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Ouf ! Alain Minc n'aime pas Mediapart

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Pour avoir écrit un livre sur lui (Petits Conseils, Stock, 2007), j'avais déjà pu observer, lors de mon enquête, qu'il y a, en réalité, deux Alain Minc (à écouter tout spécialement sur cette vidéo à partir de la minute 8.45).

Il y a Mister Alain: c'est le conseiller huppé du CAC 40, l'éminence grise discrète mais influente de l'Elysée ; celui qui souffle à l'oreille du président l'idée d'une suppression de la publicité pour la télévision publique et qui s'empresse d'annoncer ensuite la bonne nouvelle à son grand client Vincent Bolloré, qui va en tirer avantage; celui qui aime aussi jouer les intellectuels raffinés, l'auteur à succès que les médias s'arrachent actuellement pour obtenir quelques commentaires avisés - ou supposés tels - sur la crise financière. Et puis, il y a Docteur Minc : une personnalité moins connue, moins policée, parfois même irrascible.

 

Quiconque veut découvrir cette seconde facette du personnage, sans nuance, presque brutale, peut tenter l'expérience. Il suffit de prononcer un nom devant Alain Minc. Un nom, un seul, et voilà qu'il s'agace, qu'il s'emporte. Un seul nom... celui de Mediapart...

 

Lors de l'émission « Parlonsnet » que diffuse France Info, en collaboration avec Marianne2 et Eco89, les journalistes qui avaient invité Alain Minc cette semaine en ont fait soudainement l'expérience. Cela a été plus fort que lui. Au hasard du débat, le nom de Mediapart a été évoqué. Et alors, l'ancien président du conseil de surveillance du Monde a soudainement vu rouge. Il s'est mis presque en colère tout seul.

 

D'abord, il s'en est pris à moi-même - moi qui n'ai pas croisé sa route depuis fort longtemps ; - et à Edwy Plenel. Evoquant mon départ du Monde, à l'automne 2006, il a eu ces mots : «Laurent Mauduit, en réalité, n'est pas parti sur des pressions. Il est parti sur des choses erronées qui auraient fait condamner Le Monde».

 

On peut en prendre les paris : il y a sans doute assez peu d'auditeurs de France Info qui ont pu comprendre de quoi parlait alors Alain Minc. Car l'histoire est en vérité un peu complexe. Après qu'un article écrit par moi sur les Caisses d'épargne eut été censuré par la direction du Monde, dont le président du conseil de surveillance était alors Alain Minc, j'ai à l'époque cherché à comprendre les raisons d'un geste à ce point contraire à l'ancienne tradition d'indépendance du journal. Et j'ai à l'époque découvert que secrètement Alain Minc avait été le conseiller rémunéré du patron des Caisses d'épargne, auquel il demandait par ailleurs au même moment des financements pour participer à un plan de recapitalisation du Monde. C'est cette histoire qui est d'ailleurs le point de départ du récit de mon livre sur Alain Minc et les conflits d'intérêts dans lesquels il excelle.

 

Mais toutes ces nuances, Alain Minc ne les a pas données aux auditeurs. Non, il s'est laissé aller à son énervement, cessant d'un seul coup d'argumenter, pour diffamer : «L'attitude de Laurent Mauduit, manipulé par Edwy Plenel, lui-même manipulé de temps à autres par Dominique de Villepin, ne relève pas de la grande indépendance de la presse».

 

Et sans que quiconque ne le relance, poursuivant son monologue, Alain Minc a été jusqu'au bout de son agacement : «Et si vous considérez que le modèle d'indépendance de la presse, c'est Mediapart, dans ce cas-là, je suis assez inquiet pour la démocratie française. Rassurez-vous ! Le modèle économique de Mediapart règlera assez vite le problème, puisque le modèle économique choisi par Edwy Plenel est un modèle absurde. La presse sur le net ne peut être que gratuite. La presse payante sur le net ne peut pas marcher».

 

Un vrai coup de colère, donc ! De Mediapart, il a ainsi été question tout au long de l'émission. Une sorte de réaction compulsive. Comme une obsession. «J'ai toujours beaucoup de mal à voir les choses à travers les yeux des gens qui font Mediapart», dit Alain Minc, avant de brocarder tout aussitôt après «la culture de Mediapart, celle d'Edwy Plenel et de Laurent Mauduit, celle du complot», et de repartir quelques temps plus tard dans un nouveau tunnel, pour s'époumoner contre «les gens de Mediapart, pour la période où ils sont encore en vie».

 

Sur le moment, j'ai failli ne pas réagir. Après tout qu'importe ce que pense Alain Minc ! Il parle si souvent, courant radios et télévisions, surtout en ce moment avec son dernier livre, qu'on connaît depuis longtemps tous les recoins de sa pensée.

 

Mais finalement, je me suis repris. Car les propos d'Alain Minc sont évidemment moins anodins qu'il n'y paraît. D'abord, ils m'inspirent un regret : quand mon livre enquête est sorti, apportant de nombreuses révélations sur son rôle à la confluence de la vie des affaires (pour de nombreux grands patrons), de la vie politique (pour Nicolas Sarkozy) et de la vie de la presse (au Monde, ou en arrière plan de Libération), j'ai longtemps espéré pouvoir être confronté un jour à lui. Pour parler des faits, que j'avais découverts. Lui a toujours esquivé. Ce face-à-face, cette confrontation, il n'en a jamais voulu. Et quand une grande chaîne de télévision nous a proposé un débat, il s'est défilé. Ma propre invitation a d'ailleurs été annulée.

 

Du coup, Alain Minc continue donc à maugréer contre le livre. Mais à distance. Devant des auditoires qui ne connaissent pas forcément tous les faits et qui ne peuvent pas les lui opposer.

 

Ensuite, la sortie d'Alain Minc en faveur de la presse gratuite mérite bien sûr d'être retenue. Non pas que ce soit une surprise de sa part : dans l'un des conflits d'intérêt dont il a le secret, c'est lui, quand il était président du conseil de surveillance du Monde, qui a ouvert les portes du groupe à son client Vincent Bolloré, pour faire un journal gratuit en association avec lui, Matin Plus devenu Direct Matin. Lequel Matin Plus a fait un jour une « manchette » sidérante sur Paul Biya, le président du Cameroun - un pays dans lequel Vincent Bolloré a de gros intérêts.

 

Non ! Si cet éloge de la presse gratuite mérite attention, c'est qu'Alain Minc est, en arrière-plan, le grand organisateur des états généraux sur la presse. Et qu'il dit tout haut - sur la gratuité, sur le livre CGT ? - ce que Nicolas Sarkozy ne veut pas forcément assumer publiquement. En vérité, c'est cela qui est le plus inquiétant. Avec ses états généraux, on devine qu'une grande mise en scène est organisée. Mais qu'en vérité tout est déjà décidé.

 

Oui, c'est cela qui est le plus inquiétant. Car, après tout, qu'Alain Minc n'aime pas Mediapart, c'est son droit le plus strict - pour être honnête, ce n'est pas pour me déplaire. Mais derrière cela, derrière cette hostilité à l'encontre du modèle payant que notre journal en ligne incarne, on devine une toute autre aversion. Contre une presse qui cherche à construire et à défendre son indépendance.

Tous les commentaires

Alain Minc n'aime pas Médiapart ?! Et bien, moi je n'aime pas Alain Minc, même si je n'ai pas lu votre livre à son sujet (je vais voir s'ils l'ont à la bibliothèque...). . C'est très inquiétant en effet pour les Etats Généraux qui vont se dérouler. . En tout cas votre mise au point sur cette "sortie" radioponique me parait essentielle, car il faut répondre point par point aux accusations proférées par les ennemis de l'information indépendante et j'espère que l'avenir le détrompera quand à la perennité de Médiapart. . Un droit de réponse en votre faveur est-il envisageable ? . Bon courage et merci de votre billet !

