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L'honneur selon Jean-Marie Messier et cela se poursuit dans les commentaires!
Invité, ce vendredi 6 février, dans la soirée du «Café littéraire» de Daniel Picouly, sur France 2, pour présenter son livre, «Le jour où le ciel nous est tombé sur la tête» (Seuil), Jean-Marie Messier ne s'est pas borné de présenter ses recommandations en faveurs d'un capitalisme «éthique». Au passage, il s'en est pris aussi à moi, en mettant en cause mon «honneur».
Quelle que soit la violence de la charge (dont j'ai été averti à l'avance, l'émission ayant été enregistrée), j'ai pensé dans un premier élan qu'il ne servait à rien de répliquer. Et qu'en vérité, pour un journaliste, seuls comptent les faits. Pas les humeurs ou les ressentiments de ceux dont il tient ou a tenu la chronique. Oui, les faits, rien que les faits. Pas les colères de l'un ou l'ego de l'autre.
Mais à la réflexion, je me suis pris à penser que Jean-Marie Messier ne mettait pas seulement en cause mon «honneur» mais qu'au passage, pour y parvenir, il prenait aussi des libertés avec les faits. J'en suis donc venu à la conclusion que je me devais de les rétablir. Et qu'incidemment, c'était le meilleur moyen d'approcher la conception de l'honneur de celui qui m'accablait.
Voyons donc les faits. Sans en omettre aucun.
Le 15 janvier, Martine Orange, a mis en ligne sur Mediapart une critique du livre de Jean-Marie Messier. Critique très forte, parce que ma consoeur, à l'époque journaliste au service Entreprises du Monde dont j'étais le rédacteur en chef, a tenu le récit formidablement informé, en 2001-2002, du naufrage de Vivendi Universal, et de la chute de son PDG, Jean-Marie Messier.
En ce début de semaine, j'ai de mon côté été contacté par une journaliste du «Café Litteraire» de Daniel Picouly, me proposant d'enregistrer par avance un entretien diffusé au cours de l'émission à laquelle devait participer Jean-Marie Messier. Ce que j'ai accepté.
Au cours de cet entretien vidéo, j'ai donc dit que je pensais du livre de Jean-Marie Messier. Comme ma consoeur, Martine Orange - mais aussi comme mon confrère du Nouvel Observateur, Jérôme Garcin, j'ai rappelé quelques faits incontestables. Que Jean-Marie Messier avait été le PDG français le mieux payé de son époque et l'un de ceux qui avait alimenté la chronique interminable des patrons avides. Qu'il avait lancé son groupe dans une boulimie d'acquisitions, creusant en endettement formidable. Bref, j'ai souligné que Jean-Marie Messier avait un peu de culot à se poser en professeur d'éthique du capitalisme, lui qui avait été l'un des symboles de la mutation d'un capitalisme français, copiant le modèle anglo-saxon, jusque dans ses outrances. Lui qui avait été, en quelque sorte, un précurseur.
Au passage, j'ai aussi relevé que Jean-Marie Messier, dans son livre, se glorifiait de n'avoir perçu, lors de son éviction de Vivendi, aucun ces golden parachute qui choquent périodiquement l'opinion. «Je n'ai jamais touché, rappelons-le, un euro de parachute doré», écrit-il. Alors qu'en vérité, l'histoire ne s'est pas du tout passée comme cela : près de trois ans durant, Jean-Marie Messier a bataillé pour essayer d'obtenir 21 millions de dollars en golden-parachute, au travers d'une procédure d'arbitrage engagée aux Etats-Unis. Et c'est le veto de l'autorité de contrôle des marchés américains (la Securities and exchange commission, la SEC), qui lui a interdit de percevoir le pactole.
Lors de mon entretien avec la journaliste du «Café littéraire», j'ai donc, par avance, interpellé Jean-Marie Messier sur ce point, lui faisant observer que son récit était fortement enjolivé.
Et puis, ultime remarque, j'ai observé, comme ma consoeur Martine Orange, qu'il y avait une étrange concordance des calendriers: que le livre de Jean-Marie Messier était publié au moment précis où le Parquet prend des réquisitions dans l'affaire Vivendi Universal en faveur d'un non lieu général. Questions logiques : alors que Jean-Marie Messier est un proche de Nicolas Sarkozy -on le voit de plus en plus souvent dans les déplacements présidentiels- comment ne pas s'interroger sur les très opportunes réquisitions du Parquet dans une affaire où sept mises en examen ont été prononcées?
Diffusé lors de l'émission, mon entretien a donc déchaîné la colère de Jean-Marie Messier, notamment quand le débat est venu sur son golden parachute. Mais curieusement, le patron déchu de Vivendi Universal n'a pas répondu précisément à l'interpellation. Oui ou non, a-t-il menti en écrivant dans son livre qu'il n'avait pas «jamais touché, rappelons-le, un euro de parachute doré», alors qu'en réalité il a bataillé pendant trois ans pour l'obtenir?
Alors qu'à la télévision, il arrive que des présentateurs n'exercent pas leur droit de suite, Daniel Picouly, lui, a fait remarquablement son travail. S'en tenant aux faits, il a insisté. Il lui a demandé, plutôt que de mettre en cause mon honnêteté, de dire précisément ce qu'il en était de ces 21 millions dont je parlais. Si je disais vrai ou faux. Réponse de Jean-Marie Messier: «J'ai pris la décision de partir sans un euro.»
«J'ai pris la décision...». Ah bon? C'est Jean-Marie Messier qui a renoncé de lui-même au pactole ? Ce n'est pas la SEC américaine qui lui a interdit de percevoir le pactole dont il rêvait?
En vérité, il est facile de savoir qui a tort ou a raison. Il suffit d'aller consulter le site Internet de la SEC, et d'y lire sa décision en date du 23 décembre 2003. Tout y est dit.
Pour le journaliste que je suis, seul cela compte. Les faits, c'est le fil à plomb de mon métier. Tout le reste est subalterne.


Tous les commentaires
Quel honneur d'être attaqué par Jean-Marie Messier. Au fait, si demain il lui venait à l'idée de monter une nouvelle affaire avec comme associé Bernard Tapie, merci de nous en informer.
C'est vrai qu'ils sont les deux des habitués de l'Elysée... Comme la cour de récréation du capitalisme endogame parisien est toute petite, il est assez logique que tous ses acteurs se croisent et s'entrecroisent. Il faudrait un nouveau Balzac pour décrire cette Comédie humaine...
Au milieu d'une foule d'analogies, y a une différence entre le cas Messier et le cas Tapie (deux cas fumeux). Une de ces analogies : le recours à une procédure d'arbitrage pour encaisser des millions d'euros (ou de dollars). La différence, c'est celle qu'il existe entre la démocratie US et la démocratie à la Sarkozy. Pour Messier, une autorité financière l'a empêché de partie avec son pactole. Pour Tapie, on a interdit au CDR ou à un autre machin, je ne sais plus, de déposer un recours en annulation contre l'arbitrage en faveur de Tapie. Aux US, on empêche ce genre d'arrangement qui n'a rien à voir avec la justice ; en Sarkozye on empêche d'empêcher le même genre d'arrangement. Cantonnons-les dans le même mépris ce Messier fauve et cet amateur de Tapie qui n'a pas trinqué. Moël Jartin (Y en a trois)
Se repentir au pays de Nicolas n'est pas difficile. on reprend les vieilles recettes en disant qu'on ne fera plus les mêmes bêtises. Capitalisme, moral, un magnifique oxymore. On peut prendre plusieurs postures, plusieurs visages, il y a des invariants de ce que l'on est. Et J2M ne s'est pas installé dans une ferme pour élever des moutons et tondre leurs laines, il est banquier d'affaires. Les hommes de pouvoir doivent se retirer complètement s'ils veulent changer, si l'on revient c'est pour la même chose mais sous une forme différente; Et je crois même que s'il élevait des moutons, le marché des pulls Messier ne tarderait pas à fleurir.
