôspitalier.

J'ai relayé le discours de Sonia Mitralia et j'ai participé à ce billet qui, également, démarre de ce même discours et de ses suites. J'ai fait ce billet sur l'action des hospitaliers de Kilkis pour prolonger ces informations avec des propositions alternatives, en espérant que nos sociétés s'y mettront avant de se trouver acculées aux paroxismes de l'État grec. Mais il semble bien que, comme Cassandre, nous soyions quelques-uns à alerter de l'incendie et n'être pas entendus.

Jean-Jacques M’µ

bravo les grecs ! ils nous montrent la voix, celle de la résistance et de l'organisation citoyenne contre les diktats troïkaesques

 

Lu et recommandé ! C'est ce qui risque de nous arriver plus vite que l'on ne croit !

Pour le Printemps !

Les limites de l'Indignation en Europe

Incontestablement, les Indignés espagnols furent plus troublés par la violence de l’Etat que les Grecs, confrontés depuis des années à la violence de rue. La majorité des Indignés espagnols avait, au départ, essayé d’assumer une position « non-violente ». Au-delà des rigidités idéologiques, la popularité de cette position était aussi une réaction aux avatars de l’avant-gardisme qui tendent à réduire les vastes questions de la transformation sociale à la question de la violence minoritaire. Faisant preuve d’imagination et de créativité, les Indignés optèrent pour une attitude de non affrontement de principe, bien évidemment pas toujours facile d’appliquer dans la pratique. Car ils se trouvaient face à l’État, institution sans imagination par définition et qui répond systématiquement au trouble de « son ordre » par la violence physique.

Réduite à la question de l’affrontement physique, la question de la violence est une question pratique plus que théorique. Il faut ajouter à ces considérations le fait que le démantèlement de l’État social est aujourd’hui nécessairement contrebalancé par un accroissement de la répression directe. Si les aides sociales furent, des années durant, essentielles pour enchaîner les prolétaires au système, leur suppression nous fait basculer nécessairement sur des mesures de police des pauvres. Ce qui ferait écho à l’idée, exprimée il y a quelques bonnes décennies déjà par Karl Marx, selon laquelle, à toute époque donnée, les formes de pouvoir politique correspondent aux formes de l’exploitation — l’autoritarisme démocratique étant aujourd’hui le pendant de l’effritement des moyens d’intégration propres à la démocratie représentative, l’intégration par le salariat en tout premier lieu.

(Charles Reeves)

Je me demande bien comment nous pourrions faire, pour refuser de payer nos impôts ?...

En ce qui me concerne, ayant connu le double traumatisme, le mois dernier, d'avoir vu et mon salaire et mon compte bancaire saisis par le Trésor public, je n'aurais comme seules réponses que :

– Annuler tous nos virements bacaires et interbancaires,

– Retirer en liquidités tout ce qu'il est possible d'avoir et régler ses dépenses et ses dettes directement, sans aucun intermédiaire,

– Agir avec les systèmes de solidarités : SCOP, SOL, SEL... et se regrouper en autant de centres d'intérêts communs pour chaque service public concerné : le théâtre, le courrier, les transports, l'hébergement...

Jean-Jacques M’µ

 

Très bien dit! C'est vrai que l'argent n'est pas la richesse, une simple reconnaissance de dette, même pas le miroir de la richesse mais celui de la dette.

Super papier.

Si vous arrivez à suivre comment ça se passe, ce serait super.

Si nous arrivions à trouver les moyens d'enrayer cette putain de machine à broyer les individus et les solidarités collectives, ce serait encore mieux !

Jean-Jacques M’µ

Certes ; je ne dis pas le contraire.

La Grèce et, ne nous le cachons pas, l'Europe sont en train de tourner fasciste.

L'inertie de mes contemporains me stupéfie... Ne rien faire, ne rien voir, ne rien entendre est aussi une forme de collaboration.

Quand nous savons que ce sont nos voisins, nos collègues, nos familiers... ça fait froid dans le dos.

Ça promet !

Jean-Jacques M’µ

Le propre des Francais la lacheté..

Convoquons le passé .., les Francais furent les plus zelés pour deporter les juifs meme les enfants au dela des quotas exigés par les nazis durant la seconde guerre mondiale !!

Le marché noir fut une manne pour les legions de crapules !

Pas si sûr !...

Je suis prof. De littérature française.

Au début des années 1990, j'enseignais dans ma propre ville, Drancy (de triste mémoire, non ?...). À ce moment-là, j'étais un prof plutôt enthousiaste et, ce qui va souvent avec, assez bien apprécié de tous. Le public est composé de ce qu'on appelle des petits Français, pour une petite moitié, et des petits Beurs de la seconde génération et des Blacks venus d'un peu partout d'Afrique, très peu de ressortissants d'Outre mer.  

