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Robert Ménard : profession poil à gratter

Pour ses partisans, il est indispensable. Ses détracteurs le trouvent, eux, insupportable, les deux n’étant pas incompatibles. Secrétaire général de Reporters Sans Frontières (RSF / www.rsf.org) et sorte de « Bernard Kouchner low cost » selon la formule acide d’une ancienne permanente de l’association, Robert Ménard est un bateleur qui rassemble autant qu’il divise. Un « entrepreneur du spectacle de la liberté », comme le croque joliment Jacqueline Aubenas, la mère de Florence.

 

 

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Pas vraiment sympathique, ses amis et ses ennemis se rejoignent au moins sur ce point, Robert Ménard, petit homme brun et sec à la langue bien pendue, se montre en tout cas diablement énergique quand il s’agit de prendre fait et cause pour une lutte ou dénoncer des agissements qui l’indigne. L’un comme l’autre ne manquent pas, à commencer par la défense de la liberté de la presse et plus globalement des droits de l’homme.

Sa dernière croisade concerne les JO de Pékin, dont il réclame, au minimum, le boycott politique. Et pour se faire entendre, Ménard, qui se veut au carrefour du professionnalisme d’Amnesty et de la science du « happening » version Greenpeace, sait y faire. Il n’a ainsi pas hésité à se rendre à Olympie pour perturber l’allumage de la flamme olympique. Les images ont fait le tour du monde, mais les Chinois n’ont, eux, pas pu les voir, la cérémonie étant prudemment retransmise avec un temps de décalage. Peu importe, c’est d’abord à l’opinion mondiale que le message s’adressait et l’opération fut un succès. Son procès lui servira d’ailleurs de « nouvelle tribune », a-t-il prévenu, alors qu’à ses yeux, « la France a capitulé » face au pouvoir chinois.

Depuis la création de RSF en 1985, Robert Ménard, à l'époque journaliste à Radio France Hérault, s’est inexorablement imposé en France et dans de nombreux pays (il ne compte plus ceux dans lesquels il ne peut plus entrer) comme une figure majeure de la défense des causes justes qui émeuvent l’opinion. Prises en otages de journalistes (Georges Malbrunot, et Christian Chesnot puis Florence Aubenas) ou d’Ingrid Bétancourt, libération des infirmières bulgares, dénonciation du régime castriste… Ménard est à chaque fois sur le pont. Pour récompenser son activisme, il a d’ailleurs récemment été élevé au rang de Chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur, dans une promotion regroupant aussi Christian Clavier ou Bernadette Chirac... Il ne l’avait pas demandé, il ne l’a pas refusé.

RSF, sa « petite entreprise » comme il l’appelle, ne connaît pas la crise. Elle dispose d’un budget annuel de 4 millions d’euros, majoritairement financé par la vente des livres de photos noir et blanc floqués du logo de l’association. De grandes entreprises françaises, dont Ménard préfère taire le nom car beaucoup font du business avec la Chine, sont également de réguliers donateurs. En lutte permanente, jusqu’à l’indigestion, lui, regrette (évidemment) que les occasions de se mobiliser soient si nombreuses. Et à ceux qui l’accusent de s’agiter au gré des caméras, il rétorque systématiquement que RSF s’est occupé l’an passé du cas d’un millier de journalistes dans le monde. Discrètement et souvent efficacement.

Incontestable, mais insuffisant pour convaincre ceux qui considèrent Ménard comme un people perverti par le vedettariat. Il est vrai que pour faire connaître la position de RSF, en l’occurrence la sienne, il est devenu un habitué des plateaux de télévision. Véritable pro en promo, on l’a vu ces derniers temps dans quasiment tous les JT et dans de nombreuses émissions grands publics, comme celles de Marc-Olivier Fogiel sur M6 ou de Laurent Ruquier sur France 2. Le personnage a indubitablement le sens de la rhétorique et de la formule qui fait mouche. Dans On n’est pas couché, quand le chroniqueur maison et journaliste du Figaro Eric Zemmour lui a intenté un procès en « droit de l’hommisme », Ménard s’est ainsi délecté de le renvoyer avec l’appui du public dans la catégorie des « cyniques » au silence assourdissant.

