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Nicolas Sarkozy, la pédagogie et les sans-papiers

Lors de son intervention télévisée, à plusieurs reprises, devant des journalistes manifestement incapables de se rendre compte de l'énormité de ce qu'il lâchait, Nicolas Sarkozy a déclaré au sujet des salariés sans-papiers réclamant une régularisation «qu'il ne suffit pas d'un contrat de travail pour devenir Français» - mélangeant ( sciemment ou par incompétence) la revendication de ces salariés, qui est celle d'un droit au séjour passant par l'obtention d'une carte de séjour, et une demande, qu'ils n'ont pas exprimée, et qui aurait été celle d'avoir accès à la nationalité française. Cela n'a pas empêché le politologue Dominique Reynié d'expliquer à chaud 5 minutes après l'émission que Nicolas Sarkozy avait fait preuve d'une rare "pédagogie" sur l'immigration.

Tous les commentaires

25/04/2008, 09:18 | Par Jean-Louis Fabiani

Sciemment ou par incompétence ? C'est indécidable. Si l'on choisit le mensonge délibéré, le président et le politologue sont associés pour empêcher la constitution d'un vrai débat public sur l'immigration : on continue de dire n'importe quoi sur le sujet, à l'aide d'un argument d'autorité. Si l'on choisit l'incompétence, on peut s'inquiéter légitimement pour la science politique de M. Reynié.

25/04/2008, 09:31 | Par baaltik en réponse au commentaire de Jean-Louis Fabiani le 25/04/2008 à 09:18

Sur les arguments d'autorité, permettez-moi monsieur Fabiani de vous rappeler ce que je commentais sur votre blog Intra Muros. Si quelqu'un n'a pas vraiment vocation à dénoncer les positions d'autorité des autres, c'est tout de même vous - parce que la certitude de votre omni-autorité éclate dès l'énoncé de vos titres. By the way, si vous faisiez un tour extra-muros en Avignon, juste pour le fun...

25/04/2008, 09:40 | Par Sylvain Bourmeau en réponse au commentaire de baaltik le 25/04/2008 à 09:31

Est-ce un problème de position d'autorité M. baaltik qui vous oblige à intervenir sous cette identité mystérieuse plutôt que sous vos prénom et nom – ce qui serait plus conforme à l'idée d'un espace public de qualité ?

25/04/2008, 10:35 | Par baaltik en réponse au commentaire de Sylvain Bourmeau le 25/04/2008 à 09:40

Non, c'est un problème d'antécédent judiciaire. Ca m'oblige à un anonymat. Il me semble que je m'efforce, dans mes interventions, de tenir quelque chose de qualité, et vous avez tout loisir de me prouver le contraire. Sauf, bien sûr, si l'objet de vos trois lignes était uniquement de disqualifier... Je pourrais signer Antoine Lorrain ou Sébastien Cavigli - bref mentir. J'ai choisi, en rapport avec mon sujet, un surnom qui se présente franchement comme surnom. J'ajoute que la pratique des pseudos - et celui-ci ne se prend pas au sérieux, certains le trouvent même marrant - est courante. Rien de "mystérieux" là-dedans, et votre surinterprétation, pardonnez-moi, fait aussi sens. Lourdement. Auriez-vous saqué de la sorte quelqu'un d'autre et pour unpropos plus conforme à la ligne ? J'en doute. Merci à l'avenir d'interroger mon propos et pas ma personne. C'est le service minimum que je vous demande-là. Voyez-vous, vous pouvez aussi vous posez à vous même la question morale. Il ne suffit pas d'être dans le bon camp, monsieur, pour être clean.

25/04/2008, 12:35 | Par Anne Guérin-Castell en réponse au commentaire de baaltik le 25/04/2008 à 10:35

Personnellement, j'ai décidé de donner mon nom véritable. Je n'ai rien contre ceux qui font autrement, mais reconnaissez que ce n'est pas tout à fait la même chose, que cela ne vous engage pas de la même manière, et donc que l'on peut s'interroger quand une personne, sous un pseudonyme, si amusant soit-il, s'en prend personnellement à une autre, qui signe de son nom.

25/04/2008, 14:10 | Par baaltik en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 25/04/2008 à 12:35

Je n'ai pas eu le sentiment de m'en prendre à une personne, mais plutôt à une attitude : la position d'autorité de l'auteur d'intra-muros, où la morale et l'intelligence se confondraient. Le blogueur en question, en publiant, autorise qu'on mette en question sa démarche. Si quelqu'un s'est autorisé une attaque ad hominem, c'est Bourmeau, et c'était contre moi parce que je mets en doute ce qui est admis à Gauche, et uniquement pour cela.

