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Anonymous : la force des faibles, une histoire du hacking

Anonymous11.pngLes Anonymous sont de toutes les conversations. Leur coté "mystérieux", leur refus de s'identifier à la fois comme individus et comme idéologie servent paradoxalement d'argument majeur, chacun pouvant y projeter leurs phantasmes ou leurs opinions propres.

Mais ils sont aussi issus d'une histoire, qu'il est intéressant (et divertissant) de connaitre. Des premiers "bidouilleurs" informatiques aux légions informatiques, cette histoire illustre de façon convaincante la force des faibles et des expérimentations sociales

 

L'histoire des premiers hackers

Il semble qu'on doit à la culture informatique du MIT la première adoption du terme « hacker ». Les hackers du TMRC ont formé le noyau du laboratoire d'intelligence artificielle (IA) du MIT, locomotive mondiale en matière de recherche en IA au début des années 1980. Et leur influence s'est répandue bien plus loin après 1969, la première année de l'ARPAnet.

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L'ARPAnet était le premier réseau d'ordinateurs transcontinental et à haut débit. Il avait été construit par le ministère de la défense pour expérimenter les communications numériques, mais a eu pour effet de relier des centaines d'universités, de fournisseurs de l'armée, et de laboratoires de recherche. Il a permis aux chercheurs du monde entier d'échanger des informations avec une vitesse et une souplesse inégalées jusqu'alors, donnant un coup de fouet au travail collaboratif et augmentant énormément l'intensité et l'allure des avancées techniques.

 

Mais l'ARPAnet a eu également un autre effet. Ses autoroutes électroniques ont réuni des hackers de tous les États-Unis d'Amérique en une masse critique ; au lieu de demeurer dans des groupes isolés, qui développaient autant de cultures propres et éphémères, ils se sont découvert (ou réinventé) une tribu de réseau.

 

Les premiers artefacts intentionnels de la culture des hackers — les premières listes de jargon, les premières satires, les premières discussions timides de l'éthique — furent tous propagés sur l'ARPAnet dans ses jeunes années (la première version du fichier Jargon, pour citer un exemple majeur, date de 1973). La culture des hackers s'est développée dans les universités connectées au réseau, et en particulier (mais pas exclusivement) dans leurs sections d'informatique.

L'explosion de la micro informatique

La micro informatique va profondément transformer le paysage du "hacking". Jusque là, il est limité a une petite "scène" de quelques centaines de protagonistes. C'est qu'il est extrémement difficile de se procurer un ordinateur, ou de disposer de quelques heures de calcul sur un ordinateur universitaire. La micro informatique va alors proposer des ordinateurs puissants pour quelques centaines de dollars, ce qui va aboutir à l'explosion du public potentiel. En meme temps que le public s'élargissait à un marché de masse, les possibilités ouvertes par l'ordinateur vont aussi se démultiplier. L'ordinateur n'est pas uniquement un "calculateur" mais aussi une machine a écrire, un instrument de dessin ou de retouche de l'image, sans oublier les prémisses de la virtualisation de la musique et du cinéma. Cela va provoquer une démultiplication du nombre des hackers, qui vont de plus en plus avoir besoin d'outils techniques pour pouvoir agir en commun. Le grand public va découvrir les hackers en 1983. Kevin Poulsen, tout juste âgé de 17 ans, fait une intrusion dans ARPANet, le réseau précurseur d’Internet réservé à l’armée, aux grandes universités et aux entreprises.
La même année sort sur les écrans le film de science-fiction « Wargames » de John Badham. Ce long métrage retrace les aventures d’un jeune hacker qui accède au système informatique militaire américain et manque de déclencher une guerre thermonucléaire globale. Le grand public y découvre l’univers « fantasmé » des hackers. C'est pour l'essentiel un monde d'adolescents immatures qui ne vivent que par leur relation malsaine à l'informatique qui sert de substitut

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Avec le développement d’internet un glissement s’opère vers la cybercriminalité et la « communauté » des hackers se divise. D’un côté les « black hat », aux activités souvent criminelles et de l’autre les « white hat » sans intention de nuire et sutrout attachés à rendre public des failles de sécurité (voir encadré). 
Deux arrestations majeures marqueront cette décennie. En 1994 : le mathématicien russe Vladimir Levin subtilise 10 millions de dollars à la Citybank, s'introduisant sur le réseau bancaire international SWIFT. Il sera condamné à trois ans de prison.
En 1995, Kevin Mitnick est arrêté par le FBI. En cavale depuis 1989, il est notamment accusé de vols de logiciels et d’intrusion dans des systèmes protégés. Le préjudice est évalué à plus de 80 millions de dollars. Il sera condamné à 5 ans d’emprisonnement, soit la peine la plus lourde jamais infligée à l’époque pour un délit informatique. A sa sortie, il est interdit d’accès aux téléphones, réseaux et ordinateurs.
Le début des années 2000 continue d’être marqué par le développement de la cybercriminalité. Mais plusieurs initiatives vont redorer le blason des hackers.

Du hacking au cyber activisme

 

Le passage du hacking a vocation purement technique au cyber activisme va s'effectuer dans la dynamique du mouvement altermondialiste. Celui ci va utiliser massivement les outils informatiques, et en particulier déployer une activité de publication sur Internet. La formule de Jello Biaffra, chanteur des "Dead Kennedy" et activiste altermondialiste "dont hate the média, became the média" va devenir un mot d'ordre universel. La premiere réalisation de cette nouvelle forme de haking va être la création de "Indymedia", le média indépendant altermondialiste par excellence. Un autre exemple de cette vocation va être la création en france de "Sadmizat" qui assure la visibilité du mouvement social sur le réseau. Un parfait exemple de ce genre de mélanges est la création de "Wikileaks" par Julian Aussange. Celui ci est un "pur hacker" qui va fonder "Wikileaks" dans l'athmosphère de mobilisation contre la guerre des USA contre l'Irak et de l'athmosphère de secret qu'elle entraine.

4 chan, la poubelle du net

 

4chan est un "imageboard", un systéme d'échange de fichiers et un forum basé au départ sur la bande dessinée japonaise qui s'est ensuite étendu a tout ce que Internet peut receler de mauvais gout, de porno et de provocation. Comme tous les systémes issus des "bbs" (une technologie d'échange de fichiers utilisée avant la généralisation d'internet) tous les utilisateurs utilisent le meme pseudonyme : @nonymous Une de leur premiere cible a été Youtube, qu'ils accusaient de censure et qu'ils ont innondé de vidéo pornographique. Ils ont également hacké le compte mail de la candidate réactionnaire a la présidence des usa, Sarah Palin. Le concept qu'ils ont développé c'est le "lulz", mélange de mauvais gout absolu et de provocations gratuites, le tout couvert par des ricannements sauvages. Le lutz consiste a lancer des attaques ciblées sur des cibles choisies par un groupe affinitaire. Les Anonymous sont issus de cette histoire, a partir de la mutation que va représenter leurs attaques contre l'église de scientologie, résumées par le mot de "chanonolugy" .