Alors qu’il fêtera ses 55 ans dans quelques mois, Ménard, marié à Emmanuelle Duverger* et père de deux enfants, en a passé vingt-trois à RSF, association qu’il a cofondée avec l’écrivain et journaliste du Nouvel Observateur Jean-Claude Guillebaud, sous le parrainage de Rony Brauman (ancien président de Médecins sans frontières). 23 ans après, le bilan est mitigé, forcément, et le trio de départ a explosé en vol. Guillebaud a quitté le navire en 1993, reprochant à Ménard ses coups successifs et son absence de critique des médias français afin de s’assurer leur soutien bienveillant, PPDA en tête. Brauman a fait de même deux ans plus tard, fustigeant « l’autoritarisme » de celui qui est dès lors devenu seul maître à bord. Les deux anciens saluent toutefois la campagne de dénonciation du régime chinois menée actuellement par RSF.

 

 

Reste que, parti de pas grand-chose, le petit Robert Ménard né à Oran d’un père imprimeur sympathisant de l’OAS, tient aujourd’hui la barre d’un outil d’influence respecté et craint. Un porte voix souvent bien utile que cet ancien sympathisant de la LCR puis furtivement du PS, manie avec un activisme imaginatif. Dernier mode d’action, faire de RSF un petit actionnaire de différents sponsors des JO (Coca Cola, Swatch, Adidas, Visa…) et interpeller leurs dirigeants lors des assemblées générales prévues dans les semaines à venir. Celle de Coca Cola se déroulera le 16 avril prochain. Mais sans attendre, lors du passage demain de la flamme olympique à Paris, on devrait entendre parler à nouveau de Robert Ménard. Qui s'en plaindra en vérité ?

 

 

 

 

 

* Robert Ménard et Emmanuelle Duverger ont écrit La censure des bien-pensants (Albin Michel, 2003)

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On ne peut critiquer cet homme. Il est indéniablement utile. Il s'est choisi une cause qu'elle est bien pour la défendre (!). D'ailleurs j'ai souvent acheté ses bottins de photos noir et blanc. Mais alors, qu'est-ce qui m'énerve tant chez lui? Il s'est choisi une position, un point de vue sur le monde qui lui permet d'être toujours pur. Ah oui c'est peut-être cela, cette intuition qu'il y a comme une supercherie, une pose derrière cela. Et le manque de modestie qui va avec... Ah oui et un autre truc aussi: à chaque fois qu'il est intervenu dans un contexte que je connaissais en profondeur, j'ai trouvé qu'il faisait plus de mal que de bien. Alors Ménard vu d'en haut, intouchable, presque sacré, alors que de près l'humain, qu'il veut cacher, ressurgit. S'il consentait à revenir parmi nous, son action pourrait retrouver grâce à mes yeux, comme il se doit...

UN PERSONNAGE SUSPECT
J’exprime les plus nettes réserve à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard, proncipal organisateur des manifestations anti chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d’administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l’on m’interrogeait sur le sujet du Tibet et des jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j’en suis venu au rôle de monsieur Menard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire… Hors micro, les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements.
La suite de l'article de Jean-Luc Mélenchon ici :
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6366

