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Billet de blog 10 septembre 2013

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Violents heurts en Turquie

La police turque est violemment intervenue mardi 10 septembre dans plusieurs villes contre des milliers de manifestants dénonçant la violence policière qui a tué un jeune dans la province d’Hatay, le 9 septembre. Signe de l'amplification de la contestation populaire contre la politique répressif et autoritaire du gouvernement AKP.  

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La police turque est violemment intervenue mardi 10 septembre dans plusieurs villes contre des milliers de manifestants dénonçant la violence policière qui a tué un jeune dans la province d’Hatay, le 9 septembre. Signe de l'amplification de la contestation populaire contre la politique répressif et autoritaire du gouvernement AKP.  

A Istanbul, la police a fermé le parc Gezi et a bouclé la place Taksim. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues d’Istanbul, marchant vers la place Taksim, suite à l'appel Plate-forme de solidarité Taksim pour dénoncer le meurtre d’Ahmet Atakan.

De violents affrontements ont eu lieu à Kadikoy, entre la police et des milliers de manifestants. Plusieurs personnes ont été blessées dont un manifestant a reçu une grenade lacrymogène dans la tête. De nombreuses personnes ont en outre été interpelées.  Les affrontements se sont répandus dans les rues menant à la place Taksim. La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Les journalistes ont également pris pour cible par la police sur l’avenue Istiklal. Ils ont été battus avec des matraques.

A Ankara, les manifestants se sont rassemblés sur la place Kizilay, avant d’être attaqués par la police, ce qui a déclenché de violents affrontements. Des milliers d’autres manifestants sont descendues dans les rues de Tuzlucayir et Dikmen pour rejoindre Kizilay.  Plusieurs personnes ont été blessées par la violence policière dont un journaliste, Rabia Celik.

A Izmir, des milliers de personnes se sont réunies sur l’avenue « Kibris » avant de se diriger vers les locaux du parti au pouvoir AKP dans le quartier de Konak, criant des slogans tels que « l’assassin d’Ahmet est Tayyip Erdogan », « l’Etat assassin », « Nous sommes tous Ahmet ». L’intervention de la police a été violente comme dans les autres villes.

D’autres manifestations ont eu lieu dans des villes comme Eskisehir et Antep.

La police turque est accusée d’avoir tué Ahmet Atakan, âgé de 22 ans, lors d’une manifestation organisée à Hatay, lundi 9 septembre. Selon les témoins, le jeune travailleur du bâtiment a reçu en pleine tête une grenade lacrymogène, tirée à 5 mètre de lui par un policier. Les manifestants s’étaient rassemblés pour soutenir la résistance des étudiants qui protestent depuis plusieurs jours à Ankara contre un projet de construction de route qui doit traverser une forêt de leur université. Dans le même quartier d’Hatay, un autre jeune avait été tué le 3 juin par la police, après avoir reçu une grenade lacrymogène dans la tête.

Depuis le mouvement de contestation de Gezi, apparues fin mai 2013, au moins six manifestants ont été tués par la police, des plus de 10 000 personnes ont été blessées dont des dizaines grièvement. 

Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde.fr

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