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L'oncle du suspect: «Il n'est pas membre du PKK»

Zekai Guney, l’oncle d’Omer Guney mis en examen dans le cadre de l'enquête sur l'exécution de trois militantes kurdes à Paris, a déclaré que le suspect n'est pas un membre du PKK.

Participant par téléphone à une émission diffusée sur CNN Türk, lundi 21 janvier,  Zekai Guney a dit que son neveu, âgé de 31 ans originaire de Sivas, n'est pas un membre du PKK.

"Omer est allé en France avec sa famille à l’âge de 5 ans. Son père avait un restaurant de Fast Food et il travaillait avec son père. Par la suite, il a commencé à travailler comme agent de sécurité à l’aéroport.  Il n’est pas du PKK. Ils veulent lui mettre ces meurtres sur le dos.

Ni lui, ni nous, ne pouvant en aucun cas être du PKK. Nous n’avons pas la moindre sympathie ou proximité avec cette organisation.

Mon neveu est malade, il un tumeur au cerveau, il ne se souvient même pas de ce qu’il a fait une heure auparavant. Je ne sais pas comment il a été admis à l'aéroport (dans cette situation).  Je n’arrive pas à joindre mon frère et sa famille( les parents d’Omer), j’ai des craintes pour leurs intégrité physiques. Je demande aux autorités turques de nous aider d’assurer leurs intégrités physiques."

La veritable identité et le passé du suspect ne sont pas connus

M. François Molins, procureur de la République de Paris a donné lundi 21 janviers des informations sur l’exécution des trois femmes kurdes à Paris, le 9 janvier. Le procureur a souligné les incohérences entre les déclarations de Guney et les images des caméras de surveillance. "L'individu est susceptible d'être le ou l'un des auteurs des faits", a dit le procureur de Paris.

M. Moulin n’a pas donné informations claires sur son véritable identité et les motivations de l’intéressé, ce qui signifie que les enquêteurs recherchent toujours d'éventuelles complicités dans ce crime et doivent déterminer le mobile du triple assassinat.

Malgré cela, les médias français et turcs continuent  de parler d'une "piste interne", de "règlement de compte" ou d'une "appartenance au PKK".

"La piste d'un règlement de comptes interne au PKK semble se dessiner dans l'affaire de l'assassinat à Paris des trois militantes kurdes, après la mise en examen lundi du chauffeur d'une des victimes se disant membre de l'organisation armée" écrit l'AFP, tout comme les autres grands medias français, alors qu'on ne sait encore rien sur l'identité et le passé de ce suspect. 

Il est en contact avec l'association kurde depuis un an et deux mois

Omer Guney n'aurait eu des contacts avec la communauté kurde que depuis un an et deux mois, selon la Fédération des associations kurdes de France (FEYKA). Il adhère à l'association kurde de Villiers-le-Bel en novembre 2011 et paie 50 euros,  puis il fréquente l'association comme les autres adhérents, affirme la fédération. "Il n'a pris aucune responsabilité au sein de nos associations. Il était un simple adhérant. Nous ne nous intéressons pas à l'origine ou à la couleur des gens. Les turcs et les français peuvent aussi devenir adhérents de nos associations (...) Il n'était pas chargé de servir de chauffeur à Sakine Cansiz " 

Pas de rapport organique avec le PKK

"Le suspect de l'assassinat n'a aucune rapport organique avec le PKK" a déclaré M. Remzi Kartal, président du Congrès du Peuple du Kurdistan (Kongra Gel), sur une chaine de télévision kurde.

"Les tentatives de jeter la responsabilité de cet assassinat sont une provocation" a de son coté ajouté, Zubeyir Aydar, membre du comité exécutif du KCK qui représente dans le PKK ; le système politique qui prône une Confédération du Kurdistan.

Sakin Cansiz devait rejoindre la guérilla

"Sakine Cansiz devait rejoindre les montagnes du Kurdistan trois jours après l'assassinat" affirme la membre du comité exécutif du PKK, Sozdar Avesta, dans une interview accordée à l'agence de presse kurde Firat.

"Elle était en Europe pour un travail à court terme et elle devait retourner aux montagnes du Kurdistan", precise-t-elle. Pour Sozdar Avesta, le ou les auteurs de l'assassinat le savaient très probablement. "Elle est visée par une opération commune du Gladio Turc et Ergenekon Vert (l'Etat profond islamiste), avec une coopération des services secrets internationaux." 

Un responsable turc menace

Par ailleurs, le vice-président de l'AKP, parti au pouvoir en Turquie, Mehmet Ali Şahin, a fait une déclaration étonnante lors d’une réunion de son parti à Karabuk, qui confirme l’inquiétude des Kurdes sur l’approche de l’Etat turc vis-à-vis du mouvement kurde.

Il a notamment indiqué que des événements comme celui de Paris pourraient avoir lieu en Allemagne aussi, où vivent environ plus de 800 mille Kurdes dont une importante partie soutient le mouvement kurde PKK.

Faisant référence à Sakine Cansiz, membre fondatrice du PKK qui figure parmi les trois victimes, il a déclaré: “Nous leur avons écrit pour demander son extradition vers la Turquie et ils n’ont donnée aucune réponse. Ils voient maintenant, eux aussi, ce qui leur arrive. Dans les prochains jours des événements pareils peuvent avoir lieu en Allemagne aussi."

En 2007, Sakine Cansiz avait été arrêtée en Allemagne, puis libérée 40 jours plus tard. La demande de la Turquie pour son extradition avait été refusée par les autorités allemandes pour manque de preuves.

Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde

Lire aussi:

-Le suspect ne serait pas un kurde!

-Premiers témoignages de l'assassinat des trois militantes kurdes à Paris

-La Turquie aurait envoyé des tireurs d'élite en Europe

Tous les commentaires

22/01/2013, 00:27 | Par jdapr

Merci Maxime .

22/01/2013, 01:55 | Par POJ

Les propos du vice-président de l'AKP laissent à penser que la piste interne au PKK est erronée. Il s'agit de menaces de mort à peine voilées contre les militants Kurdes en Europe.

22/01/2013, 02:28 | Par Maxime-Azadi

Selon le journaliste kurde Gunay Aslan, l'alias de suspect Omer Guney est Kara Kemal, l'un des dirigeants des Jeunes-Turcs et fondateur de Karakol Teskilati, une société secrète.

22/01/2013, 03:01 | Par Claude Mardelet

le bon à tout faire ,peut ètre le mouton à 5 pattes humilié qui tue ses maitresses militantes, hautaines, arrogantes, méprisantes et féministes : c'est une hypothèse que me souffle le saint esprit .

22/01/2013, 03:02 | Par Maxime-Azadi

Oui, c'est une hypothèse de ceux qui ne connaissent rien à ce dont ils parlent... 

22/01/2013, 07:32 | Par Maxime-Azadi

Sakine Cansiz, militante kurde exécutée le 9 janvier à Paris avec deux autres femmes kurdes, devait rejoindre les montagnes du Kurdistan trois jours après l'assassinat, selon la membre du comité exécutif du PKK, Sozdar Avesta, dans une interview accordée à l'agence de presse kurde Firat.

Elle était en Europe pour un travail à court terme, elle devait retourner aux montagnes du Kurdistan, affirme-t-elle. 

Le ou les auteurs de l'assassinat le savaient probablement, ajoute Sozdar Avesta. "Elle est visée par une opération commune du Gladio Turc et Ergenekon Vert (l'Etat profond islamiste), avec une coopération des services secrets internationaux" 

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