C'est la fin de l'année, on se sent libre. Avec mes deux classes de 4e, j'ai l'idée sotte et grenue de vouloir anticiper un peu ce qui sera leur année prochaine en histoire, avec les deux guerres mondiales. Je me souviens aujourd'hui que nous avions eu pendant l'année un groupement de textes de poésie engagée que j'avais abordés sous l'angle de l'argumentation, et l'ambiance me paraissait propice à remettre en pratique ces méthodes encore fraîchement acquises.

Je leur propose donc les deux appels, de juin 1940, l'un de De Gaulle, et l'autre de Pétain, en caviardant les noms des auteurs... Je leur demande de mettre en colonnes les arguments dont ils pensent qu'ils fonctionneraient dans le sens de l'intérêt véritable du pays, et ceux qui ne sont à leurs yeux que purs effets de rhétorique, sans aucune réalité sur le terrain. Les élèves ne s'y trompent pas : presque toutes les phrases de Pétain vont du côté MENSONGES et presque toutes celles de De Gaulle vont dans le sens de SINCÉRITÉ. Je retiens difficilement ma satisfaction devant la lucidité de cette jeunesse. L'avenir sera radieux avec eux. Je continue l'expérience, fort de ce succès.

« Quel discours allez-vous suivre ?...

– Irez-vous rejoindre celui qui vous appelle depuis l'étranger ?... – Ou bien resterez-vous pour l'aider quand il arrivera ?... – Ou bien allez-vous servir celui qui demande d'obéir ?... – Ou bien resterez-vous sans bouger, à continuer vos affaires, comme si le conflit ne vous concernait pas ?... »

Pas un seul ne serait parti en résistance !... Pas un !... Dans aucune des deux classes !... Quelques-uns (dont le nombre ne tient pas dans les doigts d'une main) se mettent au service du pouvoir tout en sachant qu'il est mensonger (et ces quelques-uns étaient aussi bien Black que Beur ou que Blanc mélangé de Portugais ou ex-Yougoslave). Bref, environ 20 sur 25 décident de faire comme si de rien n'était. Je leur demande pourquoi ils préfèrent l'attentisme ?...

Je me souviens la réponse d'un jeune (Beur, je précise, pas un Français) :

« On ne fait rien, parce qu'il y aura toujours des gens venus de l'extérieur qui en finiront avec ça, et prendront la place. »

Je crois que c'est ma première désillusion de citoyen (d'être humain engagé dans la cité et dans le monde), avant même celle d'enseignant.

Jean-Jacques M’µ

Jean Jacques .. 

Votre histoire est terrible , car elle illustre un constat .. ces jeunes n'ont plus d'espoir alors que c'est l'espoir qui fait se lever , qui fait bouger et qui est théoriquement le propre de la jeunesse . 

C'est l'espoir qui fait vivre ... 

Cela dit , elle est d'autant plus terrible , qu'elle illustre parfaitement ce qui est en train de se passer .. en Grèce comme ailleurs . Le premier moyen de saper  toute résistance ou tentative de résistance  est bien de tuer l'espoir ..

Je crois que l'exemple de la Grèce est très lourd ... 

Parlons leur de Gandhi , de Mandela , et sachons leur montrer que le souffle des idées traverse mieux les frontières que celui des capitaux financiers  et qu'il est plus fort .. Nous avons su le faire , nous les Français .. à une autre époque , avec nos philosophes des Lumières  qui ont su insuffler ces espoirs à des gens qui n'en avaient plus ..  Nous n'avons pas à avoir honte d'un Tocqueville , et encore moins d'un Montesquieu ou d'un Voltaire  ; au contraire , notre devoir est bien de faire revivre ces hommes qui ont su insuffler l'espoir pour plusieurs siècles et sur plusiers continents .. 

Nous sommes en train de les enterrer .. alors qu'ils sont toujours vivants . 

Et D'autres ont sû le faire .. dans les pays du monde arabe (même si les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des espoirs) , dans les pays d'amérique latine .. 

Il n'y a aucune fatalité .. Nous sommes les acteurs de nos vies  et de nos solidarités . 

