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Georges Frêche: propos et postures

Edwy Plenel (lire le billet) nous parle d'un monde qui n'existe pas, soit qu'il n'existe plus, soit qu'il n'existe pas encore. Ce qu'il écrit avec hauteur, certes, nous grandit, puisque c'est ainsi qu'il nous voit. Mais il est à la quête d'un idéal de nous-mêmes que l'on chercherait en vain aujourd'hui.

L'éthique des comportements au PS, ou ailleurs, n'a de sens que si la cause invoquée, le temps de soi qu'on lui sacrifie, le gôut du combat partagé, la fraternité accompagnent l'engagement politique.

La démocratie de marché a tué l'illusion lyrique qui a accompagné la longue lutte de reconnaissance du monde ouvrier. Elle a définitivement dilué, absorbé ce à quoi ni le fascisme ni le communisme stalinien n'étaient tout à fait parvenus. Le marché, le progrès social et l'Etat providence ont vidé les partis en France aussi sûrement que les supermarchés les Eglises en Pologne.

Seule subsiste de la période d'avant une sous-culture de violence langagière, le désaccord politique empruntant  à la logomachie du procès d'intention, datée de la révolution française à la révolution russe, et donc insignifiante aujourd'hui...

Comme pour conjurer le temps qui fuit, ou par paresse de décrire les temps nouveaux, on use d'une virulence de propos inversement proportionnelle à la réalité des enjeux et à la distance des positions. A l'aube des années 80, Gaston Deferre, grand résistant et ô combien cultivé, s'autorisait de comparer Rocard à Déat, ministre de Philippe Pétain. La dispute portait sur un périmètre de nationalisation. Lionel Jospin, dirigeant appliqué et rigoureux, récidive en 2008 à propos de Ségolène Royal en évoquant à son propos les « néos » des années vichystes, Je ne sais même plus pour quelle raison. Pourtant tous gouvernèrent ensemble. Insignifiance des mots, épuisement des références, encore.

Toujours l'histoire  est convoquée, au risque des boursouflures toujours, du pathétique parfois. Allons jusqu'au bout. Si Besson est Laval, alors il faut prendre les armes... Sourires gênés. Il est Besson tout simplement. Et cela suffit.

L'épisode Georges Frêche est éloquent. Il serait donc un antisémite! Trente ans pour s'en apercevoir? Ah bon. C'est bien long pour un parti si sourcilleux sur les principes et qui, spiritualiste par circonstance, se découvre une âme à conserver pour ne pas perdre ses valeurs. Une âme? Mais quel concile, pardon quel congrès en a décidé? Ah bon, alors, précisément, élevons-là...

Ici je rejoins Edwy Plenel. Le seul fait qu'un dirigeant soit grossier, sans aller mobiliser une fresque historique, devrait suffire à l'écarter; mais il n'y aurait certes rien de grandiose à ce motif et il faudrait alors surtout s'empêcher de siffler Royal à Reims, déclamât-elle du Jaurès dans le texte. Siffler Aubry n'aurait pas été moins indigne. Les mots «clique», «sbires», «renégat» et autres amabilités circulant sur les forums entre «camarades» devraient être proscrits. Car même cela, une moitie de parti qui siffle l'autre dans une enceinte de Congrès devrait justifier, par décence, la dissolution d'un parti qui prône, cela ne s'invente pas, l'avènement d' «un monde plus doux». Rassurons les camarades, ceci n'est pas un motif statutaire. C'est un propos de délicat. Mais ce sont ces attitudes qui dissolvent peu à peu l'affection que l'on peut avoir pour l'héritier d'une longue et vieille histoire, commuée en récitatif sans illusion ni panache.

Les socialistes ne retrouveront une éthique de parti que le jour ou ils auront redécouverts pourquoi ils sont ensemble en regardant devant et non derrière, abandonnant là leurs chers fantômes et la réthorique usée d'un passé disparu.

Il se trouve que la longue crise que nous traversons, sarkozisme aidant, bouscule la République et la démocratie. Il s'agit d'une crise nouvelle et de menaces non encore identifiées dans l'inventaire des mauvais jours qui appelle de changer les manières de voir, changer les mots, changer les perspectives, construire une fraternité des temps présents, changer d'histoire pour influer sur le sens de l'histoire. Voilà qui conjurerait les grossièretés de langage et les paraboles usées qui font de la scène sémantique du socialisme français ce théâtre d'ombre qu'il est devenu aujourd'hui.

S'attacher à la fondation d'un grand parti démocratique de gauche du XXIe siècle, faisant converger peu à peu toutes les sensibilités œuvrant à un monde humain tout simplement et en finir avec la dialectique des procès, ce poison de l'esprit légué par Robespierre et Lénine. Voilà modestement notre entreprise. Ce jour-là, Jaurès et Blum pourront, enfin, dormir en paix, et les mots «doux» viendront tout seuls. Les mots d'aujourd'hui.

Jean-Pierre Mignard

Tous les commentaires

 Je regrette simplement que ce ne soient que les “dérapages” verbaux incessants de G. Frêche qui soient sanctionnés et non sa pratique autocratique du pouvoir et un clientélisme que n’aurait pas désavoué Jacques Médecin, mais là …

quel homme ou femme politique n'est pas obligé de construire des réseaux, pour se faire élire et reélire? simplement, il semblerait que les réseaux nationaux soient plus légitimes que les locaux , qu'on appelle "clientèle"? par ailleurs, les injures des dirigeants nationaux, dans le plus pur style stalinien sont acceptables (Mélanchon allant jusqu'à stigmatiser "l'énergumène claudicant"!, Montebourg et Bartolone ayant décidé de perdre la Région au mépris de ses habitants) , mais la réponse à Fabius ("je ne voterais pas pour Frêche"), disant qu'on ne lui fait pas confiance (je ne suis pas catholique, si on me dit que j'ai une tronche pas catholique, je sais que cela ne met pas en cause mes croyances ou origines, mais mon comportement douteux, a fortiori si je suis catholique!) montre bien qu'il n'y a pas de pensée antisémite: on ne pense pas tout le temps de Fabius ou de quiconque en fonction de ses origines - qui sont multiples et sans intérêt dans le débat politique - mais en fonction des faits: je ne pardonnerai jamais à Fabius son déni de démocratie interne du parti lorsqu'il est passé outre au vote du PS sur l'Europe: ça, se sont les faits, mais Fabius a une clientèle  - pardon un "courant"  - national, et donc tout de qu'il fait ou dit est légitime. Bravo pour la démocratie interne. Lisez donc ce que Frèche écrit en 2007 dans son livre "il faut saborder le PS", page 233 "comment ne pas être fier d'être juif?": en matière d'antisémitisme, on a connu pire, comme disent les journaux locaux de Languedoc Roussillon. Conclusion: la sphère médiatico politique parisienne pratique toujours l'inquisition ou les guerres de religion avec hargne, mais en Languedoc, ça fait mal...Les militants ont voté, Paris n'en a cure et les punit...

