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Train de vie de l'exécutif: des questions qui dérangent

Le socialiste René Dosière, qui s'est fait une spécialité d'enquêter sur le train de vie de l'Elysée (lire ici et ) se montre trop fouineur. Matignon vient, d'une subtile manière, de lui signifier un certain agacement.

 

Le député avait récemment interrogé plusieurs ministres, par le biais de "questions écrites signalées", sur le nombre de fonctionnaires de leurs services mis à disposition de Nicolas Sarkozy (l'élu est persuadé que le coût de ces "prêts" en matière grise est mal répercuté dans le budget de l'Elysée et permet au Château de présenter des comptes officiels très allégés...).

 

Cette procédure dite des "questions signalées" autorise depuis 1994 les députés à exiger, de la part de n'importe quel ministre et dans un délai de 10 jours, des réponses circonstanciées à des interrogations d'ordre juridique ou financier. Cette règle, coutumière et non écrite, n'avait jusqu'ici jamais souffert d'exception. Depuis 15 ans, les membres du gouvernement répondaient rapidement et systématiquement. Cet outil, encore embryonnaire, préfigurait ce que la réforme des institutions de juillet dernier prétend développer: le contrôle de l'exécutif par le Parlement...

 

Or pour la première fois depuis 1994, les ministres viennent d'enfreindre la tradition: ils ont fait mariner René Dosière. Ceux de la Défense et du Travail, notamment, ont "omis" de répondre au socialiste dans les temps. Leurs explications chiffrées, sur les "petits" services rendus par leurs administrations à l'Elysée, ont été publiées au Journal officiel du 21 avril, "hors délai", avec plusieurs jours de retard...

 

«Il a fallu que le cabinet de Roger Karoutchi [secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement] intervienne!», s'offusque René Dosière. Certains y verront une trahison de la tradition républicaine, en tout cas une attitude symptomatique du peu de considération que Matignon porte aux députés... À l'heure où l'Elysée se vante d'avoir «modernisé» les institutions et «renforcé» le Parlement, cet épisode pourrait ramener les plus naïfs à la réalité...

 

Parmi les réponses finalement reçues par René Dosière, au moins 2 méritaient pourtant qu'on les examine de près (Mediapart vous les livre ici en avant-première):

 

1. Dans la première, le ministère de la Justice dévoile les dessous de la vie place Vendôme en 2007 (sous Pascal Clément puis Rachida Dati):
• le «parc automobile affecté à la Garde des Sceaux» et à son cabinet comportait ainsi 20 voitures (contre 15 pour son collègue de l'Agriculture, Michel Barnier)
• les frais de représentation de la ministre se sont élevés à 270.000 euros

• les dépenses de communication ont alors atteint 3.180.000 euros, dont 213.000 euros pour «l'organisation d'évènements», 315.000 euros pour «l'achat d'outils de communication», ou encore 118.000 euros pour la réalisation de sondages

 

(Cliquez ci-dessous pour télécharger la réponse du ministère à René Dosière)

Image 1_17.png
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2. Dans la seconde, Matignon éclaire les coulisses du voyage en Chine de Nicolas Sarkozy en novembre 2007, qui avait défrayé la chronique:
• 311 personnes l'avaient alors accompagné, dont :
- 26 ministres et collaborateurs (la «délégation officielle»)
- 72 «personnalités» (6 parlementaires, 3 «invités personnels», 14 «invités du milieu culturel et scientifique», 9 «jeunes scientifiques» et 40 «invités du milieu économique»)
- 9 interprètes
- 39 «personnels»
- 85 «services techniques»
- 80 journalistes

• 3 Airbus avaient été mobilisés, ainsi qu'un Falcon 900 et un Mystère 50 médicalisé
• le coût global de l'hébergement pour la Présidence avait été estimé à «123.410 euros», dont 70.000 devaient être versés par le gouvernement chinois, «en atténuation»...

 

Pour lire la réponse complète de Matignon, cliquez ci-dessous:

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Tous les commentaires

kairos Intéressant, comme toujours... De la fête "impériale" par temps de crise... C'est au moins une chose qui ne se "délocalisera" pas...

c'est le sarkozysme : que les pauvres (désormais, grâce à la crise, virtuellement quasi tout le monde) travaillent plus, se taisent et nous obéissent, pendant que nous pillons les finances publiques.