Plus j'entends Alain Minc étaler sa pseudo-intellignece et son autosuffisance, plus je suis allergique. Cela devient proche du choc anaphylactique et de l'oedème de Quincke ... Le pire, c'est que toutes ses collusions entre le pouvoir financier et politique sont connus, Challenges a même fait un article complaisant là-dessus sans s'offusquer de cette dérive. J'ai aussi une allergie à Jean-Marie Colombani et ses chroniques dégoulinantes de flagornerie sarkozystes dans Challenges. J'étais abonnée à Challenges, notamment pour suivre les potins de l'économie et certains articles intéressants (même si très orientés ...). Je renonce. J'ai des boutons. J'éternue. Au secours docteur ! On m'a conseillé une cure chez Mediapart. Ouf, je suis en train de guérir ...

Personnellement, je ne suis pas du tout allergique à M. Alain Minc. J'aime sa voix, ses inflexions, qui me rappellent celles de M. Gabriel Matzneff. Il dit des choses très justes sur la paupérisation d'un corps longtemps d'élites, les journalistes, paupérisation qui vient du reste après celle des professeurs, dont les effets s'avèrent patents. ° Cela dit, à propos de Laurent Mauduit, il a menti avec aplomb et son intelligence voire sa séduction se sont alors transformées en cynisme à l'emporte-pièce. ° M. Alain Minc a compris une loi implacable de la communication — et donc de l'information devenue communication par son truchement notamment : la frappe fallacieuse a quelque chose de nucléaire ; elle vitrifie. Dieu reconnaîtra peut-être les siens, mais jamais les lecteurs ni les auditeurs. Toute réplique s'avère aléatoire sinon impossible. Un second clou ne chasse jamais le premier. ° M. Alain Minc use et abuse de ce stratagème, avec ivresse : la parole publique est son talon d'Achille. Il y trouve une forme de petite jouissance tranchante (d'aucuns font «vroum-vroum !» avec leur motocyclette, d'autres exhibent leur montre, ou leur cravate) : il expectore des imprécations jaculatoires. Il manque alors, forcément, d'empire sur soi-même et cela le perdra. Patience, donc et, en attendant le faux-pas final, ne boudons pas... son plaisir.

Il est facile d'énoncer des vérités connues de tous, au milieu de propos d'une assez grande méchanceté et de mensonges... Pour ma part, j'ai regardé le fichier vidéo, pour m'informer, mais je me suis sentie beaucoup mieux et, ô combien, dans celui que vous avez mis à notre disposition, là : http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/091008/le-clezio-nobel-cosmique l'émission de Bernard Pivot avec Le Clézio et C. Lévy Strauss...

kairos Alain Minc qu'aucune réalité ne démentira jamais... Un expert, un stratège de couloir... et de plateau télévisé ces jours-ci! Il avait, bien sûr, comme ses pairs,annoncé la crise actuelle, sans doute pour y avoir, à sa manière toute chafouine, concouru au tarif le plus avantageux... Y aurait-il en lui beaucoup de ce Napoléon prêtait à Tayllerand dans un bas de soie?

Dans chafouine, il y a le mot fouine qui est un animal carnassier de mœurs nocturnes. Quant au contenu du bas de soie, objet de contentieux entre Napoléon et Talleyrand, il suffit de l'étaler au soleil, comme disait mon grand-père, pour qu'il devienne une simple croûte inoffensive, inodore et sans valeur.

Deux anti-pubs, comme les meilleures garanties de l'indépendance de Mediapart:


Alain Minc et Mediapart
envoyé par Mediapart


Minc et Mediapart Spot
envoyé par Mediapart



Excellent! Il y a t-il possibilité également d'exploiter vers la minute 20 "vous y revenez souvent (...) vous en dites du mal avec une certaine délectation" ? Par ailleurs je note qu'Alain Minc dit au début de la vidéo que L'Humanité et La Croix ont tout à gagner des Etats Généraux de la Presse ("il sortira de tout cela un renforcement du système d'aide"). A la minute 11 il nous explique que Bruno Frappat, personnalité "incontestable" va présider la table ronde "journalistes et indépendance". Minc nous précise que Bruno Frappat est redevenu un ami et qu'il n'est pas un de ses obligés. Bruno Frappat étant président du directoire de Bayard et directeur de la publication de La Croix. Cf http://www.la-croix.com/quiSommesNous/index.jsp?docId=39551&rubId=7339 Revenons maintenant au début de la vidéo où Minc nous affirme que le directeur de L'Humanité est également un ami. Petites aides entre amis non obligés.... Non, décidement, cette vidéo est savoureuse, un arrière-goût de carotte et de bâton sur fond de saucisson d'âne ! Comment dire, c'est là que le bât blesse ?

Bien vu, bien dit

Un paysan du Sud-Ouest qui joue au grand monsieur, oui...Alain Minc c'est le Félicien de la PAF'Ac.

J'ai relevé au cours de cette interview pas mal d'arguments contradictoires avancés par A Minc pour justifier sa position en fonctions des questions. Seuls Edwy Plenel et Laurent Mauduit, qui vivent c'est bien connu dans une ambiance de complot permanent, l'accusent d'avoir fait pression sur la rédaction du Monde. Ce sont les seuls. Il faut comprendre que tous les autres étaient heureux de faire librement leur métier Plus loin la question porte sur les Etats Généraux de la presse et là il nous dit que Bruno Frappat a, lui aussi, quitté le Monde pour les mêmes motifs. Tiens en voilà un autre !.... Enfin , plus loin, il reconnait que les journalistes se sont acharnés (alors que Edwy Plenel comme Laurent Mauduit n'étaient plus au Monde il faut le rappeler) pour faire partir Jean Marie Colombani et lui A Minc. Décidement Laurent Mauduit comme Edwy Plenel ne sont pas si isolés que cela à juger sa présence au sein du grand quotidien. A part cela sa haine de Médiapart est évidente malgré ses airs doucereux et quoiqu'il en dise son amour pour la pluralité de la presse, surtout celle qui le dérange, n'est pas son combat prioritaire. Que ceux qui le connaissent très bien soient éliminé de la pluralité de l'information, voilà son crédo. Cela augure bien mal des résultats de ces fameux Etats Généraux. Il cherche également à nous montrer combien il n'est pas sectaire, combien ses idées sont larges sans dogmatisme. Il nous rappelle au passage qu'il peut aussi bien appeler à voter Balladur (95) , peu après pour Jospin (2002). Et pourquoi pas Jospin dès 95 face à Balladur et Chirac. Il oublie sans doute de préciser qu'en appelant à voter Jospin en 2002 sans doute fallait-il éliminer Chirac pour le plus grand bonheur de Balladur et Sarkozy. Bref en l'écoutant attentivement on le voit toujours à la manoeuvre pour le clan des ultra libéraux.

Il nous rappelle au passage qu'il peut aussi bien appeler à voter Balladur (95) , peu après pour Jospin (2002). Et pourquoi pas Jospin dès 95 face à Balladur et Chirac. A ce sujet, j'en discutais avec des amis "de droite" qui me disaient que la meilleure façon de perdre des élections, c'était d'être soutenu par "Le Monde" :-)

Monsieur Laurent Mauduit C'est avec un intérêt sans cesse renouvelé que je lis vos articles. Aujourd'hui j'éprouve l'envie de vous dire que vous êtes un vrai journaliste , de ceux qui inspirent le respect, car toujours soucieux de vérité et de transparence . N'ayant pas pour habitude de "cirer les pompes", c'est par conséquent en toute sincérité que je vous le dis. PS. J'ai adoré votre livre " petits conseils ", que je conserve toujours sous le coude car véritable éclairage chronologique de ce qui se passe actuellement. Et je ne me prive pas de faire la pub de cet ouvrage. Merci à vous et bon vent à toute l'équipe de Mediapart.