Le Projet Chanologyest le nom donné à une série d'attaques informatiques contre l'Église de scientologie perpétrées par la communauté Anonymous réalisée en fin du mois de janvier 2008, et aux manifestations mensuelles pacifiques du même groupe qui ont eu lieu par la suite. Le nom Chanology est issu de la contraction des noms Chan (dérivé du célèbre BBS anonyme 4chan) et Scientology. Anonymous est une communauté hétéroclite et sans hiérarchie apparente. L'apparition du Project Chanology révèle cependant que ses membres ne sont pas de simples

A travers ces attaques, nous pouvons discerner une pseudo-structure de ce mouvement. Le noyau est composé de personnes véritablement politisées, ces dernières n’hésitant pas à passer du virtuel au physique pour porter leur voix. Dans ce même noyau, une minorité possède de véritables compétences en piratage informatique et le font savoir durant certains coups d’éclat [?]. Enfin, autour de ce noyau, plusieurs dizaines de milliers d’internautes lambda, sans véritables connaissances mais néanmoins stratégiques pour le mouvement. C’est eux qui se chargent du buzz sur Internet et qui mènent des attaques « sociales ». Mais le noyau doit d'abord convaincre les "internautes lambda" qui sont le pivot de ces interventions, sans recourir aux "arguments d'autorité" que sont une réputation (ce qu'apporte un nom ou un peudonyme) ou un ensemble de théories qui n'existent de toute façon pas

 

 

Leur faiblesse une force, leur force une faiblesse ?

Une organisation nébuleuse est le problème d’un tel mouvement. Aujourd’hui, n’importe quel internaute commettant un acte illégal sur Internet peut s’autoproclamer Anonymous. Cela est d’ailleurs utilisé par certains pirates, soucieux de laisser de faux faisceaux d’indices en prévision d’une future enquête. Ce fût sans doute le cas lors du piratage du Playstation Network en 2011, où un pirate informatique avait laissé sur un des serveurs le message « We are legion », et volant au passage quelques millions d’informations. Cet acte, bien que semble-t-il non-imputable aux Anonymous, a toutefois servi à les remettre sur le devant le la scène médiatique, quelques jours après la fin des révolutions égyptiennes et tunisiennes.

 

 

Cette inappétence au complexe ou cette volonté de démocratisation, qui a pu se vérifier au travers de la simplicité des techniques utilisées (DDoS) ou du manque d’enthousiasme envers les technologies réellement libres, explique également que les systèmes de chiffrement de communication ne sont pratiquement pas utilisés par les Anonymous. En effet, ces derniers se basent principalement, pour organiser leurs différentes actions, sur des protocoles non chiffrés et des réseaux sociaux publics, et donc susceptibles, à terme, d’être retournés contre eux.

Le premier a repérer le potentiel des anonymous a été le fondateur de Wikileaks, Julian Asange. Dans une de ses premières interwievs suite à son arrestation (ou le groupe anonymous est intervenu pour lutter contre ceux qui tentaient de le "toucher au portefeuille") ildéclarait :

Anonymous est vraiment un phénomène intéressant précisément parce que n’importe qui peut s’impliquer, n’importe qui peut dire qu’il est Anonymous, n’importe qui peut participer à des fuites. C’est une organisation très fluide, sans leadership et qui montre qu’il y a une professionnalisation très forte chez les hackers. Même les meilleurs d’entre eux, passent par Anonymous de temps en temps pour faire des choses. Ils sont mieux couverts et peuvent ensuite reprendre leur vie là où ils l’ont laissée. C’est plutôt bien vu et bien fait. On n’a jamais vu un phénomène pareil je crois, à part peut être des religions qui ne seraient basées que sur des livres, sans structure physique, ni église, ni chef, ni organisation véritable. Ici on a une idée et une marque pour faire des choses mais cette idée et cette marque n’appartiennent à personne. Anonymous fait partie de ces mouvements spontanés qui apparaissent aujourd’hui. Ce qui les rend possible et les soutient c’est la facilité d’appropriation de ces pratiques, la vitesse de leur diffusion ainsi que les émotions que les personnes qui y participent ressentent, les amitiés qui se développent. Les valeurs inhérentes sont positives. C’est l’anti-sectarisme. Il y a une vraie fluidité, on entre et sort comme on veut, il n’y a pas de hiérarchie, de personnalisation de qui que ce soit, de pouvoir apparent.

Au dela meme de leur importance stratégique ou politique, l'histoire d'anonymous nous montre la puissance de l'expérimentation et celle de la "force des faibles". Chez eux, pas besoin de hableurs ou de personalités "charismatiques" mais une conviction démocratique bien charpentée. L'auto organisation plus les réseaux sociaux, pour reprendre une formule de Vladimir Oulianov dit "Lénine" (le premier hackers historique, celui qui a piraté la socia démocratie européenne)

Tous les commentaires

Tout a fait nécessaire de se mobiliser contre ACTA

d'ailleurs les @nonymous étaient présents :

Surpris

Hum ! Sabotage des Anonymous ! C'est pour ça que ce message a été publié deux fois...

Les cibles visées par les anonymous sont aussi intéressantes (et leur "politisation" également) que leurs "méthodes"

Très bon billet

@GIULIETTA (09:02 à 23:18).

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Avec le logo de ton blog, on n'est pas très étonné par ton enthousiasme ... Clin d'œil

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Sourire

je suis une bûche en informatique  et ne peux sûrement pas devenir une anonymous !

j'aime cette idée de mouvement fluide, démocratique, sans hiérarchie, comme tu le dis marc, qui met le doigt là où ça fait mal dans les plans des gouvernants et dirigeants

 

à chacune de leurs  interventions, une piqûre de moustique continue, anonyme et insistante pour leur rappeler que la terre et les humains qui la peuplent  sont un trésor commun, et que rien ni personne ne doit l' abimer 

 

un contre pouvoir fascinant

La seule chose a connaitre, c'est ce qu'est un "canal IRC" Cool Tu va me dire que tu ne sais pas ce que c'est : attend ce soir, et je t'explique tout !

@MARC TERTRE.

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C’est l’anti-sectarisme

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Si cela est vrai, alors quel  progrès pour la civilisation humaine (car personnellement, je n'en vois qu'une, de civilisation humaine, constituée par plein de pierres différentes et en construction permanente) !

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Il me semble qu'Internet constitue une révolution encore plus importante que l'Imprimerie, quant à l'avancée du plus grand nombre vers l'autonomie.

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Il est permis de rêver ...

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Sourire

Très intéressant. Plus que ça, même.

@BERNARD COLIN (13:20).

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Etourdissant de possibles.

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Sourire

Anonymuos sont le bras armé de la résistance citoyenne au flicage généralisé et à la défense de quelques gros intérêts privés. Mais ce bras armé n'est pas contrôlé par une vision politique, il se limite à des réactions ponctuelles type DDoS suite aux attaques adverses. Il n'y a pas de stratégie et un clair risque d'amalgame entre la logique citoyenne qui se veut plutôt préventive (le but étant d'arriver à élire des représentants politiques un peu moins cons et pourris et ceux que l'on a actuellement) et la logique Anonymous qui est plutôt guerrière: tu m'attaques ici, je te frappe là au risque d'aider le pouvoir à encore plus durcir la répression anti-internet et anti-liberté en général. D'aucuns pensent d'ailleurs que l'attaque conter Megaupload n'est rien d'autre qu'un piège pour attirer Anonymous et ainsi justifier que "tous ces gens qui parlent de liberté ne sont en fait que des pirates". Piège exécuté juste après le recul des autorités US sur SOPA et PIPA, pour casser le mouvement de "goodwill" envers Internet engendré auprès du congrès US. 