Les caisses soit-disant vides de la République ont dû retrouver des couleurs.!!! Et tous ces joyeux "drilles", nourris, logés et blanchis avec en plus très certainement un"plumard' quelque fois garnis, le contribuable étant là pour payés. Bah! comme s'ecriait Benjamin CONSTANT en 1830 après son ralliement à la Royauté "Servons la cause mais servons nous"!!!

Sarkozy : 123 410 € pour un hébergement de 3 jours, soit 41 137 € / jour, 18 042 heures de SMIC net. Daty : 270 000 € de frais de représentation pour un an, soit 739 €/jour, 39 474 heures de SMIC net. Daty doit en baver de jalousie.

Oui, ce sont toujours les mêmes qui se goinfrent, toujours les mêmes qui se serrent la ceinture. C' est trop injuste J'ai 71 ans de combats derrière moi et ce n ' est pas fini Rien n' a changé dans la nature de l ' homme . Que faire? tous les matins je me réveille avec l' envie de tout faire sauter. Merci d' être ce que vous êtes. JMordret

 


Le scandaleux train de vie de nos élus...

Je viens de découvrir un site tenu par E. Montana, dont je partage ses analyses (dont une partie que j’avais faites en travaillant sur les mêmes sources que M Montana) je reprends une partie de ses analyses ….

En bleu : M MontanaEn noir : des commentaires personnels pour souligner un point À la fin je rajoute quelques adresses en sus de celles données par M Montana, qu’il faut connaitre Aidez-moi à relancer l’idée de faire un apéritif géant.le 14 juillet devant l’Élysée et (devant toutes les mairies de France de manière a faire participer tous les citoyens . Pour la petite histoire, L’Élysée a prévu cette année de dépenser 1.000.000 d’euros ce jour là ….pour les invités officiels

Ne pas tolérer l’intolérable – Ralliez vous à mon panache blanc (Henri IV) « … Gardez bien vos rangs, je vous prie; si la chaleur du combat vous le fait quitter, pensez aussitôt au ralliement: c'est le gain de la bataille. (…)Si vous perdez vos enseignes, cornettes ou guidons, ne perdez point de vue mon panache; vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire". Il y a eu un combat pendant la Révolution Française qui a donné le libéralisme (peut-être pas un idéal dans l’absolu) mais dans cette révolution il y a eu des idées de justice qu’il est impératif de reprendre. Il y a des valeurs qui sont supérieures à d’autres valeurs, l’égalité et la justice sont des valeurs supérieures a l’inégalité et à l’injustice. Le citoyen doit reprendre les rênes de la politique (sens Res Publica) une société qui prend sans jamais donné n’est pas viable. Aujourd’hui la classe politique est dans une porosité morale intolérable. En tant que citoyen il ne faut plus tolérer ce qui est intolérable. Il ne faut tolérer que ce qui rend possible la communauté, il ne faut pas tolérer ce qui permet la montée des intégrismes, des inégalités, des discriminations.L’absence de probité des hommes politiques (de tous bords) les dérives de rémunération de ceux-ci est intolérable. Il faut repenser les règles du jeu pour que l’angoisse, la peur, la crainte le ressentiment sont dangereux car ils valorisent les intégrismes de tous poils, or la situation économique est telle que il faut apprendre à dialoguer, « je renonce a cela, tu renonces a ceci, nous renonçons ensemble, ….) Car il est urgent de créer dans l’esprit des lumières du XVIIIe de la communauté et du lien. Quand il n’y a plus d’argent dans les caisses, on ne peut pas tolérer qu’un dirigeant augmente son salaire de 200%, on ne peut pas tolérer une progression des frais de l’Élysée six fois supérieure au budget de l’État. On ne peut pas tolérer le train de vie des hommes politiques .. Tolérer l’intolérable est dangereux ! les gens sont intelligents si on leur explique .. il faut le faire c’est urgent.

Athéna

PS si l’un d’autre vous a une idée pour organiser via le net l’apéro géant du 14 juillet me contacter sur ma BL : v.athena.mt30@gmail.com

Bonne lecture


*Il est courant d'entendre dire que nous avons la classe politique la plus corrompue de toute l'Histoire de notre pays. Jamais la corruption n'a atteint un tel niveau.