27/04/2008, 08:26 | Par Jacques Ernest en réponse au commentaire de Jean-Louis Fabiani le 25/04/2008 à 09:18

Pour moi il n'y a aucune hésitation possible. La confusion entre demande de titres se séjour (savoir que dans la plupart des cas, de plus en plus rares, de 'succès', il ne s'agit que de Cartes de Séjour Temporaires, d'un an, renouvelables dans des conditions de plus en plue aléatoires) et demande de naturalisation, était parfaitement délibérée. Il s'agit bel et et bien de jeter l'opprobre sur ces étrangers, notamment venant de pays 'tiers' (i.e. principalement de pays ex-colonies françaises), qui non seulement s'en prendraient à l'accès au travail de nos pauvres jeunes chômeurs 'gaulois' (ce qui est complètement faux !), mais qui en plus se permettraient de prétendre à la citoyenneté française ! Quel mal se donne notre Président de la République pour essayer, sans doute, de récupérer du soutien, perdu en grande partie aux municipales, du côté de l'électorat 'extrême droite populaire'. Lequel électorat mériterait d'ailleurs qu'on se montre plus attentif, plus 'pédagogue', au bon sens du mot, à son égard, qu'il s'agisse des politiciens de droite ou de gauche, et des médias. Jacques Ernest, fils d'immigré, ayant réussi une 'belle carrière' grâce aux vertus de l'ascenseur social offert par la République française, dans ce qu'elle a (avait ?)de meilleur, soutien au jour le jour, et 'au cas par cas', de centaines d'étranger(ère)s san papiers depuis plus de 12 ans.

25/04/2008, 09:24 | Par baaltik

Je n'avais pas suivi l'émission mais il se trouve que je partage l'énoncé-dénoncé, et je vous affirme que dire "parce que quelqu'un travaille, il a le droit à être régularisé" (discours de la Gauche patronale et cadre) revient de facto à faire du contrat de travail un titre de séjour. Permettez à d'autres que vous d'avoir aussi quelques principes et de n'en être pas moins humains. Permettez aussi à ceux qui savent ce qu'est l'exclusion de se souvenir que les métiers en tension permettent : - de réintégrer des gens hors-circuit - d'augmenter les salaires. Vous avez le droit de ne pas être pour ces objectifs, vous n'avez pas celui de nous interdire de les défendre.

25/04/2008, 10:16 | Par Fantie B.

"les métiers en tension permettent : - de réintégrer des gens hors-circuit - d'augmenter les salaires." (baaltik) OK peut-être - mais quel rapport avec les demandes de régularisation (titre de séjour) de personnes travaillant dans ces métiers ? Je ne comprends pas pourquoi vous vous opposez à ce que des personnes travaillant effectivement dans ces métiers, ne souhaitant pas la nationalité française, aient un titre de séjour, donc puissent vivre dans une situation "régularisée", sans vivre sous une menace permanente. Il est très long le chemin qui va du titre de séjour à la naturalisation... (et encore faut-il la demander...) Pour paraphraser Sarkozy, je dirais : Ce n'est pas parce qu'on a un titre de séjour qu'on est Français. . Donc où est le problème dans "parce que quelqu'un travaille, il a le droit à être régularisé"  ?

25/04/2008, 10:44 | Par baaltik en réponse au commentaire de Fantie B. le 25/04/2008 à 10:16

Fautie, En ce qui concerne votre première question, le rapport est à mon avis le suivant : si vous soulagez la tension par de l'immigration, vous n'avez plus de tensions (c'est que souhaite le patronat). La seconde question : mon présupposé (et j'entends bien qu'il n'est pas assez "construit") est que la régularisation fait appel d'air. Il y a 18 mois, on a organisé un round de régularisation, maintenant on en veut un nouveau. Et demain ? Si on régularise tous les 18 mois, autant laisser l'immigration clairement ouverte. 3 ème question : non, ce n'est pas le contrat de travail de droit privé, ce n'est pas le patron, qui décident de la bienvenue ou non de quelqu'un. Ce sont les citoyens, et l'Etat qui les représente. On ne peut pas être toujours du côté de l'égalité des droits, et dès qu'une question de droit se pose, être du côté du fait accompli. Merci pour cette réaction qui tranche avec le ton inquisitorial de Bourmeau.