En somme... le dilemme proposé par Madame Royal à La Rochelle en 2008:

 

"Aimez-vous ou... disparaissez"

 

Encore une fois visionnaire, juste et touchant là où ça fait mal... Je voudrais bien croire à la première des premisses mais je le vois très difficile.

Qui a dit que Georges Frêche était antisémite ? Qui a dit qu'il fallait être antisémite pour tenir des propos antisémites ?

Il me semble que l'expression "tête pas très catholique", dans le contexte, pouvait légitimement susciter une certaine réprobation. Que certains au PS en aient profité pour règler des comptes est également possible.

Je note qu'on ressort encore Jaurès. Mais les propos antisémites de Jaurès avant l'Affaire Dreyfus sont beaucoup plus explicites que la dernière saillie de Georges Frêche.

Alors pourquoi Jaurès ? Il y a peut-être de meilleures références à trouver s'il s'agit d'aller faire la morale sur des questions d'antisémitisme.

dans les affaires "Frèche" on a souvent sorti les propos des contextes et le dérapage sur les Harkis est sur ce point édifiant. j'ai fait des recherches et j'explique sur mon blog resistance83 ce qui s'est réellement dit ce jour de février 2006 ! Pourtat aujourd'hui mr Bussereau dérape aussi sur les Harkis en traitant les personnes du Modem qui ont rejoint mme Royal ! Pas un mot de ce propos abject sur vos médias Messieurs les journaleux et pourtant, mais il est vrai que des Harkis, aujourd'hui, il n'y a en plus beaucoup !

Les propos de Bussereau sont très largement rapportés dans les médias.

Renseignez-vous.

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en finir avec la dialectique des procès, ce poison de l'esprit légué par Robespierre

Je m'insurge contre cette allégation. Tout au long de son activité c'est Robespierre qui a été la victime de cette "dialectique des procès". combien de fois l'a-t-on empêché de parler, refusé le droit de s'exprimer y compris lors de  sa condamnation à mort.

Que dites-vous là, monsieur l'avocat !

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Prière de jeter un oeil à mon dernier billet relatif à cette affaire,mais comme ce texte n'est pas dans le sens des flèches,il risque de passer à la trappe !

Eh bien mettez un lien , Vingtras.

Je répète le commentaire sur ce billet justement, avis qui ne semble finalement pas si éloigné de ce que dit JP Mignard ici.

Le parti socialiste est engagé dans une spirale autodestructrice depuis longtemps. Il serait préférable pour la gauche que cette autodestruction soit la plus rapide possible.

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Vert Pépère

Analyse politique plutôt genre "débile"

C'est parce qu'il n'est pas raciste ni antisémite que Georges Frêche pourrait qualifier des harkis de sous-hommes, dauber sur les noirs en équipe de France de football, ou se permettre de jouer sur l'ambiguïté de l'expression "ne pas avoir une tête catholique" à propos de Laurent Fabius... Sauf qu'en la matière, comme Cocteau le disait de l'amour, il n'y a que des preuves...

En cherchant la date de sortie du n° de l'Express en question, j'ai trouvé un petit récapitutaitf aujourd'hui : c'est ici, sur L'Express.

Pas triste aussi sur le pasteur de la Cimade, sur les quartiers ouazazatesques à son goût.

Je n'y ai pas  vu l'attaque sur les Gitans.

Mais ce qu'il y a pèse déjà lourd, dans le sens aidons à catégoriser négativement ceux qui le sont déjà.
Courageux, quoi.

Frêche est d'un racisme "digne" du Front National et sa gestion dans la Région Languedoc Roussillon est clientéliste et autocratique

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vous êtes languedocien?

verf

Pas besoin d'être languedocien pou être au courant de "la bonne gestion" de sieur Frêche

Est-elle pire que celle de ses détracteurs du jour ?

Merci beaucoup Jean Pierre pour cette finesse d'analyse emprunte de beaucoup d'amertume sur ce que nous aurions du être et les valeurs auxquelles nous avons effectivement renoncé collectivment.

Pour que renaisse la Fraternité ?

Amitiés reconnaissantes 

C'est de l'humour ?

Velveth!

Ce n'est pas de l'humour, il reprend le mot d'ordre de "Soeur Ségolène: la royaliste vendéenne"  à qui "socialiste" Martine Aubry a volé la victoire!

Vous faites un jolie duo tout les deux, dommage que le texte soit si médiocre! 

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"insignifiance des mots"...oui mais seule la résonance- cet idiot d'écho -  est ici recherchée pour ses effets médiatiques.

Plutôt que regarder devant, derrière...regarder ensemble dans la même direction (St Ex).

...les lendemains doux comme les lendemains  qui chantent.

Pour moi, une seule chose: que les socialistes acceptent de remettre un peu de boue sous leurs godasses, qu'ils reviennent dans la société! 

Merci pour ce billet qui hausse le débat

Ah bon ?

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Je partage totalement l'analyse de JP Mignard. Quand on participe, comme c'est mon cas à la vie d'une formation politique à laquelle on a choisi d'adhérer, on est surpris par la bassesse des attaques que l'on peut observer au sein de ce que l'on croit être une famille." Gardez moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge". Cette formule me semble hélas toujours d'actualité. Les indignations sélectives me hérissent. Dernier épisode, la sortie de Bussereau, ministre de la république, traitant de harkis les centristes qui ont rejoint la liste de Ségolène Royal. Imaginons ce qu'il se serait passé si de tels propos avaient été tenus par quelqu'un d'autre. Tollé général, repris toutes les heures par les médias. L'insulte, la polémique font partie des règles du jeu, me dira t'on. Et si l'on en revenait au débat d'idées, à la confrontation des projets. Utopie? Alors continuons à s'invectiver, à excommunier et ne nous étonnons pas si l'électeur de base, soit enclin à rejoindre le camp des abstentionnistes. Finalement, il n'y a qu'en politique que l'on est condamné à perpétuité. Même un criminel, lorsqu'il a payé sa dette, on essaie de le réintégrer, de l'épauler. En politique, jamais 

Vous semblez vous inscrire avec ce billet, cher Jean-Pierre Mignard, dans le sillage du Moment fraternité (Gallimard) de Régis Debray. Dans cet essai paru voilà exactement un an, le philosophe rêve d’un croisement au pedigree riche d’avenir : les valeurs évangéliques se frottant à l’axiome de Marx édictant, après Démocrite, que le combat est père de toute chose.

 

Ni gnangan ni boutefeu, Le Moment fraternité n’élude pas la question essentielle au cœur de votre billet: peut-on avoir des frères quand on n’a pas d’ennemis ? Un tel âpre sentiment («l’amitié berce, la fraternité secoue»), qui s’éprouve souvent au champ d’honneur (parmi les «frères d’armes») et dont l’objet revient à prévenir la dislocation, passe-t-il forcément par le démantèlement d’autrui, belligérant obligatoire à toujours inventer ?