(…)
Pourquoi se gêneraient-ils ? Puisqu'ils peuvent nous mentir, nous trahir, nous embobiner à chaque élection, nous tromper, nous voler sans risques, pourquoi se l'interdiraient-ils ?
(..)Mais pire encore, nous sommes un danger pour nous-mêmes et pour nos propres enfants. (..)
Indemnités, notes de frais, avantages en nature... Malgré les engagements à la transparence et à la rigueur en temps de crise, l'enquête du Nouvel Obs, montre que les zones d'ombre et les petits arrangements subsistent.
Nicolas Sarkozy et Marie Antoinette continuent de flamber ainsi que leurs « hommes-liges » et « courtisans » traduire parlementaires de tout bord et de tout poils

Selon les calculs du député PS René Dosière, qui s'est fait une spécialité de traquer les mécomptes du Château, ses dépenses - 113 millions d'euros - ont grimpé de 18,5% l'an dernier : "Les charges de fonctionnement - réceptions, fournitures, téléphone, internet... - ont doublé et les voyages ont augmenté de 26%. On nous dit que l'on met en concurrence les fournisseurs, mais la réception du 14 Juillet a coûté 475 000 euros l'an dernier, contre 413 000 un an auparavant."
Cette année 2010 le coût de la Garden Party s’annonce supérieur à 1.000.000 eurosPlus troublant : la comptabilité laisse apparaître un trou. "La présidence a dépensé 3 millions d'euros de plus que le budget qui lui était accordé", explique René Dosière.
Pour justifier cet écart, l'Elysée avance qu'il s'agit là d'une somme due par le ministère des Affaires étrangères. Drôle de comptabilité ! En tout cas, la volonté d'économie affichée par Sarkozy ne se traduit pas dans les chiffres. A une exception près : les aides sociales. Cette enveloppe qui sert à donner des coups de pouce aux Français dans le besoin, a bien été diminuée de 22% !
En temps de crise, le train de vie des élus est à l'évidence un sujet ultrasensible.

Au Royaume-Uni, le scandale des notes de frais bidon des parlementaires provoque une crise de régime. La plus ancienne démocratie du monde est touchée au coeur.
Qu'en est-il en France, où la République s'est coulée dans les palais et les fastes de l'Ancien Régime ?

Certes, de réels progrès ont été accomplis. En 2002, Lionel Jospin a mis fin au règne des fonds secrets, cet argent noir qui servait à rémunérer les ministres et leurs cabinets.
Trois ans plus tard, le scandale provoqué par le logement de fonction de l'éphémère ministre Hervé Gaymard (2005) a précipité l'adoption d'une réglementation... et incité une bonne partie du gouvernement à renoncer à cet avantage.
Mieux : après les excès de son prédécesseur Christian Poncelet, Gérard Larcher, le président du Sénat, s'est imposé une discipline : diviser par deux la surface de son logement.
Quant à Nicolas Sarkozy, force est de reconnaître qu'il a rompu avec l'hypocrisie de ces prédécesseurs en levant un coin du voile sur les riches heures de l'Élysée.
*En clair, il s'éclate sans compter, mais il l'assume sans la moindre honte.* . Parce –ce qu’il le vaut bien !
Mais, voilà, comme le montre l'enquête du "Nouvel Observateur", de nombreuses zones d'ombre subsistent.
A l'Assemblée et au Sénat, l'indemnité de frais de mandat censée nous préserver d'un dérapage à l'anglaise est versée sans que les parlementaires n'aient à produire le moindre justificatif.
Il en va de même au Parlement européen nouvellement élu, où nos 72 représentants pourront utiliser à leur guise leur enveloppe de frais généraux et toucher des jetons sans nécessairement participer au travail législatif.
Du côté des élus locaux, l'opacité est plus grande encore : voitures de fonction, indemnités de représentation et remboursement de voyages sont attribués par les collectivités locales sans la moindre délibération.
Sport national très contestable, le cumul des mandats demeure juteux. Le niveau de rémunération a bien été plafonné : 9730 euros brut maximum pour les parlementaires, 8165 euros brut pour les élus locaux. Mais l'excédent peut être reversé à un collaborateur, même s'il s'agit d'un conjoint ou d'une conjointe. Et les indemnités de frais généraux s'additionnent, elles.
Conçues pour permettre aux élus quelles que soient leurs origines de siéger dans des conditions décentes, les émoluments de la République ne doivent pas nous faire oublier qu'exercer un mandat n'est pas un métier comme un autre. "On devrait encourager les élus à conserver une activité professionnelle. Etre accroché à son poste, à sa réélection. Cumuler les fonctions et gagner plus. Au final, ce sont les administrés qui y perdent.", explique Jean-Marc Pariente, ancien maire PS d'un village de Tarn-et-Garonne.
Bien sûr, la question n'est pas nouvelle. "Si la politique doit être quelque chose pour tous, il faut qu'elle cesse d'être tout pour quelques-uns", écrivait l'éditorialiste Jacques Julliard, il y a près de quarante ans, dans un virulent essai "Contre la politique professionnelle". Mais, eu égard aux 60% d'abstention des dernières élections européennes, le débat mérite d'être réouvert.
Voyage présidentiel : 2,35 millions d'euros. C'est le coût du déplacement de Nicolas Sarkozy à Nancy le 12 mai, estimé par le député PS Jean-Yves Le Déaut.
50 000 Nancéiens coincés pendant cinq heures, une autoroute bloquée... Les économistes consultés estiment le manque à gagner à 1/800 du temps de travail national : 2 millions d'euros. A quoi s'ajoutent le coût des forces de police (200 000 euros pour un millier de CRS) et celui du voyage officiel (150 000 euros). Conclusion du parlementaire : "Un des déplacements présidentiels les plus coûteux pour les contribuables."