Se repentir au pays de Nicolas n'est pas difficile. on reprend les vieilles recettes en disant qu'on ne fera plus les mêmes bêtises. Capitalisme, moral, un magnifique oxymore. On peut prendre plusieurs postures, plusieurs visages, il y a des invariants de ce que l'on est. Et J2M ne s'est pas installé dans une ferme pour élever des moutons et tondre leurs laines, il est banquier d'affaires. Les hommes de pouvoir doivent se retirer complètement s'ils veulent changer, si l'on revient c'est pour la même chose mais sous une forme différente; Et je crois même que s'il élevait des moutons, le marché des pulls Messier ne tarderait pas à fleurir.
Pétard ! . Si JMM s'autorise à jouer de cette partition, c'est qu'il sait qu'il ne sera pas mis dans le corner, quels que soient les efforts de Daniel Picouly. Par parenthèse, ce dernier n'a pas manqué de punch. . Ce "petit fait" (petit par rapport aux drames qui se vivent aujourd'hui en France et dans le monde) n'en est pas moins très important : il est la traduction de cette maladie sournoise si répandue de l'expression sans impunité des contrevérités qui se développe sur ce terreau de nos démocraties malades de leurs valeurs humaines ... . Voilà à nouveau un autre exemple de ce sur quoi bute le combat militant de Médiapart. . La partie s'annonce rude ... très rude. Réunissons nos forces, celles des équipiers de Médiapart et celles des lecteurs au travers de l'ALM (association des lecteurs de Médiapart) et ce, pour un même combat !
Oui, je le dis dans ce billet, Daniel Picouly n'a pas manqué de punch. Reprenez les mille et un entretiens que Messier a donné dans toute la presse depuis 3 semaines, les médias où les journalistes ont exercé leur droit de suite - ou leur devoir de mémoire- n'ont pas forcément été nombreux...
Le fil a plomb ne tombe juste pas droit ! Les faits, dit Laurent Mauduit : - L'insinuation melangeant la sortie d'un livre, une decision du parquet et le President de la Republique releve-t-elle du FAIT ou de l' AMALGAME sans fondement et bien peu ethique ? - "on le voit de plus en plus souvent dans les deplacements presidentiels":..alors que je n'ai participe a AUCUN de ces deplacements ...releve-t-il du FAIT ou de la DESINFORMATION destinee a accrediter l'amalgame precedent - " je n'ai jamais touche un euro de parachute dore": un FAIT - L,accord avec la SEC de 2003 (18 mois apres mon depart et pas 3 ans au passage ) : MA decision de signer cet accord entre parties pour ,mettre un terme aux procedures et non pas une decision unilaterale ou un jugement de la SEC. jmmessier
Jean-Marie Messier, bonjour, Autorisez moi plusieurs remarques et une proposition: 1. Sur le Parquet, il est tout de même logique de s'interroger sur l'étonnant réquisitoire qui tombe à pic. 2. Vous dites que vous n'avez participé à aucun déplacement... Faux: vous étiez au déplacement de Toulon, le 25 septembre, et à celui de New York, pour la remise du prix de la Fondation Elie Wiesel à Nicolas Sarkozy. Des documents photographiques et de télévision en attestent. 3. Vous convenez donc que j'ai raison sur la SEC; si vous ne signiez pas l'accord, vous vous exposiez à des sanctions beaucoup plus lourdes. 4. Dans la vidéo que j'ai mise en ligne, je n'ai pas relevée votre scandaleuse remarque sur Le Monde et L'Express. Je ne connais pas forcément tous les secrets de vos relations avec Jean-Marie Colombani, à l'époque patron du Monde, mais ce dont je peux témoigner, comme tout le service économique de l'époque du quotidien, c'est que Martine Orange, qui était journaliste dans le service que je dirigeais, a pu enquêter en toute indépendance sur le naufrage de Vivendi Universal, sans aucune interférence. Mais comme je suis attaché à la rigueur et à la sincérité du débat, je vous propose une confrontation loyale: Martine Orange et moi-même, face à vous, pour avoir un échange sur le passé et sur le présent, sur le naufrage de Vivendi et sur vos relations actuelles avec Nicolas Sarkozy. Un véritable échange, sans faux fuyant, sous la forme d'une confrontation enregistrée en vidéo pour mise en ligne sur Mediapart.
1. Vos propos sont une pure insinuation , juste sans fondement et en aucun cas un fait. Laissez donc la justice aller a son terme et respectez la, c'est bien le moins. Il y a eu assez de fantasmes! 2. Je n'ai participe a aucun deplacement du President. Je n'etais pas a Toulon le 25 septembre et comme je vis a Ny le fait de participer a des diners de charities n'est en rien inhabituel, pas uniquement lorsque Nicolas Sarkozy y est honore ...je n' ai en rien participe a son deplacement !!! Vous voyez bien que vous enoncez bien vite des faits bien mal etablis !!! Leur objectif est clair. Ils ne tiennent pas a leur verification. 3. Non, plus lourdes ou plus legeres ... lorsque vous negociez et signez un accord c'est pour mettre un terme a une discussion, sans accusation ni denegation comme disent les americains. 4. Helas non, pas scandaleuse.Lorsque la candidature du Monde sur l'Express a ete repoussee faute de garanties financieres suffisantes il m'a ete promis que " je verrai pendant 10 ans ce qu'il en coute de s'attaquer au Monde"... J'ai vu et cela me suffit, nul besoin d'un debat pour cela!!! Un dernier mot: ce livre est un acte de citoyen engage face a une crise qui touche des millions de personnes dans notre pays et dans le monde et represente peut-etre le defi du siecle. C'est autrement plus important et grave que ma personne. Je regrette juste que "l'emission litteraire" concernee n'ait pas permis de se concentrer sur la crise et ses reponses. C'est la le vrai sujet.
Encore une fois, Jean-Marie Messier, je ne connais pas les secrets qui vous lient à Jean-Marie Colombani, l'ancien patron du Monde. Mais je sais, et tout le service économique du Monde de cette époque, avec moi, que Martine Orange a avancé dans ses enquêtes en 2002 sur Vivendi Universal en toute indépendance. Et qu'elle a décrit le naufrage de votre groupe. Pour le reste, nous avançons, à petit pas: 1- C'est donc bien la SEC et la crainte de sanctions plus lourdes qui vous a fait renoncer aux 21 millions de dollars dont vous ne parlez pas dans votre livre. On progresse... 2. Vous disiez tout à l'heure que vous ne participiez pas aux déplacements de Sarkozy. Mais vous finissez par admettre que vous étiez bien au déplacement de New-York que j'évoquais tout à l'heure. On progresse encore un peu plus.... 3. Vous niez avoir fait d'autres déplacements avec Sarkozy? J'en apporterai donc la preuve. Et on progressera encore... Encore un peu de patience, et peut-être finirez-vous par admettre que vous avez une lourde responsabilité dans le naufrage du groupe que vous dirigiez, et que vous n'êtes peut-être pas le mieux qualifié pour parler d'une refondation du capitalisme. Mais là, je rêve?...
Avec la meilleure des mauvaises foi vous n'enleverez rien ni a l'existence de l'episode de l'Express et des menaces qui l'ont accompagne, ni au fait que l'amalgame livre-Parquet-president est gratuit et malveillant, ni a reconnaitre que je n'ai jamais participe - ni meme d'ailleurs ete convie - aux deplacements du President, ni au fait qu'au dela de toute peripetie je n'ai jamais touche un euro de parachute dore ! Laissez donc aux lecteurs du livre le soin de donner leur sentiment apres lecture ! Et revenons a la seule chose decisive, cette crise majeure, les angoisses qu'elle cree et les solutions pour en sortir. Aucune bonne volonte ou contribution ne sera de trop!
