Mar.
16
Sep

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Belgique, la face cachée du Vlaams Blok (2004)

Réalisé par Jean-Claude Defossé, et essentiellement basé sur des images d'archives de la RTBF et de la VRT, ce documentaire édifiant nous met en garde contre un parti en quête de respectabilité qui séduit un électorat de plus en plus large...

A ne jamais oublier !

Journaliste à la RTBF jusqu'en 2009, Jean-Claude Defossé - Jean-Claude Dubié, de son vrai nom, - a réalisé un documentaire qui peut être visionné ci-dessous en trois parties.

Le Vlaams Blok a fini par être obligé de faire peau neuve.... Il est donc devenu Vlaams Belang.

 

La face cachée du Vlaams Blok (2004) 2de partie © Jean-Claude Defossé

 

La face cachée du Vlaams Blok (2004) 3ème partie © Jean-Claude Defossé

 

 

Tous les commentaires

31/05/2010, 00:05 | Par grain de sel

Pas pu tout visionner (mon ordi surchauffe aux vidéos)... mais ce que j'ai vu fait frois dans le dos ! Merci JoHa de nous tenir au courant de ce qui se passe dans votre pays déchiré, si mal connu et pourtant si proche !

31/05/2010, 01:44 | Par elise david

J'ai visionné l'intégralité de ce film très bien fait .C'est horrible et vraiment inquiétant de voir ces francophone distribuer les journaux sans savoir et tomber dans le piége du Vlamsblock.La bête n'est pas morte hélas .La peste brune qui glace .Avoir absolument.Merci Joha;

31/05/2010, 08:40 | Par kairos

Et le fin mot de la fameuse affaire des "tueurs du Brabant" ?

31/05/2010, 10:14 | Par sofisafia

C'est juste effrayant... En tant que touriste (qui aime beaucoup la Belgique !), j'ai souvent apprécié l'accueil très amical de beaucoup de Flamands (hormis quelques incidents, qui sont finalement aussi fréquents côté Français), mais ce que présente ce reportage est effectivement la toile de fond inquiétante du paysage belge. Espérons que cela ne s'installe pas à l'avant-scène... Espérons que la Belgique garde son unité, en préservant sa diversité.

31/05/2010, 13:47 | Par JoHa en réponse au commentaire de sofisafia le 31/05/2010 à 10:14

Je tiens à rappeler, sofisafia, que ce film n'est pas un film sur les flamands mais sur la face cachée du Vlaams Blok, devenu Vlaams Belang.

Le problème de ce parti, qui a pu se créer un électorat, est l'influence, lente et insidieuse, de ses slogans nationalistes et séparatistes - les autres partis politiques du nord du pays se devant de tenter de reconquérir l'électorat qui a soutenu la montée du VB. En ce sens, c'est un problème que l'on trouve dans d'autres pays européens.

 

31/05/2010, 16:04 | Par Philips Michel

Ne peut-on pas dire, JoHa, que l'extrémisme flamand trouve sa source dans le fonctionnement originel de la Belgique? Dans ce terrible et si injuste déséquilibre voulu et imposé par la grande bourgeoisie wallonne, francophone, riche et possédante aux Flamands croupissant dans leur masures du plat pays?

Plus de 100 années de mépris se payent. Et ce fut Degrelle, ce nationalisme flamand cultivé et encouragé par l'occupant nazi qui laissa rentrer chez eux les "frères de race flamands" faits prisonniers.

Rappelez-vous ce: "Les Flamins, c'nest nin des dgins!" que tout bon wallon se devait lâcher quand on évoquait les Flamands.

Je pense que, aujourd'hui, l'immense majorité flamande, tout en refusant l'extrémisme flamingant, ne déteste pas voir les Wallons être emmerdés par ce que ce petit parti leur crache! Comme un petit restant de vengeance!

31/05/2010, 18:00 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de Philips Michel le 31/05/2010 à 16:04

Salut M Philips,

Ce discours de vengeance était sans doute encore entendable dans les années 60 avec le "Walen buiten", mais aujourd'hui? Il me semble que le VB fait avant tout partie d'une dynamique actuelle de recentrage ethnique qui existe partout, à degrés divers. Il utilise les techniques classiques de la haine de l'autre pour créer une norme morale interne convenant à ses objectfs: Hitler l'a fait avec les juifs, W Bush avec les arabes, Sarko avec les sans-papiers, le VB avec les wallons. La force de ce discours est que l'on peut toujours trouver des exemples qui le justifie, en apparence du moins.

01/06/2010, 01:23 | Par JoHa en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 31/05/2010 à 18:00

D'accord avec vous Vincent Verschoore, c'est le sens de mon billet.