 

Comment choisir ce qui nous unit et nous dépasse à la fois, en ayant une certaine idée de la sacralité, en jouant sur le mythe, la mémoire et l’espoir, sur l’imaginaire et le désir de justice, sans pour autant buter sur de simples et habituels boucs émissaires ? Comment bâtir du «nous» sans casser des «eux» ?…

 

En sortant du communautarisme pavlovien, suggère Debray, en allant vers l’exogène: «Appelons en somme fraternité tout ce qui feinte l’état civil (avec des drôles de subterfuges). Le regroupement sur critères symboliques, irréductible, au départ, à une similitude de vie, de mœurs ou de goûts ou à une simple collusion d’intérêts, prend à rebrousse-poil le “je préfère mon frère à mon cousin, et mon cousin à mon voisin”. Il suppose un travail de soi sur soi, plus astreignant qu’une bienveillance naturelle envers son prochain, douce paresse du cœur, mais plus exigeante aussi qu’une simple inclination amicale.»

 

Voilà, cher Jean-Pierre Mignard, un défi formidable au militantisme de papa. Je cite toujours Debray : «Mon meilleur ami est un autre moi-même, mon frère n’a pas besoin d’être mon alter ego. On ne naît pas frère, on le devient. Seul l’acte de fraternisation, insolite, contre-nature, peut redonner verdeur et force à une pâle et fade fraternité.»

 

Nous tous qui refusons de nous arrêter au moment Frêche, il nous faut penser pour l'aborder le grand large du temps qui vient, à la fois enraciné et métissé, national et pluriel, profane et impliquant le ciel. C’est en brisant nos chaînes génétiques que nous inventerons une fraternité ouverte et «transnaturée», antidote aux crispations recroquevillées propres à ce qu’il faut bien appeler le moment barbare.

 

Bien à vous cordialement,

Antoine Perraud

Depuis que Régis Debray s'est mis à "zoner" sur les chemin de Dieu dans: "Dieu un itinéraire", ce qu'il écrit est politiquement "gondolant"

Avec Max Gallo, ils font la bonne paires de "cu cu curés"

P.S

A l'occasion je reviendrai sur ce "divin itinéraire", et avec un certain humour et un petit zeste de rancoeur, je publierai quelques réflexions sur un thème qui m'est assez cher , et sur lequel j'ai pas mal écrit:

"PAIX SUR LA TERRE AUX HOMMES DE BONNE VOLONTE"

Message christique de NOËL cul cul la praline dont on peut VOIR  la bienfaisante inutilité ou même ses nuisances pour peu qu'on prenne en considération la "belle histoire" initiée par les Evangiles!

D'ailleurs quelques jours après la naissance de Jésus, ça avait bien commencé avec:"Le Massacre des Saints Innocents"... le tout pour se terminer en beauté sur la CROIX et bien sûr la TRIOMPHALE RESSURRECTION qui sauve la mise à ce BON DIEU

Je relaie volontiers ce commentaire de Joël Martin
Cher Maître, bravo pour votre billet sensible, nuancé et fort bien écrit.
Juste un bémol.
Vous écrivez :
« Si Besson est Laval, alors il faut prendre les armes… »
Oui et non.  Les contextes historiques respectifs sont fort différents.
En 2010, la Wermarcht n’est pas à nos portes. Et Sarkozy n’est pas Pétain.
Néanmoins, il me semble qu’on assiste à une vichysation rampante. Le débat sur l’identité nationale focalisée sur l’islamophobie rappelle certains propos d’avant guerre sur les Juifs qui seraient de mauvais Français… La tentative d’introduire dans les concours pour être prof un truc qui ressemble au serment vichyste qu’on imposait aux enseignants…  La promotion des valeurs de travail et de famille au détriment de celles d’égalité, de fraternité, et de laïcité rappelle fâcheusement « Travail, Famille, Patrie. »
Cette énumération est loin  d’être exhaustive.
Besson, c’est Laval sans l’occupation.
Besson n’a même pas cette excuse.
Circonstance atténuante : Besson est « la voix de son maître ».
Bien à vous.

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7

"L'épisode Georges Frêche est éloquent. Il serait donc un antisémite! Trente ans pour s'en apercevoir?" = on ne nait pas antisémite ni raciste, on le devient au détour d'un comportement ou d'un jugement de valeurs. Parler de "Durafour crématoire" n'est pas une posture dans le paysage politico-médiatique mais un révélateur, un révélateur de la banalisation du racisme et de l'antisémitisme comme traiter des harkis de "sous-hommes" par simple bravade populiste.

Si les mots ont un sens, ils en ont deux fois plus quand ils viennent d'hommes publics dont le métier est le maniement des mots et la présentation de concepts comme plateforme politique.

Inutile d'aller chercher la cause dans le marché. Frêche n'est pas un homme d'affaires mais un juriste qui connait la valeur du verbe et du sens politique.

Cordialement   

Personne n'a dit que Frêche était antisémite. Essayez de suivre un peu quand même.

"Les socialistes ne retrouveront une éthique de parti que le jour ou ils auront redécouverts pourquoi ils sont ensemble en regardant devant et non derrière..." :

Ils sont en train de le redécouvrir depuis le congrès si difficile de Reims. Avec la direction qui en est sortie arrachée au forceps, et Martine Aubry, aussi tenace que pugnace, le PS a constitué par étape une direction large où la réflexion progresse, où des positions communes s'imposent dans le militantisme quotidien ; l'esprit de rénovation progresse, y compris avec la question de G. Frêche.

"...abandonnant là leurs chers fantômes et la réthorique usée d'un passé disparu....(pour)  changer les manières de voir, changer les mots, changer les perspectives, construire une fraternité des temps présents, changer d'histoire pour influer sur le sens de l'histoire..." :

Il n'y a pas que le changement, ô combien indispensable! Il y a aussi l'héritage à assumer. Il est ainsi des mots qui ont toujours un sens dans la vie politique et la vie des Français : pouvoir d'achat des salaires et des retraites, sécurité de l'emploi, chômage, sécurité sociale..., par exemple, qu'il ne s'agit pas de remettre en cause au prétexte de renouveler les perspectives - qui ont besoin de l'être.

 Il faut, excusez-moi, ne pas avoir lu Jaurès pour oublier que celui-ci déclare sans ambages qu'il irait sans hésitation s'asseoir au côté de Robespierre sur les bancs de la Convention (il est si peu dans la dialectique des procès qu'il reproche aux Montagnards d'avoir fait le procès de Louis XVI alors qu'on pouvait s'en débarrasser  définitivement sans procès : Lénine s'en est peut-être souvenu avec les Romanov !!!)

 Et puis, Robespierre avait un langage fort châtié et une pensée si anticipatrice qu'elle a permis au parti républicain de se refonder un demi-siècle plus tard. Jaurès, lui aussi un maître de la langue, en avait une grande conscience. Sans l'un et l'autre vous ne seriez pas au conseil national du PS.

Enfin des mots sensibles , de la douceur , de la fraternité mais quelle haine j'ai dans le coeur envers le PS de Solférino ! Encore des mots doux , des mots fraternels que l'on sait sincères . Encore des mots d'espoir , encore ! 

De quelle sincérité le PS est-il, aujourd'hui, le nom ?