Puisque vous refusez, Jean-Marie Messier, une confrontation vidéo, encore quelques arguments: - Pourquoi, en forme d'esquive, me parlez-vous de cette histoire de l'Express? En quoi me concerne-t-elle, moi ou Martine Orange? Mon parcours personnel devrait suffire: la première fois où, au Monde, l'un de mes articles a été censuré, j'ai quitté cette maison qui a cessé aussitôt d'être la mienne. Soit dit en passant, cette censure concernait une enquête sur les Caisses d'épargne, du temps de Charles Milhaud; lequel Charles Milhaud, avant d'être mis (officiellement, car en fait, on lui a trouvé un placard doré) à l'écart a longtemps eu secrètement pour conseiller rémunéré un dénommé... Jean-Marie Messier (et avant vous Alain Minc).Ce qui explique, j'imagine les louanges très appuyées que vous adressez au même Charles Milhaud dans votre livre. Vous voyez! Vous avez tord de refuser la confrontation que je vous propose: je pense qu'elle serait instructive. Ce serait une opportunité, cas pratiques à l'appui, de parler des dérives ou des dysfonctionnements du capitalisme parisien...
Ne vous étonnez pas de ce refus, cher Laurent. Messier, si c'est lui, est venu faire de la gesticulation mi-offusquée, mi-larmoyante et un joli numéro de jésuite comme l'a fort bien relevé un peu plus bas l'ami Georges de Furfande. Ce Messier a simplement oublié qu'il n'était pas au centre de son cercle de courtisans habituels. Il s'en est pris plein la tronche de la part des médiapartistes, sauf deux ou trois, et il a préféré fuir courageusement sous une avalanche de tartes chantilly verbales. Les gens de pouvoir qui ont perdu leur pouvoir jouent encore les matamores, mais sont devenus des pleutres. Bien à vous, et superbravo ! PS - Ses partisans vont-ils déclarer que ce Messier est sorti fortifié ? Moël Jartin
D'abord , M. Messier, bienvenue dans notre club. Je pense qu'il y a des foules de réflexions à y puiser et de discussions à y mener. Je serai heureuse que vous acceptiez l'invitation qui vous a été faite. Cela nous permettrait de nous expliquer, notamment sur l'Express auquel vous faites très grand cas et dont je n'ai découvert l'importance à vos yeux qu'après la publication de votre précédent ouvrage. Si vous pensez qu'il y a eu complot, au moins parlons en! Expliquons-nous aussi sur la situation de Vivendi que vous présidiez alors et sur les conditions de votre renoncement à votre golden parachute puisque il y a une différence d'appréciation sur ces sujets.. Enfin, j'ajoute que toutes les lumières-les vôtres donc- sont bienvenues sur la crise économique et financière que nous traversons. Bien à vous Martine Orange
Bravo, chère Martine. Mais il semble que la baudruche se soit dégonflée. Quant à ses lumières, ce courageux mais pas téméraire en a déjà fait bénéficier Vivendi, et on a vu le résultat. Bravo à vous deux, vous redorez, avec d'autres confrères et consoeurs, le blason du journalisme tellement terni par les carpettes du dernier sarkoshow télévisé. PS - Désolé, Chère Martine, ce commentaire est parti avec celui destiné à Laurent juste au dessus, mais il s'est perdu nuitamment dans les entrelacs de la toile.
Messier écrit : "Laissez donc aux lecteurs du livre le soin de donner leur sentiment apres lecture !" Encore faut-il que le lecteur soit certain de lire l'expression de la réalité. Et d'être certain que la mauvaise foi est totalement absente du bouquin-plaidoyer pro-domo de Messier. Or quand Messier se contente de dire : "Je suis parti sans un sou !", c'est pur mensonge par omission car il occulte tout ce qui a mis en échec sa tentative. Et connaissant la rapacité et la mégalomanie du personnage (je crois me souvenir de robinetteries en or dans un avion privé, mais c'est sûrement pure calomnie), il est parfaitement invraisemblable que Messier soit parti gaiement sans un sou. Quant aux dénégations de Messier sur sa présence ou non dans des voyages de Sarkozy, les vidéos trancheront. Mais peut-être Messier a un sosie... Je relève enfin les larmes du crocodile qu'est Messier sur la crise : serrons nous les coudes etc. Mais, Messier est un emblématique exemple de ces financiers qui sont à l'origine de cette crise. Je crois que ce n'est pas sur ce genre de personnage qu'il faut compter pour en sortir. Il n'y a qu'à voir comment Messier à plombé Vivendi. PS - Chez un grand éditeur sur lequel Messier avait mis la main, je peux témoigner qu'on le détestait au plus haut point.
D’abord bienvenue, chez Médiapart ! . Pourquoi refuser, cher nouvel abonné l’offre de Laurent Mauduit ? N’êtes-vous pas aussi attaché à la rigueur et à la sincérité du débat ? La force de Médiapart c’est cette capacité à mettre à plat les points de vue très différents et à permettre ainsi aux lecteurs de se faire leurs propres opinions. Vous y verrez des journalistes exprimer ouvertement sur des sujets de fond leurs désaccords lorsqu’ils en ont. Et je peux vous l’assurer, c’est sain. . Vous avez dénigré sur la place publique un journaliste de la taille de Laurent Mauduit, et ensuite – et c’est très très bien – vous venez le rencontrer sur son blog … n’hésitez pas à aller jusqu’au bout c’est à dire dans une rencontre d’homme à homme, et de façon loyale, et pas, reconnaissez-le, une fausse rencontre trop facile parce que virtuelle, et donc, qui ne sonne pas juste vu la nature du différent. . Et puis ne regrettez rien, vous le savez, vous trouverez ici chez Médiapart l’espace le plus ouvert et le plus constructif qui soit pour apporter – non pas sur le plan littéraire, mais bien politique et socio-économique - votre contribution de citoyen sur ce défi du siècle pour reprendre votre expression. Et vous pourrez y donner, croyez-moi, votre pleine mesure.
Les réquisitions du Parquet témoignent d'une singulière complaisance à l'égard de M. JM Messier (http://www.mediapart.fr/club/blog/georges-de-furfande/260109/messier-des-requisitions-de-non-lieu-contestables) . Il parait donc parfaitement légitime de s'interroger sur les coincidences, comme d'ailleurs sur les raisons qui font que le Président de la République sollicite de façon assidue les conseils de ceux qui sont devenus consultants par suite de leurs échecs à la tête d'entreprises, comme M. Alain Minc. La SEC avait fait le 29 décembre 2003 une demande d'injonction, et il est donc exact que ce n'est pas une décision. Cette demande d'injonction était basée sur les multiples infractions au droit boursier affirmées par la SEC. . M. Jean Marie Messier a signé un accord avec la SEC (http://sec.gov/news/press/2003-184.htm) suivant la formule nolo contendere, il n'a pas admis les violations mais il ne les a pas non plus contestées. On remarquera que ces violations sont celles que le Parquet prétend ne pas avoir existé. Dans cet accord des indemnités sont prévues pour les investisseurs "auxquels la fraude a porté préjudice". Il est par ailleurs prévu que M. Jean Marie Messier renonce aux indemnités qui avaient été séquestrées. Les indemnités avaient non seulement été demandées par M. Jean Marie Messier, elles ont été effectivement déboursées par Vivendi, ce qui est l'élément fondamental du délit. L'affirmation par M. Jena Marie Messier que la renonciation aux sommes séquestrées était SA DECISION est donc au mieux un jésuitisme.