Il y a des haines qui sont comme des titres de gloire... ;-)

L'honneur du journalisme: Quel meilleur compliment pour un journaliste d'être détesté par un faiseur d"opinions", Quel honneur pour Médiapart d'être vilipendé par un petit monsieur comme Alain Minc. Ses propos tant sur Laurent Maudit que sur Médiapart souligne le mépris des faits et de la réalité que cultive avec bonheur Alain Minc, condamné pour plagiat. Médipart n'est pas gratuit et il est important de le rappeler, à ce donneur de leçons. Les analyses de Médiapart ne lui conviennent pas, car Alain Minc est un néo-libéral, qui est au libéralisme ce que le canada dry est au Whisky. En fait Alain Minc est un courtisan des dominants, leur caniche de garde. Sa pensée est celle des néo réactionnaires (néo-cons anglo-saxons), celle des contre réformes, qui ont produit la crise actuelle. Car lorsque le système devient par essence inégalitaire au nom de la déification du marché, le résultat ne se fait attendre. Bien sûr Alain Minc comme les dogmatiques nous répondra que nous n'avons pas fait assez de contre réformes. Monsieur Minc ne supporte pas les faits dérangeants, il n’aime pas avoir tort et que cela se sache.. Ce personnage sera bientôt oublié, comme la cour de donneurs de leçon qui entoure les dominants du moment. Jean Bachèlerie

Je fais totalement mienne l'appréciation de Marie-Anne Kraft. Les medias présumés sérieux perdent toute crédibilité en invitant régulièrement ce personnage, qui répand son fiel et qui est considéré abusivement comme une référence de gestion, alors que la réalité, du groupe Benedetti jusqu'au Monde, prouve le contraire, et qui n'a aucune compétence en matière de journalisme. Quel bonheur que Minc n'aime pas Mediapart ! Le contraire serait une insulte à cette aventure exltante et à cette excellente équipe de journalistes, dont la profession de foi repose sur les faits et la recherche de la vérité, et non sur les courbettes et la souplesse de l'échine.

C'est la première fois que je vois et écoute ce petit coq de "basse-cour" (au sens propre comme au figuré)... assurément un égo surdimensionné comme certains de ses copains. - Il me semble qu'un journal sur Internet est mal perçu (pas forcément par la critique) par l'idée du temps à prendre, devant son ordinateur pour la lecture d'un quotidien qui de plus a trois parutions/jour. C'est ne pas avoir découvert les possibilités de Mediapart... entre autres, pouvoir récupérer la version en fichier PDF... ce qui représente pour les lecteurs nomades, une bonne opportunité de gain de temps. Il ne faut pas oublier que l'achat d'un ordinateur portable est de plus en plus prisé même par des personnes à faibles revenus... pour la simple raison que ce type de produit monte constamment en qualité, capacité et baisse en prix.

Vous êtes courageux et bon journaliste. Merci de vos articles, et de celui-ci. Je ne supporte pas, depuis très longtemps, cet abject personnage d'Alain Minc qui en effet a été l'invité ces derniers temps d'un maximum d'émissions télévisées, je ne supporte pas ses airs faux-cul plus de quelques secondes. Pour l'occasion je suis allée écouter un peu plus, à partir de 8'45" comme vous l'indiquiez, pour entendre sa sortie sur Mediapart. Depuis des années, pour avoir tenté de lire un de ses ouvrages, je sais qu'il est toc, son style était toc, plein de formules piquées à la langue anglaise. Je ne comprends pas la dévotion de tous ces journalistes (il en invite aussi sur BFM) qui semblent petits garçons devant lui - par peur du pouvoir ? -, devant cette fausse intelligence et cette vraie et insupportable suffisance.

Cher tous, Voilà un homme qui, à quelques minutes d'intervalle, est capable de parler de Laurent Mauduit, manipulé par Edwy Plenel, lui-même manipulé par Dominique de Villepin, et de dénoncer dans un même souffle la "culture du complot". Fort. Très fort.

Bonjour monsieur Laurent Mauduit J'ai écouté attentivement cet interview d'Alain Minc. Je me croyais à cour du Roi de France, devant un cardinal ou autre petit homme en habit, donnant avec un peu de distance moulte petits conseils et commentaires, tout en faisant semblant d'être pour la liberté. Si il y a liberté dans un pays, dans un système, alors ce monsieur Minc, devrait honnêtement faire remarquer que la formule de Médiapart en est une de liberté, liberté de ses abonnés de payer pour un service qu'ils ont choisi comme on choisi d'acheter tout autre chose dans un monde néo-libéral comme se plait à défendre ce même monsieur. Je lui trouve donc un air suffisant et surtout pas très logique. Merci monsieur Mauduit, votre article est conforme à l'entrevue, mot pour mot, et l'analyse que vous en faites est excellente. Belle journée à tous et toutes, lire les commentaires des autres abonnés fût un plaisir avec parfois quelques bons sourires. Michel Zim

La critique de M.Minc sur la viabilité économique de Médiapart est étrange. Elle est assez insultante même. C'est étonnant qu'en France, pays où l'esprit d'entreprendre n'est pas vraiment entretenu, il exista des "décideurs" pour contrer un courage de cet acabit. Finalement c'est déloyal et malsain. Et c'est bien volontiers que j'entrevoie dans ce coup bas, un manque certain d'indépendance intellectuelle. J'apprécie toutefois encore d'écouter cet homme, même si je pense qu'une bonne partie de ses positions sont absurdes et sans lendemain car guidées par la logique du vol de criquet sur un champ de salades.

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http://blog.honorgate.net

Monsieur Mauduit, Honnêtement, être honni de Minc, quel honneur ! Je vous envie beaucoup d'être détesté d'un sarkozyste plagiaire.

Ouf ! Pouf, pouf, rira bien qui rira le dernier ! Mediapart déchaîne des colères: on ne peut que s'en réjouir ! Quand à l'avenir de la pressse gratuite... Je pense que Mr Alain Minc est l'une de ces "boussoles qui indiquent le Sud", comme dirait un grand lettré Médiapartien.

M. Laurent Mauduit , personnellement je pense que vous avez une action en diffamation contre M. Alain Minc.

Surtout pas. Ça coûte trop cher. Alors que le temps et la durée sont en train de faire leur œuvre. Juste un peu de patience encore. On ne tire pas sur les ambulances, aurait dit Françoise Giroud.

En diffamation, franchement, vous la voyez où ?

Il les a accusés de ne pas avoir de déontologie. C'est une atteinte à l'honneur. D'autre part, dans la fin, n'y peut-on pas voir de l'incitation à la haine, voire des menaces? ("Quand ils seront morts"...c'est quand même très grave cette façon de parler.)

Que les attaques de M Minc sont viles ! quelle honte de régler des comptes personnels par voie de médias interposés. Tout cela ne réhausse pas le prestige de son auteur. La théorie du complot, hormis "l'affaire tapie", on ne la voit pas. Et pourtant, après avoir fait par exemple l'objet d'écoutes téléphoniques illégales, on pourrait y tomber facilement. Et bien non ! En ce qui concerne le modèle économique, curieusement, Le Monde a développé voici plusieurs années une offre d'abonnements au journal électronique spécifique, puisque les articles en archives ne sont pas accessibles librement.

Alain Minc est choyé par les journalistes,comme B.H.L ou Gluksmann. Ils naviguent du Monde au Fiagaro en passant par l'express, le point, les échos . S'ils sont partout, dans les rédactions, reçus à bras ouverts,n'est ce pas surtout la profession qui est à revoir ? Il serait temps que les écoles de journalistes diversifient un peu leur champ de recrutement.