De celle du FMI, de l'OMC, du train de privatisations des années Jospin ?

Assez de mascarade, SVP.

D'accord Velveth

J'ai envie de dire: Arrêtez de nous gonfler

 

8 pour le troll Velveth, frxavier idem.

peneloppe 8/10 c'est pas mal

merci pour ce papier Mr Mignard

+1

Comme certains ont pu être choqué par ma dernière réplique, j'ai eu l'idée saugrenu de me ratrapper!

Pour résumer , sereinement, avec une petite pointe d'humour, les messages "évangéliques" (ou évangélisants) que je viens de lire, il me vient à l'esprit ce Psaume que nous chantions, dans "La paroisse universitaires" (enseignants catho de gauche)

"Terre entière chante ta Gloire au Seigneur

ALLELUIA, ALLELUIA

AMEN

à+

Je vais faire des beignets pour me changer les idées et ne pas me lancer dans une "descente en flèche" de ces" cu, cu ailleries" aux quelle j'ai pu croire il y a quelques dizaines d'années et auxquelles , aujourd'hui, j'ai quelque plaisir à règler leur compte

 

PS

 Velveth, les gens qui causent ci dessus sont SERIEUX et SINCERES

Je relaie volontiers cette remarque de Joël Martin

@Fxavier

Vous écrivez ce PS (post-scriptum, pas Parti etc.) :

"Velveth, les gens qui causent ci dessus sont SERIEUX et SINCERES."

Comme Velveth cause ci-dessus, Velveth est donc sérieux et sincère.

Aussi sérieux et sincère que n'importe qui, sur ce fil.

Pourtant, vous en doutez implicitement dans votre PS (post-scriptum ou Parti Socialiste, au choix, les deux interprétations sont possibles).

Velveth fait des reproches au PS (pas à votre post scriptum, au Parti Socialiste). Il n'est pas le seul.

En quoi s'opposer au PS (le Parti etc.) serait ne pas être sérieux ni sincère ?

Velveth reproche au PS ses privatisations. Plutôt que de lire vos attaques implicites sur son sérieux et sa sincérité (de Velveth, pas du PS), il serait bien plus intéressant de lire vos arguments sur le sérieux et la pertinence des privatisations faites par le PS. En particulier, pourriez-vous nous expliquer en quoi la privatisation, par Jospin et DSK, d'Airbus et la création d'EADS a été judicieuse, fructueuse et tout ça tout ça ?

Si vous répondez, d'avance merci de répondre par des arguments et non par des attaques ad hominem.

 

bjm

Je causais à Velveth qui se posait des questions sur le "sérieux" des gens ,de ce fait je ne le prenais pas pour quelqu'un de "sérieux" par rapport à ceux qui font l'éloge de la fraternité "évangélique"

Du genre "Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimé" comme cela est dit dans les Evangiles... du genre  JESUS qui a donné sa vie pour DIEU son PERE, à la façon dont les "pères" c'est à dire le POUVOIR en place "sacrifie" ses fils pour la GLOIRE du PERE

 

Pour ce qui est des privatisation , elles sont toutes CRAPULEUSES

 

Vous concernant et quelques autres c'était de l'humour de ma part

 

Je relaie volontiers la réponse de Joël Martin à l'apostrophe que Fxavier m'a adressée par erreur.

@Fxavier qui "causait à Velveth".

Causer à quelqu'un en public, c'est causer à tout le public.

Sinon, on écrit un courrier privé.

A part ça, ce n'est ni sérieux ni humoristique de décerner des brevets de sérieux et de sincérité à autrui.

C'est seulement prétentieux.

"Les socialistes ne retrouveront une éthique de parti que le jour ou ils auront redécouverts pourquoi ils sont ensemble en regardant devant et non derrière, abandonnant là leurs chers fantômes et la réthorique usée d'un passé disparu."

 

Et bien à voir de quelle manière sont constituées les listes pour la consultation à venir, ce n'est pas encore pour demain. Ni après-demain. Malheureusement. La violence et l'invective, pour n'être pas toujours "publiques" sont encore les moyens les plus sûrs de pratiquer l'intimidation et la politique du "pousse-toi de là que je m'y mette".

"Toujours l'histoire  est convoquée, au risque des boursouflures toujours, du pathétique parfois. Allons jusqu'au bout. Si Besson est Laval, alors il faut prendre les armes... Sourires gênés. Il est Besson tout simplement. Et cela suffit."

 

N'était-ce pas ce qu'on disait en 40, quand on était trop vieux, trop blasé, trop cynique, trop mondain, ou trop "bavard", pour prendre les armes? (Je parle aussi pour moi).

Et puis, il y a "des propos et des postures", qui sont justes, lorsqu'ils respectent le temps. Le choix du moment opportun, pour prendre la parole, ou pas, participe aussi de l'éthique.

Merci pour vos "propos", jpmignard, et aussi à A Perraud.

 

Pas mal Mignard, pas mal du tout, votre plume est assez fluide, on vous suit, on se dit, ce gars là, il ouvre une nouvelle voie, on le sent ds la conciliation , ds les réfrences historiques de la gauche (contemporaine certes, bien qu'il y ait du Maximilien), ds le consensus quoi. Et "pourquoi YoYo a dit des insanités sur Ségo, et puis Geroges, quoi Georges, ces mots cruels, "antisémite" même, "30 ans pour s'en rendre compte" , même Rocard, le pauvre malheureux, si mal traité par le grand Résistant que fut Gaston, non allons , réfléchissez Mr Plenel, allons modérez votre charge, il faut rechercher la conciliation, oui le PS est un parti de conciliation, de consensus entre toutes les parties, fussent-elles incompatibles ( un Frêche et un Fabius!).

Bref son papier à JPM était bien et voilà qu'il met tout, mais tout parterre: patatras, il pose le masque sur le dernier chapitre de ce brillant article. Certes, il avait commencé avec "du communisme stalinien", je me suis dit, on sait tous dit, n'est ce pas: que s'il dit "stalinien" que peut-être du coup , JPM pense encore , à un soupçon de "communisme" sans qualificatif, le pur, l'étalon, quoi, un truc de moines au find fond d'un monastère.