Il me semble qu'il est beaucoup plus important de se préoccuper du totalitarisme que des vues de Mélenchon, visiblement ami du régime chinois, sur Robert Ménard. Lambert, au moins, savait reconnaître les staliniens (voir le blog de Mélenchon et son entretien sur Europe 1). Vous citez le sénateur de l'Essonne (c'est dommage de ne pas avoir intégré les parties "pro chinoises" et anti Dalaï Lama) et ses "plus nettes réserves", alors prenons un peu de hauteur. "Dans notre existence confortable et aveugle, nous imaginons les condamnés à mort comme des victimes isolées, victimes de la fatalité. D'instinct, nous croyons que nous, en tout cas, jamais ne pourrons nous retrouver dans une cellule de condamnés à mort, à moins d'une faute grave ou d'une destinée exceptionnelle. Il va falloir débarrasser de notre cervelle de nombreuses idées reçues pour comprendre que ces cellules étaient peuplées par une multitude de gens tout à fait modestes, condamnés pour des actions tout ce qu'il y a d'ordinaire; peu d'entre eux furent graciés, la plupart écopèrent de la "Suprême"." (Alexandre Soljenitsyne, L'archipel du Goulag, page 314) Qu'est-ce que vous imaginez de la Chine et de son dynamique régime ? Êtes vous bien certain que R. Ménard ne serve à rien et que la question qui se pose à l'égard de son action actuelle soit la suspicion?

Suspicion, non, je ne suis pas atteins de paranoïa, mais méfiance oui.
Avec ce que l'on sait de l'activisme à oeillères de RSF et là je vous renvoie à ma réponse à cet irrespectueux et parfaitement manichéen article contre M. Mélenchon sur le site de Médiapart : http://www.mediapart.fr/club/blog/serval/090408/melenchon-ou-melenchine
J'aime à penser les choses de la manière la plus objective, et ne supporte guère les critiques moralistes, celle qui vont trop dans le sens obligé.
Le fait est qu'il aurait mieux valu ne pas accorder l'organisation des jeux à ce pays, et là oui, éventuellement porter une campagne médiatique, mais aujourd'hui, c'est de l'idiote et dangereuse provocation Sous couvert d'un engagement “humaniste“, il est ici plus une preuve d'irresponsabilité et d'attachement à des stratégies diplomatiques.
Je ne dirais pas que M. Ménard ne sert à rien, mais qui sert t'il ? Et ce qu'il sert va t'il vraiment dans le bon sens ?
Qui sont les dindons de la farce ? Les chinois, vous ou moi ?

Cher monsieur Mounard, Vous dites: "Je ne suis pas atteint de paranoïa" quelle affirmation bizarre! Personne ne vous avait posé la question. J'ai lu l'article de Serval que vous avez raison de recommander. Il n'y a dedans que du bon sens et de la mesure face à la démesure parfois si drôle du sénateur Mélenchon. Un désaccord avec Serval cependant. Pour l'ancien ministre délégué à l'enseignement professionnel de Lionel Jospin, ce n'est pas un coup médiatique, c'est un coup de gueule fondé sur une véritable conviction à mon humble avis. En 2001 déjà, lorsqu'il était ministre délégué à l'enseignement professionnel, aucun voyage officiel en Chine n'avait donné lieu à des réactions aussi fortes de sa part sur la situation des droits de l'homme dans ce beau pays. JL Mélenchon préfère le sport pour exprimer son goût pour la Chine du PCC. Pourtant selon un extrait d'un rapport d'Amnesty internationale: "Le 29 décembre 2001, Gong Shengliang a été condamné à mort et sa nièce Li Ying condamnée à la peine capitale avec un « sursis »de deux ans (au terme de cette période « probatoire », où les condamnés sont astreints à un régime de « rééducation par le travail », ceux qui se sont « amendés » peuvent bénéficier d’une commutation de peine) par le tribunal populaire intermédiaire de la ville de Jingmen, située dans la province du Hubei, dans le centre de la Chine. Ils ont été jugés en compagnie de 15 autres personnes, dont trois, selon certaines sources, ont également été condamnées à mort. Les autres coaccusés se sont vu infliger des peines allant de deux ans d'emprisonnement à la détention à perpétuité. Ces 17 personnes ont toutes été arrêtées en avril 2001 et accusées d'être des dirigeants ou des membres d'une « organisation religieuse hérétique » appelée l'« Église de Huanan » (« Église de Chine du sud »). Leur procès s'est ouvert le 18 décembre 2001. Gong Shengliang et Li Ying ont été reconnus coupables d'avoir « utilisé une organisation hérétique pour faire obstruction à l'application de la loi » ainsi que de « coups et blessures volontaires ». Ce dernier chef d'accusation était lié à des allégations selon lesquelles depuis 1991, ce groupe avait grièvement blessé quatre personnes et légèrement blessé dix autres en « mettant l'Église en ordre ». En tant que dirigeants de cette Église, Gong Shengliang et Li Ying ont été tenus pour responsables de ces blessures présumées. Gong Shengliang a également été poursuivi pour « houliganisme et viol », des charges souvent retenues par les autorités chinoises contre les dirigeants de groupes religieux interdits arrêtés. D'après les informations recueillies, tous les défendeurs ont nié les faits qui leur étaient reprochés et interjeté appel de leur condamnation devant le tribunal populaire supérieur de la province du Hubei. Il est cependant rare que de tels recours soient couronnés de succès en Chine, et les condamnés à mort peuvent être exécutés dans les heures qui suivent la confirmation de leur sentence." On ne peut reprocher, à mon sens l'absence de continuité et de cohérence dans l'engagement de M. Mélenchon. cordialement AF