La logique Anonymous refléte trés exactement la "préhistoire" du mouvement ouvrier, quand il était impossible de se mettre en gréve, ne parlons même pas de constituer une section syndicale (dont par ailleurs la reconnaissance officielle est fort récente, puisqu'elle n'a été reconnue que consécutivement à mai 68) Le premier moyen d'action était "le sabotage" depuis ses origines "luddistes", moyen fort prisé et défendu par les "syndicalistes révolutionnaires" dont Pierre Pouget le fameux "père peinard"

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Aprés, il est de toute façon difficile de fonctionner de façon "démocratique", surtout dans le cadre d'une "démocratie représentative" qui n'existe pas sur internet (aucun des organismes de "gestion" d'internet comme l'IANA (qui attribue les numéro ip) l'ICANN, l'ISOC, l'IETF, etc. ne sont gérés "démocratiquement")

euh.... la reconnaissance officielle -du droit de se mettre en grève - est fort récente, puisqu'elle n'a été reconnue que consécutivement à mai 68 : 1864 : droit de grève / création des syndicats ; juin 1936 : Accords de Matignon ; 1944-45 : Application du programme du CNR, inscrit dans la Constitution de 1946, et dans le préambule de celle de 1958

http://www.lesite.tv/videotheque/0521.0213.00-lucie-aubrac-la-resistance-resister-cest-informer

Je n'ai pas parlé du "droit de gréve" mais de la "section syndicale d'entreprise" qui a été reconnue suite aux accord de juin 68

En France, la section syndicale d’entreprise (SSE) a été créée par la Loi du 27 décembre 1968 en application des accords de Grenelle.

Le texte de loi est consultable ici

Evidemment, avant cela il y avait des sections syndicales dans les entreprises. Mais elle n'avaient ni droit de réunion, ni droit de collecter les cotisations syndicales, ni panneaux d'affichages permettant leur expression a l'intérieur de l'entreprise, etc.

 

La formule, est exacte:" la force des faibles" L'Internet, invention du complexe militaro-indiustrielqui connaît très bien les failles du  système sert en fin de compte les rétifs, les combattants isolés, les inembrigadables, sans parti  et créatifs confrontés à un défi de forcer les défenses du CLOS.

La plupart des hackers le font pour le sport; les états (Israel, USA, Chine, Russie, Iran,etc.) le font en  lançant des attaques, en bâtissant des lignes de reconnaissance de l'attaque et de défense des positions...

Les Anonumous sont finalment plus inqiétants pour les puissances parce qu'ils démonntrent qu'aucun site n'est inviolable. Wikileaks de Julien Assange traite du déjà  fait, Anonymous de ce qui risque de nous arriver.

En Algérie- consulter algerieinfo.com_ il y abien sûr des hackers géniaux;; ils ont déjà attaqué Israel, la maison blanche, des sirtes officiels en France ainsi que des sites marocains et égyptiens ( ua moment de la qualification àla CM de foot!). On apprend régulièrement par les journaux leurs arrestations.

Mais il existe des sites'( les plus nombreux) spécialisés dans la dénonciation de la corruption à tous les niveaux.

Leur faiblesse? Leur  dénonciation n'a aucun effet...

L'autre risque est une surveillance plus grande et de tous les in,stants-si ce n'est déjà fait- de toute personne possédant un télépphone, un ADSL, un cerveau!

Le combat n'est plus une( seulement) affaire de courage ou de volonté

Excellent billet !

C'est une présentation fort détaillée qui se lit bien, sans alourdir ou rendre trop long le billet. Bravo.

J'ai utilisé Arpanet avec un protocole nommé Kermit (!)  - sur mon ordi de marque KPro2 dont le manuel était constitué de quelques pages d'Assembly seule langue de programmation pour son système, Unix... Cela donne une autre perspective sur le hacking car à ce moment là, tout était ouvert - rien de caché, on pouvait contrôler le monde (enfin c'était le sentiment Sourire). Des barrières de sécurité furent donc peu à peu érigées pour protéger ce que l'on pouvait et dès ce moment évidemment les initiés se sont mis eux aussi à contourner les barrières.

La lutte contre le hacking est une lutte à contre-courant ! La seule vraie parade : tirer la prise - couper le jus ! Et envoyer une lettre par la poste...

Kermit est un protocole de transfert de fichier et d'émulation de terminal... Qui existe encore (et est toujours maintenu par l'université de Colombia, même si officielement le support s'est arrêté en juillet 2011) Quand à Unix, c'était quelle version que vous faisiez tourner (entre la version ATT, la BSD, les versions commerciales type Xenix, etc) ?

Je ne savais pas que Kermit existait encore - il "émulait" pas grand chose à cette époque ! Pour la version de Unix, je n'en sais rien, ayant assez vite délaissé mon kpro2 pour la chance d'utiliser les serveurs de l'université de Washington auxquels un prof de grec, arabe et turc avait eu la bonté de nous donner accès pour nous initier aux problèmes des alphabets non latins à stocker et représenter !

Si ; avec Kermitt tu peux émuler un terminal VT 100 (c'est surtout pour ça que je m'en servait aux "heures héroïque")

Pour ceux (et celles) qui n'ont pas connu l'informatique des années 70, le terminal VT100 était un terminal commercialisé par DEC (une grosse boite d'informatique de ce temps là) qui était trés utilisée pour se servir d'un systéme unix (qui n'est pas loggué sur un pc genre Xenix vendu par Microsoft)

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Merçi de me proposer les anonymous,  mais moi aussi je suis une bûche en informatique.Par contre  je vois bien l'intérêt d'une communication rapide. En ce moment il y  a de quoi faire pour combattre cette espèce de mélasse  xénophobe, anti prolo, cocorico qui sévit .

Si vous avez des trucs bien avec les anonymous vous me donnez le mode d'emploi en même temps.

Bonjour Marc,

Comme tu le dis, c'est un nouveau mode très efficace de sabotage. Mais comment passer du sabotage d'initiative plutôt individuelle (si j'ai bien compris), à une force de proposition collective? C'est ce que je ne vois pas dans ce mouvement.

Non, ce n'est pas du sabotage "individuel", mais des collectifs assez "informels" qui se forment au gré des affinités, et qui décident de tel ou tel objectif. Aprés, ce n'est pas un modéle a donner en exemple, mais ce qui est intéressant c'est qu'ils ont fait sauter la compétence technique comme barrière sociale...

Pour voir la discussion/rencontre de Techtoc.TV et des hackeurs au visage découvert avec Sandrine Bélier... et comment, en quelques minutes, en démo, le site de Techtoc hyper protégé est "piraté" par nos hackeurs politiques et gentils (Ben oui, il existe également des méchants et criminels hackeurs) :)) http://blogs.mediapart.fr/blog/ivan-villa/080212/manifestations-internationales-contre-acta-le-11-fevrier-2012  

 

L'entrevue cabot "insurgé" Brest© Patrig Kemener

 

 

je repasse demain ou ce soir , a plus , juste pour une vidéo délirante et riante

la lutte, ne doit pas nous empècher, de tenter le sourire , la ba,  le béaba , et

la force des faibles !