Mais la fin , la fin:  JPM dit tout ce qu'il pense, c'est le dénoument: tout ça pour en arriver à quoi: jetés aux orties le Robespierre (lui aussi avocat, et oui un de vos illustres prédécesseurs, "incorruptible" il était), et  le sanguinaire Lénine... Bof à la limite je vous l'aurai accordé, allez oui, moi je suis pas féru d'histoire (bien que je veuille m'intéresser de plus près à ce qu'a pu en dire un Soboule de 89). Robespierre:  qu'un bon à couper des têtes, c'est bien ça Mr JPM,  mieux aurait valu qu'il n'existe pas celui là : un sanguinaire c'est ça (ah par contre je sais qu'il a voté contre l'exécution du Roi lors du vote de la Convention fin 1792 - mais à une voix près, contre le souhait de Maximilien donc,  "on" la lui coupa le 23 Janv 93 : "on", oui Mr j'y étais, et ça fait mal et grd bruit sur la Place de la Révolution c'jour là, ça me sonne encore ds la tête). Si vous aviez stoppé là, mais non vous poussez plus loin: Vladimir  Ilitch Oulianov , non s'en est trop! Mais après tout, les Bolcheviks ça vaut pas mieux que Robespierre et le Comité de Salut Publis, pire même, une bande de barbares dont les agissements ont été fondés sur une idéologie de mise en commun, de toutes les richesses à commencer par celle des moyens de production, appuyée sur une dictature:  celle du prolétariat (quelle horreur). De surcroît idéologie pensée par un philosophe et activiste juif , auquel même Joan Jaurès pris référence, tout comme Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, le seul député du Bundestag en 1914 qui s'opposa aux crédits de guerre: un fou, un déséquilibré lui aussi, il ne voulait pas comme Joan Jaurès d'une tuerie des peuples en Europe et s'usa la santé à des discours pacifistes. Non à la guerre ! Mais après tout, encore une fois, je vos l'accorde M'sieur  l'avocat : Ivan Ilich et ses contemporains de la révolution d'Oct 17 ne valaient pas guère mieux, des fous , tout le monde disaient d'ailleurs qu'ils étaient cinglés, faut voir ce qu'il s'est rammasé Loan Jaurès sur la gueule, ça lui est tombé dru dessus: pas un seul aujourd'hui au PS ne s'y avanturerait, trop plein de trouille ils seraient, non vous croyez pas ? Des dangereux qui ont soulevé terre et ciel pour une autre répartition des richesses.

Non vous avez raison, M'sieur l'avocat, là où est la richesse, elle y est, elle y reste et on fait qu'elle prospère: ça s'appelle le marché, la concurrence libre et non fausée, Et la machine est de mieux en mieux, de plus en plus efficace, pour cela vous avez même mis en place un traité pour ça qui dit que rein ne doit entraver la concurrence libre et non faussée. Et oui, grâce à vous quel progrès, en Europe au XXIe,  c'est impec, cette machine est super bien huilée, voyez donc comment les Grecs ont été mis sous "tutelle" . Vous avez raison M'sieur l'avocat, on n'y touche pas, ça tourne trop bien ce machin là: collectivisation des pertes et privations des gains.

Mais au fait, vous: vous êtes de quel côté? de ceux qui peuvent dire "elle est pas belle la vie": bon train ds Paris centre, belle petite villa à la mer, à la campagne, vancances d'hiver à Courchevelle, avec Giscard comme voisin sur le VIIe ou dans les Alpes. Elle est pas belle la vie. Même que l'ISF, ça me gêne pas ?

Ou bien êtes vous du côté de ceux qui n'ont rien qui ne sont que des gueux déjà ou des gueuses en devenir. Moi, msieur, j'en suis : fils de prolo et fier de l'être,  qui souffre pour lui et pour sa petite famille en silence, qui vous dit que le Peuple se meurt, qu'il crève à petit feu mais sûrement, de cruauté de ceux qui nous saignent et nous frappent avec violence dans nos têtes, dans nos coeurs et dans nos chairs (la BAC impunie, tire au flash ball ds le tas et ça fait mal, très mal, avec des séquelles pour la vie !). Mais pire encore:  aussi de lâchetés de ceux qui se disent de gauche mais n'en ont qu'une fausse appellation (sinon comment expliquer la déroute de celui qui dit en son tps , quelques semaines avant un certain 21 avril 2002: "mon programme n'est pas socialiste". Alors quoi:  qu'il crève le Peuple de froid , de faim et de peur. Que l'Eata ne peut pas tout, quenous n'aurons bientôt plus de chauffage pour cet hiver, que l'envie de se jeter par la fenêtre nous travaille au corps, que la douleur se fait tjrs plus oppressante pour ceux qui perdent tout ds ce monde de merde, que les puissants se plaisent à nous dire de liberté, la liberté ici, la liberté par là: oui certes,  concurrence libre et non faussée, marché libre, école libre: mais moi, elle est ma librté, celle de payer le sauvetahe des banques, d'alimenter plus encore ce qui se goinfre, alors que je compte mes sous pour faire mager ma famille. "La liberté opprime, la loi libère": il avait raison celui quia dit ça!

Ah qu'il est beau le txt de ce chant du monde qu'Eugène Pottier écrivit pour la Commune de Paris en juin 1871, même que le bon Gustave Courbet s'y engagea jusqu'au cou pour en sortir par l'exil et en mourir : encore des sauvages aux yeux de M'sieur l'avocat peut-être , des ignards,  Mr Mignard que Louise Michèle et tous mes camarades de combat? Y allez vous tout de même au  Père Lachaise, chaque 21 mai pour leur rendre hommage à nos sublimes ancêtres, non ? Même Assouline y dépose une gerbe ! Déjà la Commune !

Et vous qu'est ce que vous nous proposez donc là aujourd'hui alors que ç'a flambe de partout: vous nous parlez de mots doux, comme c'est attendrissant, des mots doux pour rabobicher un parti de socialiste libéraux qui se cherche un avenir ds un grand parti démocrate (de ... "gauche" dites vous : ouf!, fallait préciser en effet) où il n'y aurait que des humanistes... C'est beau: "aimons-nous les uns les autres", comme c'est mignon , et pchitt, même plus de barrière G/D, on est tous ensemble pour le meilleur, un programme, un vrai. C'est vrai, il a dit machin: "ensemble tout est possible", en effet et surtout le pire !

 Voyez-vous, je me dis en fait, JPM : qu'est qu'il en a braire de ceux qui croupissent dans leur taudis, dans leur misère. Cela ne le concerne pas car il ne la vit pas et il ne la vivra jamais. Ni lui, ni ses amis, c'est pas son milieu à JPM: donc on peut le comprendre, c'est l'effet socio - logique quoi. Il se dirait de gauche, mais on a tous remarqué qu'il dit Parti "démocrate" , ce qui va bien avec social - "démocrate" : c'est tjrs mieux en le disant. Ils faut le leur reconnaitre: ils sont cohérents, voilà sur les appellations ils sont cohérents - comme l'autre chef des armées en somme - il ya de la cohérence dans tout ça - . 

Mais on a bien compris que "socialiste" ça lui coïnce, ça peu plus sortir, c'est grippé, c'est comme qui dirait "constypé" là dedans. Alors quoi bon. C'est vrai un Joan Jaurès, ça ne naît pas ts les jours, tout pour réussir une vie bourgeaoise, ENS, entré major en philo,  sorti major et voilà qu'il se donne à la cause du Peuple, un Victor Hugo quoi. Un de plus. Mais en plus fou: qui se donne jusqu'au sacrifice suprême pour la paix et les prolos (Carmaux). Incroyable ce type, en réalité, c'était aussi un déséquilibré en quelque part: faire le sacrifice de sa vie pour celle des autres qui vont finir par s'entretuer, comme celle de Rosa - jetée ds un canal après avoir été assassinée pour ses idées alors qu'lle avait tout être , tiens avocate, vie bourgeoise et tout et tout, mais non pour ses idées qui disent de Spartacus, sur ordres de sciaux "démocrates", et oui encore eux, tjrs eux, assassinée, rien que ça et pas seule svp, tant qu'à frapper, il faut frapper fort, très fort: Karl Liebknecht.

