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Politicus circus : le putsch démocratique…

9782226238597.gifChristophe Deloire,directeur du Centre de formation des journalistes, et Christophe Dubois grand reporter de l’émission 7 à 8 viennent après une enquête de fond de sortir un livre étonnant, iconoclaste dans ce monde de connivence entre politique industrie lobbys et médias. Ce livre doit être fort peu au goût de ces oligarchies il expose une réalité terrible celle d’une Europe fasciste "ce mot est un euphémisme face au fonctionnement de l'ue où des commissaires non élus travaillant parfois pour des banques dont la fameuse goldman prennent les décisions sans être les representants du peuple" ,un monde dirigé par des clubs privés, la finance a mis son plan à exécution, il y a eu un putsch de la part de gens qui ont décidé d’être au-dessus du système démocratique.

Tout commence par l’histoire d’un certain David Rockfeller dont l’objectif était de mettre la finance au pouvoir de s’approprier le pouvoir monétaire et financier, et de mettre en place une crise au niveau mondial pour faire accepter aux peuples le nouvel ordre mondial.

Dans un dernier discours prophétique datant du 17 Janvier 1961, le président Dwight Eisenhower avait averti les Américains que le lobby militaro-industriel pourrait faire planer un jour une menace sur la liberté et la démocratie.

Le dernier président des états unis libre avait raison de chercher à avertir les peuples, nous vivons une ère où la stratégie de choc, les manipulations mentales, l’usage du fichage des citoyens, les armes silencieuses ainsi de suite vont mettre en place un monde qui l’air de rien est le monde dont rêve des hommes non élus par les peuples et qui gouvernent le monde dans tous les domaines.

Ce livre qui est un véritable chef d’œuvre d’investigation et nous expose une terrible réalité monstrueuse la destruction de la démocratie sur un ton tranquille l'air de rien, des clubs de Rome et autres commissions, voir des groupes comme Bilderberg fondé par en 1954 à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller dirigent le monde en le destrusant morceau par morceau pour le bien être d'une hyper minorité completement psychotique dont l'un est bien entendu Kissinger.

Ces groupes ont littéralement neutralisé la démocratie pour imposer leurs visions du monde. Et c’est là que nous constatons que la propagande des médias, la majorité des journalistes  connaissent l’existence de ces groupes et le hold up de la démocratie qui a eu lieu et aucun d’eux jusqu’à présent n’a fait d’investigation traitant de « complotistes », ceux qui tentèrent d’alerter le monde de la présence d’un plan dont le but est clairement la décapitation du système démocratique à travers la mise en place du désordre économique, cela amenant à vous faire croire que vous n’avez que le choix d’être pauvre surveillé, zombifiés à travers l’usage de diverses drogues vendus par les big pharmas etc...

MMBlackOrganisations4.gifVoir l'image de l'orgnigramme en grand sur ce blog et sur ce site on peut y trouver toutes les organisations qui dirigent le monde, des gens non élus comme les commissaires européens dont certains travaillèrent pour la fameuse banque Goldmann and Sachs.

On peut encore nier la réalité, croire que la démocratie ne mérite pas que l’on se batte pour elle, accepter d’être des soumis à un plan plus que machiavélique, on peut se dire que les indignés ont tort et qu’il faut accepter ce que les autorités affirment et plier les genoux devant leurs propagandes dont l’ampleur est si grande que peu d’entre s’en rendent comptent, et pourtant leurs guerres, leurs crises financières sont leurs décisions, pourtant ils font des recherches sur la manipulation mentale des peuples depuis les années 50, pourtant ils paupérisent l’éducation, le savoir, et mettent en place tout ce qui favorise un état léthargique.