Dire que je vais me retrouver avec un palais à Paris, un château à Rambouillet, un fort à Brégançon... : voilà ce qu'aurait joyeusement lâché, pendant la campagne, Nicolas Sarkozy à Yasmina Reza.
Mais rien n'est jamais aussi simple que prévu : élu, le président n'habite pas au palais de l'Elysée, sauf en ce moment, en raison des travaux en cours dans la maison louée par son épouse, Carla Bruni, dans le 16e arrondissement de Paris, pour lui aménager un bureau adapté à sa fonction.
Le château de Rambouillet a été mis à disposition de François Fillon car le président, d'autorité, a choisi de profiter du pavillon de la Lanterne dans le parc du château de Versailles, avec piscine et tennis, auparavant réservé aux Premiers ministres.
Quant au fort de Brégançon, près du Lavandou, il l'a délaissé au profit de la maison voisine de la famille Bruni-Tedeschi au cap Nègre, dont le président s'occupe jusque dans les moindres détails, allant jusqu'à gérer lui-même les problèmes du tout-à-l'égout...

"150 clandestins à l'Elysée".
Depuis que, début 2008, Nicolas Sarkozy a décidé d'augmenter son salaire de 172% pour le mettre au niveau de celui du Premier ministre, soit 22 249 euros brut mensuels, son train de vie à l'Elysée fait l'objet de toutes les polémiques et de tous les fantasmes. Car son arrivée au pouvoir marque une véritable rupture par rapport à ses prédécesseurs, habitués de l'opacité et du mélange des genres - confusion qu'alimente encore Jacques Chirac, durablement logé dans l'appartement de 300 mètres carrés face à la Seine prêté "provisoirement" par la famille Hariri, si celle-ci en est bien le véritable propriétaire...
Et chacun sait que le château de Souzy-la-Briche (Essonne) a été secrètement utilisé par François Mitterrand pour y retrouver sa seconde famille, entretenue aux frais de la République.
Dès son élection, Sarkozy a prôné la "transparence" tout en assumant sa volonté de bénéficier du train de vie digne de son rang. La transparence a cependant ses limites.
C'est ainsi qu'il touche chaque mois des sommes au montant inconnu. Après son élection, il a confié les 34% des parts qu'il détenait dans son cabinet d'avocat d'affaires à son associé Arnaud Claude. A ce titre, il ne reçoit plus ni honoraires ni dividendes. Mais le magazine "Capital" a révélé que son associé lui paie un loyer jusqu'à ce qu'il récupère ses parts après son départ de l'Elysée, avec les plus-values correspondant à l'augmentation de l'activité et des résultats du cabinet, très prospère. Le montant de ce loyer - lié à ses activités privées - reste secret.
Pas facile non plus de sortir de la confusion des genres. Le point de basculement a été atteint lorsqu'il a été révélé qu'une carte de crédit avait été confiée à Cécilia Sarkozy. "En vertu de quel texte peut-elle avoir accès aux comptes publics ?" a demandé le député René Dosière.
Au demeurant modestes, les sommes en cause ont été aussitôt remboursées, et la carte, reprise. "Le juste équilibre entre le mélange des genres et la stricte séparation des sphères privée et publique n'est pas facile à trouver", - reconnaît ce député qui s'est spécialisé dans le contrôle du train de vie de l'Elysée. - C'est ainsi que ses week-ends privés en Egypte, en Jordanie, au Brésil ou au Mexique sont généralement accolés à des voyages officiels."
Jusqu'en 2008, le budget de l'Elysée était complètement fictif : les 30 millions d'euros officiels ne correspondaient qu'au tiers des dépenses réelles.
Il paraît que Sarkozy a mis les chiffres à plat. C'est ainsi, par exemple, que l'Elysée doit rembourser aux ministères les traitements des 880 fonctionnaires qui y sont détachés. Mais c'est toujours le ministère de la Défense qui assume les frais des déplacements en province, et surtout qui finance le renouvellement complet de la flotte aérienne.
Mais la transparence oblige... En comptable méticuleux, René Dosière a découvert "150 clandestins à l'Elysée". Dont 20 personnes payées par France Télécom et dissimulées au standard !
Ce député, qui n'est pas un boutefeu - il a voté l'augmentation de salaire du président -, déplore que la baisse des dépenses, contrepartie attendue, ne soit pas au rendez-vous. Elles ont, selon lui, augmenté de 12% en 2007 (en se basant sur le budget rectifié, l'Elysée s'en tient aux 2% promis) et encore bondi en 2008, selon le premier dépouillage des chiffres qui viennent d'être communiqués.