 

Merci pour cet article. Reprendre en mains nos propres vies, notre alimentation, nos logements, nos vêtements, notre éducation, notre santé, notre solidarité sociale, notre sécurité...Cesser de tout déléguer à des entreprises, à l'Etat (qui n'est, au-delà des discours grandiloquents et de toutes façons totalitaires, que le syndic, le policier et le soldat des plus grosses de ces entreprises et de leurs propriétaires). Le programme est vaste, impensable, impossible peut-être. Mais, ça et là, on réfléchit, on parle, on s'organise, on agit et on construit. Achats collectifs de terres, jardins communautaires, activités culturelles auto-gérées, scops, sel et autres tentatives... Faire de la politique, c'est s'occuper de ces choses-là. Les prendre à bras le corps. Sans attendre le parti ou l'homme providentiel, sans croire qu'il suffirait de bien voter le jour dit pour que tout puisse changer. Au Mexique (essentiellement dans les régions indigènes), en Argentine, dans bien d'autres endroits du monde, des populations entières sont dans une vraie résistance au système, et tentent de reconstruire une vie autonome et digne, autour de territoires et de biens communs. Ce qui se passe en Grèce aujourd'hui, et notamment dans cet hôpital, mérite d'être diffusé, discuté, et peut nous inspirer.

Oui, je le crois.

Je crois que les choix éducatifs et sociaux, philosophiques sont : ou bien de se mettre sous la coupe des nantis en dépendant d'eux et en les servant (solution archaîque et inscrite dans les traditions), ou bien au contraire de s'en détacher de manière autonome pourvu que nous sachions construire de nouvelles solidarités collectives (solution alternative, très aléatoire, et fragile pour le moment, qui doit résister à tous les mauvais coups de la nouveauté et des méfiances à dépasser.)

Jean-Jacques M’µ

Oui, prendre en main nos vies et aussi l'énergie, produire notre électricité dans chaque habitation et se connecter en réseau, et utiliser des moteurs surnuméraires ou à énergie libre.

 

http://www.youtube.com/watch?v=5LZKTD4HT0U

 

http://www.youtube.com/watch?v=2f2-9cjq-RI&feature=results_main&playnext=1&list=PL2B94B49CF7E448BD

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Oui, oui, oui, cent fois oui (hélas !...)

J'aimerais beaucoup, Chère Giulietta, que les liens que vous avez mis par ailleurs, concernant ce qui nous aide à se ressaisir en collectifs de solidarités actives, vous les diffusiez ici, ça a toute sa place, je crois, entre nous. Même pour en discuter, éventuellement.

Et, d'ailleurs, je vois que vous avez commencé, si j'en juge par le commentaire qui suit juste celui-ci...

Très très très bien ! Merci !...

Et merci d'avance pour la suite. Pourvu que ça puisse entretenir de nouvelles réflexions, de nouveaux modes de s'approprier l'espace social !...

Jean-Jacques M’µ

http://www.penseelibre.fr/entre-1924-1929-avant-linflation-politique-dausterite-en-allemagne
Les Allemands sont passés aux 35 heures entre 1984 et 1990- SMIC à 1700 € et retraite à 60 ans revendiqués par les syndicats, planification écologique, la BCE doit prêter directement (et pas aux banques qui encaissent les intérêts) à la France à taux très bas. - Ce soir sur la 2 : ils ont enfin dit que Jean-Luc Mélenchon n'avait pas Hollande comme principal ennemi, mais la droite et surtout l'extrême droite.

 

Entre 1924-1929, avant l’inflation, politique d’austérité en Allemagne

 

Par Annie le20 novembre 2011

 

Il est dit partout (1) que la venue de l’extrême droite (2) au pouvoir est due à l’extrême inflation que l’Allemagne connu inflation-du-markdurant le début des années 30. Il est dit pareillement que l’Allemagne en étant définitivement traumatisée elle impose à l’Europe entière, par les règles de la BCE, une politique de contenu total de l’impossibilité d’une quelconque inflation qui impose un régime d’austérité partout en Europe qui fait souffrir les peuples à l’extrême.

 

Mais on ne dit pas comment cette inflation naquit (3).

Cette inflation naquit parce que précédée par une politique économique de restriction et d’austérité, en voici les étapes

L&#039;homme qui refusa de saluer le nazismeL'homme qui refusa de saluer le nazisme© Inconnu

 

Quand la photo est prise, August Landmesser travaille encore au chantier naval de Hambourg. D'où sa présence au lancement d'un navire Blohm & Voss. D'après un site mentionné par le Huffington Post, ce jour-là, Adolf Hitler lui-même se trouve à Hambourg pour participer aux célébrations. "August Landmesser a alors des raisons personnelles de ne pas faire le salut nazi", lit-on sur le site du Washington Post.

Un an avant le cliché, en 1935, le jeune homme de 25 ans épouse Irma Eckler, 22 ans. Problème majeur dans l'Allemagne de l'époque: elle est juive. La loi nazie interdit leur union. August Landmesser est exclu du parti nazi auquel il a adhéré en 1931.

Une famille "déchirée par l'Allemagne nazie"

Le couple défie aussi l'Allemagne nazie en mettant au monde deux petites filles, Ingrid en octobre 1935 et Irene en juillet 1937.