Si nous acceptons cette propagande consistant à sabrer les emplois,  et la stratégie de choc, nous sommes juste mort nous deviendrons leurs jouets et ils ont à leurs bottes toutes les institutions, d’ailleurs si internet est pour eux la bête à tuer c’est justement quelque chose qu’ils ne contrôlent pas entièrement mais ils feront tout absolument tout pour avoir le 8eme continent sous leurs coupes aussi…

En bonus on peut voir que même les employés de la Goldman était au courant de l’arrivée imminente d’une crise financière, ils savaient et nos politiques sont totalement soumis aux diktats de groupes qui ne devraient même pas exister et pourtant ils sont là et ils ont le contrôle total de l’économie, et bien plus... il suffit de voir ce qu'est l'institut tavistock en realité...et vous verrez que ce qu'ils veulent faire de l'humanité est à l'image de l'idéologie nazie.

Au passage on ne peut que remercier les deux journalistes qui sont l'honneur de leurs professions, car je me souviens avoir entendu sur une chaîne publique dont je tairais le nom par charité, des journalistes nierent l'existence du groupe bilderberg et autres commissions, on peut remercier ces deux journalistes...pour avoir eu le courage de faire ce travail d'investigation et surtout d'avoir eu ce fameux courage citoyen d'avertir de ce que ses groupes nous préparent, en espérant que les gens liront ce livre et comprendront que la réalité dépasse la fiction et que les complots existent bel et bien, et là nous avons affaire à une conspiration à l'échelle de la terre...et si on osait se pencher sur cette affaire on comprendrait que nous avons affaire à des hitlers en puissance et que leurs pouvoirs sont réelles et destructeurs.

1 commentaire sélectionné par Mediapart

Tous les commentaires

bonjour poj

merci pour votre passage j'espere que les gens liront ce bouquin car trop peu de gens sont conscients de ce qui se passe c'est une négation de la démocratie, un crime contre l'humanité que ces groupes totalement fous, et croyez moi quand vous regardez le nom de certain de leurs membres comme busch, kissinger, rockfeller etc...ça fait froid dans le dos, ces gens sont des criminels...et nos politiques osent encore venir faire leurs propagandes alors qu'ils ne décident de rien et obeissent à ses groupes non élus, et mettent en place des commissaires européens avec des pouvoirs alors que ces types ne sont pas élus !

La chaine publique est la 5! L'émission: C dans l'air de Yves Calvi.

il me sera offert demain....en lisant l'article,  on ne peut que faire un rapprochement avec certains auteurs, GRANGE et la manipulation mentale, et le livre de MANKEll, la muraille invisible...peut être sera t il un peu harde à comprendre pour ma modeste personne............comment peut-on arriver à se croire les maîtres du monde ? et comment peut-on les combattre ? ceci dit j'irai voter, mais en sachant que celà ne servira pas à grand chose, je n'attends rien des politiques!

Si les deux clubs ont été en quelque sorte des laboratoires de la mondialisation, avec une portée idéologique, un programme politique ambigü, il ne s'agit pas d'un "gouvernement". Par capillarité politique, ces deux clubs ont porté les intérêts d'une "superclasse", mais il serait faux de penser qu'ils tirent toutes les ficelles.

Bonjour Monsieur Deloire

Ils tirent trop de ficelles à goût.Au dernier G20, ils ont ordonné de faire dégager tous les Présidents ou les dirigeants européens pour placer leurs pions !

D'autant que l'article des Rolling Stone, prouve l'ampleur tentaculaire de leur bras financé Goldman Sachs/ En tout les cas, le sujet est abordé bien trop tard

!L'Europe a été ruinée par des produits toxiques et un système mondial financier relevant d'une véritable escroquerie. Les mêmes ayant ruiné cette Europe  et dépouillé l'orientation sociale par des lois, achètent des pans de pays entiers  et décident de nouveaux traités " de rigueur", pour nous finir !! La finalité est de conserver la suprématie du dollar, une monnaie non annexée sur la valeur or, dominant le monde entier. La prochaine étape sera de détruire l'euro, pour nous imposer une nouvelle monnaie dominante  américaine.