En fait je crois que tout se tient ds ça: ILS (cherchez bien, vous devriez les identifier aisément) créent le pb , puis ILS trouvent la solution: regardez, prenons l'histoire très récentes: ILS ont mis Bush à 2 reprises, pb , big pb et ILS ont soutenus et mis ... un prix Nobel de la paix (comme ILS ont poussés M Friedman Nobel d'éco en son temps 70, Chili, Pinochet, plan Condor et consorts). Là proche , très proche: ILS ont mis Caramenlis, pb, big pb et ILS ont trouvé la solution (élections anticipées, alors savoir pourquoi ? ILS avaient meêm essayé deux ans plus tôt le même coup, mais pas si fou les Gecs, ils avaient remis Caramenlis) : et bien là, c'est parfait alors que l'autre a tout plombé le pays, on y met Papandreou et c'est lui qui va avec l'assentiment du Peuple (on déconne pas: Papaandreou, c'est un socialo, si Mr) bien sûr prendre des mesures "douloureuses". Et qu'ont'ILS fait: ILS ont mis la Grèce et .. les Grecs sous "tutelle". Fort , très fort. Et oui, ILS ont même mis des serviteurs zélés, agissant au FMI , à l'OMC , à l'ONU, au parlement, dans les prêtoirs même... Les prochains ?  vous voulez savoir qui? Cherchez bien à qui s'y prend mieux que mieux pour creuser les déficits publics... et pan, placés sous "tutelle", je te plombe la barque au max, on s'en met plein les poches entre copins et coquins et vl'an prends la patate chaude et fait leur stp accepter plus aue la pilule amère ! Fort, très fort. Mais jusqu'à quand? 

Je crains, malgré tout, M'sieur l'avocat qu'ici , sur Mediapart, vous vous trompiez de lieu, on n'attend pas de vous de défendre une cause injustifiée, vous êtes sur un journal où ça réfléchit, ça rumine: et du coup , vous y perdez votre honneur, car vous ne nous tromperez pas sur la marchandise, pas plus qu'un rocard , un dsk ou un social-liberal. On a assez bien compris , allégeance aux puissants, amis des "la gauche un grand cadavre à la renverse", on est élu, mais vous inquiétez pas Mrs les puissants, on gère pour vous. Eh bien non, c'est pas plié, non Monsieur. Le peuple de France a du coffre, on connaît la Résistance aussi, ya pas que eu des pétinistes, ni des collabo, il ya eu aussi des Résistants et notre histoire, précisément, on sait à qui on la doit, même si pas une rue de Paris ne lui rend encore hommage à ce jour, ne vous en déplaise. Nous résisterons encore et toujours pour faire tomber les masques, dénoncer le mariage de la carpe et du lapin. 

 

 

Bravo encore une fois Monsieur Plenel d'avoir ouvert ce débat et dit ce qu'il ya dire sur Frêche qui a tout perdu de sa fraîcheur d'antan. Ah la retraite voilà ce qu'il aurait dû s'appliquer, j'ai une horreur de ceux qui s'accroche, les cimetières en sont plein...

 

Ah la rage me monte, mais ma Raison me guide. Hasta la Victoria Sempre ! 

 

La Commune de Paris fait partie de mon histoire politique. J'y vois le même processus de violence que celui initié par la Révolution française. Pour être grande, et elle a été grande, pour avoir aboli les heures notamment, la Commune n'était pas obligée d'éxécuter un évèque et quelques prêtres. Certains de ses survivants ont fondé le premier colonat français en Algérie ou ils avaient été dépotés. Ironie d'un sort injuste.

 

Elle a trouvé en sauvagerie plus fort qu'elle assurément. La question demeure donc toujours la même. Comment opérer une révolution non violente , comment luter contre l'agressivité que le changement porte dans ses gênes et finit par faire de du frère un ennemi, de l'allié un adversaire. Je suis sensible à ce que disent la dessus d'authentiques révolutionnaires Martin Luther King; Nelson Mandela, Gandhi.  Deux l'ont payé de leur vie et le troisime de 22 ans de liberté. Et rien ne les fait dévier.

Comment se liberer de la violence en parole et pour finir dans l'action qui entache le processus de libération.

Comment faire qu'une révolution, telle Saturne, ne dévore pas ses enfants.

La rage vous monte. Gardez vous en. La rage c'est l'instinct, le même instinct de classe qui faisait que les dames de la bonne société jouaient avec le bout de leur ombrelle avec les yeux crevés des communards. Mais la libération c'est d'abord de cela qu'elle libère , de la haine et de la revanche.Sinon à quoi bon...?

 

Regadez, et écoutez, le processus de réconciliation gacaca au Rwanda ou les commissions en Afrique du Sud de Desmond Tutu. La dignité des paroles des mères aux enfants massacrés, leur gravité, leur dignité. Nous sommes loin des excommunications à quatre sous et des fatwas vengeresses de nos petits bourgeois en furie. 

La fleche finale sur les origines sociales me fait sourire...Quelles sont donc les votres? Je vous dirai peut être les miennes.Mais cela sent déjà bon son tribunal révolutionnaire. Méfiez vous des surprises de l'audience... 

Et que la Raison , même avec un petit "r" vous reprenne! 

 

 


Ce soir, je retiens quelques paroles du dernier commentaire de JPMignard.

Car elles traduisent ma question :"Comment faire qu'une révolution, telle Saturne, ne dévore pas ses enfants."

et aussi mon parcours :"la libération c'est d'abord de cela qu'elle libère , de la haine et de la revanche.Sinon à quoi bon...?"

et enfin mon espoir , via des expériences d'autres régions du monde :"Regadez, et écoutez, le processus de réconciliation gacaca au Rwanda ou les commissions en Afrique du Sud de Desmond Tutu"

Après une révolution, ou à la place, le problème est le même : comment faire société, comment faire qu'on puisse vivre ensemble en société sans que la violence ne menace chaque jour ce qui a été construit la veille.