Le couple est arrêté en 1938. August Landmesser et sa femme sont emprisonnés pour avoir "déshonoré la race". Ils sont condamnés aux travaux forcés. August Landmesser, lui, est remis en liberté en 1941, mais aussitôt envoyé au front, où l'on perd sa trace. Elle serait morte en détention en 1942. Les deux enfants sont envoyées à l'orphelinat. Mais elles survivent.

Comment sait-on qu'il s'agit bien de lui sur cette photo élevée au rang de quasi-icône ? En 1991, Irène reconnaît son père sur la photographie utilisée par un journal allemand. Depuis quelques années déjà, elle rassemble des documents sur le destin de ses proches. Elle en fait même un livre, publié en 1996, dans lequel elle raconte l'histoire de sa famille "déchirée par l'Allemagne nazie".

L'autogestion n'est pas un rêve, mais une réponse pertinente.

Soutien au peuple grec.

Bravo!

Voilà une réponse plus pertinente que les plans de rigueur qui satisfont les financiers mais asphyxient les peuples.

On peut cependant craindre qu'en face le pouvoir ne soit pas tout à fait en empathie et qu'il offre une réponse peu onusienne.

Courage à eux.

Les pouvoirs en place ne laisseront pas passer. Plus nous serons nombreux à forcer le passage et mieux ce passage maudit cèdera. Sinon, tant pis !... Comme le colibri de la fable, nous aurons fait ce que nous avions à faire.

Jean-Jacques M’µ

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

( http://www.colibris-lemouvement.org/)

Environ 150 ex-salariées de Lejaby ont manifesté jeudi matin devant la préfecture de Lyon pour réclamer des «solutions industrielles» pour les trois sites du fabricant de lingerie restant à sauver, après la reprise de celui de Haute-Loire par un fournisseur de Vuitton (Lire ici le récit de la préparation de cette manifestation sur le blog dédié).

«La mobilisation a payé à Yssingeaux ! Il y avait plusieurs offres de repreneurs, pourquoi ne pas les développer pour la réindustrialisation des sites du Teil (Ardèche), de Bourg-en-Bresse et de Bellegarde (Ain)», a déclaré Bernadette Pessemesse, déléguée CGT de l'atelier de Haute-Loire, venue avec 74 collègues manifester sa «solidarité».

Et voilà, le gouvernement grec s'est couché devant les dictats.Déçu

_______

 

Les trois partis de la coalition gouvernementale en Grèce se sont mis d'accord, jeudi 9 février, sur un ensemble de mesures d'austérité à mettre en œuvre en échange d'un deuxième plan d'aide international à Athènes. Une décision qui intervient avant la réunion des ministres des finances de la zone euro, jeudi à 18 heures, consacrée au plan de renflouement du pays surendetté. Cet accord ouvre la voie au déblocage d'une nouvelle ligne de crédits de 130 milliards d'euros promise au pays fin octobre par la zone euro.

Le Fonds monétaire international (FMI) a salué l'accord entre les partis politiques en Grèce et estime qu'un nouveau programme international d'aide au pays est possible, a indiqué jeudi un porte-parole de l'institution, Gerry Rice, ajoutant toutefois qu'"il faut en faire plus" en matière de mesures budgétaires et économiques, a déclaré M. Rice lors d'un point de presse à Washington.

Jeudi matin, le ministre des finances grec, Evangélos Venizélos, se montrait déjà optimiste. "Je pars pour Bruxelles avec l'espoir que l'Eurogroupe va prendre une décision positive concernant le nouveau plan d'aide", avait-il déclaré avant dequitter Athènes, à l'issue d'une réunion marathon sur les mesures de rigueur avec le premier ministre, Lucas Papadémos, et la délégation des chefs de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI).

Cette réunion, qui s'est finie dans la nuit, a succédé à celle des dirigeants des trois partis gouvernementaux grecs mercredi soir, qui avaient discuté pendant huit heures avec M. Papadémos pour trouver un terrain d'entente sur les nouvelles mesures de rigueur réclamées par les créanciers du pays.

La question de la réduction des retraites complémentaires avait été le seul point d'achoppement des discussions mercredi soir entre le premier ministre et les dirigeants des trois partis – le socialiste Georges Papandréou, le conservateurAntonis Samaras et le leader d'extrême droite Georges Karatzaferis.

L'agence de notation Standard and Poor's avait indiqué mercredi qu'elle n'était pas certaine que la dette publique de la Grèce serait viable, même après avoir été effacée à 70 % par ses créanciers privés. "Sachant que seulement une petite composante de la dette va subir la décote, ce n'est pas sûr qu'elle sera à des niveaux que nous voyons toujours comme viables", a affirmé lors d'une vidéo-conférence pour les investisseurs le directeur des notations d'Etat en Europe,Frank Gill.