 

 http://www.french-revolution.fr/2011/05/23/goldman-sachs-la-grande-machine-a-bulles-americaine/

mai - 23 - 2011

Nouvelle bulle boursière : bientôt un nouveau krach ?

 

La grande machine à bulles américaine

 

Matt Taibbi

 

Rolling Stone – juillet 2009

 

Traduit de l’anglais par J.L.

Des actions technologiques au prix élevés de l’essence, Goldman Sachs a fabriqué toutes les manipulations du marché depuis la Grande Dépression – et elle s’apprête à recommencer.

 La première chose qu’il faut que vous sachiez sur Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissement la plus puissante du monde est une formidable pieuvre vampire enroulée autour de l’humanité, enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l’argent. En fait, l’histoire de la récente crise financière, qui est aussi l’histoire de la chute de l’Empire américain ruiné par des escrocs, se lit comme le Who’s Who des diplômés de Goldman Sachs.

Bjr robin hood

En fait c'est vrai que beaucoup d'internautes se sont intéressés à la structure de ses clubs et autres comissions pour voir comment ils ont mis en place une hydre mafieuse pour agir comme ils l'entendent sur le reste du monde....Je pense que circus politicus est interessant dans le sens où ils vont parler des différentes structures qui ont pris le pouvoir l'air de rien...

Je pense que la crise actuelle n'est pas un hasard, elle est une stratégie de choc, pour imposer une paupérisation, cette méthode se vérifie dans la fichage, on fiche 40 millions de personnes car il y a 200 000 cambriolages par an etc...C'est incroyable de voir leurs manières d'agir et de prendre des décisions consistant à criminiliser la majorité, pour notre bien être bien sur....Et le malheur veut que ça marche tres peu de gens prennent conscience du danger et du côté totalitaire de ses procédés...

En réponse à Robin Hood :

Je pense qu'il est important que des journalistes "officiels" et pas seulement des blogueurs toujours soupçonnés de "complotisme", puissent reprendre ces informations pour leur apporter une légitimité qui est volontairement déniée à Internet. En ce sens, la publication récente d'un certain nombre de livres, celui-ci, mais aussi "L'oligarchie des incapables" de Sophie Coignard et Romain Gubert, chez Albin Michel, ou "Un pouvoir sous influence ; quand les think tanks confisquent la démocratie" de Roger Lenglet et Olivier Vilain, chez Armand Colin, par exemple, ainsi que bien d'autres (notamment sur la vérité concernant la dette ou les manipulations médiatiques) va permettre à la vérité d'être reconnue.

Ce qui va laisser la possibilité de passer enfin à l'analyse : il serait temps !

@Liliane Baie

Merci pour les références.

Bonjour

En complément de votre billet, les miens sur le sujet. Heureuse  qu'un livre sorte enfin, pour dénoncer un plan bien élaboré pour ruiner l'Europe et nous soumettre "à un mode serf "!! Mon intuition ne m'a pas trompé !

Cordialement

En complément mes billets sur le sujet..

 

Les peuples européens victimes d'une escroquerie financière de dimension mondiale doivent refuser de payer l'addition !

Le Groupe BILDERBERG et GOLDMAN SACHS au pouvoir pour organiser et " institutionnaliser" le dérèglement du monde

Comment depuis 1929 "la pieuvre" Goldman Sachs, pille les peuples, et les Etats du monde entier

 

 

Qui sont les puissants qui manipulent nos dirigeants

 

Les bonnes pages du livre dans l'Express

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/qui-sont-les-puissants-qui-manipulent-nos-dirigeants_1077606.html

 

Des coulisses des Conseils européens aux secrets des transactions bancaires, Circus politicus, de Christophe Deloire et Christophe Dubois, explore ces "pouvoirs" à l'écart de la lumière. Extraits. 

 

merci à vous giulietta de votre passage de de vos site c'est super intéressant de voir que l'on trouve dans  les coulisses de l'ombre le vrai pouvoir et on en arrive à la conclusion qu'il y a bien un putsch de la démocratie

Bonjour Loreilei

Ils ont tout fait pour que nous comprenions pas l'importance des élections européennes.