 

 

 

Le cri du coeur, la rage me monte, oui ce-at. Les thèses d'Edwy Plenel, sur le cas Frêche, donne l'occasion à JPM (Jean Pierre Mignard) de développer sa conception d'un grand parti de gauche (démocrate, je sais pas) tout le monde il est beau, tout le monde, il est gentil.. Du passé faisons table rase, un seul mot d'ordre consensus et Fraternité. Derrière qui? Jaurès tournons la page, c'est dépassé.... Je n'ai pas oublié, la cohorte des amis de JPM, quittant le QG du Boulevard Raspail de Pierre Bergé, Ségolène Royal, Jean Pierre Mignard, pour la rue Solférino, menaçant d'aller en Justice (de Jean Claude Marin, le Procureur de la République indépendant de Sarkozy) en espérant faire annuler le vote désignant Martine Aubry, comme Première Secrétaire du PS et contestant avec le courant espoir à gauche, la légitimité de la Direction du PS. Dans le même temps, ce n'était que sourire pour Sarkozy, en stigmatisant les anti-sarkoziste pavloviens... Annonçant même la fin du Parti Socialiste, Comme modèle de consensus et de fraternité, c'est plutôt faux cul. Pénélope sur Médiapart est manifestement le modèle de douceur et de fraternité. Mais, dès qu'il s'agit de candidature à une élection, je sollicite l'investiture du PS. Peut-être, que Jean Pierre Mignard, auteur de ce billet, pourra nous expliciter sa belle formule DÉMOCRATIE DE MARCHÉ. Pour ma part je connais les ravages du tout marché ultra-libérale de Milton Friedman et Hayek mis en oeuvre par Reagan-Tatcher-Sarkozy , reposant sur le principe de de la prétendue concurrence libre et non faussée. Décidémént, Jean Pierre Mignard, je ne partage pas l'idéologie des transcourants et la dérive sociale-libérale, dite réaliste, de Michel Rocard.

Ce que je retiens de cette salade niçoise que vous nous proposez et qu'il ne faut pas oublier de bien mêler avant consommer pour éviter de s'étouffer, c'est

"Mais, dès qu'il s'agit de candidature à une élection, je sollicite l'investiture du PS."

 

Ce serait donc le comble que de socialistes convaincus, soutenus par de militants convaincus, se présentent devant ces militants pour obtenir leurs voix et en respectant les statuts aillent devant les électeurs sous les couleurs du parti de Jaurès?

 

Votre commentaire, à mon avis, fait la démonstration du pourquoi ce délitement et du comment le lien est coupé entre une partie de la direction devenue nomenklatura, qui s'est appropriée de la marque PS, vous l'exprimez assez bien, et la base militante qui ne supporte plus d'être tenue à l'écart, bonne pour coller des affiches de préférence sans les avoir lus.  

 

Vous cacher derrière M Fiedman pour excuser vos attaques et faire peur c'est encore de la provocation mais aussi du mépris envers ces mêmes militants impliqués que vous voulez ignorer savent faire la différence. C'est aussi faire le lit à ces théories ultra.

 

D'ailleurs, nous voudrions bien voir la direction actuelle s'élever radicalement et faire front pour dénoncer le démantèlement de la République et la main mise sur le patrimoine des Français qui est fait à la vue de tous, sous l'enfumage savamment entretenu avec soin par notre inénarrable Sarkozy mais également par ces socialistes du  plus à gauche que moi... avec le cirque organisé autour des affaires qui ne le sont pas pour détourner les regards des vraies affaires qui à la longue démoralisent et décrédibilisent la confiance citoyenne en la Politique.

Est-ce que ce ne serait pas  ça le but recherché au milieu de tant de misères médiatiques que nous sont proposées chaque jour?

 

Alors oui, au billet de JPM, au commentaire de A PERRAUT: de la douceur dans nos rapports humains, de la Fraternité mais aussi et surtout de la résistance morale pour faire face à tant de manipulation intellectuelle, distillée main dans la main par Sarkozy et ses sbires mais aussi par une partie dévoyée des hommes et femmes qui se disent de gauche.

Et encore, jnspqd, L Desvignes nous épargne à présent sa formule "gang du Fouquet's", depuis que l'on sait que le fils de Fabius le fréquente ! Dans 30 ans, peut-être, il aura compris qu'il se gourre sur toute la ligne, en attendant, il hurle, bof.

 

Deux distinctions à opérer, M. Desvignes,  sans se fâcher. 

 

La concurrence libre et non faussée c'est l'assurance que des monopoles n'asphixient pas les candidats à des marchés. c'est tout simplement cela. Pour avoir proté gé leur marches de l'acier et du charbon la France et l'Allemagne se sont entre détruites.Pour refuser la concurrence, la corruption s'installe et pourrit des dizaines d'Etats dans le monde. Ce n'est pas cela que vous voulez.

La confusion s'opere ensuite ntre ce concept juridique juste et sa sphere d'application. Les services sociaux publics ou d'intérêts généraux doivent ils être laissés à la concurrence libre et non  faussée? La réponse tient à la volonté politique.

Faut il exclure des domaines entiers  de l'activité économique et sociale du marché au motif de leur rôle d'intérêt général , la santé, les transports, les prisons etc....Soit l'Etat les gère lui même, soit il les délègue avec un cahier des charges, soit il les cede au privé.

Excluons la derniere formule qui s'assimile à un abandon pur et simple.

Le choix sera entre les deux premières. Gérer ou déléguer.Ni l'une ni l'autre ne sont en tant que telles meilleures l'une que l'autre. La question reste celle de l'Etat gestionnaire ou délégant ou concédant. Est il démocratique, soucieux de l'intérêt général, incorruptible  et compétent,  juste et attentif  (powerfull)  au respect des obligations imparties au privé.

 

C'est le cumul de ces six conditions qui fera la différence entre un etat et un autre.. Pas le débat idéologique...les peuples du monde sont vaccinés de ces proclamations de transparence traduites en autant de comptes ouverts dans des paradis fiscaux. Une démocratie de marché peut ainsi être plus transparente qu'un Etat socialste à parti unique. Au moins les juges sont ils plus indépandants.

 

Mais je ne voudrais pas vous mettre en rage. Ni vous ni moi n'avons un pouvoir immense ou du moins immédiat sur tout cela.

Plus besoin de faire de références historiques. Dans ce billet plein d'amertume de JPM, je veux y voir encore et encore l'envie de retrouver ce qui a fait le sens des engagements de chacun. Donc merci pour ce billet. Fraternité, c'est sûrement un mot à qui il faut redonner du contenu, non pas abstrait, idéal, R. Debray l'a longuement et très bien expliqué. Pour revenir à la politique "pragmatique",bien sûr que Ségolène a vu juste, comme sur tant d'autres domaines. C'est pour cela que je la soutiens et l'encourage. Mais ce qui compte surtout aujourd'hui, c'est d'aboutir à un projet juste, crédible et radical, compte tenu des enjeux à résoudre, dont le déficit démocratique, dont nous sommes tous responsables de son état actuel.

Je viens de lire l' admiration qui couve sous l' expression "la direction (du PS) arrachée au forceps" ...  cette direction dont la personnalité N° 1 a été entendue le 25 janvier pour témoigner dans  l' "affaire" de l' amiante , et dont  dont un des principaux soutiens, j' ai nommé la "victime innocente" Mr Fabius du "méchant", dont le rôle est ici joué par Mr Frêche, a vu son fils comparaître devant la justice le 10 ...  

On ne peut, en outre, avoir oublié que c' est PAR UNE FRAUDE MASSIVE, ANT-DEMOCRATIQUE ... baptisée ici "forceps", ourdie, justement entr'autre par ce même soutien, l' anti'démocrate en chef du PS lors du  vote pour le Tce, "battu" à plate couture, par le vote démocratique interne pour la présidentielle  .... patatras.... l' admiration naïve devient bêtise !