La Grèce, actuellement notée "CC", avec perspective "négative", passera par la note "SD" (défaut de paiement sélectif) si la dette est restructurée. Standard and Poor's attribuera ensuite une nouvelle note après l'émission de nouveaux titres."Après la restructuration, une fois que les obligations auront été échangées, nous remonterions rapidement la note à un niveau toujours bas, mais qui est plus en adéquation avec notre point de vue sur la question de savoir s'il y a viabilité de la dette en Grèce", a expliqué M. Gill.

"Ce que nous comprenons en tout cas c'est qu'il y aura un effacement de pas moins de 70 % de la dette détenue par les investisseurs privés", a-t-il indiqué."Mais puisque par exemple les banques grecques détiennent une très grande part de cela, et que le nouveau programme international d'aide à la Grèce devra les refinancer, en d'autres termes combler les fonds propres qu'elles perdront en subissant cette décote, l'allègement de dette réel obtenu à partir d'un effacement de 70 % de la dette détenue par les investisseurs privés n'est pas particulièrement important", a insisté l'analyste.

Par ailleurs, l'agence de la dette grecque a considérablement revu à la baisse son objectif de privatisation. Elle prévoit de lever 19 milliards d'euros d'ici à 2015 via la cession d'actifs publics afin de rembourser sa dette, au lieu des 50 milliards d'euros de privatisations prévus initialement, rapporte jeudi un de ses  responsables.

(Le Monde)

 

Des cons, des lâches et des salops. Voilà ce que sont chacun de ces partis. Honte à eux.

Je souhaite les pires choses à ces fumiers et à ceux qui suivent leurs pistes partout ailleurs dans le monde et chez nous.

Jean-Jacques M’µ

une telle information met en joie. (article twitté à 400 abonnés)

Sur les impôts je viens de découvrir par hasard que l'IR français est augmenté. Personne n'en parle.

(sur mon blog actuellement plus le temps de faire des billets de fond, je milite http://www.penseelibre.fr/) je publie demain les 2 articles en copier/coller du Parisien que j'ai découvert tout à fait par hasard, qui montrent que l'IR augmente et personne n'en parle (à ma connaissance) sur les médias.

Vous dites que le fascisme en Grèce…… mais c'est toute l'Europe qui est dans ce cas. C'est un fascisme dont on ne connaissait pas encore la figure c'est pourquoi nous n'osons l'appeler fascisme. Mais ça l'est.

qu'elle est la définition du fascisme ? qu'une élite gouverne sans l'avis du peuple. C'est bien ce qui est en cour de se mettre en place partout en Europe. Peu resiste, même pas Hollande.

Bravo et merci pour ce billet et cette info, en bonne place en "Une"...

Je relaie sur Facebook.

Vive la République!

C'est ce que font les grecs quand ils retrouvent la Chose Commune, même et surtout sans ces Etats pourris, vendus et mafieux.

Prenons le pouvoir, partout, c'est le seul moyen de contrer la finance et ses exécutants.

Savons-nous le prendre, le pouvoir ?...  et le répartir ?... et le préserver aux seules fins de l'intérêt collectif et non pas de quelques uns ?... La Commune s'est faite écraser. Et Kronstadt. La révolution espagnole aussi. Budapest 1958. Prague 1968. Les pouvoirs savent mater les velléités de démocratie. Ils ont l'armée, la police, les moyens d'informer et d'intoxiquer. Bien sûr que je me lance. Mais je sais qu'ils ne nous feront aucun cadeau.
Jean-Jacques M’µ

Rendez-vous le 18 mars (anniversaire du début de la COMMUNE de  Paris) place de la Bastille avec le Front de Gauche.

 

Je prends déjà mon billet de train!

Je vous attends ?
Jean-Jacques M’µ

  
Sonia Mitralia, membre du comité grec contre la dette, prononcé le 24 janvier dernier devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg rappelle que le « droit international oblige (...)les États à donner la priorité à la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes ».

Témoignage de Grèce : Marie Laure qui vit là bas depuis 20 ans. 

À lire la une du Monde, vous ne risquez pas la surinformation à propos de la Grèce...

Donc, les chefs des 3 partis soutenant le gouvernement non élu de Papadimos (ex Goldman Sachs, ex gouverneur de la Banque Centrale de Grèce...), à savoir: Papandréou (Pasok), Samaras ((Néa Dimokratia, droite), Karatzaferis (Laos, extrême-droite) se sont réunis, pour faire semblant de négocier (on savait depuis le départ qu'ils diraient oui à toutes les exigences de la Troïka.