Mais une partie des dépenses sont liées à la présidence de l'Union européenne, et à ce titre seraient remboursées par Bruxelles...
Avion présidentiel : 100 millions d'euros. C'est le coût estimé du futur avion présidentiel. En mai, un Airbus A-330 s'est posé à Bordeaux-Mérignac où, pendant un an, il va être aménagé pour le président de la République, avec chambre à coucher, salle de bains, bureau, salle de réunion d'une douzaine de personnes, module médical d'urgence. Mais aussi moyens de communication sécurisés, leurres antimissiles.
En service depuis onze ans, ayant appartenu à Swiss Air Lines, puis à Air Caraïbes, ce long-courrier est financé par la vente des deux A-319 actuellement utilisés par la présidence.
Gouvernement. Logements de fonction, parc automobile et budget com : l'audit des ministres...
"Je suis à la tête d'un Etat en situation de faillite" : la petite phrase de François Fillon est restée dans les mémoires. Mais le Premier ministre, qui dès 2007 sonnait le tocsin des finances publiques, ne semble pas en avoir tiré de conséquences personnelles. 62 collaborateurs à son cabinet, 23 véhicules, dont 6 qui lui sont réservés, 61 agents au service de l'intendance...
Même si sous la présidence de Sarkozy la plupart des décisions se prennent à l'Elysée, Matignon n'a pas réduit son train de vie.
Selon le classement que "le Nouvel Observateur" a établi à partir des données collectées par le député apparenté PS René Dosière, qui bombarde les ministères de questions écrites, il mérite amplement son appellation de premier ministère : c'est le plus dépensier.
Partisan du flou artistique dès qu'il s'agit de préciser son budget, le Premier ministre indique que ses déplacements sont laissés à la charge de l'Etec (service spécialisé dans le transport des hautes personnalités dépendant du ministère de la Défense) ou des Affaires étrangères.
Autre expédient : 40 des 62 membres de son cabinet ne sont pas rémunérés par Matignon mais par d'autres administrations qui mettent des agents "à disposition". Le chef du gouvernement, au salaire de 16 568 euros net mensuels, installé à Matignon avec trois de ses cinq enfants, a aussi discrètement agrandi le logement de fonction : connu jusqu'alors pour son exiguïté - 78 mètres carrés déclarés en 2005 par Jean-Pierre Raffarin à l'heure de l'affaire Gaymard -, le logis matignonesque affiche désormais 309 mètres carrés dont 213 privatifs !!
Nombre de ses collègues du gouvernement qui émargent à 10 355 euros net mensuels ont préféré y renoncer : Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Rachida Dati (Justice), Hervé Morin (Défense), Christine Albanel (Culture) et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) assurent ne pas séjourner dans les appartements auxquels leur statut leur donne droit.
A noter toutefois que certains de ces appartements sont occupés par la famille. Exemple celui mis a disposition de Dati. occupé par deux de ses frères. (des pauvres hères) logés, nourris et blanchis par le contribuable, idem pour Estrossi et tant d’autres
Il est vrai que, depuis le scandale des 600 mètres carrés en duplex d'Hervé Gaymard au loyer mensuel de 14 000 euros réglé par l'État, les conditions se sont durcies : chaque ministre peut disposer d'un logement, dont la surface de base (80 mètres carrés) est modulée en fonction de sa famille : 20 mètres carrés supplémentaires par enfant. Mais attention, cet avantage en nature doit entrer dans le calcul de l'impôt sur le revenu et donner lieu au versement d'une taxe d'habitation.
Dans leurs réponses au député Dosière, François Fillon, Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Xavier Darcos (Education), Michel Barnier (Agriculture) disent s'en acquitter. Mais ce n'est pas le cas de Roselyne Bachelot (Santé).
Moins entichés de lambris que naguère, nos ministres ne lésinent pas en revanche sur les voitures de fonction. Dans ce domaine, la palme revient à Michèle Alliot-Marie dont le parc compte 47 véhicules. "Elle n'a pas mentionné sa voiture blindée", note René Dosière.
Quant à Michel Barnier et Xavier Darcos, ils se font prêter des limousines par des constructeurs. Tant mieux pour le contribuable, tant pis pour l'éthique.