Excellent billet Marc ! Au vu de leurs actions pour une certaine "démocratie", je ne dirais pas que "the anonymous" soient des cybercriminels, le fait qu'ils dérangent les institutions me convient, un peu comme le contre pouvoir syndicaliste des ouvriers, pour ce qu'il en reste!!

Pour la dame du  bois joli qui est une buche en informatique, et qui se demande comment rejoindre les "anonymous"

deux endroits ou les trouver :

l'imageboard (échange de fichiers, forum) "4chan" Attention, il y a surtout de la pornographie, du mauvais gout absolu, des blagues racistes, sexistes etc

cela se présente comme un site (taper www.4chan.org) organisé en "canaux de discussions dédiés

on les trouve également sur les cannaux irc

petite présentation de irc :

Internet Relay Chat ou IRC, (en français, « discussion relayée par Internet »), est un protocole de communication textuelle sur Internet. Il sert à la communication instantanée principalement sous la forme de discussions en groupe par l’intermédiaire des canaux de discussion, mais peut aussi être utilisé pour de la communication de un à un. Il peut par ailleurs être utilisé pour faire du transfert de fichier. IRC est différent de la messagerie instantanée, celle-ci étant plus dédiée aux communications de un à un.

Pour utiliser irc il faut un logiciel "client"

Sur les pc le plus connu : mirc

Pour les mac, r X-CHAT AQUA

pour linux : y'en a trop !

Ah!!! Le protocole IRC!!! J'ai failli oublier!!! Clin d'œil

Cela me rappelle l'époque où on se connectait avec winsocks, lisait son courriel par Eudora,  et surfait avec  Nescape 2!!!

Le pire, c'est que ça existe encore ! Clin d'œil

Encore plus fort, les anoms ont hackés la boite mail du dictateur syrien

//// Des membres du réseau Anonymous ont publié lundi matin les mots de passe permettant d'accéder aux boîtes à courriels de plusieurs aides de haut rang du président syrien Bachar Al-Assad. Depuis, de nombreux Syriens expatriés s'égaillent à travers leurs messages, rapporte le site du magazine américain Foreign Policy.

La plupart des aides usaient du même mot de passe, pas vraiment adapté à leurs fonctions au sein d'un régime intensément scruté par la communauté internationale : "12345"...

 

La moisson d'informations est cependant décevante : pas de scoops, mais quelques perles, dont le message reproduit ci-dessous. Il est écrit par une attachée de presse syrienne basée à l'ONU, à l'intention de son homologue au bureau présidentiel, à Damas. La jeune femme y détaille quelques points importants aux yeux du public américain, que Bachar Al-Assad devait se préparer à contrer lors d'une interview accordée le 7 décembre à la chaîne américaine ABC.

 

Selon la chargée de presse, les médias américains se soucient donc de...

 

La violence
L'idée de violence a été un sujet majeur, mentionné dans tous les articles. Ils emploient ces expressions : "Le gouvernement syrien massacre son propre peuple", "Des tanks ont été déployés dans de nombreuses villes", "des avions ont été utilisés pour réprimer des manifestations pacifiques" et"l'action des forces de sécurité est criminelle et sanglante."

 

Les bains de sang
Les bains de sang sont un autre sujet soulevé dans les médias américains. Aucun ne mentionne combien de "soldats et membres des forces de sécurité ont été tués". Ils pensent que les bains de sang sont le fait du gouvernement, qui attaque des "civils innocents"et des "manifestants pacifiques". Mentionner des "groupes armés" durant l'interview est extrêmement important et nous pouvons utiliser des "articles américains et britanniques" pour prouver qu'il existe bien des "gangs armés" en Syrie.

Et ainsi de suite, à propos des réformes promises par le gouvernement syrien ("le public américain ne s'intéresse pas aux réformes"), de l'importance de reconnaître quelques erreurs ("les Américains peuvent être aisément manipulés lorsqu'ils entendent qu'il y a eu des 'erreurs' et qu'elles vont être 'corrigées'") à propos de Facebook et YouTube (les Américains aiment Facebook et Youtube),

Très bon boulot qui pour un anarchiste comme moi me confirme la force de l'anarchie sociale.Cette propriété de systèmes complexes en interactions capables de faire émerger globalement ce qui leur est favorable. Il en va ainsi des sociétés moléculaires au sein des  organismes vivants, de la marche de la science, et aujourd'hui du respect des individus dans la société.

Internet sa liberté, ses hackers m'enchantent

@marc

Je souscrit à votre remarque:

Il faut dire déja que l'Algérie a une des presses les plus courageuse du Monde !

On ne le sait pas assez en France car ceux qui le savent n'osent le dire, notre presse est si médiocre...

Article remarquablement documenté et vraiment instrucrif pour qui comme moi n'est pas plongé dans cette "culture" de réseaux et de technologie web. Merci donc.

J'avais ouï dire que pas mal de hackers virtusoses sympathiques finissaient confortablement leur carrière dans des entreprises, administrations, officines de flicage, de contre-haching/espionnage au service du business... ce qui ne laisse pas d'interroger sur les motivations personnelles de ces "snipers" à commencer par Asange dont les propos rapportés me paraissent ambigus sous le masque "angélique"  : Il y a une vraie fluidité, on entre et sort comme on veut, il n’y a pas de hiérarchie, de personnalisation de qui que ce soit, de pouvoir apparent. Dans son cas on peut en douter, ses exploits sont récompensés d'une belle notoriété.

La conclusion me laisse perplexe : "L'auto organisation plus les réseaux sociaux, pour reprendre une formule de Vladimir Oulianov dit "Lénine" (le premier hackers historique, celui qui a piraté la socia démocratie européenne".Je trouve la comparaison osée"une vraie fluidité, on entre et sort comme on veut" (Asange). Lénine ne s'est pas comporté comme un hacker anonyme et manipulatoire même s'il fut un fin stratège et tacticien. Il a agi drapeau déployé, s'imposant dans le camp de la sociale démocratie pour mener son combat bolchévique. D'autre part les soviets tels qu'il les a pensés n'avaient rien à voir avec ces réseaux informels anonymes où "on entre et sort comme on veut" (Asange). Au contraire ils se voulaient des structures organisées, disciplinées, strictement localisées, car la démocratie a besoin d'ordre et de transparence et ne saurait s'exercer dans des conditions improvisées, aléatoires, dans une spontanéité certes sympathiques mais propices à toutes les manoeuvres et manipulations de la part des mieux lotis, avertis et placés.

Je me dis, au regard de ce genre phénomène, que comme bien souvent dans l'Histoire, les pionniers des contre-pouvoirs d'aujourd'hui peuvent devenir les pouvoirs de demain, faute de finalités clairement définies à l'origine de leur aventure.

 

à Dominque C

Entièrement d'accord avec vous. Le garde-fou c'st la démocratie avec ce qu'elle comporte de lois, règles et d'institutions.

La référence à Lénine avait un petit coté ironique... Sinon, tu as tout a fait raison sur les limites objectives de ce genre de pratiques. Qui ne vont pas et ne peuvent pas se substituer à des espaces de politisation plus classiques. Et puis que feraient les "révolutionaires professisonnels" qui attendent le matin du grand soir et la gréve générale insurectionnelle qui va renverser la bourgeoisie ? (cette dernière remarque aussi est ironique) Mais si il y a une leçon a tirer pour "les espaces de politisation plus classiques", c'est que l'inovation, l'expérimentation de nouvelles formules, ça peut payer....