Monsieur, Vote Post/article n'apporte aucune information précise sur la" coincidence" des événements, vous reportez des dires de Journalistes mais n'avez vous même pas vu le réquisitoire ; ce n'est pas ce genre de méthode que j'attends personnellement d'un journaliste. Ensuite, et j'ai beau chercher à comprendre, je ne comprend pas, mise à part une question de date (à dire que la crise cause du livre, ou même la parution d'un livre, et la date de l'annonce du Parquet étaient toutes les deux anticipées), pourquoi vous journaliste associez les deux événements : l'un sert-t-il à l'autre, ou vice versa, JMM tire-t-il bénéfice de l'un pour l'autre et vice versa ? Je pense par contre profondément que le journaliste a une responsabilité en écrivant qu'il y a coincidence : qu'il doit donc expliquer et justifier pourquoi il associe les deux événements. C'est donc en premier lieu ce que j'attends de votre part : m'expliquer l'intéret de la simultanéité des événements (pour JMM, pour un autre ?), donner des faits justifiant que cette simultanéité n'est pas fortuite mais volontaire. Ensuite, vous prolongez le débat sur des possibles /probables mensonges par omission de JMM, qui me semblent bien étayés par des informations tangibles et vérifiables ; mais qui n'apportent pas les explications sur cette "coincidence" En lecteur attentif et exigeant Xavier
Monsieur, Reprenons. Jean-Marie Messier court micros et caméras pour présenter son livre. Ce qui est évidemment son droit. Dans cette multitude d'émissions qui lui sont consacrées, et dont très peu sont critiques (même dans le sens littéraire du terme), France 2 me demande un témoignage. J'exerce donc mon devoir de mémoire et j'observe que factuellement beaucoup de choses ne se sont pas passées comme Messier l'écrit. En particulier, je pointe qu'il n'a pas renoncé par grandeur d'âme à ses 21 millions de dollars comme il le suggère. Là, ce sont des faits incontestables, établis: Jean-Marie Messier dans son livre contrevient à la réalité des évènements, tels qu'ils se sont déroulés. Dans ce regard critique, j'ajoute que la décision du Parquet m'apparaît troublante. Je vous le concède: je n'apporte la preuve que Nicolas Sarkozy a donné des instructions. En un autre dossier, celui de Tapie, j'ai enquête amassé de nombreuses preuves et je l'ai donc écrit noir sur blanc: Nicolas Sarkozy a suspendu le cours de la justice ordinaire pour avantager l'un de ses proches. Dans le cas de Messier, je n'ai pas en mains ces indications. Mais je sais les liens qui unissent Nicolas Sarkozy à Jean-Marie Messier. Je sais que le premier a eu comme avocat des missions confiées par des filiales de la Générale des eaux. Il me semble donc logique que je m'interroge sur ces réquisitions surprenantes du Parquet, qui exprime de l'éxécutif. Faisant cela, non pas dans un article, mais dans un entretien autour du livre de Messier, est-ce que j'excède mon droit de critique? Faut-il que les journalistes s'interdisent de commenter les décisions du parquet? Replonger vous dans les pièces connues de l'instruction du dossier Vivendi Universal, vous comprendrez à tout le moins le journaliste que je suis peut avoir des motifs légitimes de s'interroger.
Si JM Messier n'avait pas signé cet accord avec la SEC, il avait alors de fortes chances d'aller en prison. Et oui nous n'étions plus en France.
La présomption d'innocence joue donc pour Dray mais pas pour Messier ?
Ah, bon, cher beber, vous trouvez qu'elle joue, la présomption d'innocence, pour Dray ? Même des "amis" de son propre courant le laissent tomber. En outre, sauf erreur, Messier n'est pas sous le coup d'une enquête judiciaire. Mais lui, le pauvre homme, est obligé d'écrire un bouquin pour se payer ses montres...
M. Jean Marie Messier dans l'interview vidéo que je viens de visionner, alors que j'avais avant de rédiger mon précédent commentaire uniquement lu le texte, affirme que l'interview de Laurent Mauduit est une "honte" qui est contraire à "l'honneur d'un journaliste" et que Laurent Mauduit a conduit un "combat contre Vivendi". On retrouve la l'attitude des dirigeants français qui considèrent que la dénonciation de leurs erreurs est un combat contre l'entreprise, qui prétendent que les critiques à l'égard de la direction sont des tentatives de déstabilisation. Grâce à leurs sociétés de communication et à leurs cabinets d'avocats qui sont la pour faire de la pression d'influence, ce genre de message est relayé par la plupart des journalistes économiques, sous la pression de directions de la rédaction sensibles aux directives de leur actionnaire et à la pression de l'entreprise en tant qu'annonceur. Les articles de Martine Orange et de Laurent Mauduit sur Vivendi ont été un des rares exemples de courage journalistique récent. Dans ce dossier, il est incontestable que leurs critiques étaient parfaitement fondées. Le parquet peut prendre des réquisitions éminemment contestables sur l'aspect pénal des infractions, elles ont été sanctionnées par les autorités boursières françaises, dont on connait la complaisance pourtant à l'égard des dirigeants d'émetteurs importants, l'accord avec la SEC démontre l'existence incontesté des fautes et violation du droit boursier, même si la responsabilité personnelle n'a pas été en tant que telle acceptée (ni contestée). Les propos de M. Jean Marie Messier sont donc parfaitement infondés. Ils démontrent parfaitement que M. Jean Marie Messier refuse de reconnaitre ses erreurs. On peut admettre que celui qui a fait des erreurs , et qui a tiré une leçon de ses erreurs, vienne prodiguer des conseils. Lorsqu'il est manifeste qu'il n'a rien appris, rien compris, et rien perdu de son arrogance, il y a là une morgue intolérable.
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Bravo, Georges ! Et en particulier pour cette phrase : "On retrouve la l'attitude des dirigeants français qui considèrent que la dénonciation de leurs erreurs est un combat contre l'entreprise." C'est vrai pour tous les gens de pouvoir en mauvaise posture. Les protestations offusquées d'un Messier me rappellent Xavier Dugoin, ancien président du Conseil Général de l'Essonne, qui fut condamné pour une pléthores de magouilles, et qui, peu avant son procès, avait, aux frais des contribuables essonniens, édité un numéro spécial du journal départemental avec une énorme manchette à la 'Une" : ON ATTAQUE L'ESSONNE !" On peut voir le palmarès du personnage à l'adresse : http://www.denistouret.net/constit/Dugoin.html Mais il n'y a pas que des arbitrages, en France. Il y a aussi une justice. Extrait : "En appel, confirmation de la prison ferme pour Xavier Dugoin dans l'affaire du vol des 1200 bouteilles de vin du Conseil général." Messier, lui, a évité la taule aux US, et il peut revenir plastronner sur le fenestron. J'm'en fiche, j'ai pas la télé ! Et j'ai toute confiance en Laurent Mauduit.
Bon sang! Médiapart a un nouvel abonné!! Et quel abonné!! Rien moins que le sieur Messier. Maintenant qu'il est déculotté par les faits, il ne reste plus qu'à lui talquer le derrière!!!
Bon sang! Médiapart a un nouvel abonné!! Et quel abonné!! Rien moins que le sieur Messier. Maintenant qu'il est déculotté par les faits, il ne reste plus qu'à lui talquer le derrière!!!
Désolé pour le doublon! mais dans le cas de ce sinistre individu, deux talcages valent mieux qu'un!!!
S'il vous plaît: Jean-Marie Messier a l'amabilité de venir sur Mediapart pour poursuivre cet échange avec Laurent Mauduit et avec vous, abonnés de Mediapart. Merci de ne pas céder à l'invective alors qu'un échange vif mais, vous en conviendrez, sacrément intéressant se développe.
"Honneur" et "Jean-Marie Messier", comme d'ailleurs "capitalisme" et "éthique" me paraissent des notions inconciliables, pour ne pas dire totalement antinomiques... Un peu comme "charbonnier" et "blancheur immaculée" ou "fournaise" et "stalactites" si vous voyez ce que je veux dire !