Bonjour Laurent Lauduit, Votre article est excellent comme toujours. Il semble que Monsieur Minc sache très bien se mettre tout seul à la place qu'il mérite, c'est-à-dire tout en bas. Il a un gros problème avec Mediapart, les journalistes qui se respectent et la presse indépendante et payante. Vous faites partie, et E.Plenel avec vous, de ses figures de cauchemars favorites, ce qui en effet est un grand honneur et une preuve limpide de l'efficacité de vos écrits, notamment "Petits conseils". On pourrait en rire si ce personnage si peu consistant, si versatile et retors, ne continuait pas à sévir dans ce pays, et son rôle dans l'organisation des Etats Généraux de la presse a largement de quoi inquiéter, tout comme la façon dont ces Etats Généraux sont avancés sur le devant de la scène. Les dégâts qu'on lui doit sont incommensurables, c'est un adversaire, et on ne peut le considérer avec la seule dérision. Souhaitons que le trouble paranoïaque de Monsieur Minc l'emporte, comme on dit : "que le diable l'emporte !"

Minc serait donc un poltron ??? Le précieux n'aime pas trop qu'on fouille dans ses p'tites affaires...

J. Bachèlerie écrit: "J'ai écouté attentivement cet interview d'Alain Minc. Je me croyais à cour du Roi de France, devant un cardinal ou autre petit homme en habit, donnant avec un peu de distance moulte petits conseils et commentaires, tout en faisant semblant d'être pour la liberté." Comme c'est vrai! J'appellerais dorénavant Alain Minc, le Cardinal AMinc. Je considère la haine de ce médiocre Cardinal AMinc, à l'encontre de Laurent Mauduit, comme un compliment à son courage et son talent de journaliste libre d'investigation, et à l'autorité et qu'il a acquise auprès de beaucoup de lecteurs, qui ont tant plaisir à le lire. Quand à la question de fond : les Etats Généraux de la Presse, et son autre face, le développement de Médiapart, je fais part dans ce débat de ma pensée: La sarkozye s'évertue à faire croire à l'opinion que les Etats Généraux de la Presse, sont un moyen démocratique de renforcer son Indépendance, sa LIBERTE. Mais ça ne prend pas vraiment, vraiment... Pas d'adhésion enthousiaste massive, ni de l'opinion, ni des journalistes. C'est plutôt la morosité et la suspicion, sur fond de crise financière grave. La sarkozye ne peut cacher que c'est ELLE qui ORGANISE ces Etats Généraux, ce qui fait suspecter du but réel de ces Etats Généraux d'en HAUT, celui de soumettre encore plus la Presse, déjà très vassalisée, pour l'utiliser dans un projet contre la République, ou au moins la neutraliser? Cette suspicion sourde aussi chez les journalistes, qui sont (hélas pour ce projet), bien plus des sympathisants de Mai 68, que des journaleux pétainistes!... Alors le Cardinal Aminc, à qui on a confié la préparation de la Grande Messe (malgré sa faillite au Monde), monte au craineau! Mais il y a du pessimisme, de l'aigreur. Dans cette interview on le voit mal à l'aise d'être obligé de se montrer en publique, de sortir de l'obscurité... Et il n'y a que sa haine de Médiapart qui est crédible...parce que sincère, parce que Médiapart se revendique de la négation de la vassalité de la presse (condition d'être de notre cardinal") !!!! Le Cardinal Aminc ESPERE que le projet Madiapart échoue. Il veut faire croire qu'il est convaincu que cela se fera rapidement. Mais il montre en même temps qu'il craint que cet espoir soit vain, et qu'il n'aura pas ce plaisir, car son seul argument contre l'expérience novatrice Médiapart- "Il n'y a que la gratuité qui est viable sur Internet!" - est une proclamation subjective de quelqu'un au service de " tout ce qui n'est pas soumis aux Maîtres de l'ARGENT, est voué directement, ou indirectement à l'échec". Nous lecteurs, qui avons accordé notre confiance à Médiapart, sommes la négation des convictions cyniques et des espoirs corrompus du Cardinal Aminc. Nous voulons que Médiapart vive! J'ai mis quelques semaines avant de me décider de m'abonner, craignant d'être trompé. Dans un premier temps, je me suis dit "je prends le risque de m'abonner. Et si je suis trompé, je renouvellerai pas mon abonnement". Maintenant ma revue de presse, tous les soirs, commence par Médiapart. J'apprécie nombre d'articles que j'y lis. Je lis tous les commentaires sérieux et instructifs des lecteurs. Je participe au débat, bien que mon temps soit compté. Maintenant j'agis pour que Médiapart vive, en essayant de lui gagner de nouveaux lecteurs. J'essaye, par exemple, de convaincre mes connaissances de s'abonner à Médiapart, en leur communiquant des articles en PDF, ainsi que les commentaires des lecteurs. C'est ma contribution à des Etats Généraux de la Presse démocratique! Ceci dit, il faut les prendre au mot. Si ces Etats Généraux de la Presse sarkozyens devaient avoir lieu, il faut que la voie de la presse libre et indépendante se fasse entendre. Il faut que Médiapart (et ses confrères indépendants) obtienne tous les droits de la presse! (Voir l'article à ce sujet de Monsieur E. Plenel).

Vous avez raison FK : il y a une forme de résistance presque militante, au sens noble du terme, et c'est ce qui déplait tant à Minc, à l'oeuvre derrière le projet et la pérennité de l'entreprise Mediapart.

Si j'ai bien compris, il convient de supprimer la publicité de la télévision publique parce que celle-ci aliène sa liberté, alors que pour la presse en ligne, la dépendance aux marques serait un garant de liberté. C'est logique, ça?

S'il nous fallait un ennemi commun pour faire lien sur Médiapart, A.Minc serait sans doute l'une des figures les plus consensuelle, l'une de celle qui concentre toute la médiocrité orgueilleuse du méchant qui n'a jamais réussi à être le chef. Serge Koulberg

M. Minc souhaite manifestement la fin de Médiapart. Si sa véhémence n'est que vengeresse, elle fait de lui quelqu'un d'incohérent (c'est une start-up internet courageuse, une expérimentation du futur des médias) et d'impulsif. Si son propos vient de plus loin, notamment des risques que font peser sur ses clients (de Bolloré à Sarkozy) une presse libre et acérée, alors je n'y vois qu'une urgence d'intérêt public à soutenir à toute force Médiapart pour ne pas laisser, une fois de plus, le pouvoir gagner sur la liberté de la presse.

Il me semble toujours étonnant de vouloir résoudre les difficultés structurelles d'exercice d'un métier par la rémunération des individus (il faut avouer que prôner l’augmentation des journalistes pour défendre l’indépendance de la presse pourrait nous stupéfaire si nous ne nous habituions pas à ce raisonnement). Cette rhétorique qui semble donc procéder d’Alain Minc a ainsi été généralisé ces derniers temps en particulier pour l’éducation nationale et plus précisément à l’université. Elle s’étend et devient quotidienne dans les locaux dégradés où je dispense mes cours. Ainsi, récemment (au moment où la France polémiquait sur EDVIGE), il a été demandé aux enseignants de ficher tous les étudiants (santé, situation financière…). Devant la réaction scandalisée des enseignants alors réunis, il a été répondu qu’ils toucheraient une rémunération pour cette tâche. Je crois que cet exemple montre assez bien que l’argent qu’on nous “offre” ne sert pas à acheter de la liberté. Je voudrais affirmer en outre qu’il ait des choix où un individu ne se décide pas toujours en fonction du salaire. C’est le cas des filières de sciences humaines (sans pour autant vouloir la paupérisation), mais c’est aussi le cas de la recherche dans les sciences dures où l’écart de salaires entre le public et le privé ne peut de toutes les manières pas être comblé. Il est donc complètement faux de dire que la hausse des rémunérations vise à équilibrer les salaires avec le privé comme il est faux de dire que la rémunération élevée des journalistes réglera leur indépendance. Au fait que veulent les universitaires ? Pouvoir exercer leur métier alors qu’ils en sont continuellement empêchés. Les journalistes ? Pouvoir exercer leur métier alors qu’ils sont continuellement limités. Pour Minc comme pour d’autres, ce sont ces revendications là qu’il s’agit d’acheter. A moins tout simplement que ces gens-là ne sache décidément plus qu’il existe une autre valeur que la valeur d’échange.