"L'argent de poche des ministères".
L'opacité règne aussi à la rubrique "frais de représentation". Réceptions, cadeaux, achats de médailles, accueil des personnalités aux aéroports... "C'est l'argent de poche des ministères", explique René Dosière.
Dans ce domaine, certains sont plus panier percé que d'autres. Michèle Alliot-Marie a dépensé 598 000 euros en seulement huit mois, de mai à décembre 2007. Et Roselyne Bachelot, 470 500 euros en un an. De quoi organiser quelques pots.
Mais ce n'est rien comparé aux principaux postes de dépenses : les voyages (2,2 millions d'euros au ministère des Affaires étrangères pour une centaine de périples), les effectifs des cabinets ministériels, pour lesquels la consigne de s'en tenir à 20 collaborateurs est inégalement appliquée.
Et, last but not least, les programmes de communication, dont les budgets grimpent.
Ainsi le service de communication gouvernementale a-t-il prévu une augmentation de son budget, qui passe de 5,7 millions d'euros en 2008 à 22,4 millions en 2009 !
"Nous allons mutualiser un certain nombre de budgets de manière à obtenir plus de cohérence dans le dispositif", a expliqué Matignon. Reste à vérifier que ce sera bien le cas. Dans un an peut-être ?
Voitures de fonction : 52 700 euros, ce sont les dépenses d'entretien déclarées pour les 12 véhicules du cabinet du ministère de la Défense d'Hervé Morin en 2007...
*"Les Français sont des veaux" disait De Gaulle.
Certains l'ont bien compris et en profitent scandaleusement.*
-------------------------- LIRE AUSSI -------------------------La France a déboursé 171 millions d'euros pour assurer la présidence de l'Union européenne au second semestre 2008. C'est ce que révèle un rapport de la cour des comptes que s'est procuré le site d'information Médiapart. Parmi les dépenses qui font polémique : une douche "présidentielle" qui aurait coûté 245.000 euros. Le ministre du budget, Eric Woerth, rétorque que cette somme englobe d'autres aménagements. > Présidence de l'UE : la France a dépense un million d'euros par jour (26 octobre) C'est un rapport de la cour des comptes adressé au Sénat qui lève le lièvre : 171 millions d'euros ont été dépensés par l'Etat pour organiser sa présidence de l'Union européenne au deuxième semestre 2008. Le site Internet Médiapart (accès payant) a publié le document, ainsi qu'une lettre envoyée par Philippe Séguin, président de la cour des comptes, au Sénat.Une douche qui n'a jamais servi Parmi les depenses les plus sujettes à polémique : celles engagées en juillet 2008 lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée. Une douche provisoire installée au Grand palais à l'usage exclusif du président Sarkozy aurait coûté la bagatelle de 245.772 euros. Une douche qui, de plus, n'a jamais servi... L'information apparaît noir sur blanc sur le compte rendu d'audition du président de la 4è chambre de la Cour des comptes sur le sommet de Paris pour l'Union pour la Méditerranée. Le ministre du Budget, Eric Woerth est intervenu pour tenter de couper court à la polémique. Selon lui, ces 245.772 euros ne correspondent pas qu'à la seule "douche présidentielle", mais au montant total de l'aménagement du Grand Palais nécessaire à l'organisation