Judicieuse remarque chère Grain de sel (qui vous faites trop rare) ! "Cette obscure clarté qui tombe des étoiles". "Messier honorable"... C'est pas ça qu'on appelle des oxymores ? Triste face, ce Messier... Moël Jartin
Bravo Mediapart !! un échange vif et argumenté en live : )) arguments contre arguments soit , cela ne change rien au fond : Monsieur Messier n'est plus PDG de VIVENDI pour des fautes commises , il n'a pas touché de Golden , il a le droit d'écrire un bouquin ! Bon effectivement il est loin d'être le mieux placé pour parler de Moral .....s'accrocher à ses millions est peu honorable vu les erreurs de management avérées. Mais bon nous espérons vous revoir sur Médiapart Jean Marie : )) Un carton rouge n'empeche pas de revenir dans l'équipe et le jeu.
@kelenn Un carton rouge entraine l'exclusion au moins pour un certain nombre de matches, et le cas échéant une exclusion définitive.
J'ai reconnu le style de ce prétendu Jean-Marie Messier. En fait c'est ce bon beber999 ! Cher beber, vous avez eu beau essayer de nous tromper en massacrant l'orthographe de façon éhontée, on a bien reconnu votre amusante mauvaise foi et votre façon de penser que l'insistance et la répétition peuvent tenir lieu d'argumentation. N'allez pas essayer de nous faire croire qu'un ancien maître du monde nous assènerait une aussi médiocre bouillie et en plus se dégonflerait devant un débat contradictoire à la loyale, occasion rêvée de rétablir publiquement la vérité. Occasion qu'un homme d'honneur comme le véritable Jean-Marie Messier n'aurait évidemment pas laissé échapper sous un prétexte minable sentant à 3 lieues son écolier pris en faute...ou son mystificateur ne voulant pas être démasqué. Merci, cher beber. Vous nous avez bien fait rire. Avec une belle abnégation car vous vous êtes résolu à vous faire passer pour beaucoup plus bête que vous ne l'êtes (pas).
Comment êtes vous aussi certain, cher Virgil que l'imposteur n'est pas cloclo ? Peut-être parce que cloclo aurait dénoncé le lynchage médiatique à propos de l'accusation de voyager avec Sarkozy, ce qui est un honneur. Et si Messier avait eu cet honneur, il ne nierait pas qu'il était à New-York avec le chef de l'Etat. Or il le nie. C'est bien la preuve que les accusations de monsieur Laurent Mauduit sont fantaisistes et témoignent de son antisarkozysme primaire.
Touché, Joël. Je reconnais bien là les manières d'un sagace et incorruptible palmipède anatiforme...
SOS ! Virgil, j'veux pas mourir idiot : c'est quoi "anatiforme" ?
Un rappel : un Messier c'est plus qu'un Madoff (50 milliards d'euros contre 50 milliards de dollars , et peut être même seulement (!) 15 ou 20 milliards de dollars. Voila qui satisfera l'ego de J2M qui ne semble pas avoir beaucoup rétréci par rapport à J6M ( à la différence du cours de Vivendi !).
Jean-Marie Messier a-t-il payé les 9 euros d'abonnement pour le mois ?! Extraordinaire, il a donc participé au développement de Médiapart ! La semaine se termine bien finalement... Question quand même aux journalistes ou même à j6m (façon "arrêt sur image", histoire de couper les cheveux en 4) : comment a-t-il su que cet article était en ligne ? Etait il déjà un abonné et suivait il déjà en "lecteur dormant" le débat à son sujet? Ou s'est il abonné pour répondre à Laurent Mauduit? J'en profite, si je puis me permettre, de poser la question directement à j6m : ne pensez vous pas que votre titre "Le ciel NOUS est tombé sur la tête" ne puisse être perçu comme de la démagogie éhontée? Par ce NOUS vous associez vous au commun des français? Êtes vous vraiment personnellement affecté par cette crise? Avez vous perdu votre emploi? Finalement cette crise VOUS permet de vendre un livre et de revenir sur le devant de la scène, non? Vous pouvez utiliser tous les NOUS que vous voulez, nous ne serons jamais du même monde. Je ne vais pas à New York tous les mois. Olivier
Convenons-en, cher Oliv92, cela a été une formidable semaine. Avec un afflux d'internautes qui sont venus sur Mediapart dans la soirée d'hier, dans la foulée de la soirée télévisée de Nicolas Sarkozy. Un afflux pour les raisons que l'on devine. Et puis, dans la soirée d'hier - et ce matin encore - un gros afflux d'abonnements. Et pour finir, voilà que l'on découvre que Jean-Marie Messier est aussi abonné à Mediapart. Comment bouder son plaisir!... Plus sérieusement... J'aimerais bien le convaincre d'accepter cette confrontation. Je suis sûr qu'elle serait utile.
Ca lui aura coûté moins cher que d'envoyer un huissier pour obtenir le droit de réponse prévu par la loi. Mais bon, un abonné de plus, ne boudons pas notre plaisir.
Sacré beber, ça me rappelle l'histoire de Madame Bettencourt (Liliane) qui vient emprunter de l'argent au Mont-de-Piété. En gage, elle laisse sa Rolls. Elle revient un mois plus tard, rend les sous, paye les frais et reprend sa limousine. Le monsieur du guichet lui demande : "Mais enfin, Madame Bettencourt, vous, la femme la plus riche de France, pourquoi emprunter chez "Ma Tante" ? "Mais cher Monsieur, c'est très simple : j'ai voyagé pendant tout ce mois et faire garder ma Rolls chez vous c'était beaucoup moins cher qu'ailleurs." Cela dit, croyez-vous, cher beber, que Messier va renouveler son abonnement d'un mois ?
Monsieur Messier Pourquoi accepter de se rendre sur les chaînes de télévision et ne pas d'accepter un dialogue en vidéo avec le journaliste ou les journalistes que vous mettez en cause. Ceci devrait faire partie des nouvelles règles notamment sur la transparence et le débat sur les médias qu'appelle notre société pour sa rénovation. Ces commentaires ressemblent à un dialogue de sourd qui ne permettra jamais d'aller au fond des choses. Il me semble que nous sommes nombreux à attendre ce débat. A moins que tout ceci ne soit qu'une simple farce pour une polémique stérile qui ne tournera pas à l'avantage de M Messier où de ceux qui prétendent s'expliquer à sa place.
Encore heureux qu'on ne soit pas obligé d'accepter n'importe quel entretien avec n'importe quel journaliste ! Imaginez le monde dans lequel on vivrait sinon !
Obligé, personne ne l'est, mon bon beber. Mais Messier, après être venu pleurnicher, refuse l'occasion de s'expliquer en détail. Ce qui semble indiquer qu'il n'est pas partisan d'un monde de transparence. Mais ça, on le savait déjà. Messier préfère faire son numéro de persécuté sensible aux misères du pauvre monde devant des journalistes pas trop au fait du dossier, ceux qui le sont (Laurent Maudiot, dans ce cas, ou Martine Orange) n'ayant droit qu'à une déclaration liminaire, que Messier peut démolir sans crainte d'être démenti. Mais Messier se dégonfle pour un débat où tout serait mis précisément sur la table, sans comédie ni faux-fuyants. C'est presque un aveu....
Je préfèrerais que tout cela me fasse sourire mais j'ai bien du mal. J'aime beaucoup le "du fond du coeur". Il me rappelle cette allocution la larme à l'oeil et la main sur le coeur devant le personnel de Canal+. M. Messier, arrêtez s'il vous plaît. Arrêtez cette valse des dupes. A qui voulez vous faire croire que du fond du coeur vous vous souciez des problèmes des citoyens en difficulté dans ce pays ? A qui ? Vous avez écrit noir sur blanc dans un livre que vous étiez suffisamment payé (sic) comme chef d'entreprise et que vous ne vouliez pas de parachute doré... pour faire quelque temps après des pieds et des mains pour l'obtenir. Et vous parlez d'honneur ? Est-ce que vous savez vraiment ce que c'est, l'honneur ? C'est une qualité qui se dégage d'un comportement, de valeurs intrinsèques et dont on ne parle pas. Quand on a tant besoin d'en parler et reparler, de le mettre en avant à tout va, c'est généralement qu'on n'en a bien peu. Les citoyens de ce pays n'ont pas besoin de Tapie et ils n'ont pas besoin de vous. Il n'y a que vous qui ayez besoin de vous. Alors faîtes vos affaires mais de grâce, épargnez nous votre "retour".