25/04/2008, 10:39 | Par Jean-Louis Fabiani

Pour Baaltik : je m'exprime comme citoyen et non à titre d'une autorité quelconque, que je ne détiens pas dans ce domaine. Je souhaitais simplement souligner le point très juste de Johanna Simeant : chez moi, nous avons tous été sidérés lorsque le président a dit cette énormité. Les spectateurs qui ne s'intéressent pas quotidiennement à la question n'auront sans doute rien remarqué. Le politologue de service aurait pu nous sortir de la confusion. Il ne l'a pas fait. C'est tout. Ce n'est tout de même pas la Baltique à boire.

25/04/2008, 10:45 | Par baaltik en réponse au commentaire de Jean-Louis Fabiani le 25/04/2008 à 10:39

en plus, elle est polluée !

25/04/2008, 10:41 | Par Catherine Achin

Ségolène Royal a relevé elle aussi ce matin sur France Inter cette "énormité".. Elle l'a attribuée soit à l'incompétence du Président ("il a laché ses dossiers"), soit à une stratégie délibérée ("lamentable"). Et là je me dis, soit elle est très au point sur ses dossiers, soit elle a lu le billet de Johanna Siméant avant d'y aller...

25/04/2008, 12:24 | Par critique critique en réponse au commentaire de Catherine Achin le 25/04/2008 à 10:41

La mise au point immédiate de J. Siméant est limpide Mais on ne peut pas imaginer que SR ait ignoré la distinction entre droit au séjour et accès à la nationalité Ce qui plus étonnant c'est: - que le journaliste ( Y Calvi) n'ait pas eu le réflexe d'émettre cette précision, - que le politologue médiatique patenté ait , ainsi que le souligne J. Siméant, osé dire que NS avait fait preuve en la matière de "pédagogie", - qu'un Président de la République ancien Ministre de l'Intérieur ait eu le culot d'opérer un tel amalgame

21/08/2009, 13:51 | Par profil_inactif_28112 en réponse au commentaire de critique critique le 25/04/2008 à 12:24

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25/04/2008, 22:35 | Par loicaudio en réponse au commentaire de critique critique le 25/04/2008 à 12:24

Bonsoir, je suis surpris qu'aucun d'entre vous n'ait mis le doigt sur le vrai pb de cette émission : les journalistes présents son triés sur le volet pour poser des questions convenues, politiquement correctes et surtout ne pas rebondir lorsque le président dit une énormité ou lorsqu'ils ne sont pas d'accord avec sa position. soient ils sont tous sarkosistes, soient ils sont complaisants pour ne pas perdre leur job. en effet, notre président a déjà montré sa conception de la liberté de la presse. N'oublions pas le licenciement de M. Génestar de Paris Match... qu'en pensez-vous, Mme Siméant, vous qui avez fait le choix de rejoindre un journal "libre" ?

25/04/2008, 10:52 | Par Jed_B

Sa pédagogie, c'était de reprendre (on ne peut même plus parler de "détournement", comme avec Guy Môquet !) la fameuse formule de Rocard... de prononcer le mot "malheureux" à toutes les sauces - mais il y a des bonnes et des mauvaises victimes... à focaliser le problème sur "les trafiquants" - il y a une exploitation économique du phénomène de l'immigration ("nous en avons fini de l'exploitation des immigrés"), donc il faut fermer les frontières... . C'est drôle de voir ces politologues du pouvoir reprendre et certifier les objectifs de la droite, qui n'a de cesse de parler, avec un paternalisme confondant, de "pédagogie" ("il faut mieux communiquer", "les réformes ont été mal comprises" et le désormais légendaire "les Français sont impatients") : on sent vraiment la distance critique !

25/04/2008, 12:17 | Par Le Caneton Menotté

C'est comme l'histoire de SUBPRIMES qui auraient vu le jour en Juillet dernier alors que les premiers clapotis prenaient forme en janvier 2007 dans la bouche d'économistes comme Bernard Maris. Cet homme est et est entouré d'incompétents, car comment prévoir un taux de croissance à 2,25 et adosser un budget dessus, après c'est la loi des dominos... tout s'écroule.

25/04/2008, 12:27 | Par Phyl en réponse au commentaire de Le Caneton Menotté le 25/04/2008 à 12:17

Prévoir des taux de croissance ou de hausse de prix aussi loin de la réalité ce n'est pas malheureusement de l'incompétence mais c'est voulu.