Cher M. Fortin, merci d'éclairer de la sorte sur une situation inadmissible en Chine, cela , nous le savons tous depuis des décennies et jamais assez. Cela dit, je n'ai pas le goût de la polémique et n'apprécie que peu quand la provocation est de mise, je pense ici aux “coups médiatiques“ mal placés. On connaît les pressions diplomatiques déjà très fortes de la part des Etats-Unis de Georges Bush sur la Chine pour maintenir leur économie à flot, et lorsque qu'il apparaît que RSF est soutenu financièrement par la CIA, qui a elle-même soutenu des insurgés tibétains dans les années 50, que veulent dire les “droits universels de l'homme“ ?
Lisons le livre de Maxime Vivas.*
Lorsque je parle de paranoïa, oui, c'est un peu excessif ! Le mot est sorti, je pense, suite à la lecture d'un commentaire de Serval évoquant “la théorie du complot“. Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles lorsqu'ils ont une pensée autre, qui ne soit pas la pensée officielle. En fait, ce est intéressant, c'est le rapport des consciences collectives utilisées aujourd'hui en opinion promptes à faire pression sur des états et il serait bon que les consciences individuelles soient demain plus conscientes encore de tous les enjeux, et puissent affirmer des engagements éclairés.
Bien à vous
*La face cachée de Reporters sans frontières (De la CIA aux Faucons du pentagone), en librairie depuis le 24 novembre 2007 (Aden Editions), préface de Thierry Deronne, 272 pages (36 chapitres, six annexes), 20 euros. voir aussi : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article5757

La flamme olympique à Paris ou la soumission de la France à la Chine !!! Lorsque la promesse de contrats juteux pointe, lorsque la loi des sponsors prédomine sur la pensée de nos athlètes nous pouvons réellement nous inquiéter sur la démocratie en France et dans le monde, la France par l'intermédiaire de son pouvoir politique a choisie la voie du pragmatisme, petit à petit nous perdons notre indépendance et notre liberté. Où sont passés nos intellectuels capables de s'insurger contre tout cela !!!

Pourquoi ne pas referencer le livre La face cachée de Reporters sans frontières ? et le critiquer.

Robert Ménard est-il bien représentatif des causes qu'il choisit de défendre? Exemple: Cuba. Je cherche une confirmation de l'établissement à Miami, avec l'aide financière des Américains, d'une agence de RSF. Si cela est vrai, est-ce bien à partir d'une telle agence qu'il peut prétendre à l'impartialité de ses renseignements ? Ne serait il qu'un activiste professionnel ? Qu'il s'empare de causes justes, c'est évident et c'est sa force. Qu'il les défende bien... c'est un autre problème. La cause du Tibet semble indéniable dans sa version recherche de l' "autonomie". Le "boycott" des jeux, les perturbations portées au parcours de la flamme olympique, ne risquent ils pas, en faisant perdre la face aux Chinois, de conduire ceux-ci à s'enferrer dans un véritable repliement nationaliste. Une belle marche arrière, y compris pour la cause tibétaine?