Dans les semaines et mois qui viennent, il sera intéressant de recenser les apparitions de Jean-Marie Messier dans les différents medias français, écrits, audios et vidéos. Les apparitions elles-mêmes et aussi le message délivré, et la manière dont il sera délivré par journaliste interposé. Autrement dit, ce sera l'occasion d'apprécier le degré d'objectivité des vecteurs de l'information concernés. Réhabiliter Bernard Tapie et Jean-Marie Messier, ces deux bienfaiteurs de la société, même combat pour l'Elysée, par l'intermédiaire du ministère des Finances (procédures judiciaires dévoyées) et celui de la Justice (procureurs de la République domestiqués, non pas au service de la République, mais au service du maître). La technique de l'Elysée et de sa clique est invariable : "ce qui compte, ce ne sont pas les faits, mais la perception qu'en ont les gens". Perception pour perception, merci à Mediapart et à ses journalistes de nous rappeler les faits et de les mettre en perspective, face à l'emballage en trompe l'œil qui trompe de moins en moins de monde, au fur et à mesure que le temps passe. C'est l'occasion de souligner une fois de plus à quel point la Toile (web), ce système universel non maîtrisable par quelque moyen financier franco-français que ce soit, mériterait d'être inventée si elle n'existait déjà. Et, face à cette réalité, on sait à quel point Alain Minc en a manifesté de l'acrimonie, par le biais de son appréciation sur la viabilité du modèle économique (pas de publicité) adopté par Mediapart. S'agissant de Jean-Marie Messier, ses commentaires ci-dessus, démontrent à quel point il ne fait que s'enfoncer dans son sens de l'honneur bien particulier. On peut être un as de la finance, quitte à exploser en vol, et être un médiocre avocat de sa propre cause. Quant au locataire de l'Élysée, on peut lui dire comme à tout un chacun : moi, toi, lui, elle ---> "dis moi qui tu fréquentes, et je te dirai qui tu es".
Merci pour votre professionnalisme et votre rectitude qui vous honore ainsi que Médiapart: le reste n'est que valetaille!
Les commentaires sont maintenant plus passionnants que les articles<; Je ne vais lire que les commentaires !
Soyons modestes et lucides. Disons que les commentaires sont "aussi passionnants" que les articles. Sauf ceux du millimaître du monde. Brocardons les fiches de ce triste Messier. Moël Jartin
Mais ou il est Jean Marie ? Une grande leçon de courage vient de nous être donnée : la fuite théorie intéressante du professeur Laborie qui nous expliquait que quoi qu' il arrive seuls restes : le combat, la fuite ou l' inhibition . Mr Messier semble avoir choisi ce qui lui sauve la vie. ce n' est pas une critique : c' est une grande loi de la nature et je ne fait que constater un fait. Je tiens à féliciter les journalistes de médiapart, les infos sont claires et le ton est juste et Mr Messier, qui parle d' honneur, a encore l' opportunité de nous prouver le sien en venant face à vous pour un débat d' idées. La crise selon Messier c' est la crise du pompier pyromane.
Monsieur JM Messier Tout d'abord, merci de venir participer à ce forum. Vous dîtes : "Un dernier mot: ce livre est un acte de citoyen engage face a une crise qui touche des millions de personnes dans notre pays et dans le monde et represente peut-etre le defi du siecle. C'est autrement plus important et grave que ma personne. Je regrette juste que "l'emission litteraire" concernee n'ait pas permis de se concentrer sur la crise et ses reponses. C'est la le vrai sujet." Mettez le en ligne ! Ce sera, pour le coup un véritable "acte citoyen" et cela permettra aux internautes touchés par la crise de voir que le "capitalisme moral" est capable, par ces temps difficiles, de faire un acte gratuit. bien à vous
Messier ,Tapie, Dutreil ce régime est celui du fric. Heureusement que des journalistes courageux comme vous Laurent Mauduit nous informent d'affaires aussi indécentes. ce qui m'inquiète aussi c'est la collusion politique-justice qui entourent tous ces dossiers.
christophe boule Un grand pas dans l'intelligence des débats, notre quiétude et nos espoirs, a ce titre bonjour M. Messier
Tout homme a droit à une seconde chance. C'est la leçon de Victor Hugo dans Les Misérables. Mais évidemment, il faut faire quelque chose de respectable ensuite, au lieu de revenir sur des faits passés avec un plaidoyer pro domo.
Les articles et déclarations de Laurent Mauduit sont tout à fait honorables et son honnêteté de journaliste n'a pas à être mise en cause par le mégalomane qui avait maquillé la situation de Vivendi et avait manipulé tous les médias, les actionnaires et par conséquences les salariés. M. Messier veut mettre sa compétence à la disposition de la société ?, de quelle compétence parle t'il en particulier après avoir mené Vivendi au bord du gouffre ?. M. Messier est préoccupé par le sort des gens ?, lesquels ?, ceux de Neuilly, Auteuil, Passy ? ou ceux des HLM de banlieux et des quartiers défavorisés ou ceux qui doivent utiliser des tentes Quetchua ou ceux qui sont licenciés ou les intérimaires remerciés ?. Ce monsieur veut un capitalisme réformé, n'a t'il pas contribué activement au capitalisme forcené, dérégulé et injuste ?. Le pyromane devenant pompier c'est suspect et inquiétant. Ce monsieur, ami du pouvoir, n'a aucune honte comme toujours, mais n'a pas le courage de répondre aux 2 questions simples par oui ou par non "a t'il essayé pendant 3 ans de toucher 21 millions de dollards et a t'il bien été obligé d'y renoncer par la commission de contrôle des marchés Américains ?". Une fois de plus il a essayé de détourner la question, de répondre à côté par un artifice qui équivaut à prendre les interlocuteurs pour des imbéciles. Il est vrai qu'il est habitué à plus de délicatesse complaisante de la part de bon nombre de journaliste sans impertinence et sans courage professionnel. Quant à la "coïncidence" entre ses multiples interventions radiophoniques et télévisuelles et le non lieu demandé par le parquet, elle ressemble plutôt à une "coïncidence adaptée". Si on accuse Laurent Mauduit de mauvais esprit à ce sujet, on pourra accuser des millions de français de la même déviance car même un non initié peut facilement faire une relation entre le parquet dépendant de l’exécutif, la position des 7 mis en examen et le non lieu demandé et ainsi se poser la question de la "coïncidence". Lorsque la ficelle est grosse, les paroles lénifiantes et le paravent de l’honneur ne suffisent pas. Les faits parlent plus clairement.
Bonsoir, Une des différence entre L. Mauduit et les millions de français , c'est que Monsieur Mauduit est . .. journaliste ; avec ce que cela comporte de responsabilité - Voir mes deux derniers posts sur mes remarques au sujet de cette" affaire" JMM ou d'un article sur son non lieu . Et tout ce qui se dit par ailleurs sur VU et JMM ne justifie pas que l'on parle, à la date d'aujourd'hui, de coïncidence. Bien à vous
Des services de l'Etat interviennent pour le tout à l'égoût de maman Bruni. Fifille Bruni est l'épouse du président de la République. Cela ne justifie pas que l'on parle de coïncidence. Ah, mais !
Ces échanges sont excellents ! J'ai un a priori quand même. Je n'ai jamais supporté J2M même lorsqu'il était encore J6M ! Je trouve ce personnage condescendant et démagogue. Alors, en plus qu'il se permette de venir faire son grand retour avec sa larme à l'oeil et ses conseils est tout a fait insupportable. Grâce à cet a priori, je me régale en lisant la déculotté qu'il vient de prendre sur Médiapart. :-) Ceci dit la limite de ce blog et de ces échanges, est que rien ne prouve qu'il s'agisse bien de JMM derrière le clavier !