Déjà de multiples raisons d'apprécier Médiapart, mais vraiment celle-ci est un plaisir : être détesté par A. Minc ! Tout a été dit sur ces petits marquis libéraux sussurant leurs conseils dans les allées du pouvoir, les proclamant, à destination d'un bon peuple hélas incapable de les comprendre, sur les plateaux qu'ils encombrent en permanence, les monnayant auprès des entreprises au gré de leurs intérêts successifs et contradictoires, accumulant les catastrophes économiques quand par malheur un patron les écoute... Le meilleur parti serait de rire de leur suffisance et de leur insuffisance, si leur terrorisme intellectuel n'avait pas largement contribué depuis vingt ans à aveugler les dirigeants, particulièrement ceux de gauche (ceux de droite n'ayant pas besoin de l'être, ils y vont les yeux ouverts, c'est une vraie différence entre la droite et la gauche pour ceux qui en cherchent), et à créer les conditions du système qui s'écroule aujourd'hui sous nos yeux (enfin, qui s'écroule... S'il s'écroulait vraiment, il n'y aurait que demi-mal, et de solides raisons de se réjouir; mais on peut parier que d'ici quelques mois, ça repartira comme avant, personne n'ayant rien appris et les "experts" recommençant à expertiser !). Savoir, cher Laurent Mauduit, cher Edwy Plenel, qu'on est capable de faire perdre son sang-froid à ce personnage et de transformer l'expert mondain policé en voyou éructant et bavant, quelle délectation... Sur le fond, plusieurs intervenants ont souligné très justement ses incohérences sur les modèles économiques de la presse; et s'il avait (ce qui est ontologiquement impossible pour cette catégorie d'"experts") la moindre décence, c'est évidemment un sujet sur lequel il s'abstiendrait de s'exprimer en public après avoir conduit Le Monde où il est (et en privé, il continuerait à oeuvrer pour son grand objectif: l'amener à se faire racheter par Lagardère...). Continuez, chers amis, tout cela ne vous rend que plus indispensables. P.S. Vu Attali hier soir au journal de France 2. Décidément, quand cet homme redescend de ses hauteurs stratosphériques, oublie de nous délivrer ses messages sur l'évolution du monde, évite de nous donner ses conseils pour réformer la société et se contente de parler d'économie, je retrouve l'excellent prof que j'ai eu il y a trente ans (déjà? eh oui, et même un peu plus...). Ni complaisance ni faux espoirs, le doigt mis justement sur les défauts majeurs du système, et des explications simples sans être simplistes. Une des meilleures interventions sur "la crise" ces dernières semaines.

Cette vidéo démasque bien ce personnage, un cancer intellectuel... C'est une chance qu'il n'aime pas Médiapart !

Minc c'est comme JM Sylvestre , il y a 20 que je les écoute et déjà on percevait la perfidie des idées défendues. La France c'est conflit d'interets entre la politique l'économie le judiciaire. LEs gouvernants sont aujourd'hui élus par des majorités pour faire plaisir à une petite minorité . Une purge oui mais pas seulement financière politique aussi . Référendum pour interdire le cumul des mandats , inégibilité à vie en cas de condamnation , parité obligatoire dans la politique et les entreprises. Indexation des rémunérations des politiques sur des données vérifiables et révisables dans de juste proportion.Taxation à jusqu'à 75% des parachutes dorés, voire interdiction plafonnement des réductions d'impots . Interdiction des petites avantages de fonction. Elire des gens qui ne paient plus un loyer ou un emprunt qui ne savent pas ce qu'est de faire ses courses tous les jours , à la poubelle et le plus vite possible . Il est tellement simple de décider de serrer la ceinture des autres en se payant sur l'argent public , pour finalement se faire une épargne sur le dos des contribuables , dehors et payez comme tout le monde avant de nous donner des pseudo leçons de flexibilité . Instauration du pay per view à l'assemblée , t'es là t'es payé t'es pas là pas payé . En cas d'absence abusive révocation automatique du mandat sans appel .Election des procureurs de la république pour interdire l'enterrement des affaires gênantes . Obligation de publication du rapport de la court des comptes de chaque commune . Transparence totale donc . Que ceux qui craignent la lumière périssent donc . On sait qui ils sont .... des vampires qui parasites notre vie . Purge oui et vite et surtout plus de démocratie et moins de cirque People et quincallier .

Je suis entré en RESISTANCE. Je veux faire mentir tous ces "Minc" et leur donner une bonne leçon de civisme et de citoyenneté. - Plus voiture pour le boulot (que du vélo qui fait du bien pour la santé même sous la pluie). - Plus de Pubs, ni Télé (que quelques films surtout sans pub) - Plus de Carrefour & Leclerc. (50% en moins le reste chez la Coop BIO) - Plus de consommation superflue. - Plus de presse aux ordres (Le Monde, Nouvel Obs, etc..) (que Médapart, @SI, Télélibre, Le canard, etc..) Heureusement qu’il y a encore Médiapart et le Canard. EN PLUS çà fonctionne. -12 % de consommation de pétrole en France. (moins de Km/Voiture sur les routes) -de TVA sur l'essence. -moins de morts sur les routes (merci Boorlo de ne pas l'avoir noter). -L'Action de Carrefour en Baisse. -La presse qui fait des états généraux pour ne pas mourir et pas se remettre en cause. Bref un citoyen heureux avec son premier pouvoir – sa consommation - . Désolé pour les dommages collatéraux. Je compte sur vous pour agrandir la liste des choses simples à faire.

Alain Minc c'est qui ? C'est quoi ?

Si je n'étais pas deja abonnée à Mediapart, le discours de la petite fouine m'aurait décidé.Très bonne pub! En tout état de cause je renouvelle mon offre de soutien financier por faire face aux affaires judiciaires en cours dans le cadre d'un comité de soutien.MEDIAPART VIVRA n'en déplaise à AM. Compte tenu de mon age et de mon état de santé j'ai du abandonner une partie de mes activités militantes. Mediapart me redonne la peche.Merci la presse en ligne......payante. Merci à Laurent et Edwy.

La lecture de ces réactions est un véritable REGAL, pour l'esprit, pour la Citoyenneté, pour la Démocratie...Je me croyais quasi seul lorque j'osai dénonçer très tôt l'entreprise de démolition du "Monde" par le tandem tristement "célèbre"...Bonne idée de penser qu'il y a du MATZNEFF dans le personnage...cela traduit l'inexprimable, mais ma sympathie va sans hésitation à l'écrivain! Moi, je préfère le rapprocher de MESSIER...de vrais faux-culs, ondoyants, insaisissables, dangereux pour la démocratie, la liberté individuelle, assoifés d'argent et de paraître, caricatures de tout ce qu'il y a de douteux,méprisable dans l'espèce... et je ne suis pas un puritain! Tout cela pour confirmer à Laurent MAUDUIT, à Ed PLENEL, MEDIAPART que nous les soutenons très fort, par tous nos moyens individuels, parce que le péril est évident et la guerre déclarée par les ennemis de la liberté d'expression, et de tous les fondements de la démocratie. Que la lucidité l'emporte!

Ce qui fait froid dans le dos pour Médiapart, c'est l'incroyable capacité prédictive d'Alain, si souvent attestée. Ainsi par exemple il y a moins de quatre ans, il nous le disait bien: "Ainsi l'économie contemporaine semble-t-elle à l'abri d'un accident endogène, c'est-à-dire une explosion née du jeu même du marché et que les coupe-feux traditionnels seraient incapables de cantonner. La machine est tellement huilée qu'elle sait faire litière du risque systémique" AM- Ce monde qui vient - Grasset p.95

Vous avez raison. Et peut-être vous souvenez-vous qu'il a écrit deux livres pour nous prédire la finlandisation de l'Europe, le second arrivant en librairie tout juste avant... l'écroulement du Mur.