Cette mascarade serait admirée  par certains ?!?!?!?  l' admiration naïve devient bêtise !

... suite

...l' admiration naïve devient bêtise, si ce n' est pas une cynique manipulation ... plus probable quand cela vient d'un responsable plutôt que d'un simple représentant de la base .

...suite

que signifient les deux lignes bleues verticales qui longent mes commentaires ( à gauche) ?

C'est pour la traçabilitéSourire

Ce texte de Mignard est intéressant. Tranchant avec la litanie de la détestation des ségolènistes envers tout autre dirigeant du PS que Royal, il est écrit avec pondération. Le fil des commentaires permet de monter que ce n'est pas un tournant dans la politique des désirsdaveniristes qui donnent inlassablement des arguments pour détester et mépriser le PS (sauf SR).

L'article d'Edwy Plenel est présenté par Mignard comme archaïque, comme tenant de cette "illusion lyrique" "tuée par la démocratie de marché". La mort de "cette illusion lyrique" passerait inaperçue aux yeux de Plenel, selon son avocat. Cependant Plenel, dans sa direction du Monde, fut pragmatique parait-il; il ne semble pas avoir vécu que d'illusion et de lyrisme.

Mignard dit que les combats dans le PS furent cruels, que Deferre (ont nul ne saurait contester le pragmatisme clientèliste) traita un de ses camarades de Déat. Pour les oublieux, disons que Deferre ne fut pas un modèle de vertu et l'assumait, ce en quoi il annonçait la grande modernité actuelle des dirigeants des fractions du PS. Que Déat avant d'être un collaborateur fut un dirigeant socialiste qui rompit avec son parti sur la question du planisme, du rôle de l'Etat. Puis il évolua vers le fascisme, un socialisme national. La comparaison avec Déat peut avoir sa pertinence; c'est une évolution politique en période de crise.

Mignard considère morte l'"illusion lyrique" en politique. Il veut la fin des procès (il ne doit pas lire le club de Mediapart et les billets de ses amis politiques). Sur ces deux points je suis, avec les militants que je connais, en opposition complète.

Le capitalisme tend à tuer toute "illusion lyrique" dans le bain glacé du calcul égoïste. Marx et Engels l'ont dit dès leur Manifeste. Notre lutte est de faire vivre la possibilité d'une société plus juste. Une illusion pour nos contempteurs. Du lyrisme pour ceux qui ont renoncé à toute mobilisation sociale apte à changer le cours dumonde.

Et cette lutte, lyrique autant qu'elle sera ancrée dans le réalité des luttes, signifie dissensus, débats sans concession, refus de l'harmonie religieuse. Ce désir d'harmonie portée par Mignard qui veut une gentille convergence des bonnes volontés. Ce qui est une illusion, une sottise, d'un lyrisme religieux pousiéreux.

Le texte d'Edwy Plenel est, à mon sens, un texte de lutte, un texte de mécréant insoumis à l'ordre existant.

Un texte qui peut aboutir une critique de "la démocratie de marché". Laquelle "démocratie de marché" est un marché qui étouffe progressivement et systématiquement toutes les expressions démocratiques.

Je veux bien passer pour un sot mais au moins pour un sot renseigné.

Je trouve que l'impuissance du politique se paye en contrepartie de la violonce du vocabulaire. La "gauche" intente des procès "à la doite" du Ps , on cherche des mots qui révèlent des infâmies de pensée etc..mais on gouverne ou on administre ensemble. C'est ce hiatus entre les mots et la réalité des situations vécues et partagées qui m'amène à penser que nous n'usons pas les des mots adéquates pour décrire des divergences sans doute existantes, et parfois à dessein outrées.

 

Je crois pour ma part que sans alliance stratégique avec une partie du commandement économique le gauche n'a aucune chance de faire prévaloir un nouveau pacte social qui puisse contenir la toute puissance des marchés financiers.

 Je suis donc en désaccord complet avec Olivier Besancenot ou Jean Luc Melanchon la dessus. Absolu. Leur projet politique est une impasse. c'est à dire, et à combattre.

 Les mêmes tiennent sur d'autre sujets, les sans papiers par exemple ou les libertés publiques, ou des situations d'oppression sociale particulièrement odieuses  des propos d'un évidente justesse. Il faut les en remercier car ils aident à mieux voir (que nous)  et à mieux dénoncer.

J'en conclus que nonobstant des désaccords stratégiques il sont dignes d'estime, utiles à la richesse du débat démocratique et donc hautement respectables.

 Je n'ai aucune pensée injurieuse à leur égard et encore moins l'intention de les offenser.

 Encore une fois relisons King, Gandhi et Mandela. Je rajouterau Césaire.

 Par quelle bizarre petitesse hexagonale sommes nous condamnés à des propos moches , à des procés à la bouche, à des postures qui sont autant de  combats douteux ? Nous n'avons jamais appris des combats menés par ces trois là et de leur forme, ni du choix éthique, ni de la vision humaine, anthropologique qui animait leur engagement.

 

Il est vrai que Gandhi est indien, King un noir américain et Mandela un noir sud africain et qu'ils ne parlent ni n'écrivent comme Couthon,  Ravachol, Beria.. Ils ne sont pas obsédés par le tracé d'une ligne infranchissable entre les purs et les impurs,les traitres et les autres. 

Et pourtant ils sont indépassables. 

"Nous n'avons jamais appris des combats menés par ces trois là et de leur forme, ni du choix éthique, ni de la vision humaine, anthropologique qui animait leur engagement."

Bien d'accord avec vous.

Je viens encore de me faire recaler sur un autre fil, où j'employais le mot "humainement". Mot qui ne serait pas politique.

Comment dire... je veux bien d'une révolution (si c'est mûr), mais à taille humaine.

Que le changement ne soit pas  taillé pour des surhommes. Car il ne laisserait aucune place aux acteurs ordinaires pour inventer, eux-mêmes, quoi que ce soit, à leur mesure (exemple du Rwanda, plus haut).

 

A JP Mignard,

En aucun cas je ne vous prends pour un sot. Pas plus que vous ne considérez réellement Plenel pour un illuminé se payant de mots illusoires.

Vous parlez de Gandhi, King, Mandela. Ce n'était pas dans votre propos initial. Je suis incapable de vous répondre.

Parler de situation conflictuelle, de dissensus ne signifie pas préparer la guerre. C'est au contraire préparer une sortie à l'impasse mortifère que constitue "la démocratie de marché".

 Il y a des luttes de classes mais pas des "clivages purs/impurs", je vous prie de me croire moins stupide que cela.

Je relaie volontiers ce propos de Joël Martin

"Il y a des luttes de classes mais pas des "clivages purs/impurs"

D'accord avec vous, Pascal (et aussi sur le fait que vous êtes tout sauf stupide).

Quoique je m'inquiète de la nouvelle bessonnerie cocardière et cryptoxénophobe: obliger nos chères têtes blondes à chanter "Qu'un sang impur abreuve nos sillons".

 

C'est bien écrit mais j'ai rien compris.

Précaires.

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