du sommet. "Ce serait scandaleux si c'était vrai, mais c'est faux !" affirme-t-il. Radio intégrée, siège et fonctions "jets"Qui a raison ? Le Nouvel Obs s'est renseigné sur le contenu du rapport de la cour des comptes. "Il stipule que cette somme correspond en fait à la "zone bureau du PR" (président de la République, ndlr) et "salles d'entretien bilatéraux" (8 au total avec chacune une douche attenante)", signale l'hebdomadaire.Mediapart publie des photos de la fameuse douche. Le site précise que celle-ci était installée "dans la zone 'bureau' du président de la République à coté des salles d'entretien bilatéraux". Parmi les équipements recensés dans la douche : une radio intégrée, un siège et des fonctions "jets". Un ballon d'eau chaude avait été installé, ainsi qu'un réceptacle pour les eaux usées. Un tel aménagement peut-il chiffrer à 245.772 euros ?A travers toute l'Europe, et notamment en Grande-Bretagne, "les esprits s’échauffent", écrit le quotidien 20 minutes, au sujet de la "douche de Sarkozy". "La photo de la douche en question est publiée dans le Daily Mail, et le Guardian en fait un article complet.""Malhonnêteté intellectuelle" dénonce Frédéric Lefebvre Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, a parlé dans la matinée de "malhonnêteté intellectuelle" et de "mensonges" de la part de René Dosière, le député de l'opposition qui a évoqué en premier le cas de cette douche.Ce dernier a précisé aujourd'hui que les 245.772 euros évoqués pour la douche présidentielle corresponderaient en fait à l'installation de "huit salons de travail et douche attenante". Il était monté au créneau auparavant sur TF1 pour dénoncer des dépenses "incroyables, insupportables et inacceptables". Des critiques venues aussi de la droite Le chiffre de 171 millions n'a pas manqué de susciter une série de réactions relayées aujourd'hui dans le journal de 13 h de France 2 (reportage à partir de 12'48). Interrogé, Jean Arthuis, président de la commission des finances au Sénat, a estimé que "tout cela" était "parfaitement choquant". "Je crois que c'est dans la précipitation que l'on est amené à engager de telles dépenses". Avec 171 millions d'euros, cette présidence est la plus coûteuse de l'histoire. En 1995, son budget s'était limité à 14 millions d'euros. En 2000, la France n'avait dépensé que 57 millions d'euros."On n'a pas à rougir du coût de la présidence"Mais selon le ministre du Budget, l'Allemagne a dépensé davantage que la France pour assurer la présidence tournante de l'UE durant six mois, et le coût par habitant est moindre pour la France que dans la plupart des autres pays. Le budget de la présidence de l'UE a représenté 2,40 euros par Français et 6,70 euros par habitant au Portugal, a cité en exemple le ministre, estimant qu'"on n'a pas à rougir du coût de la présidence".
-------------------------- LIRE AUSSI -------------------------Mais dans quel cloaque vivent nos cloportes de dirigeants ?! Nos hommes politiques manquent de professionnalisme dans le suivi d’une démarche de réforme, il faut de la continuité dans l’effort, ce qui n’est pas le propre du politique …. Les postes ministériels suscitent une grande convoitise et finalement peu de compétences !!