"La machine est tellement huilée qu'elle sait faire litière du risque systémique" ! Chiche ! quel journaliste rencontrant ce phare de la pensée qu'est A. Minc osera lui citer cette phrase ? (je dis ça mais je sais que c'est perdre son temps que de s'intéresser à ce soi disant penseur de l'économie).

Alain MINC est le vers dans le fruit. Mitterand et les socialistes en ont fait les frais. Ses conseils sont toxiques, il est très bon d'être détesté par Minc.C'est une bonne raison pour s'abonner à Médiapart parce que Médiapart est de plus en plus nécessaire à la vie démocratique de la France. Ce soi-disant mentor auto proclamé est en fait un courtisan néo conservateur préoccupé exclusivement comme le montre son implication dans les grands scandales du "centrafrique et du trafic d'armes".Sa posture de donneur de leçon au Peuple me dégoutte. J-L MURAT

"dans un Etat libre chacun a le droit de penser ce qu'il veut et de dire ce qu'il pense" "Ceux qui occupent le pouvoir ont un droit absolu sur toutes choses; eux seuls sont dépositaires du droit et de la liberté, et les autres hommes ne doivent agir que selon leurs volontés....personne ne peut se priver du pouvoir de se défendre soi-même au point de cesser d'être homme....certains droits qui ne peuvent leur être enlevés sans un grand péril pout l'Etat" Et Spinoza prévient "...Quant aux autres...je n'ai aucun espoir de leur plaire....je sais qu'il est également impossible de délivrer le vulgaire de la superstition et de la peur; je sais enfin que la constance du vulgaire, c'est l'entêtement, et que ce n'est point la raison qui règle ses louanges et ses mépris, mais l'emportement de la passion. Je n'invite donc pas le vulgaire, ni ceux qui partagent ses passions (de pouvoir), à lire ce traité, je désire même qu'ils le négligent tout à fait plutôt que de l'interpréter avec leur perversité ordinaire, et, ne pouvant y trouver aucun profit pour eux mêmes, d'y chercher l'occasion de nuire à autrui et de tourmenter les amis de la libre philosophie" L'histoire se répète inlassablement sinon que Dieu est devenu l'argent

Ce qui me sidère en plus, c'est que les journalistes présents lors de cette émission, notamment ceux de Marianne2 et de Rue89, n'ont absolument pas réagi à l'attaque faite contre Médiapart, tout au plus des sourires, que l'on pourrait presque croire de connivence... Un silence... Et on continue comme si de rien n'était... Dommage...

@ Piero, je répondrais que l'esprit de concurrence fait partie de l'esprit humain. Les militants ou les gens engagés ne sont pas faits différents des autres sur ce point. (Sinon, pourquoi y aurait-il tant de "chapelles" ?) Concernant la presse, Rue89 et Marianne2 sont très différents de Mediapart sur la forme, mais ils ont quelques points commun sur le fond. Il y a objectivement une place pour les trois, mais aussi, situation de concurrence partielle. Mediapart étant le petit nouveau. br> A un moment, le petit nouveau dans la cour arrive à se faire accepter dans le paysage. A condition : qu'il soit patient ; qu'il ne se décourage pas ; mais aussi qu'il n'accepte pas la place éventuelle de celui sur lequel on tape ou dont on se moque. Quand on tient à sa différence, l'intégration,c'est long et compliqué puisqu'il faut à la fois se faire accepter, et ne pas se laisser marcher sur les pieds.

C'est ce qui s'appelle "la concurrence libre et non faussée"...

Ah, si encore il ne s'agissait que de concurrence et d'aubaine! Malheureusement, ils ne réagissent pas, bien plutôt parce qu'ils ne sont pas à la hauteur, parce qu'ils ont peur aussi, mais surtout parce qu'ils galèrent avec leurs questions à caler entre les pubs et à placer dans le strict minutage de l'émission. De grands, vrais journalistes, professionnels de talent et surtout indépendants, à coup sûr réagiraient, ne serait-ce que par réflexe de survie et par corporatisme, mais bien entendu de simple bon sens et sens de la qualité du débat.

Absolument d'accord, comme d'habitude. . Ils ont peur devant ce personnage proche du pouvoir monarchique. Un coup de fil et ils seront descendus comme mediapart est descendu en direct. . De plus, ce sont des jeunes qui n'ont pas la densité de personnalité à opposer à ce vieux briscard qui en impose. . Il faudrait pour ces émissions de vrais journalistes avec à peu près le même âge - donc la même expérience - pour lui tenir tête et surtout LIBRES...

Merci à l'interviewer David Aboulker pour son joli lapsus: "à supposer [Alain Minc] que vous soyiez blanc comme le linge..." et non comme neige. Décomposé plus qu'innocent ?

Pour l'interviewer, Minc fait partie du beau linge, peut-être ?

Mais le beau linge blanc comme un linge, peut-être. Un mot, un autre: il n'est pas mon obligé, il est mon obligé ( non, là, on ne dit rien, ils savent). Je suis votre obligé, doux parfum d'ancien régime relooké.

Le linge, chère Dominique Conil, nous ramène à l'état général de la presse: «Tout ce fatras fut du chanvre en son temps ; linge il devint par l'art des tisserands ; puis, en lambeaux, des pilons le pressèrent, il fut papier...» Voltaire : Dictionnaire philosophique (Livres, sect. 2.)

... Et les incurables dix-neuviémistes de conclure: c'est donc bien d'une renaissance, qu'il s'agit!

blanc comme linge. De quel linge s'agit-il ? D'un suaire ... Normal pour celui qui présida le conseil d'un grand journal du suaire. Non ?

Bonjour Dominique, Merci pour cet humour, qui me fait sourire, si loin de Paris. Michel Zim

Je me prépare à faire de nouveaux abonnés! J'en suis déja à quatre, pas si mal!

A Minc pour moi est une infection médiatique et c' est l'une des raisons pour lesquelles je me suis abonnée à Médiapart. Ouf, il ne me manquerais que ça, qu'il aime Médiapart!

Une chose m'inquiète: qu'est-ce qui va sortir de ces Etats Généraux pour l'information indépendante, les pigistes consciencieux, voire intègres, voire fouille-merde, comme complications supplémentaires pour arriver à faire leur travail en en étant fier? Qui représente notre voix dans tout ça? Je ne vois pas trop...Je suis journaliste, et je n'ai plus confiance dans les responsables des grands médias pour faire de la déontologie, ni même défendre leur intégrité de journalistes. Tout ceci est une vaste supercherie, une foire au travail dégradé et aux comprimissions d'argent avec les annonceurs et le pouvoir politique. Désolé, j'ai un avis un peu pessimiste sur tout ça, mais c'est le travail au quotidien qui me l'inspire: les scrupules moraux que je peux énoncer à mes rédacteurs en chef sont balayés d'un revers de main neuf fois sur dix...et dans leur esprit, c'est beaucoup l'image et les comportements de communication qui dominent.

Que voulez vous ajouter à tout ça ? Comment se fait-il que tant de gens l'écoutent et le prenne au serieux ? C'est un grand mystère. Ce petit monsieur est coléreux et se cramponne à des idées stupides, mais pas toujours gratuites. Et je ne crois pas qu'il se rende compte de la stupidité de ses positions. Heureusement pour lui!!! Jacques Gautier

Deux questions à Laurent MAUDUIT : Combien de millions le génial MINC a-t-il fait perdre à son employeur lors de l'OPA manquée sur la Générale de Belgique ? Quels sont les chiffres d'affaires et bénéfices actuels de sa société AM conseils ou AM consultants ? J'ai oublié le nom exact. Merci et bravo.