Sinon, c'est vrai que certains hackers ont "fait carriére". Ceux qui avaient une véritable expertise technique de l'informatique, des réseaux... Mais ce n'est justement pas le cas des anonymous, qui sont des "scripts kiddies" (on appelle ainsi dédaigneusement sur la "scène" hackers les gosses qui repiquent des programmes de hacking sans s'y connaitre plus que ça) et qui ne feront jamais carrière dans la sécurité informatique....

Marc, ton billet est très éclairant et le fil de discussion très intéressant.

  

Il me semble qu'il y a aussi, avec les Anonymous, une dimention "guerilla", au sens où l'entendait Lawrence : des micro-actions visant les liens de communication (les routes, les postes de guêt, les postes de ravitaillement...) pour obliger l'armée à se déployer partout, dans le fol espoir de tout contrôler ; et, en se déployant partout, cette armée voit non seulement ses charges financières exploser, mais, pour se coordonner, elle a de plus en plus besoin de système de communication... ce qui offre de nouvelles cibles.

 

à Democryte

Vous décrivez une stratégie que le FLN algérien a mise en oeuvre dans la guerre d'indépendance de l'Algérie (puisque 50-tenaire il y a).

Mode de fonctionnement dans la clandestinité ce qui n'est pas innocent. Alors jeu ou guérilla ?

Les Anonymous semblent représenter, plus qu'une idéologie, dabord une pratique ou une "culture" qui par définition ne se définit pas ou très peu !  Encore que le parallèle que fait Asange avec les religions sans les églises peut inquiéter. Ils semblent se fonder sur une vision quelque peu manichéiste de Bien contre le Mal. Ils ne sont pas les seuls : certaines de leurs cibles partagent cette même vision. Pratique qui peut être au service de pires comme des meilleures causes. Leur spécificité consiste en ce que cette pratique peut-être à la portée de tout le monde à la limite, si j'ai bien compris le texte de Marc, et  les Anonymous connaissent d'autant plus de sympathies que le "Système" mondial dominant devient de plus en plus oppresseur, déficient mais aussi opaque, occulte. Est-ce pour autant une preuve d'épanouissement de la démocratie dans un tel contexte de crise du "Système" ?

Beaucoup d'interrogations donc. Sans pour autant nier l'intérêt subversif positif que peut comporter cette pratique dans certaines situations.

@ Orbazan
  
Non, je pensais surtout à Lawrence et la guerilla arabe et à sa tactique contre l'armée turque en 1916-1918. Mais en même temps, Lawrence a fait modèle pour nombre de guerilla dans le monde. Les autres rapprochements possibles avec Lawrence sont :
1. que le soldat de guerilla doit bénéficier d'une sorte d'avance technologique sur le soldat moyen (à l'époque de Lawrence, il s'agit surtout de la maitrise de la dynamite). En un sens les Aninymous ont une très grande avance technologique sur l'agent de repression moyen.
2. Il faut choisir des cibles qui permettent de "gagner les coeurs et les esprits" : les combats des Anonymous sont populaires
3. Il ne faut pas d'organisation centrale, mais des petites unités très mobiles et autonomes.
 
Sur la question de l'idéologie : le hacking peut-être l'arme de n'importe qui. Je soutien une association qui a un site d'information sur la question des drogues, plutôt orienté réduction des risques, et ce site a été recemment attaqué par des hackeurs turcs. Pas d'info sur leurs motivations, mais...

Excellent article, très informatif pour des gens qui, comme moi, sont des dinosaures trop imprégnés de la "culture papier" pour plonger vraiment dans la "culture numérique".

   Sur le fond, et en faisant la part entre hackers ("bidouilleurs, bricoleurs") et "Anonymous", outre le parallèle qu'on peut faire, en effet, entre ceux-ci et les anarchistes, il me paraît que l'on peut dire qu'ils sont des spécialistes du combat dans les souterrains. En l'occurrence, même, vu la "qualité" de ce que montre "4chan", dans les égouts. Et je pense toujours, à leur sujet, au personnage incarné par De Niro dans le prémonitoire "Brazil" de Terry Gilliam : faux réparateur, vrai saboteur de l'ordre établi.

N'étant pas anarchiste je ne suis pas le mieux placé pour réfuter l'analogie avec l'anarchisme. Avec l'anarchie, ça me paraît plus jutse ou des pratiques libertariennes (pas libertaires).

Il faudrait que tu développe la différence entre "l'anarchisme" (ensemble de "pratiques situées") et l'anarchie (idéologie qui sous tend ces pratiques) Un peu comme on peut diverger entre "Marx" (qu'un ensemble d'acteurs révérent, y compris des crapules) et "marxisme" (qui est selon un trés bon auteur "l'ensemble des pratiques contradictoires faites à partir des lectures divergentes de Marx")

Merci Marc pour ce billet qui donne une vue d'ensemble sur un phénomène dont j'ignore à peu près tout !

Moi aussi je suis tentée de comparer ces actions à celles d'anarchistes en d'autres époques.

C'est une réaction rebelle à un ordre établi (ex : l’arrimage du pouvoir à la technique), une façon d'inquiéter l'ordre, c'est déjà ça.

En fait j'observe ce mouvement, et en même temps je ne peux m'empêcher de me demander quels sont les effets sur l'homme de cette technologie qui "déréalise" : est-ce que l'expérience à venir pourra permettre à la fois d'utiliser cette puissance technologique et de donner une chance à la fédération bien réelle des forces d'émancipation collective ? (mais je sais aussi qu'une manif est prévue aujourd'hui à Paris ....)

 

Félicitations, je ne pensais pas que quelqu'un de moins de 60 ans s'intéressait à la préhistoire !

@MARC TERTRE.

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Robin des Bois, à condition qu'il ne vieillisse pas ...

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Sujet très "mode" ...

http://www.franceculture.fr/emission-le-secret-des-sources-anonymous-pourquoi-la-presse-est-elle-fascinee-2012-02-11

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Sourire

à Christian Paultre

C'est une réaction rebelle à un ordre établi     .....  c'est le point de vue classique de la rébellion anarchiste

Réaction rebelle, ça en a tout l'air. Mais réaction à caractère personnel ou individuel mais pas collectif au sens politique et organisationnel ; c'est toute la différence avec l'anarchisme.

Peut-être pas" collectif au sens organisationnel", mais collectif au sens politique : regroupements d'individus pour des "actions", sur le modéle non pas anarchique (il y faut un minimum d'organisation) mais anarchiste. Nous voyons et nous verrons se multiplier ce modéle à différents niveaux de l'action et de la réflexion (pour la réflexion, nous sommes ici-même et maintenant précisément, en train de le faire). Pour l'action le "mouvement des indignés" ou OWS en sont d'autres exemples ; en surface ou superficiels, mais réels.

   Je dois ici préciser que ma connaissance de l'anarchisme théorique se limite au livre de Hans-Magnus Enzenberger sur Durruti. En fait un praticien de l'anarchisme, qui en a connu les limites.

à Fedor A.

Peut-être pas" collectif au sens organisationnel", mais collectif au sens politique : absolument d'accord avec vous. Je n'ai volontairement pas utilisé le mot "politique" parce que je pense qu'il ne convient pas pour qualifier les Anonymous tels que Marc nous les a décrits.