Un ministre devrait être comme un patron, il devrait être là pour écouter, comprendre, trancher, simplifier, hiérarchiser les priorités … il ne peut pas réussir seul, il lui fait créer un climat de confiance autour de lui, avec des relations fondés sur la simplicité, l’honnêteté intellectuelle, la capacité à défendre des convictions, la loyauté …. On en est très loin en ce moment et ce depuis quelques années …

Il faut une mécanique intellectuelle bien rodée, une grande capacité de travail, s’il a en plus du charisme c’est la cerise sur le gâteau … évidemment il n’a pas le temps de se prélasser, de faire du tourisme ou de s’habiller au frais du contribuable, ni de se pavaner au bras de Mme Marie Antoinette, après s’être fatigué de tant d’autres courtisanes …

Extrait de l’émission sur la chaine du Sénat …je cite les grandes lignes ….La très grande honnêteté des dirigeants politiques suédois, s’oppose au caractère quasi mafieux des hommes politiques d’autres pays, l’ex-URSS et la France. Les politiques français, même les socialistes, allant en Suède observer son économie, en reviennent stupéfaits de la modestie, de la rigueur et de l’honnêteté de leurs homologues.Au lieu de faire la fête dans les salles à manger de direction, comme leurs pairs français, les ministres suédois prennent leur repas à la cantine du personnel, à deux pas des ministères, près de la résidence du Premier ministre. Le repas peut coûter six euros, qu’ils paient de leur poche, soit tout juste un peu plus qu’au Mac-Do du coin. On y croise des secrétaires, des hauts fonctionnaires et des ministres. Une dame, ancien ministre des Affaires étrangères, déclare : « il ne s’agit pas de gaspiller l’argent des contribuables ! Au ministère des Affaires étrangères, il y a un cuisinier et des salons pour recevoir nos hôtes. Mais au quotidien, pourquoi ne pas déjeuner à la cantine ? ». Dans les autres ministères, il n’y a pas de salons pour recevoir à déjeuner.
Les ministres n’ont aucun logement de fonction, sauf le Premier ministre, qui a un appartement de 175 m2 pour lequel il paye un loyer. Pas de voiture avec chauffeur non plus.
Tous les frais - frais de réception, de déplacement, de communications téléphoniques - sont étroitement réglementésBien entendu, les ministres, députés ou autres « fromagers » français qui visitent Stockholm reviennent en indiquant, avec hauteur, que chaque pays a ses usages et que les mœurs des politiques français correspondent à une vieille tradition.Il faut savoir en reprenant l’exemple du modèle suédois, que la ponction effectuée à cet effet par la force publique au détriment de la nation était de l’ordre de 15 % du PIB en Suède. En France, vu le train de vie de nos élus cela doit être proche de 30% !!Les Suédois, échappant à cette rapine officielle, ont pu se payer pendant longtemps, sans trop de dommage, une vraie politique sociale …. Pas si mal ….Il faudrait donc revoir très sérieusement le train de vie de l’État (réduction drastique de 80%) · In fine il faut dépenser moins en affectant les ressources de manière plus équitable et efficace.

L’État se doit de réinjecter le produit des prélèvements obligatoires dans l’économie du pays de manière à préparer son avenir le mieux possible. Il n’a pas pour mission d’entretenir un train de vie dispendieux de ses élus. Il est normal qu’un élu gagne sa vie correctement, il n’est pas tolérable qu’il soit corrompu ! - L’État doit avoir le souci non pas de maintenir un taux de prélèvement ou de l’augmenter ou diminuer mécaniquement, mais d’utiliser ceux-ci de la manière la plus performante en termes de coût et de destination.

- Il serait surprenant que sur 7 a 8 ans, l’État ne puisse diminuer de 20% les frais de fonctionnement … or - 20 % c’est 2% de productivité en plus …

- - Le déficit actuel de la France est improductif, c’est très grave. La conception et l’utilisation erronée de l’emprunt Sarko 1er l’aggrave fortement.

- - En même temps il est dangereux de décréter une baisse des dépenses publiques de 15% ou 20%, car il y a des dépenses qu’il faut engager et qui elles sont productives : l’éducation, la recherche, l’investissement ..... Faisons quelle chose en tant que citoyen(nes). Faisons de la politique (dans son sens premier sens romain ou grec) Rappel : une respublica est un espace où des «choses» sont en partage, une unité plurielle, un tout doté d'institutions particulières. la définition ramassée qu'en donne Cicéron - res publica est res populi -, il souligne le déplacement de l'accent de la res vers la «souveraineté» du peuple et le seul lien de droit Organisons un apéritif géant dans toutes les villes de France le 14 juillet 2010 pour demander une remise a plat des frais de fonctionnement de l’État … et ce avant que Sarko 1er ne mette a genoux tout les médias ….Athéna - une citoyenne que n’accepte plus de tolérer l’intolérable Sources :

Source : Sylvain Courage, Airy Routier (Le Nouvel Observateur)
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2328/dossier/a403796-le_train_de_vie_de_nos_%C3%A9lus.html
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2328/dossier/a403797-elys%C3%A9e.html
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2328/dossier/a403798-gouvernement.html

http://www.impots-utiles.com/recherche-impots-utiles.php?search=sarkozy Voir aussihttp://renedosiere.over-blog.com/http://www.lepost.fr/article/2010/05/28/2090408_quand-rene-dosiere-denonce-le-train-de-vie-de-la-republique.htmlhttp://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/presidence-de-l-ue-la-france-a-depense-un-million-par-jour-26-10-2009-626952.php Lire le « Scandale des indemnités de la guerre du Golfe »http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/ Lire les dépenses somptuaires de l’Elyséehttp://ladyde.unblog.fr/2009/12/14/les-depenses-somptuaires-de-lelysee/ Quand la suède s’est convertie à l’orthodoxiehttp://www.latribune.fr/journal/edition-du-1704/evenement/404021/quand-la-suede-s-est-convertie-a-l-orthodoxie-.html Terrasser le déficit budgétaire … et la corruption …. Ils l’ont faithttp://www.latribune.fr/journal/edition-du-1704/evenement/403999/terrasser-le-deficit-budgetaire-ils-l-ont-fait.html  

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