Pour le VB, cela concerne les wallons mais aussi les immigrés, même de longue date (discours infect à ce sujet).

01/06/2010, 04:20 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 31/05/2010 à 18:00

Vincent,

Oui, le coup du bouc émissaire.

01/06/2010, 01:19 | Par JoHa en réponse au commentaire de Philips Michel le 31/05/2010 à 16:04

Cher M Philips,

Je reprécise que ce billet ne vise pas spécialement 'l'extrémisme flamand'. Ce qui m'a décidée à poster ces videos, c'est bien la face cachée du VB, j'insiste - et le VB, c'est un parti politique.

Bon nombre de flamands sont certainement plus pacifiques que les quelques excités que l'on voit dans ce film.

Le VB, en tant que parti politique, a reçu, pendant de nombreuses années, un financement national et une audience que des extrémistes isolés n'auraient pas reçus : au service de quoi ? de qui ? de quels intérêts ? Financiers bien sûr les intérêts !

Certains disent que le VB reçoit maintenant moins de voix : 'succès' à relativiser puisques des éléments de son idéologie se retrouvent maintenant dans d'autres formations politiques.

Concernant le passé, soit ce temps, heureusement révolu, où il y a eu imposition d'une seule langue pour le pays - le français -, ce temps où existaient déjà des difficultés de coexistence entre les deux communautés linguistiques... et pas que du fait des flamands, il y a un bon article dans Le Soir de ce mercredi. Article accessible dans l'édition payante sur le site lesoir.be

Et pour ce qui concernait les pauvres croupissant dans leurs masures, il me semble qu'il y en avait dans tout le pays avec une grande bourgeoisie, voire une noblesse, francophone mais était-elle uniquement wallonne ?

"Les Flamins, c'nest nin des dgins !' que tout bon wallon se devait de lâcher quand on évoquait les Flamands... Je n'ai jamais été une bonne wallonne dans ce cas ! Suis-je pour autant atypique ? Possible, je ne sais pas. Là, je reviens de Bruxelles... j'ai écouté la radio flamande en voiture, un peu triste, ça n'aura donc servi à rien que j'apprenne le néerlandais à l'école ? Ma fille avait le projet de suivre des cours intensifs l'année qui vient mais le fera-t-elle ? Entendu à la radio le ministre des affaires étrangères proposer l'anglais pour Bruxelles !

01/06/2010, 04:17 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de JoHa le 01/06/2010 à 01:19

JoHa,

Merci de toutes ces précisions. Oui, il y a eu évolution des choses.

01/06/2010, 10:07 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de JoHa le 01/06/2010 à 01:19

Bonjour JoHa,

Au risque de déplaire et en tant que ex-habitant de Bruxelles (Anderlecht pour les connaisseurs), je trouve que le solution de l'anglais est la moins mauvaise: au moins c'est politiquement neutre et à peu près tout le monde le parle, y compris la forte communauté internationale, et ca n'empêche en rien que les gens parlent français, néerlandais ou brusseleer entre eux. J'irais jusqu'à dire que la Belgique aurait tout à gagner à prendre l'anglais comme langue nationale.

01/06/2010, 22:19 | Par JoHa en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 01/06/2010 à 10:07

Prendre l'anglais comme langue nationale, comme vous y allez Vincent ! Il me semble que l'anglais va s'imposer dans l'Europe, si l'Europe tient - mais adopter la culture anglo-saxonne par la même occasion ?

Personnellement, je serais plutôt pour le multilinguisme... Cela ouvre davantage l'esprit, même si cela se construit sur le long terme, sous condition de pouvoir faire vivre ce multilinguisme, et pas qu'à la maison.

01/06/2010, 11:07 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de Philips Michel le 31/05/2010 à 16:04

@M Phillips

Léon Degrelle était wallon, né d'un père français catholique ultra, qui avait émigré en Belgique pour fuir l'anti-cléricalisme français.

 

01/06/2010, 15:01 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Emmanuel Esliard le 01/06/2010 à 11:07

Emmanuel,

D'accord, mais il a représenté cette "communauté raciale" que certains Belges voulaient partager avec les nazis, non?

01/06/2010, 23:01 | Par JoHa en réponse au commentaire de Philips Michel le 01/06/2010 à 15:01

Oui, M Philips, il y a eu Degrelle : père français, né en Belgique en milieu catholique, il a fini ses jours tranquillement en Espagne.

Mais actuellement, pas de parti politique d'extrême-droite puissant en Communauté française - ce ne sont pas les essais qui ont manqué mais cela n'a pas pris, le dernier en date concerne un parti populiste de droite, le PP de Modrikamen (inspiré par un certain NS ?).