Dans mon livre sur lui, j'ai longuement enquêté sur ces questions. 1. L'OPA ratée sur la Société générale de Belgique. Pour aller vite, Alain Minc, qui était le concepteur de l'opération calamiteuse, a contribué à la ruine de son bienfaiteur. Dans un ouvrage traduit en 2000 en France, l'intéressé, Carlo de Benedetti avait évalué ses pertes à 1.000 milliards de lires, soit près de 820 millions d'euros. Cette histoire d'OPA ratée est très révélatrice d'Alain Minc: jamais de scénario coopératif, rien que des opérations agressives, et au bout... l'échec! 2. Sur les gains d'AM Conseils, je vous renvoie aussi à mon livre: j'y consacre un chapitre entier. Pour aller à l'essentiel, Alain Minc, conseiller non plus des PDG mais des PDG-propriétaires, a fait fortune grâce à ceux qu'ils conseillent (souvent mal). Mais un chiffrage précis est impossible, compte tenu de nombreuses zones d'ombres. Quand il était ainsi le conseil de groupes cotés (Vinci, PPR...), on pouvait trouver ses gains dans les rapports annuels des groupes concernés. Mais Alain Minc n'a eu que des déboires dans ces groupes cotés. Par exemple, dans le groupe Vinci, où il a conseillé jusqu'à l'extrême limite le PDG Antoine Zacharias, celui qui a fait scandale en partant avec 250 millions d'euros de "package" de départ. Du coup, Alain Minc a annoncé voici un an qu'il démissionnait de tous ses postes d'administrateurs des groupes cotés. Ne siégeant plus par exemple au conseil de PPR, l'empire de François Pinault, qui est coté, mais conseillant la holding de tête, Artémis, qui n'est pas coté, ses rémunérations ne sont plus connues. Pour autant, je viens de vous le dire, sa fortune est colossale. Le benéfice net de sa structure, AM Conseil, se chiffre en plusieurs dizaines de millions d'euros par an. On sait par exemple que Vincent Bolloré lui rétrocéde 1% de toutes les plus-values qu'il réalise, que Minc soit ou non à l'origine de l'idée. Or, Vincent Bolloré n'a cessé de faire des raids agressifs et de formidables plus-values depuis plus de douze ans. Dans le cas de l’OPA sur Bouygues, en 1996, le montant est connu : il avoisine 230 millions d’euros. Dans le cas du raid sur Pathé, Vincent Bolloré confie que la plus-value a été finalement très supérieure aux chiffres qui ont été le plus souvent évoqués à l’époque par la presse (autour de 120 millions d’euros) et qu’elle a atteint en réalité presque 300 millions d’euros, compte tenu d’un mécanisme prévoyant une plus-value complémentaire en cas d’OPA ultérieure, mécanisme qui a joué lors de la prise de contrôle par Vivendi. Ensuite, dans le cas de l’opération sur Rue impériale de Lyon (la holding de tête de la banque Lazard), la plus-value a atteint 350 millions d’euros. Et dans le cas de Vallourec, le groupe Bolloré qui a commencé à investir en 2002 pour monter progressivement jusqu’à 25 % du capital de la société avant de revendre à partir de 2005, a fait une plus-value record de 1,6 milliard d'euros. Et ce décompte n’englobe pas d’autres plus-values potentielles mais non encore réalisées, comme par exemple sur le groupe bancaire italien Mediobanca. Pour avoir une idée approchante de la fortune qu’Alain Minc doit à son mentor, les calculs sont donc vite faits. En une petite décennie, il a empoché pas loin de 25 millions d’euros, dont 2,3 millions d’euros sur Bouygues, 3 millions d’euros sur Pathé, 3,5 millions d’euros sur Rue impériale et 16 millions d’euros sur Vallourec. Du même coup, on comprend mieux ce que Alain Minc doit à Vincent Bolloré. On comprend aussi pourquoi Vincent Bolloré apprécie (et rémunère tant) Alain Minc, puisque c'est ce dernier qui l'a réconcilié avec Nicolas Sarkozy. On comprend aussi l'arrière-fond du débat sur la suppression de la publicité à la télévision publique: c'est Alain Minc qui a fourni à Sarkozy cette idée, dont l'un des grands bénéficiaires sera Bolloré, qui est avec Lagardère l'un des grands opérateurs de la TNT. Mais bon! J'arrête là. Je ne veux pas faire mon auto-publicité, mais je détaille tout cela dans mon livre...

Cher Laurent Mauduit, Si, il faut parler encore et encore de votre livre "Petits conseils", sans hésitation aucune. Je l'ai lu dès sa sortie en librairie l'an dernier et j'avais eu l'occasion de vous signifier que je considérais cet ouvrage comme un livre de salut public. A mettre entre toutes les mains donc. Je n'arrête pas de le prêter, du moins à celles et ceux qui ne l'achèteraient pas de toute façon car ne disposant pas d'un gros budget "livres",. et entre deux prêts je le laisse traîner sur mon lieu de travail et l'hameçon mord souvent. A contrario j'en conseille vivement l'achat, rubrique " à lire absolument", à celles et ceux qui en achètent très régulièrement. . Je ne savais pas qui étais A.Minc jusqu'au jour où je l'ai vu à la télé venir parler du rapport sur la France de l'an 2000, rapport que lui avait demandé E.Balladur. Il était là, effectivement comme une boursouflure (merci Labul), dans un superbe costard certainement pas acheté chez Kiabi, et il nous faisait l'honneur de nous expliquer doctement la "mondialisation heureuse" pour ajouter quelques minutes après que " de toute façon il faudrait s'habituer à vivre avec moins". L'air gourmand qu'il avait en disant cela montrait à l'évidence que bien évidemment lui ne vivrait jamais avec le moins qu'il préconisait pour les autres. A cet instant précis j'ai ressentis une profonde aversion envers le personnage, qui depuis n'a jamais faiblie. Qu'A.Minc soit intelligent et cultivé, je m'en fout éperdument, ce qui m'intéresse par contre c'est au service de quelles valeurs il utilise ces qualités. Hors, la preuve n'est plusà démontrer, ce n'est pas au service des valeurs humaines mais à celles bassement boursières. . En conclusion, lisez, lisons "Petits conseils"..... votre modestie, Laurent Mauduit dut-elle souffrir de cette sorte du pub.

Comment peut-on expliquer la passivité des journalistes face aux assertions de M. MINC? J'ai parfois le sentiment que les journalistes sont complaisants et ont tendance à se s'aborder entre eux.

J'imagine que c'est une question de position et de valeurs. Alain MINC, d'où il parle, se positionne sur un modèle économique fondé sur un jeu à somme nulle. Ce que perdent les uns correspond à ce que gagnent les autres. De là, il propose une analyse selon laquelle les internautes ne seraient pas des citoyens, mais des consommateurs voulant tout obtenir à moindre coût. Il néglige simplement que la base du modèle de la pensée de gauche est le modèle des jeux à somme non nulle, où ce que gagnent les uns enrichit aussi l'ensemble des participants, et son corollaire, ce que donnent les uns, loin de les appauvrir, les enrichit de l'apport qu'ils font à l'ensemble des participants. Il en est ainsi des lecteurs de Média Part, et c'est ce qui a motivé mon abonnement. Une presse libre, un lieu d'échange, de débat, où le respect fonde la "disputatio" selon le mot de Lacordaire "Plutôt que de vouloir convaincre mon interlocuteur d'erreur, je préfère m'élever avec lui vers des vérités plus hautes". Mais sans doute n'était-ce pas à cette hauteur qu'aspirait Alain Minc, mais plutôt à une simple réaction émotionnelle provenant d'une blessure de son Ego. C'est là son droit, sa liberté, et sans doute sa "vérité" ! Quand à sa prédiction sur le modèle économique de Médiapart, c'est à nous toutes et nous tous qu'il incombe de lui apporter la preuve de son erreur. Je nous fais confiance à nous toutes et tous, lecteurs et participants de Médiapart. Merci Edwy Plenel, merci Laurent Mauduit d'avoir osé Médiapart, d'avoir osé le débat et le risque financier qui en découlait ! Michel CARRIERE P.S) Une précision, pour insister sur la complexité des positionnements, de chaque lecteur, qui ne peuvent se réduire à un modèle binaire Pour ou Contre "Le Monde" et Pour ou Contre Médiapart, je précise que je suis aussi lecteur assidu, satisfait et abonné du Monde ; j'apprécie par ailleurs les interventions d'Alain MINC, même si le plus souvent, je diverge de ses analyses et préconisations.