Cher Guignol . Qu'est-ce qui prouve que le signataire desréactions signées dans ce blog est bien J2M ? Réponse : la nature des réactions elles-mêmes et son "3 petits tours et puis s'en vont" pas glorieux, comme un piteux guignol ! . Mais, effectivement, il est légitime de se poser cette question. En effet, qu'est-il venu faire sur ce blog si c'est pour faire un pâté et repartir ? . A moins que J2M ne relève le gant ! et qu'il nous informe ici qu'il accepte cette rencontre à la loyale avec Laurent Mauduit et Martine Orange. Ce serait digne. Et le terme "honneur" de Monsieur Messier prendrait alors tout son sens.
Parler d'honneur, d'honnêteté tout court ou intellectuelle, de probité, de pudeur avec des personnages comme Messier, Tapie, Minc, Dutreil, Sarkozy et toute cette clique qui ne pense qu'à se goinfrer, à paraître et à donner des leçons au monde entier, c'est du domaine de l'incompréhensible car ces valeurs élémentaires ne font pas partie de leur sphère. De plus, ces petits messieurs y ajoutent un art consommé de la mauvaise foi, de la suffisance, de la condescendance et du mensonge. Il est des plus utiles que des journalistes comme L. Mauduit et M. Orange démontent et dénoncent ces fausses belles mécaniques. C'est leur honneur, c'est notre intérêt. Merci.
Raymondb Demapresquile, C'est Dutreil (Renaud de son prénom) qui va être honoré de se voir en si belle compagnie. Il me semble qu'il est un cran en dessous .... ou en dessus ?
Mieux vaut en rire, que de s'énerver... http://www.lepost.fr/article/2009/01/23/1397928_plaidoyer-pour-jean-marie-messier_1_0_1.html
Une seule réflexion pour ne pas encombrer les commentaires : cette affaire révèle que Mediapart (Laurent Mauduy et Martine Orange) font honneur au métier de journaliste. Leur acte est un acte de résistance. La France, les médias, les banques, les entreprises du CAC sont aux mains des occupants de notre liberté. Ami, entends-tu ?...
Oui, j'entends... Merci!
@ Michel Huvet : c'est "partisan" ... mais bien dit ;) Merci pour ce journalisme (Mauduit & Orange) tel que je le conçois !
L'nonneur et l 'ethique chez J.M.MESSIER, comme chez B.TAPIE d'ailleurs, c'est l'equivalent de la Gestion de Fortune chez B.MADOFF!!! M. PLANCHET
Bienvenue au club, Monsieur Messier. Vous êtes un tout nouvel abonné (de février 2009 n'est-ce pas?). Même si vous avez pris cet abonnement pour essayer de vous sortir de ce mauvais pas qui semble vous déconsidérer pour le biznesse de votre livre, je vous conseille de maintenir cet abonnement. Sur ce site, il se passe des choses passionnantes: Le monde est en train de changer, on ne gobe plus forcément tout ce qui tombe du modèle dominant politico-médiatico-financier. Il faut vous y habituer M. Messier... Merci M. Mauduit. Vous êtes un grand journaliste!
J7M.... Jean-Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde et du Mensonge!
J9M... Jean-Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde et du Mensonge Médiapartisé par Mauduit ! Le concours continue.
@ Joël Martin Aucun doigt des deux mains ne doit être mis à l'écart : J10M... "Jean-Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde et du Mensonge, Médiatartisé par Mauduit, selon Martin."
Nananère, j'en suis à J12M... "Jean-Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde et du Mensonge, Médiatartisé par Mauduit et Martine, selon Martin et Miradou" Qui veut jouer avec nous ? Allez, Jean-Marie, arrête de bouder, viens jouer aussi. Boude pas, c'est pas ton genre... Moël Jartin
J3M... Je redescends au raz des pâquerettes... et vous laisse choisir l'adjectif!
Jean-Marie Messier Mégalo...
Merci pour ce vent de liberté et pour ce bon sens patagé.
Cher Laurent Mauduit, Le document que vous mettez en lien est une plainte de la SEC, pas une décision. En soi il ne prouve absolument rien.
Coucou, beber, toujours égal à vous-même... Donc après une bagarre acharnée de trois ans pour avoir "son" parachute doré, le désintéressé Messier a signé un petit papier comme ça, en passant, et il est parti sans "ses" 20 millions. En somme, il est reparti à SEC ! Wouaf ! Wouaf ! Wouaf !
Vous pouvez faire tous les petits wouaf que vous voulez, ça ne change rien au document soi-disant décisif produit par Laurent Mauduit (dont j'espère qu'il maitrise l'anglais à défaut du droit américain).
Le document ne change rien au fond de l'affaire : Messier s'est battu comme un chiffonnier pour avoir ses 20 millions, et il est reparti bredouille. Apparemment, la connaissance qu'a Messier de l'anglais et du droit américain ont compté pour peanuts.
Merci pour votre courage. Merci pour ces étonnants dialogues. Vive MédiaPart !
Il est utile de rappeler que la Commission des opérations de bourse avait demandé au Président du Tribunal de grande instance de Paris qu'il soit fait interdiction à Vivendi Universal d'effectuer tout paiement à M. Messier : il a été fait droit à cette demande par décision du 9 juillet 2003. Ainsi, M. Messier n'a pas pu faire exécuter la sentence arbitrale rendue (dans des conditions troubles) le 27 juin 2003 lui accordant le bénéfice de son "parachute doré" conclu le 1er juillet 2002 au cours de la nuit précédant son départ de VU. Voir le communiqué de presse de VU daté du 9 juillet 2003.
Que lisé-je ? Cela existe, des sentences arbitrales rendues dans des conditions troubles ? Que fait la police ?
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Pour être précis le Tribunal de Grande Instance a ordonné dans sa décision du 9 juillet 2003 la mise sous séquestre de l'indemnité de M. Messier. Vivendi a donc versé l'indemnité, et celle-ci a été mise sous séquestre. Le communiqué de Vivendi ne reflète pas exactement la décision du Tribunal de Grande Instance. En ce qui concerne la société le paiement a donc été effectué. Les sommes mises sous séquestre ont été utilisées pour le versement des indemnités aux actionnaires prévues par l'accord avec la SEC. Il est donc clair que, contrairement à ce que soutient le Parquet le paiement de l'indemnité a été effectué par Vivendi, et que contrairement à ce que M. Messier soutient, il ne s'agit pas de SA DECISION s'il n'a pu avoir la disposition des sommes payées par Vivendi.
Cher Georges de Furfande, Où avez-vous trouvé l'accord avec la SEC ? Merci par avance. Sans doute parce que c'est un billet sur "Mediapart" et non un article dans "Marianne" Laurent Mauduit ne brille pas par la rigueur sur ce coup-là.
@Virgil Brill Le médiapartiste qui signe "jmmessier" est peut-être beber999. Mais la lecture du dernier opus (ci-dessus) de beber999 ne laisse plus place au moindre doute : l'abonné qui signe beber999 EST Jean-Marie Messier. Enlève ton masque, J2MB999, on t'a reconnu !
accord avec la SEC (http://sec.gov/news/press/2003-184.htm)
Story-telling exemplaire de JM Messsier par JM Messier ! C' est là où ils sont forts, très forts, les personnes de son acabit. Argent, course aux vanités, magouilles, mensonges, malversations, échecs, scandales et toujours, encore et toujours tiennent ils à rester " la star incontournable " sous l'oeil des caméras ! Et cela marche, souvent… Parfois, des journalistes comme Martine Orange et Laurent Mauduit ,opiniâtres, à sang froid et esprit clai,r , nous remettent ces gens et ces comportement s dans leur vraie lumière… Toujours bon à suivre. Merci beaucoup.