28/04/2008, 16:32 | Par Le Caneton Menotté en réponse au commentaire de Phyl le 25/04/2008 à 12:27

Voulu pour mieux appliquer des réformes dogmatiques... "Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas..." qu'il disait... encore une fois beaucoup de Français se sont fait (Censuré)

25/04/2008, 12:20 | Par khadija ledoré

Sarkozy est un incompétent en dehors des affaires et de son métier initial d'avocat de ces riches, il n'a rien appris. Un président aussi ignare et aussi peu sérieux, cela n'a jamais existé en France. Il sait bien qu'un premier titre de séjour ou une carte de travail ne donne pas le droit de demander la nationalité automatiquement ! Je suis étrangère, je me suis mariée avec un français, cette union ne m'a jamais permise d'avoir la tnationalité sur le champ ! Il joue à quoi, et ses chers conseillers qui ont préparé minutieusement cette intervention du "tape à l'oeil" n'ont pas eu la présence d'esprit de lui expliquer qu'il y a une différence entre un permis de séjour et l'acquisition de la nationalité ! Je n'avais eu aucun plaisir à me mettre devant l'écran et écouter ses tatufferies, qui il essaire encore une fois de convaincre, convaincre qui? Personne ne le croira plus, il a "roulé dans la farine" ceux qui voté pour lui et nous, nous attendons que l'épidimie passe.....

25/04/2008, 12:34 | Par christinemarie

christinemarie Incompétence ? à ce niveau, impossible ! (je suis relativement optimiste vis à vis de nos femmes et hommes politiques...). Confusion entretenue et confortée, à dessein politique personnel malhonnête, entre Régularisation d'un travailleur immigré clandestin et Naturalisation de cette personne. C'est très inquiétant et sidérant (mais peut-on attendre actuellement d'un journaliste français, le sang froid, le recul et l'indépendance d'esprit nécessaires pour une réaction à chaud et en situation ...). Tillion, Césaire, AU SECOURS ! Il manque vraiment en France des écoles de journalisme politique où sont d'abord aiguisés, l'esprit critique et de rébellion , la curiosité et l'honnêteté intellectuelle et où l'on apprend à s'armer pour résister à l'inconfort du vrai débat contradictoire. Lundi, fait-il lire en classe un texte de Germaine (sur la résistance) et d'Aimé (sur la colonisation et la mise en esclavage de travailleurs) ?

25/04/2008, 12:57 | Par Frannie

Il valait vraiment mieux boycotter ce numéro insipide et sans intérêt..... Comme au face à face avec SR, il devait être bourré de "calmants" ou autres médications.... Désespérant! Françoise Beaugé, D.Sc.

25/04/2008, 12:57 | Par Frannie

Il valait vraiment mieux boycotter ce numéro insipide et sans intérêt..... Comme au face à face avec SR, il devait être bourré de "calmants" ou autres médications.... Désespérant! Françoise Beaugé, D.Sc.

25/04/2008, 13:06 | Par marthe F.

Merci à Johanna Siméant d'avoir relevé cette confusion que, je crois, pour ma part - et comme Christinemarie - volontaire. NS est coutumier de ces glissements dans le discours qui tiennent lieu d'argumentation et qui permettent soit d'esquiver un point embarrassant soit de présenter, démagogiquement, une position "de bon sens" selon une expression qu'il emploie souvent : une majorité de Français est émue par ces sans-papiers qui travaillent et sont même défendus par leurs patrons. Une majorité de Français seraient sans doute enclins à dire qu'il faut leur donner des papiers, mais leur donner la nationalité française, c'est autre chose, ça risque de faire peur. Je pense que NS, en entretenant volontairement cette confusion, a essayé de retourner l'opinion qu'il sent trop favorable aux "800". Qu'Yves Calvi n'ait à aucun moment réagi (la confusion a été explicitement exprimée je crois 3 fois au moins), alors que par ailleurs il a posé de bonnes questions, est totalement désespérant, quant à la liberté de parole des journalistes. Il ne peut pas ne pas avoir relevé cette malhonnêteté.

25/04/2008, 13:25 | Par phirenard en réponse au commentaire de marthe F. le 25/04/2008 à 13:06

Tout à fait d'accord avec votre commentaire, y compris sur la motivation du silence du journaliste - encore que la connaissance par les membres de cette profession des dossiers qu'ils traitent soit parfois d'un niveau d'approximation qui sidère le simple citoyen, normalement informé sans être un professionnel de l'actualité ! Mais pour revenir à N. Sarkozy: confusion entretenue, glissement dans le discours, position de "bon sens" présentée avec démagogie et mauvaise foi sur l'immigration: cela ne nous rappellerait pas quelqu'un ? N. S. a été chaudement félicité pour l'avoir "éliminé" du paysage politique...