J'aime mieux Thélonious Monk! Nettement plus musical qu'Alain Minc...

Hé, oui, A Minc, Monsieur pensée unique. Un amoncèlement d'âneries depuis des années, mais les bons diplomes et les bonnes relations, une certaine aisance langagière, une bonne technique de communication, et quelques cadavres dans des placards, le tout nous produits un "abruti économique" qui continue en pleine crise à pérorer... Notez que l'on voit aussi beaucoup dans les médias, les gourous de Natexis, Nexity et Dexia, qui sont pour l'instant les plus belles déculottées des banques françaises... La pensée ultralibérale est encore bien vivante et tient toujours les rennes.

je vois pas ce qu il y a d'ultraliberal dans ces organismes etatico boursiers et ces deals negociés entre la poire au Siecle et le fromage place de l'Alma. La France eest une terre ultra socialiste et Sarko ne deroge pas a la regle de cet ultra interventionnisme a tout crin.

Il est assez drôle d'entendre Alain Minc donner son éclairage "avisé" sur la net-économie. Alors que peu de personnes savent prédire ce qui marchera sur internet et que ce média est encore aujourd'hui plutôt expérimental (en regard de son jeune age relatif).   « Tout le monde disait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas, et qui l’a fait. »

Oui, vous avez raison. Pardon de me citer encore - mais dans mon livre sur Minc, je raconte aussi comment ce grand visionnaire, dans le fameux rapport qu'il a co-signé avec Nora sur l'informatisation de la société, recommande avec autorité que la France fasse un choix technologique qui va l'amener à s'avancer vers le Minitel et à tourner le dos à l'Internet.

Merci pour votre précision, je me rappelai vaguement d'un truc comme ça sur Minc, sans retrouver l'origine.

Pour être précis, la France doit alors faire le choix entre deux technologies, soit le système de commutation dit de circuit (la norme qui sera ultérieurement connue sous le vocable "X25"), ou le système de commutation par paquets. Notre expert Minc, lui, recommande vivement la première solution. Mais en fait, on s'apercevra vite que cette norme dite "X25" n'est pas adaptée aux hauts débits ni à la fibre optique. D'où l'erreur stratégique majeure dont je parlais tout à l'heure: la France s'orientera vers l'impasse du Minitel et prendra avec retard le train de l'Internet. Alain Minc porte donc une partie de la responsabilité de cet échec. Ce qui ne rend que plus savoureuse notre campagne de publicité vidéo dont Minc est le héros involontaire!

img002.jpeg et la devise MINC : En disant des conneries continuellement, On finit par dire un truc vrai. Donc : Plus on dit des conneries, plus on a De chances que ça soit vrai.

M. Mauduit, je trouve que votre titre n'est pas assez pugnace. Dans la vidéo de son interview sur France-Info, le venimeux Minc souhaite publiquement la mort de Médiapart. Vous devriez en faire un cheval de bataille. Il y a longtemps qu'on n'a entendu quelqu'un souhaiter ouvertement la mort d'une entreprise.

Vous avez raison. En droit, de la part de quelqu'un qui est le conseiller d'un grand patron qui intervient dans le secteur des médias (gratuits) et qui est très fortement rémunéré pour cela, cela s'appelle même du dénigrement.

Avec un peu de chance, M.Minc perdra suffisamment les pédales pour attaquer Mediapart en raison des informations sur lui que vous y publiez... reconnaissant ainsi malgré lui l'influence du journal... ... Cela dit, il pourrait très bien ne pas le faire... Laissant la vérité se répandre, malgré tout le mal qu'il pense de la capacité de Mediapart à devenir un media de référence... ... Tout bénef.

18h45 . J'entends un nom sur France Culture que j'écoutais distraitement : Laurent Mauduit. C'est jusqu'à 19h 15 je crois. Et ça doit pouvoir se réécouter. Il participe à un débat sur le journalisme face à la "matière économique". ça change de Minc ! La discussion elle-même, qui revient sur des éléments sur des exemples récents, vaut la peine du détour !

Et moi j'ai beaucoup apprécié le débat sur la Démocratie et les médias avec la participation de Laurent Mauduit, Daniel Schneiderman - http://www.arretsurimages.net/index.php - et Jean-Claude Casanova - http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Casanova - auquel j'ai assisté début septembre et que Laurent Mauduit a mis sur son blog mediapart:   http://www.mediapart.fr/club/blog/laurent-mauduit/090908/debat-sur-la-presse-devant-le-modem   C'est un débat dense, franc...   D'ailleurs, c'est Laurent Mauduit qui a été le plus applaudi à son départ avant la fin du débat, car ses contributions montraient une grande expérience et un profond professionnalisme.

Je partage votre impression, Etoile. Lors de l'émission de France Culture aussi, Laurent Mauduit "dominait" le débat.

question pour L Mauduit: Minc est toujours l'un des conseillers et ami de Martine Aubry ???

question pour L Mauduit: Minc est toujours l'un des conseillers et ami de Martine Aubry ???

Oui. Pendant un moment à la fin des années 1980, déçu que Mitterrand ne lui propose pas d'être secrétaire d'Etat en 1988 - il s'est beaucoup démené en vain en ce sens, avec le parrainage de Roger Fauroux - il a commencé à virer totalement à droite, mais a maintenu des amitiés à gauche. Mais au fil des ans, il s'est "droitisé" complètement. D'où l'explosion de la Fondation Saint-Simon, par exemple. Professionnellement, aussi, il a évolué: il conseille de moins en moins les simples PDG (si je puis dire) et de plus en plus les PDG-propriétaires. Résultat, ses amitiés avec la gauche sont devenues rarissimes. Mais il en parle d'autant plus fort. A ma connaissance, ses seuls proches sont Dominique Strauss-Kahn - qu'il voit très fréquemment, quand il passe à Paris - et Martine Aubry avec laquelle il a été à l'ENA.

Un élément de réponse à votre question : article très court, de sept 2008 . Alain Minc : "Martine Aubry est une grande amie de plus de 40 ans et je trouve que c'est une personnalité formidable par son authenticité. Elle ferait un assez bon adversaire pour Nicolas Sarkozy ". . On appréciera le "pour" N.Sarkozy . http://www.rmc.fr/edito/info/60803/minc-aubry-un-assez-bon-adversaire-pour-sarkozy/

Alain Minc serait "conseiller" du Président de la République. Qui faut-il plaindre? Le Président ou la France?

dianne Minuscule contribution dans cet océan : M. Minc a "conseillé" depuis des lustres tout ce qui prend des décisions en matière économique au plus haut niveau. Le brillant résultat suffit à confirmer son peu d'utilité sociale et confirme que lui et ses pairs n'ont d'autre ambition que leur propre carrière. Ras le bol de recevoir des leçons de ce genre de "citoyen".

Laurent, vous enfoncez une fois de plus une porte ouverte ! ;-) . Non, plus serieusement, la seule verite c'est celle du marché. Et le marché dit qu il y a des clients pour mediapart. Le reste c'est de la philo de comptoir.

Monsieur Laurent Mauduit C'est avec un intérêt sans cesse renouvelé que je lis vos articles. Aujourd'hui j'éprouve l'envie de vous dire que vous êtes un vrai journaliste , de ceux qui inspirent le respect, car toujours soucieux de vérité et de transparence . Merci à vous et à Martine Orange pour la clarté de vos articles. J'ai cru en Mediapart depuis le début et bravo-à toutes les équipes et quelque .chose me dit que Mediapart qui s'améliore sans cesse va réussir . Un "happy" abonné

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