Ps. Quoique .... Si ! j'ai bien utilisé explicitement le mot politique dans ma réponse à Christian Paultre ! Ne pas tenir compte de ma 2nde phrase !

De fait, les anons se sont "politisés" au sein du 4chan. Les première actions qu'ils avaient fait étaient marqué du sceau du "lulz" (ce mélange de mauvais esprit et de blague potache) mais leur véritable "politisation" s'est déroulé lors de leur action contre "l'église de scientologie". Et les cibles qu'ils se sont choisis sont assez significatives, il me semble. Evidemment, ça n'a rien à voir avec le "mouvement ouvrier" traditionnel (contrairement aux "indignés" et autres "occupy" qui ont un rapport, plus ou moins ténu, avec celui ci)

à Marc Tertre,

Et bien il fallait le dire dans votre billet pour qu'il n'y ait pas de malentendu. Mais malgré ces bonnes intentions morales (Le Bien contre le Mal, voir ce que j'en dis à Democryte ici) la nature même du "dispositif' Anonymous (clandestinité) et l'absence de projet polirique , en tous cas public, ne représentent pas des gages de fiabilité démocratique et révolutionnaire de transformatrion de la société. Ils seraient plus un effet qu'une cause. M'est avis.

m'est avis ... que ça vaut le coup d'essayer ! on n'a pas tant de chances ou d'opportunités que ça dans notre monde extrêmement policé et cloisonné d'oubvrir un espace de défense des libertés, et de communication, débouchant sur des actions de type "guérilla"

le monde est en guerre, économico-politique, les anonymous ont commencé une guérilla, car c'est quand même souvent comme ça que des individus sans pouvoir, isolés, se rassemblent et asticotent les pouvoirs en place pour faire entendre leurs revendications, non ?

 

à La Dame du Bois -Joli

Bien sûr qu'il faut essayer, de toutes façons c'est là, ça fonctionne, et à bas ACTA, Hadopi et Cie. Je pose simplement la question des limites et des risques.

Moi je suis bien d'accord la dessus (sur les limites et le risque) Mais ça n'enlève rien à l'utilité selon moi d'essayer de mieux connaitre ces mouvements , de voir d'où ils sont issus, leur histoires, leurs "valeurs"...

à Marc Tertre

ce que je dis également... mais si possible essayons de penser les problèmes (ou problématiques) dans toutes leurs dimensions ou sous toutes leurs facettes. Il me semble que l'action de  Anonymous pose la question non pas de la liberté d'expression mais des fondements politiques et démocratiques de son rapport et de ses apports aux luttes contre les pouvoirs dominants oppresseurs (tous azimuths d'ailleurs).

Mais réaction à caractère personnel ou individuel mais pas collectif au sens politique et organisationnel ; c'est toute la différence avec l'anarchisme.

Si vous trouvez que le Printemps Aeabe n'est pas un effet collectif...

C'est aussi un mouvement sans chef déclaré autre aspect de l'anarchie.

Aujourd'hui l'anarchie sociale est porteuse d'une force d'organisation sociale qu'elle n'avait pas avant pour au moins 3 raisons

l'individualisme et les valeurs de respect qu'il promeut

la complexité des sociétés  qui doivent désormais être gérées collectivement

l'intelligence collective que permet la révolution numérique

à Christian Paultre

Mais pourquoi cette réplique ? Il faudrait être totalement débile pour ne pas voir dans les mouvements de masses des mouvements collectifs ! Mais il faut tout lire. J'ai dit : collectif au sens politique et organisationnel, donc structurel et structuré.

C'est aussi un mouvement sans chef déclaré autre aspect de l'anarchie. C'est vous qui le dites. Mais ne confondez pas "anarchie" et "anarchisme".

Sinon je ne comprends rien à la fin de votre explication : Comment l'anarchie, fût-elle sociale, peut-elle être porteuse d'organisation sociale ? C'est quoi l'anarchie sociale ? C'est quoi l'organisation sociale : l'Etat ?

Probablement que nous ne prêtons le même sens aux mots. Mais si vous m'avez bien lu dans mes divers commentaires ici, vous aurez remarqué que je m'interroge plus que n'affirme péremptoirement. Sourire

1-Je ne vous traite pas de débile

2-ma culture est limitée puisque je confonds anarchisme et anarchie

3- dans mon esprit brumeux l'organisation sociale anarchique s'opère autour  de structures de décisions collectives très décentralisées et très imbriquées.

4-le caractère péremptoire de mon propos tranche un peu avec le consensus mou et le politiquement correct veuillez m'en excuser

à Christian Paultre

Que de susceptibilité! Allons, ne prenez-pas pour des attaques personnelles des remarques sincères et non polémiques par rapport à vos propres déclarations. Ce serait dommage pour la bonne tenue et qualité de ce billet  initié par Marc. Ce qui est assez rare sur Mdp Club. Je vous le dis sans ironie ni acrimonie. Donc bien cordialement. Du reste je n'ai plus rien à ajouter à mes commentaires à ce sujet. Sauf si sollicitation... Bon week-end.

Christian a raison sur l'anarchisme de ce type d'organisation (anarchisme dans le sens de "auto organisation sans structures de centralisation hiérarchisées") Mais culturellement cela ressort bien plus de la révolte "luddiste" (du nom du "général ludd", le grand ancètre du "déni de service") malheureusement peu et mal connue ici

Je vais dire une connerie sûrement mais les syndicats gagneraient à s'inspirer des anonymous parce que le cercle vicieux o ù ils sont rapport de force ,négociations ,d'où sentiment de trahison ça a atteint ses limites .Il faut donc trouver autre chose sans casser l'outil de travail  / Les syndicats oublient les machines .

à Marc Tertre

je ne tiens pas ma promesse ...

On ne peut que s'en tenir aux mots ici. Désolé mais Christian Paultre parle d'"anarchie" pensant peut-être "anarchisme". Cela dit, quitte à donner des boutons à certains, ce que tu nommes et fais dire à Christian "auto organisation sans structures de centralisation hiérarchisées" ressemble bien à ce qu'auraient dû être les soviets, dès lors que ce qu'on entend par "centralisation hiérarchisée" n'est pas synonyme de bureaucratie centralisée autocratique (autrement dit stalinienne) mais  coordinations articulées et organisées de comités de base d'entreprises, d'administrations,d'étudiants-lycéens, de  quartiers, avec attributions de responsabilités par et sous contrôle des citoyens,  telles que conçues par Lénine . De ce point de vue le mouvement des Indignés, qui n'est pas hostile au hacking certainement, me paraît plus reprentatif de cette "auto-organisation" démocratique que les Anonymous, tels que tu les décris.Si c'est ce que Christian, toi et moi concevons sous des vocables différents, alors nous avons raison, à nos yeux du moins. C'est tout le débat avec les anars, un autre débat.

Pourquoi pas un billet, cher Marc,  sur "Anonymous, démocratie et révolution sociale" ? (j'en suis fort incapable n'étant pas suffisamment au fait de la chose Anonyme virtuelle).