25/04/2008, 13:38 | Par pjf

Un ami étranger, depuis très longtemps en France, avait une carte de séjour de 10 ans, automatiquement renouvelée (ce n'est plus le cas actuellemlent). Il a demandé à être naturalisé. La procédure a pris plus de 3 ans, alors qu'il remplissait toutes les conditions. Un vrai parcours du combattant. NON, régularisation et naturalisation, ça n'a vraiment rien à voir ! Personne ne peut imaginer que le Président de la République ne connaît pas la différence...

25/04/2008, 14:12 | Par Jed_B

Sur les subprimes aussi, ce fut scandaleux : "on a fait la part trop belle aux spéculateurs au détriment des entrepreneurs" - pas un mot sur ceux qu'on a escroqués !

25/04/2008, 15:25 | Par aborigene

Désolé d'être à nouveau le mouton noir mais la phrase du Président est l'arbre qui cache la forêt. Régulariser des illégaux conduit à un appel d'air qui est catastrophique lorsque la conjoncture se retourne comme l'Espagne en fait actuellement l'expérience. Je ne comprends pas pourquoi ces emplois ne pourraient être pourvus par des nationaux quand on voit le taux de chômage des banlieues dont les habitants sont souvent peu qualifiés . Réserver ces emplois à des nationaux présenterait en outre l'avantage de forcer les employeurs à les revaloriser . Enfin, je comprends le Président d'être préoccupé de voir ces illégaux accéder à la nationalité française car c'est ce qui se produit à la fin et ceci s'ajoute à l'immigration massive de peuplement d'origine extra européenne que la France subit depuis des décennies et dont on mesure tous les jours les effets catastrophiques

26/04/2008, 02:20 | Par Jed_B en réponse au commentaire de aborigene le 25/04/2008 à 15:25

Hmm... "immigration massive" "subie depuis des décennies" aux "effets catastrophiques"... Ouh là, dites-moi si je me trompe, mais ça ne flairerait pas un tantinet la xénophobie primaire, ça, dites-moi ?! Et... c'est quoi un "peuplement d'origine extra-européenne" ? Tout sauf les Vikings et les Pieds-Noirs ? ou les indo-européens moins les "indo" ? Enfin, peut-être avez-vous raison... puisqu'ils travaillent clandestinement, vaut mieux laisser tout ça comme ça, sinon ce seront des clandestins visibles au sort enviable, ce qui créera un appel d'air, comme dans... un aspirateur, c'est ça, et demain on vote Ben Laden !

28/04/2008, 22:50 | Par Oliv92 en réponse au commentaire de aborigene le 25/04/2008 à 15:25

Pouvez-vous détailler les "effets catastrophiques" que "l'on mesure tous les jours"??? Cette affaire des sans-papiers qui travaillent, cotisent, paient leurs impots... démontrent justement l'inverse de toutes ces pseudo "évidences" de droite, jamais démontrées, comme quoi l'immigration nous couterait cher. Olivier, 38 ans, vivant à Francfort

25/04/2008, 16:02 | Par nequittezpas

A Jean-François Revel, Bernard Pivot demandait un jour: quel est motre mot préféré ? Réponse: Vérité. Et votre mot le plus détesté ? Réponse: Communication. Entre les causeries de Mendès-France à la radio et le cinéma organisé par M.Saussez, il ne faut pas se réfugier dans la nostalgie mais, pour le moins, exiger plus de rigueur professionnelle chez les journalistes. Je demande: Sont-ils choisis par celui qu'ils interrogent ? Passent-ils au buffet après l'entrevue ? Acceptent-ils ou elles le tutoiement par celui-ci ? Si c'est le cas, pratiquent-ils la réciproque ?