Résultat des courses: (j'en oublie forcément) :

- 1) suppression des conventions collectives, tout le monde à la même enseigne, élargissement de la dérégulation, emploi à temps partiel, conditions d'embauche spéciales pour les - de 25 ans (voir + bas)

- 2) baisse de 22% du salaire minimum (le portant à 600 euros bruts; soit env. 480 nets) cela influe sur TOUTES les primes (enfants, mariage, diplômes...) qui s'ajoutent éventuellement au salaire de base et sont calculées à partir du salaire min.

- 3) 10% de baisse en plus pour les - de 25 ans (donc salaire de base à 527 euros bruts pour eux, moins de 400 euros net, à condition bien sûr de travailler à plein temps).

- 4) gel du salaire minimum pour 3 ans (jusqu'en 2015)

- 5) gel des primes à l'ancienneté tant que le chômage ne sera pas à moins de 10% (les calendes grecques, quoi)

- 6) baisse de 2% des cotisations sociales en 2012, et de 13% en 2013

- 7) baisse des grilles des salaires dans la fonction publique (et bien sûr ce n'est pas la première)8) baisse de 15% des retraites complémentaires (pour toutes les retraites complémentaires, quel que soit le montant total perçu par les retraités)9) la question des retraites principales reste ouverte10) baisse de 15% des retraites principales à DEI (équivalent d'EDF), OTE (le téléphone) et dans les banques nationalisées ou semi11) suppression directe de 15.000 postes dans la fonction publique, et de 150.000 (par non reconduction de postes après retraites, etc...) d'ici 2015.

Les enfants font cours dans des écoles sans chauffage, on attend toujours les livres (mais ça ça paraît franchement anodin comparé à tout le reste), pour faire des examens à l'hôpital, il faut avancer les frais (et être remboursé à 70%, si la caisse de Sécu existe encore à la date du remboursement...)et comme on ne paie pas nos impôts divers (on est imposable à partir de 5.000 euros par an..., + impôt sur la propriété, et bon nombre de Grecs, pauvres par ailleurs, sont propriétaires, etc etc.),...

On nous fait une ponction à la source sur nos salaires. Mon dernier salaire (janvier, sans la ponction automatique d'environ 30euros pour impôts, et avant les baisses annoncées aujourd'hui) était de 758 euros. Byzance, quoi. Mon loyer est de 320 euros, le fuel est à 1,06 euros le litre, l'essence à 1.69 (dans le meilleur des cas), le pain à 1.60 le kg, les patates à 0.8, le lait à 1.2 ...

Dans les médias, on subit une offensive de propagande incroyable (« c'est dur, mais il faut ça pour se sauver ! », « c'est l'occasion de mettre de l'ordre avec tous ces tricheurs », etc.), et ceux, pas nombreux et seulement dans les médias alternatifs, boycottés et censurés systématiquement, qui affirment qu'il faut dire non, refuser ce prêt et tout ce qui va avec, et retourner à la drachme qui nous permettrait enfin de nous remettre debout (parce que tant qu'on est ficelés par la monnaie commune, on ne peut rien faire, sinon être plongés encore un peu plus dans la récession), sont accusés de folie, communisme, enfin bref de tous les maux de l'humanité.

Le gouvernement NON ÉLU et placé là au mépris de la constitution, signe un arrêt condamnant la Grèce pour les 50 prochaines années (ce n'est pas une exagération). C'est systématique, organisé, délibéré, et ça fonctionne.

Les Allemands, après avoir retiré leur demande de placer un proconsul en Grèce (ça a provoqué un tollé, même chez les Allemands!), insistent pour que soit créé un compte spécial, destiné au service de la dette, et géré... par eux (les créanciers). On ne précise nulle part qu'ils veulent, c'est un fait, que ce compte soit alimenté non seulement par le prêt à venir, mais aussi par les recettes de l'État, si besoin est. Ça a un nom : colonisation.

On va monter à Athènes avec Christos, on ne sait franchement pas trop pour quoi faire, encore, je vous tiendrai informés. Je sais que vous faites tout ce que vous pouvez pour faire passer les infos, continuez, c'est la première chose à faire, on a vraiment besoin de votre soutien. Beau cadeau d'anniversaire pour Cécilia, hein?... bon, on lui fera quand même quelque chose d'aussi sympa que possible, sans doute la semaine prochaine.

On pense à vous, on vous embrasse.

Marie-Laure Veilhan

Traductions grec-anglais-français 

On aimerait savoir ce que proposent les oppositions (Syriza, PC, autres...).