Un jour nous nous réveillons et nous nous apercevons qu'ils ont vaincu..Et que leur monde d'esclave et de machines et à nos portes...Et qu'en plus les peuples doivent payer la ruine organisée par Goldman Sachs, et ses comparses, et pour les banques européennes. Afin de sauver le système mondial financier anlo-saxo USA,   monté sur une énorme escroquerie. Sans compter la loi Pompidou - Rothschild ou nous aliénant à la finance. L'Inde vient de refuser de payer en dollars, une bonne nouvelle..

Comment faire dégager cette pieuvre tentaculaire et mondiale vorace appelée libéralisme, et de cette alliénation à la finance ? Telle est la question..

City de Londres, la finance en e

aux troubles

interessant en tout cas il est clair que les elections europeenes sont tres importantes et il serait de temps de demander aux peuples d'europe, l'interdiction que les états nomment des comissaires dont les pouvoirs sont anormaux, il faut que le peuple elise ses élus et non les états et de plus interdire toute forme de lobby et de connivence avec ses pouvoirs et bien sur avoir une banque qui est la source de la planche à billet et mettre les banques et autres complexes militaro chimique, pharma à la niche

Le MES est le nouveau dictateur européen. Quand il veut, et aussi souvent qu'il veut, il peut simplement exiger des pays de la zone euro de payer des milliards d'euros sous 7 jours!!! Il peut ruiner un gouvernement en moins d'une semaine!!! Lisez davantage sur www.courtfool.info

Christophe Dubois : "Circus Politicus"aux de 20 Minutes VOS QUESTIONS - Christophe Deloire a répondu à vos questions...

http://www.20minutes.fr/vousinterviewez/879124-les-electeurs-moins-moins-mot-dire

Christophe Deloire, l’un des deux auteurs de «Circus Politicus» était dans les locaux de 20 minutes pour répondre à vos questions. Voici une sélection de ses réponses.

«À notre avis, il est surtout important que les électeurs se réapproprient la démocratie. Et pour cela il faut être en mesure de contrôler les gens qui exercent le vrai pouvoir, pas ceux qui font semblant.Le Circus politicus c’est le décalage entre les décisions telles qu’elles nous apparaissent et telles qu’elles sont prises»

«Dans les élites s’est propagée l’idée que la démocratie ne permet pas de traiter les questions de long terme et que les peuples sont dangereux»

«Est-ce un hasard si les enquêtes prouvent que les Danois sont le peuple le plus heureux du monde? A l’inverse, en France la démocratie fonctionne très mal et nous figurons parmi les plus malheureux. Et si la démocratie permettait de retrouver la joie de vivre?»

«La présence régulière dans les cénacles a une influence politique, idéologique. Il s’agit notamment pour les laboratoires dans lesquels les esprits de nos dirigeants ont été sensibilisés à la mondialisation ultra-libérale, à l’ouverture la plus large possible des frontières commerciales»

«On est de plus en plus obsédés par les hommes, mais la forme des institutions et les mécaniques politiques influencent le pouvoir plus que les êtres humains»

«Oui, nous sommes dans une démocratie, mais limitée, imparfaite, où les électeurs ont de moins en moins leur mot à dire. Une démocratie où les contraintes sont de plus en plus fortes sur les politiques»

«Il y a longtemps que l’équilibre a été rompu dans les cénacles, que les quelques syndicalistes ouvriers ont disparu. Ce sont des endroits où le business peut imposer doucement son idéologie et ses intérêts»

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Vous évoquez le Club du Bilderberg et la Commission Trilatérale. Quelle est la différence entre ces deux clubs?
Il s’agit de deux clubs du genre des rencontres de Davos, mais beaucoup plus discrets, dans lesquels se rencontrent des patrons de multinationales, de banques d’affaires, d’organisations internationales et des responsables politiques. Sans oublier des patrons de services de renseignements... Le Bilderberg a été créé au milieu des années 50, et la Trilatérale au début des années 70 pour recevoir des membres asiatiques, ce que le Bilderberg avait refusé.