Il convient de rappeler que JM Messier avait intenté une procédure arbitrale aux Etats Unis pour forcer le paiement de son "parachute doré". Il avait été prévu que les parties renonçaient à tout recours. Il était manifeste que Vivendi Universal ne résistait que pour la forme et cherchait à se couvrir quant au paiement. L'avocat de Vivendi était Jean François Prat, l'"Avocat des Puissants" comme il a été qualifié, considéré comme l"'avocat attitré de Jean Marie Messier", et spécialiste des conflits d'intérêt. Le conflit d'intérêt est une pratique très répandue chez les avocats d'affaires, chez les avocats d'influence, comme Jean François Prat, Antoine Tchekhoff ou Jean Veil. La décision du tribunal arbitral était manifestement contraire au droit français, il était clair que c'était une solution convenue. La complaisance du tribunal arbitral n'a eu d'égal que celle du tribunal de commerce de Paris dans l'action qui avait été intentée par des actionnaires pour une désignation d'expert.
Vous avez parfaitement raison. Cet arbitrage "Messier" a été l'un des plus étrange que l'on ait connus, et visait seulement (à mon avis) à faire profiter la décision "convenue", selon vos termes, de la quasi-immunité de fait qui bénéficie aux sentences arbitrales (puisque les voies et moyens de recours sont très limités - et pour de bonnes raisons dans les affaires "normales"). Et la décision "convenue", contraire au de droit français, était en fait un bel arrangement entre amis
Les sentences arbitrales ont besoin d'immunité ? Tiens tiens... Seraient-elle suspectes d'être des arrangements entre amis ? Arrangements pouvant conduire, pour prendre un exemple parfaitement au hasard, à donner à un quidam 45 millions d'euros pour un préjudice moral plutôt bénin par rapport à celui d'un innocent qui passe 15 ans en prison et qui touche 45 fois moins que le quidam ayant bénéficié d'une sentence arbitrale. Si je comprend bien, Messier a eu la malchance que son affaire se passe aux US et pas en Sarkozye. Bof, il n'a qu'à faire l'acteur pour se reflouer... PS - Avez-vous remarqué, bonnes gens, que le roublard Messier a profité de son passage météorique sur Médiapart pour faire la pub de son bouquin ? Ah, ce Messier...folie ! Moël Jartin
Jean-Marie Messier, Je ne peux pas imaginer qu'après cet échange, vous vous soyez désintéressé de la suite des commentaires et suis bien sûre que vous continuez à les lire, tapi derrière votre écran, meurtri de l'incompréhesion dont vous êtes l'objet ! Votre seule préoccupation en ces temps difficiles serait devenue de contribuer à sauver votre prochain ? Vous voudriez que l'on vous croit ? Alors la suggestion de Niseema devrait vous séduire : en mettant votre livre en ligne pour que chacun puisse profiter de votre réflexion, vous prouveriez au moins que votre retour sur scène, la main sur le coeur, n'est pas un nouveau truc de petit malin ! Car, reconnaissez-le, le thème de la crise, votre fâcheuse notoriété et même ce débat, quoi de plus vendeur ? Si vous voulez prouver que votre objectif n'est pas de profiter des circonstances pour remplir votre escarcelle, en droits d'auteur cette fois, voilà un acte gratuit facile : un lien sur le site de Médapart vers votre texte intégral. Si vraiment vous avez à proposer ne serait-ce qu'une seule bonne idée, juste, nouvelle et efficace, le geste serait apprécié ! Et que de nouveaux passionnants débats en vue sur Médiapart ! En cette attente... merci d'avance ?
Je trouve dommage que la prise de contrôle des studios Universal se soit mal terminée. Bien que difficile à mettre en œuvre, une stratégie d'influence française sur un studio US avait du sens. L'opinion publique américaine étant très sensible au cinéma, on aurait peut-être pu faire des films différents pour faire aider à faire passer Gore au lieu de Bush en 2004. La Fox étant à Murdoch....Mais comme dirait Obama, c'est foiré.
"une stratégie d'influence française sur un studio US avait du sens" (Magnum). Tout le monde peut avoir des idées qui ont du sens. Ensuite, ce sont les compétences qui font la différence. Ici, les compétences économiques entre autres. Je ne sais pas à qui Messier apparait compétent ?
Entendu ce matin dans la revue de presse internationale de France Culture : en grande Bretagne, les banquiers en sont réduits à faire des grands shows de demande de pardon. Ah ces anglo saxons ! Nous on a Sarkozy, Messier, Minc, et leur cohorte d'avocats d'affaire se disant (se pensant ?) spécialistes d'économie...
Cher Monsieur Mauduit, Votre article est erroné, à tout le moins sur deux points essentiels: - vous affirmez que "c'est le veto de l'autorité de contrôle des marchés américains (la Securities and exchange commission, la SEC), qui lui a interdit de percevoir le pactole". C'est faux, puisque le golden parachute a été abandonné par JMM dans le cadre d'une transaction, et non en raison d'une décision juridictionnelle; - vous affirmez également qu'il "est facile de savoir qui a tort ou a raison. Il suffit d'aller consulter le site Internet de la SEC, et d'y lire sa décision en date du 23 décembre 2003. Tout y est dit". Or, le document vers lequel le lien hypertexte renvoie n'est pas une décision, mais la plainte de la SEC ! Vous aviez habitué les lecteurs à plus de rigueur... Un débat sur l'exception de vérité vous aurait été, sur le sujet, fatal.
@gselnet Donnez vous la peine de lire les commentaires faits antérieurement et vous verrez que le votre est erroné.
Je les ai lus et il en ressort que le non-versement de ces indemnités n'est la conséquence d'aucune décision définitive, mais bien de la transaction négociée entre les parties à la suite de décisions contradictoires. De même, le document joint à l'article n'est pas plus une décision juridictionnelle, mais bien une plainte, sur les mérites de laquelle aucun juge ne s'est finalement prononcé. Présenter ce non-versement comme la conséquence de décisions de justice est donc factuellement faux.
Comme j'ai mis en ligne le document accablant de la SEC, qui a contraint Messier à battre en retraite, le lecteur de bonne foi sera juge que ce que vous dites n'est pas exact.
Idem
Et bien j'arrive après la bataille mais j'avoue que je me suis régalé. JMM je l'aime pas.
A en avoir plein la bouche, J2M fait penser à IAGO : " l'honneur est une essence qui ne se voit pas ; beaucoup semblent l'avoir qui ne l'ont plus. " OTHELLO, Acte IV scène 1
Quel régal de lire tout cela.
Jamais je ne regretterai d'être arrivé ici..... grace a Jean Luc Hess, et son arrivée impromptue dans un studio de france inter, pendant l'interview de Edwy Plenel au sujet de son livre "Combat pour une presse libre".
Je ne puis que partager votre commentaire. J'ai également découvert MEDIAPART lors de l'interview d'Edwy Plenel. Heureusement qu'il y a Internet et les Journalistes de MEDIAPART pour nous aider à faire le tri pour comprendre ce monde complexe.
Je crois d'ailleurs que les médias "classiques" commencent à s'en rendre compte. C'est pourquoi, ils commencent à fournir de bonnes informations, des informations qui déplaisent de plus en plus à nos dirigeants. La critique des médias par ces derniers en est la démonstration.
Oui, pour parler des médias sous tutelle des pouvoirs (politiques et financiers) ils font le service minimum.
Nous devons tout faire pour étendre l'influence de la presse virtuelle, libre et indépendante.
liberté d'expression et liberté de la presse, pour les exercer le combat est à poursuivre même en 2011. Est-ce donc jugé si dangereux quand le peuple veut savoir,réfléchir, et exercer son sens critique et trouve des journalistes talentueux qui font leur métier...
Et 15 mois plus tard... il dit quoi J6M ?