Bon, Modrikamen a quelques ennuis pour le moment :

Modrikamen inculpé: faux et blanchiment -- RTL info 

Connaissez-vous la biographie détonante de Degrelle ?

Degrelle, une bio détonante | Télémoustique 

Pour ce qui concerne, Liège, une librairie française d'extrême-droite installée il y a peu et fermée rapidement par ordonnance communale (grâce aux jeunes).

Et aussi des éclaircissements récents (mars 2010) sur le passé, avec reconnaissance de ce passé par le bourgmestre :

Lalibre.be - Liège, l'héroïque fut aussi docile Thierry Rozenblum - Une cité si ardente... Les Juifs de Liège sous l'Occupation (1940-1944), avec 1 DVD

Une cité si ardente 

 

01/06/2010, 05:38 | Par Marielle Billy

C'est d'une tristesse ! Feraient mieux de regarder ce miroir par exemple:

James Ensor, Squelettes se disputant un hareng saur

1805528942_b079214b47.jpg

 

01/06/2010, 22:10 | Par JoHa en réponse au commentaire de Marielle Billy le 01/06/2010 à 05:38

Eh oui Marielle !

Si la Belgique vole en éclats, les classes défavorisées, et les classes moyennes, ne seront pas plus riches, cela me semble plus que vraisemblable car ce sont les mécanismes de solidarité qui risquent de passer à la trappe.

01/06/2010, 15:33 | Par Philips Michel

On peut dire sans se tromper que ce qui se passe aujourd'hui au niveau de l'extrémisme flamand trouve son origine (un tout petit peu, mais un peu quand même) lors dès la création de l'État belge, un peu comme lors de la création d'Israël: une grave erreur, une grave injustice.

Qui n'accepte pas l'idée que la création de l'État belge a été faite "sur le dos" des flamands, ne peut comprendre la suite. Comme la création de l'État d'Israël a été faite "sur le dos" des Palestiniens. Au Moyen Orient, les choses remontent à 60 ans, en Belgique, ça dure depuis 140 ans!

Bien que belge de naissance, ayant vécu 40 ans en Belgique, je ne me suis JAMAIS senti belge, seulement liégeois et francophone! Et pourtant je suis né et ai vécu du côté des nantis (jusque dans les années 1960), "sur le dos" des Flamands.

Si un simple citoyen peut n'avoir aucun sentiment d'appartenance nationale, c'est bien qu'il y a un "stuut"(un machin, un truc, un défaut) avec cette histoire de nationalité! Et ce "stuut", ce "machin", ce "truc", c'est l'absence. La Belgique, quoiqu'on en dise, a toujours et sera toujours un mythe, càd, "une chose" sans consistance aucune, "du vent". Aucune communauté culturelle, aucune communauté historique, aucune communauté de langage. Du vent!

Et, sur du vent, tout (ici le VB) est possible, on peut tout bâtir!

01/06/2010, 22:05 | Par JoHa en réponse au commentaire de Philips Michel le 01/06/2010 à 15:33

Cher M Philips,

J'ai lu quelques articles, notamment historiques, ces derniers temps - je finis par penser que je connais bien mal l'histoire de ce pays, on m'en a raconté une à l'école belge mais avec tant de silences... J'ai été frappée, en lisant ces articles, de croiser plusieurs fois ces mots : 'sauf la Principauté de Liège'.

Née à Bruxelles, j'ai vécu mes vingt premières années ailleurs qu'en cette ville, Liège, - où vous avez été élevé parmi les nantis, dites-vous - et je reste toujours étonnée du sentiment identitaire fort des liégeois (y compris à l'égard des autres régions de Wallonie et a fortiori à l'égard de Bruxelles).

Nantis jusque dans les années soixante, dites-vous. Y a-t-il une relation avec les grèves de soixante à Liège ? Enfant, j'ai débarqué un court moment à Liège, au milieu de ces terribles grèves. N'y avait-il donc aucun ouvrier de Tongres et de Hasselt parmi les grévistes ? Qu'en disait-on dans votre entourage de l'époque ?

Pour info sur ces grèves marquantes qui me semblent aussi éclairer le surgissement du dit 'mouvement wallon', on peut lire :

Grève générale de l'hiver 1960-1961

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_g%C3%A9n%C3%A9rale_de_l%27hiver_1960-1961

 

 

01/06/2010, 23:18 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de JoHa le 01/06/2010 à 22:05

JoHa,

Retracer "l'itinéraire" des Liégeois ne servirait pas à grand chose. L'esprit d'indépendance, un très fort sentiment identitaire y sont (ou y ont été!) très présents: la pomme de pin au sommet des perrons symbolise cet esprit, et ce depuis des centaines d'années. Il y a (avait!) un esprit liégeois. Il est à 100% latin, francophone.