Club du Siècle, Club Bilderberg, Commission Trilatérale... Il me semble normal que les politiques puissent rencontrer et échanger des personnalités d'entreprise, des médias...  Peut-on vraiment croire que ces rencontres ont une influence sur les décisions qui sont prises aux plus hautes fonctions?
La présence régulière dans ces cénacles a une influence politique, idéologique. Il s’agit notamment pour les deux derniers de laboratoires dans lesquels les esprits de nos dirigeants ont été sensibilisés à la mondialisation ultra-libérale, à l’ouverture la plus large possible des frontières commerciales. Par ailleurs s’y rencontrent des responsables politiques et des businessmen à propos desquels ils doivent prendre des décisions : des commissaires européens à la Concurrence et des patrons dont les entreprises font l’objet ou sont à l’initiative de procédures... D’où le risque de conflits d’intérêts.

Avez-vous essayé d'introduire un de ces cercles si fermés?
La Commission Trilatérale prétendait organiser “des conférences de presse off”, ce qui est un comble. En gros, nous répondrons à vos questions mais pas question d’en parler. Nous étions prêts à aller à la réunion annuelle à Washington, mais finalement les promesses d’ouverture n’ont pas été tenues. Nous sommes allés à Saint-Moritz, en Suisse, où s’est réunie la dernière conférence Bilderberg. Il n’y avait qu’un seul autre journaliste (à part les journalistes locaux), un journaliste du quotidien anglais The Guardian. Mais nous n’avons pas pu pénétrer dans l’hôtel Suvretta où se tenaient les réunions. En revanche, nous avons récupéré des archives et des documents internes lors de notre enquête, et des témoignages, qui nous permettent de raconter ce qui s’y passe.

Ces problèmes de conflits d'intérêts sont-ils un mal essentiellement Français? Pourrait-on retrouver ce type de phénomène dans d'autres démocraties, comme dans les pays scandinaves, où la corruption y est très basse et l'éthique politique plus élevée que chez nous?
Les questions portent sur ce sujet, mais Circus politicus parle de beaucoup d’autres choses. Ces clubs ont de l’influence, exercent un soft power, en raison de défaillances démocratiques. Et de ce point de vue les pays scandinaves ont un fonctionnement qui convient mieux à la nouvelle architecture du pouvoir. Le parlement danois contrôle étroitement les négociations de ses responsables politiques à Bruxelles, alors qu’en France nos parlementaires sont largement spectateurs. Est-ce un hasard si les enquêtes prouvent que les Danois sont le peuple le plus heureux du monde? A l’inverse, en France la démocratie fonctionne très mal et nous figurons parmi les plus malheureux. Et si la démocratie permettait de retrouver la joie de vivre?

Vous évoquez des “réseaux invisibles et puissants”. Plutôt que de les combattre, comment faire pour y entrer selon vous?
A notre avis, il est surtout important que les électeurs se réapproprient la démocratie. Et pour cela il faut être en mesure de contrôler les gens qui exercent le vrai pouvoir, pas ceux qui font semblant. Le Circus politicus c’est le décalage entre les décisions telles qu’elles nous apparaissent et telles qu’elles sont prises. La démocratie suppose que l’on sorte du théâtre d’ombres et qu’enfin les politiques, et les médias, montrent la réalité du pouvoir. Peu importe à quel niveau fonctionne la démocratie, national ou européen, pourvu qu’elle fonctionne.

Après Sexus Politicus, Circus Politicus... Sur quel domaine d’ombre allez-vous vous pencher par la suite?
D’une autre manière que Sexus Politicus, Circus Politicus met à nu la réalité du pouvoir. Et dans les deux cas la réalité rattrape notre enquête. Faudra-t-il faire une trilogie? Peut-être...