25/04/2008, 20:26 | Par mdruhencharnaux

Pour revenir sur le sujet inital de l'article, j'ai été particulièrement choqué hier soir en écoutant ces propos qu'un Préident de la République se livre à de telles approximations. C'est absolument ahurissant et malheureusement ces approximations se sont poursuivies sur les sujets de politique internationale. Je suis navré que les journalistes, a priori considérés comme des cadors n'aient pas eu la présence d'esprit de souligner cette énormité!!!! Et pour finir. j'ai été navré mais navré sdu niveau linguistique de Monsieur Sarkosy. J'avais l'impression de me retrouver au café du commerce. C'est une honte d'entendre un Président s'exprimer si pauvrement

25/04/2008, 20:49 | Par Véronique

J'ai rapproché cette "confusion" à répétition des "moutons dans la baignoire". Rappelez-vous, il avait pris le temps de réflexion avant de prononcer cette phrase ; elle était délibérée, programmée. Elle n'était pas prononcée au hasard. L'enjeu pour lui était de séduire les vieux, ceux qui ont peur de l'étranger. Ce n'est pas non plus un hasard si Sarko a sorti "l'éradication de mai 68" entre les deux tours, pour choper les vieux qui avaient voté Bayrou. Rebelote. En plus, les vieux, ils vivent très vieux, phénomène démographique. Ils seront toujours là dans quatre ans.

25/04/2008, 23:27 | Par PPM

je pense que Y.CALVI devrait répondre à nos reproches à peine voilés sur son silence coupable et j'ai été trés surpris, (j'apprécie la majeure partie de ses émissions journaliéres sur la 5), de constater aujourd'hui, qu'il n'y avait aucun résumé de son interview du président alors que ceux de ses 2 collégues étaient bien sûr présentés en soutien de l'émission C dans l'air consacrée au débat présidentiel.

25/04/2008, 23:54 | Par Bark en réponse au commentaire de PPM le 25/04/2008 à 23:27

La question a été posée lors de son émission d'aujourd'hui. Une question SMS bien sûr. J'espère que ce sms vient de Yves Calvi lui-même car il doit reconnaître qu'il a été nul. Il m'a semblé trop calme dans son émission. Pour répondre à cette question, Christophe Barbier (patron de l'Express, Confident de Carla Bruni) estime que Sarko n'a pas commis un lapsus mais que tout était surement délibéré. Donc très grave. A part ça, Calvi est excellent sur France 5... Mon analyse sur la politique de Sarkozy se vérifie chaque jour: Quand il est en difficulté, il tape sur les étrangers. ça a marché hier, ça marche moins bien aujourd'hui mais le ton est donné, il faut entretenir les "troupes"

26/04/2008, 13:07 | Par klakmuch

Ma télévision étant en panne, je n'ai pas écouté le message de notre omniprésident. Si elle avait été en fonctionnement, je ne l'aurai pas plus écouté. En effet, il ment en fonction de ses besoins du jour. Ainsi, en 2004, alors qu'il n'était pas encore président (avec une minuscule) de la République mais seulement président de l'UMP, il s'y était exprimé pour jurer ses grands dieux que toute question importante concernant l'Europe devait être soumise au peuple. On a vu ce qu'il en a été dès qu'il a été candidat à la Présidence de la République où il a dit, puis fait exactement le contraire (soumission au parlement du traité de Lisbonne, et non au peuple français). Donc je ne fais plus aucun commentaire sur un homme qui dit ce qui lui plait quand ça lui plait, sans crainte de se contredire lui-même. Pour moi, ses paroles n'ont aucun sens, et, d'après les commentaires ci-dessus, celles de jeudi soir n'étaient pas plus crédibles que les autres.

26/04/2008, 19:03 | Par oued kniss

Bien qu'étant né dans un département Français, de mère Française et de père Espagnol, je fus depuis ma naissance jusqu'à lâge de huit considéré étranger et c'est à cet âge que j'acquis la nationalité Française par décret de naturalisation avec mon frère et mes deux soeurs. Quand à ma pauvre mère, c'est par ignorance qu'elle perdit sa nationalité en épousant mon père. Je me souviens de l'anguoisse de mes parents quand tous les dix ans ils renouvelaient leurs cartes de séjour. De ces épreuves j'en ressens de profonds ressentiments. Aujourd'hui et malgré la nausée qui m'envahie, je m'isnsurge contre les propos de notre Président de la République à l'égard des émigrés et je saisi l'occasion, qui m'est donnée ici, pour rappeler que notre République ne reconnait que des citoyents c'est-à-dire toute personne, quelque soit son origine, qui se proclame de ses institutions et plus particilièrement: DE LA DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN.

27/04/2008, 17:13 | Par Tony Gil

"Je veux développer le crédit hypotécaire en France. C'est ce qui a permis de soutenir la croissance économique aux Etats-Unis." Que pense le pédagogue N.Sarkozy de cette déclaration faite aux Echos le 9 novembre 2006 du ministre Sarkozy N. ?

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