Bonjour tous et JJMU. Merci pour tous ces commentaires, liens, témoignages si boulversants et inquiétants. Sourire      

Pour info, des nouvelles de notre camarade Giorgos Mitralias du CADTM Grèce

 


Salut tout le monde,
Je vous previens qu'ici en Grece ca sent enormement la poudre. Le jour J pourrait etre apres demain Dimanche, quand le Parlement sera assiege (et pris d'assaut?) par la foule qui tentera d'empecher le vote des dernieres mesures hallucinantes (des salaires de 417 et des pensions de 320 euros!). Les partis au gouvernement s'effritent, leurs deputes foutent le camp, ca demissione, on est deja en greve generale et on occupe des ministeres, les manifs sont continues (mais, toujours pas unitaires). Et voici une image pour que vous compreniez mieux l'ambiance: le syndicat des flics vient de mettre a prix la tete des membres de la Troika (pour un euro car "ca vaut pas plus") et menace des les...arreter. Ci-jointe la photo de la banderolle qui ouvrait leur manif tres combative de ce matin...


Hasta siempre...
Yorgos

Les masques viennent de tomber : le FMI, des officiels de l'UE et « notre » gouvernement (les non-élus, l'ex-banquier nouvellement premier ministre et ses trois alliés politiques, majoritairement responsables de cette crise et ayant gouverné ces 40 dernières années) ont décidé hier d'un troisième paquet de mesures d'austérité qui vont replonger la Grèce dans sa situation d'après-guerre (la 2e).
Après cet accord, les nouveaux salaires baisseront pour atteindre environ 350 euros, dans un pays où le coût de la vie est élevé (et faisant partie des pays dont les prix de la nourriture, du carburant, des services etc. sont également les plus élevés). Les coupes budgétaires de ces deux dernières années ont divisé au moins par deux le salaire moyen tandis que les banques grecques font des milliards et que les grandes entreprises paient de moins en moins de taxes. Par ailleurs, la dette augmente et l'économie est paralysée. Une politique qui va droit dans le mur.
Dans un pays de 10 millions d'habitants, 4000 personnes perdent leur emploi chaque jour, le nombre de sans-abris dans les rues d'Athènes a rapidement augmenté ces 5 ou 6 derniers mois. Des sans-abris qui avaient encore récemment une maison et une vie normale.
Nous avons besoin de votre solidarité
Faites passer l'info, ne croyez pas les grands médias.Un appel pour une grève générale de 48 heures et une mobilisation pendant les trois prochains jours vient d'être lancé.
La Grèce n'est que l'expérimentation d'un modèle économique voué à être appliqué sur nous tous.
Finis les SAUVEURS !
Prenons nos vies en main !
C'est maintenant qu'il faut agir !

De nombreux projets alternatifs liés à l’économie existent : banque du temps, réseaux de solidarité et plus encore chaque jour dans les grandes villes. Toute cette agitation nous a rendu muets à l’international. Il faut ajouter que la vie est devenue plus dure (au regard de nos situations économiques), cette urgence a poussé beaucoup de gens à essayer de trouver des solutions individuelles. L’équipe multimédia, elle, continue de poster sur notre blog (il reste maintenant 5-6 personnes).

La variété de ces nouveaux projets et activités est énorme

Certains sont très concrets comme l’aide aux sans-abri, la cuisine populaire ou des réformes constitutionnelles.
De même pour les occupations, elles sont par exemple artistiques. Le projet collectif ELCHEF qui tourne bien est maintenant de notoriété publique. D’autres exemples de travaux collectifs sont en marche comme des entreprises qui ont du fermer et que les employés ont reprises. Les grands médias connaissent aussi une crise majeure et la chaîne de télévision ALTER (employés non payés depuis des mois) diffuse maintenant des informations sur les luttes en cours. Des rumeurs sur le grand Eleftherotypia d’une reprise par les employés circulent actuellement, il relaierait aussi l’actualité des luttes.

Agenda de protestation mondial

Même si la pression est grande, plusieurs groupes essaient de répondre présent au rendez-vous de l’agenda mondial de protestation. Par exemple, des manifestations sous l’égide de la journée mondiale anti-ACTA sont annoncées à Salonique et Athènes le 11 février.

La masse est tenue par la peur et infantilisée

Cette situation devient elle-même instable. Ils ont peur que la suite soit encore pire. N’oublions pas que les Grecs ont une longue et traumatisante histoire d’ingérence de leur pays par des forces étrangères.

Je suis convaincue que lorsque cette société arrivera à son point de rupture, à ce moment précis, l’élite politique proposera des élections pour gagner du temps en faisant miroiter un peu de démocratie à une société en feu. Cela ne sera rien de plus qu’un tour de passe-passe qui ne fera que reculer ce qui semble inévitable : une solution respectant le plus pur style de la tragédie grecque. Il n’y a pas de tragédie sans solution !