Je m'interroge, comment avez vous pu accéder et enquêter sur le groupe Biderberg?
Nous avons fouillé des archives aux Pays-Bas, interrogé des participants, des membres du Steering Committee, le comité d’organisation comme Etienne Davignon, cet ancien vice-président de la Commission européenne belge, grand patron au centre des réseaux. Et nous avons découvert l’existence d’un club d’anciens commissaires à la Concurrence qui se coopte à la Trilatérale, au Bilderberg, et jusque chez Goldmann Sachs, la fameuse banque d’affaires américaine.

Un événement en particulier vous a-t-il poussé à écrire ce livre?
Ce qui nous a poussé à écrire ce livre c’est la découverte que dans les élites s’est propagée l’idée que la démocratie ne permet pas de traiter les questions de long terme et que les peuples sont dangereux. L’un des membres les plus influents des réseaux dont nous parlons est Mario Monti, qui a pris le pouvoir en Italie lorsque Sarkozy et Merkel ont influé pour un changement à la tête du pays. Mario Monti publie cet après-midi dans Le Monde une tribune en faveur de plus de démocratie. Pourtant nous avons retrouvé des déclarations dans lesquelles il disait très clairement que ce qu’il apprécie dans l’Europe c’est une “démocratie éloignée des contraintes électorales”. Tout est dit.

Pensez-vous qu'il soit réellement possible de lutter contre ces conflits d'intérêts - du fait de la professionnalisation de la politique?
On est de plus en plus obsédés par les hommes, mais la forme des institutions et les mécaniques politiques influencent le pouvoir plus que les êtres humains. La démocratie, si ce n’est pas l’influence directe du peuple sur les décisions, c’est au moins la responsabilité des gouvernants devant le peuple.

Vous dites que les médias français ignorent les problématiques de politique union européennes. Que les journalistes politiques se sentent hors de l’eau à Bruxelles, Luxembourg ou Strasbourg. Comment expliquez-vous cela? Pouvez-vous nous donner l’exemple d’un événement politique européen non traité par les médias français?
Lorsqu’ils parlent d’Europe, les médias français traitent essentiellement des événements tels que les Conseils européens. Ainsi suit-on Sarkozy, et l’entend-on livrer sa version à la sortie. Grâce aux comptes-rendus que nous publions, nous racontons ce que se disent vraiment Sarkozy, Merkel et les autres. C’est très différent de ce qu’ils racontent lors des conférences de presse. Et l’actualité politique européenne ce n’est pas que ça. Quand entendons-nous parler de la Réunion du Collège, qui est l’équivalent du conseil des ministres à Bruxelles? Jamais. Quand entendons-nous parler des consultations de la Commission européenne, des textes en préparation, ou soumis au vote du parlement? Jamais. Nous n’entendons parler des textes, au mieux, que lorsque nos parlementaires les adoptent à la fin des fins. Et donc nous avons l’impression de subir Bruxelles, alors qu’il faudrait s’approprier ces questions. Nous avons d’autant plus l’impression de subir que nos responsables politiques tiennent un double discours. Parfois, ils accusent Bruxelles de décisions qu’ils ont eux-mêmes soutenues.

Une question simple mais complexe à la fois. A la lecture de votre lire, de ses révélations, peut-on toujours dire que nous sommes dans une démocratie?
Oui, nous sommes dans une démocratie, mais limitée, imparfaite, où les électeurs ont de moins en moins leur mot à dire. Une démocratie où les contraintes sont de plus en plus fortes sur les politiques.
DSK était coutumier du club Bilderberg, peut être l'est-il toujours. Vous pensez qu'une telle appartenance a pu jouer en faveur de sa nomination au FMI?
Sans avoir enquêté sur le sujet, il semble que DSK a surtout été nommé parce que Sarkozy a fait en sorte qu’il le soit.
Pourquoi les politiques fréquentent-ils ces cercles fermés, comme Bilderberg?
Pour élargir leur carnet d’adresses, entendre des conférences parfois passionnantes. le problème c’est que ces fréquentations les influencent. Il y a longtemps que l’équilibre a été rompu dans ces cénacles, que les quelques syndicalistes ouvriers ont disparu. Ce sont des endroits où le business peut imposer doucement son idéologie et ses intérêts.
Les médias participent à leur façon à ce cirque dont vous parlez. En tant que journalistes, avez-vous alors une réelle légitimité? Pouvez-vous vraiment en parler librement?
Nous n’avons pas subi de pressions. La seule légitimité des journalistes c’est d’apporter des faits qui éclairent la réalité. Je crois que Circus Politicus est rempli de révélations...