Et dire que nous avons depuis si longtemps, chez nous en France, notre Anonymous bien à nous, alors que nous n'y pensons pas ! Je veux dire

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il est tant lu; que par l'un que par l'autre , pas loin de 1 000 000 de lecteurs chaques mercredi faisant

c'est dire, que la majorité en osmose pour la pensée, n'est pas forcément la meilleure des choses

 

à marc

merci pour tes explications, bien sûr pour moi, c'est hébreu, chinois, finnois etc mais je mets ton billet en favori, j'y reviens, je décrypte calmement et j'avance à pas menus, ok ?

je vais pour l'heure tenter de remettre de l'eau dans mes canalisations ... pas gagné ... 

Au départ petits bidouilleurs  faisant croire au génie à l'instar de Bill Gate ont vite compris les avantages qu'ils pouvaient tirer des faiblesses d'une informatique naissante très archaïque et fragile.

Ils ont réalisé quelques exploits en pénétrant dans des sanctuaires  pas trop difficiles d'accès, mais surtout Ils ont produits des virus informatiques véritable fléau qui a fait perdre énormément de temps et d'argent aux utilisateurs de l'informatique, les plus malins ont tissé des liens assez troubles avec les sociétés fabricant des antivirus.

Tout cela n'étant finalement ni très génial ni très glorieux on a redoré le blason en jouant les chevaliers blanc en s'attaquant à des emblèmes politiques ou au nom de la transparence en diffusant des informations secrètes obtenues par effraction.

Les choses deviennent beaucoup plus sérieuses avec l'arrivée des logiciels permettant les échanges de fichiers entre ordinateurs de manière très simple; dès lors le fameux piratage de la musique et des films devient un jeu d'enfant et bouscule tout le système de l'industrie culturelle. Le pouvoir économique et politique s'en émeut et y voit une belle occasion de règlementer cet insupportable espace de liberté et de licence.

Mais les usagers du net qui ont gouté toutes ces libertés ne voient pas les choses ainsi et aimeraient que les chevaliers blancs viennent à leur secours. On en est là, la bataille est engagée.

Peut on tirer une morale de cette affaire souvent immorale. C'est l'éternelle question des conflits entre la liberté et la morale sociale où l'on ne peut trancher de façon systématique entre l'une ou l'autre; nos Hackers sont parfois de vrais voyous parfois des chevaliers blancs sans peur et sans reproche

 

/// Au départ petits bidouilleurs  faisant croire au génie à l'instar de Bill Gate ont vite compris les avantages qu'ils pouvaient tirer des faiblesses d'une informatique naissante très archaïque et fragile.

L'informatique naissante n'était pas "archaïque" (je ne sais pas si ça a un sens de dire ça) Et les hackers au sens "original" (c'est a dire capable de faire une radio FM a partir d'un rasoir électrique) ont aussi contribué a la rendre plus ouverte, a explorer de nouveaux chemins. Quand a Bill Gates, rien de moins hackers que ce gars là ! Et ce  n'était pas un génie (il ne l'a d'ailleurs jamais prétendu)  Mais il avait un talent, il faut le reconnaitre, c'est de comprendre comment on impose une norme et les bénifices afférents...

/// Ils ont réalisé quelques exploits en pénétrant dans des sanctuaires  pas trop difficiles d'accès

Un exploit c'est (merci wikipedia)

Un exploit est, dans le domaine de la sécurité informatique, un élément de programme permettant à un individu ou un logiciel malveillant d'exploiter une faille de sécurité informatique dans un système d'exploitation ou dans un logiciel que ce soit à distance (remote exploit) ou sur la machine sur laquelle cet exploit est exécuté (local exploit), ceci, afin de prendre le contrôle d'un ordinateur ou d'un réseau, de permettre une augmentation de privilège d'un logiciel ou d'un utilisateur, ou d'effectuer une attaque par déni de service.

On peut aller consulter une liste d'exploits sur http://www.exploit-db.com/ -base de donnée d'exploits, mise a jours régulière...

La aussi, je ne suis pas trop d'accord (sur le fait que "c'était facile") : meme dans les années 80, il y a eu du lourd concernant certains "exploits" (ne parlons même pas de ceux qui ont défrayé la chronique)

Par contre, je suis tout a fait d'accord concernant les virus !

 

 

Bill Gates n'était pas un hacker mais un fils de banquier il s'est construit une espèce de légende de petit génie de l'informatique qui l'arrangeait commercialement.

J'ai assez activement participé aux débuts de l'informatique avant les PC et je peux dire que l'assembleur c'était pas de la tarte et les protocoles de communication réseau étaient très laborieux.

Avoir une bonne connaissance des systèmes d'exploitation et des systèmes de sécurité n'est pas forcément génial comme le prétendent   une certaine  littérature et de nombreux films sur le sujet. Il n'est pas mauvais de remettre certaines valeurs à leur place et rappeler que le travail du hacker est très besogneux

L'informatique n'a pratiquement pas de génies petits ou grands, c'est encore une légende.

Très technologique l'informatique est une discipline extrêmement collective concernant des technologies très variées dont l'ensemble forme un tout  homogène assez impressionnant.

Ce qui est génial c'est l'espace de liberté que le net offre à chacun et dont le dernier Acta nous promet bien du plaisir.

Par exemple

http://www.leparisien.fr/high-tech/accord-acta-les-anonymous-defilent-dans-toute-l-europe-11-02-2012-1856846.php

Bonjour tous. Défendre la liberté de pensé et d'expression est un droit. Lorsque que celui ci se retrouve violé, bafoué, nié voir même travesti par certains (politiques, médias, multnationasl, etc...) avec leurs outils, cela devient alors un devoir...! Je crois que M; Hessel Stéphane a dit quelque chose comme ça...!

Certes ! Mais les "anonymous" ont une façon "bien à eux" de défendre la liberté d'expression. C'est justement ce qui est intéressant chez eux !

Tout à fait Agnès ...

La méthode est certes inovante, mais la culture du secret qui l'entoure, me laisse en interrogation ?

Car, il a bien une anomalie, dans ces temps, et pour faire vite ...un proverbe à  la "chinoise" ..

" C'est pas quand on a les pieds dans la boue,...

.....qu'il faut chausser les bottes ! "

Quand on constate toute les polèmiques sur certaines "obédiences secrètes " ( des Francs maçons >>> Think Thank néo moderne) , et justement ce que condamne ceux-ci la plus part du temps, il y a contradiction

Aussi, on peut s'interroger de cette volonté du masque, dès lors que les revendications ou mot d'ordre annoncé par ceux du plus grand nombre qui s'en réclament....la capacité de se cacher, n'est pas propice à attirer la confiance de ceux qui triment au quotidien, c'est tellement manipulable , surtout par ceux qui ont le pouvoir de la visibilité...

L'article de Marc est interressant, de fait qu'il ouvre la discution, je n'ai pas d'avis arrèté .. à ce sujet des ???

Je ne mettrai pas tout ce mouvement, dans un ensemble homogène ...

Le meneur ... est un élément incontournable, c'est anthropologie ... , il deviendra dangereux ou "gourou", si les écouteurs ne réagissent pas à ses écarts, d'ou l'essentiel, la critique utile , mm dans son camp ...

Les piratages des sites CIA, ou autres, sont impressionnant ...sont ils efficaces ? Et pour autant ..

Les hackers qui les pratiquent, sont autre choses que les rassemblement "Anonymous" ou " insurgés" , de mon point vue, l'engagement nécessite la visibilité, avec qui tu manifeste ...