Cher Anacleto, j'ai effectivement connaissance de ce livre (La face cachée de Reporters sans frontières), mais ne l'ayant pas lu et étant tombé sur le net sur des propos assez haineux de la part de son auteur à l'égard de Robert Ménard, il m'a semblé malvenu de m'en faire l'écho en l'état. Petite précision, ce billet n'a rien d'une enquête sur RSF, il s'agit (simplement) d'un portrait de Robert Ménard, personnage interpellant.

Il n’y a pas seulement ce livre, mais de nombreux articles de divers journalistes se posant des questions sur RSF. A savoir Son financement, qui peut aujourd’hui croire que seule la vente de livres permet une telle activité. D’ailleurs Menard a confirmé qu’il recevait des fonds gouvernementaux américains via la NED. Plusieurs articles disponibles. http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=2244 Comment également expliquer la presque absence de critiques sur les USA. Ou ces prises de positions sur le Venezuela qui classent ce pays comme un des pires concernant la liberté de la presse, alors que une certaine presse vénézuélienne appelle régulièrement a l’assassinat de Chavez. Ce qui en France est passible de 30 ans de prison. En fait un excellent sujet de fond pour Mediapart qui pourrait nous éclairer un peu sur le sujet.

Votre portrait sur R. Ménard ne sert à rien et n'apporte rien à la face cachée de cette personne et ne sert qu'à parler de lui comme probablement il le souhaite. Vous parlez de propos haineux à l'égard de Robert Ménard, et bien je l'ai entendu lors d'interviews utiliser ces mêmes méthodes, il y a donc un renvoi dans la communication, Il suscite un malaise et un sentiment de manipulation que je n'aime pas.

Jules, merci pour votre commentaire. Et n'hésitez surtout pas à me faire part de vos informations (à ne pas confondre avec une rumeur) sur cette fameuse "face cachée" de Robert Ménard, qui n'est quand même pas le diable incarné à ce que je sache...

Effectivement un excellent sujet de fond, mais à aborder avec prudence, car Ménard est aussi l'objet de nombreuses calomnies... Le peu recommandable Réseau Voltaire s'en donne par exemple à coeur joie sur son supposé penchant "bushiste"...

Ménard agace, Ménard est insupportable. Son activisme pue le coup monté (et financé) et personne n'y croit. Je ne mets pas en cause les ... causes qu'il défend, toujours belles et bonnes, mais je mets en cause le "reporter" (où ? qui ? comment ?) et cette propension à nous défendre, nous autres journalistes, alors que tout le monde sait bien que personne, jamais, ne nous a défendus. Et nous n'avons même pas demandé à l'être... Est-ce Ménard qui a sorti Florence Aubenas des griffes irakiennes ? Que Ménard regarde un peu la situation du journalisme et des reporters en France même ! Qu'il élève la voix pour les défendre, tous ceux qu'on chasse de leur boulot parce qu'ils en savent trop, tous ceux qu'on placardise parce qu'ils ont 50 ans, tous ceux qu'on censure à tire-larigot dans les rédactions félones des grands jounraux de province. La fausse et perpétuelle bonne conscience de RSF, récupérée évidemment par le gotha mondain du journalisme médiatico-parisien, est intolérable.

Je le crois extrêmement intelligent et capable d’utiliser les systèmes en place pour justement lui permettre de dénoncer les pires horreurs et il a bien évidemment raison de s’en servir, tant qu’il n’y a pas de dérive. Personnellement grand coup de chapeau à ce Monsieur qui a au moins le mérite de s’exprimer sur des sujets souvent oubliés. Ses méthodes sont visiblement critiquables à ce que je lis mais peu importe. N’oublions pas ce que vivent aujourd’hui encore les Tibétains. Les jeux olympiques n’ont pas d’importance face aux vies sacrifiées. Ah oui pardon… n’oublions pas non plus les enjeux économiques…

Si, il importe. Car on ne peut s'emparer, à tort et à travers, de sujets aussi importants en s'appuyant sur la désinformation ou le parti pris. En veillant à ce que les sujets correspondent aux intérêts des bailleurs de fonds. Cuba... Venezuela.( c'est un sujet que je connais particulièrement).. ou d'autres qui sont reprochés à Ménard. Cependant... il appartient aux journalistes de faire le ménage dans leur environnement.