Dans votre livre, on voit l’idée du principe du carnet d'adresse qui sert de diplôme. Selon vous, si l'on commençait à sanctionner les politiques, aurait-on une chance que cela change?
On peut sanctionner la corruption financière. Mais la corruption des esprits c’est autre chose... Et surtout il n’y a pas de critères. La solution, c’est la transparence, l’équilibre politique, la responsabilité. Et que les électeurs aient de l’influence. Cela suppose de changer les institutions et la mécanique du pouvoir.
 Vous évoquez les cercles de Biderberg de la Commission Trilatérale. N'avez-vous pas peur de sombrer dans le “complotisme”?
Ce soupçon est aberrant. A aucun moment nous ne parlons de complot, de gouvernement mondial. Nous apportons en revanche les preuves sur la mise en place de règles qui empêchent les choix politiques, d’un système où le pouvoir repose de moins en moins sur le vote et où des réseaux profitent de plus en plus de la dérive anti-démocratique. Ces preuves sont-elles exactes ou pas? J’observe que des prix Nobel comme Amartya Sen et Joseph Stiglitz ont exprimé leur inquiétude à propos de la démocratie en Europe. François Hollande a évoqué “la finance qui gouverne”. Sont-ils tous complotistes?

Un mot de fin. La démocratie dépend d’abord des citoyens. Quand on s’intéresse à la dernière paire de bottes de Nadine Morano, il ne sert à rien de s’offusquer des dérives anti-démocratiques. A chacun donc d’ouvrir les yeux et d’aller regarder au-delà des hommes et femmes politiques que nous connaissons, auxquels nous sommes habitués. Merci à tous pour vos questions. Nous pouvons poursuivre l’échange sur mon compte Twitter @cdeloire.

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Présentation du chat:

Après le succès de Sexus Politicus, Christophe Deloire et Christophe Dubois publient Circus Politicus, une enquête qui cherche à démontrer comment le pouvoir a capitulé devant les puissances financières. Au fil des pages, les auteurs nous emmènent dans les coulisses de lieux connus du pouvoir européen et dans d'autres, plus secrets....
Quelle influence ont ces groupes, comme le Club Bilderberg ou la Commission Trilatérale, qui rassemblent annuellement et dans le plus grand secret une centaine de membres issus du monde diplomatique, des affaires, de la politique et des médias? Où est le vrai pouvoir? Au gouvernement, au parlement ou dans des réseaux plus secrets qui cherchent à nous influencer?
Christophe Deloire est directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ). Christophe Dubois est grand reporter pour l'émission 7 à 8 sur TF1.

Cédric Garrofé

 

Pour prétendre traiter un problème, il faut d'abord le comprendre. Je remercie les auteurs du livre de traquer les circuits du pouvoir sans négliger ceux qui sont délibérément laissés de côté par les journalistes depuis des décennies.

Car comprendre vers où nous poussent ces décisions, et surtout les raisons de cette direction des affaires publiques, va peut-être, enfin, nous conduire à réagir. Tant que nous avons encore le droit de vote, et, surtout, celui d'élire nos parlementaires.

Christophe Deloire  l'un des auteurs de "Circus politicus" en live sur Mediapart  le 22/02à 19 heures. Thème "Europe, crise financière, séisme grec et journalisme d'enquête"

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