 

Sur l'anonymat (et le secret revendiqué) il y a dérrière tout ça la question du légalisme ou de l'illégalisme. Quand on fait des actions illégales (comme les anonymous) on peut penser qu'il n'est pas trés malin d'apparaitre sous son propre nom. Ca peut l'être. Je pense aux action "d'arrachage" de plants ogm. Il est de fait que maintenant, en France, ces actions sont "revendiquées" Mais c'est aussi parce qu'on ne risque pas de faire des années de taule ou d'avoir une amende qui entrainerait la ruine... Dans pas mal d'autres pays, ce n'est pas le cas, et les "arracheurs" apparaissent masqués.

 Ils sont dans l'anonymat mais pas dans la clandesnité .

C'est complexe, je ne suis pas arreté..

Mais, il eu mieux valu etre anonymous, il a de ça longtemps ..cette zone de turbulence, était prévisible

bonsoir Marc, ..j'ai rien contre, et en plus j'y peux pas grand chose hé, ça aussi est à savoir , combien disent de cela

Lit l'article sur le nucléaire arret Besson, c'est Varenne en verlant .. ,'0) ils sont givrés et dangereux de plu en +

 

.Sourire

Je découvre dans le Monde Diplomatique de Février 2012 un excellent article de Felix Stalder (enseignant et chercheur à Zurich et Vienne-Autriche) intitulé :

"Anonymous de l'humour potache à l'action politique".

Je cite sa conclusion qui montre la force et les limites de cette pratqiue militante  : "L'outrance et l'audace des Anonymous leur permettent d'adopter des slogans -"Le piratage c'est la liberté"- si forts que pas un acteur politique traditionnel n'oserait y recourir sans craindre de perdre sa crédibilité. Avec un effet galavanisant radical sur des énergies latentes que les mobilisations classiques ennuient. Cependant, quelle que soit sa force, la spontanéité à grande échelle ne peut se mesurer aux institutions établies que sur le mode de la destruction. Cette forme d'organisation n'a pas pour objectif de construire des institutions alternatives. Elle collabore à la formation d'un horizon commun de contestation qui facilitera peut-être l'action future. Elle a déjà fissuré des murs qui semblaient indestructibles. D'autres protestataires transformeront ces faillles en ouvertures".

/// la spontanéité à grande échelle ne peut se mesurer aux institutions établies que sur le mode de la destruction.

Voilà une conclusion avec lequel je suis en complet désacord. Mais la révolte (nécessaire) passe forcément par une phase "destructive". Surtout si on a comme ambition d'aller un peu plus loin que la seule sauvegarde d'un "relatif" confort, il va falloir attaquer à l'os, et donc se confronter aux problémes de violence, de répression, etc. Ce auquel sont confrontés nos collègues grecs dans un autre domaine...

Ce qui est évident dans ce que tu cites, c'est l'horizon "réformiste" que cela sous entend. Réformiste en tant que cela ne met jamais "l'ordre étable" en cause. On transige, on négocie, on cherche à être "positif/ Or les "anonymous" ne sont jamais dans ce cadre là : leur point de départ (trés éloigné de la politisation actuelle) c'est le "lurz" le mauvais esprit. Face aux trop sérieux hackers, les anonymous sont des proto punks. Les sex pistols face aux ennuyeux icones du "rock progressif" genre yes et autres pénibles) ... (je remercie Vincent Truffy pour la comparaison) 

à Marc Tetre

Je veux bien. Mais peux-tu expliquer ou montrer par un exemple en quoi et comment la spontanéité à grande échelle (des Anonymous)  peut se mesurer aux institutions établies aussi sur le mode de la constuction ?

Peut-on vraiment mettre sur le même plan un phénomène " socio-musical" (pour ne pas dire une entreprise d'entertainment quand on sait qui a façonné et managé les Sex Pistols, cela dit sans préjuger de la valeur artistique - ) qui n'a quand même pas détrôné la Queen et une entreprise de piratage/déstabilisation-de-systèmes-informatiques ? Sur le plan du geste esthétique peut-être, mais au-delà ?

(ne m'embarque pas sur la Sex Pistols story : je ne suis pas assez spécialisé !)

/// Sur le plan du geste esthétique peut-être, mais au-delà ?

Non, ça ne va pas plus loin qu'une comparaison assez boiteuse. Par contre, c'est vrai que le "phénomêne" des sex pistols était controlé en partie par l'industrie culturelle, mais en autre partie ça allait beaucoup plus loin que ça .... Il me semble que le "phénomène" est allé assez loin de ses origines "socio musicales" (en plus, je suis un spécialiste de "The Clash", pas des SP...

à Marc Tertre

 

mais en autre partie ça allait beaucoup plus loin que ça

Oui, par sa dimension artistique/culturelle qu'en l'occurrence on ne peut totalement réduire, si on se replace dans le contexte de la jeunesse de l'époque,  à un simple produit marchand articificellement préfabriqué mis sur le marché par promotion publicitaire. Même si très vite récupéré marchandisé sous forme de mode. Mais sur ma 1ère question suite à ton objection précédente  ?

@MARC TERTRE (17:02 à 21:33)

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Les images ! Ouah le plexux !

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Sourire

Passionnant !!! d'autant plus que je n'y connaissais vraiment rien ...

Merci beaucoup.

Paulette

NB : Bon, il va falloir que je revienne quand même pour tout relire plusieurs fois pour assimiler la 'substantifique moelle' (chez moi le cerveau digère lentement Clin d'œil).

Je livre à votre réflexion cet article : http://owni.fr/2012/02/25/operation-com-anonymous/

"L’opération com d’Anonymous"

Avec de conclusion de son auteur suivante :

Les lois répressives contre les libertés numériques, Acta, Pipa, Sopa, Hadopi, concentrent leurs critiques. Si bien que certains sortent dans la rue manifester, une façon de “créer une passerelle entre le virtuel et le réel” disent-ils. Mais peut-être aussi le début d’un schisme au sein du collectif. Hier soir, ils affirmaient que “le mouvement gagnant en ampleur, celui-ci veut naturellement gagner en visibilité et se séparer de son image principale de hackers.”

Une affirmation étonnante, mais dont la “conférence de presse” de vendredi soir était une démonstration flagrante. Exit le masque de Guy Fawks, les voix modifiées et les vidéos aux BO “angoissantes”. L’esprit foutraque du collectif, né sur le forum 4chan, une sorte d’immense défouloir d’Internet, serait-il en voie de disparition ?

Sauf que justement ces gens la ne sont "représentatifs de rien du tout"... Evidememnt certains (en particuliuer dans la presse "responsable") aimeraient bien avoir à faire avec des gens qui ne font pas des blagues de cul d'une certaine lourdeur (pour parler par euphémisme) et qui choisissent leur cible avec plus d'esprit responsable Mais c'est le prix a payer pour ne pas être récupérable ou récupéré...

Super interressant cet article...encore !

c'est peut-être ce qui interpelle ou dérange, c'est que les anonymous sont insaisissables et irrécupérables ..  pour l'instant

c'est ce qui fait à la fois leur légèreté et leur force

un concept taoïste presque

La liberté ne se demande pas elle se prend et s'arrête où commence celle des autres.
Etre artiste est un luxe offert par la société, aller demander à un ouvrier ce qu'il en pense

Voir des artistes se gaver de pognon est un scandale aussi grand que d'en voir crever de faim. Le piratage une façon de remettre en question un système assez pourri.

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