RSF et Ménard échouent dans leur tentative de pénétrer l’UNESCO Voir: http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6229 Je n'ai pas lu que RSF ou Ménard aient réagis à cette nouvelle. Et vous ?

bonjour, un article interessant sur ACRIMED concernant mr Ménard: . ".../... L’Univers étant ainsi partagé entre « anti-médias » et « pro-médias », la critique compétente et hygiénique de Médias s’était donc déployée à partir d’un « manifeste » rédigé – déjà – par Robert Ménard et Pierre Veilletet - et publié dans le premier numéro sous le titre « La guérilla des altermondialistes contre l’info ». Un monument de « culture de la complexité » qui valut à Ménard des éloges du Monde [2]. . Moins de quatre ans plus tard, donc, Robert Ménard et Pierre Veilletet (avec la collaboration de Baptiste Charbonnel) récidivent et découvrent ceci : « Confirmation, à l’automne dernier, dans les manifs, sur les campus des facs ou au cœur des banlieues : ceux que l’on n’appelle presque plus les gauchistes exècrent les grands médias. Pourquoi ? .../...» . http://www.acrimed.org/article2871.html

Chers tous, Je trouve beaucoup d'entre vous injustes et excessifs envers le fondateur et animateur de RSF. Il n'est certes pas au-dessus des critiques, pas plus que nous tous – à condition que ces critiques, même vives, soient loyales, fondées, argumentées, etc. Mais les libertés individuelles n'auront jamais assez de défenseurs, fussent-ils énervants ou exaspérants. Je préfère leur bruit et leur battage, fût-il médiatique, au grand silence et à la triste indifférence sur ce bien collectif si fragile: la démocratie.

Nous vivons encore un grand moment de communication mondiale... D'un côté, les gentils : les "olympistes" (fervents croyants dans les valeurs universelles non mercantiles des JO), les comités olympiques, le régime chinois, les sponsors, etc. De l'autre, les méchants : reporters sans frontières, les che guevara modernes qui veulent libérer le Tibet, les boycotteurs.... Tout de suite, chacun sort les grands mots, comme à la bonne vieille époque de guerre froide où tout désaccord devenait d'ordre moral : les chinois parlent de blasphème, Sarko parle de tristesse, le CIO parle de haine, on crie, on pleure, vite, cachons la flamme dans un bus avant que le rêve ne s'éteigne. Entre ces deux extrêmes, la grande majorité des gens regarde, atterrée, ces images où de jeunes rêveurs se font tabasser par des flics (en France...) parce qu'ils soufflaient leurs idéaux sur une torche en plastique... entends ces discours creux d'une hypocrisie honteuse prononcés par chaque bord qui ne voit que sa propre vérité. J'en fait partie, de cette majorité désolée de voir où nous en sommes... et je me pose une seule question : quel est le sens de cette immense mascarade ?

C'est certainement tout le dilemne que le personnage de Robert Ménard. Il s'attaque à la censure de l'information par le moyen de l'information. quadrature du cercle en effet ou il faut avoir des appuis et des relais pour pouvoir dénoncer la censure de ces mêmes médias. Si j'osais je me permettrais de dire que que Ménard est la bonne conscience de nombre de journalistes (pas tous heureusement) qui font leur B.A en le mettant en lumière un peu comme on va à confesse se faire absoudre avec 2 pater et 3 avé mais qui ne prendront pas les bonnes résolutions. Je suis toujours ébahi quand je lis ici ou la que certains interviews sont revues avant publication ou quand j'entend Serge Dassault dire qu'il n'intervient pas dans la rédaction du Figaro et plus loin expliquer qu'il était temps d'apporter une "parole saine " aux lecteurs. Ah, flute, zut et crotte de bique...je viens de m'apercevoir que je me suis permis d'oser. Tant pis...