Le XIX siècle a été un siècle d'or: charbon, métallurgie, fabrique d'armes, esprits créatifs (musique, littérature, peinture,...) renforçant encore cet esprit. A l'époque, Liège se sentait la petite sœur de Paris!

1960 n'a pas été une charnière, seulement un élément de la longue et bien normale "descente aux enfers" du pays de Liège: déclin inexorable d'une région qui, ayant été trop longtemps privilégiée, n'acceptait pas de se remettre en question. Comme un "fils à papa" refuse de travailler!

"L'affaire royale" est un excellent exemple de ce mythe qu'est la Belgique.

Aujourd'hui, on n'est plus liégeois que dans sa tête: la nostalgie!

01/06/2010, 22:32 | Par John Ellyton

Danois né à Gand en 52, j'ai dû faire mes études en français à Enghien parce que mon paternel ne supportait pas les flamingants (en 58 le régime scolaire francophone fut interdit en Flandre). Au-dessus de la mêlée depuis lors, je ne ris toujours pas ! On manque d'intelligence dans ce pays. Peut-être qu'une marche blanche… non pour sauver quoi que ce soit, mais pour faire savoir aux politiciens que la mesure est comble… Une marche blanche, sans eux, bien sûr ! Pas de récup'. Qu'ils la regardent du haut du pavé où ils semblent avoir élu domicile et où "on" pourrait bien venir pour relever les compteurs.

01/06/2010, 23:25 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de John Ellyton le 01/06/2010 à 22:32

John,

" On manque d'intelligence dans ce pays" C'est très injuste de dire cela. Les "Belges", puisque c'est ainsi qu'il faut bien appeler les gens qui vivent à l'intérieur de ces frontières(!), ne sont, ni moins, ni plus intelligents que les autres Européens. Ils font, ils essayent seulement de faire ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont et ce qu'ils sont!

Énumérer tous ces "Belges" qui ont fait de magnifiques carrières suffirait à prouver que vous avez tort!

01/06/2010, 23:48 | Par JoHa en réponse au commentaire de John Ellyton le 01/06/2010 à 22:32

A John Ellyton,

Avez-vous signer la pétiton "Sauvons la solidarité" - "Red de solidariteit" - ? Cent mille signatures.

Sauvons la solidaritéLas, si vous ne l'avez pas signée, voici ce que vous pouvez maintenant lire sur le site de la pétition - message délivré uniquement en néerlandais, the English version is not available -

 

PriorWeb logo

Geen website beschikbaar sauvonslasolidarite.be Wat wil dit zeggen? De website die u probeert te bezoeken verwijst wel naar deze server, maar wordt in werkelijkheid niet door PriorWeb gehost.Uw website verwijst naar de verkeerde PriorWeb-server (Ghost). Controleer de DNS-instellingen in het Controlpaneel en kies voor de optie 'Standaard' voor uw DNS-records.U of een PriorWeb-administrator heeft de desbetreffende website uitgeschakeld. Raadpleeg het overzicht van subdomeinen in Controlpanel, waar u meteen kan zien het actief is of niet.Contacteer de helpdesk | English version

 

 

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/389134/cent-mille-signatures-pour-sauver-la-solidarite-chez-verhofstadt.html

A ceux qui dans le monde politique voulaient, juste après la rentrée de septembre, envisager fût-ce de loin une scission, les promoteurs de "Sauvons la solidarité - Red de solidariteit" tenaient à montrer par leur démarche qu'il était, au contraire, essentiel de nouer un dialogue communautaire franc et sincère, ce qui ne devrait pas empêcher de nouvelles avancées dans la fédéralisation de la Belgique. Et ce pour autant que cela ne nuise pas à la solidarité interpersonnelle.

L'intérêt de cette pétition était qu'elle avait démarré clairement du côté flamand avant de devenir nationale au contraire de celle sur l'unité du pays par la citoyenne liégeoise Marie-Claire Houard. A noter que cette dernière avait participé au lancement de "Sauvons la solidarité" dans les locaux de la CSC à Bruxelles.

Pour rappel aussi, les syndicats s'étaient mobilisés parce que "tous les grands acquis sociaux, de l'obtention du droit de vote aux congés payés en passant par la journée des 8 heures, le système des pensions et la liaison des salaires à l'index ont été obtenus au niveau national." Sans parler de la grande solidarité entre travailleurs du Nord et du Sud, surtout lors des moments les plus durs.

 

 

 

Newsletter