Non à l’ACTA ! Non à la criminalisation du partage !

Le Traité ACTA (pour « accord commercial anti-contrefaçon ») a été signé par l’Union européenne le 26 janvier dernier, ainsi que par 22 de ses Etats-membres dont la France. Le Parlement européen devrait se prononcer sur ce traité en juin.

Jamais soumis au débat démocratique, ce traité est présenté officiellement comme un instrument de lutte contre la contrefaçon de biens manufacturés et de l’immatériel (y compris le « piratage » de biens culturels, de logiciels notamment). En réalité, l’ACTA criminalise le partage culturel et matériel.

Le Traité stipule que les « atteintes aux droits d'auteur » seront pénalisées dès lors qu’elles seront commises à « une échelle commerciale ». Un terme vague qui reste sujet à interprétation : « des pratiques sociales largement répandues telles que le partage (non-commercial) de fichiers entre individus pourraient être interprétées comme relevant d'une « échelle commerciale » [1] explique la Quadrature du Net, qui rassemble citoyens et experts « indignés » par les tentatives multiples des gouvernements d’imposer un contrôle sécuritaire sur Internet.

Outre la criminalisation du partage sur Internet, l’ACTA prévoit la mise en place, dans le cadre de la lutte contre la contrefaçon, de dispositifs de contrôle strict de la circulation de médicaments génériques (pourtant essentiels pour l’accès aux soins de populations entières). Le Traité pourrait durcir les règles concernant l’utilisation des semences sous le coup de brevets, qui se sont multipliés ces dernières années.

L’ACTA introduit un arsenal répressif étendu et dangereux, en prévoyant des sanctions civiles mais aussi pénales (allant jusqu’à des peines d’emprisonnement). Dans le domaine du numérique, ces peines sont applicables aux fournisseurs d’accès à Internet. Ceux-ci seront forcés de faire la police dans leurs réseaux, et contrôler les activités de leurs utilisateurs.

L’ACTA sert avant tout les intérêts des grandes industries, au détriment de l’échange gratuit et libre des biens intellectuels et culturels. Ce Traité doit être rejeté par le Parlement européen.

Attac France soutient les importantes mobilisations qui se sont développées dans différents pays pour s’opposer à l’ACTA, ainsi que les manifestations qui ont eu lieu en France aujourd’hui dans le cadre de la journée d’action européenne. Elle appelle ses adhérents à participer aux manifestations qui auront lieu le 25 février en France, dans le cadre de la prochaine journée d’action.

Attac France,

Paris, le 11 février 2012

[1] http://www.laquadrature.net/fr/acta-mise-a-jour-de-lanalyse-de-la-version-finalehttp://www.laquadrature.net/fr/acta-mise-a-jour-de-lanalyse-de-la-version-finale

POUR UNE RÉPUBLIQUE DU DROIT OPPOSABLE A L’EMPLOI

Colloque organisé par le M’PEP 
(Mouvement politique d’éducation populaire)

Samedi 10 Mars 2012 de 9h à 18h

Salle de La Maison des Passages

44 rue Saint-Georges, LYON (5e)
Métro : Vieux Lyon

Ce colloque traitera des raisons et des moyens d’instaurer en France un véritable « droit opposable à l’emploi » afin de régler définitivement les problèmes du chômage, de la précarité et du mal-emploi, ces monstres entretenus par le système néolibéral mondialisé. Il abordera aussi les politiques macro-économiques et industrielles pour le plein-emploi.
Intervenants

  • Marie-Louise Benoit, professeure en économie gestion,  secrétaire nationale du M'PEP chargée de l’organisation.
  • Jean-François Delhaye, professeur honoraire de philosophie, secrétaire national du M'PEP chargé du travail, de l’emploi et du chômage.
  • Gérard Filoche, inspecteur du travail durant 30 ans ; membre de Copernic et d'Attac.
  • Eric Hamraoui, maître de conférence en philosophie au Centre de recherche sur le travail et le développement du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à Paris.
  • Jacques Nikonoff, ancien ouvrier et syndicaliste chez Norton à La Courneuve, professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’université Paris 8, porte-parole du M’PEP et ex-président d’Attac.
  • Viviane Risser, ingénieure agronome, membre du Conseil national du M'PEP et de son groupe travail emploi chômage.
  • Serge Truscello, élu CGT chez Bosch, secrétaire de la section PCF de Vénissieux.


Pour accéder au programme et au Bulletin d’inscription, cliquez ici :
http://www.m-pep.org/spip.php?article2513

Hôpital de La Seyne sur Mer© Jacques
Nous sommes ici pour montrer notre solidarité© Acampada Paris
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