C'est vrai que R. Menard "gratte" pas mal d'argent de la part de puissances dominantes américaines, dont les objectifs ne visent pas forcément l'épanouissement des valeurs des droits de l'homme, au sens où nous l'entendons communément ici Je remercie les internaute, qui, grâce à leurs liens, m'ont permis de m'informer davantage sur la controverse autour du personnage de R. Menard. Cela me semble un peu facile, pour lui , actuellement, de surfer sur la vague émotionnelle collective d'européens exaspérés par les produits made in china - au détriment de leurs emplois - de la pollution de l'industrie chinoise, de ce régime communiste qui leur fait peur : le débat en France à ces égards manque de profondeur de vues, une certaine désinformation y est aussi présente. Les tibétains, leur féodalisme, leur théocratie, perpétuées par leur chef, le dalaï lama ne sont pas vraiment défendables, quelle que soit la sympathie que l'on peut avoir pour eux, et je n'en manque pas.Mais ma sympathie va aussi au peuple chinois, qui souffre, et attend beaucoup de ses jeux.

Promoteur des attaques contre la Chine, RSF reçoit son financement de Taipei.
Aucun organe de presse français ne l’a publié à l’époque, mais la presse taïwanaise en a fait grand état en janvier 2007 : Robert Ménard, le fondateur et secrétaire perpétuel de RSF qui coordonne en ce moment des manifestations hostiles contre la Chine, a reçu officiellement un chèque de 100 000 dollars de Taïwan, pays connu pour son appui aux régimes de droite les plus récalcitrants.
L'article de Jean-guy Allard :
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6383

Ma sympathie va à la plus grande partie du peuple chinois qui souffre et dont font partie les tibétains; je ne plains pas celle qui profite du développement , qui s' enrichit . Mais tout le peuple chinois est victime d' une information tronquée, orientée, déformée; leur liberté d' expression est nulle... s'ils n' approuvent pas les dirigeants. Dans le cadre des JO, la Chine s' est engagée à repecter les notions de droit de l' homme chères, dans les statuts, aux organisateurs. Elle ne les respecte pas, le CIO devrait réagir fortement. Il manque " à tous ses devoirs". J' ai l' impression qu' en dénonçant R Mesnard, avant de dénoncer le CIO, on se trompe de cible. Bin sûr, comme tous le démocrates convaincus, les financements que reçoit RSF, de la part des USA et de Taïwan m' interpellent fortement: prudence...vigilence... observation critique s'imposent. En même temps, s' il choisit d' utiliser les seuls financements d' envergure qui se présentent pour défendre de justes causes, trompant d' une certaine façon les donateurs, on peut considérer que c' est habile...... à condition de ne pas les " encenser"...Taïwan = modèle de démocratie ?...... J' attends la suite. Le tout bien, tout mal, n' existant pas, objectivement, j' approuve les actions concrètes actuelles de R Mesnard; pourquoi le Tibet ? Parce que ce sont des tibétains qui ont réussi à passer à travers le vérouillage de l'info organisé par les autorités chinoises et qui nous appellent à l' aide; si d' autres chinois avaient pu le faire, je suivrais aussi. Il s' agit d' enfoncer un coin pour ensuite ouvrir, élargir......

La notion de défense ,à géométrie variable , de la démocratie Il est regrettable que M.MENARD n'ait pas fait autant de "tapage" médiatique lors de la visite en CHINE de M.Nicolas SARKOZY, Président de la République, garant de la démocratie et défenseur des libertés individuelles.Pourquoi tant de clémence ? Son silence de l'époque n'en est ,aujourdhui, que plus assourdissant et force à s'interroger sur ses raisons: économiques ,financières , amicales ....? Selon que vous serez .....

Il est , en tous les cas , l'un des rares sinon le seul à ne pas en vouloir à B.Kouchner pour sa tiédeur sur le plan de l'engagement . Il dit le comprendre et le garder au nombre de ses amis , c'est bien ..

cela tourne un peu à la mégalomanie ce truc!

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